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  • il y a 15 heures
Après trois semaines de pause, notamment en raison des élections municipales des 15 et 22 mars derniers, les députés reprennent le chemin de l'Assemblée nationale ce mardi. Dès 15 heures, reprennent les traditionnelles questions au gouvernement.

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Transcription
00:00En 2022-2023, nous avions un énorme enjeu lié à la dépendance vis-à-vis de la Russie.
00:05Vous le savez, nos approvisionnements ne viennent pas de ces pays du Golfe.
00:09Donc on a un sujet de spéculation, on a un sujet de volatilité des prix,
00:14et d'ailleurs, on va y revenir dans les outils que nous devons emprunter,
00:17ce ne sont pas les mêmes outils qu'en 2022-2023,
00:19non seulement parce qu'en 2022, ils ont coûté très cher aux finances publiques,
00:22mais aussi parce que ce n'est pas complètement la même crise auxquelles nous devons faire face.
00:26C'est le deuxième point.
00:27Troisième point, ça a été dit par la ministre Bréjon,
00:30« Notre parc nucléaire est dans une situation de rendement bien supérieure en 2022 ».
00:36Là, du fait que nous sommes à la sortie de l'hiver,
00:37on a évidemment un amortisseur important qui est notre électricité.
00:41Et ça renvoie aux motions de censure d'il y a trois semaines, un mois,
00:45contre le gouvernement sur la programmation pluriannuelle pour l'énergie,
00:49dans lesquelles nous nous sommes faits précisément attaqués par certains groupes politiques
00:52parce que nous produisons trop d'électricité.
00:55On voit bien, et c'est là où les comparaisons ne sont pas raisons avec l'Italie et l'Espagne,
00:59que c'est un des éléments évidemment qui nous protègent énormément.
01:02Et puis enfin, pardon, et ça a été dit par aucun des orateurs pratiquement depuis le début de cette séance
01:06de questions au gouvernement,
01:07nous n'avons pas de problème de pénurie.
01:10Donc là aussi, nous n'avons pas affolé les marchés sur des problématiques qui ne sont pas les bonnes.
01:14Quel est notre problème ?
01:16La spéculation et donc la volatilité et donc l'impact évidemment sur le pouvoir d'achat des Françaises et des
01:21Français qui travaillent,
01:23ou qui ne travaillent pas d'ailleurs, mais aussi de notre économie.
01:26Ça nous amène, à mon avis, si on le prend le plus sérieusement possible,
01:29à devoir détailler plusieurs séries de mesures et d'outils qui sont à notre disposition.
01:33La première, jouer avec les stocks stratégiques.
01:36Ça a été annoncé par le ministre de l'Économie et des Finances il y a de cela maintenant 15
01:39jours,
01:40avec un effet direct sur les cours.
01:42On continue de suivre ça avec nos différents partenaires,
01:45sachant que comme vous le savez, lorsqu'on joue sur les stocks,
01:47il faut être aussi capable évidemment de les reconstituer.
01:49La deuxième des choses, c'est d'augmenter notre capacité de raffinage.
01:52Une fois de plus, on voit bien, il faut sortir de cette dépendance de ces hydrocarbures et cette énergie fossile,
01:59notamment pour le gasoil, parce que l'essentiel des outils de raffinage se font à l'étranger,
02:04quasiment d'ailleurs intégralement, et donc il est clair qu'il nous faut augmenter nos capacités pour le moment.
02:09C'est la décision que le gouvernement a prise hier pour les outils qui sont à Gravenchon
02:14et qui vont nous permettre d'augmenter de 10% les capacités de raffinage.
02:18Trois, parce que tout ça a été un peu dit pendant cette séance de questions au gouvernement,
02:22il y a un enjeu de suivi des marges, notamment des distributeurs.
02:25À la question, et ça a été dit par le groupe communiste,
02:28est-ce que des outils de coercition sont possibles ?
02:33La réponse, c'est que nous les avons, M. le député, préparés,
02:36mais que nous avons privilégié au moment où nous nous parlons un dialogue de place avec l'ensemble des distributeurs
02:41et que c'est d'ailleurs ce dialogue, je regarde les ministres Lescure et Papin,
02:44qui ont permis d'avoir évidemment des effets.
02:46Mais nous sommes vigilants parce que, ça a été dit par quelques-uns,
02:50quand ça augmente, quand le cours du baril de pétrole augmente,
02:54la répercussion se fait de manière quasiment instantanée à la pompe,
02:58on peut l'expliquer,
02:59quand le cours du baril diminue, en général, la répercussion est plus lente.
03:03Et c'est pour ça que je suis en désaccord avec ceux qui ont qualifié
03:06les contrôles menés par les agents de la DGCCRF de contrôle bidon,
03:11parce que, pardon, ces contrôles ont justement produit des effets.
03:14On peut l'expliquer.
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