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00:00Ce sont un hommage vibrant à Sénat qui était un dieu pour les Brésiliens, un immense espoir pour leur jeunesse.
00:05Et donc maintenant cette fondation va donc essayer d'aider cette jeunesse.
00:09Voilà, nous sommes ici à Sampol. Bonsoir monsieur, bonsoir madame.
00:13Sénat continuera d'exister tant que la F1 vivra.
00:16Et comme vous Alain Prost, il aurait adoré peut-être cette saison parce que ce sont des voitures qui sont
00:21plus pour les grands pilotes que vous êtes.
00:24Oui, pour plusieurs raisons. Surtout parce qu'il y a eu des changements de règlement.
00:28Et qu'à chaque fois qu'il y a un changement de règlement, le pilote qui aime justement la technique,
00:33qui aime travailler beaucoup proche de son équipe,
00:35eh bien il a toujours malgré tout un avantage. C'était le cas de Sénat, de Piquet, de moi je
00:41pense.
00:42Et puis bon, il n'y a plus d'électronique, ou en tout cas il y en a beaucoup beaucoup
00:45moins.
00:46Et la place s'est un peu plus faite normalement aux pilotes d'expérience.
00:52Et ça aurait été une saison certainement fantastique pour Ayrton.
00:56Personnellement, même en étant retiré depuis plus d'un an, j'aurais aussi aimé participer un petit peu à cette
01:00nouvelle donne qui est donnée aux pilotes.
01:04Alors priorité au spectacle, place au sport cette saison Alain, avec effectivement un resserrement des valeurs.
01:10Oui, normalement, c'est vrai que les changements de règlement font que les voitures devraient être un petit peu plus
01:15proches les unes des autres.
01:16Il ne faut pas non plus se leurrer, les meilleures équipes restent toujours les meilleures.
01:21A chaque fois qu'il y a aussi changement de règlement, les équipes les plus fortes techniquement, humainement et aussi
01:26financièrement font bien entendu la différence.
01:28Qui a raison la possibilité de faire beaucoup plus d'essais privés que les petites équipes.
01:32Donc elles restent quand même devant.
01:34Mais le fait qu'il y ait moins d'électronique, qu'il y ait la puissance des moteurs qui soit
01:38un peu baissée,
01:39que la pure dynamique aussi soit diminuée, fait que les voitures resteront quand même un petit peu plus proches des
01:45unes des autres.
01:46On peut s'attendre quand même à quelques surprises.
01:49Malgré tout, pas un bouleversement complet de la hiérarchie actuelle.
01:52Quelques belles bagarres quand même. Merci Alain.
01:54On va donc vivre tout ça.
01:56Nous sommes ensemble pour 45 minutes avant le départ de ce Grand Prix du Brésil.
02:00Et pour bien comprendre, pour découvrir le plateau 95 de la F1,
02:04voici tous les acteurs du championnat du monde présentés par Yves Géniès.
02:09Michael Schumacher est associé cette année au Britannique Johnny Herbert chez Benetton.
02:13Schumacher, le champion du monde, est le favori logique en ce début de saison.
02:21Chez Williams, Damon Hill fait équipe avec David Coulthard, dont c'est le premier Grand Prix au Brésil.
02:26Fort de sa longue expérience avec Renault, Williams devrait disposer d'un léger avantage en ce début de saison.
02:33Chez Ferrari, 1995 devrait être l'année de Jean Alési.
02:36Jean Todd, le patron de l'écurie, dispose de deux pilotes rapides.
02:40Gerhard Berger, rappelez-vous, avait remporté un Grand Prix l'an dernier.
02:44Chez McLaren, Mark Blundell a été choisi par Ron Dennis pour remplacer Nadjohn Mansell aux côtés de Mika Aquilaine
02:50au volant de cette McLaren à l'allure révolutionnaire.
02:55Chez Jordan, avec le V10 Peugeot, l'équipe espère un podium cette année
02:59avec le brésilien Rubens Barrichello associé à l'irlandais Eddie Irvine.
03:05Olivier Panis est cette année le pilote numéro un chez Ligier.
03:07A ses côtés pour ce début de saison, le japonais Aguri Suzuki, imposé par Honda,
03:12qui fournit le V10 à l'écurie installée en France.
03:15Fidèle à Sauber, Ensar Alphrenzen, tout comme l'an dernier, fait équipe avec le miraculé Karl Wendlinger
03:20avec une Sauber qui est équipée du V8 Ford Zitek.
03:26Le V10 Yamaha est l'arme principale chez Tyrell.
03:30Où officie cette année la jeune recrue finlandaise Mika Salo et le japonais Ukyo Katayama.
03:37Gianni Morbidelli est le pilote de pointe chez Arrows,
03:40où il fait équipe avec un autre japonais, Taki Inoue.
03:43Il dispose du V8 Hart.
03:48Minardi est toujours équipé du V8 Ford.
03:50Les deux pilotes s'appellent Luca Badoer et Pierluigi Martini.
03:58Deuxième saison en Formule 1 pour Pacific, passer au V8 Ford
04:01avec Andrea Montermini et le troisième français du plateau, Bertrand Gachot.
04:07Pour Jos Verstappen, c'est la descente aux enfers.
04:10Après Benetton l'an dernier, il est chez Sintec, aux côtés de Scattarella.
04:16Et enfin, pour terminer, voici la dernière équipe arrivée en Formule 1 cette année,
04:20Forti Corsé, avec Pedro Diniz et Roberto Moreno,
04:23avec un parrain de luxe, René Arnaud et deux ferventes admiratrices.
04:30Voilà donc pour ces forces en présence de ce championnat 95.
04:34Jean-Thode, comment le voyez-vous ?
04:36Et surtout, évidemment, comment situez-vous Ferrari cette année ?
04:39Ferrari, on est mieux, c'est évident.
04:41On a fait, depuis 1993, on monte régulièrement.
04:47On n'est sûrement pas au niveau où on doit être, où on sera dans les prochains mois.
04:54Mais ça va dans le bon sens, donc c'est encourageant.
04:58Alors maintenant, pour parler des autres, c'est le premier Grand Prix.
05:00C'est sûr qu'aujourd'hui, la référence, c'est Williams avec Renault.
05:05Et le match Williams-Benetton, comment est-ce que vous le voyez vu de l'extérieur ?
05:10Notamment le fait qu'un seul fournisseur équipe les deux équipes de pointe.
05:14Est-ce que ça va être difficile à gérer pour eux ?
05:15Est-ce que ça peut éventuellement être un avantage pour la concurrence ?
05:18Franchement, ce match, je ne veux pas le voir, parce que pour nous, il n'est pas intéressant.
05:21Pour nous, ce qu'il y a d'intéressant, c'est de voir le match Ferrari par rapport aux autres.
05:25Et je crois qu'on ne sera pas trop mal.
05:26Ok, parfait, c'est un peu comme Chirac Balladur.
05:28On préfère le match gauche-droite en politique.
05:31Eh bien, espérons en tout cas qu'il n'y ait plus de deux candidats au titre de champion du
05:34monde, Jean.
05:35Et que Ferrari sera dans le coup, peut-être déjà cet après-midi au Brésil.
05:39J'espère.
05:41Ça serait une belle récompense pour Ferrari, pour toute l'équipe qui travaille, pour tous les tifosis dans le monde
05:45qui attendent le vrai retour de Ferrari dont on parle depuis trop longtemps.
05:49Alors la France en F1, Jean, il y a beaucoup de constructeurs impliqués, évidemment, avec Renault et Peugeot.
05:53Il y a un très bon pilote, Jean Alési, qui est chez vous.
05:55Mais malheureusement, il y a moins de pilotes.
05:57Il y a encore Olivier Panis.
05:58Il y a moins d'écurie.
06:01Quelle est votre opinion sur cette représentation un petit peu hétérogène ?
06:07Je crois qu'on peut dire que la France est quand même bien représentée dans le monde de la Formule
06:111.
06:11Parce que déjà, la France a eu probablement un des plus grands champions depuis l'histoire de la Formule 1
06:21avec Alain Prost.
06:23Et je crois que vous êtes bien placé pour le savoir puisque vous l'employez.
06:27Et puis la France a effectivement, Jean Alési, il y a d'autres pilotes, soit des pilotes d'essai, soit
06:33des pilotes titulaires.
06:35La France a également des grands motoristes, des grands constructeurs.
06:41Et puis la France est représentée dans des grandes écuries.
06:44Je crois que je suis le patron de l'équipe Ferrari.
06:47Je suis français, fier de l'être.
06:49Et puis j'ai la charge de remettre en place l'équipe sûrement la plus prestigieuse dans le monde de
06:59la Formule 1.
06:59Donc je crois que pour la France, c'est une bonne chose.
07:01C'est pas mal.
07:02Forza, Ferrari, Jean, merci.
07:03Et puis la France en F1 quand même.
07:05C'est une enquête menée par Marc Minari, un petit peu la revue des trouves françaises en Formule 1.
07:11Le coq français chante-t-il encore en Formule 1 ?
07:14Si l'on entend surtout la mélodie des deux moteurs védistes tricolores, l'écurie Larousse est en difficulté, l'IG
07:19est anglo-italien.
07:20Et les pilotes sont de moins en moins nombreux à réciter leur partition.
07:24Explication de leur chef de file.
07:27Techniquement, on est très très bien représenté.
07:30En ce qui concerne les pilotes, c'est sûr qu'il y a un peu de crise dans la mesure
07:36où les bons pilotes, à mon avis, ils y sont en France.
07:39Puisque cette année, le champion de Formule 3000 est encore français.
07:42Donc, il n'y a aucun doute sur ça.
07:45Mais apparemment, ils trouvent un peu plus de difficultés à s'installer dans un maquet de Formule 1.
07:52Total fournit Peugeot, Elf soutient cette équipe et certains pilotes.
07:55Ne bénéficiant pas de l'aide directe d'une filière ou d'un constructeur français,
07:59Bertrand Gachot, lui, a monté sa propre structure avec un anglais, Kiss Wiggins.
08:03Il faut savoir que la Formule 1, c'est un monde assez spécial.
08:07Les grandes équipes comme Williams, par exemple, elles ont les moteurs gratuits,
08:10elles ont l'essence gratuit, les transports gratuits, les pneus gratuits.
08:14Nous, on est une petite équipe, on commence et on doit tout payer.
08:17Et c'est vraiment extrêmement difficile.
08:20Mais effectivement, si vous arrivez à percer ce cercle vicieux
08:25et vous arrivez à avoir un moteur gratuit, à avoir les pneus,
08:29tout d'un coup, toutes les possibilités sont là.
08:32Oui, mais voilà, ces fameux moteurs français gratuits équipent aujourd'hui trois écuries britanniques,
08:36Williams, Benetton et Jordan.
08:38Si demain, on trouvait des écuries françaises aussi performantes,
08:43eh bien, il n'y aurait pas de problème.
08:44On récupérerait des écuries françaises.
08:45Mais à l'heure actuelle, les seules équipes françaises qui restaient,
08:50c'est l'écurité Larousse.
08:52Et franchement, on ne peut pas dire qu'elles soient des plus performantes.
08:56Donc, on veut faire de la course pour gagner, trouver les solutions et gagner.
09:01Et gagner le plus vite possible.
09:02Todd chez Ferrari, Mijot chez Tyrell, Durand chez McLaren,
09:05deux Cortenges chez Sauber.
09:07Les français expatriés sont nombreux et heureux en F1.
09:10Mais s'il la retourne, l'idée d'un retour dans l'hexagone n'est pas totalement écartée.
09:13J'espère que mon travail chez Sauber sera profitable et qu'ils feront encore appel à moi dans les années
09:20à venir.
09:21Maintenant, si une équipe française, avec des chances raisonnables, de sérieux, de professionnalisme,
09:28se présente, il est bien évident que je reste français.
09:32Je suis profondément nationaliste.
09:35Et j'envisagerai vraiment avec plaisir une telle éventualité.
09:39Nous sommes maintenant avec Olivier Panis, qui est un de ses pilotes français en F1.
09:43On aimerait en voir plus.
09:44Comment expliquez-vous qu'il n'y ait pas plus de représentants français dans la F1,
09:47où il y a plein de technologies, de moteurs, d'ingénieurs ?
09:50Ça, c'est un peu le problème en ce moment pour cette année en Formule 1.
09:54Il y a trois pilotes français, je crois.
09:56Donc, c'est un peu dommage.
09:57L'année dernière, on était huit.
09:58Mais le problème, je pense, c'est qu'il y a des constructeurs français, des motoristes français,
10:04qui sont très, très bons en Formule 1.
10:06J'espère qu'il faudra peut-être essayer que tout le monde pousse un peu plus les pilotes français
10:09pour arriver en Formule 1.
10:10Je crois qu'Elf l'a fait beaucoup pour moi, en tout cas.
10:13Tout ce qui est mon cas, ils l'ont fait beaucoup pour moi.
10:16Et j'espère qu'il y aura d'autres sponsors,
10:17parce que maintenant, même en Formule 1, pour des jeunes pilotes,
10:19il faut souvent amener des sponsors dans les écuries.
10:22Grand absent ici.
10:23Larousse, qui n'a pas pu venir pour ses deux premiers Grands Prix.
10:25On espère qu'il sera là à Imola.
10:26On sait que c'est un peu stupide et navrant,
10:28qu'il y a de la réclame, comme on dit,
10:30pour plein d'annonceurs étrangers
10:32et que les Français n'ont pas les mêmes droits.
10:34Ça paraît bizarre.
10:35On le regrette.
10:36Olivier, ce qui est important, c'est que cette année,
10:38vous semblez avoir une bonne voiture
10:39avec un nouveau règlement qui a fait ce qu'il fallait
10:42pour que tout le monde soit compétitif.
10:44Apparemment, oui.
10:45C'est vrai que cette année, on a une très bonne voiture, apparemment,
10:48pour le premier GE qui est ici au Brésil.
10:50On arrive à bien se placer sur la grille.
10:53Maintenant, on a beaucoup de travail à faire.
10:55Mais c'est vrai que le nouveau règlement,
10:56malgré tout, j'avais un peu peur pour conduire la voiture,
10:58que ce soit difficile,
10:59mais les voitures sont très agréables à conduire
11:01et un peu plus proches l'une de l'autre par rapport à l'année dernière.
11:03Donc, tout le monde est très content, je pense.
11:05C'est ce que nous allons voir dans le détail,
11:07tout de suite avec Yves Géniès.
11:09Le champion du monde n'a pas échappé à la règle.
11:11C'est Benetton, tout comme les autres monoplaces,
11:13a dû subir une refonte totale
11:14pour être conforme au règlement 95.
11:17Les nouvelles normes privilégient la sécurité des pilotes
11:19et réduisent du même coup les performances des voitures.
11:22C'est donc à une véritable métamorphose
11:23que nous avons assisté.
11:24L'architecture totale a été revue,
11:26à commencer par la coque.
11:27La position du pilote est désormais plus reculée.
11:30Le volant est visible,
11:32l'habitacle a été renforcé
11:33afin de prévenir les chocs latéraux.
11:35Remarquez l'apparition d'un appui tête.
11:39Ce qui est le plus visible,
11:41c'est les protections latérales
11:44qui doivent absorber une masse de 750 kg
11:475 mètres secondes
11:48et ne pas avoir de déformation de châssis.
11:49C'est de chaque côté pour protéger le pilote.
11:51Autre point important,
11:53le pédalier a été reculé de 15 cm
11:55pour protéger les jambes,
11:56des pilotes bien sûr,
11:57en cas de choc frontal.
11:59Regardez sur cette animation
12:00l'évolution des appuis aérodynamiques
12:02qui ont été largement diminués,
12:03aussi bien à l'avant sur le museau qu'à l'arrière
12:06où l'aileron a été abaissé de 15 cm.
12:10Ces mesures ont pour effet
12:11de limiter la vitesse de passage en courbe.
12:13Associé au fond plat, désormais en escalier,
12:15l'effet de sol est encore réduit
12:17et le patin de bois situé sous la voiture
12:19remplit toujours son rôle de mouchard.
12:21Pour contrôler la hauteur des voitures sur la piste,
12:23sa tolérance d'usure reste de 10%.
12:27Le réservoir d'essence est libre maintenant
12:29alors que l'année dernière c'était 200 litres minimum.
12:31Autre changement notoire,
12:32les motoristes ont dû reconcevoir des nouveaux moteurs
12:34avec la réduction de cylindrée de 500 cm3
12:37passant de 3,5 litres à 3 litres.
12:39Ford est resté fidèle au V8,
12:40Peugeot, tout comme Renault,
12:42mais aussi Mercedes,
12:46Yamaha et Honda
12:48ont conservé bien sûr l'architecture du V10.
12:52Petite précision,
12:53avec cette réduction de cylindrée,
12:54les moteurs ont gagné en régime.
12:56Environ 700 tours pour un V8,
12:58de 8 à 900 tours pour un V10
13:00et plus de 1000 tours pour le V12 Ferrari.
13:03Le poids de la voiture est désormais de 595 kg
13:06en ordre de marche,
13:07pilote à bord.
13:08Avec cette nouvelle réglementation,
13:10les pilotes à gabarit imposant
13:11ne seront plus défavorisés.
13:14Dernier point,
13:14pour satisfaire aux nouvelles normes,
13:16soit 20% supérieure à celle de l'an dernier,
13:18les coques sont désormais soumises
13:19à deux types de crash test,
13:21frontale et latérale,
13:23avant d'obtenir le feu vert de la FIA.
13:26Avec Jean-François Robin
13:27pour représenter Renault Sport.
13:30Jean-François,
13:30les moteurs qui passent à 3 litres,
13:32évidemment,
13:32c'est une perte sérieuse en puissance,
13:34évidemment,
13:35puisqu'on a chiffre à une centaine de chevaux,
13:37à peu près.
13:38Qu'est-ce que ça représente pour vous,
13:40ce nouveau règlement,
13:41en tant qu'ingénieur motoriste ?
13:42Ça a été assez brutal.
13:44Il faut refaire un moteur entièrement nouveau
13:46parce que reprendre un moteur 3 litres,
13:495 et le passer en 3 litres,
13:50c'était de faire un mauvais moteur.
13:52Donc,
13:53on a été obligés de revoir complètement
13:56toute autre copie
13:57qui avait déjà été bien avancée
13:59sur un 3,5 litres pour les années 95
14:01et on s'est jeté à corps perdu
14:04sur un 3 litres pour 95.
14:06Alors finalement,
14:07vous avez été les premiers
14:09à faire tourner un 3 litres,
14:10effectivement, cet hiver.
14:11Vous avez beaucoup d'avance
14:12par rapport à la concurrence,
14:13on le constate avec Williams,
14:14mais l'intérêt de cette saison 95 aussi,
14:17l'affiche de ce Grand Prix du Brésil,
14:18c'est un peu ce match
14:19entre Williams et Benetton,
14:21Renault contre Renault.
14:22Comment est-ce que vous gérez ça
14:23au plan interne ?
14:25Enfin,
14:26Renault contre Renault,
14:27c'est il faut que Renault gagne,
14:28déjà.
14:29Chose importante pour nous
14:31et après,
14:31de toute manière,
14:32quand on est dans une écurie,
14:33c'est pour faire gagner l'écurie,
14:34que ce soit équipé en Renault
14:36ou sur un autre moteur.
14:38Quand vous êtes attaché à une écurie,
14:40vous faites tous votre possible
14:42pour que cette écurie gagne.
14:43Et je crois que même
14:45à la base des ingénieurs,
14:46un ingénieur veut que son pilote gagne.
14:47C'est dans les règles du jeu.
14:50Comment faites-vous quand même
14:51entre Williams et Benetton
14:52pour cloisonner tout ça ?
14:53Parce que ça doit être,
14:54quand vous rentrez à l'hôtel le soir,
14:55ça doit être tentant quand même
14:56de partager vos informations
14:58sur les réactions des châssis respectifs.
15:00Je crois qu'il n'y a aucune différence
15:01parce que cette année,
15:03on est entre Benetton et William.
15:05L'année dernière,
15:06ont été Ligier et William.
15:08Les motoristes parlent
15:09de leurs problèmes de moteur entre eux
15:10et les problèmes de châssis
15:11n'ont jamais été un sujet
15:13de conversation entre motoristes.
15:15La différence quand même,
15:16c'est que Williams et Benetton,
15:17ça va être la bagarre cette année,
15:19ce qui n'était pas vraiment
15:19le cas auparavant.
15:20Oui, bien sûr.
15:21Mais enfin,
15:22notre rôle, nous,
15:22c'est de faire marcher les moteurs
15:23et pas du tout
15:24de les aider du côté châssis.
15:27C'est impossible
15:27de les aider de ce côté-là.
15:28Il y a alors deux écuries de pointe
15:30équipées par le même moteur,
15:31le moteur Renault,
15:32champion du monde.
15:33C'est l'affiche
15:34de ce Grand Prix du Brésil
15:35et probablement
15:36de la saison 95.
15:38Honnêtement,
15:39nous n'avons pas fait
15:40de développement de la voiture
15:41parce qu'il y avait
15:42beaucoup de problèmes.
15:43Oui, il y a eu la connaissance,
15:45le moteur Renault,
15:45c'était 5 ans.
15:46Nous, on est arrivés maintenant,
15:48on a eu aussi des problèmes
15:49d'électronique
15:50parce que c'est la première fois
15:50qu'on travaille.
15:51On a changé tout dans le team.
15:52On doit avoir un minimum
15:54deux ou trois courses
15:54pour comprendre où on était,
15:55mais on sait déjà
15:57qu'on était pas mal.
15:58Ça, c'est vrai.
15:59C'est très bien
15:59que Williams, il est là.
16:01Ça veut dire
16:01que la politique de Renault,
16:04il était parfait
16:05parce que Renault,
16:06il se trouve avec
16:07quatre voitures
16:07dans les premiers quatre.
16:08Mieux que comme ça,
16:09aujourd'hui,
16:09je n'espère pas.
16:10Je crois que ça sera
16:11toujours un combat
16:12entre les, disons,
16:14j'espère,
16:14Williams, Benetton,
16:15Ferrari,
16:17vers la fin de saison,
16:19McLaren, Mercedes,
16:20peut-être Jordan
16:21et Benetton
16:23qui auraient numéro deux.
16:26Cela dit,
16:27Michael est toujours
16:28très difficile à battre.
16:30Je vais chercher
16:31à l'effort de mon titre
16:32et à remporter
16:33un second championnat.
16:34Ce sera dur,
16:35une saison difficile
16:36cette année,
16:37mais j'y suis préparé.
16:39Nous sommes avec Damon Hill
16:41qui nous a émerveillé
16:42la fin de la saison dernière
16:43et qui nous émerveille
16:44encore ici,
16:44qui s'affirme
16:45comme un vrai patron
16:46en Formule 1.
16:47Damon,
16:48bravo pour votre performance
16:50lors des essais qualificatifs.
16:52Qu'est-ce que vous pensez
16:53des nouvelles voitures ?
16:55Je pense que
16:56les nouvelles voitures
16:57sont bonnes.
16:59On va un peu moins vite
17:00que l'an dernier.
17:01Je me sens beaucoup
17:02mieux dans la voiture.
17:04Je suis satisfait
17:04des performances
17:05de la voiture
17:06et je pense que
17:07la saison débute
17:08vraiment bien.
17:10On pense que
17:10ce sera une bagarre
17:11entre Benetton et Williams
17:12ou que d'autres prétendants
17:14viennent se mêler
17:15à la lutte ?
17:16Je pense que les Ferrari
17:17vont nous mettre la pression.
17:18Les nouvelles voitures
17:19vont bien,
17:19donc il ne faut pas
17:20exclure la Scuderia.
17:21Et il ne faut pas oublier
17:22non plus les autres équipes
17:23qui vont progresser.
17:26Ok, merci beaucoup Damon
17:27qui parle un peu français
17:28maintenant d'ailleurs.
17:29On espère leur trouver
17:30souvent bien placés.
17:32Tout de suite,
17:32jetons un coup d'œil
17:33sur la grille de départ.
17:35Première ligne,
17:36Damon Hill.
17:37À ses côtés,
17:38Michael Schumacher.
17:40Deuxième ligne,
17:41David Coulthard,
17:42Johnny Herbert.
17:44Troisième ligne,
17:45Gerhard Berger,
17:46Jean Alési.
17:48Quatrième ligne,
17:49Mika Akinen,
17:50Eddy Irvine.
17:52Cinquième ligne,
17:53Marc Blundel,
17:54Olivier Panis.
17:56Sixième ligne,
17:57Ukyo Katayama,
17:58Mika Salo.
17:59Septième ligne,
18:00Gianni Morbidelli,
18:02Hans Aral-Frenzen.
18:03Huitième ligne,
18:04Agoury Suzuki,
18:06Rubens Barrichello.
18:07Neuvième ligne,
18:08Pierluigi Martini,
18:10Luca Badoer.
18:11Dixième ligne,
18:13Karl Wenlinger,
18:14Bertrand Gachot.
18:15Onzième ligne,
18:16Daki Inoue,
18:18André Amon.
18:18... du champion du monde,
18:20Michael Schumacher,
18:21la voiture qui porte le numéro 1,
18:22avec ce moteur Renault V10 RS7,
18:26le nouveau moteur 3 litres.
18:27Michael est juste derrière,
18:29il a commenté le tour du circuit pour TF1,
18:31c'est une grande première en ce qui le concerne.
18:33On va voir s'il a le temps,
18:35évidemment il a été très perturbé,
18:37vous le savez,
18:37pendant les essais,
18:38par des problèmes mécaniques.
18:40Vous voyez l'ingénieur Ross Brown,
18:42le directeur technique de Benetton,
18:43qui se penche sur cette voiture.
18:45On sait qu'il y a eu des ruptures mécaniques,
18:47notamment une biellette de direction
18:49lors des essais de vendredi.
18:51Et il y a donc quelques inquiétudes
18:53dans le camp Benetton
18:54avant que ce Grand Prix du Brésil ne se lance.
18:58Michael Schumacher a le sourire quand même.
19:01Vous le voyez,
19:01il est assez confiant,
19:02malgré les difficultés rencontrées aux essais.
19:05Michael,
19:09qui regarde sa voiture vraiment
19:11sous toutes les coutures
19:13et on le comprend
19:14en se mettant à sa place.
19:21Michael qui a commenté
19:23le tour du circuit
19:24que nous allons découvrir
19:24dans quelques instants
19:25avec le champion du monde lui-même
19:28qui nous parle
19:29depuis le cockpit
19:30de sa Benetton Renault
19:32autour du circuit
19:33d'Interlagos.
19:34Michael,
19:35pour la première fois
19:36que vous avez commenté
19:37le lap
19:38pour TF1.
19:39Merci beaucoup.
19:40Comment ça ?
19:41C'était difficile
19:42comme exercice ?
19:43Oui, très difficile.
19:44Très difficile ?
19:46Très difficile à faire.
19:47C'est donc une raison de plus
19:48pour le remercier.
19:49Merci Michael Schumacher
19:50qu'on retrouve donc
19:51dans le cockpit
19:52de la Benetton Renault
19:53pour ce tour du circuit.
20:03Y Guess
20:04Facilippo
20:04en train
20:05de repartiller
20:06pour le스
20:07de Kes enforcer
20:09le tranquille
20:11et
20:12la
20:1224
20:12Hégion
20:13sous
20:14et
20:14après
20:15le
20:15affle
20:16à
20:184
20:19il
20:201
20:22est
20:29C'est parti.
21:10C'est parti.
21:23Ce circuit est très complet, évidemment, et on dit en général que les voitures qui marchent bien ici vont bien
21:28marcher toute la saison, espérons-le, pour Ferrari alors.
21:30Oui, c'est sûr, surtout que moi ici, ça s'est bien passé, mais moi je suis assez déçu de
21:37la piste parce que quand on est arrivé, on a commencé à faire un petit footing sur le nouveau revêtement,
21:42on était tous contents.
21:43Et malheureusement, au lieu de refaire un enrobé sur un sol plat, ils ont seulement passé du goudron sur l
21:56'ancienne piste et c'est un champ de tir.
21:59Là, on saute dans tous les sens et c'est très inconfortable.
22:03C'est toujours très bosselé, mais les Ferrari se sont bien comportés, Jean, et on est plein d'espoir, plein
22:07d'enthousiasme pour cette saison 95, pour ce Grand Prix du Brésil dans quelques instants.
22:11Comment est-ce que vous voyez cette saison ? Les Williams sont un peu d'avance, mais votre équipier Gerhard
22:16Berger disait, je pense que d'ici deux ou trois courses, on devrait être en mesure d'être à leur
22:20niveau.
22:21Le rendez-vous serait pour Imola.
22:23Comme d'habitude, mais en termes de performance, je pense qu'on peut être, même avant Imola, dans le coup,
22:30mais je pense que le problème en ce moment, c'est la fiabilité.
22:35Il y a beaucoup de changements qui ont été faits entre l'année dernière et cette année, en ce qui
22:40concerne les moteurs, les boîtes de vitesse.
22:43Et il est clair qu'en faisant des kilomètres, c'est là qu'on va pouvoir juger qui est fiable
22:50ou pas.
22:52Donc, attendons la fin de la course.
22:54En tout cas, devant tous les petits écrans de France et de Navarre, Jean, ils sont des millions en avoir
22:58Dieu que pour vous aujourd'hui.
23:00Bonne chance pour ce Grand Prix, à Jean, allez-y, et à la Ferrari.
23:03Et revenons maintenant sur ce circuit d'Interlagos pour bien en découvrir toutes les caractéristiques.
23:11Et puis aussi pour voir ce qui va se passer pendant cette course en fonction des années précédentes, avec les
23:16points chauds de Jean-Louis Monset.
23:19Le Grand Prix du Brésil est revenu en 1990 à Interlagos, près de São Paulo, après avoir passé 10 ans
23:27à Rio.
23:28Cette année, les promoteurs ont fait un effort particulier en posant un nouveau revêtement sur les 4,325 km de
23:34ce tracé très sélectif.
23:36Ils ont toutefois négligé les bosses et bon nombre de voitures se sont heurtées à des problèmes de motricité.
23:45Premier point délicat à Interlagos, la zone de départ.
23:51Ici, Andrea De Cesaris envoie sa d'alara dans le décor, c'était en 1990.
23:57Là, en 1993, c'est l'accident entre Gerhard Berger et Michael Andretti.
24:04L'explication est simple, après le feu vert, un bon morceau de ligne droite, donc une vitesse déjà élevée, un
24:10goulet et un freinage violent.
24:15Berger et Andretti s'en étaient tirés indemnes, avec beaucoup de chance.
24:20Un freinage violent, pourquoi ? Pour le S de Sénat, une sorte de chicane.
24:25Un lieu de prédilection pour les photographes.
24:32Ici, en 1992, l'équipe Ligier avait perdu tous ses espoirs.
24:37Le S de Sénat se prolonge par un grand virage qui commande une longue ligne droite,
24:42où, comme devant les stands, les Formule 1 frisent les 300 km heure.
24:46Après quoi, c'est un beau freinage qui avait été l'an dernier le théâtre de cet accident mettant aux
24:50prises Brundle, Bernard, Irvine et Verstappen.
24:54Heureusement, il n'y avait pas eu de blessés.
24:56Au bout de ce freinage, autres rectilignes et autres courbes qui mettent en évidence la deuxième caractéristique d'Interlagos, la
25:04difficulté des dépassements.
25:05Ici, Sénat et Nakajima en 90.
25:10Et on attaque la remontée vers les stands, c'est-à-dire une succession de courbes à rayons variés qui
25:16demandent puissance, souplesse et motricité.
25:19Faute d'anti-patinage, Sénat avait commis cette irrémédiable tête-à-queue l'année passée.
25:27Enfin, il reste à parler de la pluie qui, elle aussi, est souvent partie prenante sur ce circuit où, finalement,
25:32les plus grands pilotes ont trébuché.
25:37Rappelez-vous Alain Prost, en 93, qui n'avait pu négocier son chemin à travers un orage d'une extrême
25:42violence et une demi-douzaine d'épaves de Formule 1.
25:49Depuis vendredi, les nuages sont omniprésents au-dessus du circuit d'Interlagos, avec des pluies tropicales, somme toute traditionnelles, dans
25:57cette partie de l'Amérique du Sud.
25:59Rubens Barrichello avec nous, et cette Jordan à moteur Peugeot.
26:03Rubens Barrichello, le seul brésilien maintenant encouragé par la foule.
26:07Rubens, vous êtes donc désormais le seul brésilien à pouvoir réussir maintenant, et la foule d'Interlagos est derrière vous.
26:15Je suis très content qu'il soit là. Nous avons eu quelques problèmes avec la voiture, ces jours-ci, et
26:21depuis vendredi, ils se sont accumulés, avec la boîte de vitesse qui nous a causé des soucis.
26:27J'espère que ça va aller, car la piste est sèche, et j'aimerais être en confiance aujourd'hui.
26:33Et bien sûr, tous les Brésiliens sont là pour vous supporter, Rubens.
26:38Rubens Barrichello, le jeune pilote brésilien, 22 ans, qui hérite donc de ce lourd héritage, évidemment celui de Ayrton Senna.
26:46Ayrton Senna qui était dans tous les cœurs tout au long de cette semaine.
26:50La Fondation Senna a été présentée au début de cette semaine, précisément le jour de son anniversaire.
26:56Catherine Pic était présente.
26:59Ce 21 mars 1995, il aurait eu 35 ans.
27:03Autour de la tombe d'Ayrton Senna, au centre du cimetière de Morumbi,
27:06les Brésiliens se relaient sans cesse pour lui rendre hommage et fêter à leur manière cet anniversaire.
27:13Au-delà des passionnés de Formule 1, c'est tout un peuple qui pleure encore le champion disparu.
27:17Et à la veille de l'ouverture de la saison, dont le premier Grand Prix se dispute à Sao Paulo,
27:21la ville natale de Senna, le chagrin est encore plus vif.
27:26En hommage encore des peintures naïves.
27:29Une avenue et bientôt un tunnel à son nom.
27:31Mais surtout, une fondation pour venir en aide aux plus démunis.
27:36Présentation officielle, ce vœu du Brésilien qui, deux mois avant son décès, avait exprimé le souhait d'aider les enfants
27:41pauvres de son pays
27:42est devenu réalité grâce à la volonté de sa sœur, Viviane Senna.
27:46Dotée d'un budget de 3 millions de dollars provenant de l'exploitation du non-Sénat,
27:49la fondation œuvre pour l'éducation par le sport de 500 enfants en collaboration avec l'université de Sao Paulo
27:55et la distribution gratuite de 13 000 repas.
27:59C'est une émotion parce que déjà tout ce qui touche les enfants dans un certain domaine, c'est toujours
28:05émouvant.
28:08Quand on sait tout ce qui se passe dans les pays comme le Brésil notamment, c'est bien entendu encore
28:12plus émouvant.
28:12Et puis là, tout à l'heure, quand on sait que c'était le souhait, le rêve d'Ayrton d
28:17'avoir cette fondation, ça devient réalité.
28:22Au cours de cette soirée aux accents de mélancolie brésilienne, Viviane Senna a voulu à travers la fondation redonner espoir
28:28à ceux qui souffrent.
28:30C'était, dit-elle, le seul cadeau d'anniversaire digne de son frère.
28:37Voilà un message d'espoir finalement que nous laisse Ayrton Senna au travers de cette fondation.
28:42Et c'est effectivement dans cet état d'esprit positif, constructif, compétitif qu'il a toujours eu qu'on veut
28:48en garder le souvenir, Alain.
28:50Oui, il faut toujours garder le souvenir. Il restera de toute façon gravé dans les mémoires.
28:54C'est vrai que ça aurait été une saison fantastique pour lui, des changements de règlement, le côté technique.
29:01J'aurais personnellement beaucoup aimé me battre dans une équipe différente contre lui avec ses règlements qui ont changé.
29:07Il y aurait eu beaucoup de travail, beaucoup de lutte, aussi bien sur la piste, sur le plan pilotage que
29:12sur le plan technique en dehors.
29:13Ça aurait été passionnant. Mais il faut faire un peu comme les Brésiliens, c'est-à-dire qu'ils n
29:19'ont aucune rancœur, je dirais, vis-à-vis de personnes.
29:24Simplement, ils veulent garder le souvenir de leur pilote. Ils sont quand même nombreux ici. Il y a quand même
29:27l'école de samba, mais ils restent dans le souvenir. C'est ça le plus important.
29:31Un peu de nostalgie, un peu de saudage, comme on dit ici.
29:34Gilles, on se retrouve dans quelques instants pour le départ de ce Grand Prix du Brésil, en bonne compagnie avec
29:39Alain, évidemment.
29:39En direct, donc, avec Jean-Louis Monset, Johnny Rive, pour une saison qui s'annonce passionnante.
29:44Voilà. Alors, dans quelques instants, on se retrouve au départ du Grand Prix.
29:48Nous allons également jouer ensemble tout au long de la saison au concours Top Tour.
29:52C'est un nouveau jeu avec un nouveau partenaire. Soyez attentifs aux minutes qui vont suivre. A tout de suite.
29:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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