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  • il y a 2 jours
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Amusant
Transcription
00:01:09Non, je dis au départ, ouais, traite-moi une ordure.
00:01:13Au départ, j'étais pas une ordure.
00:01:15Moi, ce que je voulais, au départ, c'était que la société change.
00:01:20C'était ça mon idée en montant sur scène.
00:01:23Contre les injustices, j'aurais tout donné pour ça.
00:01:26Le don de soi, c'est quelque chose d'extraordinaire, si tu réfléchis.
00:01:31Jésus sur la croix, donnant sa vie aux hommes.
00:01:34Bon, c'est pas un réflexe naturel, on va dire.
00:01:37Quand tu regardes l'humanité, c'est l'inverse.
00:01:41Nique tout, profite de ton voisin, encule ton frère.
00:01:45On est arrivé dans des sommets, non, on est vraiment une race de merde.
00:01:49Mais le don de soi, ferme-la, arrête de rire comme un abruti.
00:01:54Tant bien que c'est pas normal.
00:01:57Non, mais je vais dire, le don de soi, j'aurais pu faire une heure là-dessus.
00:02:00Regarde, c'est beau, c'est...
00:02:01Je te rends compte, donner ta vie par amour, sans rien attendre en retour.
00:02:07Même pas un petit billet de sang.
00:02:09Moi, j'étais prêt à donner un peu de ma personne pour améliorer notre triste condition humaine.
00:02:15Mais de là, il laissait un oeil, putain.
00:02:19Non, j'ai fait le con, putain.
00:02:21Les gilets jaunes, on lâche rien en première ligne, t'es fou.
00:02:25Putain, j'aurais dû rester planqué dans le peloton, attendre voir ce qu'il se passe.
00:02:28J'étais là devant...
00:02:30Ouais, ouais, j'ai marre !
00:02:32T'es fait marrer.
00:02:34Une révolution, ça se mène pas bille en tête.
00:02:36Tu restes planqué dans le peloton, t'attends de voir ce qu'il se passe.
00:02:40Comme le général de Gaulle.
00:02:41Pour moi, c'est un modèle.
00:02:42Oh, ouais.
00:02:43Oh, il est un peu lâche.
00:02:45Mais attends, il a pas touché une balle.
00:02:46L'autre, il est resté planqué à Londres toute la guerre.
00:02:49Oui !
00:02:54De temps en temps, une petite émission de radio, tu sais.
00:02:57Le corbeau et le renard.
00:03:00Oh, il est trop fort, le général de Gaulle.
00:03:04Il adore, c'est un modèle.
00:03:06Puis dès que le vent a tourné, il a vu les Américains arriver.
00:03:10C'est bon, il n'y a plus rien.
00:03:12C'est ce qu'on appelle avoir le sens de l'histoire, excuse-moi.
00:03:15Alors, c'est pas vraiment christique comme méthode.
00:03:17C'est même l'inverse.
00:03:18C'est la promotion de sa personne par le sacrifice des autres.
00:03:22Oh, mais ferme-la !
00:03:24Je veux dire, ah bon, on n'est pas là pour parler du général de Gaulle.
00:03:27On sort de confinement, tu vois, c'est-à-dire pilote, il a quand même fait un aéroport de Paris.
00:03:31Enfin, un aéroport.
00:03:32Enfin bon, bref, on s'en fout du général quelque part.
00:03:35Revenons au sujet de la soirée gilet jaune.
00:03:41C'était l'acte 23, 24 de ce mouvement des gilets jaunes.
00:03:47Il y avait des hommes, il y avait des femmes, il y avait des vieux, il y avait des jeunes.
00:03:51Un vrai champ de pissenlit, peut-être.
00:03:54On était peut-être 100 000, une centaine selon le ministère de l'Intérieur et de BFM TV, tout ça.
00:04:14À côté de moi, je n'oublierai jamais, il y avait un petit vieux, je ne te mens pas, 80
00:04:18ans, putain.
00:04:20Il avait tout perdu dans la vie.
00:04:22Il allait bosser comme un con toute sa vie, on lui avait tout retiré, putain.
00:04:25Mais il avait la niaque, il était à côté, il avait la pêche.
00:04:28Il nous entraînait, il chantait.
00:04:31Alors, la chanson n'était pas terrible, honnêtement, c'était une chanson.
00:04:34De l'autre conne, un show, un show, un bricolaïque.
00:04:40Par contre, le texte, il n'y avait rien à dire.
00:04:43Allez les gens, on garde la patate.
00:04:46J'ai chaud à la tirelire, j'arrive plus à payer.
00:04:51J'ai chaud à l'estomac passé.
00:04:53Le 15 du mois !
00:04:58Tout en alexandrin, que de la riverie.
00:05:01Pas une faute.
00:05:03Mais bon, on s'est fait choper, on n'avait pas compris.
00:05:05Il y avait les journalistes de BFM TV qui étaient là.
00:05:08Oh putain !
00:05:09On m'a appelé, il y avait ma gueule en gros plomb sur BFM.
00:05:12On chantait « J'ai chaud à la tirelire ! »
00:05:16Avec le bandeau, les chants antisémites des Gilets jaunes.
00:05:19T'imagines-toi.
00:05:20Le retour des nazis dans Paris.
00:05:22Les bruits de bottes.
00:05:24T'es en basket.
00:05:28Ah oui, on n'avait pas réalisé.
00:05:30J'ai chaud à la tirelire.
00:05:33J'ai chaud à la tirelire.
00:05:35Oh, maman, oublie ça !
00:05:37Ferme-la !
00:05:38Eh, déjà, j'ai chaud à la tête devant le barbecue, je peux te donner le tarif.
00:05:43Ah non, tu mets une tirelire dans la salade, alors là, laisse tomber.
00:05:49Non, non, non, c'était atroce, putain.
00:05:52Le petit vieux était à côté de moi.
00:05:53Il me montrait les trous qu'il avait dans ses godasses.
00:05:56T'imagines-toi, 80 ans, être obligé de manifester, bouffer ses pompes.
00:06:01Il m'a dit « C'est la vie, c'est comme ça. »
00:06:04Il m'a dit « Arriver le dimanche, bon, bah... »
00:06:07Fricassé de languette sur sa semelle, le champignon,
00:06:10accompagné d'une petite chiffonnade de lacets.
00:06:14Ouais, un ancien chef trois étoiles.
00:06:17Automatiquement, il restait quelques réflexes, un petit sens de la formule, on va dire.
00:06:22Puis, tu vois, on était censé récupérer notre dignité.
00:06:26Regarde la gueule que j'avais, putain.
00:06:28On dirait un poilu de 14 qui rentre de Verdun.
00:06:31Alors, je dis pas, non, mais ferme-la.
00:06:33Je dis pas, je bosserai dans une casse, je serai vigile.
00:06:36Non, mais voilà.
00:06:37Mais il se trouve que je suis ophtalmo de profession.
00:06:43Pour une clientèle prête à lâcher 150 balles les 20 minutes,
00:06:47c'est pas pour discuter avec le capitaine Crochet, tu m'as compris.
00:06:50Enfin, on n'est pas là pour parler de l'affaire.
00:06:53C'était un samedi incroyable, on était tous ensemble.
00:06:56Main dans la main, on marchait, on y croyait.
00:06:59On marchait en direction de la place de l'étoile,
00:07:02dans la lumière de notre étoile, tu sais,
00:07:05telle des rois mages fluorescents, tu sais.
00:07:09On y arrivait, place de l'étoile, putain,
00:07:11sur des soldats en armes, tout devant nous, comme ça.
00:07:15Et là, sans raison, sans sommation,
00:07:19ils ont tiré dans notre direction.
00:07:22Moi, j'avais les bras en l'air, le cœur en paix,
00:07:24lorsque les lumières se sont éteintes brutalement.
00:07:27Bip !
00:07:28J'ai sismas !
00:07:29J'ai été touché en pleine gueule !
00:07:33Vous êtes tous les gars !
00:07:35Combien de temps je suis resté, tu sais,
00:07:37sur la chaussée humide de cette piste aux étoiles,
00:07:39une heure, deux heures, je ne saurais pas vous répondre.
00:07:42Ouais, j'ai été touché en pleine gueule !
00:08:01Pourquoi on ne peut pas répondre ?
00:08:03Non, laissez-le, il a été touché par un flashball !
00:08:06Tire-toi, toi ! Regarde ça, les gars !
00:08:08Putain !
00:08:09Ils viennent, ils prennent des photos avec les portables.
00:08:11T'as vu ça, Bernard ? Putain !
00:08:13Laissez-leur respirer !
00:08:14Monsieur, restez en position fétale.
00:08:18Et ne me demandez pas ce qu'un fœtus vient foutre dans cette...
00:08:23Bernard, il faut parler au mec qui est blessé,
00:08:25c'est important, il t'écoute,
00:08:26même s'il n'est pas vraiment là.
00:08:28Monsieur, ça va aller !
00:08:29Tire-toi, putain !
00:08:30Non, non, pourquoi ?
00:08:31Ah, on ne sait pas, monsieur.
00:08:33Ils demandent pourquoi, il y a du vent,
00:08:35on ne peut pas répondre, monsieur.
00:08:36Pourquoi ils vous ont...
00:08:37Monsieur, tais-toi, écoute-moi.
00:08:39Ils vous ont tiré dessus, on ne peut pas répondre.
00:08:42Pourquoi l'État tire sur le poble,
00:08:44toi, non, non, non, non, non, non, non !
00:08:46À notre niveau, on ne peut pas répondre.
00:08:49Nous, on est secouris, ça.
00:08:51On sent...
00:08:51Non, mais on sent que ce n'est pas 100% légal
00:08:54ce qui est en train de se faire.
00:08:55Non, non, non, mais t'as compris !
00:08:56Mais à notre niveau, on ne peut pas parler.
00:09:00Voilà, moi...
00:09:01C'est pas normal, monsieur, monsieur,
00:09:03nous, on est secouris...
00:09:04Et encore, on dit, hein, Bernard,
00:09:05derrière, on dit on est secouris.
00:09:08Non.
00:09:10Sur les gilets jaunes,
00:09:11c'est de la voirie ce qu'on fait.
00:09:12Franchement !
00:09:14Mais c'est ça, monsieur.
00:09:16Mais non, parce que...
00:09:17Écoute-moi, monsieur,
00:09:19le touriste,
00:09:20tu vois,
00:09:21c'est une ville touristique,
00:09:23donc le touriste chinois
00:09:24ne comprendrait pas
00:09:25de voir des macchabées sur le sol.
00:09:27Il se dirait, merde,
00:09:28tu vois...
00:09:30Enfin, il est encore,
00:09:31il est habitué un peu,
00:09:32maintenant, avec le corona.
00:09:33Non, non, mais c'est vrai,
00:09:34non, non, mais je veux dire,
00:09:34c'est...
00:09:35Monsieur, écoute-moi,
00:09:36ferme la...
00:09:37Voilà.
00:09:38On serait en Inde,
00:09:40ça serait différent.
00:09:43Hein, Bernard ?
00:09:44On aura sa dernière, là-bas.
00:09:46L'Indien est très différent.
00:09:50Parce que...
00:09:50C'est comme ça.
00:09:52Là-bas, tu vois,
00:09:54ils sont tellement...
00:09:54Nous, on a eu un stagiaire.
00:09:56Écoute-moi, monsieur.
00:09:57Oui, oui, il a mal.
00:09:58Écoute-moi.
00:09:58On a eu un stagiaire indien,
00:10:01donc...
00:10:01Je connais, hein.
00:10:03Gandhiji, on l'appelait.
00:10:04Bernard, comment il se...
00:10:05Oui, pas d'Inde.
00:10:07De...
00:10:08Ouais, Strie, voilà.
00:10:10Du Maroc.
00:10:11Voilà.
00:10:21Il était en stage, écoute-moi.
00:10:23Il était en stage pour voir
00:10:25comment ça se passe exactement
00:10:27le secourisme en Europe, toi.
00:10:29Et là, il était étonné.
00:10:31Tu te souviens,
00:10:31il regardait notre camion,
00:10:32il était là,
00:10:33putain, vous avez un camion ?
00:10:36Ah, oui, tu fais comment, ta pote ?
00:10:38Eh bien, non,
00:10:39ils font ça en vélo.
00:10:41Oui !
00:10:43C'est pas le secourisme
00:10:45comme toi, tu l'entends.
00:10:46C'est-à-dire,
00:10:47les gars, ils se déplacent en vélo,
00:10:48ils sont fous, en fait.
00:10:49C'est des statistiques,
00:10:51toi, ils prennent des photos,
00:10:52mais je veux dire,
00:10:52si t'es pas...
00:10:53T'as pas un Bernard
00:10:54de te lever et de rentrer chez toi,
00:10:55t'es déclaré mort.
00:10:56Ils ont l'air d'affaire.
00:10:57Ben ouais, ils sont tellement...
00:10:58Ils prennent ton corps,
00:11:00ils jettent ça dans la Seine,
00:11:02enfin, dans le local,
00:11:04le Nil, voilà, le Nil.
00:11:08Heureusement qu'il est là, Bernard,
00:11:09c'est une encyclopédie.
00:11:11Mais il a son CAP, Bernard.
00:11:16Il aurait pu être tout bim...
00:11:18Ouais, il n'y a plus de feu à la clope.
00:11:19T'as vu ?
00:11:19Bernard, il l'a vu,
00:11:20il n'y a plus de feu à la clope.
00:11:21Ça, c'est bon.
00:11:22C'est-à-dire que les idées reviennent.
00:11:23Laissez faire.
00:11:25Non, non, j'arrête de fumer.
00:11:27Bon, ça, c'est...
00:11:31Ah, ça laisse strictement aucun sens.
00:11:36Mais vous savez, monsieur,
00:11:37écoutez-moi,
00:11:39je vais vous dire,
00:11:40non, il a mal,
00:11:41il faut le rassurer.
00:11:43Ça va aller, ça va.
00:11:44Vous savez, on en voit.
00:11:45Ouais, ne vous inquiétez pas.
00:11:47On en voit des accidentés, nous.
00:11:51Ça nous arrive quand même
00:11:53de sauver des vies.
00:11:54Non, mais...
00:11:55Mais c'est plus du hasard.
00:11:57Franchement, Bernard,
00:11:58il faut dire les choses.
00:11:59Non, non, non,
00:12:00il y a des gens
00:12:01qui s'accrochent à la vie.
00:12:02C'est dangereux.
00:12:03C'est étonnant.
00:12:05Hier,
00:12:08un cyclomoteur,
00:12:08putain,
00:12:09une moto,
00:12:10sur le périph,
00:12:11l'autre,
00:12:11il s'est pris un rail de sécurité.
00:12:14Il s'est arraché de pattes.
00:12:16Il nous en a foutu partout.
00:12:17On est arrivé,
00:12:18il nous attendait,
00:12:19il était assis.
00:12:21Ouais,
00:12:21s'offre-toi,
00:12:22c'est que ça.
00:12:24Et j'ai dit,
00:12:25ben,
00:12:25elle est où ta patte ?
00:12:27Ben,
00:12:28disons,
00:12:28ça va,
00:12:28occupez-vous des autres.
00:12:33Il lui a dit,
00:12:33il va bien falloir discuter
00:12:35de cette patte
00:12:35à un moment donné.
00:12:36Comment ?
00:12:38Non.
00:12:39Non,
00:12:39c'est pas ça.
00:12:40Il faisait ce qu'on appelle
00:12:41un déni de patte.
00:12:43Dans sa tête,
00:12:44il se voyait,
00:12:45c'était un mille patte.
00:12:46Enfin,
00:12:46non,
00:12:46non,
00:12:46mais t'as compris,
00:12:47quoi.
00:12:48Alors qu'il n'avait plus de patte.
00:12:51Et,
00:12:52ben,
00:12:52non,
00:12:52non,
00:12:53d'ailleurs,
00:12:54il s'est énervé,
00:12:54il a dit,
00:12:55oui,
00:12:55vous m'emmerdez avec cette histoire de patte,
00:12:56si c'est comme ça,
00:12:57je m'en vais.
00:13:01Il dit,
00:13:01je serais curieux de voir
00:13:02ce qu'il va se penser.
00:13:04Non,
00:13:04non,
00:13:06il s'est levé.
00:13:08Monopathe.
00:13:09Enfin,
00:13:09il a fait quoi ?
00:13:10Il nous a fait le reçu,
00:13:11il a fait le kangourou sur quoi ?
00:13:12Sur 50 mètres ?
00:13:13Il s'est crassé la gueule,
00:13:14il n'a qu'une patte.
00:13:15Tu as des pattes,
00:13:16tu n'as pas le droit,
00:13:16il n'a qu'une patte.
00:13:18Puis après,
00:13:19il est tombé,
00:13:20il est rampé,
00:13:21il est mort à 80 mètres.
00:13:24Ah,
00:13:24mais moi,
00:13:24j'ai dit,
00:13:25je n'interviens pas.
00:13:2754 ans,
00:13:27je n'ai pas ses lèges.
00:13:29Je sors de confinement,
00:13:30je peux te dire
00:13:31que ce n'est pas pour faire le marathon.
00:13:35Non,
00:13:36non,
00:13:36non,
00:13:36mais voilà,
00:13:37voilà,
00:13:37c'est pour dire.
00:13:38Non,
00:13:38mais c'est pour dire,
00:13:39il y a des gens qui vont crever
00:13:41et l'autre,
00:13:41une piqûre d'insecte,
00:13:42ils crèvent.
00:13:43C'est l'âge.
00:13:45Non,
00:13:45non,
00:13:45ne vous inquiétez pas,
00:13:46ça va aller,
00:13:46ça va aller.
00:13:47Oui,
00:13:47il a mal,
00:13:48il a mal.
00:13:49Tu sais,
00:13:50c'est,
00:13:51on voit,
00:13:51on a l'œil,
00:13:52en tant que secouriste,
00:13:53tu vois ce qui se passe.
00:13:56C'est-à-dire,
00:13:56ouais,
00:13:57ce qu'on fait,
00:13:57ce n'est pas compliqué.
00:13:58Les métiers de secouriste,
00:13:59les lois,
00:14:00ils se la pètent.
00:14:01C'est du bon sens.
00:14:03Tu arrives,
00:14:05tu vois,
00:14:05tu as le senti jic
00:14:06sur un œil.
00:14:07Tu as compris,
00:14:08tu as une fuite,
00:14:08tu ne t'as pas.
00:14:11Tu vois,
00:14:12c'est de la plomberie,
00:14:12ce qu'on fait,
00:14:13c'est de la plomberie.
00:14:15Tu fais un autre,
00:14:15tu avais de ça à l'atelier.
00:14:16Le corps est une chaudière.
00:14:18Non,
00:14:18non,
00:14:18non,
00:14:19mais je plaisante,
00:14:19mais c'est froid,
00:14:21tu jettes,
00:14:21c'est pas...
00:14:22Non,
00:14:23mais moi,
00:14:23je suis un ancien plomberie,
00:14:24je suis un ancien de gaz de France.
00:14:28Ah,
00:14:29mais j'ai fait...
00:14:32Que je dise pas de conneries.
00:14:36Quatre et quatre.
00:14:40Là,
00:14:41on est déjà sur des trucs compliqués.
00:14:45J'ai fait 17 ans chez GDF,
00:14:48donc je connais la musique.
00:14:50Et c'est ce que je dis aux collègues,
00:14:51c'est encore autre chose.
00:14:53Quand tu sors sur une fuite de masse,
00:14:54t'es pas sûr de rentrer chez toi.
00:14:57Le monde du gaz,
00:14:58c'est pas pour les bricolos.
00:15:00Non,
00:15:00il faut le dire.
00:15:02C'est pour ça,
00:15:03quand j'entends ce qu'il raconte
00:15:04sur la Deuxième Guerre mondiale,
00:15:05tu sais,
00:15:06je...
00:15:06Non,
00:15:06non,
00:15:06non,
00:15:07voilà,
00:15:07non,
00:15:07non,
00:15:07non,
00:15:09non,
00:15:09non,
00:15:10non,
00:15:10non,
00:15:10non,
00:15:10non,
00:15:10non,
00:15:11non,
00:15:11non,
00:15:14je sais pas où vous en êtes
00:15:15sur ces sujets-là,
00:15:16non,
00:15:20non,
00:15:25j'ai bossé sur des très grosses installations gazières,
00:15:27ok,
00:15:28je peux te dire,
00:15:29toute qu'on te raconte dans les manuels,
00:15:31je vais te dire,
00:15:31hein,
00:15:31Bernard,
00:15:32ouais,
00:15:32chute,
00:15:33chute,
00:15:35strictement chute.
00:15:40Non,
00:15:40c'est...
00:15:42Vous avez mal,
00:15:43c'est normal,
00:15:44monsieur,
00:15:44ça va,
00:15:44ça va,
00:15:45faut laisser aller,
00:15:46tout le monde est fatigué,
00:15:47nous aussi,
00:15:48on n'en peut plus,
00:15:49on est gilets jaunes dans l'esprit,
00:15:51mais ça casse les couilles quand même aussi,
00:15:53on dort plus,
00:15:54ben attends,
00:15:54on n'a pas de vie de famille et tout,
00:15:57on dort dans les camions,
00:15:58arrivé le vendredi soir,
00:15:59à un moment donné,
00:16:01ah ben complètement,
00:16:02moi j'ai ma bonne au poulailler,
00:16:04ça commence à miauler,
00:16:05il faut dire les choses,
00:16:07je ne vois plus,
00:16:07puis le temps passe plus vite,
00:16:08pour une bonne femme,
00:16:09ça n'a rien à voir,
00:16:11ah non,
00:16:12c'est pas les mêmes fabrications,
00:16:13ça n'a rien à voir,
00:16:14moi,
00:16:14monsieur,
00:16:15monsieur,
00:16:15écoute-moi,
00:16:15t'es-toi,
00:16:17moi j'ai ma femme,
00:16:18elle a pris 10 ans en l'espace d'une soirée,
00:16:22le temps d'une raclette,
00:16:23alors,
00:16:25est-ce qu'on l'avait mis trop près de la résistance,
00:16:28est-ce que,
00:16:28ah ah ah,
00:16:31après tu refais le film de tout ça,
00:16:33mais fin de soirée,
00:16:34elle avait 82 ans,
00:16:36et elle l'a dit,
00:16:36j'ai mal au dos,
00:16:37c'est pas normal,
00:16:38donc,
00:16:39mais vous ça va aller,
00:16:40on a l'habitude,
00:16:41on voit,
00:16:41monsieur,
00:16:43ouais ouais,
00:16:44il a mal,
00:16:44donne-lui un peu d'eau,
00:16:46on attend,
00:16:46ils arrivent là,
00:16:47ils sont bloqués au carrefour,
00:16:49les branquards,
00:16:50je ne sais pas ce qu'ils,
00:16:50non non,
00:16:51mais ça va aller,
00:16:52monsieur,
00:16:52vous savez,
00:16:52sur les gilets jaunes,
00:16:53on en voit,
00:16:54c'est autre chose,
00:16:58les mains arrachées,
00:16:59tout ça,
00:17:00à cause des grenades
00:17:00de désencerclement,
00:17:02ça c'est de la merde,
00:17:03vous connaissez pas ?
00:17:04Mais ça ressemble,
00:17:05non,
00:17:07ça ressemble à une petite canette de coca,
00:17:09le truc,
00:17:10le gars,
00:17:11il connaît pas,
00:17:11il se fait bien,
00:17:13puis il fait chaud dans les manifs,
00:17:14au moment donné,
00:17:15c'est le Vietnam là-dedans,
00:17:16donc,
00:17:17avec les gaz et tout ça,
00:17:18l'autre,
00:17:19il voit tomber une petite canette de coca,
00:17:27il va ramasser ça à pleine pâte,
00:17:30ah ben ça lui pète à la gueule,
00:17:33t'as tous les crayons qui valent l'angle
00:17:35dans tous les sens,
00:17:37il se retrouve avec un coton-tise,
00:17:38il a gagné son après-midi,
00:17:41alors,
00:17:41ouais,
00:17:42on arrive,
00:17:42non,
00:17:42Bernard,
00:17:43Bernard,
00:17:43doucement,
00:17:43on arrive,
00:17:46on arrive à leur reconstruire une main,
00:17:48ça c'est des conneries,
00:17:49ils nous demandent de ramasser les doigts,
00:17:51de se faire chier à foutre ça dans la glace,
00:17:53oh,
00:17:53je le fais plus,
00:17:55j'ai été en stage à l'hôpital,
00:17:57hé,
00:17:58te reconstruis ce canal,
00:18:01dégueulasse,
00:18:01ils prennent un bout de cul,
00:18:03tu sais,
00:18:03un bout d'artèche,
00:18:06pince de crâme,
00:18:07tout pourri,
00:18:09oh,
00:18:10il était en fin de stage,
00:18:11il était content,
00:18:12le chirurgien,
00:18:12regardez,
00:18:13il nous montre le doigt,
00:18:14bonjour,
00:18:15j'ai dit,
00:18:15tire-toi salope,
00:18:16putain,
00:18:16c'est quoi ce truc,
00:18:19puis c'est tout mou,
00:18:21c'est tout flasque,
00:18:23Jamel Debout,
00:18:23je tiens,
00:18:24le truc,
00:18:24non,
00:18:25mais le truc,
00:18:25il ne sert à rien,
00:18:26tu sais,
00:18:32et encore,
00:18:33Jamel,
00:18:33je crois,
00:18:33il ne peut même pas faire ça,
00:18:35tu vois,
00:18:36je crois même de la méchanceté,
00:18:38c'est vrai,
00:18:40non,
00:18:41mais je suis,
00:18:41Bernard,
00:18:42je suis d'accord,
00:18:43le gars,
00:18:43il peut encore,
00:18:44d'accord,
00:18:46putain,
00:18:46t'as des miedes,
00:18:48peut se tenir la nouille
00:18:49et se torcher le cul,
00:18:50Bernard,
00:18:51mais je veux dire,
00:18:51celui qui jouait de la clarinette
00:18:53ou du bonjour,
00:18:54terminé,
00:18:55il faut qu'il se mette,
00:18:56ouais,
00:18:57au triangle,
00:18:59mais où est-ce que tu as cherché
00:19:01toutes ces biens-là ?
00:19:05Tu sais que t'aurais dû être comique,
00:19:07toi,
00:19:07Bernard,
00:19:07ah ouais,
00:19:08ah,
00:19:08il met une ambiance,
00:19:09mais heureusement,
00:19:10parce que dans les métiers
00:19:13du secourisme,
00:19:15non,
00:19:16non,
00:19:16c'est pas ça,
00:19:17on côtoie la mort,
00:19:19tous les jours,
00:19:20parce qu'on dit secourisme,
00:19:21mais c'est pas vrai,
00:19:22dans Paris,
00:19:22avec les embouteillages,
00:19:24t'as pas le temps,
00:19:25t'arrives,
00:19:25c'est trop tard,
00:19:27systématiquement,
00:19:27le sang est sorti
00:19:28de l'enveloppe corporelle,
00:19:30il te reste la housse de couette,
00:19:32tu fais quoi ?
00:19:33Tiens,
00:19:33tu t'en,
00:19:34mais ça,
00:19:35dans le camion,
00:19:35terminé,
00:19:36et c'est là qu'on appelle
00:19:38les collègues de la voirie,
00:19:39dont je vous parlais tout à l'heure,
00:19:41le bataillon des Africains,
00:19:44c'est que des nègres,
00:19:45de toute façon,
00:19:46à Paris,
00:19:46t'as un balai,
00:19:47à l'autre bout,
00:19:47c'est un nègre,
00:19:48mais ça,
00:19:50car regarde,
00:19:50on parle du loup,
00:19:51les vlères,
00:19:51regarde,
00:19:52les vlères,
00:19:57Sénégal,
00:19:58Mauritanie,
00:19:59Cameroun,
00:19:59t'as tout,
00:20:00ça va,
00:20:03chef ?
00:20:06Ouais,
00:20:07je l'appelle chef,
00:20:08enfin,
00:20:11il est chef de rien du tout,
00:20:13les noirs,
00:20:14on les appelle chef,
00:20:15si tu veux,
00:20:15mais bon,
00:20:17je sais pas,
00:20:18un Bernard pour,
00:20:19non,
00:20:19mais pourquoi,
00:20:20on les a,
00:20:20on sait pas,
00:20:22c'est des gens,
00:20:23non,
00:20:23c'est pas ça,
00:20:24tu sais,
00:20:24ils ont été traités comme de la merde,
00:20:27pendant pas mal de temps,
00:20:28alors tu lui dis chef,
00:20:29il est content,
00:20:31il dit,
00:20:31ah bon,
00:20:32je suis chef,
00:20:32mais non,
00:20:33non,
00:20:35c'est qu'hier,
00:20:35tu vas tenir ton balai jusqu'à la retraite,
00:20:37et faire l'étagio,
00:20:38c'est ça,
00:20:41c'est ça,
00:20:41c'est un chef,
00:20:41ah ah ah,
00:20:42un chef,
00:20:44je vais te détenir,
00:20:45tu es,
00:20:48le petit jeune,
00:20:49non,
00:20:49il est bien,
00:20:50c'est mamadou,
00:20:52ah c'est un héros,
00:20:53c'est celui qui avait sauvé un gosse,
00:20:55qui se cassait la gueule du balcon,
00:20:57ouais,
00:20:57c'est lui,
00:20:58c'est un malien,
00:20:59c'est un sans-papier,
00:21:00il n'y a pas longtemps,
00:21:01un vrai héros,
00:21:02quatre étages en façade,
00:21:05oh c'est plus de la souplesse là,
00:21:08t'imagines les griffes qu'il faut avoir,
00:21:10mais il est né là-bas,
00:21:11il est né en Afrique,
00:21:13allez,
00:21:13mamadou,
00:21:15mamadou,
00:21:15mamadou,
00:21:17il était là-bas,
00:21:20certainement dans un arbre,
00:21:21on ne sait pas,
00:21:22ah ouais,
00:21:22un vrai chimpanzé,
00:21:24il y a un flic qui était à côté,
00:21:26il a cru que c'était un singe,
00:21:28tout de suite,
00:21:28il a dit,
00:21:28vous ne bougez pas,
00:21:29alors je lui ai dit,
00:21:30non non,
00:21:30c'est un mec qui sauve un gosse,
00:21:33il a dit,
00:21:33quand vous faites des animations,
00:21:35mettez des affiches pour votre propre,
00:21:46mais il n'est pas 100% homo sapiens,
00:21:48à mon avis,
00:21:49non,
00:21:51regarde la tronche qu'il a,
00:21:52il y a un truc,
00:21:53hein mamadou,
00:21:54c'est le papa ou la maman qui a un singe,
00:21:57regarde-moi,
00:21:59hein,
00:22:01laisse les yeux,
00:22:02t'as vu comment il est méchant,
00:22:04il ne faut jamais oublier,
00:22:06que t'as affaire à une bête sauvage,
00:22:07il peut te sauter à la gueule à tout moment,
00:22:09il faut toujours rester le dominant par le regard,
00:22:21n'empêche que,
00:22:22sa petite sauterie,
00:22:23sa petite escalade,
00:22:25à mamadou,
00:22:25tu sais que ça lui a permis d'avoir le passeport français,
00:22:29c'est un héros,
00:22:30il est passé à la thé,
00:22:31il a été reçu à l'Elysée,
00:22:33à mamadou,
00:22:37t'as vu le président,
00:22:40raconte-nous,
00:22:41il a touché ton zizi,
00:22:42non,
00:22:46si, si,
00:22:47il aime les noirs,
00:22:50à la fête de la musique,
00:22:51il s'en fait livrer un conteneur,
00:22:53crois-moi,
00:22:55ça bouge les yeux à l'Elysée,
00:22:57après,
00:22:57ils adorent ça,
00:22:58j'adore les noirs,
00:23:00il est fou à poil,
00:23:01il les fait danser,
00:23:03mais à mon avis,
00:23:04il s'est fait taper en derche là-bas,
00:23:05parce que,
00:23:06non,
00:23:07mais il n'a plus la même lumière dans le regard,
00:23:10il n'est en scène qui est plus,
00:23:14le problème,
00:23:15non,
00:23:15mais le problème de Mamadou,
00:23:17c'est que maman,
00:23:18toute son équipe,
00:23:19là-haut,
00:23:19dans son pays,
00:23:20ils se mettent tous à l'escalade,
00:23:21à la varap,
00:23:24pour essayer de gratter le visage,
00:23:25mais on l'a réalisé,
00:23:26ça ne sert à rien,
00:23:27il n'y a que Mamadou,
00:23:28c'est une fois,
00:23:28c'est pas,
00:23:30oui, Mamadou,
00:23:31c'est le con,
00:23:32bon,
00:23:33on va le laisser,
00:23:35Bernard,
00:23:35on va y aller,
00:23:37non,
00:23:37il y a les journalistes de BFM,
00:23:38putain,
00:23:40ils reviennent les gars,
00:23:41si,
00:23:41si,
00:23:41c'est BFM,
00:23:43ils ont retiré les bonnettes,
00:23:44non,
00:23:44parce qu'ils se faisaient défoncer la gueule,
00:23:47les gens ne les aiment pas,
00:23:48dès qu'il y a marqué BFM,
00:23:50ah non,
00:23:51nous on l'a retrouvé dans les poubelles,
00:23:53dans les poubelles,
00:23:54le cul à l'air,
00:23:55puis on a le,
00:23:56ah oui,
00:23:57B en sanal,
00:23:5830 cm,
00:24:01concept tacon,
00:24:03il y en a même un,
00:24:04tu te souviens,
00:24:04il lui avait rangé un scooter,
00:24:06putain,
00:24:07ouais,
00:24:0850,
00:24:09évidemment,
00:24:10tout de suite,
00:24:11pas un Tmax,
00:24:12mais je veux dire,
00:24:13voilà,
00:24:14déjà ça commence à frotter un peu,
00:24:16quand même,
00:24:20tu vois,
00:24:21Bernard,
00:24:22quand tu les vois,
00:24:23bouger,
00:24:24toi,
00:24:24boiter comme ça,
00:24:25c'est,
00:24:26il y a un bout de rétro qui est resté coincé,
00:24:29chez les journaleux,
00:24:30les plus méchants,
00:24:31c'est ceux qui reviennent,
00:24:32je ne veux pas être pris en photo,
00:24:34madame,
00:24:35moi je suis journaliste,
00:24:36il n'y a rien à voir là-dedans,
00:24:38ouais,
00:24:38c'est ça,
00:24:39c'est moi le journaliste,
00:24:40laisse-moi le faire,
00:24:41ouais,
00:24:42ben vous demandez aux gens,
00:24:43ben vous le demandez,
00:24:43moi je m'en fous,
00:24:44bon ben Mamadou,
00:24:46je te laisse avec la journaliste,
00:24:48ça va aller ?
00:24:49Ouais,
00:24:52mais ça devrait,
00:24:58ça devrait aller,
00:25:02je vais m'en occuper,
00:25:09monsieur,
00:25:09restez à l'angile,
00:25:11les brancas,
00:25:12on va arriver,
00:25:13on en a pas,
00:25:17c'est incroyable,
00:25:18c'est Mamadou,
00:25:19je suis le premier à l'Amérique,
00:25:23c'est incroyable,
00:25:25la violence,
00:25:26c'est incroyable,
00:25:26c'est Al-Qaïda,
00:25:28ces gens-là,
00:25:29c'est incroyable,
00:25:31moi je quitte un pays en guerre,
00:25:33je me retrouve des importés,
00:25:35c'est incroyable,
00:25:39je ne pensais pas voir ça,
00:25:40les jours avec mes yeux,
00:25:43des blancs qui frappent,
00:25:44des blancs dans la rue,
00:25:45comme ça j'ai dit,
00:25:48oui,
00:25:49il y a même des noirs,
00:25:51je le serais,
00:25:52ça j'ai pas compris,
00:25:53quoi,
00:25:55oui,
00:25:55j'ai reconnu un gars de mon village,
00:25:57la vérité,
00:25:58un gars,
00:26:00Ousmane,
00:26:01Ousmane,
00:26:02oui,
00:26:04tu es cerise,
00:26:04il dit,
00:26:05oui,
00:26:05c'est cerise,
00:26:13ça me dit,
00:26:14tu frappes les blancs,
00:26:15comme ça,
00:26:18il m'a dit,
00:26:19je frappe bien,
00:26:24ah bon,
00:26:27mais ces gens-là sont dans leur pays,
00:26:29Ousmane,
00:26:30il a dit,
00:26:30non,
00:26:30c'est mon pays,
00:26:31regarde le costume,
00:26:34tu serais,
00:26:35ah bon,
00:26:38tu es plus français que,
00:26:39oui,
00:26:42il m'a dit,
00:26:43mais c'est français de souche,
00:26:46avec ce costume,
00:26:51tu es descendant de Louis XIV,
00:26:55il a dit,
00:26:55oui,
00:26:56c'est un parent,
00:26:58louloute,
00:26:59c'est là,
00:26:59j'ai compris,
00:27:00non,
00:27:00il a foiré,
00:27:02il a dit,
00:27:03Ousmane,
00:27:03tu es foiré,
00:27:04tu es malien,
00:27:05il a dit,
00:27:06non,
00:27:06c'est toi le malien,
00:27:07grimpe,
00:27:08grimpe sur ton mur,
00:27:09laisse-moi,
00:27:09regarde,
00:27:14il faut faire des efforts,
00:27:16il m'a dit,
00:27:16tu comprends,
00:27:18il m'a dit,
00:27:18moi,
00:27:18tous les jours,
00:27:19je fais ma information pour devenir homosexuel,
00:27:26oui,
00:27:27je dis,
00:27:27toi,
00:27:28tu es intégré à fond,
00:27:29quoi,
00:27:33d'ailleurs,
00:27:35peut-être un jour,
00:27:36tu vas devenir ministre,
00:27:37quoi,
00:27:38vraiment,
00:27:38c'est incroyable,
00:27:40il m'a dit,
00:27:41tais-toi,
00:27:41il m'a dit,
00:27:42vous,
00:27:42les Africains,
00:27:43vous êtes homophobes,
00:27:46je ne dis pas tellement,
00:27:50il y a un peu,
00:27:51il y a un peu l'homophobie en Afrique,
00:27:54mais seulement dans l'espace public,
00:27:56c'est vrai,
00:27:57deux hommes qui vont s'embrasser dans les rues de Bamako,
00:28:02non,
00:28:03non,
00:28:04les gens vont frapper ça mal,
00:28:06mais si tu fermes ta porte de ta maison,
00:28:12après,
00:28:13tu fais comme tu veux,
00:28:14il m'a dit,
00:28:14oh,
00:28:15ce n'est pas suffisant,
00:28:17on doit pouvoir s'enculer dans la rue,
00:28:20à moi,
00:28:21oui,
00:28:21comme en Strasbourg,
00:28:24c'est la démocratie,
00:28:26c'est le progrès,
00:28:28oh,
00:28:30non,
00:28:30je dis,
00:28:31je ne préfère pas,
00:28:32et là,
00:28:32il m'a frappé,
00:28:33il a essayé,
00:28:34il m'a dit,
00:28:35homophobes africains,
00:28:36tais-toi,
00:28:37et là,
00:28:37il n'a pas eu le temps de frapper,
00:28:38qu'une boule de pétanque est arrivée dans son gronet d'Africain,
00:28:43je te dis,
00:28:44le gars est tombé raide,
00:28:47je te dis,
00:28:48Ousmane,
00:28:48tu vois ton intégration,
00:28:54et là,
00:28:55des blancs sont arrivés,
00:28:56des enfants,
00:28:57des jeunes,
00:28:58tous blancs,
00:28:59ils m'ont dit,
00:29:00pousse-toi,
00:29:00on est le black bloc,
00:29:05vous êtes black,
00:29:08et lui n'est pas black,
00:29:10oh là là,
00:29:10je ne comprends pas,
00:29:12ils ont fini,
00:29:13Ousmane,
00:29:14ils l'ont laissé pour mort,
00:29:15je te dis,
00:29:17c'est moi qui l'ai sauvé,
00:29:19oui,
00:29:20ils l'ont laissé,
00:29:20un tirailleur sénégalais,
00:29:22que j'ai récupéré,
00:29:24je l'ai ramené à la maison,
00:29:25et je l'ai sauvé,
00:29:27Ousmane,
00:29:27je dis,
00:29:27tu vois,
00:29:29tu n'es pas compétent,
00:29:30je lui ai,
00:29:31je lui ai retiré son déguisement,
00:29:33le cerès,
00:29:35je lui ai mis un bobo traditionnel,
00:29:36propre,
00:29:39et je l'ai renvoyé au Mali,
00:29:42non,
00:29:42maintenant,
00:29:43il est bien,
00:29:43il est heureux,
00:29:44il est heureux,
00:29:46il garde les chèvres,
00:29:47comme le faisait son grand-père,
00:29:49il est bien,
00:29:50quand il me voit,
00:29:51vraiment,
00:29:51il dit merci,
00:29:53j'étais perdu,
00:29:54quand j'étais CRS PD,
00:29:55à Paris,
00:29:59qu'est-ce que c'est que cette histoire,
00:30:01t'as entendu,
00:30:01Benjamin,
00:30:02t'as entendu,
00:30:04CRS PD,
00:30:05qu'est-ce que c'est que ça,
00:30:09filme-le,
00:30:09filme-le avec la caméra,
00:30:11qu'est-ce que vous avez dit,
00:30:12hein,
00:30:13oui,
00:30:14on peut poser des questions aux blessés,
00:30:15bonjour monsieur,
00:30:16bonjour,
00:30:17non,
00:30:17je suis Ruth Serfati,
00:30:24voilà,
00:30:25je suis journaliste indépendante,
00:30:31je peux poser une question,
00:30:33vous avez mal,
00:30:35filme-le,
00:30:35Benjamin,
00:30:36il a mal,
00:30:36oh là,
00:30:37qu'est-ce qu'il y a,
00:30:38tu as marché sur son oeil,
00:30:40ben oui,
00:30:40mais Mamadou,
00:30:41il faut faire attention aux yeux des gens,
00:30:42enfin,
00:30:43je veux dire,
00:30:43ben oui,
00:30:44mais,
00:30:45bon,
00:30:45ça va,
00:30:46déjà,
00:30:46il ne l'a pas mangé,
00:30:46juste une seule question,
00:30:50non,
00:30:50non,
00:30:50on n'est pas BFM,
00:30:51c'est vraiment sa fausse,
00:30:52hein,
00:30:55c'est dangereux de participer à des manifestations interdites,
00:31:02par la préfecture,
00:31:03on n'est pas limite là,
00:31:04on est,
00:31:05non,
00:31:05mais je veux dire,
00:31:06vous regrettez,
00:31:06vous regrettez,
00:31:07non,
00:31:09ah d'accord,
00:31:10vous,
00:31:11vous,
00:31:11vous,
00:31:11vous allez revenir,
00:31:13vous êtes prêts à perdre votre deuxième oeil,
00:31:17vous n'avez pas l'impression d'être manipulé par des casseurs antisémites homophobes,
00:31:20qui sont,
00:31:22merde,
00:31:22on est repéré,
00:31:23je rends l'antenne,
00:31:25c'était Ruth en direct des champs,
00:31:26à vous l'antenne,
00:31:28Nathanael,
00:31:38merci Ruth,
00:31:41sacrée Ruth,
00:31:42merci Ruth,
00:31:43soyez prudents,
00:31:46une Ruth qui prend tous les risques,
00:31:48une Ruth en Ruth,
00:31:50j'ai envie de dire,
00:31:51pour vous informer,
00:31:53téléspectateurs de BFM,
00:31:55une Ruth qui va traquer la bête immonde,
00:31:57jusque dans son terrier de ce mouvement des gilets jaunes antisémites,
00:32:01alors,
00:32:03et néonazis,
00:32:04tout à fait,
00:32:04alors,
00:32:05retour,
00:32:05retour,
00:32:06si vous voulez bien,
00:32:07sur le plateau de mensonges,
00:32:09manipulation,
00:32:10et bénéfices.
00:32:18Bonsoir,
00:32:19tout à l'heure,
00:32:20retour sur ce plateau,
00:32:22avec,
00:32:22comme chaque semaine,
00:32:23d'éminents spécialistes autour de cette table,
00:32:26à ma droite,
00:32:27ai-je besoin de la présenter,
00:32:29Sarah Elkrieff,
00:32:31bonsoir,
00:32:31Sarah,
00:32:33Sarah qui est docteur,
00:32:35vétérinaire,
00:32:36sociologue,
00:32:38paysagiste,
00:32:39vous êtes,
00:32:41également,
00:32:42chercheur au CNRS,
00:32:43Sarah,
00:32:44sur le comportement des mouletons,
00:32:46je crois,
00:32:47des pigeons,
00:32:47pardon,
00:32:48excusez-moi,
00:32:48je n'ai pas relu mes fiches,
00:32:50vous êtes,
00:32:51et on n'en parle jamais,
00:32:52Sarah,
00:32:53mais je vais le faire ce soir,
00:32:55parce qu'il y a chez vous cette élégance,
00:32:58cette humilité,
00:32:59si, si, Sarah,
00:33:00vous êtes également,
00:33:01prix Nobel 2016,
00:33:03voilà,
00:33:04voilà,
00:33:05voilà,
00:33:05de la,
00:33:05de la bonté,
00:33:07de la générosité,
00:33:09de la,
00:33:12de l'autre côté,
00:33:15de l'autre côté,
00:33:17Moïse,
00:33:17à nous,
00:33:18bonsoir Moïse,
00:33:21Moïse,
00:33:22on ne le présente plus Moïse,
00:33:23hein,
00:33:24Moïse,
00:33:25académicien,
00:33:26frère du célèbre Cyril,
00:33:28on ne va pas vous embêter ce soir,
00:33:29avec votre frère,
00:33:31vous êtes également,
00:33:33Moïse,
00:33:33et on n'en parle aussi jamais,
00:33:35très,
00:33:35très touché,
00:33:36concerné par le problème des autres,
00:33:38le problème,
00:33:39vous êtes président de cette association,
00:33:42et,
00:33:42mon ami,
00:33:43qui vient en,
00:33:45et on l'a ouïe,
00:33:46ah oui,
00:33:46pardon,
00:33:47l'intonation n'était pas juste,
00:33:49voilà,
00:33:49l'association,
00:33:50et on l'a ouïe,
00:33:53qui vient en aide,
00:33:55donc,
00:33:56auprès des mal logés,
00:33:57de formation,
00:33:58vous êtes philosophe en marketing international,
00:34:01hein,
00:34:01Moïse,
00:34:02vous êtes également,
00:34:03champion du monde de strip poker,
00:34:05j'ai pas tout mis,
00:34:06hein,
00:34:06Moïse,
00:34:07vous êtes,
00:34:08pour BFM,
00:34:09le spécialiste,
00:34:10des questions paranormales,
00:34:12parafiscales,
00:34:12voilà,
00:34:13et,
00:34:14et un auteur,
00:34:15surtout,
00:34:15à succès,
00:34:17là,
00:34:17on peut dire,
00:34:18de best seller,
00:34:19dont le fameux,
00:34:20tirons-nous avant que ça se voit,
00:34:22oh,
00:34:22un ouvrage,
00:34:23alors,
00:34:24vraiment,
00:34:25un ouvrage exceptionnel,
00:34:29un ouvrage exceptionnel,
00:34:33préfacé par Yann Moix,
00:34:34déjà,
00:34:35ah,
00:34:35ouais,
00:34:35voilà,
00:34:36votre nouvelle femme de ménage,
00:34:38alors,
00:34:39si vous le permettez,
00:34:42on va commencer par Moïse,
00:34:43je sais qu'il a un rendez-vous,
00:34:44à l'Élysée,
00:34:45je crois,
00:34:46à l'ambassade,
00:34:47si vous voulez,
00:34:47alors,
00:34:48moi,
00:34:48je voudrais,
00:34:49pas très bien de quoi vous parlez,
00:34:50je voudrais simplement,
00:34:51vous poser une seule question,
00:34:54Moïse,
00:34:55alors,
00:34:5728 samedis de mobilisation de ce mouvement des gilets jaunes,
00:35:00alors,
00:35:00un mouvement,
00:35:02qui s'essouffle,
00:35:03certes,
00:35:04voilà,
00:35:05depuis le départ,
00:35:06c'est vrai que,
00:35:07non,
00:35:07non,
00:35:07Moïse a raison,
00:35:08voilà,
00:35:09avant d'avoir commencé,
00:35:11non,
00:35:11mais je veux dire,
00:35:12là,
00:35:12j'ai simplement les chiffres,
00:35:13Moïse,
00:35:13voilà,
00:35:13c'est pour ça que je disais ça,
00:35:15donc,
00:35:16vraiment,
00:35:16ministère de l'intérieur,
00:35:17c'est les chiffres officiels,
00:35:18donc,
00:35:19BFM,
00:35:20Coca-Cola,
00:35:20et donc,
00:35:21on a,
00:35:23je les découvre avec vous,
00:35:24donc là,
00:35:25donc,
00:35:26pour ce week-end,
00:35:27vous mangez les gilets jaunes,
00:35:27donc,
00:35:27on a 18 personnes à Paris,
00:35:31et 13 dans toute la France,
00:35:32donc,
00:35:33voilà,
00:35:34donc,
00:35:34là,
00:35:36c'est vrai,
00:35:38donc,
00:35:39doit-on pour autant baisser notre vigilance,
00:35:42à votre avis,
00:35:44Moïse,
00:35:45par rapport à ce que certains appellent déjà,
00:35:47le nouvel holocauste jaune,
00:35:50quand même,
00:35:54non,
00:35:54l'expression,
00:35:55elle est bonne,
00:35:56non,
00:35:57l'expression,
00:36:00l'expression,
00:36:03c'est une bonne expression,
00:36:06le gilet jaune,
00:36:07tu veux que je...
00:36:08le gilet jaune,
00:36:09le gilet jaune,
00:36:10c'est la haine,
00:36:11c'est la haine de l'autre,
00:36:13c'est la haine de l'humanité,
00:36:15la haine de ce qui est beau,
00:36:17de ce qui est élégant,
00:36:18de ce qui est raffiné,
00:36:19tu sais,
00:36:21celui que,
00:36:21écoute-moi,
00:36:23celui qui enfile un gilet jaune,
00:36:25il tuera demain,
00:36:27c'est comme...
00:36:27Nathanael,
00:36:28c'est comme ça,
00:36:28c'est dans sa nature,
00:36:29c'est un assassin,
00:36:30voilà,
00:36:31il tuera,
00:36:32il déportera des gens,
00:36:33il volera des tableaux,
00:36:34il lit comme ça,
00:36:35tu sais,
00:36:36Nathanael,
00:36:36écoute-moi,
00:36:38si tu veux comprendre les gilets jaunes,
00:36:40tu dois remonter dans la mythomanie,
00:36:43en ce qui est,
00:36:44mythologie,
00:36:45c'est pareil,
00:36:45c'est-à-dire,
00:36:50c'est-à-dire,
00:36:51non,
00:36:51c'est celui qui amène la poisse à mer dans la société,
00:36:54c'est ça,
00:36:55le gilet jaune,
00:36:56moi,
00:36:57je le connais,
00:36:57les gilets jaunes,
00:36:58tu l'as dit,
00:36:59moi,
00:36:59je suis dans l'humanitaire,
00:37:00tu le sais bien,
00:37:01bon,
00:37:01je suis dans l'immobilier,
00:37:02moi,
00:37:02ce que je veux dire,
00:37:04écoute-moi,
00:37:05écoute-moi,
00:37:07le gilet jaune,
00:37:08c'est un SDF qui est jaloux,
00:37:10c'est tout,
00:37:11c'est tout,
00:37:13c'est un mec,
00:37:13il se rêve propriétaire,
00:37:15il est avec ses copains,
00:37:18tu vois,
00:37:18il se dit,
00:37:19je suis né sur la terre,
00:37:20j'ai le droit à un endroit où vivre,
00:37:22il est malade,
00:37:25si tu lui dis,
00:37:27écoute,
00:37:27gilet jaune,
00:37:27viens ici,
00:37:28gilet jaune,
00:37:30mon ami,
00:37:32viens,
00:37:32fils de feu,
00:37:32écoute-moi,
00:37:35écoute-moi,
00:37:36écoute-moi,
00:37:37gilet jaune,
00:37:38Dieu,
00:37:38il a donné la terre à des gens,
00:37:41il y a 4000 ans,
00:37:42c'est signé devant notaire,
00:37:43c'est cadastré,
00:37:43la question,
00:37:44il n'y a pas de question,
00:37:46toi,
00:37:46tu es un gilet jaune,
00:37:48ça veut dire,
00:37:48tu payes ton noyer,
00:37:49tu fermes ta bouche,
00:37:50c'est tout,
00:37:50mais tu sais,
00:37:51Nathanaël,
00:37:52il faut arrêter de parler,
00:37:52les gilets jaunes,
00:37:53ce qu'il faut parler,
00:37:54c'est les CRF,
00:37:56les CRF,
00:38:00des justes,
00:38:01parmi les justes,
00:38:02devant les terres,
00:38:03le CRF,
00:38:04quelqu'un qui va mettre sa vie en danger,
00:38:06pour protéger de nos propriétés,
00:38:08les droits de l'homme,
00:38:09tu te rends compte,
00:38:10tu te rends compte,
00:38:22moi je dis,
00:38:23tu sais,
00:38:24il faut leur donner quelque chose,
00:38:26les CRF,
00:38:26il faut leur donner accès à leurs croquettes,
00:38:29à leurs requêtes,
00:38:29pardon,
00:38:32c'est des gens,
00:38:33même,
00:38:34il faut partager ce pays,
00:38:35il faut leur donner des primes,
00:38:37tu leur fais un crédit 5%,
00:38:38un petit appart adreux,
00:38:40c'est rien,
00:38:40je sais pas,
00:38:41tu sais,
00:38:41non,
00:38:42écoute-moi,
00:38:43ta bouche,
00:38:43ferme-la,
00:38:44écoute-moi,
00:38:45Sarah,
00:38:45il faut donner des primes au CRF,
00:38:47la solution elle est là,
00:38:49mais pourquoi pas,
00:38:55pourquoi pas donner des primes,
00:38:58effectivement,
00:39:01au CRF,
00:39:03je suis pas opposé à ce genre de choses,
00:39:06moi j'aimerais un petit peu élever le débat,
00:39:11ce soir,
00:39:15ce soir,
00:39:17je m'écroulerai en tant que femme
00:39:26et en tant que spécialiste du bonhomme des Gilets jaunes,
00:39:33excusez-moi,
00:39:34j'ai été opéré ce matin dedans,
00:39:37il y a des séries à foire,
00:39:39bon,
00:39:39qui sont
00:39:41je sais à sa chône,
00:39:45je sais à sa chône,
00:39:47je sais à sa chône,
00:39:48est un pervers narcissique,
00:39:54évidemment paranoïaque,
00:39:57évidemment complotiste,
00:40:03la haine,
00:40:05donc,
00:40:06je sais à sa chône,
00:40:08c'est une haine polyforme,
00:40:14multidirectionnelle,
00:40:16imprévisible,
00:40:18c'est-à-dire,
00:40:19je te haïs,
00:40:20je te haïs,
00:40:20hop,
00:40:20je te haïs par derrière,
00:40:21devenez connu,
00:40:24le Gisela jaune est homophobe,
00:40:27il suffit d'écouter les slogans,
00:40:30un tross,
00:40:32qu'on entend,
00:40:33dans une récession,
00:40:35je te haïs,
00:40:35je te haïs,
00:40:36je te haïs,
00:40:37je te haïs,
00:40:38je te haïs,
00:40:38je te haïs,
00:40:39je te haïs,
00:40:40je te haïs,
00:40:42je te haïs,
00:40:43je te haïs,
00:40:43je te haïs,
00:40:43je te haïs,
00:40:44je te haïs,
00:40:44je te haïs,
00:40:44je te haïs,
00:40:51je te haïs,
00:40:54je te haïs,
00:40:57je te haïs,
00:41:01réexprimer en opposition.
00:41:04Voilà, il est anti.
00:41:07C'est comme, alors, anti-franc-maçon, voilà.
00:41:11Anti-yay, anti-tache.
00:41:14Et surtout, on va le dire ce soir,
00:41:18il est anti-synétal.
00:41:21Voilà.
00:41:22On va parler ou pas ce soir ?
00:41:25Le mouvement des états jaunes est un mouvement anti-synétal.
00:41:31Et je le répéterai trois fois.
00:41:34Ils sont anti-synétal.
00:41:38Les chemises brunes des années 30 sont devenues des états jaunes.
00:41:43Voilà la vérité que personne ne veut entendre.
00:41:47Moi, je me suis intéressé à ce mouvement.
00:41:50Je veux dire en tant que socialiste, bien sûr.
00:41:53Je suis allé sur les champs de l'Élysée.
00:41:56Bon, j'y habite.
00:41:57Non, voilà.
00:41:59Je suis descendu de chez moi.
00:42:02Et j'ai essayé de discuter des états jaunes.
00:42:08Je me suis dit, pourquoi vous faites ça ?
00:42:10Et franchement, ils étaient cent mille.
00:42:12J'étais tout seul.
00:42:14Ils descendaient les champs, je n'ai pas eu peur.
00:42:16Je les ai regardés comme ça.
00:42:18Qu'est-ce que vous foutez, j'ai des états jaunes ?
00:42:22Et il y en a un qui a dit, mais c'est qui cette cône ?
00:42:28Je dis, cette cône, elle habite là, j'ai des états jaunes.
00:42:32Qu'est-ce que vous foutez là ?
00:42:33Retourne en banlieue.
00:42:36Et il m'a regardé.
00:42:37Il m'a dit, madame, on veut juste récupérer notre pouvoir d'achat.
00:42:49Mais vous n'en avez jamais eu.
00:42:54J'étais en survie depuis toujours.
00:42:57Qu'est-ce que c'est ce petit soir à pouvoir d'achat ?
00:43:00Foutez le camp, j'ai des états jaunes.
00:43:02J'ai regardé tous les reportages du mouvement 000 000 000.
00:43:08Ce petit vieux qui mange ses chaussures à la télé, c'est normal.
00:43:13C'est dégueulasse.
00:43:15On mange pas ses chaussures à la télé ?
00:43:19Toujours les téléphones à se plaindre.
00:43:21C'est trop cher.
00:43:23On a souffert.
00:43:26Non, mais c'est le déjeuner, on n'avait pas de peur.
00:43:34Quand on souffre, mais c'est le déjeuner, on se tait.
00:43:41Suction de dignité.
00:43:49Excusez-moi, je suis à fleurs dedans.
00:43:53Pour tout d'abord, le devoir de mémoire.
00:43:57Je tiens simplement à préciser, tout à fait, il faut effectivement donner des primes aux CRS.
00:44:07Donnez-leur un milliard, qu'ils nous protègent.
00:44:12Bon, les primes, oui, j'ai entendu.
00:44:15Les primes pour les CRS, pourquoi pas ?
00:44:20Non, non, mais j'ai entendu, vous savez, voilà, moi, je suis CRS, je connais la maison.
00:44:30Vous savez, le CRS, le CRS, il n'est pas compliqué, le CRS.
00:44:36Le CRS, il n'est pas compliqué.
00:44:47Non, non, mais c'est vrai, parce que les gens, ils disent, le CRS, c'est pas compliqué.
00:44:51Le CRS, c'est quoi ?
00:44:56Le CRS, c'est les coins-coins des canards et des politiques.
00:45:00Nous, il n'est pas compliqué.
00:45:01Mais les politiques, voilà, il faut n'importe quoi, il faut dire les choses.
00:45:06Moi, j'ai des copains, bien sûr.
00:45:08Les politiques, il y a 25 ans, ils commençaient déjà à casser les couilles.
00:45:12Ils ont fait venir des Africains dans notre escadron.
00:45:14Ça ne demande...
00:45:15Ouais, les Antillais, pardon, j'ai lu.
00:45:17C'est pareil, on ne va pas faire de géographie.
00:45:20Après, non, mais écoute, après, ils ont fait venir des femmes.
00:45:23Alors, dans la CRS, je suis pour la parité, mais pas chez nous.
00:45:31Moi, j'ai une collègue, elle, ça mentirait, elle fait, écoute, je n'ai pas...
00:45:35Elle fait 40 kilos, tout équipé.
00:45:40Quand tu charges, nous, on ne peut pas protéger tout le monde.
00:45:43Il faut être logique.
00:45:44Donc voilà, tu lui donnes un scooter, un toki, qu'elle a y acheté les clubs.
00:45:49Non, c'est pas méchant, mais tout ça, encore, on aurait pu s'habituer.
00:45:53Je sais, mais là, ça devient compliqué.
00:45:55Le chef d'escadron, vous êtes au courant ?
00:45:58Voilà, voilà, il est trans, ce genre.
00:46:08Ça va trop vite.
00:46:10C'est...
00:46:13Nous, on n'est pas compliqués.
00:46:15Mais là, ça devient compliqué.
00:46:17Parce que, le matin, rien qu'on salue comme ça, on ne peut pas.
00:46:20On n'arrive pas, hein.
00:46:22L'autre, avec ses nichons, son rouge à lèvres et sa moustache, elle dit, merde.
00:46:27Ah, il y a la chaîne, là, on est où, là ?
00:46:29En plus, moi, il se trouve que je le connais, hein.
00:46:33Je le connais, Éric.
00:46:35Érica, ouais, il faut l'appeler Érica.
00:46:37Elle a une chair rugbyman à tant de 2,5 mètres.
00:46:40Oh, ça ne sera jamais une femme.
00:46:42Même en me touchant à la structure.
00:46:43Attends, c'est des trucs...
00:46:45Mais non, je vais te dire, non, Jean-Luc, laisse.
00:46:49Qu'est-ce qui s'est passé pour gravir les échelons de la CRS ?
00:46:53Voilà !
00:46:54Il a accepté d'avoir des relations sexuelles avec la hiérarchie.
00:46:57Oh, pour ce matin, hein.
00:46:59La CRS, c'est comme le show business.
00:47:02Passer les 4 étoiles, c'est la fête à la rondelle.
00:47:04J'ai recé.
00:47:074 barrettes, si tu veux.
00:47:08Nous, au CRS, de base, on le dit, hein.
00:47:11On dit à l'état-major, il mâche le chou de l'homme avec le cul.
00:47:15C'est peut-être un peu vulgaire, je vous l'accorde.
00:47:18Mais c'est pour vous donner l'état d'esprit CRS.
00:47:21C'est ça que j'essaye de dire.
00:47:23Mais non, c'est...
00:47:25Moi, je l'ai vu, le point de bascule, avec Éric, en plus.
00:47:28Parce qu'on est du même âge.
00:47:30Donc, il y a un jour, on était...
00:47:32J'ai dit, putain, tu ne rentres plus, là.
00:47:33Ça ne conduit pas, là.
00:47:35Éric, merde !
00:47:36Puis il m'a dit, c'est vrai, je n'ai plus la pêche.
00:47:38Je n'ai plus la niaque.
00:47:40Puis je le voyais dans les douches, tu sais, avec sa matraque, à faire le cog, là.
00:47:46Je lui dis, qui tu fais, la matraque, Éric ?
00:47:49Puis il m'a dit, je ne sais pas.
00:47:56Comment ça, tu ne sais pas ?
00:47:58Il m'a dit, putain, j'ai envie de me la foutre dans le cul.
00:48:05J'ai dit, c'est le matériel de l'État, de quoi tu parles.
00:48:10C'est la République, là-haut.
00:48:13Il me dit, écoute, Pierrot, je me sens femme.
00:48:17C'est quoi cette histoire de femme, Éric ?
00:48:19Qu'est-ce qui t'arrive ?
00:48:21Oh, qui t'a mis ça dans le crâne ?
00:48:23C'est le général ?
00:48:24Le préfet ?
00:48:25Le président ?
00:48:29Balance ton porc, Éric.
00:48:32Parce que, on parle, dans la police, il devient de tous taré avec la pression,
00:48:36mais on ne parle pas, dans la CRS, de tous ces femmes.
00:48:41Parce que le problème de transformisme, ça nous touche, et tous les jours.
00:48:44Et attends, le pompon, je termine, j'allume.
00:48:46Le pompon, il s'est fait, il est transformé, il est devenu une femme.
00:48:51Ok.
00:48:52Opération, terminé.
00:48:54Et maintenant qu'il est femme, il est devenu lesbienne.
00:48:59Donc, à quoi ça sert, en fait ?
00:49:02Qu'est-ce qui se passe ici ?
00:49:05Qu'est-ce que c'est que ce pays, putain ?
00:49:08Je vais le battre !
00:49:10Ah, putain !
00:49:12Qu'est-ce qu'il se passe ici ?
00:49:16Qu'est-ce que c'est que ce pays ?
00:49:20Où tout le monde fait que si, non, non, c'est pas normal.
00:49:27Qu'est-ce qu'on a foutu ?
00:49:30J'ai vu le bas !
00:49:31Qu'est-ce qu'on est devenu ?
00:49:34Tout le monde fait que si, non, non, c'est pas normal.
00:49:42Alors, la normalité, tu diras, est toute relative.
00:49:48C'est vrai, c'est vrai, mais là, à se laisser entraîner tous ensemble, dans un genre de folie collective.
00:49:58Qu'est-ce qu'il se passe ici ?
00:50:02Qu'est-ce que ce pays, où tout le monde fait que si, non, non, c'est pas normal.
00:50:12Putain !
00:50:13Qu'est-ce qu'on a foutu ?
00:50:16C'est vrai !
00:50:17Qu'est-ce qu'on a fait que si, non, non, c'est pas normal.
00:50:27Écoutez, père et mère sont devenus des gros mots.
00:50:33Faire rire est aujourd'hui un délit.
00:50:36On te dit quoi penser, quoi me fait, qui prie ?
00:50:40Non, non, c'est pas normal.
00:50:43Oui, la normalité, tu diras, est toute relative.
00:50:50C'est vrai, c'est vrai, elle l'a à se laisser entraîner tous ensemble, dans un genre de folie
00:50:58collective.
00:50:59Qu'est-ce qu'il se passe ici ?
00:51:03Qu'est-ce que ce pays, où tout le monde fait que si, non, non, c'est pas normal.
00:51:14Putain !
00:51:14Non, mais quand tu réfléchis, qu'est-ce qu'on a foutu ?
00:51:17Putain !
00:51:19Qu'est-ce qu'on est devenu ?
00:51:21Ah ah, tout le monde fait que si, non, non, c'est pas normal.
00:51:29Ah ma fille, qu'est-ce que tu fais là ?
00:51:30Qu'est-ce que ce pays, où tout le monde fait que si, non, non, c'est pas normal.
00:51:44Mais je suis d'accord, ma chérie, je suis d'accord avec toi.
00:51:46Qu'est-ce qu'il se passe ici ?
00:51:47Qu'est-ce qu'on a foutu ?
00:51:50Qu'est-ce qu'il se passe ici ?
00:51:52Qu'est-ce qu'on est devenu ?
00:51:54Qu'est-ce qu'il se passe ici ?
00:51:55Tout le monde fait que si, non, non, c'est pas normal.
00:52:03C'est pas normal.
00:52:11Non, mais c'est pas normal ce qu'il se passe.
00:52:14C'est pas normal.
00:52:16Mais bon, en même temps, qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
00:52:19Pas de panique.
00:52:21Il est fort probable que l'épopée humaine ne soit qu'une triste fanfaronnade,
00:52:26qu'un paix foireuse dans l'histoire de l'univers.
00:52:29Non, mais c'est vrai, quand tu réfléchis, qu'est-ce qui va rester de l'histoire de l'homme
00:52:34?
00:52:37Une chanson de Patrick Bruel ?
00:52:40Pour couronner le grand malentendu de toute cette terre de...
00:52:44Non, non, non.
00:52:45Mais bon, pour échapper à ce naufrage inéluctable,
00:52:48moi je vous propose d'embarquer ce soir dans la chaloupe de l'imaginaire.
00:52:57Laissez-vous emporter par cette mélodie enchanteresse.
00:53:01Et puisqu'il n'y a pas de solution à la connerie ambiante,
00:53:05nous allons nous inventer ce soir un espoir.
00:53:09Hein ?
00:53:10Bon, après, pour ceux qui sont pressés, il y a de l'alcool, la drogue,
00:53:13les coutons céramiques, il y a tout un tas de raccourcis.
00:53:21L'espoir, il existe, je veux dire, c'est inévident.
00:53:24Et je pense qu'il est constituant.
00:53:30Alors, moi, voilà, moi, c'est Etienne Poir.
00:53:34Voilà, Poir comme le fruit.
00:53:39Moi, j'ai pas peur.
00:53:40Moi, franchement, j'ai pas peur de dire ce que je pense.
00:53:44Non, non, je suis pas ma matoussaco, je suis pas chalençon.
00:53:48Non, non, j'ai pas de couche.
00:53:50Je veux dire...
00:53:51Alors, les chambres à gaz ont existé.
00:53:54Ça, on m'a demandé de le dire.
00:53:58Mais je veux dire...
00:54:01Oh là, oh là, oh là, oh là là !
00:54:05Je veux dire, la solution, on a aujourd'hui...
00:54:11La technologie.
00:54:12Donc, pourquoi, pourquoi...
00:54:15La solution est là, c'est le fric.
00:54:17Le rick, pardon, excusez-moi.
00:54:18C'est le trac, j'ai un truc.
00:54:22Ni, ni, ni, ni, ni, ni, ni que les pauvres, voilà.
00:54:25Alors, le...
00:54:27Je veux dire, je veux dire, quand t'es au RSA,
00:54:32t'as que dalle, on peut plus, on peut...
00:54:36Je veux dire...
00:54:39Je veux dire...
00:54:40Je sais pas si j'ai été clair, mais je veux dire...
00:54:45La solution, elle est là !
00:54:48Quand tu crèves, il faut un cric.
00:54:50Quand t'as un, t'as un rick.
00:54:51Moi, je veux dire...
00:54:53Moi, là, il y a un homme politique en face de moi.
00:54:55Aujourd'hui...
00:54:55Non !
00:54:56Non !
00:55:00On n'a pas à discuter avec vous.
00:55:04Moi, ce que je veux...
00:55:04Non, non.
00:55:05Ce que je veux dire, c'est nous qui choisissons le...
00:55:07Non !
00:55:08On ne veut plus parler avec vous !
00:55:13Ils sont vraiment étonnants, ces gilets jaunes.
00:55:15C'est un porte-parole, c'est qu'il est extraordinaire.
00:55:19Alors, moi, je tiens déjà, si vous le permettez,
00:55:22à respecter les règles de ce débat, monsieur.
00:55:24Si vous le permettez.
00:55:27Donc, c'est mon temps de parole, vous me le confirmez.
00:55:30Alors, je le prends.
00:55:32Monsieur le gilet jaune...
00:55:33Non, non, s'il vous plaît.
00:55:35...
00:55:41Soyons sérieux une minute.
00:55:45Alors...
00:55:46Monsieur le gilet jaune,
00:55:48vous ne voulez pas parler avec moi.
00:55:50C'est regrettable.
00:55:51Dans une démocratie...
00:55:52Sachez-le, monsieur.
00:55:53Le débat, il est inévitant.
00:55:54Il est structurant de cette démonstration.
00:55:58Moi, je veux bien parler avec vous, voyez-vous,
00:56:01même si, on l'a entendu, vos positions sur les chambres à gaz, par exemple,
00:56:05mais non, non, non, s'il vous plaît, vous serez condamnés pour ce que vous venez de dire, monsieur.
00:56:09Je connais déjà le magistrat en charge de votre dossier, je peux vous le dire.
00:56:13Nous sommes dans la même loge.
00:56:15Alors, moi, je voudrais simplement...
00:56:17Alors, je voudrais simplement...
00:56:19Écoutez-moi.
00:56:22Un peu de dignité, s'il vous plaît, un peu de vérité, voilà, un peu de respect pour les gens
00:56:25qui nous écoutent.
00:56:26J'aimerais simplement dire une chose, monsieur.
00:56:29Moi, je veux bien qu'on parle du rick, du trac, du rick, des brocantes,
00:56:33mais à un moment donné, il faut parler des choses réelles.
00:56:37Vous savez, moi, j'ai envie de parler, de m'adresser, non pas à vous, mais à ces gilets jaunes,
00:56:41sincères dans leur démarche, qui vont se déplacer encore samedi prochain.
00:56:45J'ai envie de leur dire stop, stop à ces samedis de la haine.
00:56:49Stop à ces samedis de la violence.
00:56:53Alors, vous savez, j'étais avec notre président, Emmanuel Macron, excellent président s'il en est.
00:57:00Nous étions ensemble, en plein cœur de Paris, lorsque Notre-Dame, vous n'avez pas oublié cet événement,
00:57:06s'est embrasée sous nos yeux.
00:57:09Notre-Dame, devrais-je dire, d'ailleurs, notre parent d'eux.
00:57:12Soyons modernes, non, non, soyons justes, voilà.
00:57:15Aujourd'hui, il n'y a plus de dames, il n'y a plus d'hommes, plus de chats, plus
00:57:19de souris.
00:57:20Vous savez, voilà, j'étais avec Emmanuel Macron ce jour-là.
00:57:27J'étais à côté de lui, Notre-Dame brûlait.
00:57:31Et cet incendie, accidentel d'ailleurs, je le précise également.
00:57:35L'enquête est en cours, mais elle va le démontrer.
00:57:39Je connais l'enquêteur, voilà.
00:57:43C'est un frère de loge.
00:57:44Vous savez, laissez-moi parler.
00:57:47Notre-Dame brûlait.
00:57:48C'est l'épine dorsale de notre pays, de notre civilisation, qui partait en fumée ce jour-là.
00:57:55Vous savez, monsieur le gilet jaune, j'aurais aimé ce jour-là.
00:57:59Alors, c'est peut-être un peu naïf de ma part, mais j'aurais aimé, vous savez, que nous laissions
00:58:04nos querelles politiciennes de côté.
00:58:05Le temps du recueillement.
00:58:06Vous voyez, regardez, voilà.
00:58:08Vous savez ce qui vous manque à vous, les gilets jaunes ?
00:58:10Mais je vais vous le dire.
00:58:12Non, monsieur, non.
00:58:15C'est un peu d'amour.
00:58:17Un peu de respect.
00:58:19Un peu d'altruisme.
00:58:21Vous savez, j'étais à côté d'Emmanuel Macron le jour où Notre-Dame brûlait.
00:58:25J'étais derrière lui.
00:58:26Oh, ça va, ça va.
00:58:29Il y avait le reflet des flammes dans son regard.
00:58:32Ce sont des choses qu'on n'oublie pas.
00:58:35Il regardait cet incendie, vous savez, et il m'a regardé.
00:58:39Il m'a dit, allons sur le plateau du LCI.
00:58:46Il avait rendez-vous avec l'histoire.
00:58:48Nous sommes arrivés dans les studios du LCI, je ne l'oublierai jamais.
00:58:51Vous savez, il a regardé la caméra, comme ça, droit dans les yeux.
00:58:55On lui a dit, non, c'est celle-là.
00:58:57Non, en réalité, il était devant le climatiseur.
00:59:00Ce qu'il n'avait pas de...
00:59:00Voilà, voilà, ce qui peut arriver.
00:59:04Il a regardé, là, la caméra.
00:59:07Et vous savez, il n'avait pas préparé, il n'avait pas de texte, il n'en avait pas besoin.
00:59:11Il a regardé les Français.
00:59:13Il leur a dit, rassemblons-nous.
00:59:18Parce que c'est notre projet !
00:59:31Exceptionnel moment de virilité qui nous rappelle les heures glorieuses de notre pays, de Versa, j'étais avec Saint-Napoléon.
00:59:40Alors, vous savez, nous aurions aimé ce jour-là que votre mouvement, celui des Gilets jaunes, se rassemble, nous suive.
00:59:49Non, ça n'a pas été le cas.
00:59:51Seuls deux milliardaires, oui, ont répondu présents à la reconstruction de Notre-Dame.
00:59:58Et ça, je trouve que...
00:59:59Mais, monsieur, ça n'est pas seulement une question.
01:00:02Mais, monsieur, j'ai compris.
01:00:04Oui, vous avez faim, vous avez froid.
01:00:05Vous n'arrivez plus à vivre décemment dans votre pays, la France.
01:00:08Je connais votre discours mieux que vous-même.
01:00:11Eh bien, moi, en tant que politique, non, je vous réponds.
01:00:13La porte est grande ouverte, monsieur.
01:00:16Prenez votre Gilet jaune, samedi prochain, allez en Érythrée, en Irak ou en Libye, nous racontez comment ça se passe.
01:00:22Non, monsieur, non, non, ça suffit.
01:00:25Votre statut d'affamé n'a pas à nous couper l'appétit.
01:00:28À un moment donné, ça suffit.
01:00:32Il va falloir qu'on dise les choses.
01:00:35Moi, je voudrais simplement, pour finir, m'adresser à ces Gilets jaunes encore conscients.
01:00:40Et vous dire, prenez exemple, sur ces deux milliardaires, oui, oui, oui, qui ont honnêtement gagné, non, honnêtement gagné leur
01:00:49fortune, s'il vous plaît.
01:00:50Je suis ministre du budget, je connais mes dossiers.
01:00:53On leur doit de l'argent.
01:00:54Vous savez, ces deux hommes exceptionnels, hors du temps, ont participé à la reconstruction de ce pays de Notre-Dame.
01:01:06Ils ont sauvé, et j'en terminerai là, l'âme de notre pays.
01:01:10Coupé, coupé.
01:01:11C'était fatiguant.
01:01:12Ah, c'est du direct, là, ben dites-moi.
01:01:32Mes frères,
01:01:34C'est mes sœurs.
01:01:41Comment pouvions-nous tous imaginer que ce grand débatte lancé autour de ce mouvement de jeunesse,
01:01:59à l'aide, débouchère, sur une grande réflexion autour de l'âme de la France ?
01:02:10Une âme qui aurait été sauvée !
01:02:18Nous se dit-on par deux que ce milliardaire, oui, Notre-Dame, a brûlé,
01:02:23et ce, malgré un système anti-incendie en parfaite état de fonctionnement.
01:02:32Notre-Dame a brûlé,
01:02:37mais celui qui a inspiré cette haute œuvre,
01:02:47cette haute œuvre monumentale,
01:02:50« Lui est bien vivant,
01:02:54il est éternellement vivant en chacun d'entre nous ».
01:02:59Alors, mesdames et messieurs,
01:03:04et si finalement,
01:03:06l'incendie de Notre-Dame,
01:03:10eh bien, annonce la résurrection,
01:03:13de son inspiration,
01:03:15dans le cœur de chacun d'entre nous,
01:03:18et si finalement,
01:03:21ce mouvement,
01:03:23je dis,
01:03:23je l'ai,
01:03:23c'est honnête,
01:03:26devenait notre nouvelle cathédrale,
01:03:30une cathédrale à ciel ouvert,
01:03:32un espace de transcendance,
01:03:35à la gloire du vivant et de l'éternel,
01:03:37Notre-Dame,
01:03:38sur les bras de son monsieur,
01:03:39monsieur, monsieur, monsieur.
01:03:42Bon, d'accord.
01:03:43Pourquoi pas ?
01:03:44Avant de devenir complètement taré,
01:03:48Plutôt que de combattre la folie des hommes,
01:03:51Plutôt que de résister à l'aliénation générale,
01:03:54qui nous aspire d'un siphon au fond d'un chiotte,
01:03:57pourquoi ne pas entraîner cette énergie de l'époque,
01:04:02après ce confinement,
01:04:03sur le terrain de la béatitude,
01:04:06devenons fous de joie,
01:04:09fous d'amour.
01:04:10Enfin, je pense que c'est tout ce qui va nous rester,
01:04:13mes amis.
01:04:13Aussi, moi,
01:04:14l'istrayant,
01:04:15j'ai décidé ce soir,
01:04:16pour conclure ce spectacle,
01:04:18d'interpréter l'âme de ce mouvement des Gilets jaunes.
01:04:22Comme le suggère, d'ailleurs,
01:04:24mon affiche,
01:04:25mon dernier personnage
01:04:27sera donc Jésus,
01:04:29porte-parole du mouvement des Gilets jaunes.
01:04:32Là, j'ai décidé de taper fort.
01:04:37Mais,
01:04:38ça demande un peu de...
01:04:48C'est un peu de...
01:04:55C'est un peu de...
01:04:59C'est un peu de...
01:05:03C'est un peu...
01:05:20Voilà, voilà, qu'est-ce qu'il y a ?
01:05:23Mon silence vous dérange, peut-être.
01:05:27Pourtant, ce silence est plein d'amour, plein de compassion.
01:05:33Faites le silence en vous, et vous me trouverez là.
01:05:39La voix est un peu théâtrale, j'ai réfléchi avant d'opter pour cette voix.
01:05:45Au début, je voulais le faire avec l'accent du Québec, mais ça n'allait pas.
01:05:50Non, non, je me faisais rire devant la glace, c'était pas l'objectif.
01:05:53Ah, qu'est-ce que ça ? Je peux pas te le faire comme ça, Jésus, là-dessus.
01:05:58Jésus, non, s'arrête.
01:06:01Non pas que l'accent soit ridicule, c'est pas ça, mais il ne t'amène pas...
01:06:07Jésus, non, s'arrête dans le grand monde canadien, là.
01:06:11Non, le bâtiment...
01:06:16Jésus, en amaraque, sa peau de m'a dit, mon sang, qu'est-ce que ça ?
01:06:22Ça n'allait pas.
01:06:25Après, je me suis dit, fais-le avec l'accentier, c'est mieux.
01:06:28Non, mais ça donnerait une dimension, toi.
01:06:30Je me suis dit, attends, pourquoi pas ?
01:06:31Ah, voilà.
01:06:34Non, c'est Jésus.
01:06:36Non, c'est Jésus.
01:06:40Jésus de Nazareth.
01:06:45Nazareth, là.
01:06:48Pourquoi pas ?
01:06:49Non, c'est Jésus.
01:06:51Aimez-vous les uns les autres.
01:06:53Écoute.
01:06:54Aimez-vous les uns les autres.
01:06:56Eh, Timane.
01:06:59Aimez-vous.
01:07:02Aimez-vous, faussez-les.
01:07:07Faites là où j'étais.
01:07:10Non.
01:07:11Non.
01:07:13Non.
01:07:14Non.
01:07:15T'as vu, même toi, t'es antillais.
01:07:16Non, non, ça ne va pas.
01:07:19Donc, mon Jésus, eh bien, il s'exprimera comme ça.
01:07:25Je suis Jésus de Nazareth.
01:07:27Bon, j'aurais pu être de Mante la Jolie, hein, ou de Ponto Combo.
01:07:33Oui, mais je ne le suis pas.
01:07:35Je suis Jésus et je n'ai rien à voir avec les sectes qui parlent aujourd'hui en mon nom.
01:07:43Non.
01:07:43Moi, je suis éternellement vivant en chacun d'entre vous.
01:07:48D'ailleurs, si vous avez une question à me poser, c'est le moment.
01:07:51Oh, il n'y en aura pas.
01:07:54Chaque soir, je demandais cette question et il n'y avait aucune question.
01:07:59Tout part en couilles dans votre monde et vous...
01:08:03Non, vous n'avez pas de question.
01:08:07C'est ça qui est étonnant.
01:08:09Vous collaborez par votre renoncement.
01:08:11Vous êtes des marionnettes serviles, des pinocchios pantouflards du temple des marchands.
01:08:18Oh, moi, je ne vous en veux pas.
01:08:20Moi, je ne vous juge pas.
01:08:22Moi, je vous ai pardonné lorsque vous m'avez crucifié.
01:08:27Je ne peux pas faire beaucoup plus que ça.
01:08:31Vous n'avez pas montré ce jour-là ce que c'était que d'être un homme libre en mourant
01:08:35sur cette croix ?
01:08:36Non, non, vous avez préféré votre carte au champ.
01:08:40Le clair, voilà.
01:08:41Et tu te crois drôle ?
01:08:44Je vous ai offert l'éternité.
01:08:49Vous n'avez pas.
01:08:50Un homme, l'autre jour, m'a dit
01:08:51« Ouais, qu'est-ce que c'est que ça, l'éternité ? On ne comprend pas très bien. »
01:08:57« Ça commence où ? Ça se termine où ? J'aimerais bien me savoir. »
01:09:01D'ailleurs, moi, je suis de gauche.
01:09:04Je ne vois pas très bien.
01:09:05Ce n'est pas républicain.
01:09:07Moi, je suis mortel.
01:09:08Je veux dire, un jour, je vais crever.
01:09:09Il n'y aura plus rien avant, plus rien après.
01:09:13Et quelque part, je t'emmerde.
01:09:19Et puis, j'ai retrouvé ce même homme un peu plus tard sur son lit de mort.
01:09:24Son point de vue avait sensiblement évolué.
01:09:32Ça n'est pas possible.
01:09:34C'est Jésus ?
01:09:36Oh, ce n'est pas vrai.
01:09:40Chéri, réveille-toi.
01:09:41Il y a Jésus qui est rentré dans la piège.
01:09:44Ah, ce n'est pas possible.
01:09:47Jésus, j'étais sûr que vous alliez revenir dans ma vie à un moment donné.
01:09:52Ah, j'ai envie de chialer.
01:09:55Non, non, de bonheur, vous inquiétez pas.
01:09:57Je n'ai plus mal.
01:09:58Vous absorbez toute la souffrance de ce monde.
01:10:02C'est fou, ça.
01:10:03Oui, alors Jésus, je ne vais pas vous déranger.
01:10:06Vous devez avoir pas mal de boulot en ce moment.
01:10:09Avec le corodin, tout ça.
01:10:12Alors, vous savez, quand j'ai rencontré, oui, mais vous m'aviez dit, vous m'aviez parlé de cette histoire
01:10:20d'éternité.
01:10:22Oui, oui, ça m'intéresse finalement.
01:10:28Mais j'ai changé de vie.
01:10:31Je n'y croissais pas.
01:10:32C'est incroyable, ça.
01:10:33Je croyais que c'était un coup du patronat.
01:10:35Moi, j'étais à l'époque, j'étais à la CGT.
01:10:39Oui, ma femme, elle dort, la pauvre.
01:10:41C'est rire.
01:10:43On va la laisser dormir.
01:10:45Oui, elle a dit, je veux être là quand tu meurs.
01:10:48Mais je lui ai dit, je ne sais pas à quelle heure ça va arriver.
01:10:53Et alors, l'éternité, comment ça se passe ?
01:10:57Il faut s'inscrire quelque part.
01:11:01En mérite, hein ?
01:11:03Ah, c'est avec vous ?
01:11:04Alors, comment se fait-on pour mourir finalement, Jésus ?
01:11:09Oh !
01:11:11Eh bien, respirez.
01:11:14Vous l'avez peut-être oublié, mais c'est par une grande inspiration
01:11:17que vous êtes arrivés sur la scène de ce monde.
01:11:21Prenez bien, c'est par une ultime expiration que vous en sortirez.
01:11:26Sachez en tout cas que moi, Jésus,
01:11:28j'étais dans chacune des respirations qui ont rythmé la vie de cette cathédrale
01:11:33que vous avez été.
01:11:34Chacune de vos inspirations était une prière qui m'inspirait, moi,
01:11:39à apporter mon éternelle lumière de vie en vous.
01:11:42Eh bien, aujourd'hui, vous allez quitter cette cathédrale ensemble.
01:11:45Nous allons le faire ensemble, n'ayez pas peur.
01:11:48Donnez-moi la main.
01:11:49Mais oui, mourir, ça n'est rien.
01:11:50C'est un temps de respiration.
01:11:52Il y a un escalier, on va se diriger,
01:11:54et puis ça va très bien se passer.
01:11:56Ah, c'est vous, ça ?
01:11:58C'est votre cœur, oui.
01:11:59C'est bien.
01:12:00Oh, eh bien, il va plus vite que moi, regarde.
01:12:03Nous allons descendre de Seine, doucement, tous les deux.
01:12:06Mais oui, la vie est un spectacle.
01:12:09Vous vous en apercevez maintenant.
01:12:12Mais oui, les gens vous ont aimés.
01:12:14Je crois même qu'on va les entendre vous applaudir.
01:12:18Écoutez-les.
01:12:32Merci, mes amis.
01:12:38Merci, incroyable tout ce monde.
01:12:44Merci, merci, merci.
01:12:57Merci pour votre fidélité toutes ces années du rang.
01:13:08Soyez bénis, mes amis.
01:13:13Et puis, le temps de faire une petite pause,
01:13:16et je vous retrouve pour la remise des quenelles.
01:13:20Et il y a pas mal de surprises ce soir.
01:13:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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