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Jean-François Copé, maire "Les Républicains" de Meaux, était l'invité de Marc Fauvelle ce mercredi 25 mars.
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00:00Je le précise évidemment. Bonsoir Jean-François Copé.
00:03Bonsoir.
00:03Merci de nous rejoindre, ancien ministre, maire de Meaux.
00:07Vous avez été réélu il y a quelques jours.
00:09On voit bien que dans ce contexte, la France se réarme.
00:11Emmanuel Macron a annoncé, confirmé plutôt, la construction à venir du futur porte-avions français.
00:18Pas pour tout de suite.
00:18Pas pour tout de suite, qui remplacera le Charles de Gaulle.
00:21Aujourd'hui, Sébastien Lecornu dit une rallonge de 8 milliards d'euros
00:24pour donner des munitions à l'armée française jusqu'en 2030.
00:27C'est quoi ? C'est une sorte de quoi qu'il en coûte militaire aujourd'hui ?
00:30Alors, c'est ça. Vous vous posez la bonne question.
00:32En réalité, c'est absolument indispensable de faire cet effort.
00:35Et d'ailleurs, je me réjouis de voir qu'il y a enfin une prise de conscience
00:39sur la nécessité de renforcer le budget.
00:42Pas simplement de la défense d'ailleurs.
00:43Il faut parler de l'ensemble des questions de sécurité
00:46parce que malheureusement, aujourd'hui, elle est hybride, la sécurité.
00:48Donc, c'est sécurité intérieure, extérieure, cybersécurité.
00:51Et on voit bien qu'il faut modifier la doctrine.
00:54On ne se bat pas contre des drones de la même manière
00:56qu'autrefois contre des chars.
00:58Donc, il faut travailler ce sujet
00:59et très vite mettre en œuvre ce qui a été décidé.
01:03Simplement, le financement, ça ne peut pas être du quoi qu'il en coûte.
01:05Et là, j'alerte une nouvelle fois
01:07parce que je pense que le faire sans majorité parlementaire,
01:11c'est compliqué.
01:12Mais sans faire d'économie, par ailleurs, c'est inacceptable.
01:16Vous remettez en cause, y compris l'effort budgétaire sur l'armée ?
01:19Non, non. Vous m'avez bien entendu.
01:21Vous dites, pour le faire, il faudra prendre de l'argent ailleurs.
01:23L'effort budgétaire est absolument indispensable sur la défense.
01:25Il doit impérativement être gagé sur des baisses d'autres dépenses publiques.
01:30C'est un débat que nous avons régulièrement
01:32avec les parlementaires des autres partis
01:35qui sont très démagots dans ce domaine,
01:36qui ne veulent rien entendre.
01:38Et c'est tout le problème que nous vivons depuis cette dissolution.
01:40Vous ne pensez pas que certains Français pourraient se dire aujourd'hui,
01:42quand tu vois l'alignement des chiffres,
01:43un porte-avions, c'est 10 milliards,
01:45je viens d'annoncer 8 milliards de plus pour l'armée,
01:47c'est d'ici 2030.
01:49Mais quand même, il y a de l'argent aujourd'hui pour se protéger
01:51et il faut le faire.
01:53Mais on ne nous donne pas d'aide, par exemple, pour les carburants.
01:56La baisse de la TVA, c'est un milliard par mois.
01:59Mais là, pour le coup, c'est un autre sujet.
02:01La question du carburant, elle est très immédiate.
02:03On l'a bien compris.
02:04On tourne autour du pot.
02:05Alors nous, on a une immense chance.
02:06C'est qu'on a une indépendance supérieure sur le plan énergétique
02:11grâce au mix nucléaire et électricité.
02:14Mais on ne fait pas rouler les voitures, en tout cas la plupart,
02:16avec de l'électricité.
02:18Qu'est-ce qu'on fait pour ceux qui n'y arrivent pas aujourd'hui ?
02:20De toute façon, d'une manière ou d'une autre,
02:22si l'on veut faire un chèque d'énergie pour les plus modestes,
02:25il faudra le gager sur des économies.
02:27Mais vous n'êtes pas contre aujourd'hui le principe d'un chèque ciblé ?
02:30Je ne suis contre rien si c'est gagé par des économies par ailleurs.
02:34On ne peut pas le financer sur de la dette.
02:36Ça, ça n'est pas possible.
02:37Mais au-delà de ça, vous l'avez bien compris,
02:39ce qui nous manque aujourd'hui,
02:40et c'est pour ça que c'est très compliqué de vivre cette période difficile
02:42avec un pouvoir finissant,
02:44c'est qu'en réalité, on est en train de changer d'époque.
02:46Et pour cela, les Français,
02:47ils ont besoin d'avoir des décideurs politiques
02:49qui leur parlent, qui leur proposent une feuille de route.
02:52Et malheureusement, aujourd'hui, c'est très difficile
02:55compte tenu de la fragilité extrême du président.
02:57On va parler des élections municipales, Jean-François Copé.
02:59Je voudrais d'abord, puisque Raphaël Grappli vient de nous rejoindre,
03:01bonsoir Raphaël, vous montrer des images,
03:04Jean-François Copé, qui ont beaucoup choqué ces derniers jours.
03:06C'était dimanche soir dernier.
03:07Des maires sortants, battus au second tour des élections,
03:11qui ont été menacés, insultés,
03:13dans des villes, je le précise, gagnées par la France Insoumise,
03:17mais pas uniquement.
03:18Il y a d'autres cas.
03:19Expliquez-nous ce qui s'est passé, Raphaël.
03:21Oui, effectivement, des insultes, des tensions,
03:23notamment à Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines,
03:26où c'est Adama Gueye,
03:27un candidat sans étiquette,
03:28effectivement, ce n'est pas un candidat LFI,
03:31qui a remporté le scrutin.
03:32Dimanche soir, le maire sortant et candidat perdant,
03:35Raphaël Cogné, du parti Horizon,
03:37annonce les résultats à l'hôtel de ville,
03:40comme le veut la coutume,
03:41sauf qu'il a fait face à des soutiens d'Adama Gueye,
03:43et la situation, vous allez le voir,
03:46elle se tend extrêmement rapidement.
04:11Je précise qu'auprès du Parisien,
04:13Raphaël Cogné a évoqué des insultes qui le visaient lui,
04:16on l'a vu, mais également sa famille, je le cite,
04:19je suis contre toute forme d'oliganisme.
04:20Alors ça, c'est la réaction d'Olivier Fort,
04:22de la vie politique, c'est honteux,
04:23c'était la réaction d'Olivier Fort ce matin,
04:25Raphaël Cogné, qui expliquait que ses proches,
04:27y compris sa fille de 14 ans, avaient été insultées.
04:31Des images comme celles qu'on vient de voir,
04:32il y en a eu dans d'autres villes, je le disais,
04:34par exemple, Vaud-en-Velin, près de Lyon.
04:35Exactement, cette fois, suite à l'élection d'un candidat LFI,
04:39Abdelkader Lamar, là encore, on est à l'hôtel de ville,
04:42dimanche soir, la maire de gauche,
04:43une maire socialiste, Hélène Geoffroy, concède sa défaite
04:46sans quatre voix d'écart.
04:48Elle fait face, là encore, à des soutiens du vainqueur
04:52face à une foule particulièrement hostile.
04:55Allez, sors de là, arrache ta mère !
04:59Tu nous as trop fait la misère !
05:01Allez, t'es quête là !
05:08Respectue !
05:09Respectue !
05:10Attire-toi !
05:18Et Marc, je voulais vous montrer également un dernier exemple
05:21à Creil, dans l'Oise.
05:23Cette fois, ça concerne l'ancien maire socialiste de la ville,
05:25Jean-Claude Villemin, encore effectivement un ancien maire de gauche,
05:27d'ailleurs, qui a dirigé Creil jusqu'en 2024.
05:30Sur TikTok, rapidement, une vidéo a beaucoup circulé.
05:33Jean-Claude Villemin est interpellé de façon très insistante,
05:36on le voit à l'écran,
05:37après la défaite de la mère sortante qu'il soutenait face à l'insoumis Omar Yacoub.
05:42Écoutez cette séquence.
05:45Au revoir, Jean-Claude.
05:47Au revoir, Jean-Claude.
05:49Au revoir, Jean-Claude.
05:51Au revoir.
05:53Rappelez-vous tout le mal que vous avez fait, Jean-Claude.
05:55Au revoir.
05:56Au revoir.
06:03Et pour vous donner une idée de cette tension,
06:05la mère sortante, candidata perdante,
06:08avait quant à elle fait l'objet de menaces de mort.
06:10Elle a été placée sous protection entre les deux tours.
06:14Des élus qui se font insulter, menacer,
06:17courser presque dans la rue, quelle est votre réaction ?
06:19Bon, d'abord, il faut bien comprendre une chose.
06:21Ce sont des minorités qui se comportent ainsi.
06:23Il ne faut pas imaginer que les citoyens sont comme ça.
06:25Les citoyens, ils sont extrêmement respectueux.
06:28Ces minorités, il ne faut pas s'y tromper,
06:30sont toutes issues de l'extrémisme.
06:32Je vais vous dire une chose très simplement.
06:33Je suis intimement persuadé que toutes celles et ceux des maires
06:37qui, comme moi, ont été élus,
06:39s'ils avaient été battus avec la victoire d'un parti extrémiste
06:43et notamment de l'extrême gauche,
06:44auraient été l'objet de mêmes insultes.
06:45C'est le résultat d'une radicalisation et d'une violence
06:51dans les propos et dans les actes
06:52qui ont pour premier responsable les chefs de ces partis.
06:55À partir du moment où les chefs de ces partis
06:57ne cessent d'inviter à la violence
06:59par la manière dont ils se comportent,
07:02les propos qu'ils tiennent,
07:03et en excusant en plus,
07:05toujours de manière codée,
07:07les comportements de leurs militants,
07:08ça donne ce résultat.
07:10C'est-à-dire, pour vous, pour dire la chose clairement,
07:11pour vous, les responsables sont à gauche ?
07:15Partout, des deux côtés ?
07:16Il se trouve que sur ces incidents,
07:18on a essentiellement vu des incidents
07:21liés aux victoires de LFI.
07:22Mais je le disais, pas uniquement.
07:24Mais pas uniquement, mais enfin, voilà, en grande partie.
07:26Après, il faut les cantonner,
07:27ce sont quelques résultats.
07:29Il faut tout de même rappeler que,
07:30la plupart du temps, ça se passe de manière républicaine.
07:32Moi, je vous dis, dans la mot,
07:35nous avons été l'objet de la part de la liste LFI
07:38de propos d'une violence sur les réseaux sociaux
07:41dont vous n'avez même pas idée,
07:42d'insultes que moi, je n'avais, pour ma part, jamais entendues.
07:44Donc, on est aujourd'hui dans une configuration
07:47qui n'a plus rien à voir.
07:49Et il est grand temps que ce pays retrouve la raison
07:52et que, surtout, on arrive à faire rentrer
07:54à leur juste place les partis extrémistes.
07:56Est-ce que vous êtes d'accord avec Olivier Faure
07:58quand il dit qu'il y a une forme de hooliganisation
08:00de la vie politique ?
08:01Oui, écoutez, Olivier Faure, très franchement,
08:02moi, je serai lui, je serai en silence radio
08:04pendant un certain temps.
08:05Pourquoi ?
08:05Il est à l'origine de la pire des compromissions
08:08avec les alliances qu'il a tolérées
08:09avec l'extrême-gauche,
08:11ce que nous, à droite, nous avons refusé
08:12avec l'extrême-droite.
08:13Donc, s'il y en a un, vraiment,
08:14dont les propos sont difficiles à supporter,
08:17indépendamment du fait que ce n'est pas mon bord politique,
08:19mais c'est vraiment lui.
08:20Voilà.
08:20Parce que ce qu'il a fait est indigne.
08:22Et il l'a, en plus, dissimulé
08:23en parlant d'alliance technique.
08:24Quand je vois nous, à droite,
08:25comme nous sommes sur ce point absolument irréprochable
08:28et que si on fait la moindre petite illusion,
08:31on est traité de fasciste,
08:32je dois dire que tout ça mérite d'être mien,
08:34ça juste le plan.
08:34J'entends bien ce que vous dites, Jean-François Copé,
08:36sur la brutalisation des mots
08:37qui, à un moment, ruisselle et se transforme.
08:39Pour moi, le mot oliganisme n'est pas le bon.
08:41Ce n'est pas le sujet.
08:42Vraiment.
08:42Ce sont des comportements organisés par l'extrême-gauche.
08:45Attention à ce qu'il se passe.
08:46Des dérapages verbaux,
08:47et même un peu plus que ça.
08:48Il y en a aussi dans votre famille politique.
08:49Vous avez peut-être vu les propos
08:51de l'ancien maire,
08:53les Républicains du Blanc-Ménil,
08:55cités dans les colonnes du Monde
08:56au sujet d'une journaliste
08:57qui a enquêté sur lui,
08:59qui dit à son sujet,
09:00je vais la fouetter,
09:01j'irai au bout,
09:02elle va mourir,
09:03je la tue.
09:04Qu'est-ce que vous voulez ?
09:05Je ne suis pas à l'exégèse de tout ça.
09:07Non.
09:07C'est évidemment ses propos.
09:08On parle d'un sénateur.
09:09Non mais, ok,
09:10ses propos ne sont pas acceptables.
09:11Voilà, je ne veux pas vous dire le contraire.
09:12C'est une évidence.
09:13Mais enfin, après,
09:14encore une fois,
09:15je ne peux pas mettre sur le même plan
09:17le coup d'énervement d'un parlementaire
09:19dans des conditions que je ne connais pas.
09:20Je ne connais pas le contexte.
09:21La porte est pleine pour menace de mort.
09:22Très bien, mais c'est tout à fait légitime.
09:24Je ne peux pas mettre ça sur le même plan
09:25que les violences physiques
09:27que nous voyons sur ces images
09:28à l'endroit de maires sortants
09:29qui se font insulter
09:31alors qu'il n'y a pas une seule parole
09:33de la part des candidats gagnants
09:34pour calmer leurs troupes.
09:35Bon, mais soyons bien clairs,
09:36toutes les violences verbales, physiques
09:38sont condamnables, évidemment,
09:39puisqu'elles peuvent donner lieu
09:40à ce qu'on vient de voir, malheureusement.
09:41Elles sont évidemment condamnables.
09:43J'observe quand même que dans cette affaire,
09:45la France a soumise
09:46à une sacrée responsabilité,
09:47ce qui malheureusement n'est pas étonnant
09:49quand on connaît l'histoire de l'extrême gauche
09:50comme de l'extrême droite.
09:52On va parler, Jean-François Copé,
09:53de la situation dans votre parti.
09:54Ce n'est pas facile d'y voir clair aujourd'hui
09:55sur ce qui va se passer pour 2027.
09:57Un petit mot, si vous voulez bien,
09:58d'abord sur Nice,
09:59puisque Bruno Rotaillot,
10:01le patron des Républicains,
10:02a un peu semé le doute la semaine dernière
10:03en renvoyant dos à dos
10:05le candidat Christian Estrosi,
10:06le candidat de la droite,
10:07et Éric Ciotti,
10:08allié à Marine Le Pen,
10:09qui l'a finalement emporté.
10:11Est-ce que vous en avez parlé avec lui ?
10:13Est-ce qu'il est revenu sur ses propos ou pas ?
10:14Alors, je comprends qu'il est un petit peu revenu,
10:16mais enfin, il a fait une faute politique.
10:18Faute politique ?
10:18Il a fait une faute politique,
10:19d'abord parce que nous avons une ligne très claire,
10:21qui est de n'avoir aucune compromission
10:23avec l'extrême droite.
10:24Là, il est un peu moins à la ligne, du coup.
10:25Attendez, et en plus avec Éric Ciotti,
10:28dont on connaît quand même
10:30l'historique récent,
10:32la trahison de notre parti,
10:33le fait que ça nous ait fait perdre
10:35une vingtaine ou trentaine de députés LR,
10:38enfin bon, voilà,
10:39l'histoire n'est pas une page blanche.
10:40Mais la deuxième chose,
10:41c'est qu'il y avait un accord avec Horizon,
10:44et que cet accord,
10:44il a été d'une certaine manière
10:46piétiné par ses propos,
10:47et c'est d'autant plus regrettable
10:48que ça ne s'est fait nulle part ailleurs.
10:50Les digues ont globalement tenu partout.
10:52Mais vous dites faute politique.
10:53C'est faute politique, oui, bien sûr.
10:55Et après, ça s'arrête là,
10:56ou vous considérez que le patron des Républicains
10:57peut soutenir un allié de Marine Le Pen
10:59et on passe à autre chose ?
11:01Vous avez raison de le poser en ces termes,
11:03mais vous voyez bien, de toute façon,
11:03qu'il y a deux lignes maintenant
11:05au sein de LR.
11:06Oui, mais lui, c'est le patron.
11:07Oui, certes, mais enfin,
11:08François-Xavier Benhamy est allé plus loin,
11:11il a dit qu'il n'y a pas de candidat LR à Nice.
11:14Non, mais enfin, il y avait un candidat
11:15qu'on soutenait quand même,
11:16de la même manière que David Lysnard
11:19s'est affiché clairement.
11:20D'ailleurs, je crois qu'il veut...
11:21Il a démissionné ce matin.
11:22Voilà, il veut quitter les Républicains,
11:23très bien.
11:24Enfin bon, on voit bien,
11:25ce qui posera d'ailleurs un problème
11:26par rapport à la présidence
11:27de l'Association des maires de France,
11:29enfin bon, c'est un autre sujet.
11:30En tout cas, ce qui est sûr,
11:31c'est qu'il y a deux lignes, clairement.
11:33Mais est-ce que vous êtes à deux doigts de malmousser ?
11:34Je préfère d'une manière ou d'une autre
11:36une alliance, connivence avec le Rassemblement national
11:39et ceux dont je suis, avec Valérie Pécresse,
11:41avec Michel Barnier, avec Gérard Larcher,
11:43avec Michel Tabarro, enfin on est un certain nombre,
11:45à dire non.
11:46Parce qu'en réalité, ça n'est pas notre histoire.
11:49Et quand je vois l'état du PS allié avec LFI,
11:52je pense quand même que ça peut peut-être
11:54faire méditer quelques-uns de nos amis.
11:56Ce que vous nous dites, c'est qu'il y a deux lignes,
11:57très clairement.
11:58La vôtre, celle de Valérie Pécresse et d'autres.
11:59Pas d'alliance avec le Rassemblement national,
12:03pas d'union des droites,
12:04et une autre ligne qui est justement incarnée aujourd'hui
12:06par François-Xavier Bellamy et par Bruno Retailleau.
12:08Est-ce que vous êtes, comme David Lissnard
12:10sur ce plateau ce matin, à deux doigts
12:11de vous annoncer que vous quittez les Républicains, vous aussi ?
12:13Pas du tout.
12:14Non, il ne faut pas se tromper,
12:15ce n'est pas moi qui vais quitter mon parti quand même.
12:17Donc c'est à eux de partir.
12:18Attendez, cette ligne,
12:20elle n'est pas arrivée la semaine dernière.
12:22C'est l'héritage de décennies de construction
12:25d'une droite que je qualifie de décomplexée,
12:28qui assume d'être de droite,
12:30de travailler comme un parti de gouvernement
12:32et pas comme un parti populiste,
12:33c'est-à-dire non pas d'exalter les émotions,
12:37d'exploiter les émotions de nos concitoyens,
12:41la peur, la frustration, la colère,
12:43pour aller au pouvoir,
12:45mais au contraire d'apporter des vraies solutions.
12:47Mais vous êtes vraiment heureux chez les Républicains ?
12:49Ce n'est pas à moi qu'il faut le demander,
12:51c'est à ceux qui changent de ligne.
12:52Moi, personnellement, je n'ai pas ce problème-là.
12:54Attendez, le parti républicain ne se résume pas à une personne,
12:57c'était des convictions.
12:58Après, que ça affaiblisse le parti,
13:00ce n'est pas de ma faute,
13:01ce n'est pas moi qui suis allé dire
13:03que je préférais voter.
13:06Vous ne ferez pas une Nicolas Hulot
13:08ou une David Lysnard sur ce plateau,
13:09vous ne démissionnerez pas en direct.
13:12Je ne ressemble ni à l'un ni à l'autre.
13:14Hier, le bureau politique des Républicains
13:16s'est mis d'accord sur le processus
13:17de désignation de votre candidat pour 2027.
13:19Quand on regarde précisément
13:20ce que vous avez voté hier,
13:22je lis,
13:23en avril, les adhérents devront trancher
13:24entre trois options,
13:25la primaire interne,
13:26c'est-à-dire les militants qui votent,
13:27la primaire ouverte aux sympathisants
13:29ou la désignation directe du président du parti,
13:31c'est-à-dire Bruno Retailleau,
13:32comme votre candidat,
13:33à l'Élysée.
13:33En fait, vous vous êtes réunis pour rien.
13:35Un petit peu.
13:36Oui, on est d'accord.
13:37Il faut reconnaître que ce n'était pas...
13:38Vous avez décidé qu'il y aurait trois options.
13:40On a décidé.
13:41Enfin, on a décidé.
13:42En fait, on n'a rien décidé
13:43parce que la vérité,
13:44c'est que le truc est arrivé assez ficelé
13:45comme d'habitude depuis quelques temps
13:47et le problème n'est pas là.
13:50Si je peux me permettre,
13:50le problème, il n'est pas là.
13:51Le problème, c'est que de toute façon,
13:52Bruno Retailleau s'est donné les moyens
13:54et après tout, très bien,
13:56pourquoi pas,
13:56d'être le candidat LR
13:58pour l'élection présidentielle.
14:00Donc, c'est plié, c'est truqué ?
14:02Pas truqué, mais c'est plié.
14:03C'est plié ?
14:04Oui, c'est pas truqué.
14:05C'est plié.
14:06Tout est fait pour que Bruno Retailleau
14:07soit le candidat des Républicains.
14:08Rien n'est fait pour qu'il ne soit pas.
14:09D'accord.
14:10Mais à la limite,
14:11j'ai envie de vous dire,
14:11ce n'est pas grave.
14:13Moi, je n'ai qu'un problème.
14:14C'est que je ne veux pas
14:16que par l'incurie des responsables
14:17de gouvernement,
14:18après des années et des années d'opposition,
14:21nous soyons responsables
14:22ou que nos responsables
14:24soient responsables
14:25de l'arrivée au pouvoir
14:26de l'extrême droite française
14:27qui est aux portes.
14:29Donc, à partir de là,
14:30le sujet...
14:31Non, mais je vais vous dire.
14:31Le sujet, moi, je trouvais
14:33que c'était pas mal de faire une primaire,
14:34mais ça ne va pas se faire
14:35parce que les trois chefs de partis
14:36de droite, de gouvernement
14:37et de centre,
14:39que ce soit M. Attal,
14:41M. Édouard Philippe
14:42ou M. Bruno Retailleau,
14:44ne vont absolument pas favoriser
14:45une primaire
14:46parce qu'ils n'ont aucune envie
14:46que leurs copains
14:47se refassent une santé
14:49sur leur dos.
14:50Donc, il va se passer quoi ?
14:52Il n'y aura pas de primaire.
14:52Il y aura les trois
14:53qui vont aller le plus loin possible,
14:55un peu comme la course
14:55des petits chevaux.
14:56Vous connaissez le jeu
14:57des petits chevaux.
14:57Moi, je demande juste une chose,
14:59c'est qu'il y ait un moment
14:59de vérité
15:00et que vers le mois de novembre
15:03maximum,
15:03il ne faut pas trop traîner,
15:04les trois,
15:05ils se mettent d'accord
15:06pour dire
15:06ceux des trois
15:08qui sont les plus mal placés
15:09se retirent
15:10au bénéfice
15:11de celui qui est
15:12le mieux placé.
15:13Parce qu'encore une fois,
15:14c'est ce que j'ai dit hier
15:14à Bruno Retailleau
15:16mais je le dirai aux autres
15:17de la même manière.
15:18Attention,
15:19pourquoi pas,
15:19les destins c'est super
15:20mais juste à une condition,
15:22c'est de ne pas faire perdre son corps
15:23parce que M. Chevènement
15:25et Mme Taubira,
15:26ils ont empêché M. Jospin
15:27paix à son âme
15:28d'être au deuxième tour
15:29en 2002
15:30et c'est le peine
15:31Mais comment vous allez les convaincre ?
15:32Vous allez les enfermer
15:33dans la même pièce ?
15:34Édouard Philippe,
15:34Xavier Bertrand,
15:35Bruno Retailleau ?
15:36Jusqu'à ce qu'ils se mettent d'accord.
15:37Marc Fauvel,
15:38on est quelques-uns
15:39à être très déterminés
15:43à tout faire
15:44et croyez-moi,
15:45prendre l'opinion publique
15:46à témoin,
15:46c'est majeur
15:47pour y parvenir.
15:48Je vous le dis d'autant plus
15:49que les Français de droite
15:51ont montré
15:51qu'ils étaient majoritaires
15:53en France
15:53à l'occasion de ces municipales
15:54et qu'ils n'ont aucune intention
15:56de se laisser voler
15:58cette victoire
15:58par des querelles personnelles
16:00irresponsables.
16:00Je vous écoute avec attention
16:01Jean-François Copé tout à l'heure.
16:03Vous me dites,
16:03il n'y a rien qui va dans la méthode,
16:04il n'y a pas grand-chose
16:05qui va dans la ligne
16:05et pourtant vous restez.
16:07Alors, premièrement,
16:08il n'y a pas rien avec le fait de rester.
16:10On reste parce qu'on assume.
16:12Deuxièmement,
16:12je n'ai pas dit
16:13qu'il n'y avait rien qui allait.
16:14Je vous ai dit,
16:14le schéma que je vois,
16:15c'est que ces trois chefs de parti
16:17vont pousser leur ambition.
16:19Moi, ce que je souhaite,
16:20c'est participer
16:22au rassemblement
16:23sur un seul candidat
16:24et on va avec d'autres
16:25tout faire pour cela
16:26sur un projet
16:26de droite,
16:28moderne,
16:29de gouvernement
16:29où on rétablit l'ordre
16:30et on va prendre
16:31un projet de progrès.
16:33Merci beaucoup,
16:33Jean-François Copé.
16:34Je précise que dans tout ça,
16:35vous n'êtes pas candidat
16:36à la primaire.
16:37C'est bon,
16:37il y en a déjà 14 ou 15.
16:39Déjà donné.
16:39Bonsoir Maxime Switek.
16:40Bonsoir Marc.
16:41L'édition spéciale se poursuit
16:42dans un instant avec vous.
16:43Dans un instant,
16:44l'enfer.
16:44La Maison Blanche promet
16:45l'enfer aux Iraniens
16:47s'ils font les mauvais choix.
16:48Gros coup de pression.
16:49Gros coup de pression
16:50puisque les Iraniens
16:51disent aujourd'hui
16:51qu'ils ne veulent pas
16:52du plan de paix de Donald Trump.
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