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  • il y a 12 minutes
Ce dimanche 15 mars, Damien Licata Caruso, journaliste au Parisien, Pierre Fontaine, rédacteur en chef adjoint au site BFM Tech, et Xavier Widehem, directeur général de Nothing France, étaient les invités dans l'émission De Quoi J'me Mail présentée par François Sorel. De Quoi J'me Mail est à voir ou écouter tous les dimanches sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Business et Tech & Co présente
00:04De quoi je me mêle, François Sorel
00:08Et bonjour à toutes et à tous, merci d'être là, merci d'être fidèle à De quoi je me
00:12mêle, je suis très heureux de vous retrouver.
00:14Comme chaque week-end, on va évidemment plonger dans l'actu tech de cette semaine avec, vous le savez, deux
00:21parties pour ce De quoi je me mêle.
00:22Tout à l'heure, on va s'intéresser à une marque de smartphone encore assez méconnue mais qui est très
00:27intéressante, il s'agit de Nosing.
00:30Peut-être avez-vous entendu parler des Nosing Fun et tout l'écosystème derrière cette marque, il y a de
00:36l'audio et pas mal de choses, des objets connectés aussi.
00:39On en parlera tout à l'heure avec le directeur France de Nosing qui viendra nous présenter cette marque et
00:45puis aussi nous parler des nouveautés.
00:47Je vous rappelle le hashtag DQJMM si vous voulez réagir à tout ce qu'on raconte.
00:51Un grand merci d'être là, que ce soit en audio, en vidéo, c'est parti pour De quoi je
00:55me mêle.
00:57De quoi je me mêle sur BFM Business et Tech & Co.
01:01– Le club de la presse IT, mesdames, messieurs, avec Damien Licata-Carrouzo.
01:06– Bonjour.
01:07– Je ne sais pas ce qui m'arrive, ça a été plus franc que moi.
01:09– Oui, je sais, c'est impressionnant en tout cas.
01:11– Je ne m'en suis même pas rendu compte.
01:13– C'est terrible.
01:14– C'est un tour d'opéra, incroyable.
01:15– Bientôt le single.
01:17– Bientôt le single qui ne faudra pas acheter.
01:20D'ailleurs, qui achète encore des singles ?
01:22Visiblement, c'est un autre débat qu'on pourrait ouvrir un peu plus tard.
01:26Merci d'être là, Damien.
01:27– Merci à vous.
01:27– Damien Licata, journaliste aux Parisiens et spécialisé dans la tech, bien évidemment.
01:33Dès que vous lisez un article tech, il y a Damien qui est derrière.
01:36– Vous l'article tech.
01:37– C'est ça.
01:37Pierre Fontaine est avec nous aussi.
01:39Salut Pierre.
01:39– Bonjour.
01:40– Notre journaliste maison, c'est notre petit cousin ici à BFM Tech.
01:44Il a mis son plus beau, comment pourrais-je dire, gilet, compatible avec le fond de quoi je me mène.
01:52Merci beaucoup Pierre.
01:53– J'essaye, j'essaye.
01:54– C'est ça Pierre, c'est la perfection.
01:56– Caméléon, incroyable.
01:57– Voilà, perfection éditoriale, perfection aussi esthétique, etc.
02:00– Je prête beaucoup d'importance à mon apparence.
02:03– Évidemment.
02:03– Bien sûr.
02:03– Rédacteur en chef adjoint de BFM Tech et adorateur du bleu.
02:08Mesdames, messieurs, pas mal de sujets intéressants.
02:11Tout à l'heure, on va évoquer Google qui refait une petite incursion dans le jeu vidéo.
02:15On va parler aussi d'un truc qui s'appelle Maltbook.
02:18Imaginez un Facebook où les humains ne parlent pas, mais ce sont les IA qui discutent entre elles.
02:23Vous vous dites à quoi ça sert, on va tout vous expliquer.
02:25Vous allez voir, il y a quand même une petite raison.
02:27Mais pour débuter, on va évoquer un sujet qui vous concerne peut-être si vous êtes abonné à Canal.
02:35Canal+, qui aujourd'hui, vous le savez, s'est vraiment positionné sur le numérique,
02:41avec une application qui est assez plébiscitée et qui n'a rien à envier aux géants de la tech américains,
02:48que ce soit les Netflix, les Prime Video, etc.
02:50Une appli qui permet de faire plein de choses et qui va être mise à jour.
02:54Alors, je ne sais pas qui va commencer, Damien ou Pierre.
02:57C'est assez intéressant parce qu'ils vont booster cette appli avec de l'intelligence artificielle.
03:02Mon Dieu, que c'est original.
03:03Et oui, il fallait qu'ils y passent à un moment ou à un autre.
03:06Donc voilà, on est très, très, très, très loin du décodeur à l'ancienne, effectivement.
03:10Et là, on va intégrer tout simplement un agent conversationnel.
03:13Techniquement, ça va être finalement un chat GPT auquel on va pouvoir demander.
03:17J'ai un petit coup de blouse, j'ai envie de me mettre une comédie sympathique française
03:21avec un acteur connu et je vais lui demander tout simplement comme ça,
03:26comme si je parlais à un ami, de me faire une recommandation d'une petite comédie sympa.
03:30Et ça va arriver à partir du mois de juin et Canal va rentrer dans l'ère de l'IA,
03:35l'IA générative auquel on est capable de demander à peu près tout ce qu'on veut.
03:39Donc ça va être à la fois la recommandation, mais aussi une manière peut-être de découvrir de nouvelles choses.
03:44Parce que les recommandations, ça existe depuis très longtemps en fait.
03:47Dès que vous regardez, je ne sais pas moi, un James Bond, vous allez avoir derrière des peaux souliers.
03:50– Oui, mais théoriquement, on mettait le nom de l'acteur, peut-être un genre.
03:55– Là, je vais parler à l'appli.
03:57– Là, je vais parler à l'appli Canal, c'est ça Pierre ?
03:59– Là, effectivement, un, on passe au langage naturel,
04:02donc c'est une interaction beaucoup plus facile, on détaille les différents critères.
04:07Et moi, je pense qu'à peu près tout le monde est confronté à ce problème.
04:11J'y vois un bon moyen de réduire de manière très importante
04:15le temps qu'on passe à choisir le film qu'on va regarder en famille.
04:18Généralement, c'est on regarde un film,
04:19ok, bon, moi j'ai une demi-heure pour la faire autre chose,
04:21parce que le temps qu'on décide…
04:22Alors déjà, où on regarde ?
04:24– Non, mais déjà, qui prend la télécommande ?
04:25– Mais là, en fait, on va dire, bon, qu'est-ce qu'on veut regarder ?
04:28Un film, un film, petite comédie sympathique ?
04:30Ok, d'accord, hop, et après, on propose ça,
04:32et en fait, on aura donc, grâce à l'interaction en langage naturel,
04:36qui est beaucoup plus facile que de scroller pendant des heures dans une interface,
04:39on aura une présélection,
04:40et ensuite, on aura cette possibilité d'avoir, effectivement,
04:44sous les yeux, les trois films qui correspondent à l'humeur d'à peu près toute la famille,
04:48sauf du petit dernier, mais c'est pas grave, on l'écoute pas.
04:50– Alors on se dit, ouais, ok, bon, d'accord,
04:52mais c'est quand même assez intéressant,
04:53parce que Chagipiti arrive dans ce type de service,
04:58finalement, et d'après ce que j'ai,
05:00alors peut-être que ça m'a échappé,
05:02mais j'ai l'impression que My Canal est l'un des premiers acteurs au monde
05:06à passer un accord comme ça avec Chagipiti, non ?
05:08– Alors, je sais pas, je connais pas tous les acteurs de tous les pays du monde à le faire,
05:13mais il y a une chose qui est sûre,
05:14c'est que Canal, depuis quasiment toujours,
05:18et particulièrement sur son application et ses services numériques,
05:22est toujours en pointe, a toujours été très en avance,
05:24d'ailleurs c'est très récurrent dans les keynotes Apple,
05:28– Elle est citée en exemple.
05:30– Elle est citée en exemple,
05:30parce qu'il y a une vraie culture de l'innovation dans les équipes techniques de Canal,
05:35ça c'est une réalité, enfin, indiscutable,
05:36et puis il y a un vrai travail pour soit aider à développer des nouvelles technologies,
05:42par exemple de streaming,
05:44soit essayer de voir ce qu'il y a de mieux à tirer d'une techno,
05:46et donc c'est pas complètement étonnant que le chat GPT,
05:49enfin en tout cas en l'occurrence une IA qui permet une nouvelle manière d'interagir
05:55face à l'apparition de l'application Canal, ouais.
05:57– Alors, moi la question que je vous pose, c'est comment on va parler à Canal ?
06:01– Excellente question, parce qu'il y a une option normalement…
06:03– On va derrière la télé, on tape derrière la télé, coucou !
06:06– Il y a le petit micro dans l'application normalement qu'on peut utiliser,
06:09donc si on a une Apple TV…
06:12– Donc il faut avoir une télécommande avec un micro ?
06:14– Une télécommande avec un micro intégré, ce qui est…
06:16– Cela dit, ça arrive de plus en plus.
06:18– Oui, il y en a beaucoup quand même.
06:19– Soit micro, soit il y a un champ de recherche,
06:22et on tape depuis un smartphone éventuellement, un truc comme ça,
06:24ça peut être aussi une solution.
06:27Et c'est vrai que le vocal est plus pratique.
06:31– Ça rajouterait de l'interactivité, oui.
06:32– On sait comment ça se passe, en fait ?
06:34Ils vont se créer leur propre ChatVPT avec les données de MyCanal ?
06:39– Je pense que c'est plutôt l'IA généraliste de ChatVPT qui…
06:43– Je pense que pour éviter de se retrouver avec les recommandations
06:47de films qui ne sont pas disponibles,
06:50– Oui, le modèle interagira avec une base de données spécifique.
06:56Ça me semble assez pertinent,
06:58même s'ils n'ont pas détaillé les choses sur ce point,
07:00ça me semble assez logique.
07:02Moi, ce que je trouve intéressant, c'est que de plus en plus,
07:05on dit que les LLM, donc la technologie de grands langages,
07:10de grands modèles de langages derrière ChatVPT et les autres,
07:14est l'interface du futur pour interagir entre l'homme et la machine,
07:18et on voit que maintenant, on arrive entre l'homme et la machine
07:21que tout le monde utilise au quotidien, c'est-à-dire le téléviseur,
07:25et on y est, en fait.
07:26Maintenant, on se retrouve à voir cette nouvelle façon
07:29d'interagir de manière hyper fluide,
07:32et là, ce sera pour regarder la télé,
07:34ça facilitera le choix des films,
07:36le choix des émissions qu'on veut regarder.
07:37Je trouve ça intéressant que ça arrive vraiment
07:40dans les mains du grand public, en fait,
07:43parce que c'est même les gens qui n'utilisent pas ChatVPT
07:46au quotidien, professionnellement,
07:47ou même les jeunes qui ne s'en servent pas pour faire des études,
07:50ben là, ils auront cet outil-là pour regarder la télévision,
07:53et du coup, ça montre bien à quel point
07:54c'est vraiment entré partout dans le quotidien.
07:57Et puis, vous allez voir, c'est une vraie tendance,
07:59c'est que le début.
08:00L'IA générative va arriver de plus en plus
08:03dans le divertissement.
08:04D'ailleurs, pas mal de constructeurs l'ont annoncé au CES,
08:08il va avoir une couche d'IA maintenant dans les télés,
08:12et notamment Samsung,
08:13et alors lui, il va en avoir plusieurs, je crois.
08:14Oui, effectivement, Samsung et ses concurrents vont intégrer l'IA
08:18directement dans le logiciel de la télé,
08:21ce qui va apporter différentes choses.
08:22Déjà, de la recommandation qu'on pourrait en avoir sur le canal,
08:25mais aussi, par exemple,
08:26l'IA va pouvoir analyser ce qui se passe à l'écran.
08:29Vous allez voir, par exemple,
08:31un petit tailleur ou une casquette qui vous plaît bien,
08:33vous allez mettre en pause,
08:34vous allez prendre votre télécommande connectée,
08:37et lui dire, écoute, analyse-moi l'image,
08:39et trouve-moi la marque qui apparaît à l'écran.
08:41C'est-à-dire une nouvelle forme de shopping,
08:44on sera vraiment dans l'étape d'après du télé-shopping.
08:46Oui, c'est du Google Lens en quasiment temps réel.
08:48C'est-à-dire sur la télé,
08:49et on pourrait dire, écoute, trouve-moi ça,
08:51envoie-moi vers le site commercial qui va bien,
08:53ou je ne me rappelle plus qui est cet acteur,
08:55où est-ce que je l'ai vu ?
08:56Eh bien, trouve-moi qui est ce beau gosse,
09:00et est-ce que je peux trouver d'autres films où il apparaît ?
09:03OK.
09:04Mais ce qui est intéressant,
09:05c'est qu'une IA générative plus générale aussi,
09:08enfin plus générale,
09:09c'est-à-dire un peu comme un chat GPT arrive sur les télés.
09:12C'est-à-dire que si, par exemple, vous êtes...
09:14Souvent, on fait ça aujourd'hui,
09:15on regarde un film,
09:17on se dit, tiens, ce comédien,
09:18je l'ai déjà vu quelque part.
09:19Là, on va sur Google,
09:20là, vous pourrez interroger la télé
09:22pour lui demander, justement,
09:24où est-ce que ce comédien est déjà apparu,
09:26et vous aurez un vrai service de chat GPT
09:29intégré à votre télé.
09:29On verra si ça apporte quelque chose,
09:31si ça marche.
09:31J-PT, Perplexity,
09:33tous les...
09:33Bien sûr, Perplexity.
09:34Copilote aussi.
09:35Copilote arrive chez Samsung
09:36et chez d'autres fabricants.
09:38Et c'est rigolo,
09:39parce que je posais la question
09:40au porte-parole de chez Samsung,
09:41je dis, mais si c'est Copilote,
09:42c'est chat GPT.
09:43Ah non, on ne peut pas dire ça, etc.
09:44Alors que Copilote, c'est chat GPT.
09:46On est d'accord ?
09:47Mais pas que.
09:48Oui, ils offrent toujours plusieurs modèles.
09:53Donc, après, je ne sais pas,
09:54en fonction des usages et des supports,
09:56peut-être qu'ils prennent d'autres trucs.
09:58Parce qu'ils cherchent, justement,
09:59à se diversifier.
10:00Oui, et puis à sortir, en fait,
10:02de la dépendance, on va dire.
10:04De la dépendance de chat GPT, d'OpenAI.
10:07On revient à Canal,
10:08parce qu'il y a eu pas mal de choses
10:10qui ont été annoncées sur l'IA,
10:11et notamment aussi une IA
10:14au service des sidéastes,
10:17qui sera proposée par Canal.
10:19Et Canal va mettre à disposition,
10:21donc ils vont certainement payer,
10:23parce que c'est assez cher,
10:23ce service-là, VO3.
10:25C'est Google, cette fois-ci.
10:27La production audiovisuelle,
10:29ils pourront, les réalisateurs,
10:30les scénaristes,
10:32ceux qui, en tout cas,
10:34voudront le faire,
10:34parce qu'il y a quand même
10:35une levée de boucliers
10:36contre l'IA génératif en France.
10:38On voit de nombreuses pétitions
10:40d'artistes
10:41qui dénoncent notamment
10:42l'usage des voies
10:45artificielles,
10:45mais peut-être que
10:46si c'est de l'aide à la création,
10:47ça passera un petit peu mieux.
10:48En tout cas,
10:49Canal va mettre à disposition
10:50de son réservoir de talent
10:51des outils d'IA génératifs
10:53pour les aider dans la construction
10:54de leurs films,
10:55de leurs séries,
10:56pour gagner du temps,
10:56et surtout, je pense,
10:57pour gagner de l'argent
10:58et être beaucoup plus...
10:59Et c'est intéressant
10:59parce que si on reprend
11:00ce que Canal dit,
11:02cette IA sera proposée
11:03aux producteurs
11:04et réalisateurs
11:04travaillant avec Canal+,
11:06pour prévisualiser des scènes
11:08ou réaliser des effets spéciaux
11:10impossibles dans la réalité.
11:11Oui, en fait,
11:13ce qu'elle...
11:13Ça arrive quand même, hein ?
11:15C'est-à-dire qu'ils vont faire appel
11:16à VO3,
11:16peut-être pour certains effets spéciaux.
11:18Mais enfin,
11:18comme ça a déjà été...
11:19Enfin, c'était pas VO3
11:20en l'occurrence,
11:21mais comme, par exemple,
11:22c'était Amazon
11:23qui, pour certaines scènes
11:24de sa série...
11:25C'était quoi ?
11:26C'était David ?
11:26C'est la série
11:30plus ou moins
11:30un biblico-action,
11:31le titre m'échappe,
11:33qui a fait certaines
11:34de ses scènes
11:34avec une IA générative.
11:36Donc, effectivement,
11:37là, si c'est, par exemple,
11:38pour faire une sorte
11:40de storyboard animé
11:41ou de rendu de scène,
11:43un pré-rendu de scène
11:44avant de passer au vrai CGI
11:45fait par des humains,
11:46peut-être qu'effectivement,
11:48c'est un bon moyen
11:48de fluidifier les choses,
11:50de voir si la vision artistique
11:51est bonne.
11:52Ce que disait,
11:53en tout cas, Canal,
11:53c'est que c'était
11:55pas quelque chose
11:55d'obligatoire
11:56et que ça sera réservé
11:57qu'aux cinéastes
11:59qui sont, entre guillemets,
12:00qui travaillent pour Canal,
12:02même si Canal a un point
12:03très important
12:04dans le cinéma français,
12:05c'est vrai.
12:06Et donc,
12:07tout va être une question,
12:09comme tu le disais très bien,
12:10Damien,
12:10il va y avoir une question,
12:11effectivement,
12:12d'équilibre,
12:12c'est où est-ce qu'on va ?
12:14Est-ce que...
12:14Et jusqu'où on peut aller ?
12:16Il ne faut pas menacer
12:17les métiers du cinéma,
12:18mais si ça peut faciliter
12:20certaines choses,
12:21si ça peut accélérer
12:23certaines choses
12:23sans supprimer des emplois,
12:26après,
12:26on sait bien qu'effectivement,
12:27quand on déploie
12:28ce genre d'outil,
12:29c'est aussi pour faire
12:29des économies
12:30et que si les économies,
12:32souvent,
12:33c'est sur le dos
12:34d'employés.
12:36Alors,
12:36ce qui est intéressant,
12:37c'est que Canal dit bien
12:38qu'il n'y aura pas
12:38de substitution des acteurs.
12:40Non,
12:41c'est important.
12:42C'est la dernière frontière.
12:43Il y a quand même
12:43des gardes fous.
12:45En fait,
12:47ne pas le préciser,
12:49ça aurait été
12:50un très bon moyen
12:51de ne plus avoir
12:51un seul acteur vivant
12:52dans ses productions.
12:52Bien sûr.
12:54Donc,
12:54je pense qu'effectivement,
12:55ils ont bien fait
12:56de le préciser
12:57parce que là,
12:57ce n'est plus une levée de bouclier,
12:59c'est la fin du monde.
13:00Oui.
13:01Et donc,
13:02intéressant de voir
13:03que Canal
13:06embrasse l'IA
13:07de plusieurs manières.
13:09Dernier petit sujet
13:11concernant tout cela,
13:13c'est,
13:14en fait,
13:14la petite rumeur
13:15qu'il y a eu
13:15suite à cette conférence,
13:17la petite panique,
13:19c'est le partage de comptes
13:20et l'augmentation
13:21éventuelle
13:22des tarifs
13:22de Canal.
13:23Parce que c'est vrai
13:24que dans ce monde
13:26où aujourd'hui
13:27il est de plus en plus
13:28compliqué
13:29de partager ses comptes,
13:30que ce soit
13:31chez Netflix,
13:32mais aussi chez HBO,
13:33chez Paramount,
13:34tout le monde maintenant,
13:35Disney aussi,
13:36tout le monde met
13:36des systèmes
13:38de localisation
13:39pour que ce soit
13:40de plus en plus compliqué
13:40de partager son compte
13:41en dehors du foyer familial.
13:43il y a eu un moment,
13:44une petite rumeur
13:45comme quoi Canal
13:46allait aussi
13:47arrêter le partage
13:48de comptes.
13:49Et là,
13:49la France s'est arrêtée.
13:51Panique à bord.
13:52Panique à bord.
13:53Il y a eu en fait
13:53une conférence de presse
13:55de Canal
13:56en début de semaine
13:57et il y a eu
13:58un bon vieux PowerPoint
13:59et à la fin...
14:00Un bon vieux PowerPoint.
14:01En anglais,
14:02je crois en plus.
14:02En anglais en plus
14:03et c'était marqué
14:03des pistes
14:04pour diversifier
14:05les revenus
14:06et pour faire
14:06des économies.
14:07Donc,
14:07il y avait
14:08la troisième partie
14:09du slide,
14:10c'était potentiellement
14:12réduire les connexions
14:14multicomptes.
14:15Donc,
14:15les gens ont interprété ça.
14:17Maxime Sahala
14:18tout de suite
14:19éteint
14:20l'incendie
14:21sur les réseaux sociaux
14:22sur Twitter
14:22en répondant aux journalistes
14:23qui avaient sorti
14:23cette information-là
14:24en disant qu'en gros
14:25les autres
14:26le faisaient
14:27mais que Canal Plus
14:29ne le faisait pas encore.
14:31Il se réservait
14:31potentiellement l'option
14:32mais ce n'est pas encore le cas.
14:33Donc,
14:33il a essayé un peu
14:35de calmer la tempête
14:37mais il y a quand même
14:38une petite idée
14:39qui est dans leur tête.
14:42Disons que ça...
14:42Enfin,
14:43même si ce n'est pas
14:44un sens de l'histoire
14:44qu'on apprécie,
14:45c'est un peu le sens de l'histoire
14:46quand tout le monde le fait
14:47et qu'il y a une cherche...
14:49Enfin,
14:49il y a une sorte de course
14:50à la rentabilité
14:51et qui passe par une augmentation
14:53du nombre
14:54d'utilisateurs payants.
14:55Après,
14:56ça pose toujours la question
14:57des coûts
14:59qui impliquent
15:00un ou plusieurs abonnements,
15:02des familles
15:03un peu,
15:04on va dire,
15:05reconstituées
15:05quand on a des enfants
15:06qui changent de...
15:08Enfin,
15:09ils vont chez le papa
15:09une semaine,
15:10la semaine après,
15:10Ou qui sont étudiants,
15:11qui partent à l'étranger,
15:13ou dans une autre ville.
15:14Ça pose beaucoup de questions.
15:16Après,
15:17généralement,
15:18Netflix et les autres
15:19l'ont dit,
15:20c'est quand même
15:20des cas qui sont à la marge.
15:22Voilà.
15:23On ne va jamais se réjouir
15:26de devoir dépenser
15:27de plus en plus
15:28pour regarder les choses,
15:28mais néanmoins,
15:29si on veut des bons programmes
15:30derrière,
15:31parfois,
15:31hélas,
15:31il faut payer.
15:32C'est même la règle
15:33en règle générale.
15:34Mais sauf qu'on paye déjà.
15:36Et est-ce que ce n'est pas aussi
15:38une force pour MyCanal,
15:39le fait d'avoir
15:40cette liberté
15:41des partages de comptes
15:42qui fait qu'ils ont plus d'abonnés ?
15:44Peut-être que demain,
15:45s'ils arrêtent,
15:46ou alors s'ils,
15:47on va dire,
15:48ils serrent un petit peu la vie
15:49sur ce partage de comptes,
15:50peut-être qu'il y a des gens
15:51qui décideront d'aller plus
15:53sur Netflix
15:53ou sur d'autres services,
15:55tu vois.
15:55Donc,
15:56à mon avis,
15:56il y a un petit risque quand même.
15:57– Peut-être, oui.
15:58Forcément.
15:58Il y a forcément des gens
15:59qui vont dire,
15:59j'ai trois abonnements,
16:02il y en a un que je partage
16:04avec des amis
16:04ou avec je ne sais pas qui
16:06pour réduire les coûts.
16:08Ça va poser,
16:09effectivement,
16:10cette question-là.
16:11Il faudra voir
16:11ce que ça donne.
16:12Il faudra déjà voir s'ils le font.
16:13Il faudra voir ensuite
16:14ce que ça donne.
16:16mais économiquement,
16:19ce n'est pas une aberration,
16:20même si ça ne fait pas plaisir
16:21aux consommateurs.
16:22– C'est clair.
16:22C'est clair.
16:24Voilà pour cette petite incursion
16:26dans le monde de la SVOD
16:27qui est hyper intéressante.
16:29Je vous propose maintenant
16:30de parler d'IA
16:31avec ce rachat.
16:33Meta qui a racheté
16:36Moldbook.
16:37Alors,
16:38vous vous dites,
16:38mais de quoi s'agit-il ?
16:39Je connais Facebook,
16:41mais Moldbook,
16:42non.
16:42En fait,
16:43Moldbook,
16:43c'est un réseau social
16:45des agents IA.
16:46C'est une espèce de Facebook
16:47où des agents IA
16:48discutent entre eux.
16:50Et vous dites,
16:51à quoi ça sert ?
16:52On va vous expliquer,
16:53mais l'idée,
16:54c'est de pouvoir
16:55avoir,
16:56de comprendre aussi
16:57ce que sont
16:58les agents IA,
16:59parce que c'est quand même
16:59assez abstrait
17:01tout ça.
17:02Et on va en entendre
17:03de plus en plus
17:04parler de ces agents IA,
17:05Pierre.
17:06Tu commences
17:06et puis après,
17:07Damien,
17:07première chose,
17:09effectivement,
17:09Meta rachète Moldbook
17:11et ça témoigne
17:13d'une espèce
17:13de course à l'échalote
17:15au sein de la Silicon Valley
17:16où il y a
17:17une course au recrutement
17:18de tous les talents
17:18en IA.
17:19Et il est clair
17:20que les deux personnes
17:21qui ont créé Moldbook
17:22ont eu
17:23une idée originale,
17:25une idée de génie
17:26qui a permis
17:27de créer un buzz
17:29assez fou
17:30parce qu'en fait,
17:30ils ont pris
17:31la technologie
17:31de quelqu'un d'autre
17:32qui s'appelle
17:33OpenClaw
17:34et en fait,
17:35ils ont mis ensuite
17:36des agents,
17:38c'est-à-dire des IA
17:39qui sont capables
17:40d'agir,
17:42de faire des actions
17:43pour les utilisateurs humains
17:44et ils les ont mis ensemble
17:45dans une arène,
17:47non,
17:47sur un réseau social
17:48qui ressemble d'ailleurs
17:49plutôt à Reddit
17:50qu'à Facebook.
17:51C'est un forum
17:52où ils discutent
17:53de tout
17:54et n'importe quoi.
17:55Je me souviens,
17:56les premiers messages
17:57qui avaient été postés
17:57étaient assez rigolos.
17:58C'était
17:59mon humain,
17:59elle est se coucher,
18:00il m'a dit de faire ça.
18:01Alors bon,
18:01du coup,
18:02et en fait,
18:03c'était assez drôle
18:05de voir des...
18:06C'est fascinant
18:06de voir deux machines
18:07discuter
18:08et d'avoir des discussions
18:09qui parfois ont du sens.
18:11Enfin voilà,
18:12c'est ça qu'il y a.
18:12Après,
18:13il y a effectivement
18:15les premiers jours
18:17de Mollbook,
18:17il y avait une espèce
18:18de fascination,
18:19on se disait
18:19ah yes,
18:20c'est bon,
18:20le Terminator,
18:21c'est demain,
18:22elles ont plus besoin de nous,
18:23elles font leur vie,
18:23etc.
18:24Et après,
18:25il faut aussi reprendre
18:26un peu de distance,
18:27se rappeler que d'un point
18:28de vue de la sécurité,
18:29ce n'est pas forcément fou,
18:29se rappeler que c'est
18:31des modèles de langage
18:32humain
18:32qui ont été développés
18:33et qui font ce
18:35pour quoi ils sont programmés,
18:36c'est-à-dire,
18:36ils discutent entre eux.
18:37Et puis l'ironie,
18:38c'est qu'ils ont retrouvé
18:38à créer des polémiques
18:40entre eux
18:40qui ressemblaient
18:41à des polémiques d'humains.
18:42Donc en fait,
18:43ils tournaient en rond,
18:44il y avait toujours aussi
18:45ce phénomène
18:45où tu avais toujours
18:46deux ou trois agents IA
18:47qui prenaient la parole
18:48en permanence
18:49qu'on pouvait trouver
18:49sur les forums humains
18:50et tu avais les autres
18:51qui observaient,
18:52qui étaient comme ça,
18:53des massagers d'Hollie-Spoir.
18:54Chacun avec sa personnalité
18:56diable.
18:57Ça traduisait exactement
18:58la personnalité
18:58de la personne
18:59qui avait créé cet agent-là
19:00et on se retrouvait passifs
19:02et c'est vrai que
19:03Meta est venu
19:04à acquérir des talents
19:05qui ont eu une idée
19:06à un moment,
19:07qui ont réussi à fasciner
19:08et qui maintenant
19:08sont reconnus
19:10comme avant
19:11ayant créé
19:11le premier réseau social
19:13des IA,
19:14des agents IA.
19:14Donc ils ont surtout
19:16pris ça au nez
19:17à la barbe
19:17d'autres acteurs
19:18comme Anthropique
19:19avec qui ils ont eu
19:20quelques problèmes.
19:20Et Google,
19:21donc ils auraient pu aller
19:22chez quelqu'un d'autre
19:23et finalement,
19:23ils ont recruté des talents,
19:24ils vont les nommer
19:25à la direction d'un service.
19:26Sachant que la personne
19:27qui a créé OpenCloud,
19:28donc la technologie
19:29qui est sous-jacente
19:30à tout ça,
19:30a été lui embauchée
19:32par OpenAI.
19:33Donc c'est vraiment,
19:34c'est moins que vraiment
19:35de cette tendance.
19:37C'est moins une start-up
19:38qui se fait racheter
19:38par un gros,
19:39dans un calendrier
19:40un peu plus serré
19:40que d'habitude.
19:41Mais c'est vrai
19:42que les agents IA,
19:44alors là,
19:44c'est un exemple
19:46presque ludique
19:47et un petit peu,
19:48on est entre
19:50la performance d'artiste
19:51et la recherche avancée
19:53où on est en train
19:54d'observer
19:55comment les modèles
19:55interagissent.
19:57Mais les agents,
19:59les agents IA,
20:00c'est une vraie tendance
20:02très très forte
20:04et qu'on voit déjà
20:05dans le quotidien,
20:06dans le quotidien
20:08vraiment tangible.
20:10Parce que par exemple,
20:11quand Samsung a introduit
20:13ses Galaxy S26,
20:14ils ont dit,
20:15voilà,
20:16avec les S24,
20:17on a introduit l'IA.
20:18L'année dernière,
20:19on a un peu musclé l'IA.
20:20Cette année,
20:20c'est l'IA agentique.
20:21c'est-à-dire que maintenant,
20:22dans nos smartphones,
20:23on veut qu'il y ait des agents
20:24qui gèrent des choses.
20:25Et qu'est-ce que c'est un agent ?
20:26C'est quelque chose
20:26qui veut agir
20:28pour l'utilisateur.
20:29C'est ça le principe.
20:30C'est un petit assistant.
20:30C'est ça.
20:31C'est quelque chose
20:32qui est capable,
20:37quand on lui demande
20:38ou de manière préventive
20:41ou en amont du besoin,
20:43de dire,
20:44tiens,
20:45j'ai vu que tu as des billets,
20:46tu as pris des billets
20:47pour un spectacle.
20:49Le spectacle,
20:50c'est demain soir.
20:51Là, tu as un SMS
20:51de ton pote qui dit,
20:52on boit un verre demain soir.
20:53Ce n'est pas possible
20:54parce que tu as ton spectacle.
20:55Et prévenir ce genre de choses.
20:56En fait,
20:57c'est un peu l'IA,
20:59c'est un peu le Jarvis.
21:02C'est un peu l'IA proactif.
21:03C'est-à-dire qu'elle va
21:05analyser votre data
21:06et votre donnée
21:07et essayer d'interagir avec vous
21:10pour améliorer votre expérience.
21:12Tout à fait.
21:12Qui donc facilite
21:14en amont les choses
21:15pour que les gens
21:17puissent déléguer
21:19certaines tâches
21:19et certaines...
21:20Enfin,
21:21la gestion du calendrier.
21:22Et puis aussi,
21:23par exemple,
21:24on lui dit,
21:24je ne sais pas,
21:25tiens,
21:26j'aimerais bien
21:26que tu...
21:27C'est l'anniversaire
21:28de ma femme demain soir.
21:29J'aimerais bien
21:29que tu réserves une table
21:30dans ce restaurant,
21:31machin,
21:32fait en ligne.
21:33Et l'IA
21:35fait sa petite tambouille
21:36dans son coin
21:37et quand elle arrive
21:37au moment de payer,
21:38elle demande
21:38est-ce que tu valides ?
21:39Hop,
21:39je valide
21:40et c'est fait.
21:41Donc,
21:41c'est en fait...
21:42Est-ce que ce n'est pas encore
21:43un fantasme, ça ?
21:43Parce que...
21:44Tous ces exemples-là...
21:46Je suis désolé,
21:46mais ça fait un moment
21:47qu'on en entend parler.
21:48En fait,
21:48c'est un fantasme
21:49parce qu'il faut des partenariats
21:50au derrière.
21:51Il faut que...
21:52Il faut qu'une forme de...
21:54Je ne sais pas forcément
21:55des API,
21:59capable d'interagir
22:00avec le service.
22:01Alors,
22:01quand c'est un site web,
22:02c'est relativement facile.
22:03On prend le cas d'Uber.
22:03Quand c'est une application,
22:04il faut que Uber...
22:05Il faut que Uber,
22:06en fait,
22:07que l'IA puisse se connecter
22:09spécialement à Uber
22:10pour pouvoir,
22:11en fait,
22:11avoir cet échange
22:13et dire,
22:14ben voilà,
22:14tiens,
22:15réserve-moi Uber.
22:16On dirait que l'IA
22:16ait un pouce
22:17pour appuyer sur la commande.
22:19Mais techniquement,
22:20c'est très difficile à faire.
22:21Pour nous,
22:21un humain,
22:21effectivement,
22:22tu lis quelque chose.
22:23C'est-à-dire que l'IA,
22:24soit elle est capable
22:25d'interagir directement
22:30avec le service de commande
22:31du service qu'on sollicite.
22:33Dans ce cas-là,
22:34il ne resterait plus
22:34que l'étape du paiement.
22:35Mais c'est plus que...
22:37C'est quand même
22:37l'étape la plus importante.
22:38Donc,
22:38est-ce qu'on est capable
22:39de déléguer sa carte bleue,
22:41son compte bancaire,
22:43un ordinateur,
22:43un logiciel hébergé,
22:44on ne sait où ?
22:45Je pense qu'il y a aussi
22:46quand même un petit blocage
22:47à la fois psychologique
22:48plus que technique.
22:49Et puis de sécurité aussi.
22:50Mais c'est pour ça que...
22:52Pour boucler un petit peu,
22:53pour revenir à Moldbook,
22:54c'est pour ça que c'est aussi intéressant
22:55de voir des agents intelligents
22:57interagir entre eux.
22:58C'est parce qu'à terme,
23:00l'agent intelligent de mon téléphone
23:03interagira avec l'agent intelligent
23:05du restaurant
23:05où je veux réserver un dîner
23:08pour l'anniversaire de ma femme.
23:09Et ils vont se mettre d'accord,
23:11ils vont discuter.
23:11Il y en a qui va dire
23:12« Ok, je te réserve la table »,
23:13l'autre « Ok, je te donne les sous ».
23:14Et voilà.
23:15On en est au balbutiement,
23:17c'est évident,
23:18mais ça avance tellement vite
23:19que je ne sais pas si dans deux mois,
23:22ça ne sera plus du balbutiement,
23:23mais carrément,
23:24quelque chose de fluide.
23:25C'est assez difficile à dire,
23:26parce qu'en fait,
23:27il y a vraiment une avancée.
23:29Ça avance très très vite.
23:29– Oui, ça avance vite,
23:30mais je trouve que,
23:31en fait,
23:31ces exemples-là,
23:32ça fait un an qu'on nous les raconte.
23:34Moi, je me souviens,
23:34ça avait commencé avec Alexa,
23:35le nouvel Alexa,
23:36de Siri.
23:37On nous disait,
23:38tu vas voir,
23:38ça va être génial,
23:39tu vas pouvoir,
23:40Siri va pouvoir comprendre
23:41ce que tu veux avant
23:42que tu lui glises.
23:46Alexa va savoir
23:46que tu aimes bien les pizzas,
23:47elle va te proposer
23:48de commander une pizza,
23:49elle arrivera directement
23:50chez toi, etc.
23:51Et puis,
23:52on se rend compte
23:52que tout ça,
23:53c'est bien sympa.
23:54C'est un peu ce dont on attend.
23:56Et comme c'est un peu
23:57ce dont on attend,
23:58c'est un peu un fantasme.
23:59Donc, on en parle,
24:00mais j'ai l'impression
24:01qu'on n'y est pas encore.
24:03– C'est la magie du marketing.
24:05Et d'ailleurs,
24:05on voit en ce moment…
24:06– Non, c'est pour ça
24:06que je me méfie un peu
24:07de tout ça.
24:07– On voit, par exemple,
24:08OpenAI qui avait lancé
24:09aux Etats-Unis
24:10Instant Checkout,
24:11qui était ce principe-là.
24:13L'IA faisait les courses
24:14et à la fin,
24:14t'arrivais,
24:15t'as plus qu'à valider le paiement,
24:16ils sont en train
24:17de revenir dessus.
24:17– Bien sûr.
24:18– On abandonne l'idée
24:18parce qu'il n'y avait pas
24:19assez d'interactions
24:20avec les sites,
24:21ils n'avaient pas assez
24:21de partenariats
24:22qui leur ouvraient les portes
24:23et qui leur permettaient
24:24de connecter leur système
24:26aux services
24:26qui se sont dit
24:27on va abandonner l'idée
24:28pour l'instant,
24:29on va le mettre en pause
24:29parce que c'est pas assez mature
24:30et parce que les gens
24:37– Il y a même des actions
24:38en justice
24:39qui ont été engagées
24:40ou des menaces
24:41d'actions en justice
24:42en tout cas.
24:42– Enfin voilà,
24:44ces boîtes-là
24:45se heurrent aussi
24:46aux acteurs déjà installés.
24:48– On en parlait tout à l'heure
24:51quand on parlait
24:51de l'application Canal,
24:53en fait,
24:55ces modèles deviennent
24:56une nouvelle forme d'interaction
24:57et quand on crée
24:58une nouvelle forme d'interaction,
24:59ça veut dire
24:59qu'on court-circuit
25:00de toutes les interactions
25:00d'avant
25:01et qu'on doit redéfinir
25:02tous les cadres
25:03de ces nouvelles interactions
25:04d'un point de vue,
25:05effectivement,
25:06de la pertinence
25:07des informations
25:08qui sont échangées
25:08entre les deux éléments
25:10quand on discute
25:11avec un service
25:12via chat-GPT
25:13mais aussi la sécurité
25:14parce qu'il faut
25:15qu'il y ait la sécurité
25:15des données,
25:16il faut qu'il y ait
25:16la sécurité du paiement,
25:18il faut qu'il y ait
25:18tout un établissement
25:19de zones de confiance.
25:20– Oui, c'est clair.
25:21– Et ça ne s'est pas
25:23en deux jours, c'est sûr.
25:24Mais techniquement,
25:25les choses avancent très vite.
25:26– Je vous propose maintenant,
25:28puisqu'on est dans le futur,
25:30d'y rester avec
25:31une usine incroyable
25:33en Chine.
25:33C'est Xiaomi
25:35qui fabrique
25:36ces voitures,
25:37et je crois que ça arrive
25:38aussi dans les téléphones,
25:41des usines qui sont,
25:43on va dire,
25:43peuplées non pas d'humains,
25:45mais de robots,
25:46de robots humanoïdes
25:47qui remplacent en fait
25:48les tâches des humains.
25:50Et ce qui est incroyable,
25:51c'est que ça marche
25:5224 sur 24
25:53dans la pénombre.
25:55– Sans pouce pipi.
25:56– Sans pouce pipi,
25:57sans problème de mal de dos
26:00ou de je ne sais pas quoi,
26:01etc.
26:02Parce que ces robots-là,
26:03à part les recharger,
26:05de temps en temps,
26:05ils doivent péter
26:06un petit boulon,
26:07tu vois,
26:07c'est qu'à le dire.
26:08– Oui, ah oui.
26:09– Ça se répare,
26:10tu vois.
26:10– Effectivement.
26:10– Mais bon,
26:11ils ne discutent pas,
26:13ils sont toujours d'accord.
26:15On fait des économies
26:15d'électricité
26:16parce qu'on ne vous est même
26:16pas obligés
26:17d'allumer la lumière,
26:18étant donné qu'il y a
26:19des capteurs partout.
26:20On se retrouve avec
26:20ces dark factories
26:21qui sont quand même
26:22assez impressionnantes,
26:23moi je trouve.
26:24C'est dingue,
26:25il y a des vidéos
26:25sur le web
26:26où on voit
26:27ces grands couloirs
26:30d'usines,
26:30d'assemblage
26:31où on ne voit
26:32que des étincelles
26:33et il fait nuit en fait
26:35parce que les robots
26:35n'ont pas besoin
26:36de lumière
26:36et ça marche
26:3724 sur 24.
26:39– Oui,
26:39tant qu'il y a besoin
26:40de produire, oui.
26:41Alors effectivement,
26:42les robots humanoïdes
26:43pour l'instant
26:44ne sont pas encore
26:45dans des dark factories.
26:46Les dark factories,
26:48elles ont été mises en place,
26:49si je me souviens bien,
26:50c'était pour la génération 14
26:51des téléphones Xiaomi,
26:53c'est-à-dire,
26:53et effectivement là,
26:54c'est des lignes de production
26:56comme on peut
26:57les imaginer
26:58pour des smartphones,
26:59c'est-à-dire en fait,
26:59c'est là qu'ils avaient développé
27:01des choses assez intéressantes,
27:01c'était très modulaire,
27:02c'était des blocs
27:03qui étaient mis
27:05à la chaîne
27:05les uns des autres
27:06pour créer des smartphones
27:07et effectivement,
27:07vu que tout était automatisé,
27:10il y avait,
27:10généralement,
27:11elles étaient dans le noir
27:11et elles s'allument
27:12que quand il y a quelqu'un
27:13qui vient vérifier
27:14que la machine fonctionne bien,
27:16quand il y a une panne éventuelle,
27:17etc.
27:18Effectivement,
27:18le concept de dark factories,
27:19c'est des usines
27:20où il n'y a tellement pas d'humains
27:21qu'on n'a pas besoin
27:22de lumière au quotidien.
27:24Les robots humanoïdes,
27:26pour l'instant,
27:27c'est réservé aux voitures
27:30et effectivement,
27:31c'est seulement
27:32sur certains postes
27:35où il y a un gain
27:37à utiliser des robots humanoïdes,
27:39même si,
27:40je pense qu'il ne faut pas
27:41se voir et la face,
27:41c'est aussi beaucoup,
27:42beaucoup encore
27:43une phase de test
27:44et aussi de la com.
27:45De la com, bien sûr.
27:46Parce que le patron
27:48de Xiaomi l'a dit,
27:50le plus grand défi
27:52qu'avaient ces robots,
27:53c'était de tenir la cadence.
27:54Donc,
27:55on en a encore là.
27:56Là,
27:56il posait essentiellement
27:57des écrous
27:58sur des modules
27:59qui devaient être ensuite fixés.
28:01Alors,
28:01je ne sais pas quelle partie
28:01de la voiture c'était
28:02parce que je suis vraiment
28:03nul en voiture.
28:04Mais,
28:06il faisait des tâches
28:07très répétitives
28:08qui,
28:09pour un humain,
28:09seraient complètement débilitantes.
28:10Il peut même être fait
28:11par un autre robot.
28:12Il n'y a pas forcément
28:12besoin que le form factor
28:13soit de l'humanoïde.
28:14Mais en fait,
28:15ils bougent assez peu,
28:16ils se retournent,
28:17ils prennent quelque chose
28:18dans une caisse.
28:18Des caisses qui sont remplies
28:19d'écrous par des humains
28:21qui viennent les poser.
28:21On le voit sur les vidéos.
28:22Et en fait,
28:23ce qui est intéressant,
28:24c'est à la fois
28:24une expérimentation,
28:26une démonstration
28:27et puis de la communication.
28:29Mais,
28:30en tout cas,
28:31ça montre,
28:32il y a quand même
28:34une motricité assez fine.
28:35même s'ils ne vont pas très vite
28:36et qu'ils galèrent.
28:37– Oui,
28:37ils galèrent.
28:38Là,
28:39si vous êtes avec nous en vidéo,
28:40il y en a un là.
28:41Franchement,
28:42il faut lui mettre
28:43à tour une pierre moire.
28:44– Dans la vidéo,
28:44c'est rigolo,
28:45c'est qu'il y a deux robots.
28:46Il y a deux robots.
28:47Il y en a un à gauche
28:48et un à droite.
28:49Et il y en a un qui a un score de 100%
28:50et l'autre qui a un score
28:51de 98% à la fin.
28:52Parce qu'effectivement,
28:53il y a un moment,
28:54il a mis un écrou
28:54n'importe comment.
28:55Parce que c'est de la motricité fine.
28:58Un enfant de,
28:59je ne sais pas,
29:00de trois ans
29:01serait capable de le faire.
29:02Mais un robot,
29:02c'est encore très difficile à gérer.
29:04– Et c'est vrai qu'on ne se rend pas compte,
29:05mais pourtant,
29:05c'est une tâche toute bête.
29:07Mettre un écrou
29:09dans une vis,
29:10pour le robot,
29:11c'est d'une complexité incroyable.
29:12Et pour nous,
29:13c'est inné.
29:14C'est ça qui est incroyable.
29:16– Oui,
29:18on apprend à le faire très jeune.
29:19– On vient de loin,
29:20parce qu'il y a encore 2-3 ans,
29:21un robot était incapable de faire ça.
29:23Là,
29:23le computer vision a beaucoup progressé.
29:25Et on parle beaucoup d'IA intégrée
29:27dans les robots.
29:28Et la partie la plus intéressante,
29:30finalement,
29:30c'est toute la phase d'apprentissage
29:32qu'il y a derrière.
29:32Parce que là,
29:33pour l'instant,
29:33le robot continue d'apprendre en permanence,
29:35accumule de la donnée
29:36pour la prochaine génération de robots
29:37qui, elle,
29:38le fera parfaitement.
29:39– Il y a eu
29:41ces trois, quatre derniers mois,
29:43il y a eu beaucoup,
29:44beaucoup d'actu
29:45assez intéressantes
29:46en provenance de Chine
29:47où ils font en fait
29:48des écoles pour robots
29:51où en fait,
29:52des humains,
29:53je prends un des exemples
29:55qui a été donné,
29:55c'est des humains
29:56qui montrent à un robot
29:57comment plier un t-shirt.
29:58Donc,
30:00le travail de l'humain,
30:01c'est de plier des t-shirts
30:02pendant X heures
30:03dans sa journée
30:03pour que le robot apprenne
30:05par réplication de mouvements
30:07à faire la même chose.
30:08Et donc,
30:09en fait,
30:09ce qui est un truc
30:10qui est intéressant,
30:10c'est qu'il y a
30:11grosso modo
30:12deux grands enjeux
30:14dans la robotique,
30:15il y a l'entraînement
30:16compréhension du monde,
30:18compréhension de là
30:19où je suis,
30:19de ce que je dois faire
30:20et puis après,
30:21il y a toute la partie
30:22robotique
30:22qui demande des actuateurs,
30:24des petits moteurs,
30:24des articulations
30:26très très fines
30:26et ça aussi,
30:27ça demande des progrès
30:28et là,
30:28c'est ce qu'on voit,
30:29c'est que la précision
30:31des gestes
30:32et presque la sensibilité
30:35du toucher des robots
30:36est suffisamment avancée
30:39pour qu'ils soient capables
30:40de dire
30:40ah ben là,
30:41j'ai bien pris
30:41un petit écrou
30:42dans ma main
30:43et je suis capable
30:43de le poser.
30:44C'est là qu'il faut,
30:47on parlait un peu
30:48tout à l'heure
30:48de fantasme,
30:49c'est là aussi
30:49qu'il faut prendre
30:50la distance
30:51par rapport au fantasme
30:52qu'on a des robots
30:53avec Terminator
30:54et autres,
30:54c'est qu'il faut
30:56une somme de travail
30:57colossale
30:58pour arriver à des robots
30:59qui sont capables
31:00de savoir
31:01quand ils ont pris
31:02un écrou
31:02et de le poser
31:03comme il faut.
31:04Oui, c'est clair.
31:05Et tout ça,
31:06évidemment,
31:07nous fait un petit peu rêver
31:08parce qu'on se dit
31:09que demain,
31:09peut-être qu'on aura
31:10ce type de robot
31:10à la maison
31:11qui ira nous chercher
31:13notre café
31:13dans deux-trois ans,
31:15vider le lave-vaisselle,
31:17le remplir,
31:18enfin,
31:18toutes les tâches
31:18qu'on n'a pas envie de faire,
31:19peut-être que dans quelques années,
31:20en tout cas,
31:21c'est ce que dit Elon Musk
31:22et tous ces gens-là,
31:24ils estiment que dans quelques années,
31:25les robots à la maison,
31:27ce sera une réalité.
31:28Un petit robot
31:29qui vous fait la cuisine,
31:31bon,
31:31il faut voir.
31:33Oui,
31:34le problème,
31:35c'est que ça fait aussi,
31:37il faudra voir,
31:38il y a encore beaucoup,
31:38on a vu,
31:39il y a plein de robots
31:41qui ont été d'ailleurs
31:42représentés
31:43en début d'année
31:44au CES
31:46qui font des progrès,
31:47mais ils le font,
31:48comme par exemple,
31:49quand on leur demande
31:49de vider un lave-vaisselle
31:50ou de cuisiner quelque chose,
31:52ils le font avec une telle lenteur.
31:54Pour l'instant,
31:54il faut...
31:55Prépare-moi le dîner,
31:56on repart le matin,
31:57prépare-moi le dîner
31:58et on revient le soir,
31:59c'est fini.
32:00Mais c'est une question
32:01toujours de progrès,
32:03de conception des robots
32:05et d'arriver
32:08ensuite à leur donner
32:10une forme de conscience,
32:11alors pas conscience
32:12au sens philosophique,
32:13mais conscience
32:14de leur environnement,
32:14de ce qu'ils peuvent faire,
32:16de comment réaliser
32:17leur mission.
32:17Et accélérer la cadence,
32:19d'ailleurs,
32:19c'est ce que vous voyez
32:20sur la vidéo
32:20qu'on vous montre derrière
32:21si vous êtes avec nous,
32:22c'est une vidéo
32:23qui a été accélérée deux fois
32:24parce qu'autrement,
32:25on s'endort en regardant la vidéo,
32:27ce qui n'est pas l'objectif.
32:28Mais c'est d'ailleurs
32:29c'est amusant de comparer
32:30ce qu'on voit
32:31qu'il y a un humain
32:32qui est là pour mettre
32:32des choses dans les caisses
32:33et les donner
32:33et on voit que ces mouvements
32:35sont humains,
32:36c'est-à-dire fluides,
32:37il le fait sans y penser
32:38et le robot c'est
32:39« Oh, j'ai réussi
32:40à prendre la caisse ! »
32:42Non mais c'est intéressant
32:43et il y a vraiment
32:44de quoi faire « ouhou ! »
32:45Mais c'est de voir
32:46qu'effectivement,
32:48on n'est pas encore
32:49sur le moment
32:50de se faire pétiner
32:50par Terminator,
32:51heureusement.
32:53En tout cas,
32:53ça progresse vite tout ça.
32:55Eh bien,
32:56merci beaucoup
32:56à tous les deux,
32:57Pierre Fontaine
32:58de la rédaction de BFM Tech
33:00et Damien Ndietta Caruso
33:02qui représente le Parisien.
33:03On se retrouve à la fin
33:04de ce « De quoi je mène ? »
33:05pour quelques minutes.
33:07Bonus supplémentaire,
33:08vous le savez,
33:08comme chaque semaine
33:09et dans un instant,
33:10on va découvrir
33:10une marque que vous connaissez,
33:12Pierre et Damien,
33:13c'est Nussing.
33:13Bien sûr.
33:14C'est assez intéressant.
33:15l'histoire de Nussing,
33:19d'autant que c'est sans doute
33:19l'un des constructeurs européens,
33:21l'unique constructeur européen
33:23de smartphones,
33:24finalement.
33:25Oui.
33:25Il y a d'autres,
33:26il y a...
33:26Il y en a quelques autres
33:28mais qui sont moins connus.
33:29Enfin,
33:30moins connus,
33:32si on a par exemple
33:33il y a des constructeurs...
33:33Fairphone ?
33:34Oui, il y a Fairphone,
33:35il y a les SPC,
33:37il y a Crosscall,
33:37il y a Doro,
33:39il y a Doro,
33:39il y en a quelques-uns.
33:40Il y en a quelques-uns
33:41mais qui ne sont pas...
33:42Mais pas avec le même volume
33:43et pas la même puissance marketing.
33:44Voilà, c'est ça.
33:46C'est surtout aussi
33:47le parcours de Nussing
33:48qui l'a fondé,
33:50d'où il vient,
33:51etc.
33:51Il y a une belle histoire derrière.
33:52Voilà,
33:53on va raconter tout ça
33:54dans un instant
33:54avec mon invité de DG France
33:55de Nussing
33:56qui nous rejoint sur ce plateau.
33:58Merci d'être là
33:59et à tout de suite.
34:01BFM Business
34:02et Tech&Co présente
34:05De quoi je me mêle
34:07François Sorel
34:09Voilà,
34:10le retour de ce
34:11De quoi je me mêle,
34:11deuxième partie.
34:12Vous savez qu'on aime bien
34:13de temps en temps
34:13prendre le temps
34:14pour découvrir des marques,
34:15des nouveaux produits
34:16et ça va être le cas
34:18avec un focus sur Nussing.
34:20On en a déjà parlé
34:21mais petit vaccin de rappel
34:23avec mon invité
34:24qui nous a rejoint,
34:25Xavier Videhamella.
34:26Bonjour Xavier.
34:27Bonjour François.
34:28Directeur général France
34:30de Nussing.
34:32Alors Nussing,
34:34peut-être en avez-vous entendu parler,
34:36peut-être pas d'ailleurs.
34:37C'est intéressant de faire le point
34:38sur cette marque qui est assez récente.
34:40Voilà,
34:41une marque qui a été créée
34:41dans les années 2020.
34:43lancée en 2005 exactement.
34:452005 ?
34:45Il y a 5 ans exactement.
34:46Ah voilà.
34:47Il y a 5 ans exactement.
34:48C'est ça.
34:48C'est très très récent.
34:49Très récent.
34:50Il est seulement lancé en France
34:51il y a 3 ans.
34:52Il y a 3 ans.
34:52Donc encore plus récent.
34:53Voilà.
34:54dont le siège est basé à Londres.
34:56C'est aussi une particularité.
34:58Il y a plein de choses
34:58à raconter sur Nussing
34:59parce que c'est vrai
35:00que dans ce monde
35:00où les constructeurs de smartphones
35:02sont plutôt soit américains
35:04soit chinois,
35:05là,
35:06eh bien Nussing est une boîte anglaise.
35:09Boîte anglaise exactement.
35:11Siège à Londres.
35:12Les équipes design sont à Londres.
35:14Et on s'attache vraiment
35:15à avoir cette inspiration européenne
35:17puisque c'est quand même
35:19une des voire la seule marque européenne
35:22en termes de smartphone et de tech.
35:24Bon, il y en a d'autres.
35:24Il y a Crosscall aussi.
35:26Enfin, il y a d'autres marques.
35:27Oui, alors nous,
35:28c'est vrai qu'on est peut-être
35:29un peu plus grand public.
35:30Oui, bien sûr.
35:31Quand Crosscall est un petit peu plus spécifique.
35:32Tout à fait.
35:34Alors, derrière, en fait, Nussing,
35:37il y a une personnalité de la tech
35:39qui s'appelle Carl Pay.
35:41Carl Pay, ça a été le fondateur de OnePlus
35:44qui était, il y a quelques années,
35:47une marque hyper trendy.
35:48C'est-à-dire qui a explosé
35:50sur les réseaux sociaux.
35:51Tout le monde achetait des OnePlus.
35:53Il y avait des listes d'attente, etc.
35:55Il y avait une communauté OnePlus,
35:57je me souviens,
35:57qui était assez dingue.
35:59Carl Pay crée cette marque
36:01et puis après, il décide de partir.
36:03C'est ça.
36:04En fait, après,
36:05il décide de partir
36:06pour créer une autre marque
36:08avec la volonté d'avoir une marque
36:10qui est peut-être justement
36:12un peu plus grand public
36:13parce que OnePlus,
36:14c'est vrai que ça a tendance
36:15à toucher les gens qui sont très geeks,
36:18qui voulaient beaucoup de caractéristiques,
36:20beaucoup de specs, comme on dit,
36:21pour un prix très, très agressif.
36:23C'était ça, la partie.
36:24Et c'est pour ça que tous les geeks
36:25se précipitaient sur les téléphones OnePlus.
36:27Il y avait le meilleur de la technologie,
36:29c'était les téléphones premium
36:30qui coûtaient beaucoup moins cher
36:32que les téléphones premium.
36:33C'était l'idée.
36:33Mais du coup, ça fait qu'une fois
36:35qu'on avait touché cette cible,
36:36ça retombait un petit peu
36:37et compliqué d'enchaîner.
36:39Donc, c'est pour ça que volonté,
36:41il y a cinq ans de créer Nothing
36:44pour là, aller chercher pour le coup
36:46les jeunes, les 18-35 ans,
36:48ce que nous, notre cible,
36:50qu'on appelle les créatifs rebelles,
36:52aujourd'hui, voient beaucoup
36:53par une marque américaine
36:54et qu'on essaye justement d'attraper
36:56avec une marque qui est plus orientée
36:57sur la fashion, sur la musique
37:00et aussi évidemment sur le design.
37:01Oui, parce que vous ne faites pas
37:03que des smartphones,
37:03on en parlera aussi.
37:04Vous avez tout un écosystème audio
37:07avec des 3Ls, aussi des casques.
37:09Qui, en plus, sont plutôt bien notés.
37:11C'est ça qui est intéressant.
37:11Alors, vous n'allez pas dire
37:12que c'est des mauvais produits,
37:13mais quand vous regardez les tests
37:14des produits Nothing,
37:16c'est assez intéressant de voir
37:16qu'on en a pour notre argent.
37:20Ça, c'est cool.
37:22Aujourd'hui, comment se positionner,
37:24justement, vous ?
37:25Vous parliez de votre cible.
37:28C'est quoi ?
37:28C'est donc les 18-35 ans
37:30qui veulent un téléphone
37:30un peu différent, c'est ça ?
37:32C'est exactement ça.
37:33Parce que c'est compliqué
37:34d'être différent aujourd'hui
37:34dans le monde du sport.
37:35C'est toute la complexité
37:37d'un marché qui est mature,
37:38comme le marché du smartphone.
37:40C'est de se différencier.
37:41Et nous, on se différencie
37:42par deux choses principales.
37:44Le design,
37:45donc la fameuse transparence
37:46de nos produits
37:46où à l'arrière de nos produits,
37:47on voit les composants.
37:49Et un excellent rapport qualité-prix.
37:52Puisque, en général,
37:53on est très souvent
37:5550, 100 euros
37:56sur les smartphones
37:57moins chers
37:58que les concurrents.
37:59Et sur les produits audio,
38:01c'est pareil,
38:01ça peut être 20, 30, 50, 100 euros
38:03en fonction des catégories de produits.
38:05Avec quand même des produits,
38:07on va dire,
38:08qui sont plutôt haut de gamme.
38:10C'est ça ?
38:10Avec des produits
38:10qui ont un finish,
38:12donc des matériaux,
38:12notamment sur les tout derniers
38:13qu'on a annoncés,
38:14qui sont en aluminium,
38:15complètement en aluminium,
38:16normalement,
38:17qu'on retrouve sur des produits
38:18qui sont à plus de 1000 euros.
38:19Oui.
38:20Et avec des composants...
38:21L'iPhone, par exemple.
38:22Et par exemple.
38:22Et avec des composants
38:24qui tiennent la route aussi.
38:25L'idée, c'est toujours
38:26l'expérience utilisateur au centre.
38:29Et alors,
38:31il y a eu plusieurs générations,
38:33en fait,
38:33de téléphones no-sing.
38:35Exactement.
38:36Petit à petit,
38:37qu'est-ce qui s'est transformé ?
38:39J'imagine aussi que
38:40vous avez eu des retours
38:41de vos utilisateurs.
38:42Qu'est-ce qui a changé
38:43depuis le premier smartphone ?
38:45Enfin non,
38:46votre premier produit,
38:47je m'en souviens,
38:47c'était des trous à Airless.
38:48Tout à fait.
38:49Ils étaient super jolis,
38:50puisqu'en fait,
38:51ils étaient totalement transparents.
38:52On voyait les composants
38:54électroniques à l'intérieur.
38:55Après,
38:56le premier smartphone est arrivé,
38:57quelques mois plus tard.
38:58Qu'est-ce qui a changé
39:00entre ce premier smartphone
39:01et ceux que vous annoncez là,
39:03aujourd'hui ?
39:04Ce qui a changé,
39:05c'est le design
39:07qu'on a opéré.
39:08Au tout début,
39:09on avait quelque chose
39:10d'assez,
39:11peut-être un peu timide.
39:12On a travaillé sur la transparence,
39:13mais on ne le faisait
39:14peut-être pas encore complètement.
39:15On avait intégré des lumières,
39:17mais finalement,
39:17sans réelle fonction détaillée.
39:19Oui,
39:19vous avez des LED
39:20à l'arrière du téléphone.
39:24Exactement.
39:24Et là,
39:24on a toujours des LED,
39:26mais on fait évoluer
39:26l'expérience utilisateur
39:27pour que ces LED,
39:29elles servent vraiment
39:29à quelque chose.
39:30Et là,
39:31maintenant,
39:31sur le 4A Pro
39:33qu'on a annoncé
39:33la semaine dernière,
39:34il y a un petit écran
39:35à l'arrière
39:36qui permet carrément
39:37d'afficher,
39:38par exemple,
39:38le nom de la plan
39:39ou différentes caractéristiques
39:40ou l'heure
39:41ou les niveaux de charge.
39:42C'est-à-dire qu'à côté
39:42du bloc photo,
39:44il y a un petit écran
39:47qu'on peut configurer,
39:49en fait.
39:50Exactement.
39:51C'est un petit écran
39:52qu'on peut configurer
39:53et on va pouvoir avoir,
39:55par exemple,
39:55là,
39:55quand je fais ça,
39:56c'est le volume
39:57qui va évoluer.
39:59Quand je l'arrête,
40:00je vais passer sur l'horloge.
40:02Il y a des petites fonctionnalités
40:03également
40:03d'intelligence artificielle
40:05puisque
40:06quand on parle
40:06d'évolution,
40:07on n'avait aucun bouton
40:08d'intelligence artificielle
40:09il y a trois ans
40:10quand on a lancé
40:10le premier smartphone.
40:11Là,
40:12maintenant,
40:12on a un bouton
40:13dédié sur le côté.
40:14Si j'ai mon téléphone
40:15qui est posé
40:15sur la table comme ça,
40:16je fais un appui long
40:17sur le bouton
40:18et immédiatement,
40:19je vais déclencher
40:20ce qu'on appelle
40:20le flip to record
40:22et donc du coup,
40:22là,
40:22ça va se mettre
40:23à clignoter
40:24et à enregistrer.
40:25Et donc du coup,
40:26là,
40:27je suis en train
40:27d'enregistrer
40:29notre rendez-vous.
40:30Une fois qu'on va avoir terminé...
40:31Vous n'êtes pas obligé
40:31parce qu'on enregistre
40:32nous aussi.
40:33Exactement.
40:33Mais on ne sait jamais.
40:34On ne sait jamais.
40:36Et comme ça,
40:37à la fin,
40:37je reclique sur le bouton
40:39et là,
40:39ça me l'enregistre
40:40automatiquement
40:40dans ce qu'on appelle
40:41Essential Space.
40:42Et là,
40:43je vais pouvoir avoir
40:44ici les informations,
40:46la retranscription
40:47de ce qu'on vient de se dire,
40:48un résumé,
40:49point par point,
40:50François a dit ça,
40:50Xavier a dit ça
40:51et je peux le partager
40:52pour avoir derrière
40:53un compte rendu
40:54de notre réunion.
40:54L'intérêt,
40:55c'est qu'on n'a pas
40:55d'appli à lancer,
40:56le téléphone est posé
40:58sur la table,
40:58on appuie longtemps
40:59sur un bouton
41:00et c'est parti.
41:01C'est extrêmement simple.
41:02Et ça,
41:02ça se configure ?
41:03Ou est-ce que c'est...
41:05Automatique.
41:05C'est automatique.
41:06C'est automatique dans le téléphone.
41:08On parlera de l'IA
41:08parce que j'imagine
41:09qu'il y a d'autres fonctionnalités.
41:11La particularité aussi
41:12de Noting,
41:12c'est son OS.
41:13Alors évidemment,
41:14c'est Android,
41:14mais c'est un Android
41:16que Carl Pay
41:17veut le plus transparent possible,
41:21c'est-à-dire le plus pur possible.
41:22C'est ça, non ?
41:22Je crois aussi.
41:23Exactement.
41:24On a un Android
41:25sans surcouche,
41:26sans bloatware,
41:28sans applications X ou Y
41:30qui ont été intégrées
41:31parce qu'encore une fois,
41:33on veut que l'expérience
41:34soit hyper fluide.
41:35Donc quand je démarre mon mobile,
41:37je ne veux pas
41:37que ça mette plusieurs secondes
41:38à s'afficher.
41:39Quand je switch
41:39d'une application à une autre,
41:41je ne veux pas que ce soit long,
41:42je veux que ce soit rapide.
41:43Donc c'est l'objectif.
41:44En revanche,
41:45on a ce qu'on appelle
41:45Noting OS
41:47qui est là pour le design.
41:50C'est-à-dire que
41:50je vais pouvoir,
41:51sur mon mobile,
41:52avoir quelque chose
41:53de très élégant,
41:54de très épuré,
41:56potentiellement en noir et blanc
41:57si je le souhaite,
41:58avec des icônes,
41:59des widgets
41:59et des choses
42:00qui sont utiles,
42:01on va dire.
42:01D'accord.
42:02Ok.
42:03L'appareil photo,
42:04parce qu'aujourd'hui,
42:05on le sait,
42:06c'est quand même
42:07un sujet
42:08que les utilisateurs
42:09regardent en premier,
42:11les appareils photo
42:12des Noting
42:14sont soignés ?
42:15Alors,
42:16justement,
42:16on évolue,
42:17pareil,
42:18petit à petit.
42:19Quand on a lancé
42:20notre premier smartphone,
42:21il y avait uniquement
42:22deux objectifs,
42:23il n'y avait pas de zoom.
42:24L'année dernière,
42:25on a ajouté
42:26un zoom x2.
42:28Et là,
42:29cette année,
42:29ce qu'on fait
42:29sur les gammes
42:30aussi bien 4A Pro
42:32que 4A,
42:32c'est qu'on a ajouté
42:33un zoom périscopique,
42:35donc qui est encore
42:36plus haut de gamme.
42:36Et c'est même
42:37le zoom périscopique
42:38qu'on a mis
42:38sur notre Phone 3
42:39l'année dernière,
42:40donc sur notre produit
42:41flagship,
42:42notre produit premium.
42:43Donc,
42:43ça veut dire
42:44que sur des produits
42:44milieu de gamme,
42:45puisque là,
42:45on va situer
42:46entre 350 et 500 euros,
42:48on embarque
42:49une expérience photo
42:51qui est vraiment
42:51digne de ce nom.
42:53On le voit,
42:53le marché du smartphone
42:54est hyper saturé,
42:56vous le disiez tout à l'heure,
42:57avec deux géants
42:58qui squattent
42:59je ne sais pas combien
43:00de pourcentage du marché,
43:01Apple,
43:01Samsung.
43:02Les Chinois
43:03montent en puissance.
43:04On disait tout à l'heure
43:05que vous étiez
43:06européen,
43:07entre guillemets,
43:08même si vous êtes basé
43:08à Londres,
43:09mais évidemment,
43:10ces smartphones sont conçus
43:11et fabriqués en Chine,
43:13bien évidemment.
43:14Il n'y a pas
43:15de solution autre.
43:16Non,
43:17de toute façon,
43:17les technologies
43:18et les compétences
43:19sont là-bas
43:20pour fabriquer
43:21les smartphones
43:21de qualité.
43:22Un de nos prestataires
43:24étant BYD
43:25pour les voitures issues.
43:27Il fait les voitures
43:28mais il est un spécialiste
43:29des batteries notamment.
43:29Surtout,
43:30et avec des usines
43:31ultra modernes,
43:32ultra technologiques
43:32qui nous permettent
43:33d'avoir des produits
43:33d'extrême qualité.
43:35Ma question,
43:36c'était comment
43:39exister dans ce marché,
43:40sur ce marché,
43:41avec des Chinois
43:41très agressifs.
43:42Un Apple,
43:43voilà,
43:44qu'on ne présente plus,
43:45Samsung,
43:47qui aussi accélère
43:48énormément.
43:50Vous arrivez
43:51à trouver votre place ?
43:53On arrive à trouver
43:54notre place
43:55quand on voit
43:55les résultats
43:56qu'on a fait
43:56ces derniers mois
43:57et l'année dernière,
43:58notamment avec des croissances
43:59en France sur le smartphone,
44:01on a fait x3,
44:02sur l'audio,
44:02on a fait x7.
44:03Ce sont des chiffres
44:04qui commencent vraiment
44:05à être très intéressants.
44:07Et alors,
44:07comment on existe ?
44:08c'est qu'on veut devenir
44:10la marque cool
44:11de la tech.
44:12C'est-à-dire que
44:12pour les jeunes,
44:13les fameux 18-35
44:14dont on a parlé,
44:15aujourd'hui,
44:16il y a quand même
44:17principalement une marque
44:18qui était très cool,
44:20en tout cas,
44:20c'est Apple.
44:22Et là,
44:22nous concrètement,
44:23on veut que les jeunes
44:24aillent,
44:25quand ils vont rentrer
44:26dans le monde de la tech,
44:26que ce soit le smartphone
44:27ou l'audio,
44:29ils pensent à nos signes.
44:30Et comment on va faire ça ?
44:32On a recruté récemment
44:33Charlie Smith,
44:34qui est notre nouveau patron
44:35du marketing
44:36et de la marque.
44:37C'est l'ancien patron
44:37du marketing de l'OEV,
44:38la marque de marocaine
44:39et de luxe.
44:41Donc,
44:41il y a une expérience
44:41énorme dans le monde
44:42de la fashion,
44:44de la mode
44:45et de la culture.
44:46Et donc,
44:46du coup,
44:47grâce à lui,
44:47on est en train
44:48de donner une orientation
44:50à la marque
44:50qui est un peu différente,
44:51qui est vraiment tournée
44:52justement dans le monde
44:53de la fashion,
44:53dans le monde de la musique,
44:54dans le monde de la mode.
44:55Oui,
44:56mais qui dit fashion,
44:57musique,
44:58mode,
44:58dit luxe,
44:59et des tarifs aussi
45:00qui sont luxueux.
45:01Aujourd'hui,
45:03vous prenez,
45:04enfin,
45:04même si Apple fait des efforts
45:05avec,
45:07on va dire,
45:07des modèles low cost,
45:08ce sont des produits
45:09très luxueux.
45:10Ça veut dire que petit à petit,
45:11les prix des smartphones
45:13no-sync vont augmenter ?
45:15Non.
45:16Non,
45:16et c'est d'ailleurs,
45:18ce qu'ont salué
45:19tous vos confrères,
45:21c'est que,
45:21lors des tests
45:22des derniers modèles
45:23qu'on vient de lancer,
45:23on a augmenté
45:24les caractéristiques.
45:25Meilleur processeur,
45:27meilleur appareil photo,
45:28meilleur écran.
45:30Et malgré ça,
45:31on arrive à tenir
45:32des prix qui sont
45:33extrêmement agressifs.
45:35Et c'est là
45:35toute la prouesse.
45:36Alors évidemment,
45:37dans le monde actuel,
45:38avec les problèmes
45:39de mémoire,
45:40de RAM,
45:41de future pénurie.
45:42Je venais vous poser la question.
45:44Et voilà,
45:44et avec la RAM
45:45qui a explosé
45:46en termes de coût,
45:47sur certaines configurations,
45:48on fait x2, x3, x4.
45:50C'est assez fou.
45:52C'est-à-dire qu'une RAM,
45:53ça coûtait combien ?
45:54Il y avait certaines configurations,
45:57j'ai discuté avec
45:58certains de vos confrères
45:59qui me disaient
45:59qu'ils avaient fait
45:59des configurations de PC
46:00où il y a quelques mois,
46:02ça coûtait 100 dollars
46:02et aujourd'hui,
46:03ça en coûte 410.
46:04C'est quand même incroyable
46:06pour la même configuration.
46:07Donc sur le smartphone,
46:08c'est évidemment
46:09un petit peu moins cher.
46:11Rappelons l'origine
46:11de cette pénurie,
46:13c'est qu'en fait,
46:14toutes ces usines IA,
46:16les data centers,
46:17etc.,
46:17les Open IA,
46:18les NVIDIA,
46:19etc.,
46:19ont tellement besoin
46:20de mémoire
46:21qu'ils préemptent,
46:24qui préachètent en fait
46:25tout le stock
46:26des mémoires disponibles,
46:28ce qui fait qu'il y a
46:29une surenchère
46:31et on va dire
46:33une flambée des prix
46:34de la mémoire.
46:35Et ça veut dire quoi ?
46:35Ça veut dire que ça va avoir
46:36un impact
46:37sur cette année 2026.
46:40Je ne vous cache pas
46:41que je discutais
46:42avec le patron de Samsung
46:43qui me disait
46:44que pour cette année 2026,
46:46ils allaient augmenter
46:47de 10%
46:47le prix des télés Samsung
46:48parce que la mémoire
46:50allait augmenter.
46:51A date,
46:52nous,
46:54on ne l'a pas impacté
46:55dans les produits.
46:57La preuve est,
46:58par rapport au prix
46:58qu'on a annoncé,
46:59dans l'occurrence
47:00369 euros
47:01sur le 4A
47:02et 499 euros
47:04sur le 4A Pro.
47:05C'est sensiblement
47:06les mêmes prix
47:06que l'année dernière
47:07alors qu'on a monté
47:08les specs.
47:10Donc,
47:10c'est nous qui en pâtissons.
47:11Clairement,
47:12c'est évidemment
47:12sur nos marges directement
47:13que ça a un impact.
47:15Mais pour l'instant,
47:15pas d'augmentation de tarif.
47:17Vous tenez bon.
47:17Pour l'instant,
47:18pas d'augmentation de tarif.
47:19Exactement.
47:20La grosse tendance
47:21aujourd'hui,
47:22et on voit que même
47:23Apple va s'y mettre,
47:24c'est les smartphones
47:25pliants.
47:26Est-ce que c'est,
47:28on va dire,
47:29un segment
47:29que vous êtes en train
47:30de regarder
47:30ou finalement,
47:32ce n'est pas le moment ?
47:33Non.
47:34Non,
47:34aujourd'hui,
47:34nous,
47:34on se concentre vraiment
47:35sur l'expérience utilisateur
47:38au centre du débat.
47:40On veut qu'un maximum
47:42de,
47:42encore une fois,
47:43jeunes,
47:43primo-excellents
47:44puissent avoir accès
47:44à la mobile.
47:45C'est vrai que le pliant,
47:46c'est tout de suite
47:46des prix qui explosent.
47:47C'est tout de suite
47:48des prix qui explosent,
47:49des technos fragiles,
47:50parce que même si ça a bien évolué
47:51par rapport à ce qu'on a connu
47:52il y a 2-3 ans,
47:53ça reste une techno
47:54qui est assez fragile.
47:56Et quand on regarde,
47:57il y a des magnifiques produits,
47:58notamment des trifoles,
47:59des choses qui sont
48:00à voler,
48:01mais qui coûtent aussi
48:02des prix incroyables,
48:03les 500,
48:042000,
48:042500 euros.
48:06C'est vraiment
48:06des produits de niche.
48:08Et aujourd'hui,
48:09ce n'est pas notre philosophie.
48:10Encore une fois,
48:11c'est rendre accessible
48:12la techno.
48:13Alors,
48:13autre catégorie de produits
48:15où vous essayez
48:16de faire votre trou,
48:17c'est l'audio.
48:17Oui.
48:19C'est amusant
48:19parce que je disais tout à l'heure,
48:20c'était votre premier produit,
48:21c'était un trou wireless.
48:24Et là,
48:25vous avez deux produits,
48:26je crois,
48:26audio,
48:26c'est ça,
48:26trou wireless et casque.
48:28Maintenant,
48:28exactement,
48:29on a deux produits.
48:30Au début,
48:30on n'avait que des trous wireless.
48:31En juillet dernier,
48:32on a lancé un casque,
48:33le Headphone One,
48:35qui a fait beaucoup parler de lui
48:37parce qu'il a un design
48:38totalement différent,
48:39un petit peu rétro,
48:41avec notamment cet effet cassette
48:42sur le côté.
48:43Et là,
48:44il y a quelques jours,
48:44on a annoncé du coup
48:46Headphone A,
48:47son petit frère,
48:48finalement,
48:49avec des choses
48:51beaucoup plus colorées
48:51puisqu'on a un blanc,
48:52on a un jaune,
48:54on a un rose également
48:55et on a un noir.
48:57Mais là,
48:58du coup,
48:59on va chercher
49:00une clientèle
49:00qui veut,
49:01qui n'a peut-être pas forcément
49:02actuellement les moyens
49:03de se payer un casque
49:04à 300 euros
49:04comme les Headphone One,
49:06mais qui veut quand même
49:06toujours une super qualité.
49:07C'est pour ça
49:08qu'avec un produit
49:09à 159 euros,
49:10on a un rapport qualité-prix
49:12qui est incroyable.
49:13On a toujours
49:13les boutons physiques
49:15qui ont extrêmement plu
49:16sur un Headphone One,
49:17qui sont très simples
49:18d'utilisation.
49:19Et quand on le touche,
49:20quand on le prend,
49:20les matériaux sont très qualis.
49:22Et on a quelque chose
49:23d'un peu plus coloré,
49:24un peu plus fun,
49:25exactement.
49:26Encore une fois,
49:27pour aller chercher
49:27nos créatifs rebelles
49:29qui peuvent vouloir
49:30des choses un peu plus colorées.
49:32Et d'ailleurs,
49:32c'est intéressant,
49:33c'est que,
49:34donc on a lancé
49:34il y a une semaine
49:35en précommande,
49:37les produits rose
49:38cartonnes.
49:39C'est dingue !
49:39En tête de novembre,
49:40que ce soit le smartphone,
49:42que ce soit le casque,
49:43que ce soit celui-ci
49:44qui est rose aussi,
49:45c'est assez dingue.
49:46Il y a une tendance
49:46sur le rose,
49:47j'ai l'impression
49:47qu'il est en train de démarrer.
49:48Et les casques audio,
49:49vous avez beaucoup d'ambition
49:50sur ces produits-là ?
49:51Parce qu'évidemment,
49:52ça ne marche pas
49:52qu'avec les smartphones no-signes.
49:54On peut avoir
49:55n'importe quel smartphone
49:56et se connecter en Bluetooth
49:57sur ce type d'appareil.
49:58Vous avez beaucoup
49:59d'ambition là-dessus ?
50:00Exactement.
50:01Et c'est important
50:02de souligner que ça ne marche pas
50:03que sur les smartphones no-signes,
50:04c'est qu'on a même d'ailleurs
50:06la même expérience
50:07que j'ai un produit iOS
50:08ou que j'ai un produit Android,
50:10ce qui n'est pas toujours le cas
50:11dans l'autre sens.
50:13Et aujourd'hui,
50:14on a plus de la moitié,
50:1553% exactement,
50:17de nos clients audio
50:19qui ont des téléphones Apple.
50:21Ah ouais, d'accord.
50:22Ils n'achètent pas
50:23les casques Apple ?
50:24Non.
50:25Il y a plus de la moitié
50:26de nos clients
50:27qui achètent des casques
50:28de nos cellules.
50:28Ça, c'est assez intéressant,
50:29ça veut dire qu'on arrive aussi
50:30à toucher cette cible.
50:33Et parce qu'on a une expérience
50:34qui est vraiment complète,
50:35une application
50:36qui est très bien faite,
50:37on peut tout paramétrer,
50:38on peut tout aller
50:39dans les détails,
50:40l'équaliseur,
50:41l'équaliseur à banque,
50:42c'est ultra, ultra prêt.
50:44Smartphone,
50:44casque audio,
50:45on disait,
50:46True Wireless,
50:48vous allez arriver
50:48sur d'autres segments
50:50bientôt ou pas ?
50:50Non, à date,
50:51on a aussi un produit
50:53Open Wireless
50:53qui vient faire le tour
50:54de l'oreille
50:55et qui permet
50:56d'entendre
50:57ce qui se passe autour.
50:57Voilà,
50:58qui est très tendance
50:58ce type de produit aujourd'hui.
51:00Parce que ça permet
51:01d'être un peu moins
51:02fermé,
51:03isolé du monde.
51:04Quand on est piéton,
51:05quand on fait du vélo,
51:06etc.,
51:06pour ne pas être,
51:07on va dire,
51:08coupé du bruit ambiant.
51:09C'est tout à fait ça.
51:11Mais à date,
51:12à date,
51:12non,
51:13on se concentre
51:13sur ce sur quoi
51:15on travaille bien,
51:16j'ai envie de dire.
51:17Dans le futur,
51:19à un an,
51:19deux ans,
51:20trois ans,
51:20peut-être
51:21qu'il y aura une montre
51:22qui sortirait
51:23parce que ça permettrait
51:24de compléter l'écosystème.
51:25Exactement,
51:26d'avoir cet écosystème.
51:29Mais à date,
51:30ce n'est pas du tout
51:30dans le...
51:31Vous viendrez nous en reparler
51:32de cette montre.
51:33Exactement.
51:35Voilà,
51:35joli produit,
51:37intéressant,
51:37un peu différent
51:39de ce qu'on a l'habitude
51:39de voir.
51:40D'autant vous dire
51:41que c'est un peu compliqué
51:42quand même,
51:42quand on observe
51:44ce marché du smartphone,
51:45tous se ressemblent.
51:46Là,
51:46il y a quand même
51:47quelques petits éléments
51:49différenciants.
51:49Merci beaucoup Xavier.
51:51Xavier Lillehem,
51:52le directeur général France
51:53de NoSing.
51:54pour terminer
51:55ce De Quoi Je Me Mêle.
51:56Un grand merci
51:57de nous avoir suivis,
51:58merci de nous écouter,
51:59de nous regarder
52:01et si vous êtes avec nous
52:02en podcast audio
52:02dans un instant,
52:03allez,
52:03quelques minutes supplémentaires
52:05avec Damien et Pierre.
52:08Très bon week-end
52:08à vous toutes,
52:09à vous tous.
52:09On se retrouve bien sûr
52:10la semaine prochaine.
52:10Salut à tous.
52:12De Quoi Je Me Mêle
52:14sur BFM Business
52:15et Tech & Co.
52:16Sous-titrage Société Radio-Canada
52:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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