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Michel Barnier, député LR et ancien Premier ministre était l'invité de BFMTV ce mercredi 25 mars.
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00:08– Bonsoir Charles Consigny.
00:10– Les tontons flingueurs pour la résidence.
00:11– Bien sûr, bonsoir Monsieur le Premier ministre Michel Barnier.
00:14C'est la droite dispersée façon puze là, et c'est David Lysnard qui vient d'ouvrir le feu.
00:19– Écoutez, je comprends la position de Lysnard,
00:24j'ai observé qu'au bureau politique des Républicains hier,
00:28les participants qui étaient là, étaient déjà là il y a 20 ans.
00:33Pécresse, Christian Jacob, Michel Tabarro, Nadine Morano, Roger Carucci, Laurent Wauquiez, etc.
00:40Laurent Wauquiez.
00:41Donc je comprends une certaine exaspération.
00:45Moi j'aime bien Michel Barnier, il le sait,
00:49j'aime bien sa manière de faire de la politique de façon positive,
00:52je pense que ça change un peu de beaucoup de gens qui sont très négatifs,
00:56mais j'observe que LR, c'est quand même poussif avant de faire émerger des nouvelles idées,
01:02de faire monter des nouveaux profils.
01:04– Ça ne bouge pas.
01:04– Il y a un côté politburo sous Bresnède.
01:09– Donc David Lysnard, il a raison d'être fatigué, je m'en vais.
01:12– Je pense qu'il a raison de mettre un coup de pied dans la fourmilière
01:15et je pense que ce parti dont les idées pourtant, on l'a vu au municipal,
01:21sont majoritaires dans le pays, je pense,
01:24cale sur le fait que ça reste un parti très fermé.
01:27Et d'ailleurs, je termine par là,
01:28ce qui a été décidé sur la modalité de désignation du candidat
01:33avec une espèce de truc où…
01:35– Très verrouillé.
01:35– En gros, on comprend que ça va rester extrêmement verrouillé.
01:38– Pour Bruno Retailleau ?
01:39– Sans doute pour Retailleau.
01:41Moi, je pense que ce qui ferait du bien à ce parti,
01:44ce serait de faire la primaire la plus ouverte possible,
01:47aussi bien pour les candidats que pour les votants.
01:49Et j'ai l'impression que ce n'est pas ce vers quoi il se dirige.
01:52– Michel Barnier, le départ de David Lysnard, vous le regrettez ?
01:55– Bien sûr que je le regrette,
01:57parce que David Lysnard est une personnalité,
01:58le président des maires de France importante.
02:01Il vient d'être élu à Cannes et donc tout départ.
02:04Et vous disiez, M. Consigny, les gens étaient là il y a 20 ans.
02:07Ça prouve qu'ils n'ont pas trahi.
02:09Ça prouve qu'il y a une certaine continuité,
02:13une certaine loyauté.
02:14Il y en a d'autres qui sont partis ici ou là,
02:17et nous restons un parti dont les convictions,
02:21les valeurs, les idées correspondent au centre de gravité
02:24de ce que souhaitent les Français aujourd'hui.
02:25Vous l'avez très bien dit.
02:26La preuve, permettez-moi de le dire au lendemain des municipales,
02:29c'est que partout en France, au-delà de quelques échecs,
02:32des villes qu'on n'a pas gagnées,
02:34de quelques villes qu'on a perdues, Nîmes,
02:36dans la quasi-totalité des départements,
02:39on a des communes moyennes,
02:41ou plus ou moins importantes,
02:43qui sont maintenant gérées par des unions
02:45de la droite républicaine, notre parti,
02:47et du centre droit.
02:49Je crois qu'il y a près de la moitié
02:51des villes de plus de 9 000 habitants
02:52qui sont gérées ainsi par des gens,
02:55des républicains, des élus,
02:56auxquels moi je veux rendre hommage.
02:58Et tous ces élus
03:01qui vont gérer leur commune
03:02de manière compétente,
03:04qui les ont déjà gérées,
03:05nous donnent une leçon,
03:07si je puis me permettre.
03:08Puisque vous parliez de ce qui s'est passé
03:09au bureau politique,
03:10où je me trouvais,
03:12je garde le calme des vieilles troupes
03:14en ce qui me concerne,
03:15parce que je pense qu'il faut garder son sang-froid.
03:18Tous ces élus nous donnent une leçon.
03:20Une leçon d'unité,
03:22une leçon de proximité,
03:25et moi j'aimerais bien que les cuirassiers,
03:28ceux qui sont sur le terrain,
03:30qui se sont battus,
03:31soient entendus et écoutés
03:32par les états-majors.
03:33Vous êtes d'accord avec le mode
03:34de désignation du candidat à LR ?
03:37Non, les statuts de notre parti politique
03:39qui ont été rénovés,
03:40avec Bruno Rotaillot,
03:42prévoient un vote des militants.
03:43C'est la démocratie des militants,
03:45auxquels d'ailleurs je rends hommage.
03:46Il y a combien de militants chez LR ?
03:48Nous sommes le parti le plus nombreux,
03:50plus de 100 000 militants aujourd'hui.
03:52Donc ce sont eux qui choisiront ?
03:53C'est eux qui choisiront
03:54et c'est ce qui est prévu.
03:55Alors, comme l'a dit M. Consigny,
03:57où est-ce qu'on fait une primaire
03:59entre les militants seulement qui votent ?
04:01Est-ce qu'on ouvre pendant deux mois
04:03à des adhésions nouvelles ?
04:05Ou est-ce que c'est le président du parti ?
04:07Moi je souhaite un vote le plus ouvert possible.
04:09Une primaire entre tous ceux
04:11qui seront candidats,
04:12la plus ouverte possible.
04:13Mais ce n'est pas le moment,
04:14si je puis dire.
04:15Le moment, il est à tirer les leçons
04:17des municipales,
04:18nous venons de le faire,
04:18avec un bon résultat
04:20qui nous oblige.
04:22Il est à l'unité
04:24entre la droite républicaine
04:25que nous représentons,
04:26là où nos élus ont été clairs,
04:28droits dans leurs bottes,
04:30fiers d'être eux-mêmes.
04:31Ils ont gagné
04:32en sachant tendre la main
04:33et travailler avec des élus
04:34du centre droit
04:35et parfois au-delà.
04:37Et puis la priorité,
04:38elle est au projet.
04:39La leçon que nous recevons,
04:41c'est que ces élus ont travaillé
04:42sur la proximité,
04:43sur les problèmes des Français,
04:45la sécurité,
04:46la mobilité.
04:47j'aimerais bien
04:48qu'on donne une priorité
04:49aujourd'hui
04:50en ce qui nous concerne
04:51aux problèmes des Français.
04:53Aux idées.
04:53Oui, j'allais y venir
04:54parce qu'il y a
04:55les problèmes des Français.
04:57Ça, c'est...
04:57Oui, c'est ce sur quoi
04:58vont d'ailleurs...
04:59Les Français votent
05:00aux municipales
05:01pour quelque chose
05:03qui prenne en charge
05:04vraiment leur quotidien.
05:05On voit bien,
05:06c'est un vote
05:06vers lequel on va
05:07vers ceux auxquels
05:09on fait le plus confiance.
05:11Mais moi,
05:12je pense que la France,
05:14elle est aujourd'hui
05:15dans une situation telle
05:16que ce n'est pas seulement
05:17les problèmes des Français
05:18au sens des problèmes
05:19quotidiens des Français,
05:20c'est les problèmes
05:21de la France
05:21auxquels les partis
05:22doivent apporter une réponse.
05:24Et pour l'instant,
05:25que ce soit à droite
05:26ou ailleurs,
05:27parce que pour le coup,
05:28les Républicains
05:29ne sont pas les seuls,
05:30le travail programmatique,
05:31il est quand même très court
05:33partout dans le monde politique
05:34par rapport aux grands enjeux.
05:35Je veux dire,
05:36on voit bien que la Chine
05:37est de lancer
05:38dans une conquête
05:39incroyable
05:40de la planète entière
05:41pour dominer cette planète.
05:43Les États-Unis
05:44mettent les bouchées
05:44doubles, triples,
05:45quadruples
05:46pour essayer de rester
05:46dans la course.
05:47Et nous, en Europe,
05:49on a tendance quand même
05:50à regarder tout ça,
05:52à commenter beaucoup tout ça.
05:53Je suis consigné.
05:54Et on n'est pas en train
05:54de s'armer
05:55pour faire le nécessaire.
05:57Je suis très heureux
05:57pour les auditeurs de BFM
05:59qui viennent d'écouter
06:00un débat très intéressant
06:01sur ce qui se passe
06:01en Iran et au Liban
06:03et au Proche-Orient
06:04et au Moyen-Orient.
06:05Je suis très heureux
06:05que vous abordiez
06:07la question
06:07des prochaines échéances françaises
06:09sous cet angle-là
06:10parce que c'est ça la question.
06:12On doit relever
06:13la ligne d'horizon.
06:13On ne peut pas parler
06:14de nos problèmes nationaux,
06:16strictes censures entre nous,
06:17comme si ce qui se passe
06:18en Europe ou dans le monde
06:19ne nous concernait pas.
06:20On voit bien que ces conflits
06:21terribles en Iran
06:22ont des conséquences
06:23sur la vie quotidienne.
06:25Vous parliez de la Chine.
06:26L'autre jour,
06:27j'étais à Laval
06:28pour rencontrer
06:29une entreprise
06:30de machines outils
06:31dont le patron me disait
06:32si ça continue comme ça
06:34et que les importations chinoises
06:36à tout va,
06:37nous serons les derniers
06:38en Europe.
06:39L'industrie allemande
06:40de la machine outils
06:40aura disparu
06:41dans trois ans
06:42ou quatre ans.
06:42Voilà la réalité.
06:44Quant à en parler
06:45de M. Trump
06:46qui nous agresse
06:47tous les jours
06:47et qui essaie
06:48de détruire
06:49par tous les moyens
06:49le projet européen.
06:51Moi, je ne me suis pas
06:52engagé en politique
06:53et je ne suis pas
06:53réengagé en politique
06:54comme député de Paris
06:55aujourd'hui
06:56pour que mon pays
06:58devienne sous-traitant
06:58et sous-influence
06:59de la Chine
07:00et des États-Unis.
07:01C'est ça qui nous menace.
07:02Voilà pourquoi
07:02il faudra que le prochain
07:03président de la République
07:04ait de la compétence,
07:06de la ténacité
07:07et du courage,
07:07y compris le courage
07:08d'être un populaire.
07:08Mais on pèse encore
07:09par exemple
07:10sur la scène internationale.
07:11Il y a une guerre en Iran.
07:13On est spectateur
07:13de cette guerre.
07:15Non, on n'est pas
07:17franchement spectateur.
07:18Ah bon ?
07:18M. Trump ne nous a pas
07:19donné notre avis.
07:20Non.
07:20C'est ce qui se passe
07:22au prochain Orient.
07:23C'est notre problème
07:23et c'est sa guerre.
07:24C'est la guerre
07:25des États-Unis
07:26et d'Israël.
07:27En revanche,
07:28nous avons des moyens
07:30d'agir.
07:30On a un moyen d'agir
07:32peut-être sur le détroit
07:33d'Hormuz
07:33lorsque le calme
07:34sera un peu plus présent.
07:36On a un moyen d'agir
07:37pour soutenir le Liban,
07:39les Libanais,
07:40l'armée libanaise
07:40pour démilitariser
07:41le Hezbollah.
07:43On a un moyen d'agir...
07:43Pardon Michel Barnier,
07:45mais le président Macron
07:47en a fait sa priorité
07:48depuis bientôt 10 ans
07:49et on voit dans quel État
07:51est le Liban aujourd'hui.
07:52On n'a pas des moyens
07:53colossaux non plus.
07:54Ce n'est pas le président Macron
07:55qui est responsable
07:55de ce qui se passe au Liban.
07:56Nous sommes solidaires
07:57et la situation
07:59est extrêmement grave
08:00et nouvelle
08:00avec des déplacements
08:01de population
08:02par centaines de milliers,
08:04devoir de solidarité humanitaire,
08:06devoir de soutien militaire
08:07et d'accompagnement
08:08de l'armée libanaise
08:08et puis soutien
08:09et solidarité
08:10avec les pays
08:11avec lesquels nous avons
08:11des accords
08:12de coopération militaire.
08:13Oui, mais ça on le fait
08:14avec les pays du col, etc.
08:15Je dis ça pour dire
08:16que nous ne sommes pas spectateurs.
08:17Michel Barnier,
08:17je pense que les Français
08:19sous Macron
08:20ont pris conscience
08:21de leur déclassement.
08:23On s'est rendu compte
08:24qu'on était devenus pauvres,
08:26beaucoup plus pauvres qu'avant.
08:27Les Français sont
08:3125e, 25e
08:31en termes de PIB par habitant.
08:33On est aujourd'hui moins riches,
08:35les Français sont moins riches
08:36que 24 autres peuples
08:38sur cette planète.
08:38Ne me parlez pas
08:39comme si j'étais
08:39le porte-parole de M. Macron.
08:41Vous avez été
08:42son Premier ministre.
08:43Oui, j'ai été sévère,
08:44mais Premier ministre.
08:44Moi, je me demande
08:46ce que vous faites.
08:47Je n'oublie pas.
08:48Ce que je me demande,
08:49c'est ce que va proposer...
08:51Mais ça faisait du bien,
08:52d'ailleurs.
08:52C'était une bonne séquence
08:53que moi, j'avais saluée
08:54à l'époque.
08:55Je me demande
08:56ce que va proposer la droite
08:57pour redresser ce pays.
08:58Vous prenez l'exemple
08:59de ces machines-outils.
09:00Moi, je prends
09:01un autre exemple.
09:02J'étais récemment,
09:03je le dis en une minute,
09:05dans la ville de Dôle,
09:06dans le Jura.
09:07Un dimanche à 17h.
09:09J'essaye de visiter cette ville.
09:11Tout était fermé.
09:13Tout.
09:14Il n'y avait pas
09:15le moindre café,
09:16le moindre magasin,
09:17le moindre restaurant ouvert.
09:19Pourquoi ?
09:20Parce qu'en France,
09:20aujourd'hui,
09:21on est devenu un pays
09:22où travailler
09:23est devenu optionnel,
09:24tellement l'État Providence
09:25est gargantueuse,
09:26quand vous ne payez pas
09:27votre santé,
09:28votre école,
09:28votre logement,
09:29etc.
09:29Il y a plein de gens
09:30qui n'ont plus vraiment
09:31besoin de travailler.
09:32Et un pays
09:32où il est devenu impossible
09:33de faire travailler quelqu'un,
09:35tellement ça coûte cher.
09:36Quel est le discours
09:37de la droite là-dessus ?
09:38Est-ce que la droite
09:39va défendre une ligne
09:41dure sur ce sujet
09:42en disant aux gens
09:43maintenant,
09:44si on ne veut pas
09:44se faire bouffer
09:45par la Chine,
09:46il faut peut-être
09:47qu'on se retrousse les manches
09:48ou est-ce qu'on va rester
09:49dans un truc,
09:50non, quand même ?
09:51Je vous ai dit moi-même...
09:52Vous comprenez la droite sociale,
09:54etc.
09:54Je vais prendre un peu plus
09:54d'une minute
09:55pour vous répondre.
09:57Je vous ai dit moi-même
09:58que le prochain président
09:59devrait être courageux,
10:00y compris avoir le courage
10:01d'être impopulaire
10:02pour ne pas être irresponsable.
10:04Ça veut dire
10:04qu'il va falloir redresser ce pays.
10:06J'ai eu pendant les quelques mois
10:08à Matignon
10:09l'occasion de dire
10:10l'importance de réduire
10:11le déficit.
10:12On parle de politique
10:13pour la jeunesse,
10:14pour les nouvelles générations
10:15et moi j'aimerais bien
10:15qu'on s'occupe davantage
10:17de la prochaine génération
10:18que de la prochaine élection.
10:20La meilleure politique
10:21pour la jeunesse
10:22c'est de réduire le déficit,
10:23d'éviter ces dettes
10:24qui s'accumulent
10:25et qu'on met sur les épaules
10:26des plus jeunes en France.
10:27Revaloriser le travail,
10:29remonter le niveau de vie
10:31et le pouvoir d'achat
10:32en diminuant les charges
10:34qui pèsent sur le travail
10:35aussi bien sur le plan social
10:36que sur le plan patronal.
10:38Donc il y a plein de choses
10:39qui exigeront du courage,
10:40de la continuité.
10:41Qui sera le courageux ?
10:42Vous ?
10:42Nous verrons bien
10:43qui sera le courageux.
10:44Non mais Michel Barnier ?
10:45Vous ?
10:45Non mais c'est une question...
10:47Moi je n'ai pas l'intention
10:49de mettre mon nom
10:50comme ça sur la table.
10:51Vous ne trouvez pas
10:52qu'il y a suffisamment
10:52de candidats en France ?
10:53Justement, il va peut-être falloir
10:54qu'il y en a un
10:55qui sorte du lot.
10:56Le moment n'est pas venu
10:57pour savoir qui portera
10:59cette unité
11:00de la droite et du centre.
11:02En vous rasant ?
11:02Non, je veux tenir
11:04qu'on donne la priorité
11:05pour respecter les Français
11:06au projet.
11:06Mais quand ça sera
11:07le bon moment alors ?
11:08Ça sera le bon moment
11:09je pense après l'été
11:10lorsqu'on aura vu
11:11décanter les choses
11:12et qu'on aura travaillé
11:13sur le fond.
11:13En attendant...
11:14Est-ce qu'il y a trop
11:14d'ambitieux ?
11:15Je suis sûr d'une chose...
11:16Il y a des ambitions
11:17qui sont légitimes.
11:19J'aimerais bien que
11:20toutes les ambitions
11:21ou tous les ambitieux
11:22fassent d'abord passer
11:23l'intérêt national,
11:24l'intérêt du pays
11:25avant leurs propres ambitions.
11:27Il y a une chose
11:27dont je suis sûr...
11:28Le risque c'est que la droite
11:29ne soit pas qualifiée
11:30pour le deuxième tour.
11:31Mais c'est exactement le risque.
11:32Ce risque est sérieux
11:33d'avoir un duel
11:35entre les deux extrêmes
11:36Mme Le Pen
11:37ou M. Bardella
11:38de l'opposé.
11:38Comment l'empêche cela alors ?
11:39Eh bien en ayant
11:40un seul candidat
11:41de la droite
11:42et du centre droit.
11:44C'est ça l'objectif.
11:45Et donc ce à quoi
11:45nous devons travailler maintenant...
11:47Oui mais là,
11:48moi c'est un autre sujet
11:49de désaccord
11:50que j'ai avec vous.
11:51C'est que je pense
11:52que si la droite
11:54et le centre
11:55se mettent d'accord
11:55c'est-à-dire
11:56y compris les sortants
11:58y compris cette Macronie
11:59que les Français
12:00il faut lire les sondages,
12:02ne peuvent plus voir en peinture,
12:03il faut dire les choses
12:03comme elles sont.
12:04Il y a un certain nombre
12:05de profils aujourd'hui.
12:08Moi ce que je me dis
12:09c'est que ce candidat unique
12:10en réalité
12:12si c'est juste
12:12une espèce d'aggloméré
12:14de tous les gens
12:15qui vont essayer
12:16de se sauver
12:17et que ça devient
12:18une espèce de radeau
12:19de la méduse
12:20où tout le monde
12:20se colle pour se dire
12:22on se met tous
12:23derrière Edouard Philippe
12:23parce qu'il faut
12:24qu'il y ait un seul candidat
12:25et c'est comme ça
12:26qu'on gagnera
12:27contre Bardella
12:29je trouve qu'il faut
12:30recréer de l'adhésion
12:31ne faisons pas de caricature
12:32il faut donner envie
12:33aux Français
12:33ne faisons pas de caricature
12:34moi j'ai travaillé
12:35comme Premier ministre
12:36et j'ai bien travaillé
12:36avec des partis politiques
12:37Renaissance, Horizon,
12:39le Modem,
12:40les LR
12:41et on a
12:42dans cet esprit commun
12:43je vais parler
12:44de socle commun
12:44tenté de corriger
12:46et de redresser ce pays
12:49je pense qu'il faudra
12:50une rupture
12:50je pense qu'il faudra
12:51une rupture
12:52et il faudra
12:53avoir du courage
12:53pour transancer
12:54cette rupture
12:55dans la manière
12:55de gouverner
12:56de réduire le déficit
12:58de redresser ce pays
12:58donc forcément
12:59avec ceux qui n'ont pas
13:00incarné pendant 10 ans
13:01le pouvoir
13:01quand j'entends
13:02Mme Pannier-Runacher
13:03dire
13:03mon spectre va
13:05de Xavier Bertrand
13:06à Gabriel Attal
13:09excusez-moi
13:09moi mon spectre
13:11au contraire
13:11il va sans les uns
13:13ni les autres
13:14vous voyez ce que je veux dire
13:14je me dis
13:14on ne peut pas repartir
13:16avec les mêmes
13:17pendant encore 5 ans
13:18il faut faire aussi un travail
13:19LR par exemple
13:20je trouve
13:20va peu vers la société civile
13:22il faut s'ouvrir
13:23à la société civile
13:24aux patrons
13:25aux artisans
13:25aux avocats
13:26non mais
13:27à tous ces types
13:28qui ont des idées
13:29et qui ont de l'expérience
13:30je comprends votre véhémence
13:32j'entends vos conseils
13:33je suis encouragé
13:34tous les élus locaux
13:35qui viennent d'être élus
13:36par dizaines de milliers
13:38les maires
13:39dans toutes les villes
13:39que j'évoquais
13:40ils ont travaillé
13:40avec la société civile
13:41dans beaucoup de communes
13:43et y compris des gens
13:44comme
13:45M. Foulk Chombard
13:46à Nantes
13:48qui n'a pas gagné
13:49mais ces gens-là
13:50ils ont donné un exemple
13:51c'est pourtant pas quelqu'un
13:52qui est proche du centre
13:53mais il a travaillé
13:54avec tout le monde
13:54y compris avec beaucoup de gens
13:56de la société civile
13:56la même chose
13:57pour Jean-Luc Mouding
13:58à Toulouse
13:59qui a gagné
13:59donc j'observe un peu partout
14:01y compris à Paris
14:02dans les arrondissements
14:04dont je suis le député
14:05qu'on s'être
14:05avec la société civile
14:06simplement vous n'allez pas
14:07effacer tout le monde
14:09du TLR de Paris
14:09oui je suis le seul député
14:11et j'espère que ça va changer
14:13qu'il y en a d'autres
14:13dans l'avenir
14:15la question c'est d'écouter
14:17tout le monde
14:17on ne va pas faire
14:19un table rase du passé
14:20il faut tirer le son du passé
14:22et effectivement
14:23prononcer une rupture
14:24chez les LR
14:25c'est un parti qui est plutôt
14:26caporaliste
14:26quand il y avait un grand chef
14:27Jacques Chirac
14:27il était allé à la présidence
14:29quand il y a eu Nicolas Sarkozy
14:31il était allé à la présidence
14:33finalement est-ce que ce ne serait pas
14:33plutôt Retailleau
14:34pour aller à la présidence
14:35c'est gentil d'oublier
14:37toutes les querelles
14:37les bagarres
14:38il est temps de taper
14:40deux points sur la table
14:41il y a eu toujours
14:42des dégoubliés
14:43moi je ne me plains pas
14:44qu'il y ait des ambitions
14:45qu'il y ait des compétences
14:46les ambitions c'est le foutoir
14:48monsieur Barnier
14:49non c'est le foutoir
14:50si on ne trouve pas
14:51une méthode pour discuter
14:52entre nous
14:52et pour se respecter
14:53il faudra que
14:54toutes ces ambitions
14:55s'expriment
14:55et que ceux qui les portent
14:57sachent faire passer
14:58l'intérêt du pays
14:59avant leur propre intérêt
15:00voilà ce qui est en cause
15:01aujourd'hui le moment
15:02est de travailler sur le fond
15:03et sur le projet politique
15:05c'est une manière de respecter
15:06les citoyens
15:06et moi je veux
15:07dans le temps qu'ils viennent
15:08appeler à ce qu'on travaille
15:08Charles régulièrement
15:09porte ici l'idée
15:11qu'il faut à la droite
15:12une droite qui soit
15:14ambitieuse
15:14et qui soit un peu
15:15sur un modèle
15:16milleille argentin
15:17c'est-à-dire
15:18à la tronçonneuse
15:19il faut y aller fort
15:20sur les impôts
15:21il faut les laisser
15:22il faut réformer l'état
15:24à la tronçonneuse
15:24parce que je pense
15:25que c'est ce que
15:26les français demandent
15:26moi
15:28je ne crois pas du tout
15:29à cette idée
15:29selon laquelle serait
15:30la droite qui bouscule
15:31moi je ne crois pas
15:32que les français
15:32soient réfractaires
15:33au changement
15:34je pense qu'au contraire
15:35ils attendent le changement
15:36et c'est la classe politique
15:38qui parfois fait tampon
15:39entre l'envie de changement
15:40des français
15:41et le changement
15:42c'est la classe politique
15:43qui fait qu'on supprime
15:44pas un certain nombre
15:45de choses
15:45un certain nombre
15:46de dépenses
15:47regardez la commission
15:48d'enquête
15:48sur France Télévisions
15:49par exemple
15:50il y a quand même
15:51des exemples édifiants
15:52le conseil économique
15:53et social
15:54est toujours debout
15:55il y a un certain
15:56nombre de dépenses
15:57comme ça
15:57qui restent
15:59indéfiniment
16:00enquistées
16:01dans notre pays
16:01alors que les français
16:02eux ils sont
16:03ils attendent ce changement
16:04je sais que les français
16:05attendent le changement
16:06je vous ai parlé moi même
16:06à trois reprises
16:07d'avoir du courage
16:08pour gouverner ce pays
16:09il en faudra
16:10et du temps aussi
16:11pourquoi il faudra
16:12une majorité absolue
16:13pour accompagner le président
16:14et aller vite
16:15maintenant
16:17j'aime bien
16:17et je vous écoute
16:18avec toujours
16:18beaucoup d'attention
16:19monsieur Gossini
16:20il faut éviter
16:20le populisme
16:21et les slogans
16:22je ne suis pas d'accord
16:23ce pays
16:24qui est fragile
16:25non non
16:25ce pays est fragile
16:26il a beaucoup de
16:28il y a beaucoup d'inquiétudes
16:29beaucoup de sentiments
16:30d'injustice
16:31dans ce pays
16:31et je pense qu'il faut
16:32y faire attention
16:33on ne peut pas le bousculer
16:33on peut bousculer le pays
16:35le président doit
16:37donner l'orientation
16:38et il devra
16:39je vous le répète
16:39avoir un discours
16:41de rupture
16:42de redressement
16:42et de rassemblement
16:43Javier Milley
16:44qui a supprimé
16:45un tiers des postes
16:46de hauts fonctionnaires
16:47par exemple en Argentine
16:48quand il est arrivé
16:49j'aimerais bien
16:49que vous ne compariez pas
16:50l'Argentine et la France
16:52il y a quelques points
16:53de comparaison
16:54il était seul contre tous
16:55contre un système
16:56qui était très coalisé
16:57entre plein de gens
16:58dépendants de l'Etat
16:59d'une manière ou d'une autre
17:00qui refusaient toute réforme
17:01depuis des années
17:02il a fait
17:03les propositions
17:05qu'il a faites
17:05il les soutenus massivement
17:07par les Argentins
17:07il a coupé très très clair
17:09dans les dépenses
17:10il était taxé
17:11de populistes
17:12de bas étage
17:13par tous les observateurs
17:14du monde
17:14et notamment
17:15par notre classe politique
17:16qui est vraiment
17:17le taxait
17:18d'être le pire
17:18de l'extrême droite
17:19il a aujourd'hui
17:21six points de croissance
17:21en Argentine
17:22je vous recommande
17:23de ne pas comparer
17:24la France et l'Argentine
17:25je ne vous accuse pas
17:26de populisme
17:27de bas étage
17:28même si ça y ressemble
17:29un peu
17:29je vous dis
17:31qu'il faudra
17:33réduire les dépenses publiques
17:35et notamment
17:36donner de l'efficacité
17:37à la dépense publique
17:38je pense qu'il y aura
17:39des mesures courageuses
17:41on aurait d'ailleurs
17:41bien fait de ne pas
17:42reporter un certain nombre de mesures
17:43comme les retraites
17:45parce que ce rendez-vous
17:46on va l'avoir
17:46sur les retraites
17:47comme on l'aura
17:47sur le déficit
17:48on va avoir
17:49à affronter
17:50je l'ai dit
17:51pendant que j'étais Premier ministre
17:52et M. Béroud après moi
17:54à affronter le mur
17:55de la dette
17:56oui mais la droite au pouvoir
17:59pardon mais il y a une partie
18:00des députés LR
18:01qui ont voté
18:02la suspension
18:03de la réforme des retraites
18:04donc la droite
18:06dans l'opposition
18:06on se dit
18:07il va falloir tout changer
18:08et puis une fois
18:08qu'elle veut conserver
18:10le pouvoir
18:11elle est quand même
18:12capable souvent
18:13de renoncer
18:13à ses propres convictions
18:14c'est peut-être d'ailleurs
18:15pour ça que
18:15le dernier président de droite
18:17c'était Nicolas Sarkozy
18:18et c'était en 2012
18:19et on est en 2026
18:20donc ça fait
18:20il a quitté le pouvoir
18:22en 2012
18:22donc depuis 14 ans
18:24la droite n'est plus au pouvoir
18:26ne me rendez pas comptable
18:26si je puis dire
18:27ni responsable
18:28de tout ce qui s'est
18:28bien ou mal fait avant moi
18:30je vous dis simplement
18:31que nous sommes devant
18:32une feuille blanche
18:33qu'il va falloir remplir
18:34avec des mesures courageuses
18:36et pas seulement
18:36sur l'autorité de l'Etat
18:37la maîtrise de l'immigration
18:39la justice
18:40le travail
18:41le mérite
18:41qui doit être davantage
18:42et le travail récompensé
18:44que l'assistanat
18:45je pense aussi à des sujets
18:46que la droite
18:47ne doit pas laisser de côté
18:48comme celle d'une croissance
18:50écologique
18:50l'environnement
18:51comme la question de l'Europe
18:52il peut y avoir un débat
18:53y compris dans mon propre parti
18:55moi je suis passionnément
18:56patriote
18:57et très définitivement
18:58européen
18:59parce que je pense
18:59que dans le monde d'aujourd'hui
19:00qui est un monde dangereux
19:02instable
19:02injuste
19:03si on n'est pas ensemble
19:04avec nos voisins
19:05en changeant ce qui doit être
19:06changé à Bruxelles
19:07on est foutu
19:08on est foutu
19:09on sera sous influence
19:11américaine et chinoise
19:12merci monsieur le premier ministre
19:13Michel Barnier
19:14merci Charles Consigny
19:15merci
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