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  • il y a 29 minutes
L'éclairage économique d'Éric de Riedmatten sur un sujet d'actualité.

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Transcription
00:00Alors pour l'instant, c'est l'heure du constat. Un des constats, les premiers dégâts, comme on dit.
00:05D'ailleurs, le ministre des Transports, Philippe Tabarro, l'a dit et reconnu hier à son ministère.
00:09Pour le moment, il n'y aura pas de mesures d'accompagnement. On ne peut pas comprendre, puisque l'État
00:14est complètement à sec.
00:15Quand on a 3500 milliards de dettes, c'est difficile de sortir le chéquier. Donc c'est clair, pas d
00:19'aide pour le moment.
00:21Alors, pourtant Eric, les transporteurs que vous avez rencontrés sont déjà au bout du rouleau.
00:25Alors oui, ce qui est intéressant, c'est de discuter avec eux et la Fédération nationale des transports routiers, la
00:29FNTR, avec qui j'ai pu échanger.
00:33C'est l'Organisation des transports européens aussi. C'est un groupe très important de camionneurs, de routiers, de transporteurs.
00:39Ils sont furieux parce que le prix du gazole augmente plus vite en pourcentage que ce qui arrive, que ce
00:45qui est vraiment en vrac, c'est-à-dire que ce qui est au départ dans l'écu.
00:49C'est-à-dire qu'à la pompe, ils payent un tel prix que c'est beaucoup plus cher même
00:52que la hausse du pétrole en pourcentage.
00:53Donc il y a un problème et ils le disent ouvertement. On s'enrichit sur leur dos. Ça, c'est
00:57le premier point.
00:58Deuxièmement, ils disent que leurs marges, elles sont en train de s'effondrer. Et ça, c'est grave parce que
01:03vous savez que la France est très importante en termes de marchandises,
01:06de transport de marchandises par la route. 90% des marchandises utilisent le réseau routier.
01:11Vous avez quand même 45 000 entreprises, des PME, des ETI qui dépendent de ce marché.
01:16Et puis les délais de paiement s'allongent considérablement.
01:19Théoriquement, on doit être payé au bout de deux mois. Là, on est à trois mois et plus.
01:23Donc trésorerie pour beaucoup d'entreprises, de petites entreprises, trésorerie à zéro désormais.
01:28Oui, et ils ne sont pas seuls. L'aérien est également contraint d'augmenter le prix des billets.
01:32Oui, c'est ça. Alors l'aérien, là, c'est vrai que ça fait bondir des passagers qui avaient acheté
01:37leurs billets avant la guerre.
01:38Quand ils regardent aujourd'hui les surcharges, c'est 50 à 60 euros par billet en classe éco.
01:43Tout de même, ce n'est pas rien. On monte même à 129 euros sur certaines liaisons vers l'Asie.
01:48Des compagnies ont même prévu d'annuler des vols parce que sinon, elles sont à perte.
01:52Air France n'a pas repris ses liaisons avec Dubaï, Riyad, Tel Aviv, Beyrouth pour des raisons de sécurité d
01:58'un côté.
01:59Mais pour d'autres liaisons, c'est le kérosène qui flambe.
02:02Vous savez que le baril de kérosène, là, on est dans le baril de pétrole extrêmement raffiné.
02:08C'est deux fois plus qu'au début de l'année. Le prix a augmenté. C'est le double.
02:12Donc 168 dollars le baril, c'est deux fois plus qu'en début d'année.
02:15Et d'ailleurs, un vol vers la Guadeloupe, on le lit, est passé de 2200 euros à 3600 allers-retours.
02:21Vraiment considérable. Et ça se répercute sur les taux opérateurs qui ont déjà 15% de réservation en moins.
02:27C'est ce que dit Fram.
02:28Et puis, on demande au ministre s'il faut agir.
02:31Donc pour le moment, je l'ai dit, un stand-by.
02:33De toute façon, on ne peut pas distribuer l'échec, dit-on.
02:35Il peut juste demander à chacun d'être solidaire, de veiller de ne pas profiter de cette situation.
02:41Et bien sûr, Romain, tout va dépendre maintenant de la durée du conflit.
02:45Tout le monde espère que ça ne va pas durer.
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