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  • il y a 5 minutes
Sur BFMTV, Sophia Chikirou annonce se maintenir au second tour des élections municipales à Paris, après l'absence d'accord avec la liste menée par Emmanuel Grégoire.

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00:00Bonsoir Sophia Chikirou, députée insoumise de Paris, candidate à la mairie de Paris, c'est votre première prise de parole
00:06depuis l'annonce des résultats hier soir.
00:08Bonsoir Alain Douamel, vous interrogerez Sophia Chikirou dans quelques minutes sur la stratégie électorale et politique des insoumis.
00:16Vous êtes arrivée hier soir Sophia Chikirou en troisième position, très largement derrière Emmanuel Grégoire, le candidat de la gauche
00:22hors insoumis qui a fait 38% des voix,
00:24Rachida Dati 25%, vous c'est un peu moins de 12% et hier soir vous avez tendu la main
00:29à Emmanuel Grégoire en lui disant
00:30« Je suis prête à faire alliance avec vous, j'attends votre appel, est-ce que votre téléphone que vous
00:36avez laissé je crois dans votre poche a sonné aujourd'hui ? »
00:38Alors non, il n'a pas sonné et pourtant je l'ai gardé à mes côtés toute la journée.
00:43Non, il n'a pas sonné et je lui ai dit hier qu'il fallait qu'on s'unisse pour
00:47ce deuxième tour afin de barrer la route de l'hôtel de ville de Paris à Rachida Dati.
00:53Vraisemblablement, il s'y refuse puisqu'il l'a encore répété dès après-midi et donc j'ai tenu l
00:59'engagement que j'ai pris hier devant les caméras de télévision.
01:02J'avais annoncé que si je n'avais pas d'appel d'Emmanuel Grégoire, je déposerais ma liste à la
01:08préfecture.
01:08C'est fait ?
01:09J'ai déposé la liste du Nouveau Paris Populaire pour le Conseil de Paris, donc je vais mener cette liste
01:15pour le deuxième tour et nous avons déposé des listes dans plusieurs arrondissements que je peux vous citer.
01:20Paris Centre, 10e arrondissement, 11e arrondissement, 12e, 14e, 18e, 19e et 20e, sachant que dans le 13e arrondissement où nous
01:29avions fait plus de 10% des voix, nous avons déjà trois élus au Conseil d'arrondissement.
01:34Donc vous vous maintenez, la liste est déposée, c'est irrévocable, même si Emmanuel Grégoire vous appelle maintenant, ce qui
01:40semble assez peu probable pour être honnête, vous ne changerez pas d'avis.
01:43Il y aura des bulletins Sophia Chikirou dimanche prochain à Paris ?
01:45Oui, il y aura des bulletins Sophia Chikirou dimanche 22 mars pour que les électeurs qui se sont portés sur
01:52nous au premier tour, ils étaient plus de 95 000 électeurs à avoir choisi le bulletin de vote Nouveau Paris
01:57Populaire, puissent confirmer ce vote ce dimanche.
02:00Et pourquoi pas, je pense, on peut amplifier nos voix, on peut monter encore, puisque moi je regarde le résultat
02:08de près et j'ai bien constaté qu'il y avait sur ma gauche, on va dire, un peu plus
02:13de 11 000 voix qui sont des voix qui ne se porteront pas sur la candidature d'Emmanuel Grégoire.
02:19Et donc je les invite vivement à se porter sur ma candidature.
02:23On va parler de Pierre-Yves Bonazel dans un instant qui, lui, a décidé de se rallier à Rachida Dati
02:27de l'autre côté de l'échiquier politique parisien.
02:29Mais honnêtement, Sophia Chikirou, est-ce qu'on peut passer des mois à se taper dessus et parfois avec des
02:34mots très durs, ça a été votre cas contre Emmanuel Grégoire,
02:38et d'un coup de maguette magique au soir du premier tour, dit, appelez-moi, on va faire l'alliance,
02:43on peut se réconcilier ?
02:44Je reprends simplement un de vos propos, d'ailleurs c'est un message que vous aviez publié sur les réseaux
02:49sociaux à la fin du mois de janvier,
02:51visage d'Anne Hidalgo, visage d'Emmanuel Grégoire sur un message, leur bilan, je vous cite, un enfant mort, un
02:57enfant mort noyé, c'était dans un centre de loisirs,
03:00et 52 signalements pour violences sexuelles, tout ça collé sur le visage d'Emmanuel Grégoire.
03:05Honnêtement, vous vous attendiez qu'après ça, il vous appelle ?
03:08Ce qui justifiait la candidature de la France Insoumise dans cette élection, c'est le bilan du Parti Socialiste.
03:14Un mort, 52 signalements.
03:15Oui, c'est la vérité, vous voulez ne le nier ? C'est pourtant bien ce qui s'est passé.
03:18Emmanuel Grégoire n'est pas forcément responsable des morts dans l'épicine.
03:23Il a été premier adjoint en charge des ressources humaines.
03:25Les raisons, ce qui amène le système du périscolaire et de l'extrascolaire à Paris à dysfonctionner,
03:31au point qu'il y ait des signalements en masse de violences, d'agressions sexuelles sur des enfants,
03:36c'est un système qui existe depuis des années.
03:38Vous reconnaissez quand on veut faire alliance à la fin, partir comme ça ?
03:42Il y a eu d'autres propos, votre première interview de campagne, Sophia Chiquirou,
03:45c'est « je ne veux pas qu'un socialiste soit maire de Paris ».
03:48Oui, à ce moment-là, au mois de novembre, quand je donne cette interview dans le journal du Parisien,
03:54je suis en discussion avec Europe Écologie Les Verts, avec David Béliard,
03:58qui n'est pas encore rallié à Emmanuel Grégoire.
04:01Et à ce moment-là, j'espère aboutir à cette alliance avec David Béliard,
04:06et pourquoi pas avoir un écologiste soutenu par des insoumis.
04:09Donc ce n'était pas une phrase anti-grégoire, c'était une phrase qu'il faut décrypter.
04:13Peut-être que vous avez lu l'interview.
04:14Le titre est l'interview, j'essaie de faire les deux dans ces cas-là.
04:17Dans l'interview, la phrase n'était pas tronquée, elle était complète,
04:20et elle disait même « je ne veux pas d'un socialiste, je veux d'une insoumise à la ville
04:24de Paris ».
04:24Donc il faut quand même être juste avec les choses, premièrement.
04:27Deuxièmement, aujourd'hui, ce n'est pas une affaire de personne, enfin.
04:30On n'est pas en train de parler de personne, on est en train de parler de projet politique.
04:33Il est évident que les voix de gauche à Paris, la France insoumise représente sur l'ensemble des voix de
04:39gauche,
04:40un quart des voix de gauche, ce n'est pas rien.
04:4225% des électeurs de gauche ont choisi la France insoumise pour cette élection.
04:47Il ne faut pas nous mépriser de cette façon-là, c'est que notre programme a son poids, a son
04:51importance,
04:52que nos électeurs ont le droit d'avoir des représentants au Conseil de Paris.
04:55Pourquoi aurions-nous, nous, des électeurs qui seraient bons à quoi donc ?
05:00À ne pas choisir leurs représentants ?
05:02À ne pas pouvoir avoir des porte-voix pour des sujets aussi importants que l'écologie populaire,
05:07ou le logement social, ou justement l'éducation communale et le périscolaire ?
05:12C'est nous qui portons cela depuis le début de ma campagne.
05:15Ce soir, Pierre-Yves Bournazel, qui était donc le candidat Horizon,
05:19annonce qu'il se rallie à Rachida Dati.
05:21Il y aura une liste commune dimanche prochain.
05:25Arithmétiquement, cela pourrait permettre une élection,
05:28arithmétiquement, dans certains cas de Rachida Dati.
05:30Vous assumerez jusqu'au bout d'être, peut-être, si c'était le cas,
05:33si Rachida Dati gagne la mairie de Paris,
05:35celle qui aura permis le retour de droite,
05:37vous en serez fière de la droite à la mairie de Paris ?
05:39C'est quand même incroyable, il ne faut pas inverser les choses.
05:43C'est Emmanuel Grégoire qui refuse la main tendue.
05:46Ce n'est pas moi.
05:47Je lui ai dit, faisons en sorte de nous unir.
05:50Parce que vous le tâchez dessus depuis des mois aussi.
05:51Mais lui, il m'a fait des cadeaux, peut-être.
05:53Il a été tendre avec moi.
05:54Ce n'est pas le sujet.
05:55Le sujet, ce n'est pas Emmanuel Grégoire et moi
05:57qui sommes capables de nous saluer dans les...
05:59Si dimanche soir, c'est le visage de Rachida Dati
06:00qui s'affiche au-dessus de l'hôtel de ville, vous rentrerez...
06:03Ce que je sais avec certitude, c'est qu'Emmanuel Grégoire est convaincu
06:04que c'est en allant séduire, d'une certaine façon,
06:08ou en s'adressant à l'électorat de Bournazel,
06:11qu'il peut l'emporter.
06:12Moi, je dis très clairement les choses et je les assume pleinement.
06:16Il y aura des élus insoumis qui représenteront les voix,
06:19les gens qui croient en notre programme au Conseil de Paris.
06:22On ne peut pas renoncer à cela.
06:24Renoncer à cela, ce serait un acte antidémocratique, d'une part,
06:27et d'autre part, un acte incohérent.
06:29Or, permettez-moi juste une pause.
06:32L'alliance Dati-Bournazel, elle est parfaitement cohérente.
06:36C'est une alliance cohérente.
06:38Il n'y a aucune surprise à cette alliance.
06:40Mme Dati est arrivée en tête après une campagne
06:42qui n'a pas été tendre entre Bournazel et elle.
06:45Elle lui a tendu la main.
06:46Ils se sont alliés sur un programme, sur des postes.
06:49Ils ont discuté.
06:50Ils se comportent de façon, pardonnez-moi,
06:53mais ils se comportent de la façon que j'attendais,
06:56que j'espérais voir Grégoire se comporter.
06:58C'est bien dommage qu'il ait un comportement aussi sectaire.
07:00Mais en tout cas, cela ne nous empêchera pas d'être présents
07:03au nom du respect des électeurs.
07:04On a compris.
07:05Vous avez donc déposé aujourd'hui votre liste.
07:06Il y aura des bulletins à votre nom dimanche prochain à Paris.
07:09Hier, dans votre déclaration, après l'annonce des résultats,
07:11vous avez eu une phrase sur laquelle je voudrais vous entendre.
07:15Vous avez dit qu'il faut un front antifasciste face à Rachida Dati.
07:20Ça veut dire quoi, un front antifasciste face à Rachida Dati ?
07:23Est-ce qu'il faut comprendre qu'à vos yeux,
07:24Rachida Dati a quelque chose de fasciste ?
07:26Non, je ne pense pas que Rachida Dati ait quelque chose de fasciste.
07:29Mais du coup, un front antifasciste.
07:32Rachida Dati appartient à un parti politique qui est LR,
07:34dont le président est Bruno Rotaillot.
07:37Moi, je reproche à LR aujourd'hui d'avoir un agenda politique d'extrême droite.
07:42Et je le dis d'ailleurs dans mon intervention hier,
07:44si vous voulez bien me rendre cela, je précise bien,
07:47c'est l'agenda politique de l'extrême droite de LR qui me pose problème.
07:50Mais pour lever toute ambiguïté, il n'y a rien à vos yeux,
07:54cher Rachida Dati, de fasciste ?
07:55Je ne préfère pas Rachida Dati de fasciste.
07:56Je dis que leur agenda politique à LR est le même,
08:00est un agenda politique d'extrême droite,
08:02qui fait qu'aujourd'hui, Sarah Knafo n'a aucun scrupule à dire
08:05qu'on peut se retrouver parfaitement ensemble.
08:07Donc, moi, ce que je refuse de voir au Conseil de Paris,
08:11c'est cet agenda politique d'extrême droite s'appliquer
08:15ou avoir trop d'importance.
08:17Donc, je souhaite vraiment que nous fassions un score élevé.
08:20Je souhaite que la gauche gagne Paris.
08:22Je ne dis pas le contraire, loin de là.
08:24Je ne souhaite pas la défaite de la gauche,
08:26mais on ne peut pas nous demander d'éliminer
08:29et de ne pas représenter près de 100 000 électeurs à Paris,
08:3225% des électeurs de gauche qui ne sont pas d'accord
08:34avec Emmanuel Grégoire.
08:35On a compris ce qui va se passer à Paris.
08:37Alain de Hamel va vous interroger maintenant sur
08:40la situation nationale et la stratégie des insoumis, Alain.
08:46Bon, pendant des mois et des mois,
08:50il y a eu entre, d'un côté, les insoumis
08:55et de l'autre côté, pour l'essentiel, le Parti socialiste,
09:03plus que des polémiques.
09:05Il y a eu des exclusives.
09:07C'est-à-dire qu'on a entendu des partis dire
09:10mais on ne peut pas travailler avec ces gens-là.
09:14Aujourd'hui, c'est l'inverse.
09:18Vous tendez, quand je dis vous,
09:20ce n'est pas vous personnellement,
09:21c'est vous, votre parti.
09:23Vous tendez la main à d'autres candidats de gauche
09:28en leur proposant de former des listes communes
09:32et donc de diriger des villes ensemble.
09:36Alors, je ne suis pas tout à fait né de la dernière pluie,
09:39donc je sais bien que, selon les périodes,
09:41on peut s'invectiver et ensuite s'unir.
09:44Bien sûr, et que ça n'est pas propre à la gauche
09:46ni à cette période-là.
09:48Mais il n'empêche qu'il y a eu, pendant des mois,
09:51une espèce de véhémence,
09:55quelquefois presque incroyable,
09:56de part et d'autre,
09:58avec des accusations très graves lancées contre Jean-Luc Mélenchon,
10:01des invectives de Jean-Luc Mélenchon
10:04vis-à-vis de ceux qui l'invectivaient, etc.
10:07Et puis maintenant,
10:11on dirait des brebis prêtes à former un troupeau.
10:19C'est quand même...
10:21J'ai vu beaucoup de métamorphoses politiques dans ma vie
10:24et j'ai vu beaucoup de changements de tactiques,
10:26mais c'est quand même, je dirais,
10:29peut-être un peu rustique.
10:31Écoutez, je ne suis pas d'accord avec vous
10:33parce que justement,
10:34quand on regarde le système politique français
10:37et le système électoral,
10:38fait que nous avons des élections à deux tours
10:40et non pas à un seul tour.
10:42Dès lors, on sait parfaitement
10:43qu'au premier tour,
10:45on se compte en quelque sorte,
10:46on défend son programme
10:48et on essaye de convaincre d'ailleurs,
10:49sur la base de son programme,
10:50c'est ce que nous avons fait
10:51dans de très nombreuses villes en France.
10:53Je ne veux pas citer le nombre de villes
10:56où nous sommes présents au deuxième tour,
10:59mais disons que dans plus de 175 communes importantes,
11:02nous sommes à plus de 10%.
11:04Pour la France insoumise,
11:05ces élections municipales avaient un enjeu,
11:07un objectif qui était de s'implanter localement.
11:10Je crois que nous sommes en passe
11:11de transformer l'essai en quelque sorte,
11:14d'une part.
11:15Et d'autre part, nous avions pour objectif
11:17de défendre notre vision des choses.
11:20La cantine gratuite, par exemple,
11:21bio gratuite,
11:22nous l'avons portée.
11:23Aujourd'hui, dans tous les accords que nous passons,
11:25y compris que ce soit le PS ou Europe Écologie-Les Verts,
11:29partout, la cantine bio gratuite
11:31est inscrite dans les programmes.
11:32Nous nous battons pour faire avancer ces idées-là
11:35et pour les mettre en œuvre.
11:36Et c'est comme ça qu'on aborde
11:38chacune des élections municipales où on va.
11:40Maintenant, permettez-moi, M. Duhamel,
11:42mais concernant les invectives et les disputes,
11:44j'assistais tout à l'heure,
11:45je regardais à l'écran ce qui se passait sur votre plateau,
11:48c'est la vie politique.
11:49Les mots sont parfois très forts, très violents.
11:53Je ne dis pas qu'on les pardonne tous.
11:54Moi, personnellement, il y a des paroles
11:55qui sont extrêmement blessantes.
11:57Nous accuser d'être antisémite, par exemple,
12:00c'est inadmissible.
12:02Je ne m'y ferai jamais
12:03et je ne l'accepterai jamais.
12:04D'autant plus que quand on nous dit,
12:06et ça, c'est de la pure calomnie,
12:07qu'on tiendrait des propos antisémites,
12:09je tiens juste à rappeler
12:10que si un seul insoumis avait tenu
12:12le moindre propos antisémite,
12:13il serait déjà condamné par la justice.
12:15Nous avons zéro condamnation chez nous.
12:17Des caricatures complotistes
12:18et des propos antisémites intolérables,
12:21c'est le bureau national du Parti Socialiste
12:23qui a dit ça après
12:26le Jean-Luc Mélenchon
12:27sur Glucksmann, Epstein, Epstein.
12:28Mais les disputes qu'il peut y avoir
12:30au sein du bureau national du Parti Socialiste,
12:32malheureusement, nous en sommes victimes
12:34à la France insoumise.
12:35Ils ont beaucoup de mal
12:36à régler leurs problèmes.
12:37On le voit là aujourd'hui
12:38entre ceux qui sont prêts à perdre.
12:40Je me souviens d'Arielle Veil
12:42à Paris Centre qui disait
12:43« Je préfère perdre Paris
12:45plutôt que de m'allier à la France insoumise ».
12:48C'est quand même eux qui disent ça.
12:49Ce n'est pas nous qui parlons de cette façon-là.
12:51– Enfin, vous ne parlez pas…
12:52– Et notre stratégie est cohérente, pardonnez-moi.
12:55– Vous ne parliez pas,
12:57et encore il y a quelques semaines,
12:59de façon extrêmement affectueuse
13:02du Parti Socialiste et de ses candidats à Paris.
13:04On ne peut pas dire
13:05que vous ayez fait une campagne molle
13:07et vous aviez des adversaires à droite.
13:10C'est tout à fait logique.
13:11Mais vous aviez aussi des adversaires,
13:13pas simplement des concurrents.
13:14moi, c'est ça qui me frappait.
13:16C'est qu'il y avait dans la rivalité
13:19qui est normale entre partis de gauche
13:22non seulement une animosité,
13:24mais une violence verbale
13:29qui est d'abord, je crois, contre-productive
13:33et qui ensuite a l'air d'être artificielle
13:36quand vous en venez,
13:38quand je dis vous, c'est des deux côtés,
13:40ce n'est pas simplement votre côté,
13:41mais quand vous en venez à tenir des paroles,
13:46je ne dirais pas de réconciliation,
13:48mais en tout cas de coopération.
13:50Vous vous invectivez
13:51et deux semaines après, vous coopérez.
13:55Bon, et alors,
13:56il y a en tout cas une question
13:57qu'on peut se poser.
13:58– Je vais vous répondre.
13:59– En tout cas, non,
14:00mais je vous ai bien écouté sagement.
14:01– Je vous écoute.
14:02– En tout cas, il y a une question
14:04qu'on peut se poser,
14:05c'est est-ce que ça a été vraiment utile
14:08il y a quelques semaines,
14:10il y a deux semaines,
14:11il y a trois semaines,
14:11il y a quatre semaines,
14:12est-ce que ça a été vraiment utile
14:13de s'invectiver comme vous l'avez fait ?
14:16Est-ce que vous n'avez pas peut-être perdu
14:18des deux côtés des voix
14:19ou perdu ou empêché
14:22un mouvement dynamique
14:23de naître et de se développer ?
14:26– Alors, je ne suis pas du tout d'accord
14:28avec ce que vous êtes en train de dire,
14:29monsieur Duhamel,
14:30parce que je n'ai à aucun moment invectivé.
14:32Moi, j'ai passé ma campagne
14:33à critiquer un bilan
14:34et à faire le bilan d'Emmanuel Grégoire.
14:37J'aurais aimé qu'on ait des débats
14:39pour pouvoir confronter nos projets,
14:41nos programmes
14:42et le confronter à son bilan.
14:43Voilà ce que j'ai fait.
14:44Je n'ai jamais invectivé Emmanuel Grégoire.
14:47Ensuite, vous dites,
14:48vous avez passé des semaines
14:49à changer de stratégie.
14:51C'est faux.
14:51La France insoumise dit depuis des semaines
14:54qu'elle tendra la main
14:56pour une fusion de deuxième tour
14:57et j'ai moi-même dit à plusieurs reprises,
14:59si je suis en tête à Paris,
15:01je tendrai la main à Emmanuel Grégoire
15:03et c'est ce que j'ai fait dimanche soir
15:05alors que je n'étais pas en tête.
15:06Et je pense, dernièrement,
15:08nous avons,
15:09Emmanuel Grégoire a atteint les 38%,
15:11je frôle les 12%.
15:13Je veux dire,
15:14la gauche à Paris est majoritaire.
15:16Rendez-vous compte,
15:17Paris est à gauche.
15:19La gauche à Paris...
15:20Oui, ce n'est pas un scoop non plus.
15:22C'est peut-être pas un scoop,
15:23mais en tout cas,
15:24aujourd'hui encore,
15:25le premier tour démontre
15:27qu'il y a plus de voix
15:28pour la gauche
15:29que pour la droite.
15:29Non mais Paris a souvent été à gauche.
15:32Oui, ça fait 25 ans avant.
15:33Oui, non, non, non,
15:34mais je veux dire,
15:35ce n'est pas une grande surprise.
15:37On ne peut pas tout les relatifs sur la gauche.
15:38Non, mais Sophia Chiquirou,
15:39pardon, je vous interromps un instant
15:40parce qu'il y a Paris
15:41et il y a beaucoup d'autres villes en France
15:42et il y a notamment une grande ville
15:44qui s'appelle Toulouse
15:45qui pourrait basculer dans votre camp,
15:47Sophia Chiquirou,
15:47dans quelques jours.
15:49C'est l'une des surprises d'ailleurs
15:50du premier tour des municipales
15:52face au maire sortant Jean-Luc Moudin
15:54qui est un maire d'hiver droite.
15:56Les Insoumis et le reste de la gauche
15:57vont faire alliance
15:59derrière votre candidat,
16:00François Picmal.
16:01On va retrouver Jean-Wilfrid Forquets
16:03qui est sur place à Toulouse
16:04pour BFM.
16:05Racontez-nous d'abord en quelques mots,
16:06Jean-Wilfrid,
16:07les coulisses de cet accord
16:09Insoumis-gauche.
16:12Des heures et des heures de discussion
16:14la nuit dernière
16:15dans un café toulousain
16:16et à la fin,
16:18la lumière a jaillit
16:20avec cet accord effectivement
16:21de gouvernance.
16:23Ça veut dire que
16:23la tête de liste pour le Capitole,
16:26c'est pour François Picmal,
16:27le candidat de la LFI
16:29et la Métropole,
16:30l'eau de consolation
16:31pour François Briançon,
16:33le candidat du Parti Socialiste.
16:35Alors cette nouvelle liste
16:37qui a fusionné,
16:38elle est composée
16:39de colistiers de LFI,
16:42du Parti Socialiste,
16:43du Parti Communiste,
16:44des écologistes,
16:45mais certains,
16:46et ça c'est important,
16:47certains la nuit dernière
16:48ont caqué la porte,
16:49ils ont dit
16:50pas question
16:51de siéger éventuellement
16:53aux côtés de la LFI,
16:55notamment des candidats socialistes
16:57très proches de Carole Delga
16:59qui ont dit
16:59non ça c'est pas possible,
17:00je peux pas dire
17:01lundi, le mardi, le mercredi,
17:03ceci et le vendredi,
17:04siéger à côté d'un candidat
17:06pour la LFI.
17:07Alors ça c'est pour la forme
17:09sur la coulisse.
17:10Sur le fond maintenant,
17:12on avance un petit peu Marc,
17:13car il y a un texte d'engagement
17:15qui a été rendu public
17:16il y a un peu moins d'une heure,
17:18un texte je cite
17:19pour dépasser les divergences
17:22dans l'intérêt des Toulousains
17:23et des Toulousaines,
17:23le texte précise
17:25que sur certains sujets
17:26il y a certes des divergences,
17:28par exemple la LGV,
17:29elle est fiée pour,
17:31les socialistes sont contre,
17:32en tout cas la gauche unie est contre,
17:34le texte précise
17:35que la laïcité
17:37sera aussi au centre
17:39de ces débats.
17:40Rendez-vous dimanche.
17:42Merci Jean-Wilfrid Forquès
17:43avec Laura Dubois
17:43du côté de Toulouse.
17:45Alliance donc
17:46entre la France insoumise
17:47derrière de voir candidat
17:48à Toulouse
17:49et le parti socialiste.
17:50Voici ce que disait
17:51il y a quelques jours encore
17:52ce candidat du PS
17:53après la fameuse phrase
17:54de Jean-Luc Mélenchon
17:55sur Epstein,
17:56Epstein, Glucksmann, etc.
17:58Je le cite,
17:59il s'appelle François Briançon,
18:00il a été nommé
18:01par Jean-Wilfrid
18:02il y a quelques instants
18:02quand Jean-Luc Mélenchon
18:03joue avec des sous-entendus
18:04qui réveillent
18:05les pires imaginaires antisémites.
18:06C'est un choix
18:07et pas une maladresse.
18:09L'antisémitisme est un poison,
18:10je le combattrai toujours.
18:11Ceux qui approuvent
18:12nuances ne peuvent
18:13se revendiquer de la gauche.
18:15Tout est pardonné.
18:16C'est parce que tout était faux.
18:18Parce qu'il a parlé
18:20de cette façon-là
18:20pour participer
18:21à la polémique du moment.
18:23Il n'y avait pas
18:24aucune sincérité
18:25dans cette polémique.
18:26Tout le monde sait très bien
18:27et les socialistes connaissent
18:28Jean-Luc Mélenchon
18:29à moi la métropole.
18:30Non, les socialistes connaissent
18:32Jean-Luc Mélenchon
18:33depuis des années.
18:33Il a été membre
18:34du parti socialiste.
18:35Ils savent très bien
18:35qu'il n'y a pas une once
18:36d'antisémitisme
18:37chez Jean-Luc Mélenchon
18:38et qu'il n'y a jamais eu
18:39la moindre intention
18:39de ce type-là.
18:40Je vous rappelle
18:41qu'on subit depuis
18:42trois semaines, un mois
18:43avec une ampleur particulière
18:44mais sinon ça dure
18:45depuis plusieurs années
18:46un bashing comme on dit
18:48pour dire le mot anglais
18:49c'est-à-dire
18:50des campagnes
18:51de dénigrement incessantes
18:53et que nous avons supporté
18:54tout cela.
18:54La campagne de diabolisation
18:56de la France insoumise
18:57et de Jean-Luc Mélenchon
18:59s'est menée
19:00pendant toute cette campagne
19:01municipale.
19:01Vous êtes d'accord
19:02monsieur Luhamel ?
19:03Alors je suis d'accord
19:04qu'il y a une campagne
19:06anti-Mélenchon
19:07et anti-insoumis
19:08qui est en permanence
19:11développée
19:11mais elle n'est pas développée
19:13par hasard.
19:15C'est parce que
19:15dans sa façon de s'exprimer
19:17et dans la façon
19:18de s'exprimer des insoumis
19:19y compris à l'Assemblée nationale
19:21en dehors des périodes
19:23de campagne
19:23et puis maintenant
19:24pendant les campagnes
19:25il y a des formes
19:27ce n'est pas vous
19:28qui me direz le contraire
19:29de véhémence
19:31d'esclandre inutile
19:32de provocation
19:35qui donne envie
19:37à d'autres branches
19:38de la gauche
19:39non seulement
19:40de prendre des distances
19:41mais de critiquer
19:44catégoriquement.
19:45Et ce sont des choses
19:47qui laissent des traces
19:48et je me demande
19:49si dans une période
19:50comme celle-ci
19:51c'est-à-dire
19:51quand on est vraiment
19:52entre les deux tours
19:54vous n'avez pas
19:55dans votre tête
19:56des moments
19:57où vous vous dites
19:57on l'a peut-être été
19:59si on avait été
20:00peut-être un peu moins fort
20:01il y a trois mois
20:02peut-être que ça serait
20:03plus facile maintenant.
20:04Je ne dis pas du tout cela
20:05parce que moi je trouve
20:07que recevoir des leçons
20:09de bonne tenue
20:10de comment on doit parler
20:11comment on a le droit
20:12de s'exprimer
20:12ou pas s'exprimer
20:13vous savez
20:14nous nous représentons
20:16beaucoup les classes populaires
20:17nous avons un vote
20:19des jeunes
20:20des classes populaires
20:21et nous représentons
20:22aussi une certaine colère
20:23dans le pays
20:24il y a beaucoup de gens
20:25pour qui les politiques
20:26de Macron
20:27un million de pauvres
20:28supplémentaires
20:29la misère
20:29l'inflation
20:30on le voit encore aujourd'hui
20:31avec le refus
20:32du blocage des prix
20:32du litre d'essence
20:34toutes ces choses-là
20:34font que les gens
20:35sont vraiment
20:36pardonnez-moi l'expression
20:37mais dans la galère
20:38ils galèrent vraiment
20:39donc quand on exprime cela
20:41on nous demande
20:41de baisser d'un ton
20:42moi j'ai même un journaliste
20:44qui a dit
20:44baisser le son
20:45madame Chikirou
20:46mais non en fait
20:47non parce que
20:48si on baisse le son
20:49si on ne dit pas
20:50qui va le faire
20:50si on n'est pas présent
20:51dans les conseils municipaux
20:52dans les assemblées
20:54imaginez
20:54l'Assemblée nationale
20:55sans la France insoumise
20:57mais ils auraient passé
20:58absolument tout
20:58vous avez bien vu
20:59comment ils ont passé
21:00le budget de la sécurité sociale
21:01et pour le coup
21:02Emmanuel Grégoire l'a voté
21:04donc ces choses-là
21:05font que
21:05heureusement qu'il y a
21:06la France insoumise
21:07d'une certaine façon
21:08pour s'opposer
21:09d'un mot
21:11puisque je vous ai souvent
21:13regardé à l'Assemblée nationale
21:15la Sophia Chikirou
21:17de l'Assemblée nationale
21:18et la Sophia Chikirou
21:19qui nous parle maintenant
21:21ont le même visage
21:23mais ne donnent pas l'impression
21:24d'avoir exactement
21:25le même cerveau
21:26et ce sera
21:27le mot de la fin
21:29je n'ai pas réagi
21:30tout à l'heure
21:30vous avez dit
21:30j'ai eu tort
21:31je souhaite la victoire
21:33de la gauche à Paris
21:34oui je ne veux pas
21:35vous souhaitez donc
21:35la victoire
21:36d'Emmanuel Grégoire
21:37écoutez
21:37c'est soit
21:38Emmanuel Grégoire
21:39soit Rachida Dati
21:40je dis aux gens
21:41vous souhaitez
21:41vous demandez aux électeurs
21:43de voter pour vous
21:43mais pas trop
21:44pour qu'Emmanuel Grégoire
21:57merci beaucoup Sophia Chikirou
21:59je vous souhaite
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