00:00Ces images, aujourd'hui un peu d'un autre temps, Lionel Jospin, qui a non seulement été le Premier ministre,
00:06mais Lionel Jospin qui a été le candidat de la gauche, premier à ne pas avoir franchi le second tour.
00:13On se souvient évidemment en particulier de cet homme du 21 avril 2002.
00:19C'est une figure, une figure de gauche qui s'éteint.
00:22Oui, qui avait subi une opération très sérieuse au mois de janvier dernier.
00:26Sa convalescence, visiblement, s'est faite dans la douleur.
00:30Et vous en parliez, l'ancien Premier ministre, candidat à la présidentielle face à Jacques Chirac, qui fait perdre la
00:36gauche.
00:37Et ses mots, et ses mots face à ses militants ce soir du premier tour, lorsqu'il apprend que Jean
00:43-Marie Le Pen arrive au second tour.
00:45Je n'ai qu'autre choix que de me retirer de la vie politique.
00:48J'étais encore adolescente, je n'étais pas encore journaliste politique.
00:54Et ses mots résonnent encore. Je me souviens de cette salle.
00:57Je crois qu'on était à la mutualité.
01:00Et voilà, cette salle qui répond...
01:02Laurent Neumann.
01:03Oui, ancien Premier ministre, évidemment, qui avait lui-même été ministre de l'Éducation sous l'ère François Mitterrand.
01:11Et qui avait dit, effectivement, Marie vient de le dire, qu'il se retirait de la vie politique.
01:15Il était devenu membre du Conseil constitutionnel.
01:17C'est la dernière fonction officielle qu'il a occupée.
01:20C'était une très grande figure de la gauche.
01:24Énormément de responsables de la gauche voyaient encore Lionel Jospin pour lui demander avis, conseils, expériences.
01:32Donc, c'était quelqu'un qui comptait à gauche, malgré sa défaite en 2002.
01:36Et c'est vrai que c'était une défaite cinglante, puisque tout indiquait que la gauche, évidemment, allait gagner cette
01:42élection présidentielle.
01:43Mais faute de se qualifier pour le second tour, évidemment, la gauche n'a pas pu défendre ses couleurs au
01:48deuxième tour.
01:48On va évidemment parler de ces deux actualités qui, finalement, se mêlent.
01:52La question des résultats des municipales, la question de la mort que l'on apprend, donc, à l'instant, de
01:56Lionel Jospin.
01:57Vous venez de l'apprendre, vous, aussi.
02:00Jérôme Guedj, bonjour.
02:01Un mot sur la mort de Lionel Jospin ?
02:04Que vous dire, si ce n'est qu'une grande tristesse, parce que le respect que nous avions tous pour
02:09Lionel, humainement et politiquement.
02:11C'était une rectitude morale, une exigence politique de chaque instant, un goût pour le Parti socialiste, une élévation du
02:21débat permanente, une figure consultée.
02:25Quelqu'un dont la parole était rare, mais quand il vous passait un coup de fil, moi, ça m'est
02:30arrivé il y a quelques mois, après des incidents qui avaient émaillé la vie démocratique.
02:37Un coup de fil de Lionel Jospin pour dire « je te soutiens dans le combat que tu mènes et
02:42dans les propos que tu tiens », ça vous remplissait.
02:45Voilà, donc c'est beaucoup de souvenirs. C'est surtout un quinquennat formidable, le quinquennat…
02:5197-2002.
02:52Voilà, je dis un quinquennat parce qu'il n'était pas président, mais il était Premier ministre.
02:55Il n'était pas président, mais il était Premier ministre d'une cohabitation après une dissolution de 97 à 2002.
03:00Et dans ce moment où cette gauche républicaine était capable de marcher sur ses deux jambes, malheureusement, les aléas de
03:08l'élection présidentielle l'ont sanctionné.
03:10Et déjà les prévisions à gauche.
03:11Et déjà cette question, effectivement…
03:15Vous savez, aujourd'hui, je ne vais pas me hasarder à faire des parallèles et à instrumentaliser la mort de
03:22Lionel Jospin au service du commentaire de l'actualité.
03:24C'est une grande figure de la vie de gauche, de la vie de ce pays. C'est un homme
03:28d'État. Il aurait été un excellent président de la République, j'en suis convaincu.
03:33Mais aujourd'hui, on va se souvenir de tout ce qu'il a fait pour le pays et aussi pour
03:38ma famille politique.
03:38Et on y reviendra évidemment, mais je voudrais qu'on parte à Toulouse. Le maire sortant, réélu. Bonjour M. le
03:44maire, Jean-Luc Moudinque.
03:45Vous avez été réélu face à LFI et socialistes alliés qui, ensemble, ont perdu des voix là où vous, vous
03:53en avez considérablement gagné.
03:54Est-ce que vous dites merci à LFI ?
03:59Je n'ai pas entendu votre question.
04:02Vous m'avez entendu ?
04:05Non, je n'ai pas entendu votre question. J'ai entendu votre commentaire, que je gagnais beaucoup plus de voix
04:11alors que mon adversaire en avait perdu, mais je n'ai pas entendu la question.
04:14Je vous demandais si vous remerciez LFI avant de vous interroger évidemment sur la mort de Lionel Jospin.
04:22Écoutez, LFI, ce n'est pas un parti comme un autre. Ce n'est pas un parti de gauche parmi
04:27les autres partis de gauche.
04:28C'est ce que mon adversaire et ses alliés, ses alliés soumis, ont essayé de faire croire aux Toulousains.
04:34Et les Toulousains ne se sont pas laissés prendre à ce piège-là.
04:37LFI, c'est un parti extrémiste qui a suscité hier à Toulouse un réflexe de défense républicaine.
04:45Et moi, j'avais à proposer un projet, un projet pour l'avenir, basé sur un travail municipal que mes
04:52concitoyens voient depuis des années.
04:56Également, j'avais à proposer une méthode. C'est celle que je mets en œuvre à la métropole, où je
05:00gouverne non pas tout seul avec mes amis,
05:02mais où nous partageons le gouvernement de la métropole avec la droite, le centre, les socialistes, les radicaux de gauche,
05:10les indépendants.
05:10Je crois que c'est une façon qui respire le rassemblement et, en même temps, la droiture dans son propre
05:20comportement et ses propres convictions.
05:22Jean-Luc Moudingue, vous l'avez peut-être entendu, Lionel Jospin vient de mourir. Est-ce que vous voulez dire
05:26quelques mots ?
05:28Oui, je veux dire quelques mots. Je veux rendre au madage à Lionel Jospin. Je l'ai bien connu.
05:33J'ai bien connu, pourquoi ? Parce que nous avons été ensemble au Conseil régional, ensemble au Conseil général.
05:39À l'époque, ce n'était pas le Conseil départemental. C'était un homme droit, droit dans ses convictions, justement.
05:45Parfois, il était un petit peu raide dans la forme. Il n'empêche que c'est un homme qui a
05:52amené, dans l'idéal qu'il servait, à gauche,
05:55qui a amené de la qualité, de l'authenticité. Parfois, selon moi, un peu trop d'idéologie.
06:01Mais il y avait chez lui une sincérité incontestable. Et donc, je rends hommage à Lionel Jospin, une grande figure
06:09de notre vie politique.
06:11– Merci beaucoup, Jean-Luc Moudin, d'avoir été en direct avec nous depuis Toulouse.
06:15Vous qui avez donc été réélu hier maire de Toulouse face à cette alliance LFI-PS, droit, un homme droit.
06:23Voilà ce que dit Jean-Luc Moudin, qu'on le rappelle. Lionel Jospin, il était élu de Sainte-Gabelle, donc
06:29en effet dans la région toulounaise.
06:31– Oui, il était les pieds dans la réalité. Il était conseiller général de Sainte-Gabelle, notamment.
06:38Et c'est vrai que cette image de rectitude, alors bon, je ne partage pas l'appréciation de Jean-Luc
06:43Moudin,
06:44un peu idéologique, mais c'est quelqu'un qui avait une vision cohérente de la société
06:50et qui respectait le débat politique et qui le faisait vivre, je trouve, avec beaucoup de qualité.
07:00Voilà, donc c'est encore plus une époque qui se tourne avec la mort de Lionel Jospin,
07:06parce que c'est cette figure qui avait accompagné évidemment François Mitterrand,
07:11qui n'était pas toujours d'accord avec lui.
07:14C'est un parti socialiste dont il a été le premier secrétaire, dont la vitalité et la vivacité, on peut
07:21la regretter aujourd'hui.
07:22– Et effectivement, vous le disiez, c'était ce quinquennat, comme vous dites,
07:26mais qui s'était soldé par cet échec.
07:28Et le fameux coup de tonnerre du 21 avril 2002, j'ai qu'on réécoute ce moment où Lionel Jospin
07:35a reconnu l'échec
07:37et a décidé de quitter officiellement la vie politique. Écoutez.
07:40– J'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions en me retirant de la
07:49vie politique
07:50après la fin de l'élection présidentielle.
07:57– C'est un tournant pour la gauche.
07:59– Oui, c'est un tournant pour la gauche.
08:02Et très honnêtement, on ne peut pas ne pas se souvenir des divisions qu'il y avait eues à gauche
08:07au moment de cette élection présidentielle, du nombre de candidatures.
08:11– Et sans doute, Lionel Jospin n'a-t-il pas fait à l'époque le nécessaire pour éviter ces
08:17candidatures
08:18qui l'ont empêché d'accéder au second tour.
08:20Un second tour dont le seuil de qualification pour le second tour était étonnamment bas,
08:25ce qui a d'ailleurs permis à Jean-Marie Le Pen de l'emporter.
08:29Mais j'entendais Jean-Luc Mounin parler de la rectitude, parfois un peu de rudesse de la part de Lionel
08:36Jospin.
08:37Il faut se souvenir de sa propre, d'abord protestant, et cette rigueur-là, il l'a appliquée à la
08:42politique, il faut le dire.
08:44Et puis, on a peut-être oublié, mais il a commencé sa carrière politique à l'OCI, chez les trotskistes.
08:49Ça a d'ailleurs été caché pendant de très longues années.
08:52– Il ne l'a reconnu que très très fort.
08:54– Il ne l'a reconnu que très très fort.
08:55– C'était absolument secret.
08:56– Mais de ses débuts en politique, il a acquis une façon de faire de la politique.
09:01Alors certains ont dit idéologie, d'autres disaient aussi des idées.
09:06Des idées qui ont formaté le Parti Socialiste.
09:09– Et les idées, il y a une autre formule, un autre moment de Lionel Jospin que je voudrais qu
09:13'on réécoute ensemble.
09:14C'est évidemment l'un des héritages de Lionel Jospin, la question des 35 heures.
09:18– Il faut dans le même temps entamer une réduction négociée de la durée du travail, privilégiant l'emploi.
09:27Réduire le temps de travail sans perte de salaire représente à la fois un progrès économique
09:32susceptible de créer de nombreux emplois et un progrès social.
09:37– 19 juin ?
09:38– Je pense que c'est le 19 juin 1997 dans son discours de politique générale.
09:42– Je reste dans la mémoire de chaque socialiste.
09:45– Ce qui va être la ligne parce qu'il va y avoir les 35 heures, mais aussi la couverture
09:49maladie universelle,
09:50mais aussi l'allocation personnalisée autonomie pour les personnes âgées,
09:53mais aussi la parité introduite dans la vie politique.
09:58Des réformes à la fois sociétales, économiques, sociales qui restent encore aujourd'hui.
10:03– C'est d'autant plus important qu'on pourrait dire que c'est un peu le dernier grand dirigeant
10:08socialiste
10:09qui montre qu'on peut changer la vie.
10:10On est dans cette période-là, 1997-2002, il fait effectivement des grandes réformes très marquantes pour la gauche.
10:17Vous avez cité certaines, mais il y a aussi les emplois jeunes.
10:20Il y a le Pax qui est une vraie révolution sociétale.
10:26Il y a des grandes figures.
10:28Il y a Dominique Strauss-Kahn qui à l'économie, il y a Dominique Vouanet à l'environnement.
10:32Et en fait, il lance aussi des politiques qui vont être très impactantes pour l'économie du pays.
10:37Et il se fait laminer, là on parle de 2001, à l'époque municipale de 2001,
10:43le PS en majesté remporte Paris.
10:46Et l'année d'après, présidentiel, il est éjecté au deuxième tour.
10:49Et depuis, c'est un peu cet âge d'or du socialisme que le PS poursuit,
10:54à travers des jeux d'alliances, en essayant de reconstruire cette gauche plurielle.
10:58Sauf que la gauche plurielle, c'est plus la même chose avec LFI.
11:01On va être en direct, je crois, avec Pierre Moscovici dans un instant,
11:07compagnon vraiment de Lionel Jospin.
11:09Oui, le fait de la gauche plurielle, c'est un peu le rêve absolu aujourd'hui de la gauche,
11:14d'essayer de renouveler cette expérience-là, 97-2002,
11:16et non pas l'expérience de François Hollande au pouvoir.
11:19C'est un petit peu le modèle actuel.
11:21Il avait quand même réussi à mettre des communistes au gouvernement, des écologistes.
11:25C'était quand même assez récent et assez novateur à cette époque-là.
11:28Je rappelle que Jean-Luc Mélenchon, à l'époque, était tout à fait compagnon de route.
11:31On n'est pas du tout dans LFI qui n'existait pas.
11:33Il a été ministre de Lionel Jospin, ministre chargé de l'enseignement supérieur.
11:40Des communistes au gouvernement, il y en a eu sous Mitterrand.
11:42Moi, ce que je retiens, mis à part les 35 heures qu'il y a en LFI,
11:45on fait beaucoup de mal au pays, mais je ne vais pas ouvrir un débat politique aujourd'hui.
11:48C'est premièrement quand même que, quand on regarde les images d'archives,
11:52le diable a changé de camp.
11:53Aujourd'hui, le débat porte sur le problème de LFI dans la société démocratique,
11:58alors qu'à l'époque, c'était le Rassemblement National.
11:59Il y a quand même un changement d'époque.
12:00Ça le reste aussi.
12:03Vous estimez, vous, que ça n'est plus un problème.
12:05Vous voyez, il y a eu un certain nombre de villes à Toulon, par exemple,
12:07où il y a eu un véritable barrage républicain.
12:09La fongibilité des électeurs de droite est beaucoup plus forte aujourd'hui
12:12que la fongibilité des électeurs de gauche.
12:13Et la deuxième chose, c'est quand même la colonne vertébrale.
12:16Moi, c'est ce qui me frappe, et c'est la raison pour laquelle
12:18j'ai beaucoup de respect pour le personnage,
12:20c'est que la politique moderne, particulièrement depuis l'élection d'Emmanuel Macron,
12:24est devenue quand même un jeu d'étiquette où les gens ont pu changer totalement de camp.
12:29Lionel Jospin, je dirais, représente cette époque où la gauche était la gauche
12:33et où, effectivement, il y avait un respect d'un code de valeurs
12:36qu'il a respecté jusqu'au bout.
12:38Et je crois que les Français sont en attente d'un retour d'une politique
12:41qui peut-être, à un moment donné, paraissait surannée ou dépassée,
12:44mais qui au moins permettait un débat politique.
12:46Il y avait une formule qui le caractérise
12:49« dire ce que je fais et faire ce que je dis ».
12:52C'était une des illustrations de cette récorditude.
12:53Mais avec aussi...
12:54En permanence, pas étant la body, et ça rassemblait.
12:58Pourquoi on a une nostalgie de cette période ?
13:00C'est parce que, déjà, dans son gouvernement, il y avait l'EPS dans toute sa diversité.
13:04Vous pouviez avoir Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry.
13:07Vous pouviez avoir Jean-Luc Mélenchon.
13:10Non, mais en tous les cas, sur le fait d'un parti socialiste rassemblé
13:13qui...
13:14Je trouve très intéressant...
13:15...c'était pas à l'intérieur, et puis qui était capable d'agréger.
13:17C'est ce qui avait été théorisé par Jean-Christophe.
13:19Je trouve très intéressant, effectivement, que vous exprimiez cette nostalgie.
13:24Et c'est ce que l'on va sans doute entendre dans la voix d'un grand nombre de socialistes.
13:28Est-ce qu'au fond, Lionel Jospin, c'était pas un peu le début de la fin de cette gauche
13:32-là ?
13:32Et comme vous le dites, c'est vrai qu'il y a un certain nombre de formules de Lionel Jospin
13:35qu'on a en tête.
13:36Moi, je me souviens, par exemple, lorsqu'il est face à Michelin, face à l'usine Michelin,
13:39en grande difficulté, et qu'il dit « l'État ne peut pas tout ».
13:42Alors certes, il y avait cette honnêteté, mais c'est aussi une forme de reconnaissance d'impuissance
13:46dans un sens qui, depuis, pour un certain nombre de politiques, est difficile à dépasser.
13:53– Oui, mais faut-il lui reprocher la sincérité et le refus de l'esbrouf,
13:58de la formule, de la punchline ?
14:02Lionel Jospin, c'est la politique d'une époque où il n'y a pas les réseaux sociaux,
14:06la conflictualisation, la brutalisation.
14:08C'est quelqu'un qui va avoir des convictions.
14:10– Pardon, la fameuse gauche plurielle, elle explose au moment des candidatures
14:14à l'élection présidentielle.
14:16Jean-Pierre Chevènement, Christiane Taubira, Noël Mamère, Robert Rue,
14:20comment vouliez-vous que Lionel Jospin,
14:22franchissent le cap du premier tour avec, je crois, 6 ou 7 candidats de gauche ?
14:26– Je voudrais qu'on en puisse écouter et donner la parole tout de suite à Pierre Moscovici.
14:29Bonjour Pierre Moscovici, proche parmi les proches de Lionel Jospin.
14:33Vous avez été d'ailleurs son ministre.
14:35Votre réaction ce matin ?
14:36– C'est évidemment une grande tristesse personnelle,
14:42car Lionel Jospin était mon mentor, mon maître, mon ami.
14:46C'était une personnalité assez exceptionnelle.
14:49Il était avec une forme de distance, mais aussi extrêmement affectueux.
14:56C'était un personnage droit, mais qui savait où il allait.
15:01Je crois surtout que pour la gauche, il est une très grande figure,
15:06une des plus importantes, car il a gouverné.
15:09Il a bien gouverné.
15:10Il a gouverné avec la gauche, avec toute la gauche,
15:12qui à l'époque savait se rassembler.
15:15Il a marqué son temps par de grandes réformes.
15:19La parité, les 35 heures, les emplois jeunes, la CMU,
15:25l'allocation pour les personnes âgées.
15:27Et puis pendant son quinquennat, la France a connu une forte croissance,
15:30elle a créé beaucoup d'emplois, elle s'est qualifiée pour l'euro.
15:34Il a gouverné longtemps, il a marqué son temps.
15:37Il incarnait une gauche à la fois authentique et réaliste,
15:41une gauche qui était fidèle à ses valeurs,
15:43mais qui savait aussi gouverner, qui connaissait le réel.
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