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«On a un problème de comportement politique», a déploré Jean-Christophe Gallien, politologue, dans Le Meilleur de l'info.

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00:00Je crois qu'on a une société qui a beaucoup bougé aussi, c'est-à-dire qu'on pourrait remonter
00:05à ce que vous lui racontez, au-delà de Jospin, le programme commun de François Mitterrand, pour les auditeurs, il
00:10y a quelques téléspectateurs qui se rappellent de cette période-là, François Mitterrand a réussi à réunir des gens qui
00:17n'étaient pas tellement des grands amis, les communistes, les socialistes, les radicaux de gauche, et ainsi de suite.
00:22Donc on avait un accord de prise de pouvoir qui était très réel. La droite aujourd'hui, les droites aujourd
00:28'hui, parlons plutôt des droites, elles sont dans la difficulté par rapport à ça, parce que s'il y a
00:32archipélisation, c'est dans l'offre politique, c'est pas chez les Français.
00:35Les Français, ils réagissent à une offre politique quand ils vont faire leur marché. Si vous voulez, l'offre politique,
00:42elle fait face à une demande. Cette demande, parfois, a du mal à s'exprimer.
00:45Et oui, de temps en temps, elle râle parce qu'on est en France, elle peut râler et en même
00:49temps aimer. Ça a toujours été le cas. On peut râler après quelqu'un, même personne avec qui on vit,
00:53par exemple.
00:54Mais en même temps, c'est très clair. Ou quelqu'un qu'on a beaucoup aimé, un ami, mais en
00:57même temps, ça reste votre ami.
00:59Là, aujourd'hui, ce qui fait déficit dans ce pays, et ça va être réglé, soyons clairs, par le deuxième
01:04tour de l'élection présidentielle.
01:05Et là, vous verrez, vous aurez de manière un choix binaire à réaliser. Il n'y a pas trois candidats,
01:09il n'y a pas cinq candidats, il y a deux candidats.
01:10Ça a été, rappelons-nous, volé un petit peu par la dernière élection présidentielle où la campagne n'a pas
01:17existé.
01:17Le choix n'a pas été réellement celui d'un vrai choix politique. Et si on remonte à 2017, on
01:22est, à ce moment-là, quelque chose qui avait été troublé par l'affaire Fillon, rappelons-nous.
01:26Donc, une campagne elle-même qui avait été compliquée, avec des primaires mal organisées, pratiquement en tous les sens, OPS,
01:31chez les Républicains, c'était plutôt pas mal.
01:33Mais à la sortie, ça donne un candidat qui ne peut pas se présenter, ou qui se présente, mais qui
01:37n'est pas soutenu et qui est quasiment battu.
01:38– Alors, la campagne n'a pas commencé encore. – Exactement. Donc, on est face à quelque chose, si vous
01:42voulez, qui est un problème d'offre politique et pas de demande politique.
01:45Même les abstentionnistes, quand vous travaillez sur l'abstention, la première question que vous leur posez, est-ce que vous
01:50aimez ou vous n'aimez pas la politique ?
01:51Vous suivez la politique ou pas ? Ils le disent oui. Majoritairement, ils aiment la politique.
01:55C'est pour ça que je parlais de quelque chose qui est parfois un abstentionniste de situation, de contexte.
02:00Eh bien, quand on raconte ces histoires-là, on voit bien que les Français ont envie d'aller vers le
02:04politique.
02:04Ils ne sont pas éloignés du politique. Par contre, on a un problème d'offre politique et la période horreur
02:09berger en particulier,
02:10Edouard Philippe et les autres, qui sont partis d'un camp vers un autre, qui sont allés à la gamelle
02:14pour le coup.
02:14Celle-là, elle était vraie, qui sont allés dans un objectif, et peut-être pour certains, de changer, de renverser
02:19la table comme Emmanuel Macron me proposait.
02:21Très vite, on s'est rendu compte que tout ça ne changeait rien et qu'il y a bien au
02:24contraire, on était là pour s'installer différemment.
02:26Donc, on a un problème de comportement politique, on a un problème d'offre politique, mais ce ne sont pas
02:30les Français qui n'aiment pas la politique.
02:31Et donc, ce sera le parti ou les mouvements ou le candidat qui proposera quelque chose qui ressemble davantage à
02:37ce que disait tout à l'heure Olivier,
02:38c'est-à-dire sécurité, pouvoir d'achat, positionnement dans le monde, et ainsi de suite.
02:43Ce sont des sujets que les Français aiment beaucoup et sur lesquels ils ont envie d'avoir des réponses,
02:45autant que d'ailleurs, ils avaient envie d'avoir des réponses sur le plan local.
02:48Alors, peut-être moins à Toulouse qu'ailleurs, je ne sais pas, mais c'était une réalité.
02:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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