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  • il y a 2 jours
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😹
Amusant
Transcription
00:00:00Musique
00:00:00Allez, arrêtez-moi ça !
00:00:18Oui, bienvenue donc à l'ampoule, c'est la nouvelle salle.
00:00:24On est obligé de se tirer vite fait du théâtre de la main d'or.
00:00:31Et on y était depuis 20 ans, donc automatiquement.
00:00:35Là, on arrive, on s'installe.
00:00:36C'est pour ça qu'il n'y a pas de décor, il n'y a que dalle.
00:00:39Bon, j'ai mis des plumes, bon, histoire.
00:00:42Voilà, histoire que vous en ayez pour votre argent.
00:00:44Mais là, je les retire d'ailleurs, ça me gratte.
00:00:48Ah non, il n'y a plus de décor, il n'y a plus de décor, il y a une chaise.
00:00:51Et puis, il y a un texte, évidemment.
00:00:53Il y a toujours eu d'ailleurs un texte entre vous et moi.
00:00:58Certains pensaient que c'était de l'improvisation.
00:01:02Ah, les gens sont cons, je te jure.
00:01:05Ah non, tout est programmé.
00:01:06Moi, c'est l'école américaine, c'est vraiment...
00:01:09Même ça, c'est écrit.
00:01:20Non, ce que je veux dire, c'est...
00:01:22Là, on est à un autre niveau.
00:01:2520 ans plus, putain.
00:01:2720 sketchs, 20 spectacles.
00:01:30Mais je ne pouvais pas imaginer, moi, qu'avec des textes de paix, j'allais provoquer la guerre.
00:01:35Je veux dire, j'en ai fait des conneries, mais celle-là, je ne l'ai pas vue venir.
00:01:38Non mais attends, vouloir la paix, c'est bien, non ?
00:01:40Quel n'a pas été mon étonnement lorsque j'ai compris que la paix était le cauchemar de certains d'entre nous,
00:01:50de ceux qui ont pour vocation de dominer le monde, l'univers et un peu de l'infini.
00:01:56Ah, des gens complètement tailles !
00:01:58Ces gens-là se sont sentis agressés par ma nonchalance et ma décontraction d'hommes de la forêt.
00:02:06Oui, ils ont pris pour du mépris le peu d'intérêt que je portais à leur projet de société.
00:02:11Ah, j'en ai rien à foutre à un niveau !
00:02:14Donc, ils m'ont déclaré la guerre.
00:02:17Une guerre dans laquelle je n'avais, moi, que le rire à leur opposer.
00:02:26T'aimes bien quand je fais ça, le petit geste ?
00:02:28Calme-toi !
00:02:31Alors, que faire, évidemment, face à ces arrogants qui nous dominent ?
00:02:36Les affronter avec leurs propres armes ?
00:02:38Oh, quelle folie !
00:02:41Quelle naïveté, surtout !
00:02:44J'aurais toujours en mémoire l'image de cette aviation de chasse irakienne.
00:02:49Vous vous souvenez, au moment de la première guerre du Golfe ?
00:02:52Une aviation flambe en oeuvre, clouée au sol,
00:02:56face à l'attaque de ceux-là même qui leur avaient vendu.
00:03:00On leur avait dit, vous allez voir, une aviation révolutionnaire.
00:03:03Franchement, vraiment capable de voler un Mach 3, Mach 10, 10, 12.
00:03:0812 ?
00:03:11J'en achète 500.
00:03:14Premier jour de guerre.
00:03:18Qu'est-ce que tu fous, Mach 12 ? C'est la guerre, il faut y aller, là !
00:03:21Saddam, ramène les câbles, apparemment ça ne veut pas...
00:03:26Et les avions qui étaient capables de démarrer n'arrivaient pas à doubler un vélo.
00:03:31Non, il n'est décidément pas raisonnable, mes amis, d'acheter des armes à vos adversaires.
00:03:37Bon, il n'est pas raisonnable d'acheter des armes tout court, tu veux dire.
00:03:41Surtout lorsqu'on n'est pas capable d'en fabriquer soi-même.
00:03:44Moi, j'appartiens à une population, les éwondo,
00:03:47qui n'a jamais fabriqué d'armes.
00:03:50Dans la forêt équatoriale, on n'a pas l'idée, on n'a... je ne sais pas.
00:03:53On a toujours un ou deux qui va te bricoler une flèche vite fait.
00:03:57Aïe, ça pique ! Non, on n'est pas sur le coup !
00:03:59Franchement !
00:04:00C'est fort de ce triste constat que j'ai pris la décision,
00:04:05moi, dieudonné m'balam bala,
00:04:07de m'évader de ce système de guerre et d'aliénation.
00:04:11J'en appelle aujourd'hui aux esprits libres.
00:04:14Le temps est venu pour nous, mes amis,
00:04:17de nous mettre en marche.
00:04:20Alors, pas en marche avec... en marche, là.
00:04:23Non, non, non, non, non !
00:04:24En marche arrière toute, voilà.
00:04:28Et de quitter ce système...
00:04:29Rien ne nous oblige à rester esclaves de cette société de merde.
00:04:38D'où le titre, d'ailleurs, de mon spectacle,
00:04:40L'émancipation.
00:04:42Tel un Moïse Bantou,
00:04:45j'entraîne avec moi le peuple des Vanupiers,
00:04:48le peuple descendant,
00:04:50la merdasse, quoi.
00:04:53Ah si, c'est...
00:04:54L'autre qui dit non, pas moi !
00:04:56C'est...
00:04:57Et je dirais même, toi, plus que les autres,
00:05:01parce que, voilà, tu n'en es même pas conscient.
00:05:03J'entraîne ce peuple, donc,
00:05:08sur le chemin de la vérité et la liberté.
00:05:11Et en premier lieu,
00:05:12celle de penser.
00:05:14Vous vous rendez-vous compte
00:05:15qu'aujourd'hui, en 2018,
00:05:16il est interdit de penser librement.
00:05:21L'autre matin, j'ai dit,
00:05:22tiens, je pense, trop tard.
00:05:23Incitation à la haine,
00:05:25atteinte à la dignité humaine.
00:05:28Merde !
00:05:29On doit penser quoi, ta gueule ?
00:05:30Oh, pardon !
00:05:31Ah !
00:05:32Non, c'est pour ça.
00:05:33Quittons ce système de haine,
00:05:36de censure et d'injustice.
00:05:39Car en vérité,
00:05:41je vous le dis, mes amis,
00:05:42ce soir,
00:05:43à Châtillon,
00:05:45nous sommes, nous, ici,
00:05:47le peuple élu par Dieu.
00:05:49pour en chier, par contre.
00:05:52Voilà.
00:05:53Nous, voilà,
00:05:54notre rôle, c'est d'en chier,
00:05:55puis alors,
00:05:55des troncs de séquoia depuis 2000 ans.
00:05:57Donc, vous faites ce que vous voulez.
00:05:59Vous pouvez sacrifier votre liberté
00:06:02en échange d'une couverture sociale,
00:06:04mais moi, je me barre.
00:06:08Oui, bon courage !
00:06:10Allez-y !
00:06:11Oui, vive la démocratie !
00:06:13C'est bien !
00:06:14Vive Macron !
00:06:15Tout à fait !
00:06:16Enculer vos gosses, je reviens !
00:06:19Alors, vous l'avez compris,
00:06:20ce spectacle n'est pas un one-man show
00:06:22à proprement parler.
00:06:24C'est un plan d'évasion
00:06:25que je vous propose.
00:06:28Arrête de rigoler.
00:06:30C'est-à-dire,
00:06:30alors,
00:06:31rien ne nous oblige,
00:06:33mes amis,
00:06:33à rester esclaves
00:06:34d'une société aussi pourrie
00:06:36que celle-là.
00:06:37D'autant que celui qui est venu
00:06:38pour nous sauver
00:06:39est vivant.
00:06:40Voilà, il est ressuscité,
00:06:42il est parmi nous ce soir.
00:06:43Alors, vous allez me dire,
00:06:44mais de qui parle-t-il ?
00:06:45Alors, je ne vous parle pas
00:06:46de Johnny Hallyday.
00:06:47Non, Johnny, lui,
00:06:52se repose à Saint-Barthélevé.
00:06:54Cela dit,
00:06:55il était temps
00:06:55qu'il se repose un peu
00:06:56aussi de Johnny.
00:06:57Alors,
00:06:58j'ai vu les dernières photos,
00:07:00attends,
00:07:01voilà,
00:07:02on n'en était plus
00:07:03à se brosser les dents.
00:07:04Mais là,
00:07:04le respect,
00:07:06le respect quand même,
00:07:07voilà.
00:07:08C'est Johnny.
00:07:08On parle quand même
00:07:09de Johnny.
00:07:10Alors,
00:07:11je vous parle
00:07:11au-dessus de Johnny.
00:07:12si c'est possible,
00:07:16je vous parle
00:07:17de l'éternel.
00:07:19Alléluia !
00:07:19Alléluia,
00:07:21mes frères !
00:07:21Alléluia !
00:07:23Il est vivant,
00:07:24il est ressuscité,
00:07:26il est parmi nous ce soir
00:07:27pour nous sortir.
00:07:29Arrêtez !
00:07:29Putain,
00:07:30il s'énerve.
00:07:31C'est pas moi,
00:07:32je veux dire,
00:07:32c'est...
00:07:33Non, arrête
00:07:33des conneries,
00:07:34alléluia,
00:07:34t'attends.
00:07:35Non, non, arrête !
00:07:37Même s'il est vrai
00:07:38que mon parcours artistique
00:07:40ressemble à s'y méprendre
00:07:42un chemin de croix,
00:07:43putain,
00:07:44et que la volonté
00:07:44de me crucifier
00:07:45en place publique
00:07:46est réelle.
00:07:47Elle a même été évoquée
00:07:48dans les médias,
00:07:49souvenez-vous.
00:07:50Ce type,
00:07:51parle de moi.
00:07:51sa mort par exécution
00:07:53par un peloton
00:07:54de soldats
00:07:55me réjouirait profondément.
00:07:57Il y a une liberté totale
00:07:59d'expression,
00:07:59tant que Dieu,
00:08:00la dame de ses deux.
00:08:01Ha, ha, ha, ha !
00:08:03La limite,
00:08:04c'est Dieu d'honneur.
00:08:06Ah, il m'aime pas
00:08:07les élites de ce pays,
00:08:08putain.
00:08:09C'est dingue,
00:08:10autant de haine
00:08:11envers un clown,
00:08:12quand même.
00:08:12C'est...
00:08:12Peut-être le fait
00:08:14d'être un nègre,
00:08:15oui, ça n'a pas dû jouer
00:08:16en ma faveur.
00:08:17Enfin, la question n'est pas là.
00:08:18La question qu'on pourrait
00:08:19se poser ce soir,
00:08:20c'est quelle preuve
00:08:22pourrais-je vous apporter
00:08:23sur le bien fondé
00:08:25de mon nouveau ministère ?
00:08:27Je vous l'annonce,
00:08:27il est là,
00:08:27il est ressuscité,
00:08:29il est parmi nous.
00:08:30Ben, c'est parce
00:08:31que je l'ai rencontré.
00:08:33Euh, c'était cet hiver.
00:08:36Voilà.
00:08:37Par une belle nuit de Noël,
00:08:39la nage étale
00:08:40son manteau blanc
00:08:41et les yeux levés
00:08:42vers le ciel
00:08:43à genoux
00:08:43les petits vents.
00:08:45En fait, j'étais sur Internet
00:08:46en train de consulter
00:08:47mes mails.
00:08:53Qui m'a envoyé
00:08:54ce lien dégueulasse ?
00:08:55Qu'est-ce que c'est
00:08:56que ce nichon ?
00:08:57Ça va pas, non ?
00:08:58Mais un phoque !
00:08:58Oh non !
00:08:59Oh non, c'est dégueulasse !
00:09:01Non, non !
00:09:02Dans la confusion,
00:09:04j'ai pété mon ordinateur.
00:09:05Oh merde !
00:09:06Au sommeil réparateur,
00:09:09emporte-moi loin
00:09:10de ce monde
00:09:11de la tentation
00:09:12et du vice.
00:09:14Alors, j'ai pris instinctivement
00:09:15la direction
00:09:16de mon plumard.
00:09:17Il fallait que je dorme.
00:09:19J'avais comme repère sonore
00:09:21dans l'obscurité,
00:09:22ah, c'était pas
00:09:22le chant des sirènes,
00:09:24c'était ma femme
00:09:25qui pétait.
00:09:25Ouais, elle pète,
00:09:28elle pète l'autre.
00:09:30Ouais, elle te fait
00:09:31la même chose ?
00:09:32Je sais pas
00:09:32ce qui se passe.
00:09:35Je sais pas
00:09:36si c'est le fait
00:09:36d'avoir eu autant de gosses,
00:09:38tu sais, ça...
00:09:39ça a dû lui déformer
00:09:41la tulasse.
00:09:42Alors, ça a dû chauffer.
00:09:44Alors, quand elle est
00:09:45sur le côté,
00:09:46ça foire.
00:09:46Je lui ai dit,
00:09:48pour bien faire,
00:09:49faudrait la monter
00:09:50sur le pont,
00:09:51je lui ai dit.
00:09:52Ouais, c'était
00:09:53la journée de la femme,
00:09:54bon, je voulais
00:09:54lui faire plaisir.
00:09:55Bon, la question
00:09:56n'est pas là.
00:09:57Soudain,
00:09:59semblant sortir
00:10:00de nulle part,
00:10:02une intrusion sonore
00:10:04puissante et volontaire,
00:10:07bien décidée,
00:10:08semble-t-il,
00:10:08a joué les troubles
00:10:09faits dans cette soirée
00:10:11qui s'annonçait
00:10:12pourtant paisible.
00:10:14Qui va là ?
00:10:16Qui vient me casser
00:10:17les couilles
00:10:17à 3h du matin ?
00:10:19Bon, déjà,
00:10:20c'est pas les flics.
00:10:21Eux, ils attendent 6h.
00:10:23Ah, ça, c'est l'avantage
00:10:24d'avoir un peu
00:10:24d'expérience.
00:10:27J'étais remonté,
00:10:28quand même,
00:10:29bien décidé
00:10:30à en découdre.
00:10:33Ah, un système codé
00:10:36extrêmement complexe.
00:10:39Tac, tac, tac, tac, tac, tac.
00:10:42Certainement le produit
00:10:43d'un esprit
00:10:43très intelligent.
00:10:44je devais me rendre
00:10:46à l'évidence
00:10:46qu'il ne s'agissait pas
00:10:48de mon beau-frère
00:10:48derrière cette porte.
00:10:50Oh, tu ne connais pas,
00:10:51Fermelin.
00:10:53Je ne sais pour quelle raison
00:10:54j'étais en confiance.
00:10:56Donc, j'ai ouvert la porte.
00:11:00Et là,
00:11:02là, mes amis,
00:11:03j'ai été ébloui.
00:11:05qu'est-ce que tu fais là,
00:11:08le chat ?
00:11:09Le temps que mes yeux
00:11:11s'habituent,
00:11:12j'ai vu une silhouette
00:11:14se détacher
00:11:15de ce mur blanc
00:11:16immaculé.
00:11:18Et là,
00:11:19je l'ai vu.
00:11:21Un homme.
00:11:24Banal, en fait,
00:11:25si tu regardes bien.
00:11:26Non, il était noir,
00:11:27tu sais,
00:11:28crépu,
00:11:28avec ce gros nez.
00:11:29la seule chose étrange,
00:11:31c'était ce short
00:11:32en paille dans la neige
00:11:33et le fait
00:11:34qu'il soit torse nu
00:11:35avec cette tête
00:11:36de kanaki.
00:11:37J'ai dit,
00:11:37ben, qu'est-ce que tu fous
00:11:38là, kanaki ?
00:11:40Et pour seule réponse,
00:11:41il me souriait.
00:11:45Il m'a regardé,
00:11:45il m'a dit,
00:11:46vous êtes dieudonné ?
00:11:50Oui, il dit,
00:11:51ça dépend
00:11:51qu'il demande.
00:11:54Et là, il me dit,
00:11:55c'est Dieu
00:11:56qui m'envoie.
00:11:58Quoi ?
00:11:59Non, non,
00:12:00je n'ai rien à acheter,
00:12:01je vous remercie.
00:12:03Puis si Dieu
00:12:04a quelque chose à dire,
00:12:04il vient me le dire en face.
00:12:06Il n'est pas obligé
00:12:06de m'envoyer son chauffeur.
00:12:08Et là, il me dit,
00:12:09je suis son fils.
00:12:11Je lui dis,
00:12:11quoi, le fils du chauffeur ?
00:12:13Oui, il dit,
00:12:14il dit, concentre-toi !
00:12:15Là, il s'est énervé.
00:12:18Là, il s'est énervé.
00:12:19Il m'a dit,
00:12:20je suis le fils de Dieu.
00:12:21Qu'est-ce que tu te racontes ?
00:12:24Je lui dis,
00:12:25c'est pas évident,
00:12:25il est trois heures du matin.
00:12:28Il me dit,
00:12:28je suis le Messie.
00:12:30Et j'ai tout de suite compris
00:12:31que ce n'était pas
00:12:31le joueur de foot.
00:12:32Ah oui,
00:12:33je n'ai même pas tenté la blague.
00:12:36J'avais honte.
00:12:38Tu te rends compte ?
00:12:39Toi, le fils de Dieu
00:12:39qui débarque chez toi,
00:12:40j'avais mon vieux short pourri.
00:12:41Moi, j'étais...
00:12:42Puis je ne pouvais pas le laisser
00:12:43torse poil dans la neige.
00:12:45J'ai dit, rentrez,
00:12:45vous allez prendre froid.
00:12:47Il me dit,
00:12:47oh, ne vous inquiétez pas.
00:12:49J'ai traversé l'éternité
00:12:50pour vous rencontrer.
00:12:52Ah bon ?
00:12:54Pour moi ?
00:12:57Ça doit faire un bout
00:13:01l'éternité quand même.
00:13:03Vous êtes passé par la 86 ?
00:13:05Non mais attends,
00:13:06c'est des discussions à la con.
00:13:08Quoi que tu dises,
00:13:09c'est de la merde
00:13:10quand tu t'adresses à l'éternité.
00:13:11Attention, les marins.
00:13:13Déjà, un mec
00:13:13qui a Bac plus 5,
00:13:14il faut un peu bosser
00:13:15les liaisons,
00:13:15mais t'imagines que là...
00:13:18Puis tu sais,
00:13:18il avait un charisme.
00:13:22Il était là, tu sais.
00:13:24Une présence,
00:13:25une voix solennelle.
00:13:26On aurait dit
00:13:27Dark Vador, putain.
00:13:28Il m'a regardé,
00:13:29il m'a dit...
00:13:31Luc.
00:13:33J'ai dit,
00:13:38moi, c'était pas Luc, moi.
00:13:41Mais il s'est planté, putain !
00:13:43Il m'a dit,
00:13:46tu as un rôle à jouer ici-bas.
00:13:48Moi, j'ai dit,
00:13:48tenir un rôle,
00:13:49c'est mon métier,
00:13:49il n'y a pas de problème.
00:13:51Je peux faire ça
00:13:51sur un parking,
00:13:52dans un champ,
00:13:54dans un bus.
00:13:55Par contre,
00:13:55il va falloir qu'on discute
00:13:56un peu caché.
00:13:57Non mais attends,
00:13:57j'ai passé l'âge du bénévolat.
00:13:59J'essayais de lui gratter
00:14:00un billet, moi.
00:14:02Je me la jouais,
00:14:02la Camerounaise.
00:14:03J'étais à Yahoundé,
00:14:04dans ma tête.
00:14:05Et là,
00:14:07alors que j'étais en train
00:14:07de parler pognon,
00:14:09pareil,
00:14:10j'ai été traversé,
00:14:11comment dire,
00:14:12par le souffle
00:14:13de l'esprit sain.
00:14:17Ça a fait ce bruit-là,
00:14:18j'ai pas rien.
00:14:22J'ai dit,
00:14:23il y a un malentendu,
00:14:23seigneur.
00:14:24Je suis considéré
00:14:25comme une véritable
00:14:26fripouille,
00:14:26je dis-bas, moi.
00:14:28Renseignez-vous,
00:14:29allez voir la mairie
00:14:29de Chatillon,
00:14:30vous allez voir.
00:14:30J'ai un casier judiciaire
00:14:33long comme le bras.
00:14:35J'étais sur le mur
00:14:36des cons,
00:14:36du syndicat de la magistrature.
00:14:37En termes de pourriture,
00:14:39j'ai tous les diplômes,
00:14:40moi.
00:14:40Vous allez vous coller à moi,
00:14:41vous avez droit
00:14:42à l'arrêté municipal.
00:14:43Et là,
00:14:43il me regardait,
00:14:44comme ça,
00:14:44en souriant.
00:14:45n'aie plus peur,
00:14:52Luc.
00:14:58Parce que moi,
00:14:59c'est toujours pas Luc,
00:15:00quoi,
00:15:00c'est ça le problème.
00:15:01Les gens vont avoir
00:15:02ce problème.
00:15:03Il m'a dit,
00:15:05ce que tu as à dire
00:15:06aux autres,
00:15:07à partir de maintenant,
00:15:09dis-le,
00:15:10mais dis-le
00:15:11en vérité.
00:15:12Oh,
00:15:14j'ai dit,
00:15:14ça va trop loin,
00:15:15cette histoire.
00:15:16Non,
00:15:17non,
00:15:17venez,
00:15:17on va dans la cuisine,
00:15:18on ne peut pas parler
00:15:18comme ça.
00:15:19Mais parce que c'est interdit.
00:15:22Dire la vérité,
00:15:22vous êtes en France.
00:15:28Moi,
00:15:29j'en connais
00:15:30qui ont tout perdu.
00:15:31À dire une vérité.
00:15:32Non,
00:15:32mais des trucs...
00:15:34Oui,
00:15:34oui,
00:15:34oui.
00:15:35Moi,
00:15:35ça m'arrive
00:15:36de dire la vérité.
00:15:37Je vais être honnête
00:15:37sur scène,
00:15:38face au public,
00:15:39mais toujours
00:15:39sous le couvert
00:15:40de l'humour.
00:15:41jamais sérieusement.
00:15:45Ma femme,
00:15:46d'ailleurs,
00:15:46qui aime se mettre
00:15:47en danger,
00:15:48elle me dit
00:15:48l'autre jour,
00:15:49mais entre nous,
00:15:51on peut se dire
00:15:51la vérité.
00:15:59Qu'est-ce qui t'arrive ?
00:16:01Se dire la vérité ?
00:16:02Non,
00:16:02mais t'es malade,
00:16:03ou quoi ?
00:16:03Certainement pas.
00:16:05Ah non ?
00:16:06T'as pensé aux gosses ?
00:16:08On va continuer
00:16:09à les élever
00:16:09dans le mensonge.
00:16:10et tenter
00:16:11d'en faire
00:16:11de bons francs-maçons.
00:16:12Voilà ce qu'on va faire.
00:16:14Heureux le connard
00:16:15qui gobe tout,
00:16:15capable de se mentir
00:16:16à lui-même,
00:16:17se dire la vérité.
00:16:19Et là,
00:16:19il me dit,
00:16:20tu sais,
00:16:21mais est-ce que tu crois
00:16:22en moi ?
00:16:24Je lui dis,
00:16:24quoi ?
00:16:25Non,
00:16:25j'ai pas le temps.
00:16:26Franchement,
00:16:27il est tard,
00:16:29j'ai pété mon ordi,
00:16:30j'ai ma femme qui pète
00:16:31à un moment donné.
00:16:32Non,
00:16:33voilà,
00:16:33chacun s'accroît.
00:16:34Attends.
00:16:34Il me dit,
00:16:35j'ai besoin de le savoir.
00:16:37Réponds-moi.
00:16:38Est-ce que tu crois
00:16:39en moi ?
00:16:41Oui,
00:16:41ça va,
00:16:42oh là là.
00:16:43Oui,
00:16:44je crois en Dieu,
00:16:45oui,
00:16:46mais par instinct.
00:16:47Voilà.
00:16:48Et j'ai pas le temps
00:16:49de potasser
00:16:50les manuels
00:16:50et les modes d'emploi,
00:16:51je vous dis tout de suite.
00:16:52et entre nous,
00:16:54entre nous,
00:16:54je préfère contempler
00:16:55un arbre vivant
00:16:57plutôt que de le couper
00:16:58pour en faire des bibles
00:16:59et des corandes.
00:17:01Le message de Dieu
00:17:02me paraît plus clair
00:17:03lorsque les feuilles
00:17:04sont vivantes,
00:17:06irriguées par le sol,
00:17:07tournées vers le soleil,
00:17:08comme ça.
00:17:09Dans ma forêt,
00:17:10chaque arbre est une bible,
00:17:11chaque arbre est un corand.
00:17:13Il me dit,
00:17:13oh,
00:17:13c'est joli ce que tu dis.
00:17:16Je lui ai dit,
00:17:17ouais,
00:17:17mais en fait,
00:17:28t'es un vrai petit écureuil.
00:17:31Ah,
00:17:32j'ai dit,
00:17:33ouais,
00:17:33enfin,
00:17:34au-delà de 100 kilos,
00:17:35ça commence à faire
00:17:36un bel écureuil quand même.
00:17:39Il s'agit de pas se balader
00:17:40en bout de branche non plus.
00:17:42Faut mieux rester collé au tronc,
00:17:43croyez-moi bien.
00:17:44Non,
00:17:45ça la fait marrer,
00:17:46je suis marrer.
00:17:47Puis moi,
00:17:47ça m'a donné soif.
00:17:48Alors,
00:17:48je lui ai dit,
00:17:49bon,
00:17:49on peut peut-être boire un verre,
00:17:51parce que j'avais des vieux restes
00:17:52de catéchisme.
00:17:53Je sais qu'à un moment donné,
00:17:54non,
00:17:54mais dans l'histoire,
00:17:55on peut se mettre un coup de pinard,
00:17:56c'est toléré.
00:17:57Non,
00:17:57avec modération,
00:17:58mais j'avais une bonne bouteille,
00:17:59c'était l'occasion.
00:18:00Donc,
00:18:01j'ai dit,
00:18:01un petit coup de vin ?
00:18:02Il me dit,
00:18:03c'est très gentil à vous,
00:18:04mais je vais plutôt prendre un peu de lait.
00:18:07Et là,
00:18:07je l'ai vu,
00:18:07il s'est penché,
00:18:08il a commencé à laper dans le bol du chat.
00:18:10J'ai l'esprit ouvert,
00:18:16mais j'ai des verres,
00:18:17tu vois ce que je veux dire ?
00:18:19Je lui ai dit,
00:18:19qu'est-ce que vous faites ?
00:18:20Il me dit,
00:18:20ne vous inquiétez pas,
00:18:21c'est vu avec votre chat.
00:18:30Vous avez parlé au chat aussi ?
00:18:32C'est quelqu'un de très bien,
00:18:33très instruit.
00:18:36Vous êtes Dieu,
00:18:37donc automatiquement,
00:18:38d'accord,
00:18:39c'est logique.
00:18:40Vous communiquez avec l'ensemble du vivant ?
00:18:42Ouais, d'accord.
00:18:44Vous pourriez demander à mon chat
00:18:45où est-ce qu'il a foutu son collier ?
00:18:48Non,
00:18:48je vous explique,
00:18:49c'est une merde à 89 euros,
00:18:50j'aimerais bien en mettre la main dessus.
00:18:52Il me dit,
00:18:53non,
00:18:53je vous aurais bien rendu service,
00:18:54mais je crois que j'ai autre chose à faire.
00:18:56Je lui dis quoi ?
00:18:57Il me dit,
00:18:57je vous rappelle que je suis venu sauver l'humanité.
00:19:01Bon,
00:19:01j'ai dit,
00:19:02effectivement,
00:19:02il y a des priorités.
00:19:04Le collier du chat passera après.
00:19:06D'autant que la situation s'est dégradée.
00:19:08Je ne sais pas comment c'était il y a 2000 ans.
00:19:09Oh, bon.
00:19:11Non,
00:19:11le problème,
00:19:12c'est que tout ce qu'on nous raconte
00:19:13dans la société aujourd'hui est faux.
00:19:15Non,
00:19:15tout.
00:19:16De la maternelle à la maison de retraite.
00:19:18Je dirais même de la salle de travail au cimetière.
00:19:20Brrrr.
00:19:23De la merde.
00:19:25Nous sommes entièrement sous le contrôle du vice,
00:19:27du mensonge et de la perversion.
00:19:29Donc là,
00:19:29on fait comment ?
00:19:29Moi,
00:19:30moi,
00:19:30en attendant un retour prophétique à la raison,
00:19:33j'ai fait rire les gens.
00:19:34Même ça,
00:19:35c'est interdit.
00:19:37La dernière soupape,
00:19:38le rire.
00:19:38Donc là,
00:19:39il y avait eu des signes avant-coureurs
00:19:41de ce chaos annoncé de société.
00:19:44Lorsque les élites se sont mis à enculer nos gosses ouvertement.
00:19:48Là,
00:19:48il y a des gens qui se sont levés.
00:19:50Il y a des gens qui ont dit,
00:19:50oh,
00:19:50eh,
00:19:51oh,
00:19:52ce que vous faites ?
00:19:55Bon,
00:19:56évidemment,
00:19:57ça les a excités,
00:19:58ils se sont enculés entre eux.
00:19:59Mais je veux dire,
00:20:00retirer le rire,
00:20:01vous imaginez bien que...
00:20:03J'ai vu qu'il a encaissé le coup.
00:20:04Il s'est avaché comme ça dans sa chaise.
00:20:07Alors je lui dis,
00:20:07c'est le lait du chat.
00:20:08Il me dit,
00:20:09non,
00:20:09non,
00:20:09non,
00:20:09non.
00:20:10Il me dit,
00:20:10sérieusement,
00:20:12je viens pour sauver l'humanité,
00:20:14mais va-t-elle seulement me reconnaître ?
00:20:16À l'avis,
00:20:17j'ai dit non.
00:20:19Ils ne vont pas vous reconnaître.
00:20:21Mais parce que les gens sont tarés.
00:20:23Les gens ne savent plus s'ils sont des hommes,
00:20:24des femmes,
00:20:25des cochons.
00:20:26Non,
00:20:26mais je vous assure,
00:20:27l'autre jour,
00:20:28j'ai croisé mon pote,
00:20:29Jean-Yves.
00:20:30Ça faisait 20 ans,
00:20:31je ne l'avais pas vu,
00:20:31Jean-Yves.
00:20:32J'ai dit,
00:20:32ah,
00:20:32Jean-Yves,
00:20:33ça va ?
00:20:33Il me dit,
00:20:34tu es au courant que je suis une chipolata.
00:20:40Je croyais que c'était une blague,
00:20:41moi.
00:20:43J'ai dit,
00:20:43mais enfin,
00:20:43Jean-Yves,
00:20:44on a fait du judo tous les deux.
00:20:46on était dans la même catégorie,
00:20:47on n'était pas des chipolatas.
00:20:49Et il me dit,
00:20:50ah,
00:20:51il me dit,
00:20:53ah,
00:20:53tu es bien comme les autres.
00:20:56Tu me nies.
00:20:57ma condition de chipolata.
00:21:01Chipolaforbe !
00:21:02Il était à deux doigts
00:21:04de me faire un procès,
00:21:05l'autre taré.
00:21:06Donc,
00:21:07j'ai calmé le jeu,
00:21:07j'ai dit,
00:21:08excuse-moi,
00:21:08bonjour à ta barquette,
00:21:09je me casse.
00:21:10Et je me suis marreillé.
00:21:12Mais j'ai dit,
00:21:13normalement,
00:21:13vous êtes Dieu,
00:21:14donc vous devez nous sortir
00:21:15de cette merde.
00:21:16Il me dit,
00:21:16oui,
00:21:16mais j'aurais besoin
00:21:17d'un coup de main.
00:21:17Je lui ai dit,
00:21:18comptez pas sur moi.
00:21:19Rien que faire rire les gens,
00:21:20j'ai déjà failli perdre la vie.
00:21:21Ah ben non,
00:21:21elle a perdu la vie.
00:21:22Donc,
00:21:22non,
00:21:23non,
00:21:23moi je suis pas dans vos histoires.
00:21:25Puis vous êtes Dieu,
00:21:26vous n'avez pas besoin
00:21:27d'un connard comme moi.
00:21:29Il m'a dit,
00:21:29détrompe-toi.
00:21:31Un Dieu,
00:21:32un Dieu sans connard,
00:21:33tu sais,
00:21:35il est bien seul.
00:21:37C'est un boulanger
00:21:38sans farine.
00:21:39C'est là,
00:21:40j'ai dit,
00:21:40tiens,
00:21:40j'ai pas compris.
00:21:41Et c'est là que ma femme arrive.
00:21:43Ah,
00:21:44qu'est-ce que j'ai fait ?
00:21:45Alors moi,
00:21:48j'ai l'habitude,
00:21:48je danse.
00:21:49Je danse.
00:21:53Tu t'es trompé,
00:21:59chéri.
00:21:59C'est là que je fais
00:22:00ma double vrille,
00:22:01normalement.
00:22:01C'est pas grave.
00:22:02Qu'est-ce qui se passe ?
00:22:03Elle me dit,
00:22:03oui,
00:22:03il y a le chat
00:22:04qui m'a réveillé.
00:22:05Oh,
00:22:06je savais que cette ordure de chat
00:22:08était partie chialer,
00:22:09que le Messie
00:22:10est en train de siphonner
00:22:11son lactel.
00:22:12Non,
00:22:12mais,
00:22:13depuis qu'on l'a fait castrer,
00:22:15je sens de la rancœur
00:22:16chez ce chat.
00:22:19Elle me dit,
00:22:20oui,
00:22:20et qui c'est ce mec ?
00:22:22Oh,
00:22:22je lui dis,
00:22:23calme-toi.
00:22:24Ce mec,
00:22:25c'est le Messie,
00:22:25madame.
00:22:26Ah,
00:22:27ah,
00:22:27ah,
00:22:28on fait comment,
00:22:29là ?
00:22:30C'est tombé sur nous.
00:22:33Qu'est-ce que je lui dis ?
00:22:34Je suis comme toi,
00:22:35moi,
00:22:35je suis comme un con.
00:22:37Il y a plus ou moins
00:22:38l'avenir de l'humanité
00:22:39qui est en train de se jouer
00:22:40dans notre cuisine,
00:22:41Ikea,
00:22:41on fait comment ?
00:22:42Alors,
00:22:45le Messie se présente,
00:22:46il ne vous inquiétait pas,
00:22:47madame,
00:22:47je suis venu vous apporter
00:22:49la bonne nouvelle.
00:22:50Ça va très bien se passer.
00:22:50Elle me dit,
00:22:51c'est très gentil,
00:22:53mais moi,
00:22:53j'ai les gosses
00:22:54qui ont l'air rougeol,
00:22:54je me lève à 7h,
00:22:55on fait comment ?
00:22:57Alors,
00:22:57je lui dis,
00:22:58ça n'a aucun sens
00:22:58ce que tu racontes.
00:23:00Elle me dit,
00:23:00parce que ça n'a aucun sens
00:23:01que le Messie,
00:23:02un clown,
00:23:02discute dans ma cuisine
00:23:03à 3h du matin ?
00:23:04Même le Messie,
00:23:05il m'a regardé,
00:23:05il a dit,
00:23:06là,
00:23:06c'est vrai.
00:23:10Elle dit,
00:23:10bon,
00:23:10en tout cas,
00:23:11vous rangerez vos tasses
00:23:11dans le lave-vaisselle,
00:23:13je vais me coucher,
00:23:14bonne nuit,
00:23:14refaites le monde.
00:23:15Bonne nuit,
00:23:15chérie,
00:23:16bonne nuit.
00:23:18Ouais,
00:23:18elle a des problèmes
00:23:19gastriques.
00:23:21Il me dit,
00:23:22non,
00:23:22mais elle ne m'a pas cru.
00:23:23Je lui dis,
00:23:23ah,
00:23:23voilà,
00:23:23de toute façon,
00:23:24il me dit,
00:23:26va-t-il falloir
00:23:27que je fasse des miracles
00:23:28encore pour que les gens
00:23:29me croient ?
00:23:29J'ai oublié les miracles.
00:23:31Laissons ça à Hollywood,
00:23:32à BFM TV,
00:23:33à l'éducation nationale.
00:23:35Il y a eu trop de miracles,
00:23:37trop de conneries,
00:23:38trop de manipulations,
00:23:39trop de merde,
00:23:40trop de mensonges.
00:23:42Il y a un retour
00:23:42à l'ordinaire,
00:23:43aux choses simples.
00:23:44Puis,
00:23:44je commençais à être à l'aise,
00:23:45moi.
00:23:46Ouais,
00:23:46je commence même
00:23:47à le tutoyer.
00:23:48Je lui dis,
00:23:49écoute,
00:23:49Bernard.
00:23:52Je ne sais pas pourquoi
00:23:53je l'ai appelé Bernard.
00:23:56Je lui ai dit,
00:23:57touche le cœur des gens,
00:23:58c'est ça que les gens attendent.
00:24:00Alors,
00:24:00il me dit,
00:24:00mais toi,
00:24:01par exemple,
00:24:01est-ce que j'ai touché ton cœur ?
00:24:03Je lui ai dit,
00:24:04de toute façon,
00:24:04je ne t'aurais pas laissé
00:24:05toucher mon cul.
00:24:06Non,
00:24:07non,
00:24:07ça l'a fait marrer.
00:24:08Ça l'a fait marrer.
00:24:10Il m'a dit,
00:24:10ce n'est pas la meilleure vanne
00:24:11que j'ai entendue cette année.
00:24:13Mais,
00:24:13bon,
00:24:14je lui ai dit,
00:24:14oui,
00:24:14trois heures du matin,
00:24:15je fais ce que je peux aussi.
00:24:17Non,
00:24:17mais je lui ai dit,
00:24:18tu as un charisme exceptionnel,
00:24:19tu as une aura de luminosité,
00:24:21quelque chose,
00:24:22on n'a jamais...
00:24:22Puis,
00:24:22surtout,
00:24:23tu dis la vérité,
00:24:24on n'a jamais vu ça.
00:24:25Tu vas faire un véritable carton,
00:24:27toi.
00:24:28Puis,
00:24:28moi,
00:24:28c'était la déformation professionnelle.
00:24:30Mais,
00:24:30voilà,
00:24:31je voyais une affiche,
00:24:32Jésus,
00:24:32le retour.
00:24:33C'est obligé que ça cartonne.
00:24:35Deux mille ans après,
00:24:36il revient,
00:24:37dans un monde aux allures de Rome antique,
00:24:39à l'heure du mariage pour tous,
00:24:41de la procréation tarifée,
00:24:43Jésus revient.
00:24:45Pour nous dire,
00:24:46peut-être,
00:24:46les gars,
00:24:47peut-être,
00:24:48ça faut là,
00:24:49arrêtez ça.
00:24:50Et puis,
00:24:50pour nous dire,
00:24:51surtout,
00:24:52qu'il nous aime.
00:24:55Mais là,
00:24:56je suis mis à chialer.
00:24:57Et lui,
00:25:09il me regardait,
00:25:10toujours avec ce regard d'amour,
00:25:11comme ça.
00:25:13Il m'a dit,
00:25:16Luc,
00:25:19j'ai dit,
00:25:20c'est chiant,
00:25:20putain,
00:25:21je ne m'appelle pas Luc,
00:25:22ça commence à bien faire,
00:25:23ce soir.
00:25:23il m'a dit,
00:25:26il est temps pour toi
00:25:27de devenir
00:25:28celui que tu es.
00:25:30Et il avait la voix de mon père,
00:25:32c'est ça qui m'a fait bizarre.
00:25:34D'adonné.
00:25:36Comment vous faites ça ?
00:25:37Papa,
00:25:39c'est toi ?
00:25:40Il est temps pour toi
00:25:42de devenir celui que tu es.
00:25:43Oui.
00:25:45C'est un chef de famille,
00:25:46un monde.
00:25:47J'ai dit,
00:25:51il faut que j'aille me coucher.
00:25:54C'est pour ça,
00:25:55je vous invite ce soir
00:25:56à quitter cette société
00:25:58le temps d'un spectacle,
00:25:59comme j'inviterai
00:26:00mes propres frères et sœurs
00:26:02à quitter la secte
00:26:03dans laquelle
00:26:03ils sont enfermés.
00:26:05Ce soir,
00:26:05je n'interpelle pas seulement
00:26:07votre sens de la dérision,
00:26:08mais votre foi
00:26:09en la liberté.
00:26:11On doit pouvoir
00:26:12vivre librement
00:26:14sur cette terre.
00:26:15Merde !
00:26:17Alors évidemment,
00:26:17si un journaliste
00:26:18s'est glissé dans la salle,
00:26:20oh, salope !
00:26:22Enfin,
00:26:22non, non,
00:26:23coquin, coquin.
00:26:26L'autre,
00:26:27il commence à se prendre
00:26:27pour un gourou.
00:26:30Le gourou,
00:26:31il est à l'Elysée,
00:26:32le gourou.
00:26:32Le gourou,
00:26:33c'est votre banquier,
00:26:34c'est pour le comique.
00:26:36Ah oui,
00:26:36toi,
00:26:37tu es d'accord ?
00:26:38Merci,
00:26:39il a fait,
00:26:39ça veut dire
00:26:40qu'il est d'accord.
00:26:42Mais c'est vrai,
00:26:43c'est...
00:26:43De toute façon,
00:26:44cette démocratie
00:26:45est une secte
00:26:46aux mains ensanglantées
00:26:48qu'il nous faut quitter.
00:26:50Mais quitter une secte,
00:26:51ce n'est pas facile.
00:26:52C'est comme arrêter
00:26:53l'alcool,
00:26:54la drogue,
00:26:54il y a un temps
00:26:55de sevrage.
00:26:56Bon,
00:26:56si vous êtes ici,
00:26:57déjà,
00:26:57c'est que vous n'écoutez
00:26:58pas tout ce qu'on vous dit,
00:26:58mais il va falloir
00:26:59aller plus loin.
00:26:59Non,
00:26:59non,
00:26:59mais ne rie pas.
00:27:01Et surmonter
00:27:02la dépendance
00:27:03que nous avons
00:27:03à la sorcellerie républicaine
00:27:05dans laquelle on baigne
00:27:06depuis notre enfance.
00:27:08si la république
00:27:11n'existait pas,
00:27:12les gens sont
00:27:13troturés dans la rue
00:27:13et mangeraient
00:27:15les yeux des enfants.
00:27:18Il faut payer
00:27:19des impôts
00:27:19pour faire des routes,
00:27:20des hôpitaux,
00:27:21des écoles.
00:27:23Et voilà.
00:27:23Pauvre connard !
00:27:35La république
00:27:37est une putain
00:27:38qui bosse
00:27:39pour une poignée
00:27:40de proxénètes
00:27:41de la finance.
00:27:42Réveille-toi !
00:27:44Et attention,
00:27:44oser se lever,
00:27:45c'est prendre le risque
00:27:46de tout perdre.
00:27:47Et c'est s'obliger
00:27:48à surmonter
00:27:48le syndrome de Stockholm.
00:27:50Un phénomène psychologique,
00:27:52voilà,
00:27:52observé chez les otages.
00:27:53Car nous sommes otages
00:27:54de cette société
00:27:55pervers et aliénée.
00:27:56Des otages
00:27:57qui n'en ont pas conscience.
00:27:58J'en parlais l'autre jour
00:27:59à mon beau-frère.
00:28:00Je lui dis,
00:28:00on est otages.
00:28:01Il me dit,
00:28:01non !
00:28:03Moi, je ne suis pas otage.
00:28:07Il est fatigué, l'homme.
00:28:09Je lui ai montré
00:28:10ses chaînes.
00:28:12Il me dit,
00:28:12ouais, je ne l'avais pas vu.
00:28:15Arrête,
00:28:15c'est la famille, ça.
00:28:18Il n'y a que
00:28:18dans une secte
00:28:20que l'on puisse interdire
00:28:21aux gens
00:28:22de rire.
00:28:23de condamner
00:28:24le rire.
00:28:25Et plus les choses
00:28:26allaient dans cette société,
00:28:28plus nous perdions
00:28:29nos libertés
00:28:29au nom
00:28:30de la liberté.
00:28:32C'est ça qui a rendu
00:28:32les gens
00:28:33complètement à rien.
00:28:34On veut de la liberté !
00:28:36D'accord !
00:28:37Et après, c'est par là
00:28:47qu'on doit aller ?
00:28:47C'est où ?
00:28:48Non, non, non.
00:28:51Non.
00:28:56Ils sont allés
00:28:56trop loin
00:28:57jusqu'à nous retirer
00:29:00jusqu'à nous retirer
00:29:00le rire !
00:29:02Non.
00:29:03Là, non.
00:29:04Là,
00:29:05un groupe d'hommes
00:29:06dont je fais partie
00:29:07a dit,
00:29:08non, non !
00:29:09Vous pouvez me lyncher
00:29:11en place publique
00:29:12avec vos médias.
00:29:14Vous pouvez même
00:29:14me faire fusiller.
00:29:16Mais adosser
00:29:17au poto d'exécution,
00:29:19je continuerai
00:29:20à raconter
00:29:21des blagues
00:29:22à Tonton !
00:29:23Avec l'Arsane de Marseille !
00:29:25Allez tous
00:29:26vous faire un culé !
00:29:27De toute façon,
00:29:34ils m'ont retiré
00:29:35ma licence
00:29:36de ce spectacle.
00:29:38Là, c'est du hors-piste
00:29:39ce que je suis en train de faire.
00:29:44Je n'ai plus de permis
00:29:45de rien du tout.
00:29:47Non, il faut partir.
00:29:48Mais où ?
00:29:48Voilà.
00:29:49J'ai bien réfléchi.
00:29:50Je pense qu'il est préférable
00:29:52de retourner
00:29:52là où tout a commencé.
00:29:56Quelle que soit
00:29:56votre origine,
00:29:57votre couleur de peau,
00:29:59votre religion,
00:30:00quelque chose
00:30:01vous relie
00:30:01à cette forêt primaire
00:30:03équatoriale,
00:30:04qu'elle soit africaine,
00:30:05qu'elle soit amazonienne,
00:30:07quelque chose
00:30:07vous relie à Zamba,
00:30:08l'esprit même
00:30:09de cette création
00:30:10qu'on voit,
00:30:11qu'on ressent.
00:30:12Il existe là-bas
00:30:12une terre promise
00:30:13pour chacun d'entre nous.
00:30:15Mais avant d'y retourner,
00:30:17il y a quelques personnes
00:30:18à qui je dois dire au revoir.
00:30:20Il y a parfois
00:30:21chez ceux
00:30:21qu'on a le plus détestés,
00:30:23un lien de fraternité
00:30:25que l'on découvre
00:30:27au moment des adieux.
00:30:28C'est ce qui s'est passé
00:30:29d'ailleurs
00:30:29avec l'inspecteur
00:30:31des impôts
00:30:31en charge
00:30:32de mon dossier.
00:30:33M. Vespuce !
00:30:39M. Vespuce !
00:30:41Je peux rentrer ?
00:30:43Oh, M. Vespuce !
00:30:46Excusez-moi,
00:30:46je n'ai pas pris rendez-vous,
00:30:47il fallait que je vous voie.
00:30:49Oui, je ris,
00:30:50je suis heureux.
00:30:53Je suis tellement heureux
00:30:54de vous voir
00:30:55parce que je m'en vais.
00:30:56Je sors de votre juridiction,
00:30:59je m'en retourne
00:30:59dans ma forêt.
00:31:00Ah oui,
00:31:02je sais qu'il y a pu y avoir
00:31:03entre vous et moi,
00:31:04monsieur,
00:31:05une certaine distance.
00:31:07Non mais voilà,
00:31:07de par le contexte.
00:31:09Vous êtes contrôleur
00:31:10des impôts,
00:31:11je suis contribuable.
00:31:12Mais au moment de partir,
00:31:14je tenais à vous dire
00:31:15que je parle
00:31:16cœur léger.
00:31:17Ah,
00:31:18sans rancune,
00:31:19sans amertume.
00:31:20J'ai pu,
00:31:22à un moment donné,
00:31:23on ne va pas se mentir,
00:31:25durant ces 15 années
00:31:27de contrôle ininterrompu.
00:31:33Être traversé,
00:31:35c'est vrai,
00:31:36par certains sentiments
00:31:37à votre endroit.
00:31:47Il y a même eu ce projet
00:31:49d'embaucher un tireur
00:31:50d'élite CERN
00:31:51du nom de Mladen.
00:31:55Oh, Mladen !
00:31:58Il en faisait des choses
00:31:59pour 200 euros,
00:32:00ce Mladen.
00:32:01Mais bon,
00:32:01alors que je m'en vais,
00:32:02je tenais à vous dire,
00:32:03monsieur l'inspecteur,
00:32:05merci.
00:32:06Oui,
00:32:07merci, monsieur.
00:32:09Car grâce à vous,
00:32:10j'ai pu prendre
00:32:11mes distances
00:32:11avec l'aspect illusoire
00:32:13de l'argent,
00:32:14du profit.
00:32:16Ah,
00:32:16je vous assure,
00:32:17vous m'avez ouvert les yeux.
00:32:19j'ai pu me délester
00:32:20des chimères
00:32:21de la possession,
00:32:22de la propriété.
00:32:24Votre acharnement
00:32:25m'a véritablement
00:32:27ouvert les yeux.
00:32:28J'ai compris là où était
00:32:28mon véritable patrimoine
00:32:30en ce mamonde,
00:32:32dans le regard
00:32:32de mes enfants,
00:32:34dans le son
00:32:35de ma forêt,
00:32:36des biens
00:32:37aussi précieux
00:32:38qu'insaisissables.
00:32:40Oh là,
00:32:41désolé,
00:32:42mais en tout cas,
00:32:43je tenais
00:32:43à vous dire
00:32:44que tout votre travail
00:32:46en surface
00:32:47a révélé
00:32:48la profondeur
00:32:49de ma liberté.
00:32:51Et ça,
00:32:51je vous en suis
00:32:52infiniment reconnaissant.
00:32:53J'ai même envie
00:32:54de vous le chanter.
00:32:55Merci.
00:32:57Merci.
00:33:00Merci,
00:33:02monsieur.
00:33:05Puce.
00:33:08Zemulibat,
00:33:09j'ai envie de chanter,
00:33:11putain !
00:33:12Vous avez été
00:33:13le compagnon de route
00:33:14idéal
00:33:14dans les égouts
00:33:15de ce monde,
00:33:16monsieur.
00:33:16Je vous en remercie
00:33:18en espérant
00:33:19que vous aussi
00:33:19vous trouviez
00:33:20un jour
00:33:20le chemin
00:33:21de la liberté.
00:33:22Au revoir,
00:33:23monsieur Vespus.
00:33:24A bientôt.
00:33:25Oh,
00:33:26qu'est-ce qu'il y a ?
00:33:27Vous pleurez ?
00:33:30Oh, allez-y,
00:33:30c'est la pression,
00:33:31monsieur Vespus.
00:33:32C'est vrai
00:33:33que vous faites
00:33:33un boulot d'enculés.
00:33:34Non, mais c'est vrai.
00:33:36Les gens ne vous aiment pas.
00:33:38C'est l'argent
00:33:38qui les a rendus fous.
00:33:39En tout cas,
00:33:40moi, je vous aime.
00:33:41Y a-t-il quelque chose
00:33:42que je pourrais faire
00:33:43avant de partir ?
00:33:44Pour vous faire plaisir,
00:33:45allez-y.
00:33:45Mais allez-y,
00:33:46je vous en prie.
00:33:46Vous aimeriez
00:33:47me redresser
00:33:49encore un peu ?
00:33:50Oh, gourmand !
00:33:53Allez-y,
00:33:54servez-vous.
00:33:55Mais oui,
00:33:56majoré,
00:33:58mettez-moi la mauvaise foi,
00:33:59ça me fait plaisir.
00:34:01Combien ?
00:34:01Cent mille ?
00:34:02Mettez un milliard.
00:34:03Je vous paierai en ananas.
00:34:08Salut, monsieur l'inspecteur.
00:34:14Il y a tellement de gens
00:34:15à qui je dois dire
00:34:16au revoir.
00:34:17La justice française.
00:34:20Je ne peux partir
00:34:22sans vous dire au revoir,
00:34:23madame,
00:34:24maire de toutes les institutions,
00:34:27sainte justice des hommes.
00:34:28Tu rends pas vos pieds,
00:34:35madame,
00:34:36pour vous dire merci
00:34:37et surtout bravo
00:34:39pour le spectacle
00:34:40extraordinaire
00:34:42que vous m'avez offert.
00:34:45Comment avez-vous fait
00:34:46pour garder votre sérieux ?
00:34:48J'en étais presque jaloux,
00:34:50moi,
00:34:50l'humoriste.
00:34:50dans ce décor incroyable,
00:34:53ce costume ridicule.
00:34:58Je n'avais jamais vu
00:34:59un endroit au monde
00:35:01où la vérité
00:35:03avait si peu d'influence
00:35:05sur le cours des choses.
00:35:07J'ai dégusté, madame,
00:35:09avec l'appétit d'un ogre,
00:35:11chacun de vos froncements
00:35:13de sourcils.
00:35:14Vous étiez si belle
00:35:15dans votre indignation
00:35:16quand vous me regardiez
00:35:17comme ça.
00:35:18que les peines
00:35:21que vous m'infligiez
00:35:22en étaient devenues
00:35:22la moindre des contreparties.
00:35:24Parfois,
00:35:25en vous regardant,
00:35:26je me disais que finalement,
00:35:27la dernière des racailles,
00:35:29le pire des voyous,
00:35:32des dealers,
00:35:34a une forme de panache,
00:35:36oui,
00:35:37de raffinement moral
00:35:38que vous n'aurez jamais,
00:35:40madame.
00:35:40Je l'imaginais d'ailleurs,
00:35:43ce caïd,
00:35:44à votre place,
00:35:45dans un monde
00:35:46totalement inversé.
00:35:56Pourquoi tu rigoles, toi ?
00:35:59Fils de pute,
00:36:00je suis juge, moi,
00:36:01dont il se marre.
00:36:04Debout devant ton juge,
00:36:05bâtarde.
00:36:06Quand on rentre dans la pièce,
00:36:07tout le monde se lève.
00:36:09Voilà,
00:36:10même la vieille
00:36:10avec la crâne,
00:36:11lève-toi, toi.
00:36:13Bon,
00:36:14Kader,
00:36:14c'est comment ?
00:36:14On est où, là ?
00:36:16Voilà,
00:36:17on commence
00:36:17à faire numéro un.
00:36:19Viens là, toi,
00:36:19viens l'autre.
00:36:21Le prévenu,
00:36:22viens là,
00:36:22viens là,
00:36:23là, là, là, là.
00:36:25C'est quoi cette façon
00:36:26de se présenter
00:36:27dans un tribunal ?
00:36:28L'autre,
00:36:28il n'arrive
00:36:28qu'au star cravate,
00:36:29comme un voyou,
00:36:32comme un menteur.
00:36:33On dirait à un ministre,
00:36:34qu'est-ce qui t'arrive, toi ?
00:36:35Il y a un respect,
00:36:37t'arrives,
00:36:37non,
00:36:38t'arrives dans un tribunal,
00:36:39tu te mets propre.
00:36:40Voilà,
00:36:41un petit jogging propre,
00:36:44une banane,
00:36:46t-shirt du PSG,
00:36:47propre,
00:36:49ou d'Algérie,
00:36:50voilà,
00:36:50arrête, Kader.
00:36:51Mets-toi à genoux,
00:37:00mets-toi à genoux.
00:37:03Lèche le sol,
00:37:04maintenant.
00:37:05Il le fait,
00:37:05t'es teubé ou quoi,
00:37:06toi ?
00:37:07Mets-toi debout
00:37:10devant ton juge,
00:37:11fils de pute.
00:37:14Jure,
00:37:15jure sur ta...
00:37:16Dis,
00:37:16dis la vie de ma mère,
00:37:17tu dis la vérité.
00:37:18Vas-y,
00:37:21pose la question,
00:37:22vas-y,
00:37:22il est trop con.
00:37:24Profession,
00:37:25répé,
00:37:25réponds.
00:37:26Quoi ?
00:37:28Journaliste.
00:37:31Eh,
00:37:31on t'a pas demandé
00:37:32de plaider coupable
00:37:33directement,
00:37:33t'as compris.
00:37:35On te demande pas
00:37:36tes petits business
00:37:37dans le filet
00:37:37à droite à gauche.
00:37:38Quel est ton honnête
00:37:39moyen de subsistance
00:37:41dans une société ?
00:37:42Tu veux participer comment ?
00:37:43Dans la collectivité,
00:37:44tu veux...
00:37:45Journaliste,
00:37:46d'accord.
00:37:47Non,
00:37:47non,
00:37:47tu mets 100 professions,
00:37:48on va pas...
00:37:49On va pas alourdir
00:37:51son dossier d'entrée de jeu.
00:37:52Il a pas toutes ses capacités,
00:37:54t'es teubé,
00:37:54toi.
00:37:56T'es handicapé,
00:37:57t'as une carte
00:37:57d'handicapé ou pas ?
00:37:59T'es socorép.
00:38:00T'es...
00:38:01Quoi ?
00:38:02C'est ton avocat,
00:38:03ça ?
00:38:04Maître Wiesenthal,
00:38:05ah non !
00:38:06Ah,
00:38:06je l'aime pas,
00:38:07l'autre,
00:38:07putain !
00:38:09Eh,
00:38:09je t'ai pas donné la parole,
00:38:10oh !
00:38:11Ok,
00:38:12ici,
00:38:12t'es avocat,
00:38:13toi.
00:38:14T'es là pour mettre
00:38:15un peu d'ambiance,
00:38:16prendre ta thune
00:38:17et tu fermes ta gueule.
00:38:20Ah non,
00:38:20je peux pas le blairer,
00:38:21putain !
00:38:22À chaque fois,
00:38:22il chiale sa grand-mère,
00:38:23je sais pas quoi,
00:38:25qu'elle a souffert.
00:38:26Eh,
00:38:26tu vas pas me chialer
00:38:27tes histoires de grand-mère
00:38:28ce soir,
00:38:28toi.
00:38:29Tout ton cinéma,
00:38:30tu gardes ça pour le cirque
00:38:31pinder et tout ça.
00:38:32parce que vous êtes
00:38:37de la même
00:38:38communauté
00:38:40avec ton avocat,
00:38:41toi,
00:38:42ouais ?
00:38:44Donc,
00:38:44non,
00:38:45non,
00:38:45greffier,
00:38:45on va rajouter
00:38:46quand même
00:38:46association de malfaiteurs.
00:38:50Je ne peux pas laisser ça.
00:38:56Bon,
00:38:57alors,
00:38:57monsieur le journaliste,
00:38:59parce que c'est comme ça
00:39:00qu'il faut l'appeler,
00:39:00l'autre,
00:39:00vous êtes accusé
00:39:02d'avoir tenu des propos
00:39:04dans un tweet,
00:39:05d'accord ?
00:39:06Non,
00:39:06c'est grave.
00:39:07Non,
00:39:07non,
00:39:07parce que t'as tweeté,
00:39:08toi.
00:39:09Non,
00:39:10t'as tweeté.
00:39:11Je tweet,
00:39:12tu tweet,
00:39:12nous tweetons.
00:39:13C'est-à-dire
00:39:13des propos à caractère
00:39:16discriminatoire,
00:39:17ok ?
00:39:18Et d'avoir incité
00:39:19à la haine raciale,
00:39:20en l'occurrence,
00:39:21ma race.
00:39:22On fait,
00:39:23eh,
00:39:24je te jure,
00:39:25regarde-moi.
00:39:26Non,
00:39:27je ne l'ai pas menacé,
00:39:27ce n'est pas vrai.
00:39:29J'ai fait comme ça,
00:39:30j'ai dit,
00:39:30attention,
00:39:30et prochaine intervention,
00:39:33Vizenthal.
00:39:34Voilà,
00:39:34je demande aux gendarmes
00:39:35de te péter les genoux,
00:39:36toi.
00:39:36T'as pas à part.
00:39:37Non,
00:39:38non,
00:39:38mais voilà,
00:39:38il doit,
00:39:39voilà.
00:39:40On passe,
00:39:40voilà,
00:39:41je vais lire,
00:39:41donc,
00:39:41les propos incriminés.
00:39:44Donc,
00:39:45il faut quand même bien reconnaître
00:39:46que dans certaines cités de France,
00:39:49on ne t'a rien demandé,
00:39:50pourquoi tu veux reconnaître quoi ?
00:39:51Là,
00:39:52on est dans les amalgames,
00:39:53pourquoi il ne dit pas exactement ?
00:39:54Voilà.
00:39:55Il existe des Lascars.
00:39:56C'est quoi un Lascar ?
00:39:57C'est ma gueule ?
00:40:01Voilà,
00:40:08on va calmer,
00:40:09voilà,
00:40:10on va calmer les choses,
00:40:11voilà,
00:40:11tout à fait,
00:40:11on va laisser la parole au parti civil,
00:40:14c'est trop grave.
00:40:15Donc,
00:40:15il y a trois partis civils,
00:40:16donc on a l'association des rebeux déradicalisés du 9-2.
00:40:23Maître Rammidou.
00:40:26On a les chiens de la classe du 9-4.
00:40:30Wesh,
00:40:31Lagdar,
00:40:32t'es avocat ?
00:40:32Non,
00:40:32il est avocat,
00:40:33Lagdar.
00:40:36Non,
00:40:37mais il faut une carte pour être avocat,
00:40:38Lagdar.
00:40:41Attends,
00:40:41il balance son shit,
00:40:42Lagdar,
00:40:43c'est un tribunal.
00:40:44Ah,
00:40:45c'est toi qui as commandé,
00:40:46Kadir.
00:40:49Mais vous attendez la fin,
00:40:50toi.
00:40:51Non,
00:40:51non,
00:40:51on fait 50-50.
00:40:52Bon,
00:40:52alors,
00:40:53et on a le troisième,
00:40:56c'est le conseil représentatif des institutions catalanes.
00:41:00C'est qui ça ?
00:41:01C'est toi,
00:41:02madame ?
00:41:03Vous êtes trompé,
00:41:04je pense.
00:41:05Vous êtes trompé,
00:41:06l'autre.
00:41:06Non,
00:41:06non,
00:41:07c'est en bas,
00:41:07c'est chambre froide,
00:41:08là.
00:41:09Donc,
00:41:09on va laisser la parole,
00:41:10voilà,
00:41:10à l'association des rebeux déradicalisés.
00:41:12Donc,
00:41:13maître Ramidou,
00:41:15c'est à vous,
00:41:15maître.
00:41:22Merci,
00:41:23monsieur le président.
00:41:32Je tiens à saluer,
00:41:33toi,
00:41:34la magistrate,
00:41:35qui est là,
00:41:36et la procureure de la République de la France.
00:41:40M. le président,
00:41:45en 25 ans,
00:41:47le barreau de Paris,
00:41:47je ne vais jamais jouer ça.
00:41:50A tel de faire le monde,
00:41:52le haine,
00:41:55dans un contexte particulièrement explosif,
00:42:01au sens de ces quatre termes,
00:42:02M. le procureur.
00:42:06M. le président,
00:42:07quand j'ai le tweet de la haine,
00:42:12comme ça,
00:42:13mon cœur,
00:42:13la pleurant l'humeur,
00:42:15que même pas,
00:42:16je peux parler comme ça,
00:42:17que je ressente.
00:42:20J'ai revu ma mère au bled.
00:42:28Je demande 6 millions d'euros
00:42:30de dommages et intérêts.
00:42:31Voilà.
00:42:35Voilà,
00:42:36voilà,
00:42:36monsieur le président.
00:42:38Voilà.
00:42:39Pour qu'il ne plie jamais.
00:42:41Alors,
00:42:41yo, yo, yo, yo, yo,
00:42:42et je demande aussi
00:42:44les petits frais de justice
00:42:45qu'on peut gratter à côté.
00:42:46Voilà.
00:42:4715 millions de là,
00:42:48je suis servi.
00:42:52Accordé,
00:42:52accordé,
00:42:53putain.
00:42:55Ça va trop loin,
00:42:56cette affaire.
00:42:57Je pense qu'on a...
00:42:59Vous voulez rajouter quelque chose ?
00:43:01Oui,
00:43:01maître Traoré.
00:43:02Allez-y,
00:43:03je vous en prie.
00:43:04Oui,
00:43:04je tiens à rajouter quelque chose.
00:43:08Merci,
00:43:08monsieur le président.
00:43:12En tant que descendant
00:43:14de tirayeur sénégal,
00:43:15je crois
00:43:16que le discriminant
00:43:20on n'est pas.
00:43:24On n'est pas.
00:43:26On n'est pas.
00:43:27je demande
00:43:30un million d'euros.
00:43:37Tout à fait,
00:43:38monsieur le président.
00:43:39Je demande
00:43:40le million symbolique.
00:43:47Accordé,
00:43:47accordé,
00:43:48putain.
00:43:49Ça va trop loin,
00:43:49cette affaire,
00:43:50putain.
00:43:51C'est la première fois
00:43:52que ça va...
00:43:52Quoi ?
00:43:53Christian Wiesenthal.
00:43:55Parodie de justice.
00:43:59Et ta mère la pute,
00:44:00comment tu me parles ?
00:44:01Non,
00:44:02t'as vu ?
00:44:02Outrage,
00:44:03outrage !
00:44:05Monsieur le gendarme,
00:44:07faites-vous plaisir.
00:44:07N'ayez pas peur.
00:44:35N'ayez pas peur.
00:44:37Vous êtes mes otages.
00:44:41Je pourrais déclencher
00:44:42ma ceinture,
00:44:43c'est bon.
00:44:44Je ne le ferai pas.
00:44:46On va attendre le GIGN.
00:44:49Alors comme ça,
00:44:50on aime les concerts
00:44:51du hard rocker.
00:44:53Vous aimez ça ?
00:44:54Hard...
00:44:54Ah,
00:44:55on aime moins
00:44:55le hard rocker maintenant.
00:44:58Ah,
00:44:58moi je déteste
00:44:59le hard rocker.
00:45:01Musique du diable.
00:45:03Moi,
00:45:03mon émancipation
00:45:04passe par les djihad.
00:45:06Djihad.
00:45:07les guerres saintes.
00:45:11À un moment donné,
00:45:12Allah nous invite
00:45:13au sacrifice.
00:45:15Alors,
00:45:16ce n'est pas une obligation,
00:45:17si,
00:45:18c'est recommandé.
00:45:18C'est recommandé.
00:45:20On ne peut pas laisser
00:45:21ce monde
00:45:21sous l'emprise
00:45:23du satanisme.
00:45:24Tu comprends ?
00:45:25À un moment donné,
00:45:25il faut mettre
00:45:26les Ola
00:45:27au nom de Allah.
00:45:31C'est une blague
00:45:32que tu essayes de faire.
00:45:35Tu sais,
00:45:36je vais déclencher
00:45:36ma ceinture.
00:45:38Tu veux faire le con,
00:45:39je vais te montrer
00:45:39qui est con ce soir.
00:45:45À un moment,
00:45:46on te dit,
00:45:46il faut dire
00:45:47à Satan
00:45:48de partir.
00:45:50Satan,
00:45:50tire-toi !
00:45:52Rentre chez toi !
00:45:54En Israël,
00:45:55je ne sais où.
00:45:56Hé,
00:46:01c'est tabarninant.
00:46:02Excuse-moi,
00:46:02je peux prendre
00:46:03la parole, là ?
00:46:04Oh !
00:46:05C'est trop vite
00:46:06dans ma tête, là.
00:46:07Je ne peux pas
00:46:08comprendre, là,
00:46:08tu sais.
00:46:10Hé,
00:46:10l'accent russe,
00:46:11c'est ça,
00:46:12c'est ça, là.
00:46:13Hé,
00:46:14Canada,
00:46:14Québec, là,
00:46:15tu sais.
00:46:16Ce matin,
00:46:17encore,
00:46:17j'étais à Montréal.
00:46:19Imagine-tu,
00:46:19tu sais.
00:46:21Je prends l'avion,
00:46:22j'arrive,
00:46:22je sors
00:46:23de la gale.
00:46:26Pis là,
00:46:26il y a ma blonde,
00:46:27ma femme,
00:46:27elle me dit,
00:46:28hé,
00:46:28ce qu'est-ce que ça,
00:46:29ce soir,
00:46:29on va au Bataclan.
00:46:30Je me dis,
00:46:31qu'est-ce que c'est ça,
00:46:31au Bataclan,
00:46:32tout ce qu'on dit.
00:46:33Elle me dit,
00:46:34il y a la musique,
00:46:34c'est le fun, là,
00:46:35tu sais.
00:46:36Hé,
00:46:36j'ai dit,
00:46:36OK,
00:46:37j'arrive, là,
00:46:38hé,
00:46:38c'est correct, là.
00:46:40C'est cool.
00:46:42Je vais au bar,
00:46:43je prends une Budweiser,
00:46:44je coule, là,
00:46:45tu sais,
00:46:46et là,
00:46:46patatras !
00:46:49Très ru,
00:46:50patatras.
00:46:52Patatras,
00:46:52patatratras.
00:46:56Parce que,
00:46:56toi,
00:46:56tu te considères
00:46:57comme innocent,
00:46:58bien sûr.
00:46:59Tu viens avec ta femme
00:47:00écouter de la musique,
00:47:01elle est où,
00:47:02d'ailleurs,
00:47:02ta femme ?
00:47:02C'est laquelle ?
00:47:03Elle est encore
00:47:04dans la fosse.
00:47:13Toutes mes condoléances.
00:47:16Parce que,
00:47:16toi,
00:47:16tu te crois innocent,
00:47:18tu n'arrives pas
00:47:18à faire le rapprochement
00:47:19entre toi
00:47:20et les bombardements
00:47:21des mes frères musulmans
00:47:22en Syrie et en Irak.
00:47:24Hé,
00:47:25excuse-moi,
00:47:25je ne les connais pas,
00:47:26là,
00:47:26tu sais.
00:47:28Réveille-toi,
00:47:29je ne les connais pas,
00:47:30là.
00:47:32Tu ne les connais pas
00:47:33ta famille,
00:47:33là,
00:47:33tu sais.
00:47:35Ce matin,
00:47:36je ne connaissais pas
00:47:37le Bataclan,
00:47:38imagine-tu, là.
00:47:42Puis,
00:47:42puis,
00:47:43toi,
00:47:43tu parles français,
00:47:44il n'y a pas d'accent
00:47:45de Syrie
00:47:45puis d'Irak
00:47:46en dedans,
00:47:47là.
00:47:47Hé,
00:47:47boy !
00:47:48T'es belge,
00:47:50là,
00:47:50je ne veux pas
00:47:50te vexer,
00:47:51là,
00:47:51tu sais,
00:47:51mais on peut
00:47:52se sentir frère
00:47:53en francophonie,
00:47:54tous les deux,
00:47:55là.
00:47:57Frère en francophonie,
00:47:59que j'ai eu
00:47:59toute une histoire.
00:48:02Frère en francophonie.
00:48:04Est-ce que tu connais
00:48:05l'islam ?
00:48:07L'islam rigoris,
00:48:08hein ?
00:48:09Voilà,
00:48:09c'est l'islam
00:48:09un peu serré,
00:48:10là.
00:48:12Sans,
00:48:13sans les dates
00:48:14et sans la chicha,
00:48:15crois-moi.
00:48:15Réveille-toi.
00:48:18À un moment donné,
00:48:24écoute-moi,
00:48:26à un moment donné,
00:48:28comment dire,
00:48:29Dieu te parle,
00:48:30s'il me parle en personne,
00:48:32tu vois,
00:48:32c'est cette arrogance
00:48:33occidentale
00:48:33que je ne supporte plus.
00:48:35Là,
00:48:35je vais déclencher
00:48:35ma ceinture.
00:48:37Hé,
00:48:37fais pas ça,
00:48:38fais pas ça.
00:48:40Excuse-moi,
00:48:41je t'ai de comprendre,
00:48:42là,
00:48:43tu sais.
00:48:43c'est pas normal
00:48:45ce qui se passe
00:48:46ce soir,
00:48:46là,
00:48:46tu sais.
00:48:48Hé,
00:48:48boy !
00:48:50Vous venez de tuer
00:48:53une botte de genre,
00:48:54là,
00:48:54c'est pas bien,
00:48:55ça.
00:48:56Moi,
00:48:57moi,
00:48:57j'ai une balle
00:48:57dans la jambe,
00:48:58je dis rien,
00:48:59tu sais.
00:49:01J'ai mal.
00:49:03J'ai des frissons,
00:49:04tu sais,
00:49:04je suis comme dans le grain,
00:49:06là,
00:49:06des condamnateurs,
00:49:07là,
00:49:07puis j'essaye
00:49:09de traisonner,
00:49:10de sortir du délire,
00:49:11là.
00:49:11Hé !
00:49:11C'est un genre
00:49:14de coaching
00:49:15que j'essaie de faire.
00:49:17Tu veux me coacher ?
00:49:19C'est vraiment
00:49:19que tu es fou,
00:49:20alors.
00:49:22Tu as peur.
00:49:23Si c'est normal,
00:49:24tu sais,
00:49:25moi aussi,
00:49:25je vais mourir
00:49:26ce soir.
00:49:28Mais non,
00:49:28la différence,
00:49:29non,
00:49:29c'est que moi,
00:49:30je n'ai pas peur.
00:49:31C'est ça,
00:49:31la différence.
00:49:34Oui,
00:49:35j'ai un oeil
00:49:35qui a peur,
00:49:36c'est vrai.
00:49:39Qui tente
00:49:40de se désolidariser.
00:49:41C'est ce qui est ridicule.
00:49:43Pourtant,
00:49:43lui,
00:49:44il a lu le Coran,
00:49:44tu vois,
00:49:44mais il n'est pas prêt
00:49:46au martyr.
00:49:48Tu vois ?
00:49:49Non.
00:49:49Tu dois t'en remettre
00:49:50maintenant à Dieu,
00:49:51tu comprends ?
00:49:53Tu es chrétien.
00:49:54Qu'est-ce que c'est ?
00:49:54C'est-tu tant que chrétien ?
00:49:56Tu es chrétien ?
00:49:58Et tu viens
00:49:59nous faire
00:49:59dehors des renquaires ?
00:50:00C'est ça,
00:50:02les chrétiens ?
00:50:03Écoutez,
00:50:04les aigles de la mort,
00:50:05quand nous sommes rentrés,
00:50:06tais-toi,
00:50:06quand nous sommes rentrés
00:50:07dans la salle,
00:50:08quel était le titre
00:50:09de la chanson ?
00:50:10Le baiser du diable.
00:50:12Tu te rends compte ?
00:50:14C'était de la provocation.
00:50:17Eh bien,
00:50:17ça marche.
00:50:20Le diable est venu
00:50:20vous embrasser ce soir.
00:50:24Quoi ?
00:50:25Tu aimerais devenir musulman ?
00:50:27Tu peux être musulman,
00:50:33mais il faut être sincère.
00:50:35Pas parce que
00:50:36j'ai une kalachnikov,
00:50:37une ceinture de bois,
00:50:40et que je suis tiré
00:50:40dans la chambre.
00:50:44Tout ça,
00:50:44c'est oublié,
00:50:45là.
00:50:49C'est une démarche sincère,
00:50:51t'sais.
00:50:52Bon,
00:50:53quand on a envie
00:50:53de pisser,
00:50:54il y a quelque chose
00:50:55de fort que j'ai
00:50:55en dedans,
00:50:56j'ai envie
00:50:57d'être musulman.
00:51:00C'est une démarche
00:51:01que j'ai entamé
00:51:02à deux ans
00:51:02d'être ça.
00:51:03Je me souviens,
00:51:04écoute,
00:51:04ça,
00:51:04c'était un mardi,
00:51:05t'sais.
00:51:06J'étais dans la forêt
00:51:07en Ontario,
00:51:08on a des belles forêts
00:51:08pour chez nous,
00:51:09puis je suis tombé
00:51:10face à un ours.
00:51:11Ouais,
00:51:12ton père,
00:51:13net.
00:51:14Mon petit,
00:51:15petit comme la famille,
00:51:16c'est un grizzly,
00:51:17attention.
00:51:18Puis un ours,
00:51:19ça court,
00:51:20ça grimpe,
00:51:20ça arbre,
00:51:21ça mâle,
00:51:21ça vole,
00:51:22c'est aussi bien,
00:51:22t'sais.
00:51:23Je me suis dit,
00:51:26si j'aime ça
00:51:27de cette affaire-là,
00:51:28écoute ça,
00:51:29j'en vais me faire
00:51:29baptiser chez les musulmans.
00:51:31Voilà ce que j'ai dit.
00:51:33Puis je vais bien
00:51:34enrubaner ma christiane.
00:51:35Tu peux devenir musulman
00:51:41jusqu'au bout.
00:51:43Il te suffit pour ça
00:51:44de dire la phrase
00:51:45des musulmans
00:51:46et tu seras musulman.
00:51:47Alors non,
00:51:48écoute-moi.
00:51:50Tu dois dire.
00:51:51Il a...
00:51:52Merde.
00:51:57Bien sûr que je la connais.
00:51:58qui picote du pâté.
00:52:10Voilà,
00:52:11dis-lui,
00:52:11dis-lui.
00:52:11Voilà,
00:52:12voilà,
00:52:12voilà.
00:52:13Voilà.
00:52:14Oh, oh, oh.
00:52:17Et après,
00:52:17tu dois lire le Coran.
00:52:19Je rentre au Québec,
00:52:20je lis le Coran.
00:52:21Sois sûr de son
00:52:22en grec,
00:52:23en latin
00:52:23puis en espranien.
00:52:26Non,
00:52:26mais j'ai l'impression
00:52:26que tu te moques de moi,
00:52:27là,
00:52:27dis donc.
00:52:28en espagnol.
00:52:29Qu'est-ce que c'est
00:52:29cette histoire?
00:52:31Tu me prends peut-être
00:52:32pour un con
00:52:32comme ces Indiens
00:52:33que vous avez massacrés.
00:52:35Hé,
00:52:36j'ai bien compris
00:52:36que t'es pas un Indien,
00:52:37là,
00:52:38tu sais.
00:52:38Tu picoles-moi
00:52:39avec ces gens-là
00:52:40puis tu penses
00:52:41à ma place,
00:52:42voyons-là.
00:52:42Je suis chancé,
00:52:43là,
00:52:43tu sais.
00:52:44Je suis motivé,
00:52:45là.
00:52:46Allô,
00:52:47Akbar,
00:52:47nom de Dieu.
00:52:53Allô,
00:52:53Akbar,
00:52:54nom de Dieu.
00:52:55Qu'est-ce que c'est
00:52:55cette histoire?
00:52:56c'est moi
00:52:58qui dis
00:52:58Allô,
00:52:59Akbar.
00:53:00Je suis pas d'accord.
00:53:01Allô peut bien
00:53:02être avec un Québécois,
00:53:03là.
00:53:05Non.
00:53:07Allô n'a rien
00:53:08à faire,
00:53:08là.
00:53:08Non.
00:53:08C'est beaucoup
00:53:12trop franc.
00:53:13Et puis,
00:53:13et puis,
00:53:14et puis,
00:53:15Allô n'a rien
00:53:16à faire
00:53:16de ce conseillère
00:53:16d'air de roguerre.
00:53:18Et bien plus intéressé
00:53:19par la musique orientale.
00:53:21Quoi?
00:53:22Le GIGN,
00:53:23ou ça?
00:53:24Dans l'escalier,
00:53:25là.
00:53:26C'est à moi
00:53:27d'entrer en scène.
00:53:29Regardez comment
00:53:29meurt un martyr.
00:53:31Ah non,
00:53:32mais fais pas ça.
00:53:33Ah non.
00:53:34Ah non,
00:53:35pas les deux.
00:53:37Je vois plus rien.
00:53:38Allô,
00:53:39tu es là?
00:53:40Allô,
00:53:41Allô,
00:53:42c'est toi?
00:53:43Allô!
00:53:46Pardon.
00:53:54Bonsoir.
00:53:57Entrez,
00:53:57je vous en prie,
00:53:58je vous attendais.
00:54:01Bonsoir,
00:54:02messieurs dames.
00:54:03Alors comme ça,
00:54:04on veut s'émanciper
00:54:05tous les deux
00:54:05des quartiers difficiles,
00:54:07de la misère,
00:54:08de la précarité,
00:54:09hein?
00:54:10Vous voulez devenir
00:54:11propriétaire?
00:54:15Asseyez-vous,
00:54:15je vous en prie.
00:54:17Vous avez frappé
00:54:18à la bonne porte,
00:54:19messieurs dames.
00:54:20Vous savez que depuis
00:54:20le début de l'année,
00:54:21nous pratiquons des taux
00:54:22à 0,5 pour fion.
00:54:25Hein?
00:54:26Pour fion,
00:54:27pour fion.
00:54:27C'est-à-dire qu'à la fin,
00:54:29vous l'aurez quand même
00:54:29dans le fion.
00:54:30Mais,
00:54:31ne rêvez pas tous les deux
00:54:32que vous êtes condamnés
00:54:33à cela.
00:54:34On ne va pas se mentir.
00:54:35Oh,
00:54:35je vous connais mieux
00:54:36que vous-même,
00:54:37messieurs dames.
00:54:38D'ailleurs,
00:54:38monsieur,
00:54:38madame,
00:54:39on ne sait pas très bien.
00:54:40C'est vrai,
00:54:40chez les sans-dents,
00:54:42quand tout le monde
00:54:43est en survêt,
00:54:43qui fait quoi?
00:54:44Alors,
00:54:45vous êtes la femme?
00:54:45D'accord.
00:54:46Mettez un peu de rouge à lèvres.
00:54:47Vous savez,
00:54:50j'ai tout votre dossier
00:54:51de demande de crédit,
00:54:52il y a tout là-dedans.
00:54:54J'ai les groupes sanguins,
00:54:55les empreintes dentaires,
00:54:56on a tout.
00:54:57J'ai même vu que vous avez eu
00:54:58le droit au petit toucher rectal
00:54:59au moment du don.
00:55:00Ce sont les normes européennes,
00:55:03monsieur,
00:55:03c'est normal.
00:55:04Contrôle technique approfondi.
00:55:06Ils appellent ça...
00:55:08Ah,
00:55:09c'est humiliant,
00:55:09mais c'est comme ça.
00:55:10Au-delà de 30 000 euros,
00:55:11aujourd'hui,
00:55:12hop,
00:55:12t'as une main dans ton cul.
00:55:14Alors,
00:55:14rentrons dans le dossier.
00:55:17Vous venez d'avoir
00:55:18un deuxième enfant.
00:55:19Ça,
00:55:19c'est un point très positif
00:55:20pour la banque.
00:55:22Une petite fille.
00:55:22Voilà,
00:55:23ça par contre,
00:55:23on s'en fout,
00:55:23madame.
00:55:24Je vous explique.
00:55:25À notre niveau,
00:55:26ça veut dire que deux enfants,
00:55:27vous êtes menottés au système.
00:55:28Voilà.
00:55:29C'est ça qui nous intéresse.
00:55:30C'est qu'on va pouvoir vous traire
00:55:31jusqu'à la retraite.
00:55:32Mais voilà,
00:55:32c'est...
00:55:33Non,
00:55:33je n'ai pas dit
00:55:34qu'on allait traire votre femme,
00:55:35monsieur.
00:55:36C'est une métaphore.
00:55:38Vous avez une tendance
00:55:39à partir au quart de tour,
00:55:40vous.
00:55:41Mais vous dépensez de l'énergie
00:55:43pour rien du tout,
00:55:43monsieur.
00:55:44Gardez ça pour le travail,
00:55:46d'accord ?
00:55:46Parce qu'il va falloir
00:55:47aller bosser
00:55:47pour rembourser le crédit,
00:55:48maintenant.
00:55:51Surtout pour ce merveilleux
00:55:52projet de maison.
00:55:5490 mètres carrés.
00:55:56Vous aimez les belles choses,
00:55:57madame.
00:55:57qui est bien placés
00:55:59avec ça,
00:55:59juste derrière la déchetterie,
00:56:00là-haut,
00:56:01c'est ça ?
00:56:01Ouais.
00:56:03Un vrai petit coin
00:56:03à champignons,
00:56:04votre histoire.
00:56:06Trois chambres,
00:56:07un cellier,
00:56:07très bien,
00:56:08petite terrasse,
00:56:0920 mètres carrés,
00:56:09plein nord,
00:56:10c'est encore un choix
00:56:11un petit peu de fraîcheur,
00:56:14le soir.
00:56:14D'accord.
00:56:14Donc,
00:56:16le problème qu'on a
00:56:18tous les deux,
00:56:19c'est que vous êtes
00:56:19endettés à 150%.
00:56:21Voilà,
00:56:21voilà,
00:56:22on va aller droit au but.
00:56:24Vous avez fait les cons,
00:56:25vous ne pouvez plus payer.
00:56:26Et on ne s'est rien refusé.
00:56:27Monsieur,
00:56:28ne dites pas,
00:56:29non,
00:56:29j'ai tous les relevés.
00:56:31Vous faites vos courses
00:56:32au supermarché,
00:56:33je n'ai jamais vu ça.
00:56:34Tout ce qui est en tête
00:56:35de gondole,
00:56:35ça finit dans le caddie.
00:56:37Écran incurvé,
00:56:38écran plein,
00:56:38le même jour.
00:56:39Ils étaient,
00:56:42ils étaient,
00:56:43d'accord,
00:56:43en promo,
00:56:44mais ce n'est pas une raison,
00:56:45monsieur.
00:56:46Frigo américain,
00:56:46ce jour-là,
00:56:47je ne sais pas
00:56:47si vous est arrivé.
00:56:49Jacuzzi gonflable,
00:56:50on a des trucs.
00:56:52Ah,
00:56:52c'est celui de Leroy Merlin,
00:56:54là ?
00:56:54Oui,
00:56:54il est pas mal.
00:56:56Oui,
00:56:57j'ai le même.
00:56:57Enfin,
00:56:58j'ai le même.
00:56:58Je l'ai acheté
00:56:59sur le bon coin,
00:56:59moi.
00:57:01À moitié prix,
00:57:02il y a deux pigeons
00:57:02comme vous.
00:57:03Ils n'étaient même pas déballés.
00:57:05Ils n'avaient pas compris
00:57:05que ça rentrait pas chez eux.
00:57:06Watterson,
00:57:11c'est quoi ça,
00:57:11Watterson ?
00:57:12Un chauffe-eau solaire,
00:57:13d'accord.
00:57:15Et c'est judicieux,
00:57:16ça,
00:57:17à Châtillon,
00:57:18ça ?
00:57:18Vous avez observé
00:57:20les économies d'énergie
00:57:21sur la note d'électricité,
00:57:22non ?
00:57:23Ça consomme,
00:57:24là,
00:57:24pardon.
00:57:27À peu près deux fois,
00:57:28après.
00:57:29Mais ça tiédit peut-être
00:57:30la flotte en échange,
00:57:31non,
00:57:31même pas ?
00:57:32Froid,
00:57:32d'accord.
00:57:34C'est une machine à glaçons,
00:57:35vous avez sur le toit.
00:57:3615 000 euros,
00:57:38l'installation,
00:57:39vous avez un sens
00:57:40de la gestion,
00:57:41tous les deux,
00:57:42j'ai jamais vu ça.
00:57:43Vous pourriez donner des cours.
00:57:45Donc,
00:57:46évidemment,
00:57:47toutes les banques
00:57:47vous ont craché à la gueule.
00:57:49Ah non,
00:57:50ne dites pas,
00:57:50ils réfléchissent,
00:57:51monsieur.
00:57:53Allez vous faire enculer,
00:57:55c'est des trucs
00:57:55que j'ai jamais vus.
00:57:57Ils vous insultent.
00:57:59Retournez dans votre clapier
00:58:00avec les nègres
00:58:01et les bouignoules,
00:58:02qu'est-ce que c'est que ça ?
00:58:02Ça,
00:58:03vous pourriez attaquer,
00:58:04c'est pas normal
00:58:05de parler comme ça.
00:58:07Bref,
00:58:07non,
00:58:07non,
00:58:08bien sûr,
00:58:08je sais madame.
00:58:09Donc,
00:58:09comme,
00:58:09écoutez-moi,
00:58:10écoutez-moi,
00:58:11comme vous êtes
00:58:12de bons parents
00:58:12et que vous êtes
00:58:14en bonne santé,
00:58:15j'ai peut-être trouvé
00:58:15la solution.
00:58:16Alors,
00:58:17attendez,
00:58:17attendez,
00:58:18on partirait
00:58:19sur les nouveaux contrats.
00:58:21Voilà,
00:58:22les contrats
00:58:22qu'on appelle
00:58:23TE3P.
00:58:25TE3P,
00:58:26c'est-à-dire
00:58:27tout
00:58:27et un petit peu plus.
00:58:29Vraiment,
00:58:30c'est le
00:58:30tout,
00:58:31plus,
00:58:31plus,
00:58:31plus,
00:58:31c'est vraiment
00:58:32le contrat.
00:58:32Alors,
00:58:33on vous permet
00:58:34d'intégrer
00:58:35la maison de vos rêves
00:58:36et en échange,
00:58:37on vous prélève
00:58:38un rein à tous les deux.
00:58:39Non,
00:58:39mais voilà,
00:58:40le deal,
00:58:40il est là.
00:58:41Le deal,
00:58:41il est là.
00:58:43Parce que la chance
00:58:45que vous avez
00:58:45dans votre dossier,
00:58:46je vous explique,
00:58:47on s'est aperçu
00:58:48que vous avez
00:58:48le même groupe sanguin
00:58:49tous les deux
00:58:50que notre chef d'agence.
00:58:51Non,
00:58:51mais voilà,
00:58:51voilà.
00:58:53Monsieur Klugman,
00:58:55qui est propriétaire
00:58:57de tout.
00:58:57et bien,
00:59:01voilà,
00:59:01ah ben non,
00:59:02il a deux reins,
00:59:03le pauvre,
00:59:0475 ans,
00:59:05il arrive un âge,
00:59:07une vie de patachon,
00:59:09le show business,
00:59:10bon,
00:59:11il s'est fait transfuser
00:59:12du sang de nourrisson
00:59:13pendant 2-3 ans,
00:59:14mais là,
00:59:14voilà,
00:59:15il faut qu'il change
00:59:16les rognons.
00:59:17Et donc,
00:59:17on vit très bien
00:59:19avec un rein,
00:59:20bien sûr,
00:59:20monsieur,
00:59:22ça,
00:59:22je ne vous le proposerai pas.
00:59:25Monsieur,
00:59:25je vous coupe,
00:59:26j'ai même envie de vous dire,
00:59:27on vit mieux avec un rein,
00:59:28c'est inévident,
00:59:28bien sûr,
00:59:29bien sûr.
00:59:31Et des gens se font retirer
00:59:32les reins,
00:59:32parce que plus léger,
00:59:34plus souple,
00:59:35vous allez gagner.
00:59:40Ça vous intéresse,
00:59:41j'imagine,
00:59:42madame.
00:59:42De toute façon,
00:59:42on va être honnêtes
00:59:43tous les deux,
00:59:43vous n'avez pas le choix.
00:59:45On vous a retiré
00:59:46les cartes bleues,
00:59:46les chéquiers,
00:59:47même les pièces rouges
00:59:49au guichet,
00:59:49je crois que c'est fini.
00:59:50Donc voilà,
00:59:51il faut qu'on trouve
00:59:51des solutions,
00:59:52c'est pour ça que j'ai essayé.
00:59:53Voilà,
00:59:53mais complètement.
00:59:54Alors,
00:59:54par rapport au crédit voiture,
00:59:56j'y arrive,
00:59:56madame,
00:59:57j'ai essayé de tout résoudre.
00:59:59Donc par rapport
00:59:59aux arriérés
01:00:00de votre Picasso,
01:00:02donc,
01:00:03alors je parle évidemment
01:00:04du Citroën,
01:00:06sinon on ne serait pas là.
01:00:08Et donc,
01:00:10alors,
01:00:10j'ai peut-être trouvé
01:00:11une solution.
01:00:12En en parlant,
01:00:13voilà,
01:00:13avec monsieur Kligman,
01:00:15comme actuellement,
01:00:16madame,
01:00:17vous êtes sans emploi,
01:00:18on s'est dit
01:00:19qu'on...
01:00:20Mère au foyer,
01:00:21voilà,
01:00:21non,
01:00:21c'est ce que je veux dire.
01:00:23Non,
01:00:23non,
01:00:23c'est du travail,
01:00:24ce n'est pas la question,
01:00:24madame.
01:00:25Ah,
01:00:25complètement,
01:00:26madame.
01:00:27Bien sûr,
01:00:28il faut respecter,
01:00:29bien sûr,
01:00:29madame,
01:00:30bien sûr,
01:00:32les femmes,
01:00:32les femmes,
01:00:33madame,
01:00:33complètement,
01:00:34les femmes.
01:00:35Madame,
01:00:35c'est pas la...
01:00:36Bien sûr,
01:00:37madame.
01:00:39Madame,
01:00:39madame,
01:00:40parce que là,
01:00:41il faut...
01:00:42Voilà,
01:00:42excusez-moi si je...
01:00:43Bien sûr,
01:00:44madame,
01:00:44bien sûr,
01:00:44c'est important.
01:00:45Alors,
01:00:46madame,
01:00:47voilà,
01:00:47donc comme...
01:00:49Comme...
01:00:49Bon,
01:00:50vous foutez rien,
01:00:51il a...
01:00:52Enfin,
01:00:52non,
01:00:52non,
01:00:53alors,
01:00:55M. Klugman
01:00:56s'est dit peut-être
01:00:58de vous proposer
01:00:59de devenir mère porteuse.
01:01:01Après,
01:01:02après,
01:01:03c'est vous qui voyez,
01:01:03moi,
01:01:03on me pose,
01:01:04donc je vous...
01:01:05Pour M. Klugman,
01:01:06toujours,
01:01:07comme on a cette compatibilité,
01:01:09voilà,
01:01:09au niveau sanguin,
01:01:10il a dit,
01:01:10bon,
01:01:10ben,
01:01:11on va leur mettre la complète.
01:01:12oeufs,
01:01:13jambon,
01:01:13fromage,
01:01:14gruyère,
01:01:14quoi,
01:01:14c'est le...
01:01:15Non,
01:01:17madame Klugman,
01:01:18non,
01:01:18malheureusement,
01:01:18on ne peut pas.
01:01:19On ne peut pas avoir...
01:01:20Non,
01:01:21c'est un mannequin de 16 ans
01:01:22qui l'a chopé à Budapest,
01:01:24l'autre,
01:01:24t'as compris.
01:01:25Non,
01:01:25non,
01:01:25mais voilà,
01:01:25voilà,
01:01:26voilà.
01:01:27Elle fait 25 kilos tout mouillé,
01:01:28donc à mon avis,
01:01:30elle est incapable de chier une pistache.
01:01:32Le...
01:01:32Le...
01:01:33Alors,
01:01:35voilà,
01:01:36alors que vous,
01:01:36madame,
01:01:36voilà,
01:01:37on sent,
01:01:37bon,
01:01:38voilà,
01:01:38hein.
01:01:38t'ouvres les portes du conteneur,
01:01:42on est bon.
01:01:42Alors là,
01:01:43attendez madame,
01:01:44si tout le monde parle en même temps,
01:01:45je ne vais pas y arriver,
01:01:46moi.
01:01:48L'insimination,
01:01:50complètement.
01:01:51L'insimination peut se passer à l'hôpital,
01:01:54après c'est à vous de voir,
01:01:55monsieur.
01:01:56Encore une fois,
01:01:56je propose,
01:01:58avec anesthésie générale,
01:02:00ouais,
01:02:00vous pouvez faire ça,
01:02:01ouais,
01:02:01si vous...
01:02:02Ou alors,
01:02:03ou alors,
01:02:03monsieur,
01:02:03je vous coupe,
01:02:04ou alors,
01:02:05monsieur Klugman passe chez vous
01:02:06la semaine prochaine.
01:02:07Bon.
01:02:08Voilà,
01:02:09non,
01:02:09mais ça fait moins de frais,
01:02:10non,
01:02:10mais voilà,
01:02:12hein,
01:02:12on dit,
01:02:12moi,
01:02:12je pense toujours à diminuer les mensualites,
01:02:15et on fait une insémination à l'ancienne,
01:02:16madame,
01:02:17comme on fait,
01:02:17voilà,
01:02:18comme on fait depuis des millions d'années,
01:02:19on baisse les frocs,
01:02:21on emboîte,
01:02:22et puis c'est tout,
01:02:22il n'y a pas de...
01:02:23Non,
01:02:23non,
01:02:23mais c'est une insémination,
01:02:24non,
01:02:25voilà,
01:02:25non,
01:02:26non,
01:02:26bien sûr,
01:02:26non,
01:02:27voilà,
01:02:27devant notaire,
01:02:30cachet de la poste,
01:02:31faisant foire,
01:02:31le...
01:02:33Ne vous inquiétez pas,
01:02:36madame,
01:02:38votre mari sera là,
01:02:40vous serez à côté,
01:02:40enfin,
01:02:41non,
01:02:41non,
01:02:41mais pas à côté,
01:02:43vous vous mettez sur Beansport,
01:02:44le temps de...
01:02:44Voilà,
01:02:45hein,
01:02:46ça sera rapide,
01:02:47non,
01:02:47il est rapide,
01:02:47il est rapide.
01:02:49Monsieur Klugman est très très rapide pour inséminer,
01:02:52on l'a vu ce matin encore avec les stagiaires,
01:02:54là,
01:02:54il est...
01:02:54Il a un cocktail,
01:02:56il appelle ça le cocktail DSK.
01:02:59Viagra,
01:03:00cocaïne,
01:03:00Red Bull.
01:03:04Avec ça dans le museau,
01:03:05il m'a dit...
01:03:06Il m'a dit,
01:03:09il ne faut pas être devant moi.
01:03:12Il faut éviter d'être là-dedans,
01:03:14tu vois.
01:03:15Il va peut-être vous dégueulacher un peu les plafonds,
01:03:17mais ça sera très rapide.
01:03:19Voilà,
01:03:19vous inquiétez pas.
01:03:20Et comme ça,
01:03:21on se remédac,
01:03:22madame,
01:03:23j'essaie de trouver des solutions pour vous deux,
01:03:25hein.
01:03:26Tout,
01:03:26crédit,
01:03:27j'ai mis tout l'immobilier,
01:03:28tout,
01:03:28tout,
01:03:28madame,
01:03:29la maison,
01:03:29la...
01:03:30Tout,
01:03:31la piscine,
01:03:32non,
01:03:32ça par contre,
01:03:32j'ai pas mis,
01:03:33on va attendre la semaine prochaine,
01:03:34peut-être 15 jours,
01:03:36oui,
01:03:37850 euros,
01:03:38j'ai vu une petite piscine en plastique avec la maison,
01:03:40là.
01:03:41Non,
01:03:41mais je l'ai pas mis,
01:03:42ah,
01:03:42parce que vous y tenez,
01:03:43à la piscine ?
01:03:45Vous êtes spéciaux aussi,
01:03:47tous les deux,
01:03:47parce que,
01:03:48que je refasse mes calculs,
01:03:49mais j'ai pas dit non,
01:03:50mais on peut pas,
01:03:52euh...
01:03:55Alors,
01:03:56euh...
01:03:574 et 4.
01:03:58qu'un retient pire.
01:04:14Ou alors,
01:04:15vous seriez prêt à faire un petit effort,
01:04:16vous,
01:04:17de votre côté,
01:04:17monsieur ?
01:04:19Quand monsieur Klugman va passer la semaine prochaine
01:04:21pour ensemencer votre femme,
01:04:23en repartant,
01:04:25on baisse les frottes,
01:04:25il s'emboîte,
01:04:26non ?
01:04:27Vous réfléchissez ?
01:04:28Oui,
01:04:28réfléchissez.
01:04:38Il faut partir,
01:04:39il faut partir de cette société de merde,
01:04:43putain,
01:04:44il faut se barrer.
01:04:46Oh non,
01:04:47non,
01:04:47dieu d'eau,
01:04:48c'est lâche,
01:04:49pas forcément.
01:04:49la fuite n'est pas forcément une action lâche,
01:04:53parce que,
01:04:54de la fuite à la cavale,
01:04:57il n'y a qu'un pas.
01:04:59Putain,
01:05:00il y a plein de monde dans ce...
01:05:01Que des flics dans cette ville,
01:05:02c'est pas possible,
01:05:03putain !
01:05:04Vas-y,
01:05:04Jean-Louis,
01:05:05roule,
01:05:05roule,
01:05:06putain !
01:05:07Putain,
01:05:07qu'est-ce qui t'a pris de t'en prendre au caissier dans la banche ?
01:05:09Mais c'est normal,
01:05:10le mec,
01:05:10il hurle,
01:05:11il a peur !
01:05:12Tu sais ce que c'est d'avoir un gaspergé naissance
01:05:13et regarder ton agresseur avec une clope au mec ?
01:05:16Avec ton petit sourire dans le culé ?
01:05:17Il est peut-être pas mort,
01:05:18parce que tu pensais qu'en lui balançant ta clope à la gueule,
01:05:21il allait bronzer,
01:05:21te remercier le gars ?
01:05:23Oh,
01:05:23il y avait une colonne de fumée 10 km plus loin,
01:05:25pas par là,
01:05:26là.
01:05:26Le sens interdit,
01:05:27on s'en fout,
01:05:28putain !
01:05:28On est en cavale,
01:05:29Jean-Louis !
01:05:31Je connais,
01:05:31prends le rond-point.
01:05:33Doucement,
01:05:33double-le,
01:05:33doucement !
01:05:35Voilà,
01:05:35reprends le boulevard.
01:05:36Tout droit,
01:05:37tout droit,
01:05:37super,
01:05:38oh merde !
01:05:39Devant,
01:05:39le barrage,
01:05:40hein ?
01:05:41Arrête-toi,
01:05:41arrête-toi,
01:05:42arrête-toi,
01:05:42tant pis,
01:05:42arrête-toi !
01:05:44Doucement,
01:05:45putain !
01:05:47Bon,
01:05:47laisse-moi,
01:05:47je m'occupe du flic,
01:05:48je m'occupe du flic,
01:05:49je te dis.
01:05:54Retire ta cagoule,
01:05:55putain !
01:06:06Ah,
01:06:06bonsoir,
01:06:07monsieur l'agent,
01:06:07ça va ?
01:06:08Il y a un dispositif,
01:06:10qu'est-ce qu'il se passe ?
01:06:11C'est un attentat,
01:06:12un truc comme ça.
01:06:13On vit vraiment une époque
01:06:14de...
01:06:17Un braquage,
01:06:17ah merde !
01:06:18Oui,
01:06:19un braquage,
01:06:19apparemment.
01:06:20Deux types,
01:06:21dans une zafira.
01:06:24Ah oui,
01:06:24la même bagnole que nous,
01:06:25oh merde !
01:06:27Oh les mains !
01:06:28Les papiers du véhicule,
01:06:34bien sûr,
01:06:34monsieur l'agent.
01:06:35Passe-toi,
01:06:35Jean-Louis,
01:06:35les papiers,
01:06:36c'est normal.
01:06:37Il fait son boulot,
01:06:37là-bas.
01:06:38Non,
01:06:38monsieur l'agent,
01:06:39c'est normal.
01:06:39Mes papiers à moi aussi ?
01:06:42Ah,
01:06:42d'accord.
01:06:43Si,
01:06:44si,
01:06:44j'ai ça,
01:06:44je veux le faire.
01:06:46Tiens,
01:06:46moi j'ai ça,
01:06:46c'est un Glock 9mm.
01:06:50Ça vient de Serbie,
01:06:51400€,
01:06:52ça va.
01:06:52Ah,
01:06:52il est chargé,
01:06:53sinon ça sert à rien.
01:06:55Que je fasse pas le con,
01:06:56ça dépend de toi,
01:06:57Bamboula.
01:06:58Allez,
01:06:58pose ton flingue sur mon genou,
01:07:00là,
01:07:00dépêche-toi.
01:07:01Voilà,
01:07:01lève les pattes maintenant.
01:07:03Montre à tes collègues
01:07:04ce qu'il se passe,
01:07:04laisse-moi faire.
01:07:05Voilà,
01:07:06on va le prendre au notage.
01:07:08Monte derrière,
01:07:08monte dans la bagnole,
01:07:09grimpe-toi.
01:07:09Grimpe,
01:07:10mets-toi au milieu de la banquette,
01:07:11je te dis qu'on le prend en otage.
01:07:12Ils tireront pas.
01:07:13Condamne les portes,
01:07:14hein.
01:07:14Vas-y,
01:07:14roule,
01:07:15roule,
01:07:15pute,
01:07:15roule,
01:07:16voilà.
01:07:17Voilà,
01:07:17t'as vu ?
01:07:25Eh,
01:07:26y'a plus que des nègres
01:07:27dans la police,
01:07:28c'est là.
01:07:29Prends par là.
01:07:29Attends,
01:07:30on dirait l'équipe de France
01:07:31de football,
01:07:31on va où ?
01:07:32Quoi ?
01:07:34Eh,
01:07:36prends ton toki,
01:07:37dis-leur de pas nous suivre,
01:07:38sinon je te bute,
01:07:38toi.
01:07:40Putain,
01:07:40t'as vraiment une sale gueule.
01:07:42Qu'est-ce que c'est que cette tronche dégueulasse,
01:07:45putain ?
01:07:45T'as pas vu,
01:07:47il a un blé,
01:07:48on voit son cerveau,
01:07:49l'autre.
01:07:49elle a peur,
01:07:51ouais,
01:07:52peut-être,
01:07:52pour aérer la cacahuète,
01:07:54là.
01:07:55Quoi ?
01:07:56T'as des gosses ?
01:07:57Ouais,
01:07:57bah j'imagine que t'as des gosses.
01:07:59Espèce de pourriture.
01:08:00Tu dois même en avoir une tripotée,
01:08:03salope.
01:08:05L'autre,
01:08:05il se souvient qu'il a des gosses,
01:08:06je rêve,
01:08:06t'sais,
01:08:07toute la journée,
01:08:08avec un pétard à la ceinture,
01:08:09à jouer les cow-oïs,
01:08:10dès que ça chauffe,
01:08:10il dégosse.
01:08:13Allez faire un autre boulot,
01:08:14si tu veux les voir grandir,
01:08:15tes petites blattes.
01:08:17Ah,
01:08:18j'aime pas,
01:08:18j'aime pas,
01:08:19j'aime pas les flics,
01:08:20putain.
01:08:20non,
01:08:22j'ai pas dit que j'allais te buter,
01:08:23calme-toi,
01:08:24ah là là,
01:08:24si,
01:08:25je l'ai dit,
01:08:25ouais.
01:08:27J'ai dit que j'allais te buter,
01:08:28peut-être,
01:08:28peut-être.
01:08:30J'ai réfléchi.
01:08:32Buter un flic,
01:08:33prends par la Jean-Louis,
01:08:34prends par la.
01:08:34Ah,
01:08:35buter un flic,
01:08:35c'est un engagement sur la durée.
01:08:37À 30 ans,
01:08:38un nègre,
01:08:40ouais,
01:08:4010 ans.
01:08:40Mais,
01:08:41mais par contre,
01:08:43en termes de réputation,
01:08:44quand t'arrives en tôt,
01:08:45là,
01:08:45t'en as pour ton argent,
01:08:46attends,
01:08:46t'as buté un flic.
01:08:49Alors,
01:08:49même les radicalisés,
01:08:50ils te respectent.
01:08:51Alors,
01:08:52c'est pas à la Wadbar,
01:08:53mais c'est,
01:08:54bien joué Bernard,
01:08:56on va dire.
01:08:57C'est un genre d'équivalent,
01:08:58quoi.
01:08:59Prends par là,
01:08:59prends par là,
01:09:00prends par là,
01:09:01je te dis,
01:09:01on s'en fout de là.
01:09:02Voilà,
01:09:03écrase-le,
01:09:03t'en fout de sa gueule,
01:09:04à l'autre.
01:09:05Mais il n'y a rien à faire là,
01:09:06un vélo,
01:09:07il n'y a rien à faire,
01:09:07sur la route,
01:09:08putain.
01:09:10Quoi ?
01:09:11Et ça fait combien de temps
01:09:11que tu fais le clébard
01:09:12pour les blancs,
01:09:13toi ?
01:09:1517 ans,
01:09:15t'as un bon,
01:09:16c'est quoi ta race ?
01:09:19Tu viens d'où ?
01:09:19C'est quoi cette gueule de con ?
01:09:21Avec cet accent de merde,
01:09:22ça vient de...
01:09:23Quoi ?
01:09:24Du Val-de-Marne ?
01:09:28Je te parle avant
01:09:33le Val-de-Marne,
01:09:34moi.
01:09:37C'est quoi ?
01:09:38C'est français.
01:09:41C'est français,
01:09:42oui.
01:09:43Mais il le croit,
01:09:44l'autre,
01:09:44qu'il est français.
01:09:46Qu'est-ce qu'ils peuvent
01:09:47être cons,
01:09:48ces noirs ?
01:09:49L'autre,
01:09:51il a vu Teddy Rainer
01:09:52faire des galipettes
01:09:53à la télé
01:09:53et chanter
01:09:54la Marseillaise.
01:09:56L'autre,
01:09:56il est gaulois.
01:09:58Qu'est-ce qu'ils peuvent
01:09:59être cons,
01:10:00ces noirs ?
01:10:01On continue
01:10:02à piller
01:10:03leurs continents,
01:10:04on les a traités
01:10:05comme du bétail,
01:10:06on a violé
01:10:06leurs bonnes femmes.
01:10:08L'autre,
01:10:08tu lui mets un képi,
01:10:09il te chante
01:10:09la Marseillaise.
01:10:11T'as raison,
01:10:12Astérix,
01:10:12continue comme ça,
01:10:13t'es un bon.
01:10:13Ah putain.
01:10:18Ah là là là là.
01:10:21Ah,
01:10:21ils puent en plus,
01:10:23ils se chlinguent,
01:10:24ils se tordurent,
01:10:25putain.
01:10:26Non,
01:10:26c'est quand ils ont peur,
01:10:27les noirs,
01:10:28putain.
01:10:30Non,
01:10:30c'est pas ça,
01:10:31ils ont une glande ici.
01:10:33Si, si,
01:10:33j'ai vu un reportage,
01:10:34je connais.
01:10:35Ben,
01:10:36ça se déclenche
01:10:36avec la peur.
01:10:38C'est comme les sèches,
01:10:39tu sais,
01:10:40les poiscailles.
01:10:41Quand elles ont peur,
01:10:42elles jettent de l'encre,
01:10:43comme ça.
01:10:46Eh ben,
01:10:46les noirs,
01:10:47non,
01:10:47ils jettent en gaz.
01:10:48Ça se déclenche
01:10:49et ça sort par les trompettes,
01:10:50c'est pourquoi c'est là.
01:10:52Ça prend la tête,
01:10:53c'est...
01:10:54Oh,
01:10:55ça attaque même la carrosserie.
01:10:56Ça y était ce matin,
01:10:57ça ?
01:10:57Il va nous vriller le châssis,
01:11:01cette ordure.
01:11:02Mets-toi une couverture
01:11:03sur la gueule,
01:11:03espèce d'ordure.
01:11:04Putain.
01:11:06Oh,
01:11:06ils nous suivent.
01:11:07Merde,
01:11:08il allume sa sirène,
01:11:09ta gueule.
01:11:10Donne-moi le toki,
01:11:11donne-moi le toki.
01:11:13Ouais,
01:11:13allons,
01:11:13allons.
01:11:15Pourquoi vous nous suivez,
01:11:16là ?
01:11:17Pardon ?
01:11:21Le braquage,
01:11:21on n'a rien à voir là-dedans,
01:11:23monsieur.
01:11:24J'ai une femme enceinte,
01:11:25on va à l'hôpital,
01:11:25donc laissez-le tranquille.
01:11:27Bon,
01:11:28écoute-moi,
01:11:28connard,
01:11:28écoute-moi.
01:11:30Écoute-moi,
01:11:31on a votre gueulon,
01:11:31tu l'as vu grimper ?
01:11:34Prochaine fois que j'entends la sonnerie,
01:11:35voilà,
01:11:36je bute le singe.
01:11:37Je le jette par la fenêtre,
01:11:39vous en ferez une descente de lit,
01:11:40t'as compris ?
01:11:41Et après,
01:11:41non,
01:11:41non,
01:11:42après,
01:11:42on bute tout le monde,
01:11:43tous les innocents,
01:11:43bien sûr,
01:11:44les femmes,
01:11:45surtout les enfants.
01:11:46Dis à ton chef,
01:11:47on va se spécialiser dans les landos,
01:11:48d'accord ?
01:11:50Voilà,
01:11:50on bute tout le monde,
01:11:51voilà,
01:11:51c'est ça,
01:11:51transmets le message.
01:11:52Allez,
01:11:52allez,
01:11:53allez,
01:11:54bonne soirée.
01:11:58Putain de merde,
01:11:59rien d'autre à foutre,
01:12:00il va nous faire chier,
01:12:01putain.
01:12:02Mais oui,
01:12:02mais avec Dessy,
01:12:03Jean-Louis,
01:12:03on refait le monde,
01:12:04arrête tes conneries,
01:12:04putain.
01:12:05T'aurais pas fait cramer un mec,
01:12:06il y avait peut-être un procès possible,
01:12:07écoute,
01:12:08écoute,
01:12:08on va pas se revoyer.
01:12:09Maintenant,
01:12:10c'est la fin du film,
01:12:11ok ?
01:12:12C'est la chute,
01:12:12c'est comme au théâtre,
01:12:13c'est ça qui donne un sens
01:12:14à l'ensemble de ton oeuvre.
01:12:16Donc là,
01:12:17on se rend pas,
01:12:17je te lis tout de suite,
01:12:18moi je me rends pas.
01:12:19À la Ouagbar,
01:12:20comme dirait les jeunes.
01:12:23Quoi ?
01:12:25Oh putain,
01:12:25devant,
01:12:26merde.
01:12:27Ah c'est un bar,
01:12:28arrête,
01:12:28arrête,
01:12:28arrête,
01:12:28arrête.
01:12:29Non mais là,
01:12:29c'est l'armée,
01:12:30tu vois bien que c'est un char,
01:12:32c'est pas...
01:12:35Ben on sort les pétards
01:12:36et on tire.
01:12:38Normalement,
01:12:38ça passe pas,
01:12:39non mais je sais.
01:12:42Qu'est-ce qu'il y a à l'Africain ?
01:12:43Tu veux faire ta prière ?
01:12:47Non,
01:12:47ça passe pas,
01:12:48hein ?
01:12:48Oh là là !
01:12:55Ça va frotter,
01:12:56ça va frotter.
01:13:03Là,
01:13:03à l'environnement,
01:13:05c'est le gros dispositif,
01:13:06hein ?
01:13:08Il y a même
01:13:09le tireur d'élite là.
01:13:11Philippe,
01:13:11non,
01:13:12non,
01:13:12c'est moi.
01:13:13Oh là là !
01:13:17Non,
01:13:17peut-être maintenant,
01:13:18moi je peux quitter comme ça,
01:13:19hein ?
01:13:20Je vais vous laisser entre vous,
01:13:21hein ?
01:13:22Ah bon ?
01:13:23Je reste ?
01:13:24Oh !
01:13:25Jusqu'au bout ?
01:13:28Oh non !
01:13:29C'est pas gentil.
01:13:32Oh là là !
01:13:34Quand je suis rentré dans la police,
01:13:36c'était pour manger, hein ?
01:13:37C'est pas pour des affaires comme ça, hein ?
01:13:39Mon père avait même fait la guerre
01:13:43en Indochine pour vous, hein ?
01:13:44Ah bon,
01:13:45tu t'en fous ?
01:13:46Oh !
01:13:47Mais quand j'ai dit à mon papa
01:13:51que j'ai rentré dans la police,
01:13:53oh là là !
01:13:54Alors,
01:13:54il a pleuré seulement,
01:13:56il a pleuré.
01:13:57Mais aujourd'hui,
01:13:58que je m'apprête à mourir,
01:13:59alors,
01:14:00je comprends les larmes de mon papa, hein ?
01:14:02Mais c'est pas grave,
01:14:05c'est fini.
01:14:06Vous savez,
01:14:06chez nous,
01:14:07les Africains,
01:14:08la vie ne s'arrête pas à la mort.
01:14:10Ça va continuer maintenant
01:14:11avec les enfants, hein ?
01:14:13Non,
01:14:13fais pas pour eux,
01:14:14parce que l'État français,
01:14:15quand même,
01:14:15va leur donner l'argent, hein ?
01:14:18Un fonctionnaire de police
01:14:19mort
01:14:20dans l'exercice de ses fonctions.
01:14:24Ah !
01:14:24Ça plaît beaucoup, hein ?
01:14:27Roule !
01:14:31Fais ronronner le moteur !
01:14:34Ils vont finir la maison
01:14:35que j'ai commencée au village,
01:14:37non ?
01:14:37Oui !
01:14:38Moi, je rentre au pays,
01:14:39alors.
01:14:40Je rentre dans ma forêt.
01:14:42Zambao !
01:14:44Oumoumao !
01:14:45Nago !
01:14:46Merci !
01:14:55Merci, mes amis !
01:15:00Merci à vous d'être là ce soir !
01:15:04Merci, merci, merci de m'avoir suivi jusqu'ici,
01:15:15à l'ampoule !
01:15:16Merci, mes amis,
01:15:19pour toutes ces années de soutien.
01:15:22Merci, merci, merci, merci.
01:15:26Merci, mes Tipeurs et sous-titrage Société Radio-Canada,
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