00:07L'émission dans sa globalité, conçue par le producteur, elle est conçue sur un propos,
00:12sur un entretien ou sur un récit. Et dans ce récit, il y a de la musique. On ne le
00:18fait pas
00:18parce que c'est juste une obligation. On le fait parce que la musique, elle a un sens. Pour moi,
00:26l'idée de dire on fait une pause musicale, c'est déjà presque un contresens. La musique n'est jamais
00:31une pause, n'est jamais l'occasion d'aller, si j'ose dire, aller faire pipi ou d'aller se
00:37refaire
00:37un café. La musique, c'est un contre-champ du propos qui est tenu dans l'émission. Et c'est
00:45souvent
00:46d'ailleurs la complexité pour les programmateurs de France Inter en particulier, mais pour l'ensemble
00:51des programmateurs, de trouver dans le sens des playlists, des musiques qui vont accompagner
00:57de façon presque éditoriale le propos qui est tenu sur l'antenne. Nous sommes une radio
01:04de service public. La musique fait partie de la culture de ce pays. C'est même une exception
01:09culturelle dans sa plus grande force. Et donc la musique, elle se doit d'être diffusée
01:16dans sa diversité la plus absolue et dans le respect de nos contraintes partout où elle
01:22peut être diffusée. Donc pour moi, la musique, elle est essentielle au biorhythme de la vie.
01:28Elle est essentielle aussi pour mieux reprendre son esprit au moment où la conversation ou
01:36l'interview va reprendre. C'est très difficile de suivre avec attention un entretien au long
01:43cours sur une heure sans respiration. Et donc on essaye de trouver des respirations,
01:50que ce soit des respirations éditoriales qui accompagnent le propos et qui permettent
01:54de mieux reconnecter avec le propos une fois que le disque est passé. Je dirais encore une
01:59chose à ces auditrices et auditeurs qui interrogent en disant pourquoi la musique vient interrompre
02:05le propos. Il fut un temps pas si éloigné que ça où il y avait beaucoup plus de musique dans
02:11toutes les émissions de France Inter notamment. Il fut un temps où dans la matinale il y avait
02:17encore 4 à 5 plages musicales. Il y a une vingtaine d'années, c'était encore le cas.
02:2420, 25 ans. Alors je ne vous dis même pas dans les années 80 ou dans les années 70 où
02:29la musique
02:29était beaucoup plus présente dans toutes les émissions qui étaient diffusées sur l'antenne de France Inter.
02:35Aujourd'hui, la musique, elle est beaucoup plus subtilement répartie. En général, dans une émission
02:42non musicale, vous avez 2 à 4 positions musicales au maximum, ce qui permet quand même d'avoir
02:49le temps de développer son propos, que ce soit avec un invité ou que ce soit avec un sujet.
02:54C'est parti.
02:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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