Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 semaines

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01Allez, Angelo, retourne à l'école maintenant, dépêche-toi.
00:06Comment te sens-tu, Hilton ?
00:07Ah, plutôt bien, je crois, oui.
00:10Oui, je vais plutôt bien, on peut dire ça, je crois.
00:13Hilton, je sais que tu t'attendais à ce que cette période de notre vie soit paisible et reposante,
00:16mais il faut te rendre à l'évidence, tu es destiné à être entouré toute la vie de gens qui
00:20t'aiment et qui t'adorent.
00:22Mais tu crois que je ne le sais pas ?
00:24Tu crois que je ne le sais pas ?
00:25Et tu sais que j'en fais partie ?
00:27Mais ça aussi, je le sais.
00:30Je t'aime.
00:31Tu sais que t'es à croquer, toi.
00:35M. Lucas, vous sentez pas le brûlé ?
00:42Non.
00:43Tant mieux.
01:20Une rencontre, un étonnant retour sur leur passé.
01:23C'est le fabuleux destin de Jean-Yves Lafesse et Frédéric François, tout de suite sur France 3.
01:32Pour certains, s'endormir est un plaisir.
01:35Pour d'autres, le cauchemar commence.
01:37Comptez les moutons.
01:39Les minutes.
01:40Les heures.
01:42L'insomnie, c'est pas une vie.
01:44N'hésitez plus, parlez-en à votre médecin.
01:55Je ne l'ai jamais fait comme ça.
01:58Elle a changé, là.
01:59Il y a un truc qui n'est pas normal.
02:01Je vais.
02:04Ça va ?
02:05Oui, oui, oui.
02:05Tu me trouves jolie ?
02:06Plus en plus belle.
02:07C'est bien ça pour lui.
02:08C'est trop gentil, mon amour.
02:09À ce soir.
02:10À ce soir.
02:12Mais qu'est-ce qui rend une femme comme ça ?
02:14Petit déjeuner spécial K.
02:150% matière grasse, 100% bien-être.
02:17Il y a quelque chose de nouveau dans sa vie.
02:21Je peux te le prendre ?
02:22Et ça aussi ?
02:24Tu veux aussi mes lingettes démaquillantes ?
02:26Merci, j'ai la peau sèche.
02:27Je préfère prendre les miennes.
02:28Aujourd'hui, Inivea Visage lance les lingettes adaptées à chaque type de peau.
02:31Peau normale ou mixte, peau sèche ou sensible.
02:34Désormais, votre peau choisira sa lingette.
02:37Nouveau, les lingettes démaquillantes de Nivea Visage.
02:41Magie et moi, on veut tous les jours inventer.
02:48Sans cesse d'imaginer.
02:51Mille et une idées.
02:56Cube or de magie.
02:58Pour rendre encore meilleur ce qui est déjà bon.
03:04Cube or.
03:06Magie et moi, pour la bonne cuisine.
03:12France Inter présente Lisa Higdal.
03:16Ses plus belles chansons sur un seul album.
03:19Heaven, Earth and Beyond.
03:2117 titres entre jazz et bossa.
03:24Lisa Higdal.
03:25L'émotion à l'état pur.
03:53Les îles de Guadeloupe.
03:54Les îles de toutes les découvertes.
04:03Pellicules.
04:04Démangeaisons.
04:06Nouveau shampoing Tégel Total de Neutrogena.
04:08Élimine les pellicules les plus persistantes.
04:10Formule exclusive à l'ictiol et à l'élubiol.
04:13Tégel Total.
04:15L'antipelliculaire total de Neutrogena.
04:23Oui ou non, nos enfants peuvent-ils tout regarder ?
04:27Désormais, toutes les chaînes françaises adoptent une nouvelle signalétique pour leur programme.
04:32Ces avertissements sont une recommandation destinée aux parents et ils seront diffusés au début des programmes concernés.
04:38Des nouveaux signes pour savoir si c'est oui ou si c'est non.
04:46Nous serons une armée invisible.
04:47Notre uniforme sera celui de l'homme de la rue.
04:49Nous sortirons de la foule, frapperons l'ennemi et disparaîtrons à nouveau dans la foule.
04:53Vous avez envoyé vos hommes dehors, n'est-ce pas ?
04:55Ils marcheront dans des ruisseaux de sang.
04:57Quel genre de bête ?
04:58Je suis ministre du vol qualifié, du trafic d'armes, du désordre, du sabotage.
05:03Promettez-moi de ne jamais vous attacher à moi.
05:05Je vous le demande.
05:06Nous les tuerons à l'aube.
05:08Vous envoyez un billet d'eau ? Avec les fleurs ?
05:10Je les hais.
05:12Je les hais d'avoir rendu la haine nécessaire.
05:14Ce n'est pas très romantique.
05:16La guerre, c'est des mortes ! C'est comme être des mortes !
05:18Je ferai de vous une armée même si je dois y laisser ma peau.
05:21Julia Roberts les aime sublimes et généreux.
05:24Comme ce maudit irlandais de Michael Collins, jeudi à 20h55 sur France 3.
05:59Bonsoir à tous !
06:01Bonsoir !
06:02Cette semaine encore, le fabuleux destin réunit pour vous un couple que tout oppose.
06:06Un couple assez improbable.
06:08De la provoque grinçante d'un côté, un sourire de séducteur avec sérénates italiennes de l'autre côté.
06:13Ça devrait donc être assez détonnant.
06:14Toute la semaine, Jean-Yves Lafesse et Frédéric François seront donc nos deux invités.
06:18Regardez tout de suite ce portrait croisé, signé comme d'habitude, Anne-Élisabeth Lemoyne.
06:26Jean-Yves, un petit breton avec un tic singulier.
06:29Il a très tôt le petit doigt pointé devant la bouche en guise de micro.
06:33Frédéric, un petit sicilien, fils d'immigré et un signe particulier.
06:37Quoi qu'il arrive, il sourit et il est toujours bien coiffé.
06:40Le petit Lafesse est né Lambert, un drôle de zèbre, toujours à la recherche d'une bêtise à faire.
06:45Un vrai démon qui va à la messe pour y draguer les filles.
06:48Un farceur qui s'amuse à se faire passer pour un autre, dans la peau d'un cow-boy ou
06:52d'un pierrot,
06:53pour devenir plus tard le roi des imposteurs à la radio.
06:56Frédéric François pour la scène, mais Francesco Baracato dans la vraie vie.
07:00Il aurait pu devenir mineur comme son père.
07:02Il sera chanteur dans les balles de pompiers pour commencer,
07:06avant d'enregistrer un premier disque à 16 ans seulement.
07:09Jean-Yves lui est un ado allumé, à 16 ans il plaque tout.
07:12L'école et la Bretagne, 4 années à Bourlingué, militaire puis hippie en Angleterre.
07:17A 20 ans, Lafesse passe le bac, sa première imposture.
07:20Il invente des auteurs de philo, mais il sera reçu.
07:24Frédéric et sa mise en pli bigoudi.
07:26La chaîne en or, le torse velu, tout est étudié pour faire craquer.
07:30Col, pelle à tarte, bottes en cuir, manteau en pot de lapin.
07:33Même quand il pose sous la haute de sa cuisine, il plaît aux filles.
07:36Le roi du dîner aux chandelles, avec son cœur qui nous dit « je t'aime » et qui ne
07:40sait dire que ça.
07:42Lafesse a refusé de grandir.
07:43Petit, on le renvoyait de l'école.
07:45Grand, on le paye pour chahuter.
07:46Le roi du canular est artiste, comédien et poète à la fois.
07:5030 ans de carrière, 30 millions d'albums, 10e Olympia.
07:53Le genre idéal n'a pas pris une ride, ni un seul cheveu blanc.
07:56Frédéric François et Jean-Yves Lafesse, on sait sûr, un fabuleux destin.
08:00Et petits, ils ont dû en rêver.
08:03Mesdames et messieurs, merci d'accueillir notre couple de la semaine,
08:07Jean-Yves Lafesse et Frédéric François.
08:14Bonsoir.
08:17Bonsoir Frédéric.
08:21Bonsoir Jean-Yves.
08:28Bonsoir à tous deux, merci d'être avec nous.
08:31Bonsoir Frédéric François, bonsoir Jean-Yves Lafesse.
08:34J'ai envie de dire un petit peu comme Anne-Élisabeth Lemoyne.
08:36Bonsoir Francesco Baracato.
08:38Vous aimez ce nom, vous auriez aimé même vous appeler pour toute votre carrière.
08:41C'est 30 ans de carrière, vous auriez aimé les signés Baracato ?
08:44À refaire, bien sûr que je choisirais le nom de Baracato.
08:48Pour ce que ça comporte en fait symboliquement, d'abord c'est mon nom.
08:52Et en plus la signification de Baracato, la chance, Baracato, soit béni des dieux.
08:57C'est votre impresario de l'époque, c'est ça qui vous a demandé de changer de nom ?
09:00C'est ça, parce que la mode voulait que tout était aux deux prénoms,
09:05et que jamais ça ne se retiendrait, alors que c'était magnifique.
09:08Et Jean-Yves d'ailleurs, puisqu'on démarre par votre nom, Jean-Yves Lafesse est venu comment ?
09:13J'ai pris ce surnom-là parce qu'il est un peu coquin, il est un peu mignon.
09:19On le mémorise bien aussi.
09:20Et en plus en breton, ça veut dire la foi.
09:22Donc il y avait une fesse un peu lubrique et une autre fesse un peu mystique.
09:27Qui résume bien le personnage, on va voir ça toute la semaine.
09:30C'est une recherche, on va dire.
09:31Alors Frédéric, François, comme vous avez été en Belgique, vous n'avez pas notre chance à nous.
09:35On voit Jean-Yves Lafesse tous les soirs sur France 2, après vous avoir vu pendant longtemps sur Canal+.
09:40Je vous propose de démarrer tout de suite, on se met en appétit tout de suite avec un sketch de
09:44Jean-Yves Lafesse.
09:45Regardez, ça démarre d'ailleurs par un petit clin d'œil à Antoine Decaune.
09:49Bonjour, Antoine.
09:51Antoine Decaune ?
09:52Bonjour.
09:52Oh si, si, c'est langue de pute, c'est Antoine Decaune.
09:55Je m'excuse monsieur, je travaille dans les hôpitaux, oui.
09:58Oh pardon, je croyais que c'était Decaune dans langue de pute.
10:02Bonjour mesdames.
10:03Bonjour.
10:04Contrôle des perruques.
10:06Contrôle des perruques ?
10:07C'est bon, elle est bien collée, elle ne bouge pas la vôtre.
10:11Madame la contractuelle, c'est très bien de ramener le mec bourré à la maison.
10:15C'est bien votre rôle.
10:18Merci, merci.
10:18Vive la police française.
10:22Qu'est-ce qu'il est gentil ?
10:28Jean-Yves Lafesse.
10:30On va revoir bien sûr, tout au long de l'émission et toute la semaine, vous pourrez revoir les
10:33sketchs de Jean-Yves et puis notamment, on va en passer justement quelques-uns issus
10:36de cette cassette qui vient de sortir, La Fesse à Poil.
10:38Est-ce que ça se passe toujours aussi bien ?
10:39La dame, vous trouvez gentille ?
10:41Oui, oui.
10:42C'est vrai ?
10:42Oui, oui, oui.
10:43C'est très rare les incidents.
10:44Non, honnêtement, les gens ont vraiment plus de sens de l'humour qu'on imagine.
10:47On a eu 4 ou 5 incidents de parcours.
10:50Quand même.
10:50Oui, mais vraiment très peu.
10:52Le pire, je crois, c'est que je me suis pris 8 claques.
10:558 claques ?
10:56Ah oui.
10:57Mais consécutifs.
10:58C'était à Cannes.
11:00Qu'est-ce que vous faisiez à l'époque ?
11:00Il y avait une photo de Maestro Eni avec Romy Schneider.
11:05Une très belle photo.
11:05C'était une expo sur la croisette.
11:08Et donc cette dame était à l'arrêt devant cette photo et je lui ai dit, c'est moi qui
11:10l'ai prise.
11:11Et la légende, c'était 57.
11:13En 1957, elle me dit, mais vous aviez quel âge ?
11:15J'ai dit, j'avais un an.
11:17J'avais un an, oui, oui, oui.
11:19C'est-à-dire que c'était une fête chez mon père qui était photographe et j'avais
11:22trop bu parce que je finissais les verres comme tous les bébés.
11:26Oui, d'accord ?
11:27Et donc je suis tombé comme ça, quand j'étais la personne, j'ai tombé sur l'appareil
11:31de photo.
11:31Qui lui ?
11:32Qui lui a enclenché et paf, la photo.
11:34Et elle me regarde et elle me fait, vous vous foutez de moi ? Non, madame.
11:37Et paf, c'est parti.
11:38Et c'est pour ça que vous agitez.
11:45C'est agréable de démarrer la semaine avec le sourire grâce à...
11:49Jean-Yves Lafesse et on démarre donc avec l'album photo.
11:57Frédéric François, impossible, c'est vrai de parler de vous sans parler de cette
12:00enfance en Sicile, même si finalement vous n'êtes pas resté si longtemps que ça.
12:03Vous êtes arrivé à quel âge en Belgique ?
12:05Alors moi j'ai quitté la Sicile à l'âge de deux ans et je suis arrivé avec ma mère
12:10à Liège, gare des Guimains, parce que mon père travaillait déjà dans les mines de
12:13charbon depuis deux ans.
12:15Et là sur cette photo, on vous voit sur un petit tricycle, vous avez quel âge là ? Un
12:18petit peu plus ? Pas beaucoup plus ?
12:20En fait, cette photo a été prise dans... On est arrivé dans un camp, il y avait le charbonnage
12:26et le camp. C'est-à-dire que c'était un ancien camp allemand et donc la mine était
12:32ceinturée et nous habitions dans ces baraquements.
12:36Dans des baraquements, pas facile, dites-moi, le début de vie de Frédéric François quand même.
12:39Je ne sais pas trop, j'ai regardé le sourire que j'ai sur mon vélo, j'étais heureux.
12:45Justement, à l'époque aussi, Jean-Yves aussi, ce n'était pas vraiment un tricycle, mais
12:50déjà ce petit air coquin, vous vous rappelez de cette photo ? Vous êtes où là ? Vous
12:52êtes originaire de Bretagne.
12:54De Bretagne, oui. Là, c'est devant la maison qui est en construction, je pense.
12:58Ça a l'air en tout cas.
12:59J'ai vu dans la presse que vous disiez que de l'enfance, vous gardez un souvenir assez
13:03triste pour vous. Cette ville, c'était presque un mouroir au volet fermé, c'est ce que
13:06vous disiez.
13:07En fait, c'est une image, mais c'est dans ma tête, c'est une image de l'enfance parce
13:11qu'à trois ans et demi, j'avais vu ma première image de violence. C'était une manifestation
13:17qui avait été durement réprimée par les forces de l'ordre et qui tabassait des
13:21types par terre. J'allais à l'école et j'avais donc trois ans et demi et ça m'avait
13:25vraiment
13:25fait mal cette violence-là.
13:27L'imagine, oui.
13:27Ça m'avait propulsé dans une espèce de défiance vis-à-vis des adultes que j'ai
13:33essayé d'éviter parce que j'ai soupçonné à tous d'être finalement très violent.
13:36C'est vrai que quand on est gamin, on imagine ça. En plus, la campagne, la campagne
13:41bretonne, ce qui entoure, n'est pas franchement très gai. Elle est dure parce qu'en automne,
13:48spécifiquement, les arbres perdent leurs feuilles. C'est vrai. Non, ce n'est pas très
13:55gai.
13:55Mais cela dit, cette enfance un peu tristoune telle que vous nous la décrivez, finalement,
13:58on a l'impression que vous avez voulu rire pour vous en sortir et on voit que déjà vous
14:01avez le petit doigt comme ça qu'on vous connaît. Vous l'avez trouvé comment ce geste,
14:05c'est gestuel. À la naissance.
14:13François, regardez cette autre photo, ici, de votre album photo. Là, vous êtes avec...
14:17Avec ma maman. Donc voilà, ça, c'est la première photo, en fait, quand on a débarqué.
14:21On va vous voir avec votre papa aussi. Une vraie tête aussi. On imagine, sorti d'un film de Scorsese,
14:27une vraie tête d'italien.
14:28Une vraie tête de Sicilien. Le samedi et le dimanche, à la maison, il se passait une fête.
14:33Il prenait sa guitare, il commençait à chanter toutes les chansons napolitaines, toutes les grandes
14:38chansons d'amour. Et c'est lui qui, dès 12 ans, 13 ans, m'a dit, tiens, prends la guitare,
14:44je vais
14:45t'apprendre les quelques accords et tu vas commencer à m'accompagner. Et là, le virus s'est installé.
14:50C'est comme ça que vous êtes devenu Frédéric François avec des tubes. C'est vrai qu'on a 30
14:53ans de carrière.
14:54Vous venez de faire un Olympia qui a bien marché, vous faites des tournées, vous n'arrêtez pas,
14:57vous vendez vos disques. Vous avez votre public qui est très fidèle. D'ailleurs, je signale,
15:01je voudrais faire un petit coucou à Marie-Claude qui est dans le public, qui a un tatouage de Frédéric
15:05François.
15:05Regardez ça, Jean-Yves. Jean-Yves, je termine avec une dernière photo. Ce n'est pas la Sicile, c'est
15:18la Bretagne.
15:19C'est votre grand-père qui était un peu le farceur de la famille avant vous. C'est un fumeur
15:25de drogue, là.
15:27Et il a 99 ans. Il est toujours en vie. Il a 99 ans. Il est super. Il a une
15:34forme incroyable et un humour pas possible et tout ça,
15:36en partie grâce au yoga, d'ailleurs. Et c'est lui qui vous a donné un petit peu le sens
15:40de la dérision, déjà ? Je ne sais pas comment ça se transmet,
15:43si ça se transmet, mais c'est vrai que c'est bien de voir quelqu'un qui a l'œil
15:47toujours allumé et le sourire surtout, ouais.
15:50Deux univers aux antipodes, deux univers très différents. Frédéric François, Jean-Yves Lafesse, on se retrouve dans quelques secondes. A
15:55tout de suite.
16:04La télévision est-elle le pire ennemi de la culture ?
16:08Ce n'est pas la culture qu'il faut mettre comme on gavrait une noix.
16:10La culture, ce ne sont pas des choses emmerdantes. La culture, ce sont des choses vitales.
16:14Non, mais ce que vous dites, c'est en qu'un sens, excusez-moi.
16:16Éprimons la publicité à la télévision.
16:17À un moment-là, on pourra discuter.
16:19Il y a une haine de la télévision pour l'art.
16:21Les gens ont le droit de réfléchir.
16:22Pire que la culture, pour l'art.
16:24Alors, que faire ? Que faire peut-être lire Montaigne ?
16:27C'est un foncier de portes ouverts, c'est un mythique.
16:29C'est quoi une maison ? C'est une télévision qui n'a plus de retours, maintenant.
16:32Télé, culture, le match, avec Jean-Jacques Ayagon, ministre de la Culture, mercredi à 23h20, sur France 3.
16:44Retour sur le plateau du fabuleux destin de Jean-Yves Lafesse, breton, pure souche, et de Frédéric François, sicilien, belgique.
16:51Alors, vous êtes le second d'une famille nombreuse de 8 enfants.
16:55Et pour vous, la famille est très importante.
16:56Il n'y a pas une interview où vous ne parlez pas, soit de votre papa, votre maman, votre femme.
17:00Vous êtes mariés depuis une éternité.
17:02Une éternité.
17:04Ça ne fait pas longtemps.
17:06Les mauvaises langues diront, mais c'est normal, ils voyagent tellement que ça ne fait pas longtemps.
17:09Votre femme et vos 4 enfants, qui ont beaucoup d'importance pour vous, vous les citez souvent, Vincent, Anthony, Gloria,
17:16Victoria.
17:17Alors justement, Frédéric François, on voulait vous faire un joli cadeau pour démarrer cette semaine.
17:22Vos deux filles ont voulu nous raconter à leur manière, Frédéric François, qui est-il ?
17:26Comment vit-il dans cette petite ville à côté de Liège, en Belgique, cette petite ville de Huit, avec Catherine
17:32Sambardier ?
17:32Regardez ce que ça donne.
17:37Bonjour, je suis Victoria et voici mon reportage.
17:40Et ça va pas, c'est pour toi.
17:43Tout a commencé par une histoire d'amour.
17:45Francesco, il était le fils de Pépino, venu de Sicile.
17:49Il a grandi à quelques rues de Monique.
17:52Sa maman, elle, était polonaise et son papa flamand.
17:55Avant de se retrouver à l'église, ils ont fait les 400 coups dans les rues de la cité.
17:59Ça fait aujourd'hui 32 ans qu'ils se sont dit oui.
18:02Ma grande soeur, Gloria, elle, est née au début des années 70.
18:06Puis, ce fut autour de Vincent et Anthony.
18:09Elle est pas belle, ma famille ?
18:10Ils étaient déjà grands quand moi je suis arrivée.
18:13Je suis ce qu'on appelle la petite dernière.
18:16Mon père, vous le connaissez tous.
18:18Mais moi, je le connais encore mieux.
18:20Je peux vous dévoiler ses passions.
18:22La musique, bien sûr.
18:24Et puis la sculpture et la peinture, le vin aussi.
18:27Je sais aussi que papa est un vrai bosseur.
18:30Tous ses post-it partout dans la maison, c'est lui.
18:33Et quand il a fini une chanson, il joue avec ses deux copains.
18:37Voilà, c'était Victoria en direct de ma maison.
18:43Victoria, votre fille qui a 10 ans.
18:46Et alors, à la caméra, c'est Gloria qui a filmé l'intérieur de votre maison.
18:51Gloria qui a une trentaine d'années, qui est peintre.
18:53Est-ce qu'on peut savoir ce que font les deux autres enfants de Frédéric François, Vincent et Anthony ?
18:57Ils sont dans la musique ou pas ?
18:58Alors en fait, ils sont tous, tous dans la musique.
19:01Je n'ai rien pu faire pour les en empêcher.
19:03Il y a des chiens, non ?
19:04Le chien, il n'y a pas dans la musique.
19:06C'est ça, c'est ça.
19:09Ils participent.
19:10Ils participent quand même.
19:12Comme sur mon piano, il y a une magie d'huitare.
19:14Et celle qui vous accompagne, en tout cas, Frédéric François, depuis 30 ans,
19:18votre compagne de tous les jours, c'est Monique.
19:20Monique est avec nous sur ce plateau.
19:22Monique, c'est bonne.
19:23Je ne sais pas les aimer.
19:28Bonjour.
19:33Monique, la femme de Frédéric François.
19:42Bonsoir, Monique.
19:45La grande histoire d'amour de Frédéric François.
19:47Est-ce qu'on peut rappeler à quel âge et comment vous vous êtes rencontrée, Monique ?
19:52À quel âge ?
19:53Très jeune.
19:54Je ne sais pas.
19:55J'ai 20 ans.
19:5620 ans.
19:5620 ans.
19:57Alors Monique, vous vous connaissez depuis très très longtemps.
20:01Vous êtes originaire d'ailleurs du même petit village en Belgique.
20:03Quel effet ça fait quand même de vivre avec le séducteur de ces dames ?
20:06Puisque c'est quand même votre image, votre public quand même.
20:09À chaque fois que vous donnez un concert, il y a quand même 80...
20:11On peut dire quoi ?
20:1280-90% de femmes dans le public.
20:14Quel effet ça fait, Monique ?
20:15Pour commencer, je suis très fière parce qu'il a débuté, il n'était pas connu,
20:20c'est venu petit à petit finalement, mais je suis très fière de sa réussite.
20:23Ses chansons d'amour, ses chansons d'ailleurs dans le dernier album, on peut citer quelques titres.
20:28À chaque fois, il y a le mot amour pratiquement dans toutes vos chansons.
20:30Vous les prenez pour vous ?
20:31Ce sont des déclarations ?
20:44On va revoir d'ailleurs quelques petites images super huites qui datent, vous allez nous dire de quand ça date
20:51?
20:51J'ai l'impression que ça date des années 70 peut-être ?
20:54On vous voit tous les deux, le couple en balade, des images de famille.
20:58Vous voulez nous les commenter, Monique ?
21:00Oui, c'est à la mer du Nord, à Belgique, et j'attendais Anthony, là.
21:07C'est ça, il y avait Victoria, il y avait Vincent.
21:09Non, il y avait Gloria.
21:10Il y avait Gloria.
21:10Gloria et Vincent, et j'attendais Anthony.
21:13Alors là, c'est après.
21:15Alors, Monique, j'ai dit que Frédéric, ça fait, avait cette image de séducteur, etc.
21:18Non, c'est toujours bien.
21:19Frédéric, c'est vrai qu'à une époque, votre maison de disque,
21:22alors non seulement ils vous ont demandé de changer de nom de famille,
21:24mais en plus, il paraît qu'ils vous ont demandé de rester un peu célibataire,
21:27de cacher, en fait, votre femme, de cacher que vous vissiez mariée.
21:30À l'époque, au début, ça n'a pas duré très longtemps,
21:34parce qu'à la première occasion et à la première émission où on m'a posé la question,
21:38j'ai dit oui, je suis mariée.
21:39Et tout est parti de là.
21:40C'était difficile, j'étais là, t'en ai.
21:42Et là, on a commencé à envahir les trucs, mais ça a duré très peu de temps.
21:45Et Monique, comment vous l'avez vécu cette période, quand même ?
21:47Ça ne devait pas être évident.
21:48Attends, il t'avait une sucette.
21:50Oui, je regarde, je ne connais pas ces images.
21:54Mais je l'ai bien vécu.
21:55C'est des images qu'on a fait que je n'ai pas trouvées.
21:56J'étais toujours avec lui, de toute façon.
21:57Moi, j'étais comme sa fiancée, donc c'est bien aussi.
22:01Merci beaucoup, Monique.
22:02Merci.
22:03Merci à vous.
22:05Alors, Jean-Yves, on va revoir vos sketchs issus de la cassette et DVD qui viennent de sortir,
22:10La Fesse à poil.
22:11On regarde et puis après, vous nous expliquez aussi un petit peu comment ça marche,
22:14comment vous tournez, comment vous faites ces sketchs.
22:16Donc là, c'est dans la fameuse petite camionnette.
22:18Regardez.
22:19Viens les jambes, viens les jambes.
22:22Voilà, tourne.
22:24Voilà, ça, c'est la bonne remise en feu.
22:26Vous voyez ?
22:26C'est la première fois que vous êtes dans une boîte gaie, non ?
22:28Vous le passez comme ça.
22:29Vos poils s'en vont.
22:31Ah, OK.
22:34Oh, merde !
22:36Deux ans de boulot !
22:37Oh, non !
22:39Tant pis, c'est pas grave, moi, recommencez.
22:40Vous allez m'aider.
22:41Il faut faire ça.
22:45Alors, effectivement, vous en avez des colonies très vivantes, très virulentes, avec des petites
22:49flagelles, des spermatozoïdes.
22:53Quoi ?
22:53Oui, vous en avez une très nombreuse colonie.
22:56Et ce qui est curieux, c'est que...
22:58Là, la bouge !
22:58Est-ce que vous avez une dent creuse ?
23:00Oui, là !
23:01Oh, si !
23:02Ah !
23:04Ah !
23:05Ah !
23:09Ça, c'est dessous, c'est dessous, c'est mieux dessous.
23:12Ah, un Livaro, un horreur comme ça.
23:15Unique au monde, unique au monde.
23:18Alors, heureusement.
23:21Extrait de la cassette et DVD, la fête à poil qui vient de sortir.
23:28Jean-Yves, quand même, vous faites venir, donc, les gens dans votre camion au piège.
23:33Souvent, on a l'impression, quand même, que vous les torturez un peu.
23:36Vous profitez un peu de la naïveté des gens, quand même, non ?
23:38Je ne profite pas, c'est les yeux dans les yeux.
23:42Qui même me croient ou qui me croient me suivre, quoi.
23:45En fait, ça se passe les yeux dans les yeux.
23:46Le plus difficile, pour moi, c'est de tenir sans me fourrir.
23:49Mais vous mangez des gens.
23:50Là, par exemple, on a vu la tour Eiffel en allumette.
23:53Oui.
23:53Mais ça, c'est un peu dur, quand même, non ?
23:55Ah, non, c'est...
23:56Il me rend compte, c'est son fabuleux destin à elle.
24:00Vous en sortez bien, hein ?
24:02C'est un peu mon métier.
24:05Mais, non, ça ne fait pas de mal, quoi.
24:09Mais je maintiens que, parfois, quand même, vous êtes un peu dur avec les gens.
24:11Mais bon.
24:11Non.
24:11Ce que le grand public ne sait pas forcément, c'est que ce goût de l'imposture, du canular,
24:16vous l'avez depuis très longtemps.
24:17On ne sait pas forcément que vous avez travaillé à la radio à vos débuts.
24:20Vous avez fait pas mal de radios, Europe 1, Europe 2, et surtout, une radio libre, Carbone 14,
24:25qui a marqué l'esprit, quand même, de beaucoup de gens, je suis sûr, qui nous écoutent ce soir.
24:29Moi, je vous propose d'écouter quelqu'un qui est devenu votre ami.
24:31À l'époque, il travaillait avec vous.
24:33Il a voulu vous faire un petit clin d'œil ce soir, en réécrivant les paroles d'un de ses
24:37célèbres tubes.
24:38On l'écoute.
24:39L'esprit de Carbone 14.
24:53Phil Barnet, un grand ami de Jean-Yves Lafesse.
24:56Il avait les cheveux jusque-là, à l'époque.
24:58C'était déjà la mi-décembre, tout le monde avait voté tonton.
25:05On attendait depuis le mois de septembre, des fameuses autorisations.
25:11Carbone 14, drôle d'aventure, on parlait de nous dans le monde entier.
25:17Et le jour de sa fermeture, y'en a pas mal qu'ont dû pleurer.
25:23Et de la radio avec la fesse, ça fait longtemps que j'en ai pas fait.
25:30Et dans mes soirs de grande tristesse, j'y pense encore, ça me fait marrer.
25:36Si aujourd'hui tes impostures ont remplacé tes émissions,
25:42T'as de la tendresse plein la figure,
25:46Et tant d'amour là tout au fond.
26:12Phil Barnet qui a réécrit dans son célèbre tube « Un enfant de toi ».
26:16Alors si on avait dit qu'un jour je chanterais la sérénade à mon ami La Fesse,
26:20Je l'aurais pas cru, parce que franchement...
26:22Alors racontez-nous ça, c'est quand même assez étonnant de vous voir tous les deux,
26:24Phil Barnet, Jean-Yves La Fesse.
26:27Comment vous vous êtes rencontrés ?
26:28C'était comment cette époque, Carbone 14 ?
26:30On va dire que c'était très agité, pour pas rentrer dans les détails.
26:32D'ailleurs quand on m'a demandé des photos,
26:35J'en ai des photos, mais c'est des photos qui sont difficilement montrables.
26:39On avait l'esprit pionnier, en fait, on démarrait une chose qui est extraordinaire.
26:42On avait la sensation, ben tiens, la sensation de...
26:45C'est toi là, à gauche, non ?
26:47Oui, non, non.
26:48Moi j'étais le monsieur dans le fond, ça n'a rien à voir.
26:51C'est vrai qu'on avait une sensation de puissance,
26:53parce qu'on parlait à beaucoup, beaucoup de gens.
26:56On faisait plein de calembours.
26:58Les calembours, ça fonctionnait,
26:59puisque l'EB, pratiquement dans tous les jours,
27:02dans la rubrique média, il se faisait piéger à tous les niveaux,
27:05parce que chaque fois que Jean-Yves ou quelqu'un de la radio
27:08organisait un canular, ben ça marchait,
27:09on ne croyait pas que c'était un canular.
27:11On peut en dire quelques-uns.
27:12On a annoncé la mort de Mick Jagger en direct,
27:15et ils sont un peu mis dedans.
27:17On a collaboré un peu au pseudo,
27:20ou à l'enlèvement aussi de Jean-Yves Dernallier.
27:22Ah, exactement.
27:22L'enlèvement de Jean-Yves Dernallier ?
27:24Oui, mais ce qu'on faisait,
27:25c'est qu'on manipulait un peu les documents,
27:26les interviews, quoi.
27:27C'est-à-dire qu'on coupait les trucs,
27:28et puis tac, tac, tac,
27:29et donc il s'est retrouvé à avouer, effectivement,
27:31qu'il avait été enlevé.
27:32Et il s'est quest-ce que c'est à Carbone 14,
27:34à sa demande.
27:35Donc quand il est sorti de la radio,
27:37il y avait toute la presse qui était là.
27:38Donc nous, on a montré la paillasse,
27:41on était très fiers, tout de suite.
27:42Voilà, c'est là qu'il dormait.
27:45Et il est capable de tout.
27:47Il est capable de tout.
27:49C'est bien parfait.
27:50Phil Barnet, merci en tout cas d'être venu.
27:52Je rappelle que votre dernier disque vient de sortir,
27:55c'est promis.
27:56Je vous propose de prêter votre guitare
27:57à Frédéric François.
28:00Et on peut terminer cette première émission en chanson,
28:03si vous voulez bien, Frédéric.
28:05Oui, si vous voulez.
28:05On lance-toi là.
28:09Je rappelle que votre dernier album est disponible.
28:12Un slow pour s'aimer.
28:14On termine en chanson avec Frédéric François.
28:16Regardez ce qui vous attend également demain.
28:18Merci Phil Barnet, Jean-Yves Lafesse.
28:20Merci Monique.
28:21Et Frédéric François, c'est à vous.
28:22À demain.
28:27Mon cœur te dit je t'aime, il ne sait dire que ça.
28:36Je ne veux pas te perdre, j'ai trop besoin de toi.
28:44Allez-y.
29:02Ce que j'aime chez Frédéric François, c'est d'abord l'homme.
29:08Je sais tout de vous.
29:10Vous savez, je pourrais vous rappeler certaines choses que vous ne vous rappelez pas.
29:13Je présente ceux honnêtement au nom de Germaine Ledoux et son mari Robert.
29:20Mes excuses, frances excuses à tous les Ledoux de France
29:23qui auraient pu subir et connaître des désagréments à cause de notre couple.
29:29Que s'est-il passé il y a 20 ans, jour pour jour ?
29:32Remontons le temps de l'actualité.
29:34Soir 3, 20 ans, tout de suite sur France 3.
29:40Alors, César !
29:41Je joue toujours comme un dieu honoré.
29:43Tiens !
29:44Qu'est-ce qui t'arrive ?
29:45Mon fils.
29:47Mon fils.
29:50Heureux pays où les larmes appellent irrésistiblement le rire et vice-versa.
29:54C'est curieux.
29:55Et si on aurait une vraie de l'égolote que nous...
29:58Honoré Panisse.
29:59On vous honoré.
30:00Je n'ai jamais menti à honorer, mais ce n'était pas ton père.
30:02Tu dis qui ?
30:03La vérité.
30:04Alors, je suis le fils de Marius, d'un homme qui n'a pas dû faire grand-chose de bien
30:07dans sa vie.
30:07Notre défray est d'être notre petit-fils à moi, se truquer.
30:10Salut la compagnie.
30:11Marius ?
30:12Jamais Fanny ne se remettra avec lui.
30:14Demain, 20h55.
30:15Rendons à César ce qui est à César.
30:17Soleil, émotion, malice.
30:19Ce n'est pas de la malice, monsieur Brun.
30:21C'est de l'amour.
30:22Sur France 3.
30:25Sur France 3, 2002-1982.
30:29Ça s'est passé il y a 20 ans exactement.
30:55Madame, Monsieur, bonsoir et bienvenue sur ce plateau.
30:57La CGT, dans la rue, à Paris, environ 15 000 manifestants.
31:01Les cadres reprochent notamment au gouvernement ses positions sur le pouvoir d'achat.
31:06La CGT, dans une entreprise de Meurthe-et-Moselle, condamnée à payer 155 non-grévistes à la suite d'une
31:13grève mouvementée lancée en 1979.
31:16Demain, dans l'aube, sera jugé un garagiste qui avait tué un cambrioleur à l'aide d'un transistor piégé.
31:21C'est tout le problème de l'autodéfense et peut-être de la jurisprudence qui est posée.
31:26Boxe, le français Lucien Rodriguez a conservé ce soir son titre de champion d'Europe des poids lourds.
31:31Il vient de battre à Paris au stade Pierre de Coubertin l'italien Adinolfi, victoire au point en 12 reprises.
31:37Vous verrez des images de ce match commenté par Michel Drey en fin de journal.
31:41Et puis, un livre un jour, Claude Gleman a rendu visite au dessinateur plantu du journal Le Monde.
31:47Mais d'abord, cette information qui risque d'être très largement commentée par le monde politique demain et les jours
31:53suivants.
31:53Le Conseil constitutionnel dit non au quota de femmes dans les listes électorales.
31:58Le texte de loi récemment voté par le Parlement prévoyait que les listes de candidats aux élections municipales
32:03ne peuvent comporter plus de 75% de personnes du même sexe.
32:08Cette disposition a été prise par le législateur pour assurer un minimum de participation de femmes à la gestion des
32:14communes.
32:14C'est de son propre chef que le Conseil constitutionnel s'est saisi de ce problème et qu'il a
32:19tranché en disant non.
32:21La première réaction qui nous parvient de ce soir est celle de Mme Monique Pelletier de l'UDF, ancien ministre
32:26de la Condition féminine.
32:27Mme Pelletier qui déclare
32:29« Cette décision sera jugée bien décevante et incompréhensible par plus de la moitié du corps électoral français.
32:36Une fois de plus, les femmes dont la participation à la vie politique et notamment municipale est actuellement dérisoire
32:42risquent de se trouver écartées de la gestion de nos cités.
32:45J'espère de tout cœur, ajoute Mme Pelletier, que même si ce n'est plus une obligation,
32:50les candidats tiendront compte de la volonté de l'électorat féminin en accueillant au moins 25% de femmes sur
32:55leur liste. »
32:57Une autre information qui vient tout juste également de me parvenir, c'est l'actualité.
33:01Elle concerne les relations franco-américaines.
33:03M. Schultz, le secrétaire d'État américain, annonce que les alliés européens doivent commencer à appliquer l'accord sur le
33:10commerce est-ou-ouest
33:11annoncé par le président Reagan.
33:13Interrogé au cours de sa conférence de presse sur le différent franco-américain, M. Schultz déclare
33:18« Je crois que maintenant nous devons cesser de nous quereller sur le point de savoir si oui ou non
33:23il y a un accord et commencer à l'appliquer. »
33:26Je vous rappelle que M. Mitterrand, le président de la République, dit qu'il n'y a pas de protocole
33:30signé,
33:31qu'il y a eu simplement pour parler pas d'accord signé.
33:34La CGC en colère donc.
33:36Les cadres dans la rue, ils étaient 10 à 15 000 ce soir à Paris à manifester du côté de
33:41la place de la Concorde,
33:42bien vite rejoint par les VRP.
33:44Thème majeur de leur protestation, le pouvoir d'achat.
33:47La CGC réfute l'argument selon lequel elle agirait surtout dans le cadre de la campagne pour les élections prud
33:52'homales.
33:53En tête ce soir à Paris, messieurs Menu et Markelly, mais aussi une charrue suivie curieusement par deux bœufs.
33:59Une manifestation dans le calme, l'ordre et la musique. Un commentaire de Marie Clertière.
34:08C'est en musique que s'est déroulée la manifestation de la CGC qui appelait l'ensemble des salariés à
34:13exprimer leur désaccord avec la politique gouvernementale.
34:16Désaccord matérialisé par un véritable tableau vivant en tête de la manifestation, deux bœufs précédés d'une charrue.
Commentaires

Recommandations