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  • il y a 10 minutes
Regardez Le journal RTL avec Amandine Bégot du 25 mars 2026.

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00:00Les auditeurs ont la parole, Amandine Bégaud.
00:05Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:09Nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30 d'infos, de décryptage et de témoignages,
00:13car cette émission, vous le savez, c'est d'abord la vôtre, c'est vous qui la faites.
00:18Comme chaque jour, vous avez la parole, vous réagissez, on vous attend dès à présent,
00:22par téléphone au 3210, mais aussi par SMS.
00:25Vous envoyez votre message au 74 900, commençant par le mot midi,
00:30et puis bien sûr l'application RTL, vous cliquez sur l'onglet laisser un message.
00:35A la une, cette fin de cavale pour cet ancien policier soupçonné d'avoir enlevé son fils et sa fille,
00:40il a été interpellé hier au Portugal.
00:42Les enfants sont sains et saufs, pas de traces en revanche des deux mères.
00:47On évoquera aussi ce projet de loi qui durcit les sanctions contre le protoxyde d'azote
00:51et puis face à la flambée des prix des carburants,
00:53la France Insoumise propose un blocage des prix,
00:56alors est-ce vraiment possible ?
00:58On vous explique tout dans un instant.
01:00On reviendra aussi bien sûr sur le malaise des infirmiers,
01:031 sur 3 envisagent de quitter son poste,
01:05et ça vous fait déjà beaucoup réagir.
01:07Isabelle, par exemple, vient de nous laisser un message au 3210.
01:10Il faut ménager nos patients, leurs familles, la sécurité sociale,
01:15parce qu'on est tout le temps suspecté de fraude.
01:16On nous a baissé de 20% nos honoraires, avec nouvelle nomenclature.
01:20C'est très compliqué ces 4 dernières années.
01:23J'ai infirmière libérale depuis 24 ans, j'ai 63 ans, je dois encore travailler 4 ans.
01:28Et que vous soyez infirmière libérale comme Isabelle,
01:30ou si vous travaillez à l'hôpital, appelez-nous, j'attends vos témoignages au 3210.
01:34Si vous avez aussi arrêté ce métier, parce que c'était trop dur, trop compliqué,
01:40là aussi j'attends vos témoignages au 3210.
01:42La météo avec vous, Peggy Broch. Bonjour Peggy.
01:45Bonjour Amandine, bonjour à tous.
01:46Comme premier, on a perdu 10 degrés par rapport à hier après-midi.
01:48Ah oui, 19 à Paris hier, seulement 9 cet après-midi.
01:51De 18 à Nancy, on passe à 8 aujourd'hui.
01:53Sous un ciel instable, entre nuages, éclaircies, averses, giboulées,
01:57avec beaucoup de vent sur la plupart du pays.
01:59Seule la Méditerranée conserve un temps sec et ensoleillé.
02:01Merci beaucoup Peggy.
02:02Météo complète à la fin du journal.
02:09Et pour commencer, ce chiffre directement lié justement à la météo, 5,2 milliards d'euros.
02:16Voilà ce qu'ont coûté l'an dernier les intempéries en France.
02:205,2 milliards, dont 2,2, juste à cause de la grêle.
02:26Pierre Granger, bonjour.
02:27Bonjour.
02:27Vous vous êtes rendu à Akelus dans le Tarn-et-Garonne.
02:30C'est la troisième commune la plus touchée par la grêle l'an dernier.
02:33Oui, 13 épisodes de grêle pour toute l'année.
02:36Ça ne paraît pas énorme, mais c'est suffisant pour faire de gros dégâts.
02:39Jean-Michel se souvient encore d'un jour de juin et de la taille de ce qui tombait.
02:43D'un autre grêle, oui, oui.
02:45Mais c'est vrai qu'on voyait des glaçons tomber comme des balles de ping-pong,
02:50des trucs comme ça, mais assez important.
02:51C'est quand même assez impressionnant.
02:53Moi, j'avais quelques dégâts, disons, sur un local ancien, disons, de stockage
02:57où c'est qu'il y a eu une dizaine de tôles percées et au niveau d'un véhicule.
03:02Et une bâche de piscine, oui.
03:03Ça fait un total de 4 ou 5 000.
03:05Alors, pour la voiture, Jean-Michel attend encore la réponse de Patricia, son assureuse,
03:10car il n'est pas le seul sinistré dans la région.
03:12On est bien arrivé à une centaine de sinistres en plus par rapport à d'habitude.
03:16La grêle, c'est les toitures, c'est les voitures, c'est les piscines, c'est les volets de maison.
03:22Et puis après, ça va, il y en a, ça va être des coûts à quoi ? 1 000 euros
03:26?
03:26Il y en a, c'est 40 000 euros.
03:28Voire même 60 000 euros, me confiait Patricia, pour l'un de ses clients.
03:33Pierre Granger dans le Tarn-et-Garonne à Kélus pour RTL.
03:38RTL midi.
03:40L'adolescent, porté disparu depuis vendredi dans l'Aveyron, a été retrouvé hier soir au Portugal
03:45en compagnie de sa demi-sœur, âgée de 2 ans et de leur père.
03:48Tous sont sains et saufs, aucune trace, en revanche, des deux mères.
03:52Bonjour Pierre Copplot.
03:53Bonjour.
03:54Que sait-on de cet homme ? C'est un ancien policier.
03:56Oui, c'est un ancien policier de 42 ans, actuellement sans emploi,
04:00et déjà condamné par le passé pour non-représentation d'enfants et harcèlement sur ex-conjoints.
04:04Il avait été déchu par la justice de son droit de visite sur son première enfance,
04:08qui en faisait le principal suspect de ses disparitions.
04:11Il a donc été interpellé hier soir au Portugal en compagnie de ses deux enfants
04:15lors d'un contrôle de police, de son nourrisson et de son adolescent issus d'un premier mariage.
04:21En revanche, son ex-conjointe et son épouse actuelle sont toujours introuvables.
04:25On rappelle qu'elles ne sont pas revenues à leur domicile de l'Aveyron depuis vendredi.
04:29Les recherches se poursuivent activement pour retrouver son épouse et son ex-conjointe.
04:34Merci beaucoup Pierre Copplot pour ces précisions.
04:37Le détenu qui s'était évadé de la prison de Villepinte grâce à de faux policiers
04:41à lui était mis en examen hier soir.
04:42Mis en examen tout comme sa compagne, une ancienne surveillante pénitentiaire.
04:47Tous deux avaient été arrêtés dans une résidence de vacances au Canet en Roussillon
04:51après 13 jours de cavale.
04:54Et on apprend aujourd'hui qu'ils avaient réussi à quitter la France.
04:57Laure Béciot est la procureure de la République de Paris.
05:00Les enquêteurs ont ainsi pu retracer son parcours jusqu'à Delphes aux Pays-Bas
05:05où il a séjourné quelques jours en compagnie d'une jeune femme
05:08et a effectué des achats dans des magasins de vêtements.
05:11Le couple semble avoir quitté le pays le 11 mars 2026.
05:15La suite des investigations a permis de retrouver la trace du couple
05:19à Canet en Roussillon où il arrive le 18 mars dans une résidence de vacances.
05:24Les enquêteurs ont eu confirmation le 20 mars et c'est le soir même à 20h55
05:30que les policiers des BRI de Montpellier et de Perpignan
05:33ont procédé à l'interpellation de ce couple.
05:36Des propos recueillis pour RTL par Maxime Lévy.
05:39Le ministre de l'Intérieur, lui, présentait ce matin en Conseil des ministres
05:42son projet de loi sur la sécurité du quotidien.
05:45Un texte qui prévoit une série de mesures pour lutter
05:48notamment contre les rodéos urbains
05:50mais aussi contre le fléau du protoxyde d'azote.
05:54Avec la création de trois nouveaux délits,
05:56la simple consommation devient passible d'un an de prison
05:59et d'une amende de 3 750 euros.
06:02Deux ans de prison pour le transport sans motif légitime.
06:06Bonjour Franck Hanson.
06:07Bonjour Amandine.
06:08Le protoxyde d'azote, c'est l'un des combats de la mer de Loss dans le Nord
06:12et ce depuis des années.
06:13Oui, et il était temps, réagit cet élu nordiste
06:16qui a repris l'an dernier un nouvel arrêté
06:18pour restreindre la vente et l'usage de ces cartouches
06:21de protoxyde d'azote sur son territoire.
06:23Anne Voiturier salue donc ces annonces
06:25mais elle aurait souhaité qu'elles aillent encore plus loin.
06:27Je suis satisfaite de voir que le gouvernement
06:29prend enfin en compte cette problématique.
06:32La mer ne peut pas lutter seule contre un tel fléau.
06:35La vente de ces énormes bonbonnes,
06:37petites bonbonnes au particulier,
06:39devrait de mon point de vue être interdite.
06:42Il faut faire de ce produit un produit stupéfiant.
06:44C'est largement aussi dangereux que la cocaïne ou l'héroïne.
06:47Dans le quartier populaire des Oliveaux,
06:49les habitants, grâce à l'action de la mairie justement,
06:51ramassent aujourd'hui moins de ces bonbonnes de gaz hilarant.
06:54Mais ses mamans n'en restent pas moins inquiètes.
06:56On en trouvait pas mal à tous les endroits,
06:58à proximité des écoles et tout.
06:59On trouvait carrément les grosses bonbonnes.
07:01Au coin d'une rue, on pouvait en trouver 4-5 faciles.
07:04C'est inquiétant pour nos enfants en fait.
07:05Le fait que le gouvernement annonce des mesures, des sanctions,
07:08c'est bien, ça fait un moment que ça traîne.
07:10Ça peut être dissuasif, parce que ça reste dangereux pour la santé.
07:13Dans les ateliers techniques municipaux,
07:15on recense plus de 4 tonnes de ces cartouches vides,
07:18au moins 20 entassées à l'île.
07:20Des bonbonnes de protoxyde d'azote qu'il faut aussi maintenant traiter.
07:24Franck Hanson à Loss, dans le Nord, pour RTL.
07:27Bonjour Laurent Carilla.
07:29Bonjour madame.
07:30Et merci beaucoup d'être l'invité d'RTL Midi.
07:32Vous êtes psychiatre, addictologue.
07:34J'imagine qu'en tant que médecin, vous saluez ce durcissement de la loi.
07:38C'est très très bien qu'on durcisse les lois,
07:40mais il faut aussi qu'il y ait des mesures de prévention et des mesures d'action sanitaire.
07:43Et ça, il faut quand même des crédits,
07:47débloquer un peu d'argent pour que les services puissent développer des programmes de soins
07:51qui sont très structurés pour justement ces gens qui ont un usage addictif du protoxyde d'azote.
07:57Il y a un usage addictif, comme pour d'autres drogues, la cocaïne, l'héroïne, vous le diriez.
08:03C'est une drogue le protoxyde d'azote ?
08:06Le protoxyde d'azote entraîne une addiction chez les sujets qui consomment sévèrement ce produit-là.
08:11Et comme on a des modalités de consommation qui ont beaucoup changé,
08:16au départ, c'était les petits cartouches de bonbonnes à chantilly.
08:18C'est devenu des bonbonnes et c'est devenu des tanks.
08:20C'est-à-dire, c'est passé de quelques centilitres à 3 litres, 5 litres.
08:25On est dans une vraie catastrophe chez ces sujets-là qui consomment énormément.
08:28Donc, il faut plus de prévention, pas que des sanctions, c'est ce que vous nous dites.
08:32Il faut plus de prévention et plus de soins.
08:34Et plus de soins.
08:35Il y a un autre problème, c'est qu'on ne peut pas détecter la consommation de protoxyde d'azote
08:39comme on le fait pour l'alcool ou le cannabis.
08:43Le protoxyde est volatile, donc il n'y a pas d'intérêt à le dépister parce que c'est très
08:49volatil.
08:50Mais il y a, si vous voulez, des marqueurs, après, malheureusement,
08:53qui nous permettent de savoir s'il y a une consommation ou pas.
08:55Mais c'est dans des cas où il y a des consommations excessives.
08:58C'est-à-dire qu'il y a des déficits en vitamine B12 et d'autres médiateurs qui sont des
09:03indicateurs précis.
09:05Si je résume, qu'est-ce que vous dites au gouvernement ?
09:07C'est bien, mais peut mieux faire ?
09:09Moi, j'aime bien.
09:10C'est bien de sanctionner.
09:12Il faut vraiment réguler cette histoire de commerce de bonbonnes et de tanks, etc.
09:16Sachant qu'Internet est un vecteur et les réseaux sociaux sont des vecteurs de diffusion très, très large.
09:22On le voit bien.
09:23Mais il faut mettre le paquet dans les projets de prévention, ville par ville.
09:27C'est bien ce que l'OS fait.
09:28Il y a Gentil qui fait la même chose.
09:30Il y a plein de villes comme ça.
09:31Mais il faut qu'il y ait un programme commun national.
09:34Et surtout, il faut de l'argent pour les soins.
09:36C'est-à-dire qu'il faut, pour soigner quelqu'un qui a une addiction au protoxyde d'azote,
09:39ce n'est pas qu'un médecin généraliste.
09:41C'est un médecin généraliste, un psychiatre, un addictologue, un neurologue, un kiné, un radiologue.
09:45Enfin, il y a plein de monde qui intervient.
09:47Donc, il faut des programmes de soins qui sont vraiment intégrés et structurés.
09:50Merci beaucoup, Laurent Carilla, pour cette réaction.
09:53Vous êtes, je le rappelle, psychiatre et addictologue.
09:56Au menu également de ce Conseil des ministres ce matin,
09:59la guerre, bien sûr, au Moyen-Orient et ses répercussions ici en France.
10:03Face à la flambée des prix des carburants,
10:04la France Insoumise demande le blocage des prix.
10:07Manuel Bompard l'a répété ce matin sur RTL.
10:09Quand j'entends certains dire qu'il faut faire des chèques énergie,
10:12pardon, mais les chèques énergie, ça revient à financer les marges extraordinaires des distributeurs dans cette période,
10:17et donc de la spéculation avec l'argent de l'État.
10:19Donc, il faut dire sur les distributeurs, sur les raffineurs, sur Total, sur les stations-service, sur les distributeurs, c
10:24'est ça ?
10:24Bien sûr, il faut dire le prix, il ne peut pas être au-delà de tel prix.
10:28Ça ne peut pas être seulement de demander aux Françaises, aux Français de se serrer la ceinture,
10:31alors qu'ils se la servent déjà beaucoup.
10:33Bonjour Pauline Jaco.
10:33Bonjour à tous.
10:34Bloquer les prix, c'est vraiment possible ?
10:36Possible, légal, tout à fait.
10:37C'est un article du Code du commerce qui le permet.
10:40Le gouvernement peut bloquer, plafonner les prix, six mois maximum.
10:43On l'a déjà fait en France, 2020, nous sommes en pleine pandémie de Covid.
10:47L'État bloque les prix des masques et des gels hydroalcooliques.
10:50Pour le carburant, il faut revenir un peu plus en arrière.
10:52C'était en 1990.
10:54Le Premier ministre Pierre Bérégovoy limite alors les prix de l'essence au début de la guerre du Golfe.
10:59Et alors pourquoi en ce moment le gouvernement s'y refuse ?
11:01Deux arguments. Premièrement, si on bloque les prix, à quel prix ?
11:04Aujourd'hui, des stations sont moins chères que d'autres.
11:06Si on choisit le prix le plus haut, toutes les stations vont s'aligner.
11:10L'effet est contre-productif.
11:12Si on choisit le prix le plus bas, une grande partie des stations ne gagneront plus d'argent.
11:16Raisonnement du gouvernement, ils arrêteront de vendre et on risquera vraiment à ce moment-là la pénurie.
11:21Mais pourtant, il y a des endroits en France où les prix sont bloqués.
11:25C'est le cas notamment à La Réunion, comme nous le disait cette auditeur Tony qui nous a alerté.
11:29Je vais faire rager tous les métropolitains.
11:32Ici, les prix sont régulés.
11:34Voilà, Tony, dont les auditeurs ont la parole la semaine dernière.
11:37On est, j'ai vérifié à La Réunion ce matin, à 1,25€ le litre de gazole.
11:41C'est-à-dire bien moins qu'ici en métropole.
11:44Pourquoi ne fait-on pas la même chose, Pauline ?
11:46Parce que là, en l'occurrence, à La Réunion, il n'y a pas assez de concurrence.
11:49Ça veut dire qu'il faut réguler les prix pour éviter des situations de quasi-monopole où les tarifs explosent.
11:55Ce n'est évidemment pas le cas dans l'Hexagone où l'on compte plus de 10 000 stations-service
12:00sur le territoire.
12:01Merci beaucoup, Pauline Jaco, pour toutes ces précisions.
12:04La flambée des prix du carburant qui préoccupe, bien sûr, au plus haut niveau de l'État.
12:09Hier et pour la première fois, Roland Lescure, le ministre de l'Économie, a parlé de choc pétrolier.
12:14Est-ce qu'il va trop loin ? A-t-il vraiment raison ?
12:16On pose les questions à l'économiste Philippe Chalmin.
12:18A tout de suite sur RTL.
12:19Vous souhaitez nous contacter ? Appelez-nous au 3210.
12:2250 centimes la minute.
12:26Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
12:29Il est 12h46 sur RTL.
12:31On continue d'évoquer la flambée des prix du carburant.
12:34Et pour la première fois hier, le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a parlé de choc pétrolier.
12:39Cette situation constitue un nouveau choc pétrolier.
12:42Et si ce choc énergétique persiste, au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser plus largement à l
12:49'économie.
12:50Bonjour Philippe Chalmin.
12:51Bonjour.
12:52Et merci beaucoup d'être l'invité de RTL Midi.
12:54Vous êtes économiste, spécialiste de l'énergie, fondateur du think tank Cyclope.
12:59Est-ce qu'on y est ? Est-ce qu'on efface vraiment un choc pétrolier, comme le dit le
13:03ministre ?
13:05Écoutez, là je crois que le ministre n'exagère pas.
13:09D'autant plus que, si vous avez écouté, il a parlé de choc pétrolier, mais aussi de choc énergétique.
13:15Je crois qu'effectivement, il s'agit d'un choc énergétique.
13:18Là, vous vous concentrez sur le pétrole, mais le choc sur le gaz risque d'être plus durable.
13:24Et puis, il faut intégrer aussi tous les produits issus de la chimie du pétrole et du gaz,
13:29qui eux aussi vont se trouver affectés dans les jours et les semaines à venir.
13:33Choc pétrolier, choc énergétique, ce sont des expressions qui peuvent faire peur aux auditeurs qui nous écoutent.
13:40Est-ce qu'il y a des critères pour parler de choc pétrolier ?
13:43Non, on est dans le domaine du subjectif.
13:47Les références, ce sont les deux chocs pétroliers des années 70.
13:51A l'époque, les prix avaient été multipliés par trois.
13:55Là, nous sommes par une multiplication par deux à peu près, ce qui est déjà quand même pas mal.
14:00Et puis, même si ce matin, nous avons quelques espérances de lumière au fond du tunnel,
14:07elles restent quand même relativement ténues.
14:10Et donc, il faut nous habituer à ce que nous vivions dans la semaine,
14:15et peut-être les mois à venir, avec des prix qui vont se balader entre 100 et 150 dollars,
14:20beaucoup plus que les 60 dollars auxquels nous pensions juste au début de l'année.
14:26Vous évoquez, oui, l'éclaircie dont vous parlez, c'est suite aux discussions évoquées par Donald Trump avec l'Iran,
14:35et on va y revenir dans un instant, et ce prix du baril de pétrole qui est repassé sous la
14:39barre des 100 dollars.
14:41Vous évoquiez les deux chocs pétroliers des années 70, 73 et 79.
14:47On se souvient des conséquences à l'époque, sur le quotidien des Français.
14:52Est-ce que là, il faut redouter très concrètement, au-delà de la simple hausse des prix du carburant, d
14:58'autres conséquences ?
15:00Vous allez le voir sur vos factures de gaz dans les semaines et les mois à venir.
15:06Vous allez le voir sur les perturbations du transport maritime, la hausse du coût du transport maritime.
15:13Nous avons aujourd'hui des économies qui sont beaucoup plus dépendantes du reste du monde qu'elles ne l'étaient
15:19dans les années 70.
15:21C'est vrai que le choc de 73, les prix avaient triplé, ça avait été la prise de contrôle du
15:29marché par les pays producteurs.
15:31C'était quand même quelque chose de totalement différent.
15:34Là, nous avons une certaine habitude à la volatilité des prix.
15:37Nous avions pris peut-être ces derniers mois la mauvaise habitude de penser, et nous le pensions, nous autres des
15:45économistes,
15:46que les prix du pétrole allaient durablement rester bas et même continuer à baisser.
15:51On pensait qu'on allait atteindre les 50 dollars le baril dans le courant de l'année 2026.
15:56Nous sommes dans une configuration totalement différente.
15:59Et donc, le choc, bah oui, nous le ressentons à la pompe, on va le ressentir dans les factures,
16:04et on va le ressentir dans le nombre de domaines du quotidien.
16:08En faisant nos courses en supermarché aussi, par exemple ?
16:12Bah, écoutez, le prix des plastiques va se trouver directement impacté.
16:18Le prix du transport maritime, donc des produits que nous achetons à l'importation, etc.
16:23Alors, effectivement, si vraiment, à la fin de la semaine, on arrivait à un accord sur la base des 15
16:31points
16:31présentés par Donald Trump, ce serait un petit choc.
16:35Mais je suis quand même encore un petit peu sceptique.
16:39Et si la crise perdure, effectivement, nous allons continuer à vivre au quotidien,
16:48concrètement avec de l'essence au-delà de 2 euros le litre, etc.
16:52Et peut-être aussi un ralentissement économique plus fort,
16:57qui touche une économie française qui n'est quand même pas extraordinairement brillante.
17:02Merci beaucoup, Pierre Chalmin, pour votre éclairage spécialiste de l'énergie,
17:07économiste et spécialiste de l'énergie.
17:09Vous évoquiez à l'instant ces discussions annoncées par Donald Trump
17:13et son plan de paix en 15 points présenté.
17:18Il faut bien reconnaître que c'est toujours le grand flou autour de tout ça.
17:22Bonjour Nicolas Burnan.
17:23Bonjour.
17:23On a effectivement d'un côté le président américain qui dit
17:26« Oui, oui, je discute avec l'Iran »
17:27et puis l'Iran qui réaffirme ce matin qu'il n'y a aucun dialogue avec les Etats-Unis.
17:31Oui, l'ambassadeur d'Iran au Pakistan affirme ce midi
17:33qu'il n'y a aucune négociation directe ou indirecte entre Washington et Téhéran
17:38pour mettre fin à cette guerre.
17:39Pourtant, selon la chaîne 12 israélienne, un plan de paix transmis par des émissaires
17:44serait bel et bien à l'étude.
17:45L'Iran, dont le régime ne s'est pas effondré,
17:48ne souhaite probablement pas apparaître comme à l'origine d'une médiation diplomatique
17:52perçue comme un signe de faiblesse.
17:54Alors, le pays pose plusieurs conditions.
17:56Le contrôle total du détroit d'Hormuz, avec la possibilité d'y prélever des taxes,
18:01l'arrêt des frappies israéliennes contre le Hezbollah,
18:04la levée complète des sanctions internationales
18:06ou encore le maintien de son programme de missiles balistiques sans restriction.
18:10Ces exigences semblent difficilement acceptables pour Washington.
18:14À ce stade, les spécialistes doutent de l'organisation même de pourparler.
18:19La République islamique reste très méfiante à l'égard des Etats-Unis
18:23et perçoive ces éventuelles discussions comme un piège.
18:26Téhéran redoutant que Washington tente simplement de gagner du temps
18:30avant de reprendre la guerre encore plus durement.
18:33Nicolas Burnan du service international de RTL.
18:37On peut bien sûr revenir sur ces mots.
18:39Choc pétrolier.
18:40Est-ce que ça vous inquiète ?
18:42Est-ce que vous avez connu les précédents chocs pétroliers 73-79 ?
18:46Avez-vous l'impression de revivre la même chose ?
18:49J'attends vos réactions.
18:51Vous nous appelez au 3210.
18:54Vous écoutez RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
18:59On en vient à présent à ce chiffre qu'RTL vous dévoilait dès ce matin.
19:02Un infirmier sur trois envisage de quitter son poste.
19:06Un sur trois, c'est énorme.
19:08Résultat du baromètre Odoxa pour Albus.
19:11Un mal-être qui concerne tous les infirmiers
19:13qu'ils travaillent à l'hôpital ou en libéral.
19:15Et ce qui leur pèse le plus, c'est le manque de reconnaissance,
19:18le manque de considération à Gatelandais.
19:21Et vous l'avez constaté en suivant Marie, infirmière libérale à Paris.
19:25Oui, Marie se lève tous les jours à 5h30 pour être chez ses patients dès 6h30.
19:30Comment ça va ?
19:30Ça va doucement.
19:31Elle avait des beaux ulcères.
19:33Mais on a réussi à bien soigner ça.
19:35J'ai eu des infirmières formidables.
19:38Je vais avoir les plus belles jambes du quartier.
19:42Marie enchaîne 20 à 30 visites par jour pour faire des piqûres, changer des pansements,
19:49remplir des piluliers.
19:51Ce qui est pesant, c'est de devoir fournir autant de soins en si peu de temps.
19:55On y arrive, mais au détrouement de la santé générale.
19:58Mes années comptent triple, en fait.
19:59Je vois que je vais y plus vite que je ne devrais.
20:02Enfin, je le sens.
20:02On nous en demande de plus en plus pour de moins en moins de reconnaissance.
20:06Un manque de reconnaissance, notamment financier, car les tarifs des infirmiers libéraux
20:10n'ont pas été revalorisés depuis 15 ans.
20:12On a perdu en pouvoir d'achat.
20:14Mais je pense que c'est délibéré parce que ça nous force à faire beaucoup de soins
20:19pour pouvoir dégager un salaire.
20:20Mais le corps ne suit pas.
20:22Et même si Marie aime son métier et qu'elle tient à ses patients,
20:26elle me l'assure, elle arrêtera ce travail bien avant l'âge de sa retraite.
20:30Et si vous aussi, vous êtes infirmier ou infirmière, rappelez-nous.
20:333210, racontez-nous votre quotidien, vos difficultés.
20:36Dites-nous aussi si vous songez à arrêter ce métier, ce qui vous pèse le plus.
20:41Comment vos conditions de travail se sont détériorées au cours de ces dernières années.
20:45J'attends vos témoignages.
20:47Et puis au milieu de tout ça, au milieu de cette actualité bien chargée,
20:50un peu de réconfort.
20:52C'est aujourd'hui, figurez-vous, la journée internationale de la gaufre.
20:56Et pour l'occasion, Franck Hanson nous emmène dans une institution,
20:59la maison mère à Lille.
21:00Le général de Gaulle était un grand fan de ces gaufres fourrés à la vanille.
21:05C'est dans ces ateliers du Vieux-Lille inchangés depuis deux siècles
21:08que ces fameuses gaufres sont fabriquées toujours de manière artisanale.
21:12Une pâte briochée dans des moules en fonte, puis garnie de crème au beurre.
21:16Une recette toujours secrète, nous confirme Thierry Landron, le directeur de la maison mère.
21:21Ça reste une maison de famille.
21:22On a une dizaine de cuiseurs qui cuisent quelques centaines de gaufres tous les jours.
21:26Vous avez par exemple un beurre à opé, vous avez une vanille bio de Madagascar,
21:32une somme de produits d'exception.
21:34Chacun sa recette, la nôtre elle est secrète, inchangée depuis, j'allais dire, la nuit des temps.
21:39Et ces gourmandises ont leurs clients célèbres,
21:40qui se retrouvent dans les archives du copropriétaire Paul-Henri Guermont-Pré.
21:45Alors là vous avez Souchon qui a chanté notre gaufre,
21:47Amélie Nothomb, qui a dit que nous étions les bienfaiteurs de l'humanité.
21:50On a eu presque tous les chiffres d'État depuis, même avant De Gaulle.
21:53Presque un petit luxe pour quelques euros, toujours un plaisir pour ces lilloises.
21:57Lilloise est gourmande surtout, donc j'aime bien la traditionnelle.
22:01Délicieuse, le fourrage il est très très bon, un peu cher, mais c'est des bons produits.
22:04Classique ou revisité, ces gaufres se dégustent toute l'année avec un pic des ventes à Noël.
22:09Et vous, comment aimez-vous les gaufres, fourrés ou pas ?
22:13Vous nous appelez au 3210, donnez-nous aussi vos secrets pour réussir de vraies bonnes gaufres.
22:18Je vous attends par téléphone, donc au 3210 ou via l'application RTL.
22:22Vous cliquez sur l'onglet à laisser un message.
22:25La météo avec vous, Peggy.
22:27Bon, vous nous aviez prévenu, temps nettement plus frais.
22:31Ah oui, plus frais, plus agité.
22:32C'est vrai qu'on perd 6 à 10 degrés, notamment sur la moitié nord.
22:35On sera entre 7 et 13 degrés, pas plus cet après-midi.
22:3812 à 14 dans le sud-ouest, 19 à 22 près de la Méditerranée,
22:42où ça reste ensoleillé avec beaucoup de vent comme en Corse.
22:45Et le gros de la perturbation, là on va la retrouver cet après-midi entre les Pyrénées et les Alpes
22:49du Nord.
22:49Elle donne beaucoup de neige sur tous les reliefs à basse altitude.
22:52Et sur tout le reste du pays, c'est instable.
22:54C'est une traîne active entre nuages, éclaircies, averses, giboulées,
22:58risque de grésil sur un quart nord-est, voire des averses orageuses.
23:02Le tout avec beaucoup de vent sur tout le pays.
23:04Des rafales entre 70 et 80 km par heure.
23:06C'est un peu plus calme sur la façade atlantique, avec toujours du vent, mais un peu moins d'averse.
23:11Merci beaucoup Peggy.
23:12Le programme météo de la suite de la semaine, ce sera dans un instant.
23:16Il est 12h57 sur RTL.
23:17Dans un instant, ce sont les infirmières qui ont la parole, ras-le-bol ou pas de votre métier.
23:22Vous nous appelez au 3210.
23:23Puis si vous n'êtes pas infirmier ou infirmière, dites-nous si vous comprenez leur mal-être.
23:28Je vous attends.
23:29A tout de suite.
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