00:00Le suspense est total dans cette dernière ligne droite avant le second tour des élections municipales.
00:07Alors vous voyez, on voulait faire monter un petit peu le suspense autour des résultats de ce sondage.
00:12Mais voilà, vous voyez les résultats d'un sondage dont nous vous révélons les résultats.
00:16Sondage réalisé par Ella Berger-Levraud.
00:20Eh bien, c'est Emmanuel Grégoire qui est en tête.
00:22Mais évidemment, pas de beaucoup.
00:24Un point d'avance seulement sur Rachida Detti quant à Sofia Chikirou.
00:28Elle reste à 10%.
00:30Enfin, elle était à 11 quelque chose de mémoire au premier tour.
00:34Et elle fait pratiquement le plein.
00:36Mais vous voyez, la formation principale, c'est évidemment ce faible écart entre les deux.
00:41Est-ce qu'on peut rentrer un petit peu plus dans le détail, Jérémy Trottin et Alexis Cuvillé, sur les
00:48résultats de ce sondage ?
00:51Jérémy.
00:52Oui, bien sûr.
00:52Donc, on voit que c'est vraiment extrêmement serré.
00:55Un suspense total à son comble.
00:57Il va falloir que les deux principaux candidats mobilisent et surmobilisent leur électorat dans cette toute dernière ligne droite.
01:02Et c'est pour ça qu'on voit qu'ils font essentiellement compagne actuellement sur la question des valeurs.
01:07Et si on s'intéresse au report de voix, parce que c'était ça aussi qui s'est joué toute
01:11cette semaine, les fusions, les retraits.
01:13Par exemple, sur l'électorat de Pierre-Yves Bournazel.
01:15Où va l'électorat de Pierre-Yves Bournazel qui était arrivé autour, lui aussi, à des 11% et qui
01:20a fusionné sa liste sans être présent dessus avec Rachida Dati ?
01:23Dans ce sondage, on apprend que 56% des électeurs de Pierre-Yves Bournazel se reportent sur Rachida Dati.
01:30Ça, c'est important de le rappeler ce matin.
01:32On ne savait pas précisément où iraient les électeurs de Pierre-Yves Bournazel.
01:36Est-ce qu'ils étaient donc plus modérés que Rachida Dati aurait tendance à aller plutôt davantage vers Emmanuel Grégoire
01:43?
01:44Majoritairement, selon notre sondage Elabe-Bergé-Levraud, ils iront vers Rachida Dati.
01:49Ce qui explique que Rachida Dati, entre dimanche et ce sondage, a pris presque 20 points.
01:54Autre enseignement de ce sondage, Alexis ?
01:56L'autre enseignement de ce sondage, c'est notamment l'incertitude des électeurs de Sofia Chikiru.
02:02C'est un autre élément important de l'analyse de nos partenaires d'Elabe.
02:08Près de 4 électeurs sur 10 de Sofia Chikiru ne sont pas sûrs de leur choix dimanche.
02:14Donc ça, bien sûr, c'est quelque chose d'extrêmement important dans la dernière ligne droite de la campagne.
02:18Ça veut dire qu'il va y avoir beaucoup de réflexions chez certains électeurs, probablement, de la France insoumise.
02:24Est-ce qu'un barrage à Rachida Dati peut se mettre en place dans ces dernières heures de campagne ?
02:30Des sympathisants de gauche, notamment des sympathisants de Sofia Chikiru,
02:33qui, en fait, vont décider d'aller voter Emmanuel Grégoire pour faire barrage.
02:37Ça sera une donnée importante à surveiller.
02:39Bruno Jeudy, votre analyse, vous, sur le résultat de ce sondage,
02:44qui, honnêtement, dimanche soir, tout le monde disait, s'est plié.
02:47Ce soir, aujourd'hui, plutôt, c'est pas vraiment la même musique.
02:51Non, mais dimanche soir, c'est vrai qu'Emmanuel Grégoire sort avec beaucoup d'avance.
02:56Et en même temps, le scénario de la semaine a rebattu les cartes.
03:00Il y a d'abord, finalement, M. Bournazel qui fusionne sa liste avec Rachida Dati,
03:07même si...
03:07Dans des conditions un peu houleuses.
03:08Dans des conditions houleuses, mais quand même, on voit que ça compte,
03:12puisque une majorité des électeurs de M. Bournazel veulent se reporter sur Madame Dati.
03:17Selon ce sondage, c'est pas ce que disent tous les sondages.
03:20C'est pas tous les sondages.
03:20Évidemment, et il faut être très prudent.
03:22Deuxième élément fort, Mme Chikirou se maintient dans d'autres villes.
03:27Une Marseille, la liste téléphine, c'est pas maintenu.
03:29Elle se maintient, elle fait un débat, où elle est très dure contre M. Grégoire.
03:35Et évidemment, ça aura des répercussions.
03:37Et puis, il y a le troisième temps, c'est le débat.
03:39Le débat est très important.
03:41On l'a vu avant le premier tour.
03:42Là où il y a eu des débats, ça a pesé sur le résultat.
03:44Ce débat pesera sur le résultat.
03:47Et on voit bien déjà que ce sondage, puisque un tiers de l'échantillon a été exposé,
03:52un tiers des personnes interrogées ont été exposées au débat, pèse sur le résultat.
03:57Et évidemment, tout ça va être digéré d'ici le week-end.
03:59Et ça va rebattre les cartes jusqu'à la fin de semaine.
04:03Ce qui donne un scrutin absolument...
04:04Moi, j'ai jamais vu ça.
04:06J'ai vu toutes les campagnes à Paris depuis maintenant beaucoup d'années.
04:10Et franchement, c'est la première fois que c'est aussi serré.
04:13Et je pense que ce sera très serré jusqu'à la fin.
04:15Peut-être jusque tard dans la soirée de dimanche.
04:20Tant le scénario de la triangulaire...
04:23Et probablement le seul scénario où Rachida Nathie a une chance de l'emporter.
04:27Et évidemment, ça s'est resserré toute la semaine.
04:30Et évidemment, ce matin, je pense que les deux candidats vont battre la campagne jusqu'aux dernières heures.
04:36Et leur soutient, évidemment, jusqu'au bout du bout.
04:39Deux de leurs représentants sont avec nous sur ce plateau.
04:42J'en profite pour vous dire au passage, évidemment, le résultat, ce sera sur BFM TV.
04:46À suivre, soirée électorale spéciale.
04:49Je vous retrouverai avec Apolline de Malher pour vous donner tous ces résultats, évidemment, en direct.
04:53Alors, Amina Taniaquette est avec nous, porte-parole des écologistes et représentante de la liste d'Emmanuel Grégoire, bien sûr.
04:59Et face à vous, Jonas Haddad, qui est porte-parole adjoint des Républicains.
05:03Alors, une réaction à l'autre.
05:04D'abord, Amina Taniaquette, est-ce que ce résultat, il vous conforte ou il vous inquiète ?
05:09En tout cas, il y a un enjeu de mobilisation qui est extrêmement fort.
05:13Et les enseignements que je retiens, c'est que le peuple de gauche est majoritaire de manière écrasante à Paris.
05:19Plus de 55% sont prêts à voter pour un maire ou une maire de gauche.
05:23Et la seule personnalité de gauche en mesure de l'emporter, c'est Emmanuel Grégoire.
05:27Donc, vous appelez au vote réaliste, votre utile.
05:30Et donc, effectivement, voter Shikiru, c'est favoriser Rachida Dati.
05:35Et c'est pour ça que les électeurs de Shikiru ne sont pas très certains de leur vote pour ce
05:41dimanche.
05:42Alors, il y en a pas mal qui n'aiment pas non plus les socialistes, qui n'aiment pas Emmanuel
05:45Grégoire.
05:45On entend souvent ça remonter.
05:47Jonas Haddad.
05:48Très intéressant, cette prise de parole, c'est dire le peuple de gauche.
05:51Je pense que Rachida Dati ne s'adresse pas au peuple de gauche ou au peuple de droite.
05:54Elle s'adresse aux Parisiennes et aux Parisiens qui ont besoin d'alternance.
05:58Après 25 ans de gouvernance de gauche, comme vous l'évoquez, qui ont abouti ces derniers temps à une fin
06:04de campagne très délétère.
06:05On entend Emmanuel Grégoire qui entend des voix d'Emmanuel Macron qui parle à Sarah Knafo.
06:09On entend votre représentant au Conseil de Paris, M. Béliard, qui dit récemment sur Instagram
06:16« Si Rachida Dati est élu, demain on aura la mère la plus raciste de l'histoire de Paris. »
06:21Donc, on sent bien qu'ils sont en train de perdre pied.
06:23Pourquoi ? Parce qu'ils sont en train de perdre leur joujou.
06:25Ils voyaient Paris comme un laboratoire, un endroit dans lequel la gauche pouvait mettre des salles de shoot,
06:30pouvait émettre 40% de HLM et en fait, ils sont en train de perdre ce sur quoi ils sont
06:35en train de manger depuis des années.
06:37Donc, ça dérape.
06:38Enfin, pardon, mais ce n'est pas faux.
06:39Quand Aminat Taniak a été dit qu'il y a 55% de gens qui manifestement veulent se tourner vers
06:44la gauche, c'est vrai.
06:45C'est vrai, mais ce que je vous dis, c'est qu'ils considèrent que Paris est leur laboratoire.
06:50Or, les Parisiens en ont marre des expérimentations qui font que leur ville est devenue compliquée à vivre aujourd'hui.
06:55Et c'est pour ça qu'une alternance, vous parliez tout à l'heure de Pierre-Yves Bournazel.
06:58Chez Pierre-Yves Bournazel, il y avait par exemple des colissiers, par exemple, qui étaient issus de la gauche républicaine
07:03et qui disent, finalement, on en a marre de ce système qui accapare Paris.
07:07Je répète aussi que, pour nos téléspectateurs, Paris, ce n'est pas simplement le précaré de ce qu'évoque Madame,
07:13c'est-à-dire la gauche.
07:14C'est la capitale de notre pays, dans un pays qui est centralisé et qui a besoin que le cœur
07:18économique du pays refonctionne à nouveau
07:20plutôt que d'être un endroit dans lequel on a des tentes de migrants à Porte-de-la-Chapelle
07:24ou une adjointe à l'agriculture Madame Pulvar dans une ville comme Paris où il n'y a pas d
07:29'agriculture.
07:29Donc on en a marre de leurs expérimentations, en fait.
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