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  • il y a 20 minutes
À quatre jours du second tour des élections municipales, dimanche 22 mars, les candidats encore en lice à Paris, Sophia Chikirou (LFI), Rachida Dati (Union de la droite et du centre) et Emmanuel Grégoire (Union de la gauche), débattent sur BFMTV, en partenariat avec Le Figaro et La Tribune dimanche.

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00:00— Non, parce qu'on respecte le film. — Non, non. Nous, c'est pas comme M. Grégoire qui a
00:05dit les deux qui se connaissent, genre les deux arabes qui se connaissent.
00:07Non, on se connaissait pas, on avait les mêmes parcours. Voilà. Mais on se respecte. — C'est ça que
00:11vous avez dit, Emmane Degas ?
00:12— Vous vous doutez bien. — Oui, mais c'est mon genre de dire ce genre d'horreur. — C
00:15'est tout à fait votre genre.
00:17— Mais bien sûr, madame. Tout le monde croit ça. — On l'a reconnu toutes les deux. — Oui,
00:23bien sûr.
00:23— Vous l'avez ressenti ? — Tout le monde croit. — Moi, je l'avais très mal pris, oui.
00:26J'avoue que...
00:27— Que j'évoque la proximité entre vous. Alors je vais vous dire, ça n'avait rien à voir avec
00:32ce que nous sommes et de nous sommes.
00:33— Je voudrais que Sophia Chiquérou se s'exprimer. Ça vous ressent, M. Grégoire. — Je l'ai dit après.
00:37Allez-y, allez-y.
00:38— Non, mais je disais honnêtement, je lui en avais parlé humainement. D'ailleurs, j'étais allée le voir en
00:43lui disant « Oui, ça m'a fait beaucoup de mal de prétendre que j'ai des accointances avec Mme
00:47Dati.
00:48Alors que comme je l'ai dit en introduction, je suis sa principale opposante ici. Personne d'autre sur ce
00:53plateau ne s'oppose à Mme Dati sur le plan politique autant que moi.
00:57« Ce n'est pas une amie. Je ne suis pas son amie. On ne se connaît pas. » Alors
01:01quand il dit à la radio sur CNews ce qui plus est, c'était très dur.
01:06Je vous l'avais dit. — Oui, je sais. — Et il me l'a répété.
01:08— Je l'ai vécu comme une claque le matin. — Je vais le répéter encore ce soir. Mais je
01:11vais vous dire pourquoi que vous ne nous soulignez pas de choses aussi désagréables.
01:16— Non, mais c'est comme M. Brossard qui me compare au gamin de Sarcelles. C'est honteux en plein
01:21Conseil de Paris. Mais bien sûr que si, en plein Conseil de Paris.
01:23— Je ne sais pas quoi vous faites à lui dire. Si, pardon. Et d'abord... — Pardon, allez-y.
01:27Finissez.
01:27— Mais Mme Dati ne m'a pas laissé le faire. Et donc, pour vous dire les choses, j'en
01:33ai parlé avec Emmanuel Grégoire. Je lui ai dit « Vous m'avez fait de la peine, vraiment, dans ces
01:39termes-là,
01:39parce que je l'ai vécu comme une remarque qui renvoyait au point commun que nous pouvons avoir, qui sont
01:46d'ailleurs des points communs que je peux aussi avoir avec vous.
01:49Nous sommes des êtres humains. Nous avons un parcours derrière nous. Nous avons à peu près, en tout cas tous
01:54les deux, le même âge. Nous sommes des gens qui venons de milieux, moi, assez modestes, vous, peut-être moyens.
02:00Mais voilà. Et de parler d'accointance entre elle et moi, de cette façon-là, je l'ai vécu comme
02:05elle le décrit, c'est-à-dire comme quelque chose qui faisait, qui renvoyait dos à dos,
02:10de personnes aux origines de l'autre côté de la Méditerranée. Il m'a dit que ce n'était pas
02:14son intention. Et je crois me rappeler même qu'il m'a dit
02:17« Si c'est le cas, je m'en excuse. » Voilà ce qu'il m'a dit.
02:20Exactement. Parce que moi, j'ai l'habitude, quand on dit « À vous, peut-être pas, mais moi, je
02:24suis allée lui en parler, j'en prie. »
02:25Vous vous excusez, Emmanuel Grégoire ?
02:26Non, non, je ne m'excuse pas. Je dis juste que…
02:28C'est pas ce que vient de dire, c'est-à-dire que c'est possible de parler un tout
02:32petit peu, un peu plus de trois secondes.
02:34Donc, j'ai dit que quand quelqu'un prend mal quelque chose et sur un plan qui était mal interprété,
02:40je m'excuse de cette incompréhension et peut-être de la mauvaise façon dont je me suis exprimé.
02:45Mais lorsque j'ai voulu exprimer des accointances, et pardonnez-moi de le maintenir ce soir,
02:49j'évoque trois choses. Trois choses.
02:51La première, c'est l'obsession à me cogner dessus très très fort.
02:55et de faire de mots le principal…
02:58Non, non, c'est une victime.
03:00Je voudrais qu'on le laisse parler pour le coup, parce que non, franchement, vous faites la démonstration que ce
03:04qu'il dit est vrai.
03:05Allez-y. Non, mais laissez-le parler.
03:07Merci, madame de Mala.
03:08Alors lui, quand il nous attaque, c'est normal.
03:11Laissez-le parler.
03:11Quand on répond, c'est anormal.
03:13Laissez-le parler.
03:14Donc, la première…
03:14Il n'arrive pas à développer.
03:15Il n'y a pas l'avocat.
03:16Je ne suis pas une victime.
03:18Je suis très attentive.
03:19Je ne suis pas une victime.
03:20Allez-y, Emmanuel Grégoire.
03:21La première, c'est l'obsession à nous cogner dessus de façon extrêmement brutale et, je le dis, un peu
03:27caricaturale.
03:28La deuxième, c'est que vous vous êtes croisés dans votre vie politique, toutes les deux, au moment de Nicolas
03:33Sarkozy.
03:34Ah, jamais.
03:34Sur le début du quinquennat Sarkozy.
03:37Eh bien, quand, madame Sikirou, vous avez quitté le Parti Socialiste pour rejoindre Jean-Marie Bockel et l'aventure, le
03:48début de l'aventure gouvernementale avec…
03:50Jean-Marie Bockel.
03:51Je sais, vous étiez au Parti Socialiste.
03:52Ensuite, vous êtes partie chez Jean-Marie Bockel et donc avec Nicolas Sarkozy, avant de revenir à gauche et c
03:58'est votre droit.
03:59Et le troisième, c'est un sujet de relation à la probité et à l'honneur qu'impose la fonction
04:06de maire.
04:07On est des voleuses.
04:08C'est-à-dire ?
04:09Vous n'êtes pas des voleuses.
04:10Vous n'êtes pas des voleuses.
04:10Vous n'êtes pas des deux renvoyés en correctionnel.
04:12Et pas pour les mêmes faits.
04:13Et pas pour la même gravité.
04:14J'avoue que, madame Dati, vous êtes très, très loin au-dessus en matière de mise en cause.
04:18Les ouvriers là-dessus, je peux vous répondre.
04:19Je suis désolé.
04:20Allez-y, après je le fais.
04:21Ce n'est pas parce que vous voulez très, très fort et que vous devez y voir la moindre faiblesse
04:25chez moi.
04:26Vraiment.
04:26Et madame Dati, on se connaît depuis suffisamment longtemps pour savoir que vos éclats de voix et vos menaces, etc.,
04:32ne me perturbent pas beaucoup.
04:35Souvent, souvent, d'abord, moi quand je vais au tribunal, c'est parce que vous avez porté plainte contre moi.
04:39Vous êtes la seule qui me conduit devant les tribunaux.
04:41C'est moi la troisième fois que vous portez plainte contre moi.
04:43Et le point commun de tout ça, c'est qu'à chaque fois, chaque fois, moi, vous avez toujours perdu
04:48face à moi.
04:49Mais moi, la seule fois où je vais au tribunal, c'est quand vous portez plainte contre moi.

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