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  • il y a 6 heures
Regardez Le journal RTL avec Amandine Bégot du 05 février 2026.

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00:00Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi, les auditeurs ont la parole, nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30 d'info, de décryptage et de témoignage car cette émission vous le savez c'est d'abord la vôtre, c'est vous qui la faites, comme chaque jour vous avez la parole, vous réagissez, je vous attends dès à présent avec toute l'équipe du standard au 3210 mais aussi par SMS, vous envoyez votre message au 64 900 commençant par le mot midi et puis bien sûr l'application RTL, vous cliquez sur l'onglet laisser un message.
00:30Elle a eu une aujourd'hui de probables espions chinois interpellés dans une commune de 3000 habitants, c'est la stupéfaction sur place, nous irons dans cette commune de Gironde dans un instant.
00:42L'angoisse des enseignants après l'agression mardi à Sanary d'une des leurs, ils sont de plus en plus nombreux à réfléchir à deux fois avant de sanctionner un élève par peur de représailles, ça vous fait déjà beaucoup réagir, Marie par exemple vient de nous laisser un message au 3210.
00:55Je suis enseignante et oui, je vais au collège, la boule au ventre depuis deux jours, mais je l'avais déjà vécu avec l'événement à Saint-Jean-de-Luz, cette professeure qui avait déjà été assassinée au couteau.
01:09Et est-ce qu'on a peur de sanctionner des élèves alors qu'on est dans notre bon droit professionnel ? Aujourd'hui, oui, on se pose des questions, vraiment.
01:18Vous aussi, vous réagissez au 3210, savez-vous combien vous coûtez à la sécu ? L'Institut Montaigne propose d'afficher les prix des soins et des médicaments sur les ordonnances pour responsabiliser les patients.
01:30Et puis après 11 mois d'abstance, ça y est, Antoine Dupont est enfin de retour en équipe de France.
01:36Les Bleus affrontent ce soir l'Irlande en ouverture du tournoi des 6 nations.
01:40La météo avec vous Peggy Broch, bonjour Peggy.
01:42Bonjour Amandine, bonjour à tous.
01:43Encore de la pluie à l'ouest.
01:45Et oui, parce qu'on a cette perturbation qui donne de bonnes pluies.
01:48D'ailleurs, je vous signale que le Morbihan est en vigilance orange.
01:51Pluie, inondation sur l'est du pays.
01:53Pour l'instant, c'est plus calme mais bien gris.
01:56L'arrivée des pluies, c'est pour ce soir.
01:58Merci à vous Peggy, j'ai envie de dire Queen Peggy.
02:01Quand je vois votre pull, ceux qui nous regardent sur l'application RTL peuvent voir tout ça en vidéo.
02:06Météo complète, ce sera bien sûr juste après le journal.
02:10Amandine Bégaud
02:11RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
02:14Et pour commencer, on part donc d'abord pour Camblan et Ménac.
02:18C'est en Gironde, c'est là que 4 personnes, dont 2 ressortissants chinois, ont été interpellées, accusées d'espionnage pour le compte de Pékin.
02:27Denis Grandjou, vous êtes sur place pour RTL.
02:29Dans cette commune de 3000 habitants, c'est un peu la supéfaction.
02:32Oui, alors je me trouve devant cette jolie maison en pierre avec un grand jardin en contrebas.
02:37Il y a même un jacuzzi couvert juste devant moi.
02:40Pas de vis-à-vis direct, nous sommes à 1 km du centre de la commune.
02:44Camblan est tranquille, je pense que c'est surtout ça peut-être.
02:46Philippe Guillemot, le maire de Camblan.
02:48Une maison bien située, tranquille, où ils pouvaient déployer apparemment leur parabole.
02:54Je ne peux pas vous dire pourquoi ils se sont installés à Camblan.
02:57Il n'y a pas de terrain militaire, il n'y a rien.
02:58Alors je viens de rencontrer Michel et Laurent, respectivement Buraliste et Pizzaiolo.
03:03Ils ont croisé les espions.
03:05Je les ai servis, ils étaient trois.
03:08Par geste, ils me montraient à peu près ce qu'ils voulaient.
03:11Et après, ils sont repartis comme ils sont arrivés.
03:12Ils ont revois, ils sont partis.
03:15Je les ai vus deux fois dans la semaine.
03:16Bien habillés, chemise, on l'a bien habillé.
03:19Et montré, chicken, chorizo.
03:22Ça vous a étonné d'apprendre qu'ils étaient des espions ?
03:25Ah oui, après, oui.
03:25Désormais, ici à Camblane, on attend avec impatience de comprendre quel était le but des espions chinois
03:32dans ce petit village, tranquille, sur la rive droite de la Garonne.
03:35Denis Grandjou à Camblane et Ménacan, en Gironde pour RTL.
03:40Dans le Var, à présent, l'élève de 3ème qui a poignardé sa professeure d'art plastique,
03:44mardi à Sanary, doit être présenté à un juge et probablement mis en examen dans la journée.
03:49Deux jours après le drame, le collège Laguichard a lui rouvert pour tous ceux qui le souhaitent.
03:55Étienne Baudu, vous êtes sur place pour RTL.
03:57Oui, les élèves sont accueillis niveau par niveau.
04:00Les 5ème à 9h et les 6ème, les derniers, le seront à 13h30.
04:03Pas de cours, mais une discussion avec d'abord la principale et puis un enseignant prend le relais.
04:08Parler avant tout, échanger, se retrouver.
04:11L'équipe d'écoute psychologique est également toujours sur place.
04:14Catherine a accompagné son petit-fils en classe de 5ème.
04:16Pour lui, c'était très important, pour nous aussi, il va pouvoir gérer un peu ses émotions
04:20avec des gens du personnel qualifié, les psys, les professeurs,
04:24et puis pour voir que bon, quand même, après la vie, elle va quand même continuer.
04:27Il faut qu'il arrive à gérer cette émotion.
04:31Alors se recentrer sur l'essentiel, sur l'école en l'occurrence,
04:33c'est ce qui a poussé Linda à accompagner son fils en classe de 4ème.
04:37Il n'avait pas forcément envie de revenir et c'est moi qui lui ai dit que c'était important de revenir
04:41et que malheureusement, dans la vie, il y aura toujours des événements difficiles
04:46et qu'on est obligé de rebondir.
04:48Après, mon fils, il est partagé parce qu'il aimait beaucoup Madame Pascal,
04:51mais il connaissait très bien ce jeune qui était très gentil et il ne comprend pas.
04:57C'est vrai que c'était un enfant très calme.
04:59Rien n'aurait présumé cela.
05:02Et voilà, et demain, cette organisation spéciale sera à nouveau mise en place
05:07pour une rentrée normale, si jamais elle peut l'être, peut-être lundi.
05:11Etienne Baudu, en direct de Sanary-sur-Mer pour RTL.
05:14Merci à vous, Etienne.
05:15Ce drame, et là, ça en rappelle d'autres.
05:17On se souvient notamment d'Agnès Lassalle, cette professeure d'espagnol
05:20tuée par l'un de ses élèves à Saint-Jean-de-Luz.
05:23Ce matin, sur RTL, son compagnon, lui qui avait ému la France entière
05:27en dansant devant son cercueil, a pris la parole.
05:29Il appelle l'État à un sursaut, un vrai.
05:33Si j'ai une chose à leur dire, c'est arrêter de compatir à chaque fois devant les victimes.
05:38Agissez, agissez.
05:40Sept ministres de l'enseignement national depuis moins de trois ans,
05:43depuis le meurtre d'Agnès.
05:45Quelles mesures ont été prises ?
05:47La fouille des sacs ?
05:48Vous avez vu le résultat avec Mélanie ?
05:50Ça n'a rien empêché.
05:51Les portiques ?
05:51On peut y passer à travers.
05:54Cessez le brasser de l'air.
05:55Stéphane Voirin, le compagnon d'Agnès Lassalle sur RTL ce matin.
05:58Il était l'invité d'Olivier Bois.
06:00Bonjour Jérôme Fournier.
06:02Bonjour.
06:02Vous êtes professeur d'histoire-géographie, secrétaire national du syndicat enseignant UNSA.
06:07Il a raison, Stéphane Voirin.
06:08Rien n'a changé depuis la mort d'Agnès Lassalle.
06:12Il n'y a pas assez de choses qui ont changé.
06:15Ça, c'est une certitude.
06:17Les mesures de fouilles ou de portiques, on sait que c'est limite et que ça ne résoudra pas le problème.
06:22Donc, pour nous, il faut vraiment travailler sur la prévention, la détection et l'accompagnement psychomédical des jeunes qui en ont besoin.
06:33En fait, l'enjeu est vraiment là.
06:35Vous diriez que les enseignants vont aujourd'hui travailler la peur au ventre ?
06:38Malheureusement, certains d'entre eux, c'est très personnel en fait, la réaction des enseignants.
06:45Mais malheureusement, de plus en plus, oui, on a des enseignants qui se posent la question.
06:53Parce qu'on voit bien, c'était dit dans votre reportage tout à l'heure, ce jeune, il avait l'air calme.
07:00Certains camarades le décrivent comme gentil, agréable.
07:02Donc, on s'y attendait probablement pas de lui, alors que parfois, on peut s'attendre d'élèves plus dissipés, plus agressifs.
07:11Un passage à l'acte, mais pas forcément.
07:13Donc, aujourd'hui, oui, il y a de plus en plus de collègues qui s'interrogent.
07:18C'est assez humain, en fait.
07:20Des collègues qui s'inquiètent, qui s'interrogent.
07:22Est-ce que certains ont changé leur comportement après ces agressions ?
07:28Malheureusement, oui.
07:30Oui, il y a quelques enseignants qui hésitent davantage à sanctionner les élèves, par exemple.
07:38Alors là encore, ce n'est pas généralisé, mais ça peut arriver.
07:43C'est-à-dire que certains se disent, oh là là, si lui, je le punis, attention, il va m'arriver quelque chose.
07:48On en est là ?
07:49Pour certains, oui.
07:51Oui, voilà.
07:52Je ne voudrais pas qu'on pense que c'est la majorité.
07:54Mais on a quelques collègues qui, effectivement, réagissent comme ça.
08:01Et c'est là qu'il y a vraiment nécessité d'être soudés dans les établissements, avec les directions,
08:08pour que, justement, on n'ait pas cette crainte et qu'on puisse sanctionner les élèves quand on a besoin de les sanctionner.
08:16C'est nécessaire parfois, et que tout le monde soutienne la sanction qui doit être prise le moment venu
08:24pour faire tomber cette crainte quand elle existe.
08:28Certains se sont abandonnés par la hiérarchie.
08:31Ça aussi, c'est quelque chose qui vous remonte ?
08:34Oui, ça arrive là aussi, oui, bien sûr.
08:40Oui, oui, ça peut arriver.
08:42Merci beaucoup, Jérôme Fournier, d'avoir été avec nous.
08:46Vous êtes le secrétaire national du syndicat enseignant UNESA.
08:49Et si vous êtes vous-même enseignant, professeur, ou vous l'avez été par le passé,
08:54si vous êtes aussi chef d'établissement, que vous allez travailler pour certains jours,
09:00la peur au ventre, que vous hésitez à sanctionner un élève par peur de représailles,
09:07j'attends vos témoignages.
09:08Appelez-nous au 3210.
09:10Vous écoutez RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
09:15Un peu plus d'un mois après le drame de Grand Montana,
09:18les gérants du bar Le Constellation, eux, prennent tous les deux la parole
09:22pour la première fois dans une lettre envoyée à leurs salariés.
09:25Ils adressent toute leur compassion.
09:26Bonjour Maxime Lévy.
09:27Bonjour.
09:28Le timing de ce courrier interpelle.
09:30Oui, tout à fait.
09:31Nous nous devons d'apaiser votre douleur.
09:33Nous aurions tellement besoin de soulager votre souffrance.
09:36Une lettre de soutien aux salariés du bar Le Constellation,
09:39mais aussi de mea culpa, je cite.
09:40Nous portons cette responsabilité sans chercher à nous déporter sur vous.
09:45Des mots qui résonnent après la dernière audition de Jacques Moretti.
09:48Il avait accusé Gaëtan, l'un des serveurs, d'avoir fermé la porte de service
09:51empêchant les victimes de fuir.
09:54Maître Laurent Jourdat est l'avocat du jeune homme.
09:56Monsieur Moretti avait, dans un premier temps, rejeté la faute sur ses employés.
10:01Maintenant, il semble regretter, rétropédaler.
10:04Mais est-ce que c'est vraiment sincère de sa part ?
10:07Ce courrier est tardif.
10:08Il est reçu par les salariés plus d'un mois après le drame.
10:12C'est un courrier, en effet, de circonstance,
10:14qui peut-être leur permet de préparer leur défense en vue de leur prochaine audition.
10:19Un courrier de circonstance, selon l'avocat, à une semaine de l'audition du couple,
10:24le 12 et 13 février prochains.
10:25Dans ce courrier, les époux Moretti tentent également de rassurer leurs salariés.
10:29Si les salaires n'ont pas été versés, c'est parce que, je cite,
10:32tous nos comptes ont été bloqués par le ministère public.
10:35Maxime Lévy, du service police-justice de RTL.
10:37Merci à vous.
10:38Après avoir échappé à la peine de mort en Malaisie,
10:41Tom Félix est lui de retour en France.
10:43L'est aménagé, il a atterri ce matin à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
10:47Oui, à son arrivée, habillé d'une veste kaki et d'un suit rouge,
10:50il est tombé dans les bras de ses proches, de sa sœur et de ses amis,
10:54venu l'attendre avec des fleurs dans le hall de l'aéroport.
10:57Une longue accolade après avoir passé 909 jours loin d'eux en détention.
11:01Je suis fatigué, très fatigué.
11:04La Malaisie m'a volé 909 jours de ma vie.
11:07Je n'ai jamais trafiqué de drogue.
11:09Donc toujours beaucoup de colère, beaucoup de tristesse.
11:12Pas non seulement ce que j'ai subi à moi,
11:14mais ce que ça a fait subir aussi à ma famille et à mes parents.
11:16Émue, sa mère Sylvie tient la tête de son fils entre ses mains.
11:19On vous le ramène, on vous le ramène.
11:21Hier soir, elle a pris l'avion avec lui de Piku à la Lume en Malaisie pour le ramener à la maison.
11:26Je suis fière de mon fils, il a fait preuve d'une résistance et d'une résilience.
11:30Vous imaginez bien qu'on ne sort pas un verre,
11:32deux ans et demi, l'incarcération dans des conditions terribles.
11:36Enfin, vous le voyez, il a envie de se faire oublier maintenant.
11:40Il consécute de lui.
11:41Tom Félix a prévu de passer la journée avec ses proches, l'être étiré.
11:44Il dit, ne pas encore totalement réalisé.
11:47Ça ira mieux quand j'aurai revu la tour Eiffel, glisse le trentenaire.
11:51Et si signé l'ENA Ménager.
11:54RTL vous le révélait, ce matin, les ventes de Chine dégringolent en France.
11:58Moins 43% précisément sur un an.
12:02Conséquence bien sûr des polémiques de ces dernières semaines,
12:04notamment autour des poupées pédopornographiques.
12:08De temps en temps, j'ai acheté des articles sur Chine.
12:10J'ai essayé quand même de réduire un maximum parce qu'on sait quand même l'impact humain.
12:14Après, c'est vrai que les prix sont très attractifs.
12:16Et c'est vrai que depuis l'histoire, le scandale avec la poupée,
12:18je me suis dit, oula, je me suis rendu compte que vraiment,
12:21c'était pas du tout normal de consommer sur ce genre de site.
12:25Et donc, je me suis dit, j'arrête.
12:27Et donc depuis, c'est vrai que j'ai complètement arrêté de consommer.
12:31Quoi qu'on en dise inconsciemment, je me sens un peu mieux quand même.
12:33J'ai acheté peut-être trois fois par mois.
12:35Des fois, c'était un petit budget, peut-être 40 euros jusqu'à 400.
12:39En soi, c'est ça, c'est les conditions de travail,
12:42le fait qu'ils ne vendent pas des trucs aux normes.
12:44J'achète dans les magasins maintenant, finalement.
12:47Lorraine et Amama qui ont donc changé leurs habitudes au micro-RTL de Johanna Chabas.
12:51Et vous, avez-vous renoncé à acheter du Chine,
12:55changer ou pas vos habitudes ?
12:56Vous vous appelez au 3210.
12:58J'ajoute que la Cour d'appel de Paris doit examiner cet après-midi
13:01et la demande de suspension de la plateforme réclamée par le gouvernement.
13:05En première instance, le tribunal avait donné raison à Achille,
13:08mais l'État a fait appel.
13:10Il est 12h43.
13:11Dans un instant, faut-il afficher le vrai coup des soins, des médicaments ?
13:16C'est ce que propose l'Institut Montaigne.
13:18Bonne idée ou pas, on en débat.
13:19Il est 12h47 sur RTL.
13:32L'adresse, la direction des statistiques des ministères sociaux sonne l'alerte.
13:37Nous manquons d'aide à domicile pour les personnes âgées.
13:41Et si rien n'est fait, ça ne va pas s'arranger,
13:43d'autant que la population vieillit.
13:44D'ici 2050, il va falloir recruter 150 000 à 200 000 personnes en plus.
13:50Stéphane Fustek est conseiller fédéral à la CGT dans le secteur de l'aide à la personne.
13:55Il y a plusieurs problèmes qui font que les chiffres sont très alarmants.
13:58Un problème démographique, tout d'abord,
14:00puisque les personnes qui exercent ces métiers ont une moyenne d'âge de 48 ans.
14:04C'est-à-dire que c'est 10 ans de plus que tous les autres secteurs professionnels.
14:08Donc on a une vague importante de départs en retraite
14:11qui ne sont pas compensées par l'arrivée de jeunes travailleuses.
14:14Je parle au féminin puisque ce sont essentiellement des femmes.
14:17Un manque d'attractivité.
14:18Les salaires sont très bas, les conditions de travail extrêmement difficiles.
14:22C'est un secteur où il y a deux fois plus de travailleurs pauvres
14:25que dans tous les autres secteurs confondus.
14:27Tous les ingradiens sont réunis pour qu'on se retrouve dans une situation explosive.
14:31Et comme d'habitude, c'est géré au dernier moment.
14:33Et on ne peut pas, sans anticiper, agir efficacement sur des grandes masses comme ça.
14:38Des propos recueillis pour RTL par Hortense Crépin.
14:41Le vieillissement de la population à l'origine aussi, en partie en tout cas,
14:45de l'envolée des dépenses de santé.
14:47Pour responsabiliser un peu plus les Français,
14:49l'Institut Montaigne propose d'afficher le coût réel des soins,
14:52des médicaments sur les ordonnances.
14:54Bonne idée ou pas, bonjour Pauline Jacot.
14:56Bonjour à tous.
14:57Vous êtes allé poser la question devant une pharmacie près de Paris.
15:00Et c'est vraiment la grande inconnue.
15:01Combien coûtent réellement à l'État vos opérations, vos frais de santé ?
15:05Là, les visages se figent, extrêmement dubitatifs.
15:08Sarah a 25 ans, elle vient de se faire enlever un kyste à l'hôpital public.
15:11J'ai payé une trentaine d'euros.
15:13Ça coûte 1300 euros une journée d'hospitalisation.
15:16Mais qui paye ça ?
15:16Quand j'ai accouché, ça ne m'a rien coûté.
15:18En revanche, vous savez combien ça coûte à l'hôpital ?
15:21Je n'en ai aucune idée.
15:22Ça coûte 4500 euros.
15:242000 euros pour une opération de la cataracte,
15:2620 000 pour une prothèse de hanche.
15:28L'Institut Montaigne parle même de coût caché pour une jambe ou un bras cassé jusqu'à 70 000 euros.
15:34Marion a accouché trois fois à l'hôpital public.
15:37Elle prône une transparence des frais de santé.
15:39Les gens se plaignent du système de santé et de ce que ça coûte.
15:43Mais je pense qu'il faut qu'il y ait une vraie prise de conscience sur le sujet
15:46et que tout le monde réalise la chance qu'on a aussi d'être aussi bien soigné en France.
15:50Peut-être une réconciliation entre ce qu'on paye et ce qu'on reçoit.
15:54Responsabilisation des patients, c'est aussi ce que la transparence des prix des coûts de la santé
16:00pourrait être impliquée selon Christelle, pharmacienne.
16:02Il y a cette notion de gratuité que les gens ont en tête qui n'est pas du tout le cas.
16:07Et je pense que ça limiterait même la consommation.
16:09Rien que sur un Doliprane, on a tendance à prendre 12 boîtes,
16:13alors qu'on n'en prendrait peut-être que 5-6.
16:15C'est ce dont on a réellement besoin si on connaissait la valeur des choses.
16:18Elle aimerait aussi que les remboursements soient mieux encadrés,
16:21notamment pour les médicaments prescrits avant un départ à l'étranger.
16:24Eux aussi, prises en charge, mais qui ne sont, dit-elle, que des achats de précautions.
16:29Merci beaucoup Pauline Jacot. Bonjour Frédéric Bizarre.
16:32Bonjour Maudine Mégane.
16:33Et merci d'être l'invité d'RTL Midi.
16:35Vous êtes économiste, président de l'Institut Santé.
16:38Un mot d'abord de cette proposition de l'Institut Montaigne.
16:42Afficher le coût réel des soins, des médicaments directement sur les ordonnances.
16:46Vous trouvez, vous, l'économiste de la santé, que c'est une bonne idée ou pas ?
16:50Oui, mais c'est très restrictif par rapport au problème général.
16:53D'abord, le rapport de l'Institut Montaigne est extrêmement intéressant
16:56pour montrer que les Français sont en attente de davantage de civisme.
17:00Et votre reportage le montre très bien.
17:02C'est que les Français sont tout à fait d'accord pour qu'on les responsabilise davantage,
17:05qu'on les afforbe davantage sur les coûts, même si ces coûts sont payés par la collectivité.
17:10Mais c'est bien plus profond que ça, le problème.
17:12C'est que pourquoi est-ce qu'on ne le fait pas ?
17:16Pourquoi est-ce que les politiques publiques de ces 20 dernières années
17:18ont été plutôt vers un sens qui a fait baisser, pas simplement en santé,
17:23mais dans les politiques publiques, le civisme, l'engagement citoyen ?
17:27Et là, c'est là où le rapport est un petit peu court.
17:29C'est qu'il a une vision assez asymétrique.
17:32C'est que l'engagement citoyen, ça a un coût.
17:34La responsabilité, ça a un coût.
17:36Et c'est ce coût qu'il faut essayer de présenter aux Français.
17:40D'abord, il faut que les Français s'engagent davantage dans leur santé sur le plan.
17:44Il faut passer d'une approche très collectiviste de la santé
17:47à une approche qui soit plus individuelle.
17:49Vous êtes responsable de votre santé.
17:51Mais est-ce que les Français veulent vraiment payer le coût de ça ?
17:54C'est-à-dire s'éduquer, s'informer sur la chose, vous voyez ?
17:58Mais vous ne pensez pas que si on affichait le prix, par exemple,
18:00d'une journée d'hospitalisation, le prix...
18:02Alors, vous allez me dire que c'est affiché dans certains endroits, c'est vrai.
18:05Mais aussi le vrai prix des médicaments.
18:08Certains n'y réfléchiraient pas à deux fois.
18:10Vous ne pensez pas que ça peut changer les choses ?
18:12Enfin, si vous voulez, oui, il faut le faire.
18:14Je redis, oui, il faut le faire.
18:16Mais ça ne changerait qu'à la marge des choses.
18:18Depuis 20 ans, encore une fois, on a été vers le reste à charge zéro.
18:22Y compris pour les lunettes.
18:23Et ça, ça a été une erreur ?
18:24Mais ça a été une erreur fondamentale,
18:26de la même façon que le tiers payant généralisé est une erreur.
18:29C'est-à-dire, on vous dit, tu n'as plus rien à payer,
18:31même si tu le peux,
18:33même si ça serait justifié que tu payes quelque chose.
18:35Le système, parce qu'il est formidable
18:38et parce que la solidarité n'a aucun coût,
18:40je te permets de ne plus rien payer.
18:42Bien sûr que c'est une erreur.
18:44Si on veut, encore une fois,
18:45aller vers un équilibre entre un système solidaire
18:47mais un système qui soit aussi responsable.
18:50Et on a un système qui est relativement libre,
18:52où vous pouvez choisir votre médecin,
18:54votre établissement de santé.
18:55Mais on le sait bien,
18:56et ce n'est pas qu'en philosophie, en économie ou ça,
18:58c'est que la liberté, le coût de la liberté,
19:00c'est la responsabilité.
19:02Mais donc, pour être très concret,
19:03vous dites, par exemple, le tiers payant,
19:04on revient dessus, il faut revenir dessus,
19:06avoir le courage de revenir dessus.
19:07Et refaites un reportage en demandant aux Français
19:10s'ils sont prêts à l'exception,
19:13c'est-à-dire à ceux qui n'ont pas suffisamment de revenus,
19:15lorsque vous avez un coût qui est trop élevé,
19:18donc la participation individuelle n'a pas de sens,
19:21ce qui est le cas notamment à l'hôpital.
19:23Est-ce que vous seriez prêts à sortir systématiquement
19:26votre carte bleue, juste pour 5 euros,
19:28mais pour marquer le fait
19:30qu'une consultation médicale n'est pas gratuite ?
19:34Oui, c'est ça.
19:35Et c'est là où le politique doit avoir le courage de dire
19:39je suis pour une responsabilisation et plus de civisme,
19:42mais il faut juste que j'affiche la note en face
19:45et il faut que je fasse en sorte qu'il y ait un équilibre
19:47et que les Français se disent
19:48je comprends que ça a un coût,
19:50mais je comprends que ce coût en vaille la peine.
19:51Et là, il y a une vision qui est toujours un petit peu naïve,
19:55je dirais, du civisme et de la responsabilisation.
19:58Parce que la responsabilité en santé aussi,
20:00il faut faire attention,
20:01ce n'est pas la culpabilisation.
20:02Il y a une très forte inégalité
20:04entre les capacités d'être responsable ou pas.
20:07Il y a des gens pour lesquels c'est très compliqué
20:09d'avoir des comportements vertueux en matière de santé.
20:12Il y en a pour qui c'est très facile.
20:14Donc ça nécessite des politiques publiques ciblées
20:16pour ceux pour lesquels c'est le plus compliqué.
20:18Donc il faut aller au-delà que simplement l'affichage,
20:21de dire vous êtes responsable,
20:23vous ne payez rien,
20:23mais sachez ce que ça vous coûte.
20:25C'est un peu plus compliqué que ça.
20:26Merci beaucoup Frédéric Bizarre
20:28d'avoir été l'invité d'RTL Midi.
20:30On va bien sûr prolonger ce débat avec les auditeurs.
20:32Faut-il afficher le prix des soins, des médicaments ?
20:35Vous réagissez au 30 de 10.
20:36Faut-il revenir, comme le dit Frédéric Bizarre,
20:39sur tout simplement le tiers payant ?
20:42Obliger chacun à payer même un peu
20:44quand il va à la pharmacie ?
20:45Vous réagissez au 30 de 10.
20:48On parlait du vieillissement de la population.
20:53Notre parc auto, lui aussi, vieillit.
20:56Et voilà une conséquence très concrète.
20:57Le nombre de contrôles techniques s'envole.
21:00Plus 1 million en un an,
21:02soit plus de 27 millions de voitures contrôlées.
21:04Bonjour Christophe Bourreau.
21:06Bonjour Amandine, bonjour à tous.
21:07Vous vous êtes rendu dans un centre de contrôle technique à Versailles.
21:10Centre qui ne désemplit pas.
21:12Et c'est au volant de son Renault Scénic,
21:14âgé de 12 ans,
21:15qu'Alexandra vient passer le contrôle technique.
21:17Elle a plus de 12 ans, mais je l'entretiens bien.
21:19J'ai fait une révision il n'y a pas longtemps.
21:21J'ai un petit doute sur les pneus
21:22parce que je ne les ai jamais changés.
21:23Donc j'ai un petit doute.
21:24Je pense que ça ne va pas passer.
21:25Et les pneus, c'est en effet la première cause de contre-visite.
21:28Comme le constate Orlando d'Acosta
21:30à la tête de ce centre d'Ecra
21:32qui accueille plus de 9000 véhicules par an.
21:34Il y a une usure importante à l'intérieur.
21:36Donc celle-là va repartir en contre-visite.
21:37Bon ben voilà, je suis bonne pour une contre-visite.
21:39Tout va bien à part les pneus qui ne sont pas en bon état.
21:42La pneumatique, c'est dangereux.
21:43Super dangereux.
21:43Et dans ce centre comme ailleurs en France,
21:45le taux de contre-visite est de 19%.
21:47Un chiffre stable.
21:48Malgré le parc qui vieillit
21:50et qui frôle les 13 ans d'âge en moyenne.
21:52Je préfère l'entretenir
21:53parce que ça revient moins cher
21:54vu le prix d'une voiture neuve.
21:56Je n'ai pas les moyens pour m'en acheter une.
21:58On nous pousse un peu à aller à l'électrique.
21:59Les gens ont un peu peur
22:00et je pense qu'ils gardent leur véhicule.
22:01Donc au lieu d'avoir un véhicule
22:02qui va passer dans 4 ans,
22:07les réglementations de voitures
22:08ont dû repasser le contrôle technique
22:10car équipé d'Airbag Takata.
22:13Christophe Bourreau, spécialiste auto ici à RTL.
22:15On en vient au rugby
22:16avec le début ce soir du tournoi des 6 nations.
22:19Les Bleus affrontent l'Irlande au Stade de France.
22:21Un match avancé
22:22pour cause de cérémonie d'ouverture
22:23des JO d'hiver demain en Italie
22:25et qui marque le grand retour d'Antoine Dupont.
22:29Après 11 mois d'absence,
22:30le capitaine retrouve le 15 de France.
22:32Un atout bien sûr pour les Bleus.
22:33Un danger pour les Irlandais, Cédric Chasseur.
22:35Oui, à l'image de Kélan Doris,
22:38le capitaine de cette équipe irlandaise
22:39qui n'a pas forcément que des bons souvenirs
22:42de ses précédents duels avec Antoine Dupont.
22:44Il m'a déjà échappé plusieurs fois
22:46et je l'ai déjà décrit
22:47comme l'un de ces petits poissons
22:48que l'on essaie d'attraper
22:50et qui vous glissent entre les doigts.
22:52Il faut rester à son contact
22:53et être plusieurs à le surveiller de près.
22:56C'est le moteur de leur attaque
22:57et ce sera un défi de taille pour nous.
22:59L'anguille Antoine Dupont,
23:00difficile à suivre pour ses adversaires
23:02et parfois aussi pour ses coéquipiers,
23:05obligés d'hausser leur niveau de jeu.
23:07Fabien Galtier, le sélectionneur du 15 de France.
23:10Antoine Dupont, c'est plus, ça c'est sûr.
23:12Mais ça demande aussi plus d'exigence,
23:15élever notre niveau de travail
23:16pour répondre à une forme d'ambition
23:18qu'il porte en lui.
23:20C'est plus d'engagement aussi
23:21demandé à l'équipe.
23:22Et on l'a vu, en son absence,
23:23cet automne,
23:24l'équipe de France a connu
23:25quelques difficultés.
23:26Il y a une sorte de Dupont-dépendance
23:28dans le jeu français.
23:29Alors, profitons de la présence du capitaine
23:32qui a retrouvé toutes ses sensations,
23:34tous ses repères.
23:35C'est lui qui le dit
23:36depuis son retour au jeu fin novembre.
23:37Cédric Chasseur pour RTL.
23:40La météo Péguy
23:41est donc encore une perturbation ouest.
23:43Qui donne de bonnes pluies en plus.
23:45Le Morbihan est en vigilance orange
23:47puis inondation.
23:47La Gironde reste en vigilance orange crue.
23:50On a de bonnes pluies là cet après-midi
23:51entre la Bretagne, la Normandie,
23:52le Massif central, les Pyrénées
23:54jusqu'au Var avec du vent,
23:55un coup de tonnerre possible
23:56sur la côte aquitaine
23:57où on aura moins d'averses
23:59et un petit peu plus d'éclaircies
24:00dans l'après-midi.
24:01C'est plus calme à l'est
24:02avant l'arrivée des pluies en soirée.
24:04Mais le ciel est bien gris.
24:05On a encore quelques faibles pluies
24:06sur les frontières du nord.
24:08Là où ça reste lumineux,
24:09c'est sur l'Alsace-Lorraine.
24:10Les températures,
24:11elles sont encore douces.
24:126 à 10 sur le nord-est
24:13mais 10 à 14 degrés
24:14sur les autres régions
24:15jusqu'à 16 à Biarritz.
24:16Le programme du week-end
24:17dans un tout petit instant.
24:18Et puis vous avez la parole
24:20si vous êtes enseignant.
24:21Avez-vous peur ?
24:22Allez-vous travailler la peur au ventre ?
24:23On en parle dans un instant.
24:24A tout de suite.
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