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  • il y a 11 minutes
Trois semaines après le début du conflit, Donald Trump dit envisager de "réduire graduellement" les opérations militaires contre l'Iran. Ce samedi 21 mars au matin, les frappes se poursuivent, Israël disant viser des "cibles du régime" à Téhéran, après avoir fait état de plusieurs salves de missiles iraniens tirées en direction d'Israël.

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Transcription
00:00Bonsoir monsieur l'ambassadeur Joshua Sarka, ambassadeur d'Israël en France.
00:04Que pouvez-vous nous dire effectivement de cet impact qui a frappé directement Israël en plaques et qui est signé
00:11par Téhéran ?
00:13Tout d'abord, ce n'est pas nouveau qu'il cible le sud du pays et qu'il cible toutes
00:19les infrastructures militaires et civiles qui se trouvent dans le sud du pays.
00:24Il n'y a rien de nouveau dans cela.
00:25Il y a 23 blessés, tous civils, ce qui n'est pas nouveau non plus.
00:31Les Iraniens ont touché, non touché et n'ont tué que des civils jusqu'à présent.
00:37C'est ce qu'ils essayent de faire, c'est le plus de civils possible.
00:41Comment est-ce que vous expliquez qu'effectivement ce missile n'ait pas pu être retenu par la défense aérienne
00:46israélienne ?
00:47Est-ce qu'il a été intercepté, dévié de sa route ? Que pensez-vous de ce trajectoire ?
00:52Ça vient d'arriver, donc c'est très difficile à répondre comme question.
00:56Ce que je peux vous dire, c'est que le taux de réussite des interceptions est entre 85 et 90%.
01:03Ce que vous appelez le dôme de fer n'est qu'une couche.
01:06Il y a les systèmes à Rho, évidemment, bien entendu.
01:09Est-ce que cette capacité, justement, est saturée ?
01:11Non, non, non.
01:13Elle n'est pas saturée, bien sûr.
01:14On ne peut pas saturer à une capacité comme celle-là, avec deux ou trois missiles par jour,
01:17ou même sept missiles par jour, comme ils le tirent, ou même plus.
01:20Non, ce n'est pas une capacité qui est saturée, c'est simplement, il y a entre 85% et
01:2590% de réussite.
01:27Et statistiquement parlant, des fois, des missiles passent, malheureusement.
01:30Est-ce que vous avez, monsieur l'ambassadeur, où ce missile est tombé ?
01:33En pleine ville.
01:34Donc pas sur l'installation nucléaire ?
01:36En pleine ville.
01:39Sans entrer dans les détails.
01:41Comment on est d'accord ?
01:42Sans entrer dans les détails, pour ceux qui nous regardent.
01:44Le terme abrité, quand on parle de la ville, le terme abrité, il s'en est erroné.
01:50La centrale nucléaire, l'installation nucléaire, attend à une vingtaine de kilomètres de la ville.
01:54C'est comme si on disait Euro Disney à Paris.
01:58C'est ça.
01:59Donc c'est la ville qui a été touchée, et pas du tout l'installation nucléaire.
02:02La ville, des habitations en ville ont été touchées, 23 blessés.
02:06Jusqu'à présent, comme vous dites, les secours sont encore sur place.
02:09Il est très difficile à dire s'il n'y aura que 23 blessés, s'il n'y a pas
02:13des décès parmi ces victimes.
02:17C'est trop tôt pour savoir.
02:19Mais vous nous disiez que, jusqu'à présent, seuls des civils avaient été touchés par les missiles iraniens.
02:25Ça veut dire qu'en l'occurrence, pour vous ce soir, ils visaient la ville et pas l'installation nucléaire
02:29?
02:29Ou est-ce qu'ils visaient l'installation nucléaire et ils ont raté leur cible ?
02:33Les Iraniens visent toutes les installations qu'Israël a dans le sud depuis longtemps.
02:38Ce n'est pas nouveau.
02:39Il n'y a rien de nouveau dans cela.
02:41Le fait que ce soit tombé en pleine ville dans Dimona, c'est nouveau.
02:45Que ça a fait 23 blessés.
02:47Ça, c'est nouveau et c'est très grave.
02:49C'est très grave.
02:49Ça vous inquiète particulièrement.
02:51On a bien vu aujourd'hui ce qui s'est passé, c'est-à-dire cette dynamique attaque-contre-attaque.
02:55Ce matin, effectivement, Israël et les États-Unis auraient peut-être, selon un média iranien, frappé le site nucléaire de
03:03Natanz.
03:04Est-ce que ce soir, vous confirmez cette information ?
03:06Est-ce que vous faites partie de cette opération ?
03:08Est-ce que nous faisons partie de ce projet ?
03:10Oui, est-ce que vous avez frappé le site nucléaire de Natanz ?
03:14Israël a frappé tous les sites nucléaires iraniens depuis le début de la guerre.
03:18Et depuis le début de la guerre jusqu'à présent, nous avons aussi frappé tous les sites nucléaires iraniens pendant
03:24la guerre des 12 jours.
03:26Et donc, si nous l'avons fait aujourd'hui, je ne suis incapable de vous dire encore, parce que je
03:30n'ai pas encore reçu de la confirmation,
03:32mais j'ai vu effectivement que ça a été dit.
03:34Il est très possible que ça a été fait.
03:36Mais ce ne sera pas la première fois non plus.
03:37Donc vous ne démontez pas l'information iranienne.
03:41Vous ne démontez pas cette information iranienne, effectivement.
03:45Je n'ai aucune possibilité ni de démentir ni de confirmer.
03:52En tout cas, on voit bien riposte contre riposte.
03:55Est-ce que cette escalade vous fait peur ?
03:57De voir que finalement, si vous frappez un site nucléaire, l'Iran va répondre en frappant un autre site nucléaire.
04:04Est-ce que vous voyez là un bras de fer s'installer ?
04:06Non, je vais essayer d'être précis le plus possible.
04:09Nous avons frappé tous les sites nucléaires iraniens depuis des mois.
04:15Pendant la guerre des autres jours, nous avons frappé tous les sites nucléaires iraniens.
04:18Pendant cette guerre maintenant, nous avons frappé tous les sites nucléaires iraniens.
04:22Il n'y a rien de nouveau là-dedans.
04:23Il n'y a rien de nouveau non plus dans le fait que les Iraniens essayent de frapper tous les
04:29sites militaires et les infrastructures stratégiques israéliennes,
04:35qu'elles soient dans le sud ou qu'elles soient autre part.
04:37Donc le fait est qu'on voit le missile tomber dans la ville de Nimona ne veut pas dire qu
04:43'ils n'ont pas essayé auparavant de le faire.
04:45Simplement, ils n'ont pas réussi.
04:47D'accord ?
04:48La seule différence qu'il y a maintenant par rapport à ce qu'il y avait auparavant, c'est qu
04:51'ils ont frappé une ville, une ville qui s'appelle Nimona,
04:55qui est à une certaine distance d'une infrastructure stratégique.
04:58Effectivement, vous dites que ce genre de frappes sont arrivées et qu'effectivement vous avez frappé aussi les installations nucléaires
05:04au mois de juin.
05:05Et néanmoins, on a l'impression que dans le rapport de force là, aujourd'hui, l'Iran se défend et
05:11montre une capacité que peut-être Israël avait sous-estimée.
05:14Non, pas du tout. La seule chose que l'Iran a montré aujourd'hui, a prouvé qu'elle avait la
05:20capacité de faire,
05:21et encore une fois qu'elle avait menti auparavant, c'est d'essayer de frapper Diego Morsia.
05:25Alors pour la première fois, l'Iran lance un missile avec une portée de 4000 kilomètres, 4000 kilomètres au moins.
05:33Quand j'ai appris la nouvelle, j'étais à Paris quelque part, j'ai regardé la distance entre le point
05:39le plus au nord de l'Iran et là où je me trouvais.
05:42C'est 4200 kilomètres. Nous savions que les Iraniens développaient des capacités de missiles de 5000 kilomètres.
05:49Jusqu'à présent, ils disaient que c'était faux à chaque fois que nous en parlions.
05:53Ils disaient qu'ils n'avaient aucune intention. La dernière fois que les Iraniens ont dit qu'ils ne développaient
05:57pas des missiles de ce genre,
05:59c'était le 25 février, donc il n'y a pas longtemps.
06:02Et maintenant, ils utilisent, ils lancent deux de ces missiles contre la base Diego Morsia,
06:08qui est une base britannique, n'oublions pas.
06:11Et donc, ils ont une portée qui serait capable d'arriver dans la plus grande partie des pays européens.
06:18Est-ce qu'Israël dirait, comme Donald Trump le disait hier, que la fin de la guerre approche et qu
06:24'on est en train de préparer les scénarios de sortie et de retrait progressif,
06:30selon un calendrier qui se compte désormais en semaine ?
06:33De sortie et de sortie progressif, ça je ne peux pas vous dire, mais le Premier ministre a dit d
06:37'une façon très claire hier
06:39que nous atteignons la fin de la liste de nos cibles.
06:47Les Iraniens, le régime iranien, n'a plus les capacités militaires qu'il avait il y a deux mois, trois
06:55mois,
06:55ou bien certainement plus qu'il n'a plus les capacités militaires qu'il avait en juin de l'année
07:01dernière.
07:01Ça veut dire potentiellement que d'ici deux, trois semaines, comme le suggère la Maison Blanche, cette opération pourrait être
07:06terminée ?
07:08Les cibles militaires seront terminées.
07:11Nous n'oublions pas qu'il y a trois éléments à cette guerre.
07:14D'abord, deux cibles qui sont purement militaires, le programme nucléaire et le programme balistique,
07:19on en a parlé, on l'a répété plus d'une fois, et cela, on arrive au bout de toutes
07:26les cibles.
07:27Et la troisième ?
07:29La troisième, c'est la déstabilisation et l'affaiblissement du régime iranien,
07:33je termine, la déstabilisation et l'affaiblissement du régime iranien,
07:38afin que les Iraniens, le peuple iranien, puissent sortir et prendre leur sort en propres mains.
07:43Ça, je ne sais pas si ça pourrait prendre un jour, deux jours, trois jours, une semaine, une semaine ou
07:49deux.
07:49Je pense, et ça c'est plutôt une analyse qu'autre chose, que nous nous y arrivons, nous nous y
07:54rapprochons.
07:55Mais il ne vous aura pas échappé que cet objectif-là, il ne fait pas partie de la liste des
08:00objectifs énoncés hier par le président Trump dans le message qu'il publie.
08:04Il parle de cinq objectifs, des objectifs militaires, il parle du nucléaire, il parle de la protection des alliés dans
08:11la région,
08:12il ne parle pas de la fin du régime.
08:14Est-ce qu'il n'y a pas là une divergence entre Israël et les États-Unis ?
08:19Est-ce que vous n'avez pas un but de guerre différent de celui des États-Unis ?
08:23Vous savez, il y a un style différent entre les deux dirigeants.
08:26Il y a des communications qui sont différentes entre les deux dirigeants.
08:29C'est une guerre qui est une guerre conjointe, qui est coordonnée à 100%, à tous les niveaux,
08:35du niveau stratégique au niveau le plus tactique possible.
08:37Quand je dis le niveau le plus tactique possible, c'est les pilotes, quand ils se parlent,
08:40qui attaquent ensemble, se parlent en anglais.
08:42C'est-à-dire, toutes les cibles, toutes les cibles, tous les buts de la guerre,
08:46chaque cible, chaque cible, vraiment, chaque attaque est coordonnée.
08:49Il y a un QG, bon juin.
08:51Mais là, vous êtes dans l'opérationnel militaire.
08:53Ma question, elle est plus d'un ordre, j'allais dire, stratégique ou politique.
08:57Je dis que c'est du niveau stratégique au niveau tactique.
09:01Tous les niveaux sont coordonnés.
09:03Donald Trump, il ne dit pas que le renversement du régime de l'Iran,
09:08la fin de la lafouli islamique, est un objectif des États-Unis.
09:11Vous devriez peut-être inviter Donald Trump.
09:16Non, ou de Donald Trump, son représentant.
09:18Je suis le représentant de l'État d'Israël.
09:19Je représente le Premier ministre Benémi Netanyahou.
09:23Et avec plaisir, je vous répondrai que nos buts sont ceux que je vous ai dit.
09:27Mais pour rejoindre, effectivement, les dires de Thierry Arnault,
09:29effectivement, on a du mal à voir cette communication, ce changement de récit.
09:32Hier, Donald Trump qui dit qu'il veut réduire graduellement l'engagement américain.
09:36Israël qui veut accentuer les frappes.
09:39À l'instant, le chef de Tsaël qui dit, nous sommes à la moitié de l'opération,
09:43mais la direction est claire.
09:44On a l'impression qu'effectivement, ce n'est pas forcément clair.
09:46On a quand même entendu Donald Trump aussi dire, je n'aime pas tellement ce que fait Benyamin Netanyahou.
09:52Il ne m'écoute pas.
09:53Il y a une différence de style.
09:55Encore une fois, je ne vais certainement pas commenter les propos de Donald Trump.
10:00Il y a une différence de style entre les deux dirigeants.
10:03Ce que je peux vous dire, c'est que tout est coordonné.
10:06Et si vous voyez ce qu'a dit le président, il a parlé d'encore quelques semaines de guerre.
10:13Et ce que dit le chef de l'armée, le chef d'état-major israélien, c'est encore quelques semaines
10:17de guerre.
10:18C'est les mêmes choses qui sont dites différemment.
10:21Cette guerre ne va pas continuer indéfiniment.
10:24Notre but n'est pas d'être en guerre avec l'Iran, avec ce régime iranien, indéfiniment.
10:28Notre but est de terminer cette guerre le plus rapidement possible.
10:33Mais dans les buts de cette opération, il y a aussi l'affaiblissement, la déstabilisation du régime,
10:44afin que les Iraniens eux-mêmes puissent prendre le contrôle de leur pays.
10:48Monsieur l'ambassadeur, que sait Israël et que pouvez-vous partager avec nous ce soir sur l'état de santé
10:55du guide suprême
10:56et sa capacité à être réellement celui qui dirige le pays aujourd'hui ?
11:00Je ne sais pas si on pourrait appeler Mouchtabal pour lui donner le titre de guide suprême.
11:06C'est quelqu'un qui est assez médiocre au niveau religieux.
11:11Je ne pense pas qu'il sera suivi par les chiites à travers le monde, certainement pas,
11:15parce qu'il a ses problèmes qui ont été publiés.
11:19Donc je ne vois pas comment le monde chiite pourrait suivre quelqu'un comme celui-ci.
11:23Et franchement, je ne connais pas son état de santé.
11:27Dernière question sur le Liban.
11:29Effectivement, il y a des opérations qui se déploient au sol pour éradiquer le Hezbollah.
11:33Déjà plus d'un million de déplacés.
11:34Emmanuel Macron qui pose cette question.
11:36Pourquoi est-ce que le Liban ne vient pas discuter directement avec Israël à Paris ?
11:41Pourquoi n'avoir pas pris cette main tendue, finalement ?
11:44Premièrement, vous utilisez le terme d'éradiquer le Hezbollah.
11:47Notre but n'est pas d'éradiquer le Hezbollah.
11:49Le Hezbollah pourrait rester, pourrait devenir éventuellement un espèce de parti politique qui n'a pas de capacité militaire.
11:56Ce que nous voulons, c'est d'éradiquer les capacités militaires du Hezbollah
12:00et permettre aux FAL, aux forces armées libanaises, d'être les seules forces légitimes au Liban qui sont présentes, sur
12:08place.
12:08Et de pouvoir enfin permettre au Liban d'être un pays comme les autres et d'être un pays qui
12:15prospérerait et qui serait en paix avec Israël.
12:19Vous savez, il y a énormément de rumeurs autour de ces offres qui ont été faites, etc.
12:26Ce que je peux vous dire, c'est qu'il n'y a...
12:28Enfin là, ce n'est pas des rumeurs.
12:30Là, le président français Emmanuel Macron a été quand même très clair.
12:34Il a invité une négociation directe à Paris.
12:36Vous comprenez que ça puisse inquiéter, effectivement, quand on voit, par exemple, les déclarations du ministre des Finances Smotrich,
12:42qui a déclaré, effectivement, la banlieue sud de Liban va ressembler à Ragnones, en référence à la ville du sud
12:49de Gaza.
12:49Est-ce que vous comprenez, finalement, que ça fasse peur, cette offensive terrestre au Liban ?
12:53J'essaie, justement, de vous répondre.
12:54J'étais en train de répondre au sujet de ce que vous m'avez posé, la question autour des mots
13:00de la déclaration du président Macron.
13:05Ce n'est pas une offre concrète qui a été présentée.
13:11Votre ministre des Affaires étrangères était juste vendredi à Jérusalem.
13:14Il a rencontré son homologue israélien.
13:16Il n'y a pas d'offre concrète de venir négocier à Paris qui serait acceptée par les deux côtés,
13:20oui ou non.
13:21Et en plus, la question de qui gérera des négociations, si elles ont lieu, n'a pas encore été décidée.
13:28Le fait que la France veuille peut-être le faire ne veut pas dire que ce soit, effectivement,
13:33la France qui gérera ce genre de négociations, si elles ont lieu, premièrement.
13:41Ensuite, cette question au sujet de la déclaration de Smotrich m'a été posée, je crois, sur votre plateau plus
13:46d'une fois.
13:47C'est le ministre des Finances, comme vous l'avez dit vous-même.
13:49Quand il fera une déclaration qui parle des finances israéliennes, je pourrais les commenter.
13:54Et c'est la déclaration qu'il a faite autour de la guerre à Gaza, est une déclaration d'un
13:59homme politique
14:00qui n'a pas l'influence qu'il voudrait peut-être avoir dans la direction.
14:03C'est une réponse de diplomate.
14:06Non, ce n'est pas du tout une réponse de diplomate, c'est une réponse de quelqu'un qui vous
14:09explique la politique israélienne.
14:10Oui.
14:11Ce n'est pas du tout une réponse de diplomate, bien au contraire.
14:13Merci, monsieur.
14:14Merci, monsieur l'ambassadeur.
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