00:00En 2022-2023, nous avions un énorme enjeu lié à la dépendance vis-à-vis de la Russie.
00:05Vous le savez, nos approvisionnements ne viennent pas de ces pays du Golfe.
00:09Donc on a un sujet de spéculation, on a un sujet de volatilité des prix,
00:14et d'ailleurs, on va y revenir dans les outils que nous devons emprunter,
00:17ce ne sont pas les mêmes outils qu'en 2022-2023,
00:19non seulement parce qu'en 2022, ils ont coûté très cher aux finances publiques,
00:22mais aussi parce que ce n'est pas complètement la même crise auxquelles nous devons faire face.
00:26C'est le deuxième point.
00:27Troisième point, ça a été dit par la ministre Bréjon,
00:30« Notre parc nucléaire est dans une situation de rendement bien supérieure en 2022 ».
00:36Là, du fait que nous sommes à la sortie de l'hiver,
00:37on a évidemment un amortisseur important qui est notre électricité.
00:41Et ça renvoie aux motions de censure d'il y a trois semaines, un mois,
00:45contre le gouvernement sur la programmation pluriannuelle pour l'énergie,
00:49dans lesquelles nous nous sommes faits précisément attaqués par certains groupes politiques
00:52parce que nous produisons trop d'électricité.
00:55On voit bien, et c'est là où les comparaisons ne sont pas raisons avec l'Italie et l'Espagne,
00:59que c'est un des éléments évidemment qui nous protègent énormément.
01:02Et puis enfin, pardon, et ça a été dit par aucun des orateurs pratiquement depuis le début de cette séance
01:06de questions au gouvernement,
01:07nous n'avons pas de problème de pénurie.
01:10Donc là aussi, nous n'avons pas affolé les marchés sur des problématiques qui ne sont pas les bonnes.
01:14Quel est notre problème ?
01:16La spéculation et donc la volatilité et donc l'impact évidemment sur le pouvoir d'achat des Françaises et des
01:21Français qui travaillent,
01:23ou qui ne travaillent pas d'ailleurs, mais aussi de notre économie.
01:26Ça nous amène, à mon avis, si on le prend le plus sérieusement possible,
01:29à devoir détailler plusieurs séries de mesures et d'outils qui sont à notre disposition.
01:33La première, jouer avec les stocks stratégiques.
01:36Ça a été annoncé par le ministre de l'Économie et des Finances il y a de cela maintenant 15
01:39jours,
01:40avec un effet direct sur les cours.
01:42On continue de suivre ça avec nos différents partenaires,
01:45sachant que comme vous le savez, lorsqu'on joue sur les stocks,
01:47il faut être aussi capable évidemment de les reconstituer.
01:49La deuxième des choses, c'est d'augmenter notre capacité de raffinage.
01:52Une fois de plus, on voit bien, il faut sortir de cette dépendance de ces hydrocarbures et cette énergie fossile,
01:59notamment pour le gasoil, parce que l'essentiel des outils de raffinage se font à l'étranger,
02:04quasiment d'ailleurs intégralement, et donc il est clair qu'il nous faut augmenter nos capacités pour le moment.
02:09C'est la décision que le gouvernement a prise hier pour les outils qui sont à Gravenchon
02:14et qui vont nous permettre d'augmenter de 10% les capacités de raffinage.
02:18Trois, parce que tout ça a été un peu dit pendant cette séance de questions au gouvernement,
02:22il y a un enjeu de suivi des marges, notamment des distributeurs.
02:25À la question, et ça a été dit par le groupe communiste,
02:28est-ce que des outils de coercition sont possibles ?
02:33La réponse, c'est que nous les avons, M. le député, préparés,
02:36mais que nous avons privilégié au moment où nous nous parlons un dialogue de place avec l'ensemble des distributeurs
02:41et que c'est d'ailleurs ce dialogue, je regarde les ministres Lescure et Papin,
02:44qui ont permis d'avoir évidemment des effets.
02:46Mais nous sommes vigilants parce que, ça a été dit par quelques-uns,
02:50quand ça augmente, quand le cours du baril de pétrole augmente,
02:54la répercussion se fait de manière quasiment instantanée à la pompe,
02:58on peut l'expliquer,
02:59quand le cours du baril diminue, en général, la répercussion est plus lente.
03:03Et c'est pour ça que je suis en désaccord avec ceux qui ont qualifié
03:06les contrôles menés par les agents de la DGCCRF de contrôle bidon,
03:11parce que, pardon, ces contrôles ont justement produit des effets.
03:14On peut l'expliquer.
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