- il y a 15 heures
A la une de cette édition, Trump toujours en quête d’un dénouement pour une guerre bien mal embarquée. Près d’un mois après le début des offensives contre l’Iran, le dollar souffre du blocage du détroit d’Ormuz et les pistes d’apaisement sont aux abonnés absents.
Nous irons ensuite en Hongrie, où la campagne électorale s’enflamme à moins de trois semaines du vote, avec des accusations tous azimuts d’espionnage et de financements étrangers.
Et enfin à Paris, nous reviendrons sur le paradoxe des appartements vides et des Parisiens sans logement.
Nous irons ensuite en Hongrie, où la campagne électorale s’enflamme à moins de trois semaines du vote, avec des accusations tous azimuts d’espionnage et de financements étrangers.
Et enfin à Paris, nous reviendrons sur le paradoxe des appartements vides et des Parisiens sans logement.
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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir à la lune de cette édition.
00:16Trump cherche des nommants pour guerre mal embarquée.
00:19Nous irons ensuite en Hongrie où la campagne électorale s'enflamme
00:23à moins de trois semaines du vote avec des accusations tous azimuts
00:26d'espionnage et de financements étrangers.
00:28Et enfin à Paris, nous reviendrons sur le paradoxe des appartements parisiens vides
00:33et des parisiens sans logement.
00:39Donald Trump, dos au mur près d'un mois après les premières frappes israélo-américaines
00:44contre l'Iran, le locataire de la Maison-Blanche semble toujours en quête
00:48d'une porte de sortie. Le point.
00:51Il faut sauver le soldat dollar.
00:54Après 25 jours de guerre contre l'Iran, l'alliance israélo-américaine
00:58fait face aux conséquences des opérations.
01:00Ainsi, la fermeture du détroit d'Ormuz, véritable nœud stratégique iranien,
01:05entrave le trafic pétrolier mondial, fondement de la monnaie de l'oncle Sam.
01:10Le baril de brut a bondi au-dessus des 115 dollars lundi,
01:13alors que les marchés voyaient approcher l'ultimatum de Donald Trump,
01:17promettant des frappes sur les installations électriques iraniennes
01:20si les tankers n'étaient pas autorisés à passer.
01:22Probablement conscient d'avoir fixé des conditions que Téhéran n'entendait pas accepter,
01:27le président américain a donc reculé, expliquant que les délais passaient alors
01:32à 5 jours supplémentaires, jusqu'à la fin de la semaine donc.
01:36Problème ? Donald Trump expliquait aussi que les discussions étaient en cours avec l'Iran,
01:41une information aussitôt démentie par les intéressés.
01:45Le calme des cours du dollar n'aura donc duré que quelques heures.
01:49Il faut dire que les discussions en direct avec l'Iran n'ont pas été facilitées
01:53par les opérations américano-israéliennes.
01:56Nous avons éliminé les dirigeants lors de la phase 1, de la phase 2 et en grande partie de la
02:01phase 3.
02:02Mais nous avons affaire à un homme qui, je crois, est le plus respecté et qui est le dirigeant.
02:08Et vous savez, c'est un peu compliqué. Ils ont éliminé tout le monde.
02:11En effet, plusieurs dirigeants iraniens de premier plan, à l'image du guide suprême Ali Khamenei,
02:16ont péri dans les premières frappes de la coalition.
02:19Une fois que la démonstration de force, encore plus spectaculaire que l'enlèvement de Nicolas Maduro au Venezuela, a eu
02:25lieu,
02:26il y a effectivement des difficultés à trouver des interlocuteurs pour discuter de la paix.
02:31Et si l'on ignore la situation réelle qui entoure le nouveau guide suprême, Mosh Taba Khamenei,
02:36tout porte à croire que même indemne, il a tout intérêt à éviter de se montrer.
02:40Par ailleurs, il faut aussi noter que l'élimination des dirigeants participe à une forme de radicalisation du pouvoir iranien
02:47qui ne va ni dans le sens des négociations de paix, ni dans l'intérêt de la population que l
02:51'on prétendait vouloir libérer.
02:53Il est à noter que Khamenei avait prononcé une fatwa interdisant les armes nucléaires
02:57et rien ne garantit que son fils, désormais orphelin, fasse le choix de la reconduire.
03:02A plus forte raison que l'absence d'armes nucléaires n'a visiblement pas assuré à l'Iran de se
03:07garder d'être attaquée,
03:08contrairement à la Corée du Nord.
03:10Ce sont peut-être toutes ces réalités qui apparaissent désormais à un Donald Trump
03:14maintenu jusque-là dans une configuration destinée à conduire à l'offensive.
03:19Dans ce cadre, il est à noter que le président américain a particulièrement pointé du doigt
03:23son secrétaire d'État à la Défense, Pete Exet, comme premier promoteur des opérations.
03:28Pete, je crois que tu as été le premier à prendre la parole. Tu as dit « allons-y ».
03:32Un message consistant à dire qu'il faudra se souvenir du responsable
03:36si les opérations tournent vraiment vinaigre pour les États-Unis.
03:39Une possibilité non négligeable dans la mesure où Benjamin Netanyahou
03:43n'est pas dans une logique d'applaisement, bien au contraire.
03:46J'ai parlé plus tôt dans la journée avec notre ami le président Trump.
03:50Le président Trump estime qu'il existe une opportunité de tirer parti des formidables
03:56succès que nous avons obtenus aux côtés de l'armée américaine pour atteindre les
04:00objectifs de la guerre grâce à un accord qui préservera nos intérêts vitaux.
04:05Dans le même temps, nous allons continuer à tirer à la fois au Liban et en Iran.
04:10En effet, si le monde regarde en premier lieu vers Téhéran, Beyrouth ainsi que le sud Liban
04:15font les frais de frappes israéliennes.
04:17Et si les objectifs affichés par Tel Aviv évoquent le combat contre le Hezbollah,
04:21les craintes d'une colonisation pure et simple de certains territoires sont aussi d'actualité.
04:26Exceptionnellement, Emmanuel Macron a pris la parole lundi de façon assez raisonnable.
04:29« Et c'est pour ça qu'à l'heure du fracas entre les religions, à l'heure où
04:34quelques-uns voudraient nous pousser à l'escalade des guerres, à l'heure où
04:37quelques-uns voudraient nous faire croire que la sécurité ne peut être assurée que
04:44par l'envahissement du voisin qui fait peur. »
04:46Une rhétorique qui commence effectivement à prendre l'eau, y compris chez les alliés
04:50des Américains et les pays de l'OTAN.
04:52En effet, pour l'heure, les membres de l'Alliance jouent la sécurité et refusent
04:56toute participation dans les aventures lancées par Washington et Tel Aviv.
04:59Des aventures dont les conséquences rejaillissent toutefois sur toute l'économie mondiale
05:04si longtemps rythmée par le pétrodollar.
05:09La campagne électorale hongroise de plus en plus explosive.
05:13Le gouvernement hongrois est accusé par Bruxelles de transmettre des informations sensibles à Moscou
05:18tandis que des journalistes de l'opposition sont accusés de travailler pour des gouvernements étrangers.
05:23Nicolas de Lamberterie.
05:25Tension maximale et internationale à Budapest.
05:31Le désir ardent des euro-mondialistes bruxellois de se débarrasser de Viktor Orban
05:37a encore grimpé d'un cran depuis que le Premier ministre hongrois a mis son veto
05:42sur le prêt de 90 milliards à l'Ukraine en raison du blocage de l'oléoduc Droujba par Kiev.
05:51Et désormais, en dernière ligne droite de la campagne électorale,
05:55tout est tenté pour déstabiliser Viktor Orban.
05:58C'est ainsi que le Washington Post a publié un article accusant le ministre des Affaires étrangères hongrois,
06:06Peter Siarto, de révéler à Sergei Lavrov des informations confidentielles évoquées lors des réunions à huis clos
06:14des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne.
06:18Des accusations que le gouvernement hongrois rejette fermement,
06:22même si l'opposition tente de les monter en mayonnaise.
06:25À moins de trois semaines des élections, on remarque que de plus en plus,
06:31le débat se polarise sur de quelle puissance étrangère le parti hongrois est-il le faire-valoir ou le serviteur.
06:40Donc le Fidesz accuse Tissa d'être au service de l'intérêt de Kiev et de Bruxelles.
06:45Et réponse du berger à la bergère, le lobby occidental, ou Kiev d'un côté, Bruxelles,
06:51répond que le Fidesz est le cheval de Troie de Moscou dans l'Union européenne.
06:57On est sur un jeu de rôle et chacun amplifie, exagère et se fait fort de dénoncer le camp adverse.
07:07Donc dans ce qui concerne Peter Siarto, c'est un ministre des Affaires étrangères très expérimenté.
07:12Il est là depuis 2014 dans ses fonctions. Il indique bien que lui, lorsqu'il y a des réunions confidentielles,
07:20il y va sans son téléphone, contrairement à ses collègues européens.
07:23Et par ailleurs, personne n'est assez naïf pour imaginer qu'il y a dans les 27 ministres des Affaires
07:31étrangères
07:32qui discutent des choses extrêmement confidentielles.
07:36La réalité, c'est que la Hongrie est ouvertement en faveur de la paix en Europe.
07:42Et pour l'organisation d'une architecture de sécurité qui intègre la Russie,
07:48c'est bien ce qui insupporte le camp belliciste, qui eux veulent une confrontation massive,
07:55et que l'économie de guerre soit le nouveau vecteur d'endettement et de développement économique de l'UE.
08:01Mais à peine cette attaque du Washington Post sortie, le gouvernement hongrois,
08:06qui semblait préparé à ce genre d'accusation, avait déjà trouvé la parade.
08:11Des révélations à scandale ont été faites sur un journaliste d'investigation de l'opposition,
08:17qui est de toute évidence de mèche avec des services étrangers occidentaux.
08:20Alors de son côté, le Fides a fait sortir un enregistrement.
08:26C'est une conversation de plusieurs minutes qu'un journaliste d'investigation,
08:30qui s'appelle Sabol Spani, a eu avec une jeune femme,
08:34et dans laquelle il indique plusieurs choses.
08:36D'abord qu'il aurait confié le numéro du ministre des Affaires étrangères hongrois,
08:40Peter Siyarto, à des services secrets d'un pays membre de l'UE.
08:44On n'a pas de certitude de quel pays il s'agit.
08:47Et deuxièmement qu'il fait des fiches sur qui sont les fonctionnaires loyaux au Fides,
08:55au ministère des Affaires étrangères, pour que l'administration nouvelle, si le tissu à l'emporte,
09:00les purge et que le ministère des Affaires étrangères hongrois soit parfaitement aligné
09:04sur la ligne politique euromondialiste.
09:09Ça, on peut le voir comme un contrefeu hongrois.
09:12On peut le voir aussi comme une réalité assez dérangeante.
09:15C'est que les médias dits neutres et non-inféodés au gouvernement en Hongrie,
09:21en fait, sont le relais d'autres intérêts.
09:24Et c'est vrai que Direct36, qui est le média de Sabol Spani,
09:28fait des enquêtes qui s'apparentent beaucoup à ce que fait Mediapart en France,
09:31c'est-à-dire des investigations poussées avec beaucoup d'éléments d'informations
09:37qui viennent de sources étrangères au plus haut niveau.
09:40Et donc on est là sur simplement une internationalisation du conflit
09:45où, pour renverser le Fides en Hongrie, il faut s'appuyer sur l'intelligence,
09:53enfin des services des autres pays de l'UE et, de manière générale,
09:57sur un antagonisme qui met la Hongrie de Viktor Orban seule face
10:03aux efforts conjugués du camp libéral à Bruxelles.
10:08Fort heureusement, la campagne électorale ne se résume pas qu'à des coups bas,
10:12y compris s'il s'agit de questions internationales.
10:14C'est ainsi que ces derniers jours, le gouvernement hongrois a habilement
10:19organisé plusieurs événements lui étant plus que favorables.
10:22Ce samedi, la SIPAC avait lieu à Budapest, événement conservateur
10:26durant lequel Donald Trump a envoyé un message vidéo de soutien à Viktor Orban.
10:31Et ce lundi, une réunion de l'ensemble des chefs du groupe des Patriotes pour l'Europe,
10:37dans lequel siège le Fides hongrois ou encore le RN français,
10:41a permis à Viktor Orban de réunir ses soutiens européens
10:44afin de montrer à ses partisans qu'il n'est pas seul contre tous à l'échelle continentale.
10:50Depuis des années, en Europe, la Hongrie est devenue un emblème,
10:55celui de la résistance d'un peuple fier et souverain à l'oppression.
11:00Ce statut, la Hongrie l'a acquis sous l'impulsion d'un Premier ministre, Viktor Orban,
11:05dont l'intelligence, le courage et la vision font un dirigeant d'exception.
11:09Cette vision politique, Viktor Orban l'apporte depuis 16 ans.
11:14En matière d'immigration, d'identité, de souveraineté, contre vents et marées,
11:19il n'a jamais rien abandonné.
11:21C'est pour cela que je suis fier de pouvoir dire que Viktor est non seulement un partenaire
11:26et un allié au sein de la coalition des Patriotes pour l'Europe, mais aussi un ami.
11:31Les Hongrois voteront dans moins de 20 jours.
11:34D'ici là, nul doute que d'autres scandales, attaques et coups bas des différents camps
11:39émailleront encore la campagne électorale.
11:41Il se pourrait bien, entre autres, que des révélations sur les liens supposés
11:46de l'opposition avec l'Ukraine ne soient effectuées.
11:49Au vu de l'état de tensions continentales et des enjeux qui dépassent largement
11:54le seul cadre de la Hongrie, on peut donc s'attendre à un scrutin incertain
11:59et tendu jusqu'au dernier jour.
12:05Des appartements vides et des parisiens.
12:07Sans logement, l'équation est paradoxale,
12:10mais c'est bien celle qui secoue la capitale depuis des années.
12:13Mais si le phénomène est connu, il semble avoir échappé au candidat à la mairie.
12:18Renaud de Bourleuf.
12:19Paris, ville désertée, un logement sur cinq dans la capitale n'est pas une résidence principale.
12:24Environ la moitié sont des logements vacants,
12:27l'autre moitié des résidences secondaires et logements occasionnels.
12:29Plus précisément, sur les 262 000 logements inoccupés à Paris,
12:32on compte 128 000 logements vacants et 134 000 résidences secondaires et logements occasionnels,
12:37le tout en pleine période de crise du marché immobilier,
12:39pas assez de biens sur le marché, alors que la demande explose.
12:43Concrètement, un propriétaire peut mettre une annonce en ligne pour un appartement à louer
12:46et recevoir 1 400 demandes en quelques jours.
12:48Des étudiants, indépendants ou salariés en début de CDI
12:51rencontrent donc un véritable parcours du combattant pour trouver un toit.
12:55Dans un tel contexte, les propriétaires louant leur appartement pour une courte durée
12:58par des plateformes telles que Airbnb, Booking ou Uber e-tel
13:01sont mal vus par les élus locaux.
13:03Sans surprise, le sujet a été évoqué lors de la campagne des élections municipales.
13:07Je dis aux propriétaires, en remettant votre mien sur le marché principal
13:11plutôt que de le mettre en location saisonnière ou en résidence secondaire,
13:14eh bien, vous allez faire le bonheur des familles
13:16et nous, on va vous baisser la taxe foncière.
13:18Un son de cloche similaire chez un policier de la candidate LFI, Sophia Chikirou.
13:21Notre brigade qui devra contrôler toutes les dérives Airbnb, meublés touristiques,
13:28fraude à l'encadrement des loyers, etc.
13:31Problème, à Paris, il n'y a pas plus de 48 000 annonces de logements entiers disponibles
13:34en novembre 2025 sur la plateforme Airbnb.
13:37Cela représente 3,4% du nombre de logements.
13:39Une goutte d'eau, donc.
13:41Une même remarque peut être faite concernant les logements vacants.
13:43En mai 2025, la Cour des comptes notait que la vacance mobilisable en zone tendue
13:47ne représente que 18 600 logements à Paris.
13:51Là aussi, une quantité infime.
13:53Selon des études de l'atelier d'urbanisme de Paris, Lupard, les raisons pour lesquelles
13:57un cinquième des logements n'est plus habité de façon pérenne sont à chercher ailleurs.
14:01D'abord, le logement à Paris vieillit.
14:03Obsolescence, dégradation, insalubrité, lenteur à engager des travaux coûteux.
14:08Conséquence, un quart des logements construits avant 1914 devient inoccupé.
14:12Un cercle vicieux auquel s'ajoute la nouvelle législation entraînant l'interdiction progressive
14:16des locations de biens considérés comme des passoires thermiques.
14:19De quoi faire encore augmenter la part de logements vacants dans les années à venir.
14:26L'actualité en bref en France.
14:31La passoire numérique française n'en finit plus de s'illustrer.
14:35Les données personnelles de 243 000 agents de l'éducation nationale, principalement
14:39des enseignants, ont été piratées le 15 mars dans la base COPA, le logiciel de gestion
14:44des ressources humaines dédié aux stagiaires du premier et second degré.
14:49Nom, prénom, adresse postale, numéro de téléphone et période d'absence sans motif ont été
14:53dérobées ainsi que les coordonnées des tuteurs de stagiaires.
14:57L'intrusion a été détectée le 19 mars par le centre de sécurité du ministère.
15:02Un échantillon des données a été mis en ligne sur des sites de revente par un individu
15:07se faisant appeler Exdex.
15:09Le ministère a suspendu l'accès à la plateforme, saisi l'ANSI et la CNIL et déposé plainte.
15:15Des vérifications sont en cours sur l'ensemble des systèmes.
15:17Cette attaque est distincte de celles subies par l'enseignement catholique.
15:21Pour ceux qui ne s'inquiétaient pas de la gestion des données dans le cadre de la
15:26limitation à l'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs, voici une illustration
15:30parfaite de l'incurie gouvernementale.
15:33Trump s'assoit sur l'éolien, Total s'adapte.
15:35Total Energy a annoncé lundi la fin de deux projets d'éoliens offshore aux Etats-Unis
15:39au large de New York, New Jersey et de la Caroline du Nord.
15:42En échange, l'administration Trump rembourse au groupe français 860 millions d'euros
15:46à condition que cette somme soit réinvestie dans des projets pétroliers et gaziers
15:51notamment le terminal Rio Grande et LNG au Texas, l'exploitation dans le golfe du Mexique
15:56et la production de gaz de schiste.
15:58Le PDG Patrick Pouyanné a qualifié l'accord de gagnant-gagnant lors de la CERA Week à Houston, Texas.
16:05Le groupe justifie sa décision par le coût élevé de l'éolien en mer et son impact potentiel
16:10sur les prix de l'électricité.
16:12Richard Ferrand fait son ménage.
16:14Le président du Conseil constitutionnel a proposé au chef de l'État de mettre fin aux fonctions
16:18d'Aurélie Bretonneau, sa secrétaire générale, en raison de divergences de vues sur la conduite
16:23de l'institution.
16:25L'annonce a été faite lundi par courrier électronique nommé il y a un an avec l'accord
16:30de Ferrand.
16:31Cette considère d'État, issue du serail macroniste, pilotait le travail juridique
16:34et l'instruction des dossiers.
16:36Les tensions portent notamment sur la place du droit et le recours aux ordonnances pour le budget.
16:40Aurélie Bretonneau, réputée pour sa rigueur et sa défense du fameux État de droit,
16:44n'a pas souhaité commenter.
16:45Ce nimogeage inattendu doit être officialisé par décret en Conseil des ministres et constitue
16:50un petit séisme au sein de l'institution, désormais dirigée par un apparatchik sans compétence
16:55ou expérience juridique.
16:58Une demi-union des droites pour Laurent Wauquiez.
17:01Le patron des députés LR plaide pour une primaire de la droite ouverte à tous ceux qui
17:05défendent moins d'impôts, moins d'immigration, moins d'assistanat, plus de travail.
17:08Il imagine un arc allant d'Edouard Philippe Dorison à Saracnafo de reconquête, refusant
17:13d'exclure cette dernière mais fermant la porte au Rassemblement National dont il juge
17:17le programme économique pas de droite.
17:19Il écarte par ailleurs le centre-gauche macroniste.
17:22Cette annonce, qui n'est pas la première du genre pour l'ancien patron de LR, vise
17:26surtout à tenter de créer un peu de concurrence face à la candidature Taillot qui se profile
17:31côté LR.
17:35L'actualité internationale en bref.
17:40Échec pour Giorgia Meloni, les juges gardent le contrôle en Italie.
17:44Lundi soir, un projet de réforme de la magistrature a été rejeté par 53,7% des électeurs.
17:49La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, proposait la séparation des carrières
17:53de procureurs et de juges, ainsi que la création d'un conseil supérieur de la magistrature
17:57pour chaque fonction, dont une partie serait désignée par tirage au sort pour limiter
18:01l'influence des différents courants politiques.
18:03Enfin, le projet de loi prévoyait une haute cour disciplinaire composée de 15 membres,
18:07dont trois tirés au sort dans une liste.
18:10L'enjeu était lourd, la droite italienne entend.
18:12Depuis longtemps, affaiblir le contre-pouvoir des magistrats, communément appelés les juges
18:16rouges.
18:17Une magistrature que Giorgia Meloni accuse fréquemment de mettre à mal ses projets politiques.
18:22Résultat très serré pour les législatives en Slovénie.
18:24Dimanche, il n'y a pas vraiment eu de vainqueur.
18:26Le premier ministre sortant Robert Golob a vu son parti Mouvement de la Liberté, affilié
18:30au groupe Renew, arrivé en tête avec 28,6% des voix et 29 députés.
18:35Il est allonné par le Parti démocratique slovène de l'ancien premier ministre Janes
18:39Jansa, crédité de 27,9% et obtenant 28 sièges.
18:43Robert Golob devrait avoir du mal à bâtir une coalition semblable à la précédente.
18:47En effet, les deux partis de gauche alliés ont perdu de nombreux sièges.
18:49Notons que le parti souverainiste Resnika, qui s'est fait connaître lors de la crise
18:53Covid par son opposition aux mesures privatives de liberté, fait son entrée au Parlement
18:58avec cinq élus.
19:00Élections législatives toujours au Danemark.
19:02Ce mardi, les Danois votent un scrutin anticipé alors que le premier ministre social-démocrate
19:06Medfrideriksen souhaite se renforcer sur la scène internationale face à Washington.
19:11En effet, la question du Groenland a été un thème de campagne.
19:13Reste que le parti social-démocrate pourrait n'obtenir qu'une très courte avance et Medfrideriksen
19:18pourrait se retrouver face à un dilemme, refaire une coalition avec les partis centristes
19:22ou se tourner vers la gauche.
19:24Le Japon a de la ressource face à la crise de l'or noir.
19:27Mardi à Tokyo, le premier ministre Sanae Takechi a annoncé l'utilisation des réserves
19:31stratégiques de pétrole alors que leurs importations dépendent à 95% du Moyen-Orient.
19:35Les trois quarts transitent habituellement par le détroit d'Hormuz.
19:38Notons que les réserves stratégiques du Japon, étatiques et privées, figurent parmi
19:41les plus importantes au monde et s'élevait en décembre à plus de 400 millions de barils.
19:49Et voilà, c'est déjà la fin de cette émission.
19:51Vous pouvez dès à présent retrouver Choc du Monde.
19:54Édouard Chaneau reçoit Koury Elou.
19:56Une déclaration du président Trump aujourd'hui peut faire baisser le prix du pétrole de 15
20:01dollars le baril, donc de 15 à 20%.
20:03Elle peut influer sur le cours de la bourse.
20:07C'est pourquoi d'ailleurs les Iraniens ont répliqué aux déclarations du président
20:11Trump hier sur des négociations.
20:13Ils ont dit mais ça c'est juste pour impacter l'économie en attendant.
20:17Alors en attendant quoi ? On sait qu'il y a des forces spéciales.
20:21D'abord, la guerre se poursuit et c'est très important de le savoir.
20:25Ce que le président Trump a fait, c'est qu'il a suspendu les frappes sur les principales
20:30centrales électriques de l'Iran, donc de la destruction massive des infrastructures
20:35civiles.
20:36Mais les frappes américaines et surtout israéliennes se poursuivent sur toutes les
20:40infrastructures militaires et sécuritaires de l'Iran en ce moment.
20:43Et puis il y a des forces spéciales, des milliers de soldats des forces spéciales qui
20:48sont en cours d'acheminement vers le Golfe.
20:51Bien sûr.
20:52Et ça, ça a trait à la question, l'autre aspect également de cette, l'autre enjeu
20:58de cette guerre qui est l'enjeu énergétique.
21:00C'est le moment de se quitter.
21:01Merci de votre fidélité.
21:03À mercredi.
21:03Sous-titrage Société Radio-Canada
21:13Sous-titrage Société Radio-Canada
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