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  • il y a 23 heures
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😹
Amusant
Transcription
00:00:00Musique
00:00:01Aller, aller, ferme-la, ferme-la
00:00:26Foxtrot, c'est le titre de ce spectacle
00:00:28C'est une danse des années 20, ça, le Foxtrot
00:00:31Ça veut dire pas de renard en anglais
00:00:33C'est une danse qui illustrait l'époque du rêve américain
00:00:38Parce qu'il y a eu un rêve américain à un moment donné, attention
00:00:40C'est-à-dire que t'as le rêve, bon, africain, on va dire
00:00:46Et tout en haut, il y a le rêve américain
00:00:49C'est un rêve qui permet à chacun de devenir riche
00:00:56Enfin, chacun, non, en réalité, non, non
00:00:58Ça concerne un tout petit groupe d'individus, le rêve
00:01:01Ah ben non, non
00:01:02Ben déjà, faut être blanc, déjà, hein
00:01:06Voilà, hein, faut être juif
00:01:08Non, non, non, ben...
00:01:10Non, mais vous n'avez pas tout à fait tort
00:01:19Non, pour les autres, c'est le cauchemar américain
00:01:23Demandez aux Indiens d'Amérique ce qu'ils pensent du rêve américain
00:01:26Tous, aux Africains, tout le monde
00:01:28Va au Japon, là-bas
00:01:30Va Hiroshima, Nagasaki
00:01:31Le rêve américain, non ?
00:01:32Non, merci
00:01:33J'ai mangé, ça va ?
00:01:35Je m'étonne
00:01:35Même les Allemands, enfin bon, eux, ils ont pris perpète
00:01:39On peut plus rien pour eux
00:01:40Alors, le rêve américain est essentiellement basé sur quoi ?
00:01:45Chut, c'est pas une question
00:01:45Le rêve américain est essentiellement basé sur la domination de l'autre
00:01:51La possession de bien
00:01:53Le bien des autres, en réalité
00:01:55Le raffinement intellectuel, le bon goût ne font pas partie du rêve américain
00:02:00C'est le pays du rodéo, faut pas oublier
00:02:02Le connard sur le taureau, tu sais, qui doit rester le plus longtemps possible
00:02:07Non, c'est sportif, mais c'est de la merde
00:02:09C'est beaucoup moins chorégraphique que la corrida, excusez-moi
00:02:13Moi, j'aime la corrida
00:02:14J'adore ça
00:02:15Moi, je préfère une belle corrida au journal télévisé de France Télévisions
00:02:21Excusez-moi, je trouve ça beaucoup moins cruel, la corrida
00:02:23Le taureau a une chance
00:02:25Je suis là, bon
00:02:26Vous avez vu l'arrestation
00:02:29Attention
00:02:29Vous avez vu l'arrestation de Mohamed Kadhafi
00:02:32Dégueulasse, putain
00:02:34Avec Kadhafi dans le rôle du taureau, tu sais, localisé par satellite
00:02:39Une petite dimension technologique, mais la finition
00:02:42Oh, les salauds, putain
00:02:45Cinquante contraintes
00:02:47Ils enfoncent un fusil dans le cul
00:02:50C'est pas l'esprit couvertant, les copains, là-haut
00:02:54Dans la corrida, bon, mis à part le costume qui est assez ringard, je l'accorde
00:03:00Il y a quand même la recherche du beau geste
00:03:02Un homme seul face au taureau avec son épée
00:03:05Oh, tu vas être bon
00:03:06Je te coupe les oreilles et la queue, d'accord
00:03:10Mais je vais pas trifouiller dans le sion avec bébé
00:03:12On est où les mecs ?
00:03:15Ce qu'ils ont fait à Mohamed Kadhafi, c'est plus du sport
00:03:18C'est de la pornographie sataniste
00:03:20Et là, le CSA, l'état français, tout public
00:03:24Allez-y, regardez
00:03:25Tiens, retire ta tétine, regarde la télé
00:03:28Dégueulasse
00:03:30Je ne veux pas faire non plus de l'anti-américanisme primaire
00:03:42Que les choses soient claires
00:03:43Les américains sont nos maîtres
00:03:45Aujourd'hui, sur le plan militaire, ils dominent le monde
00:03:47Je veux dire, ce qu'on fasse
00:03:48En tant que français, en tant que camerounais, je n'aborde même pas le sujet
00:03:52Non, mais en tant que français, tu fais comment ?
00:03:55Quand tu regardes les manuels scolaires de nos enfants
00:03:57De toute façon, t'as honte
00:03:58En France, putain, on perd tout depuis un siècle
00:04:01Selon Fernand Nathan, l'éditeur de ses bouquins
00:04:04Bon, c'est une ordure, sans aucun doute
00:04:06Mais on sera un pays de collabos, de délateurs sans couilles et tout ça
00:04:10Et François Hollande, l'autre jour, il a dit
00:04:12Oui, c'est vrai, c'est vrai
00:04:13La rafle du Veldiv
00:04:16Il a dit, on est responsable de ça
00:04:18Moi, je ne savais pas que j'étais responsable personnellement de la rafle
00:04:21Et il a dit, si, si, toi aussi, tout le monde
00:04:23Et on peut payer en trois fois
00:04:27François ?
00:04:28Sur le plan militaire, en Europe, on ne fait pas le poids
00:04:39Il n'y a que l'Allemagne, au siècle dernier, qui a essayé de faire quelque chose
00:04:44Il y a eu un rêve allemand, à un moment donné
00:04:48Non, mais ça a foiré, ça a foiré
00:04:52Pourquoi ça a foiré ? Parce que trop tendres, les Allemands
00:04:56C'est ça ?
00:04:56Beaucoup trop humaniste
00:04:59La force de l'armée américaine, c'est cette cruauté absolue
00:05:03Eux, les conventions de Genève, attention
00:05:05Dégagez-moi ça
00:05:07En Afghanistan, oh les salopes
00:05:11Dans leur humeur, la nuit, les mecs, tu sais
00:05:14Bourrés, ils arrivent dans des villages
00:05:16Ils massacrent des familles entières
00:05:20Pour se détendre
00:05:21Puis alors, ce qu'ils font maintenant, c'est qu'ils pissent sur les cadavres
00:05:25Ah ouais !
00:05:27Avec leur iPhone
00:05:29C'est pas élégant, c'est sûr
00:05:35C'est les Marines
00:05:37Les Marines
00:05:38Troupes d'élite de l'armée américaine
00:05:41Alors, élite, pas au sens moral
00:05:43Je crois que tout le monde a compris
00:05:45Là, on est en dessous du cochon
00:05:47Le soldat américain a cette particularité
00:05:51Lorsqu'il a terminé sa mission
00:05:53Il tombe en dépression nerveuse
00:05:55Il rentre chez lui, il a un doute
00:05:58Suis-je une merde ?
00:06:05Non, non, non, mais il a mal
00:06:10Il chiale et tout
00:06:11Il se met en boule
00:06:12Il demande à têter sa mère
00:06:14Il a paumé une aiguille
00:06:16Alors, bon
00:06:18Dans le meilleur des cas, il se suicide
00:06:20C'est pour ceux qui s'en sortent
00:06:22Ah ben autrement, il peut tuer des gens dans la rue
00:06:26Comme ça
00:06:27C'est à cause des drogues qu'on leur donne
00:06:29Parce que le soldat américain ne veut pas se battre aussi
00:06:30Il faut savoir que lui, il fait ça pour le fric
00:06:32Donc il arrive dans un désert, imagine bien
00:06:35Il est dans une tente climatisée
00:06:37Jeu vidéo coca, il est bien lui
00:06:38Quand le commandant arrive
00:06:41Quoi ?
00:06:42Il me reste une vie
00:06:46Va la jouer dehors, t'es malheur ou quoi ?
00:06:50Non, pour ça, on leur donne des drogues
00:06:54Ils font des tests
00:06:55Les souris, elles explosent
00:06:56T'imagines bien
00:06:56Bon, vous l'aurez compris
00:06:59L'Amérique, c'est avant tout le pays des serial killers
00:07:00Du crime de masse
00:07:02Oh la vache
00:07:03Ah non, il nous domine
00:07:04Je suis obligé d'adapter ce spectacle toutes les semaines
00:07:07Il y a deux mois, là, c'est dans une maternelle
00:07:19Ça c'est une nouveauté, un gars double strike
00:07:2125 d'un coup
00:07:22Moi quand j'ai lancé ce spectacle
00:07:25C'était la sortie du film Batman
00:07:27Alors il y a un mec, bon, qui avait voulu aider à la promotion
00:07:30On imagine
00:07:31Il a attendu le jour de la sortie
00:07:35Il est arrivé avec une mitraillette
00:07:36Il y a un moment donné, il y a une scène de bagarre
00:07:38Il sort la mitraillette
00:07:38Alors les gens
00:07:40Ah non, non, non, ils sont créatifs à ce niveau-là
00:07:47C'est vrai que
00:07:47Alors vous allez me dire
00:07:48Attends, dieu d'eau, t'es gentil
00:07:49En Europe, on a quand même eu Anders Breivik
00:07:53Le norvégien
00:07:54Mais si, le mec qui a buté 80 adolescents sur une île
00:07:57Avec seulement 10 chargeurs
00:07:59Le gars, il a loupé une balle
00:08:01Le sans faute
00:08:03Ah oui, il est arrivé, le gars méthodique
00:08:08Une horloge suisse
00:08:09Il est arrivé
00:08:10Il a nettoyé dans les coins
00:08:19Un truc incroyable
00:08:20Et puis avec un petit côté taquin en plus de ça
00:08:23Le gars, il était habillé en flic
00:08:24Alors de temps en temps, il faisait une pause
00:08:27C'est bon, il est parti, vous pouvez sortir
00:08:30Ah, normalement c'est une perte qui joue le podium
00:08:37Non, mais je suis obligé de lui mettre zéro
00:08:41Sur l'artistique, je lui mets zéro, t'es une merde
00:08:43Il a fait ça au nom d'une idéologie
00:08:45De la race norvégienne de mes couilles
00:08:47Tu m'emmerdes
00:08:47Cérial killer avec une idéologie
00:08:50C'est un joueur de foot avec des pompes de ski
00:08:52Qu'est-ce qui nous intéresse chez le serial killer ?
00:08:57Chut, tais-toi
00:08:57Quoi ?
00:08:59C'est son côté surprenant
00:09:00T'es face à lui, je veux dire
00:09:02Le mec, tu sens, il est planté dans le sable
00:09:04Moi, Jean-Louis, j'en ai marre
00:09:06On me prend pour un coup depuis que j'ai 14 ans
00:09:09J'ai perdu ma mère
00:09:11Tu vas tous vous massacrer
00:09:16Ah, toi t'es en face
00:09:18Oh
00:09:18Viens voir, il va se passer un truc
00:09:20Ça c'est clair
00:09:21Ah ouais, le gars, tu sens que
00:09:24Tenez, on va rendre visite à Anders Breivik dans sa cellule
00:09:26On va dire qu'elle est là, dans l'angle
00:09:28C'est ça la magie du théâtre
00:09:30Ici, l'imaginaire est roi
00:09:31On fait ce qu'on veut
00:09:32Bon, vous me direz, dans l'histoire officielle, l'imaginaire aussi est roi
00:09:36C'est pas une autre histoire
00:09:38Voilà, donc on est à Oslo, dans la cellule d'Anders Breivik
00:09:46Un endroit particulièrement austère
00:09:52Quoi ?
00:09:54Qui va là ?
00:09:56Oh, il est là, Anders, salut
00:09:58Qu'est-ce qu'il fout là ?
00:10:01Alors, t'as fait le con, tu regrettes ou pas ?
00:10:03Tuer tous ces gens comme ça
00:10:05Alors, n'aie pas peur, je ne suis pas venu pour la prière
00:10:08Il faut lui préciser, parce qu'il est islamophobe au dernier degré
00:10:12Il l'a dit lors de son procès
00:10:15Tout ce qui est basané avec une beubare, il peut pas
00:10:18Ah non, non, il griffe les murs, il appelle sa mère
00:10:21Maman, du lait, il peut pas
00:10:23Il est franc-maçon, ami d'Israël
00:10:26Si, si, il est franc-maçon
00:10:28Il a une petite photo de franc-maçon sur son Facebook
00:10:31Ah, t'es franc-maçon, alors ?
00:10:33Ça va, franc-maçon ?
00:10:35Comment on dit bonjour ?
00:10:36Vous avez un truc avec les pattes, les frères ?
00:10:38Tiens, dans le cul
00:10:39Et alors ?
00:10:40Qu'est-ce qu'il se passe, franc-maçon ?
00:10:44Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
00:10:46C'était pas le projet du grand architecte, j'imagine
00:10:49De se retrouver ici, là
00:10:50Avec des gens autour de toi
00:10:51Qu'est-ce que tu fais, toi ?
00:10:53Oh la vache
00:10:53Il bouffe ses excréments
00:10:55Arrête ça !
00:10:58Et un autre qui s'introduit des objets dans les fesses
00:11:02Bon, Anders
00:11:03Trop en avance sur votre époque
00:11:06Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:11:07Vous êtes un incompris, dubiste
00:11:09Comment on dit en Orvège ?
00:11:10Dubiste ou pas dubiste ?
00:11:12Par Odin, je le chine
00:11:18Je ne suis pas fou
00:11:21Je suis un chevalier nordique
00:11:25De plus, je suis franc-maçon, descendant de Templiers
00:11:30La Norvège est mon sang
00:11:33La Norvège est ma race
00:11:36Nous devons préserver notre espèce
00:11:39Regardez mes beaux cheveux blonds
00:11:42Regardez ce nez aquilin
00:11:45Et ses yeux bleus
00:11:47Bientôt
00:11:49Si nous n'y prenons garde
00:11:50Nos enfants auront le pelage laineux
00:11:54Comme les métèques islamistes
00:11:56Leur nez ressemblera à celui d'un dromadaire
00:12:01D'ailleurs
00:12:02Qu'est-ce que vous faites dans ma cellule ?
00:12:05Qui êtes-vous ?
00:12:07Au secours, au secours
00:12:10Un singe musulman est entré dans ma chambre
00:12:13Allez, ferme ta gueule, prends tes médocles
00:12:23Ah, mais c'est vrai qu'il y a un côté surprenant
00:12:25Dans tout ce qui est serial killer
00:12:26Les gens aiment ça, c'est spectaculaire aussi
00:12:28Regarde les émissions comme Faites Entrer l'Accusé
00:12:31Les gens adorent ça
00:12:31Plus c'est dégueulasse, plus les gens regardent
00:12:34Moi le premier
00:12:35Moi un bel accident sur l'autoroute
00:12:41Moi je ralentis
00:12:42Chacun son tour les gars
00:12:47Des fois je descends
00:12:51Je fais semblant de vouloir donner un coup de main
00:12:52Je suis médecin, il y a un problème
00:12:55Et je prends des photos avec mon iPhone
00:12:57Quand il y a du sang, je les mets sur Facebook
00:12:59J'aime, j'aime pas, je partage
00:13:00C'est un truc fou
00:13:02Non, c'est encore sur le continent américain
00:13:05Qu'on a eu le droit des exploits l'année dernière au Canada
00:13:07Le dépeceur de Montréal
00:13:09Il s'est déboîté à ressort au niveau du sommet
00:13:28Le gars, ah ouais, toute la démesure américaine
00:13:31The show must be the man
00:13:32Ladies and gentlemen
00:13:34Devant vos yeux émerveillés, l'homme que je vais vous présenter ce soir
00:13:38A torturé
00:13:40Tué à coups de pique à glace
00:13:43Dépecé et violé le tronc d'un étudiant chinois
00:13:46C'est pas terminé
00:13:49Pour le plaisir du plus grand nombre
00:13:52Il a envoyé évidemment ses images sur internet
00:13:56Et les membres de sa victime aux quatre coins du Canada par la poste
00:13:59Mesdames et messieurs
00:14:01Luca Rocco Magnotta
00:14:03Alors là c'est tellement dégueulasse
00:14:05Pour passer de la réalité à l'imaginaire
00:14:07On va utiliser un sas de décompression psychologique
00:14:10Je préfère
00:14:11Je voudrais pas que vous sortiez d'ici
00:14:13Et que vous alliez violer un chinois
00:14:15Donc, on sait jamais
00:14:16On sait jamais
00:14:17Donc, stratagème sonore
00:14:21Jackie, 3, 4, stratagème sonore
00:14:24Trop tard le bruit de la porte, Jackie
00:14:36Mais ouais, il se marre
00:14:38Mais ça sert à rien là
00:14:39Tu les fais sortir de là
00:14:41Oui, mais là ça sert à quoi alors
00:14:42Je te vire, t'es viré, Jackie
00:14:44Je sais même pas pourquoi t'es encore là, toi
00:14:46Non mais reste, reste
00:14:48Mais t'es viré
00:14:49On va partir de demain
00:14:51Ah
00:14:55Luca Rocco Magnotta
00:14:57Putain
00:14:58Qu'est-ce que t'as fait, ordure ?
00:15:01Avec le tronc du chinois
00:15:02C'est une idée que t'avais dans la tête depuis bout de temps
00:15:03Alors
00:15:04Son vrai nom à lui, en fait, c'est Eric Newman
00:15:07Mais dans la presse, on l'appelle Magnotta
00:15:10Alors c'est comme ça
00:15:11Il est juif
00:15:12Oui, oui, bon, ça peut arriver, hein
00:15:13C'est pas...
00:15:15Shalom Netanyahou
00:15:17Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:15:25Violer le tronc dans le chinois
00:15:26T'es un malade, toi
00:15:27Qu'est-ce que t'as dans le cran, là ?
00:15:30Hé, Dieu donné
00:15:31Bienvenue à Montréal
00:15:35C'est le festival juste pour rire qui t'envoie
00:15:39Pardon
00:15:41Je fais pas attention
00:15:43J'ai mis un peu de mon sang pour éveiller un peu ma cellule
00:15:46Euh...
00:15:47Wouah
00:15:48On ne devient pas une star internationale comme ça
00:15:54D'un coup, écoute
00:15:55C'est pas de bon sang
00:15:57Euh...
00:15:58Moi, je commençais par la prostitution
00:16:01La prostitution
00:16:03D'ailleurs, je ne t'ai pas proposé
00:16:05Si tu veux m'enculer, il n'y a pas de problème
00:16:07Prends ton temps, réfléchis
00:16:10Euh...
00:16:12Je suis arrivé dans l'univers de la criminologie, là, là
00:16:16Un peu par hasard
00:16:18C'est en strangulant des animaux sur Internet
00:16:21C'est l'idée que j'ai eue comme ça
00:16:23Je commençais par des oiseaux
00:16:25Hein ?
00:16:26Parce que c'est plus facile
00:16:27C'est plus facile
00:16:29Euh...
00:16:30Après, j'ai fait les chats
00:16:31C'est plus difficile
00:16:34Euh...
00:16:36Parce qu'un chat, ça dégriffe
00:16:37Tu sais, quand tu serres le cou d'un chaton, là
00:16:41Ça ne ronronne plus pantoute
00:16:44C'est...
00:16:44Il se met en tabarouette
00:16:46Il se met en crise
00:16:46Il se met en stress
00:16:48Euh...
00:16:49Je me suis intéressé à la psychologie châtine
00:16:52Je prends le moment chat
00:16:55Je la mets dans la cage
00:16:57Je prends son chaton
00:16:59Et je le presse
00:17:01Devant ses yeux
00:17:03Pour bien motiver sa haine, tu vois
00:17:05La haine monte, elle jaillit
00:17:07Comme un bouquet de fleurs
00:17:09C'est...
00:17:10Force 6-7
00:17:11Sur l'échelle de Faurisson
00:17:14C'est un spectacle
00:17:15Extraordinaire
00:17:17On ne devient pas si rien qu'il est
00:17:21Comme son dieu d'eau
00:17:22Moi, j'ai un contexte familial favorable
00:17:25Écoute, je t'ai abandonné par mes parents
00:17:28Moi, j'avais comme une heure comme ça
00:17:31C'est pas de bon sens
00:17:32Je t'ai élevé par ma grand-mère
00:17:34Dans la chaleur de la haine
00:17:37Toujours
00:17:37D'ailleurs, si elle vient voir ton spectacle à Montréal
00:17:41Je te salue, mon vie
00:17:42Ah non, tu ne salues personne
00:17:43T'es malade ou quoi ?
00:17:44Un personnage n'a pas à s'adresser directement au public
00:17:48T'es malade
00:17:48En plus, il y a un procès en cours
00:17:49Je vais t'emmerder, moi
00:17:50Donc là, je vais donner la parole maintenant à la...
00:17:53Si, si, à la famille de la victime
00:17:55Monsieur le chinois, là, venez là
00:17:56Monsieur Wang
00:17:57Si, si, à la journée
00:17:58Pan
00:17:59Pi
00:18:01Pi
00:18:03D'accord, je ne s'en fous, mettez-vous là
00:18:05Montez sur l'estrade, monsieur
00:18:09Mais on ne vous verra pas si vous êtes caché derrière le meuble
00:18:11Ah, il faut réfléchir, bien sûr
00:18:13On comprend, monsieur
00:18:14On comprend, monsieur
00:18:14Tout à fait, bien sûr
00:18:16Monsieur, monsieur
00:18:18On compatit avec ce qui s'est passé, monsieur
00:18:21On est vraiment, bien sûr
00:18:22Et après, la tristesse, qu'est-ce qu'il y a ?
00:18:24C'est la colère, comment ?
00:18:25Comment ?
00:18:26Comment ?
00:18:27On...
00:18:33Hum...
00:18:35Hum, on comprend pas
00:18:38Hum, on comprend pas
00:18:43Hum, on comprend pas
00:18:44Hum, hum, chez nous, en chine, bon, hum
00:18:48Hum, nous, on a droit d'un enfant
00:18:51On n'a pas deux, non, deux, non.
00:18:59Alors on a tout donné dans un enfant, on l'a envoyé dans le pays civilisé pour faire les études.
00:19:09Mais maintenant, on le déposait.
00:19:15Pourquoi déposait l'enfant dans nous ?
00:19:18Les gentils n'ont pas le mal.
00:19:20Maintenant, on n'a plus l'enfant.
00:19:24Un, moins un, zéro.
00:19:28Ça n'a pas au point.
00:19:31Excusez, c'est un spectacle comique, monsieur.
00:19:35On ne peut rien faire ici.
00:19:38Non, c'est cruel, mais c'est comme ça.
00:19:40Non, mais les champions de toute catégorie au niveau des criminels l'année dernière, c'est quand même sur le sol américain.
00:19:45De son nom d'artiste, le cannibale de Miami.
00:19:50Oh, le salaud, putain.
00:19:52Ce jeune noir américain, sous l'emprise d'une drogue extrêmement puissante.
00:19:57Le gros sel, ils appellent ça.
00:20:00Mais il doit y avoir autre chose à l'intérieur.
00:20:01Ah, il a accompli un exploit.
00:20:06Celui de dévorer le visage d'un SDF vivant.
00:20:12Un SDF.
00:20:15Déjà, ce sont des viandes très salées, j'imagine.
00:20:18On met sur du faisandé, ça sent la boucane.
00:20:28Et alors ?
00:20:29Costume, décor, impeccable.
00:20:32Entièrement nu dans les rues de Miami.
00:20:33Sous le regard terrorisé des passants.
00:20:39Le flic qui l'a arrêté, il s'en est parmi le mec.
00:20:42Il vend des fleurs aujourd'hui.
00:20:43Attends, attends.
00:20:44Tu imagines arriver dans la rue, voir un mec à poil en train de bouffer la gueule d'un autre mec ?
00:20:49Arrête ça, qu'est-ce que tu fais toi ?
00:20:51Alors il lui a tiré dans le lard pour essayer de...
00:20:52Mais ça l'a motivé l'autre.
00:20:53Après, il lui a vidé le chargeur dans la tête à l'autre zombie.
00:21:01C'est normal, je veux dire.
00:21:02On laisse à l'acadmé.
00:21:03Mais t'imagines, toi ?
00:21:04Bouffer la gueule d'un mec vivant.
00:21:06Vraiment le mec, marrant vous !
00:21:09L'expression se bouffer le nez, je veux bien.
00:21:12Tu pigores pas autour de l'assiette.
00:21:14Faut savoir se tenir.
00:21:16Chapeau l'artiste, vive l'Amérique.
00:21:19C'est qui ? Un peu de décence quand même.
00:21:23Non, mais le mal n'a pas encore triomphé du bien.
00:21:27Vous savez, tout cela n'est qu'une danse.
00:21:29C'est pour ça que j'ai appelé mon spectacle Foxtrot.
00:21:32C'est la danse des mots, la danse des idées.
00:21:34Un pas vers le bien, un pas vers le mal.
00:21:36Ah non !
00:21:37Non, c'est n'importe quoi.
00:21:41On nous raconte n'importe quoi à un niveau aujourd'hui.
00:21:46En France, là c'était les primaires à l'UMP,
00:21:48un des premiers partis d'opposition.
00:21:49Là c'était le futur président.
00:21:51Ils se sont endulés.
00:21:53Tricheurs !
00:21:53Il a triché, il a bourré les urnes !
00:21:55Tue-les !
00:21:56Ah bon ?
00:21:58Ça fait longtemps que vous trichez les gars ?
00:22:00Parce que nous on vote derrière.
00:22:04Dans ton cul le peuple.
00:22:06Mais bien sûr.
00:22:14Ils te disent eux-mêmes qu'ils trichent.
00:22:15C'est pour ça qu'il faut rigoler.
00:22:16Moi je dis, il faut rigoler, il faut rigoler, il faut rigoler.
00:22:20Non !
00:22:21La France est en guerre, il faut rigoler.
00:22:23Qu'est-ce que tu veux dire ?
00:22:24On est en guerre contre le Mali aujourd'hui.
00:22:26Parce qu'on a peur qu'ils nous attaquent certainement.
00:22:29N'importe quoi.
00:22:32Demain il y aura des missiles qui vont passer, il faudra rigoler.
00:22:35Qu'est-ce que tu veux faire ?
00:22:39Tu veux te protéger avec ton bras ?
00:22:42Même rigoler, ils veulent plus, les élites ne veulent plus qu'on se marre.
00:22:47Ils toléraient jusqu'à présent qu'on se foute un peu de leur gueule, c'est fini.
00:22:49Moi, bon, ma chanson « Chau ananas », chanson pour les enfants, c'est interdit.
00:22:56« Chau ananas », « Chau abricot », touche à mon fils si ça fait de la musique.
00:23:01Non, mais ça ne meule pas.
00:23:07Même Roman Polanski a dit « Non, c'est normal, il va trop loin ».
00:23:10Non, taisez-vous, il a raison, j'aurais dû violer une adolescente, je le savais.
00:23:27À Bruxelles, c'était le pompon.
00:23:29À Bruxelles, 200 CRS sous la pression de l'ambassade israélienne.
00:23:33C'est la première fois, 200 CRS dans une salle de spectacle.
00:23:37C'est la première fois qu'on tentait d'arrêter les rires par la force.
00:23:41« Arrête de rire ! »
00:23:44« Arrêtez ! »
00:23:48J'étais là, j'attendais juste le coffee à Nan.
00:23:51Tu sais, l'oncle Ben, ceux des Nations Unies, là.
00:23:54Pour qu'il négocie l'arrêt des rires.
00:24:01Ils ne veulent plus qu'on se marre, qu'on se foute de leur gueule, c'est dingue.
00:24:04Moi, il y a des gens qui se marraient à mon spectacle, il y avait des flics en civil,
00:24:08alors les gens faisaient attention, ils étaient là.
00:24:13« Je peux avoir tes papiers, viens ici ! »
00:24:15« J'ai toussé, ça va ? »
00:24:18Mais trop tard.
00:24:20Quand tu es flashé en train de rire dans les spectacles, c'est comme en bagnole.
00:24:23« Ah, trop tard ! »
00:24:25« 35 euros dans la boîte aux lettres ! »
00:24:26« Ah non, non, c'est pour ça que vous allez beaucoup moins rire dans ce spectacle, je suis obligé. »
00:24:30« Non, mais arrête, arrête, ne rie pas. »
00:24:31« C'est dangereux, c'est dangereux. »
00:24:34« Non, c'est allé beaucoup trop loin. »
00:24:36« Non, non, j'ai même des collègues humoristes qui sont montés au créneau pour me cracher à la gueule. »
00:24:41« Pour dire que je n'étais plus un humoriste, mais un ignoble nazi. »
00:24:44« Ouais, ouais, mais moi, j'étais même pas au courant, moi. »
00:24:48« J'ai aucune formation en tant que nazi au départ. »
00:24:52« En tant que nazi, je me suis fait tout seul. »
00:24:56« C'est en pétant dans ma baignoire au départ. »
00:25:00« Puis, bulle par bulle, je suis arrivé au niveau du fureur, apparemment. »
00:25:05« Et il a fallu lâcher les caisses. »
00:25:07« Et c'est Patrick Timsit qui s'est chargé de cette basse besogne, de me cracher à la gueule. »
00:25:14« Timsit, ouais, un humoriste assez ringard, mais juif. »
00:25:19« Donc, voilà, automatiquement un génie. »
00:25:22« Et euh... »
00:25:26« Ah non, il s'est exprimé à la télé et tout, donc ça doit être vrai. »
00:25:32« Toi, t'es là... »
00:25:33« Il chialait et tout. »
00:25:34« Il disait que c'était indigne de la France qu'un homme comme moi puisse encore s'exprimer. »
00:25:39« Bon, un homme, déjà, il y a un... »
00:25:41« Je dirais qu'il y a un minimum de respect. »
00:25:44« Mais euh... »
00:25:45« Ah ouais, ouais, ouais, il a dit, en tant que juif,
00:25:48parce qu'apparemment, il est très, très juif, ce que je ne savais pas.
00:25:51« Extrêmement. »
00:25:52« C'est-à-dire, il a expliqué sa grand-mère. »
00:25:54« Donc, mec, il est foutu, quoi. »
00:25:56« Et il a dit que ça lui rappelait les heures les plus sombres de l'histoire. »
00:26:02« Ça lui rappelait les années 30. »
00:26:04« Merde. »
00:26:07« Bon, il n'était pas né, mais il s'en souvient très bien. »
00:26:10« Mais euh... »
00:26:18« Et il a dit qu'il attendait des excuses officielles de ma part. »
00:26:22« Donc je profite de cette tribune pour lui dire, évidemment, que mes excuses, hein, bon... »
00:26:28« Il peut se les ranger dans son cul. »
00:26:30« Et euh... »
00:26:31« Et je tiens... »
00:26:33« Et je tiens à lui dire, bon, s'il y a des amis de Patrick dans la salle, hein, en Suisse, peut-être qu'il y en a quelques-uns,
00:26:48« Dites-lui bien, hein, Patrick, que si le vent venait à tourner et qu'on se retrouvait dans une ambiance des années 30... »
00:26:58« Qu'il ne vienne surtout pas se planquer dans ma cave. »
00:27:10« En cas de match-retour, je le balance aux autorités directement. »
00:27:17« C'est normal, c'est la loi, de toute façon, on sera obligé de le faire. »
00:27:25« Et euh... »
00:27:25« Attends, il est gentil, l'autre, il ne veut plus que je bosse. »
00:27:28« J'ai sept enfants à nourrir, moi, je fais comment ? »
00:27:30« Ben, je suis un Africain. »
00:27:31« Et donc, je comprends bien qu'il n'en a rien à foutre de mes gosses, mais moi, ces histoires de grand-mère, je m'entartine le fion, aussi. »
00:27:38« Moi, je pense que dans les années 30, il y a des gens qu'on avait marre aussi, hein. »
00:27:43« Ça se trouve, il y avait plein de TeamCid, comme ça, un peu partout, tu sais, qui cassaient les couilles, qui t'empêchaient de bosser. »
00:27:48« Les gens se sont énervés, hein, attends. »
00:27:51« Puis de l'énervement à la déportation, bien sûr. »
00:27:55« Ah, si t'as pris un café un peu serré le matin, t'es marrant, toi, alors... »
00:28:01« Ceci étant précisé, place à la légèreté, place à la musique, place à la danse. »
00:28:11« Jackie ? »
00:28:13« La danse, qu'est-ce que la danse ? »
00:28:30« Je me suis interrogé. En écrivant un spectacle sur la danse, tu t'interroges. »
00:28:34« Je me suis dit, dans l'histoire, il y a bien un mec, un gaston danse, je sais pas qui, qui s'est réveillé un beau matin, qui est allé voir ses potes, et je crois que j'ai trouvé un truc, les mecs. »
00:28:42« Ben, va pisser, Gaston, qu'est-ce qui t'arrive ? »
00:28:50« Ouais, mais non. Le concept a fait le tour du monde. »
00:28:53« Ce qui fait que les gens dansent partout dans le monde. »
00:28:55« Putain, quoi ça sert, les mecs ? »
00:28:57« Partout, en Corée, j'ai vu un mec l'autre jour sur Internet, je pense qu'il foutait, l'auditier. »
00:29:02« Putain, il sait même pas danser, mais rentre chez toi, t'es malade ou quoi ? Qu'est-ce que tu fous ? »
00:29:06« Quoi ça sert ? Explique-moi ! »
00:29:09« Alors certes, la danse contribue à créer des sociétés plutôt pacifistes. »
00:29:13« On en a un exemple flagrant avec l'Afrique. »
00:29:16« Ouais, mais on danse trop, là-bas. »
00:29:19« Sur le plan militaire, on n'est pas au niveau, on n'est pas concentré. »
00:29:22« On danse tout le temps. »
00:29:24« La force de dissuasion du Cameroun, tu plaisantes. »
00:29:28« Tu fais peur à une chèvre. »
00:29:30« Ouais, ça te fait marrer, t'as rien à foutre, mais... »
00:29:33« Moi, quand je rentre dans mon village, avec Koudendi, je suis catastrophé. »
00:29:37« Plus, ils ont pris la fâcheuse habitude de m'accueillir en dansante. »
00:29:40« Ils savent que ça m'énerve, toi. »
00:29:42« Sortent les balafons, ils se mettent au milieu du village, Dieu donnez... »
00:29:45« Non, arrêtez ça ! »
00:29:48« Ils sont heureux, ouais. »
00:29:50« Certainement, devoir appliquer un peu de pognon aussi. »
00:29:53« Et tout le monde danse. »
00:29:55« Je dis, un voisin change de bagnole, tout le village. »
00:29:59« Ah, mais... »
00:30:01« Qu'est-ce que ça sert ? »
00:30:03« Une naissance, même la mort. »
00:30:05« Moi, j'ai perdu mes pères, il y a deux ans. »
00:30:07« Et... »
00:30:08« Ouais, merci, merci. »
00:30:09« Ah, ah, ah ! »
00:30:10« Mais ça, ça... »
00:30:12« Eh, mais t'en as rien à foutre, ferme-la. »
00:30:14« Bon, il était à l'hôpital. »
00:30:17« Enfin, à l'hôpital. »
00:30:18« Un genre de clinique vétérinaire à Yaoundé. »
00:30:22« Non, mais il nous a offert une mort admirable. »
00:30:24« Héroïque. »
00:30:25« Il nous a parlé tous les enfants. »
00:30:27« Moi, je l'ai eu juste avant. »
00:30:28« Il m'a dit, dieu d'eau, c'est terminé. »
00:30:30« Ah, je lui ai dit, merde. »
00:30:32« Je lui ai dit, allez, papa, bon... »
00:30:34« J'ai dit, tu pourras au moins mourir à Auschwitz. »
00:30:36« Je lui ai dit... »
00:30:38« Il m'a dit, pourquoi ? »
00:30:39« Ben, je lui ai dit, pour nous, ça ferait plus classe. »
00:30:42« Mon père est mort à Auschwitz. »
00:30:44« Puis derrière, il n'y a moyen de gratter un billet. »
00:30:46« Mais... »
00:30:47« Oh, il m'a dit,
00:30:55« T'es trop con, je préfère mourir. »
00:30:57« Et il est mort à ce moment-là. »
00:30:58« Bon... »
00:30:59« Eh, je vous mens pas. »
00:31:03« Écoute, il y a eu tous les rituels, les messes, les machins. »
00:31:06« Cinq minutes après, je vous mens pas. »
00:31:08« Montre en main. »
00:31:09« Diodo, c'est toi le fils aîné, c'est toi le chef de famille. »
00:31:11« Danse. »
00:31:14« Oh, j'ai dansé un peu pour les vieux, mais c'était chiant, putain. »
00:31:18« À un moment donné, j'ai dit, j'arrête. »
00:31:19« C'est moi le chef de famille ? »
00:31:20« Ben, on arrête tous. »
00:31:22« Vous rigolez ou quoi ? »
00:31:23« Pendant qu'on est en train de danser, les Chinois sont à 3 km de notre village. »
00:31:27« Ils sont en train de construire un port en eau profonde le plus grand d'Afrique centrale. »
00:31:31« Ils vivent tout le continent des matières premières. »
00:31:33« Et nous, on danse, on est là, pendant ce temps-là. »
00:31:35« Papa, où es-tu ? »
00:31:36« Non, mais attendez, les gars. »
00:31:38« Eux, ils dansent pas, les Chinois. »
00:31:41« Bon, faut dire, quand tu écoutes leur musique, ça donne pas envie de danser non plus. »
00:31:45« Ah, c'est atroce, la musique chinoise, putain. »
00:31:47« Quand ils montent le son dans les restos, tu sais. »
00:31:49« Bim, bim, bim. »
00:31:50« Ah, putain. »
00:31:52« Ça fait mal aux dents, cette musique. »
00:31:54« Je fais pas merde. »
00:31:58« Non, le silence, c'est plus rythmé que la musique chinoise. »
00:32:01« C'est-à-dire, puis pour bouger les culs, déjà, il faudra avoir un cul. »
00:32:05« Ils ont pas de fesses. »
00:32:10« Mais je dis que rien, moi. »
00:32:13« Nous, on en a trop. Qu'est-ce qui se passe ? »
00:32:15« Qui fait les réglages, va-haut, les gars ? »
00:32:18« Oh, nous, on a des fesses dans mon secteur, putain. »
00:32:22« Moi, j'ai une tente, elle a un cul. »
00:32:26« Ça doit représenter 80% de sa masse corporelle. »
00:32:30« Un cul, deux pattes. Terminé. »
00:32:32« Tata, fion, pâtes. »
00:32:33« Ah ouais, écoute. »
00:32:35« C'est tellement réputé, le cul des Africains, qu'ils en ont même exposé au musée du Fion à Paris. »
00:32:40« Musée de l'Homme. »
00:32:41« Je vois que tu connais. »
00:32:41« Hein ? »
00:32:42« La Vénus autentote. »
00:32:44« Allez sur Internet en rentrant chez vous. »
00:32:46« Autentote avec un H. »
00:32:48« C'est une Sud-Africaine, que deux aventuriers ont repéré. »
00:32:51« Elle était dans son village, ils se sont arrivés. »
00:32:52« Oh, putain. »
00:32:55« Oh, le cul, c'est là, viens voir. »
00:32:58« Non, non, il faut qu'on la ramène, ça l'attend. »
00:32:59« Hé ! »
00:33:01« Bon, ils l'ont embrouillée, ils l'ont fait monter dans un bateau. »
00:33:11« Et puis après, ils l'ont fait faire des expositions, sur les foires, sur les marchés. »
00:33:15« Ils l'ont foutue à poil, les gens se marraient. »
00:33:17« Bon, elle est morte de froid au bout de quelques semaines. »
00:33:20« Elle était partie sans gilet, l'autre. »
00:33:22« Eh bien, ils l'ont empaillée, cette femme. »
00:33:25« Oh, putain. »
00:33:26« Ils l'ont mise pendant un siècle au musée de l'Homme à Paris. »
00:33:29« Hein ? »
00:33:30« Hein, c'est ça, ouais ? »
00:33:31« C'est le pays des droits de l'Homme, donc on ne connaît pas. »
00:33:35« C'est un pays, à ce niveau-là, c'est la philosophie des Lumières. »
00:33:39« Donc, ça n'éclaire pas trop. »
00:33:42« Eh bien, Mandela, quand il est sorti de prison, il a gueulé. »
00:33:47« Ah ouais, il a dit, attendez. »
00:33:48« Il en a fait une affaire d'État. »
00:33:49« Il a dit, c'est pas possible. »
00:33:50« Alors, Chirac a essayé de détendre un peu l'atmosphère. »
00:33:53« Mandela a rêvé, il a fait « Oh, c'est un hôtel de cul. »
00:33:56« Là-dedans. »
00:33:57« Tu fermes ta boîte à Cameroy en verre. »
00:34:03« C'est fini, cette histoire de cul. »
00:34:04« On n'empaille pas les gens. »
00:34:05« C'est quoi, cette histoire ? »
00:34:07« Vous imaginez, nous, on va vous choper Simone Veil ? »
00:34:09« Hein ? »
00:34:10« On va l'empailler, on va la mettre dans un musée à Jeunesbourg, à côté d'un hippopotame. »
00:34:13« Ça va vous faire rire. »
00:34:15« Pareil que Chirac a dit, c'est bon, on ne le prend pas comme ça. »
00:34:18« Et donc, ils lui ont fait après un enterrement digne de ce nom, la Vénus. »
00:34:21« Bref, pour revenir à la musique, parce que c'est le sujet de ce spectacle, la musique en Afrique, c'est un problème. »
00:34:27« Moi, j'en parlais avec mon cousin Fernand l'autre jour, on était au village. »
00:34:30« Fernand, on a des prénoms à la con en plus. »
00:34:33« Non, non, mais on fait avec. »
00:34:34« Et puis, on était au village, j'ai dit, écoute Fernand, qu'est-ce qui se passe ? »
00:34:37« On est dans une région, ça regorge de matière première. »
00:34:41« Je vous montre pas, t'es là, dans la... »
00:34:42« Aïe, des diamants, ben oui, mais... »
00:34:45« Et on n'arrive pas à bouffer. »
00:34:47« Qu'est-ce qui se passe ? »
00:34:49« Je lui dis, on n'est pas concentrés, les mecs. »
00:34:52« C'est normal, on danse tout le temps. »
00:34:54« Il me dit, oh, t'exagères, Dieu de... »
00:34:58« Je lui dis, j'exagère, Fernand. »
00:35:04« Regarde, quand un chef d'État français arrive en Afrique... »
00:35:07« Bon, c'est vrai que le mec, il est chez lui. »
00:35:10« En fait, c'est un patron qui descend au stock. »
00:35:12« Bon... »
00:35:14« Ouais, ouais. »
00:35:16« Mais d'accord, mais tout le monde danse au stock. »
00:35:24« On l'accueille en dansant. »
00:35:25« Hein, bienvenue, t'es malade, ça n'existe pas dans une entreprise. »
00:35:28« Regarde quand un chef d'État africain arrive en France, par exemple. »
00:35:32« Personne ne danse. »
00:35:34« À l'aéroport, les gens émensent, excuse-moi. »
00:35:36« Ils sont accueillis par des marches militaires sur le tarmac. »
00:35:40« Il y a plein de mecs avec des mitraillettes, ils arrivent. »
00:35:43« Certainement pour lui dire attention aussi. »
00:35:45« En même temps, si t'es intéressé, on peut t'en vendre. »
00:35:48« On en a un stock. »
00:35:50« Non, non, mais ils essayent de... »
00:35:51« Cela dit, les marches militaires, ils essayent de rendre ça un petit peu moins guerrier maintenant. »
00:35:55« Au 14 juillet, maintenant, ils font défiler des fonctionnaires. »
00:35:59« En fin de procession, t'as toujours des mecs de la voirie, enfin des... »
00:36:03« Non, de la poste, je sais pas quoi. »
00:36:04« Ouais, pourquoi pas ? »
00:36:06« Bientôt des comédiens, des putes, des... »
00:36:09« Des humoristes. »
00:36:12« Moi, j'irai pas. »
00:36:14« Je pense pas que je sois sollicité pour ce genre d'exercice. »
00:36:17« Non, mais je me vois pas entre Mimi Maty et Patrick Timsit, hein ? »
00:36:21« Sur les Champs-Elysées, devant l'émir du Qatar. »
00:36:24« Non, non, non, non, non, non. »
00:36:27« Non, non, non, non, non. »
00:36:31« Non, pourtant, j'ai fait l'armée, moi. »
00:36:33« Oui, bien sûr. »
00:36:34« Ben, c'était obligatoire. »
00:36:35« À mon époque, c'était obligatoire. »
00:36:36« Enfin, j'ai fait l'armée, j'ai fait trois semaines. »
00:36:40« Ils m'ont dégagé. »
00:36:41« Pourtant, j'étais motivé. »
00:36:42« Je n'ai jamais compris pourquoi. »
00:36:44« Trop motivé, je pense. »
00:36:46« Non, non, sincèrement, il n'y a que moi qui répondais aux questions. »
00:36:48« Moi, je peux répondre, je peux répondre. »
00:36:50Monsieur, monsieur, monsieur, attends, attends, capitaine, voilà, mon capitaine, laisse-le, donc, mon capitaine, alors, en tant que soldat, comment dire, de sa majesté, à l'époque, je n'avais pas tout le vocabulaire que j'ai maintenant, je tournais sur cinq mots, à peu près,
00:37:09Ah, mon petit démer, t'arrives à trouver du boulot, et alors, alors, notre mission, voilà, notre mission, est, est, est, comment dire, de nous défendre, nous, nous, nous, et ben, nous, Abdel Wahab, voilà, la France, la France, pour éviter que tous les bâtards, ils viennent ici pour manger le,
00:37:39le couscous des Français, non, non, mais, monsieur, nous, on ne veut pas parler avec toi, c'est ça, toi, tu ne comprends pas, nous, on est venus, c'est pour le maniement des armes, c'est ça qui nous intéresse, parce que nous, en banlieue, on n'a pas accès aux armes, il y a une discrimination, moi, je vois, j'ai été à la préfecture de Nanterre, je dis, vas-y, madame, donne-moi mon permis de chasse,
00:38:02On tue les ta mère, ça fait deux mois, j'ai demandé, elle me dit, non, jeune homme, il faut patienter, je ne sais pas quoi, je dis, mais patiente ta mère, salope, je veux chasser, c'est mon plaisir à moi, je veux chasser du chat, je veux...
00:38:18Elle m'a dit, non, on n'a pas encore introduit de gibier dans ta cité, calme-toi.
00:38:28Nous, on veut...
00:38:30Écoute, capitaine, nous, on ne veut pas te parler, nous, on veut, si on est dans l'armée, pourquoi ?
00:38:34C'est pour être armée, déjà.
00:38:37Si tu veux parler, tu vas au Parlement où tu veux, moi.
00:38:48Donnez-nous des FAMAS, là, qu'on voit dans les gares, là, les jeunes, ils s'en servent.
00:38:51Nous, on veut se servir de ça, on veut s'entraîner avec ça.
00:38:54Voilà, des lances-roquettes, arrête, Abdel, des lances-roquettes.
00:38:59Non, mais on est là depuis deux jours, calme-toi, des lances-roquettes.
00:39:02Il faut attendre un peu, certainement.
00:39:03Le ?
00:39:04Non, non, regardez pas, monsieur, c'est des faux dossiers qu'ils ont fait.
00:39:07Non, non, non, ils ont mis ma photo, j'ai rien à voir avec ça.
00:39:10Non, je respecte l'autorité.
00:39:12Qui a dit ça ?
00:39:14Non, mais que l'autorité me respecte, aussi, voilà.
00:39:17Voilà.
00:39:19Sinon, je lui nique sa mère, regarde-moi bien.
00:39:22Laisse-le, capitaine, capitaine.
00:39:26Capitaine Flamme, si tu veux, parce que...
00:39:28Non, mais tu commences à faire des bêtises, toi.
00:39:31Je te promets, il veut te taper.
00:39:32Mais, respecte-nous, d'accord ?
00:39:37Laisse-le, laisse-le, laisse-le.
00:39:40Capitaine.
00:39:41Tu dis n'importe quoi.
00:39:43Pourquoi tu nous parles, déjà ?
00:39:44Pourquoi tu parles ?
00:39:46M'en bouffe ta merde, m'en foutent à tes histoires.
00:39:48Sors dans la rue, c'est fini, tes trucs.
00:39:52C'est la guerre, va, les gens, il n'y a plus de travail, va en Grèce.
00:39:55Il y a tous les crevards, il n'y a pas à manger.
00:39:57Fous le camp, c'est pour ça qu'on est dans l'armée.
00:39:59C'est pour être armé, c'est tout.
00:40:01Le temps du téléthon, c'est fini, réveille-toi.
00:40:04Le bien-être des handicapés...
00:40:05Non, mais je respecte, moi, les handicaps...
00:40:09Oui, mais en temps de guerre.
00:40:13Il n'y a pas d'accès handicapé dans les tranchées, réveille-toi.
00:40:18Il y aura trop de crevards dans les villes.
00:40:20Il y aura trop de gens, il n'y a pas à manger.
00:40:22Il faudra ouvrir les stades.
00:40:23Tu mets la nourriture au milieu.
00:40:25Tous les crevards, ils vont se sentir.
00:40:26Il y a à manger, il y a à manger.
00:40:27Tu fermes les portes, tirs croisés à la douce-septe, tu nettoies.
00:40:32Il n'y aura pas...
00:40:33Quoi ?
00:40:34Réformé.
00:40:35Comment ça ?
00:40:36Moi ?
00:40:38Je vais tuer des gens, qu'est-ce que...
00:40:40Et j'ai été écarté du projet.
00:40:44Et donc...
00:40:45Non, mais aujourd'hui, intégrer l'armée française, c'est extrêmement délicat.
00:40:50Il y a une sélection...
00:40:52Il semblerait d'ailleurs que dans l'affaire Mérat de Toulouse,
00:40:55C'est vrai que c'est une affaire, on ne sait pas grand-chose.
00:41:02On sait que Toulouse, ça existe.
00:41:05Mais le reste, non, zéro.
00:41:06Je ne sais pas.
00:41:08Ça pue à plein d'air, c'est une affaire.
00:41:09D'ailleurs, au passage, heureusement qu'ils n'ont pas retrouvé un DVD de ma gueule à l'intérieur de l'appartement.
00:41:22Pendant trois jours, j'étais comme ça.
00:41:25Ah, mais ils disent n'importe quoi, ils se servent de ça à toutes les sauces, maintenant.
00:41:30Mérat, Mérat, Mérat, Mérat.
00:41:32Ils ont dit que c'est parce qu'il n'a pas pu intégrer l'armée française, au départ,
00:41:36qu'il se serait rabattu sur une petite formation à l'étranger.
00:41:40Au Pakistan, voilà.
00:41:42Il y a des organismes qui n'ont pas les mêmes moyens, je veux dire.
00:41:46Bon, il y a Al-Qaïda dans le secteur, une maison assez sérieuse.
00:41:50C'est une boîte américaine, d'ailleurs.
00:41:51T'as du matos, c'est un peu pragueux.
00:41:56Non, mais...
00:41:58Non, mais...
00:41:58Si tu es attiré par l'homicide légal, il n'y a que l'armée française, l'OTAN.
00:42:05Oh, j'ai envie de chier, putain.
00:42:08Le boulot qu'ils ont fait en Libye, putain.
00:42:14Tout ça au nom des droits de l'homme.
00:42:17Oh, j'y arrive pas, putain.
00:42:20C'est par pure charité chrétienne que le juif Bernard-Henri Lévy a entraîné le monde dans ce massacre.
00:42:28Un bain de sang, ils ont tué tout le monde, là.
00:42:30C'est alors une guerre d'un genre nouveau, les mousquetaires finis, côté chevaleresque, coup de gant, tout ça, tout ça, par satellite, à 40 km au-dessus.
00:42:42Avec des drones, le mec sur ses chiottes à Paris.
00:42:44C'est pas l'esprit chevaleresque.
00:42:49Alors évidemment, ils ont localisé la baraque de Kadhafi dans les 5 premiers jours.
00:42:53Bon, l'autre vieux fénèque, t'imagines bien qu'il avait senti que c'était pas le moment de faire la bronzette dans le jardin.
00:42:59Il était parti aux champignons.
00:43:00Donc, dans son jardin, il y avait ses deux petits-enfants, 6 mois et 18 mois, qui jouaient dans un bac à sable.
00:43:09Alors l'OTAN est arrivé là-dessus.
00:43:13Feu à volonté, feu à volonté.
00:43:14Ils les ont pulvérisés.
00:43:17Mais c'est normal.
00:43:18Et il y en avait un, il avait presque deux ans.
00:43:23Il était quand même en capacité d'exterminer 6 millions de personnes, au moins.
00:43:29C'est ce qu'a dit Bernard-Henri Lévy, de toute façon.
00:43:32Bernard, il a dit, de toute façon, deux ans chez le Libyen, c'est l'âge adulte.
00:43:37C'est comme les criquets, il faut multiplier par neuf.
00:43:42Puis il a dit, Bernard, il est philosophe.
00:43:43Donc, il sait des choses qu'on ne sait pas.
00:43:47Il a dit, en plus, ils étaient maghrébins et musulmans.
00:43:50Non.
00:43:50Non, il a dit, boire ou conduire, il faut choisir.
00:43:53Moi, j'ai eu la chance de rencontrer l'officier qui a lancé le missile, qui a pulvérisé les deux enfants.
00:44:06Là, Jean-Louis, un mec des forces spéciales, un Français, forces spéciales.
00:44:09Cinq ans d'entraînement.
00:44:11Eh, il faut appuyer sur le bouton.
00:44:13Bon, il n'y en a qu'un, il est rouge, tu ne peux pas le louper.
00:44:15Mais, bon, c'est la fierté de l'armée française, aujourd'hui.
00:44:21Il est devenu général, je crois pas.
00:44:24Je suis rentré dans son bureau, il y avait un grand poster de Bernard-Henri Lévy derrière lui.
00:44:29Félicitations, bisous.
00:44:31Rendez-vous en Syrie.
00:44:33Ouais, apparemment, c'est un genre de monopolie.
00:44:36Alors, évidemment, des mauvaises langues dans l'armée, des gens jaloux,
00:44:50qui n'ont pas eu le poster,
00:44:52ont dit qu'il avait terni l'image du soldat français, de la France, dans sa virilité.
00:44:59Sous prétexte qu'il leur a abattu sans sommation deux enfants de moins de deux ans qui jouaient dans un bac à sable.
00:45:05Non, c'est exagéré.
00:45:08Non, ça ne tient pas.
00:45:11Non, parce qu'il a fait ça par considération humanitaire.
00:45:16Je te nique.
00:45:17Parce que, non, non, non, par son action, Jean-Louis a peut-être évité un génocide.
00:45:24Une famine, un nuage de cricket.
00:45:26Parce que, alors, j'entends d'ici, j'entends d'ici tous les paranoïaques, les ignobles complotistes.
00:45:34J'en ai plein autour de moi.
00:45:36Ah, dieu d'eau, attends, ce n'est peut-être pas seulement par considération humanitaire
00:45:40que la France a bombardé le peuple libyen,
00:45:43c'est peut-être aussi pour le pétrole.
00:45:47N'importe quoi.
00:45:49Comme quoi Bernard-Henri Lévy et Nicolas Sarkozy seraient capables de tuer des gens juste pour l'argent ?
00:45:54Antisémite.
00:45:56Il faut rigoler, putain.
00:46:06Moi, je remonte le moral à tout le monde en ce moment.
00:46:09Non, c'est vrai, là, je vois avec mon pote Jean-Christophe,
00:46:12un ancien écologiste en pleine dépression nerveuse.
00:46:15Mais il était sur la campagne d'Eva Jolie aussi, il est autant.
00:46:18La moitié de l'équipe s'est pendue.
00:46:19Non, il vient chez moi, il dit
00:46:24« Les vers, c'est tous des cons ! »
00:46:26Je lui calme pas, Jean-Christophe, qu'est-ce qui se passe ?
00:46:29Tu dis ça sur le coup de la défaite.
00:46:31Tu ne vas pas remettre en cause 30 ans de militantisme,
00:46:34comme ça, d'un revers de la manche.
00:46:36Je te rappelle que toi, tu as passé combien ?
00:46:38C'est 5 ans chez Greenpeace ?
00:46:39À te geler les couilles sur un Zodiac pour sauver trois pauvres baleines ?
00:46:44Il me dit « Ça serait à refaire, je les buterai au lance-roquette. »
00:46:46« Merde ! »
00:46:50J'ai dit « Ouais, t'es remonté, effectivement, là. »
00:46:54« Prends du recul. »
00:46:55Il me dit « J'y a pas de recul à prendre, du tout. »
00:46:57« Pour moi, les vers, c'est terminé. »
00:46:59« Je monte mon parti, ça va s'appeler les gris. »
00:47:02« Tu veux en faire partie ? »
00:47:03« Je lui dis « Gris comme quoi ? »
00:47:04« Gris comme le béton, gris comme la pollution, gris comme le moisi, ça te va ? »
00:47:10« Je lui dis « Faut que je réfléchisse. »
00:47:15« Ah mais t'es marrant, t'arrives ici, tu gueules, déjà, calme-toi. »
00:47:19« Tu sais, en plus que j'ai une femme qui est à moitié écolo, tu la connais. »
00:47:22« Elle a la main verte avec ses deux cactus, qu'est-ce que j'y fasse ? »
00:47:26« Oui, on pose, on compte. »
00:47:28« Puis j'ai un perroquet qui répète tout. »
00:47:30« Baisse dans ton, s'il te plaît. »
00:47:31« Ah voilà. »
00:47:32« Ouais, coco, ouais. »
00:47:33« Comme un ananas ? »
00:47:34« Ouais, je suis un ananas. »
00:47:39« Je lui dis quand même, l'écologie, il y a quand même des bons côtés. »
00:47:45« Je veux dire, préserver la planète pour les générations futures. »
00:47:48« Il me dit « Quoi, Dieu ? »
00:47:50« T'es encore dans ce délire à la con, hein ? »
00:47:52« Tu veux sauver la planète ? »
00:47:53« L'eau, elle a 4 000 milliards d'années, la planète. »
00:47:59« Nous, on est là depuis avant-hier et on va lui sauver la vie ? »
00:48:01« Avec un tri sélectif et trois éoliennes ? »
00:48:05« T'as pas compris qu'on se fout de ta gueule ? »
00:48:09« La nature nous a déclaré la guerre. »
00:48:18« Voilà la vérité, Dieu. »
00:48:19« Regarde tous les tsunamis, les tremblements de terre. »
00:48:22« Ce temps pourri qu'on a eu au mois de juillet. »
00:48:27« La nature veut notre peau. »
00:48:29« Regarde toutes les bactéries, toutes les maladies nouvelles. »
00:48:31« Tout le monde a la chiasse, tout le monde chie de la flotte aujourd'hui. »
00:48:34« Aïe ! Hein ? »
00:48:38« Ah non, il est possédé. »
00:48:39« Il dit que la nature nous en veut. »
00:48:41« Il dit que la nature nous observe. »
00:48:43« Il a coupé tous les arbres autour de chez lui. »
00:48:44« Ils sont une soixantaine, ils ont monté un parti, ils ont un programme. »
00:48:49« De désécologie. »
00:48:50« Comment on y fait la planète en deux ans ? »
00:48:54Première mesure concrète, le tout nucléaire.
00:48:57Le nucléaire portatif individuel.
00:48:59Stylon nucléaire, savon nucléaire, chocolat nucléaire. »
00:49:02Alors, mais c'est plein de petites mesures au quotidien.
00:49:06C'est une organisation militaire.
00:49:08Quand tu l'entends, par exemple, tes piles usagées, tu ne sais jamais quoi en faire.
00:49:14Tu les plantes dans la terre.
00:49:15« Aïe ! »
00:49:17« Laissez couler l'eau du robinet. »
00:49:21« L'électricité à fond nique tout le plus vite possible. »
00:49:25« Tes vidanges de bagnole. »
00:49:27« Jamais dans un garage, putain ! »
00:49:30« Participe, ça te coûte toi, tu le fais dans la nature, dans un parc, dans un jardin, chez ton voisin. »
00:49:36« Tes ordures ménagères, jamais dans une poubelle. »
00:49:40« Ah, la fenêtre ! »
00:49:42« À quoi ça sert une fenêtre ? »
00:49:43« C'est bien pour jeter des objets. »
00:49:45« Sinon, on aurait laissé un mur. »
00:49:46« Ah, il y a une logique, il faut essayer de comprendre. »
00:49:48« Tu te fais chier le dimanche, fais cramer du pneu, putain ! »
00:49:57« C'est avec toutes ces petites mesures au quotidien qu'on va niquer la planète. »
00:50:00« Agissons vite, Dieu d'autant qu'il en vienne encore temps. »
00:50:06« Bon, attention, je ne vais pas mentir, j'ai grandi plus ou moins dans un univers d'écologie. »
00:50:19« Moi, je suis de la génération du trou dans la couche d'ozone. »
00:50:22« On était concernés, on était terrorisés, toute ma jeunesse, avec mes frères et soeurs. »
00:50:26« Parce qu'il y avait un trou dans la couche d'ozone. »
00:50:29« Et qui s'élargissait à la vitesse d'un cheval au galop. »
00:50:34« Moi, tous les soirs, maman, il est où le cheval ? »
00:50:35« On allait tous cramer. »
00:50:39« Alors bon, après, tu sais, avec le temps, tu cherches du boulot, tu passes à autre chose. »
00:50:45« Et l'autre jour, je tombe sur le spécialiste du trou dans la couche d'ozone. »
00:50:50« Moi, j'avais oublié, tu vois. »
00:50:51« Mais je l'ai reconnu, le gars. »
00:50:53« Il était à la retraite, il était vieux. »
00:50:55« Alors, monsieur, au fait, on est où le trou dans la couche d'ozone ? »
00:50:58« Alors, il m'a dit, oui, le service a été fermé, faute de budget. »
00:51:06« Merde ! »
00:51:10« Mais le trou en lui-même, ben non, il aurait été recousu par des Chinois. »
00:51:20« Non, mais les jeunes, ils n'en ont plus rien à foutre du trou dans la couche d'ozone. »
00:51:23« Je vois avec mes enfants, ils s'en foutent. »
00:51:25« Ils n'en ont plus rien à foutre. »
00:51:26« Maintenant, c'est Fukushima, la centrale nucléaire japonaise. »
00:51:30« Ça, ça fait peur. »
00:51:31« Il y a un mécano, bon, tu n'as pas fait les niveaux, on ne sait pas ce qu'il s'est passé. »
00:51:35« Joins de culasse. »
00:51:36« Et là, la centrale s'enfonce dans le sol. »
00:51:40« À la vitesse d'un cheval au galop. »
00:51:43« Ah, c'est le même, il est revenu. »
00:51:47« Ah, il est vieux, mais il trace, attention. »
00:51:49« Non, il est en train de traverser la Terre. »
00:51:51« Ça devrait ressortir, normalement, entre Genève et Lyon. »
00:51:55« Ah oui, mais il y aura un trou dans la planète. »
00:51:57« Donc dans la galaxie, c'est comme un ballon. »
00:51:58« Donc là, il faudra clouer les meubles, certainement. »
00:52:04« C'est n'importe quoi. »
00:52:06« Je raconte absolument n'importe quoi. »
00:52:10« Je raconte n'importe quoi, oui, mais pas plus que les autres non plus. »
00:52:18« Allumez votre télé, vous allez comprendre. »
00:52:21« Aujourd'hui, c'est... »
00:52:23« On est arrivé à un degré de mensonge, putain. »
00:52:28« C'est dingue. »
00:52:29« C'est n'importe quoi. »
00:52:31« Je ne sais pas si c'est de tout temps que c'était comme ça. »
00:52:35« Alors avant, peut-être, il y avait des religions qui cadraient un petit peu. »
00:52:39« Les mecs se retenaient quand même, tu vois. »
00:52:42« Ils essayaient de dire la même chose d'une semaine sur l'autre. »
00:52:45« Tu sais, tout là, l'église, toutes les semaines, ça, toi, ouais, il y a... »
00:52:49« On va aller la semaine prochaine. »
00:52:52« Il se passait peut-être pas grand-chose, mais je sais, toi... »
00:52:55« Mais là, les religions, c'est pareil, ils ont dégagé ça. »
00:52:58« Il y a eu séparation des églises et de l'État. »
00:53:00« Maintenant, c'est la laïcité. »
00:53:01« Ça, ils y tiennent. »
00:53:03« C'est la morale laïque. »
00:53:04« J'ai vu l'autre jour, elle m'avait fait peur, le mec. »
00:53:06« Le ministre. »
00:53:07« La morale laïque. »
00:53:08« C'est la religion laïque, hein, aujourd'hui. »
00:53:10« Mais comment on fait, maintenant ? »
00:53:12« C'est la nouvelle religion, tais-toi. »
00:53:14« C'est comme ça aussi, ou ça a changé, ça ? »
00:53:16« Ah, c'est comme ça ? D'accord. »
00:53:19« Applaudissements. »
00:53:24« Alors, les prophètes, ils ne les aiment pas. »
00:53:25« Ah, non, non, non, ils détestent. »
00:53:27« D'ailleurs, il y a des actions culturelles qui sont menées par l'État
00:53:31pour cracher à la gueule des prophètes. »
00:53:33« Ouais, avec l'argent public. »
00:53:35« L'année dernière, ils ont financé une pièce, Golgotha Picnic, ça s'appelle. »
00:53:38« C'est une pièce lors de laquelle les comédiens, ils sont en collant, comme ça,
00:53:41et ils jettent de la merde à la face de Jésus, comme ça. »
00:53:45« Ça, c'est bien, c'est bien, ça. »
00:53:47« C'est comme les caricatures du prophète de l'islam. »
00:53:49« Ça, c'est la liberté d'expression. »
00:53:52« Chau ananas, non. »
00:53:54« Par contre, non. »
00:53:55« Chau ananas, non. »
00:54:01« Chau ananas, non, non, non, non, non, non. »
00:54:06« Ouais, je sais, je sais, mais non. »
00:54:08« Non, non, non, non, non. »
00:54:09« Les caricatures, oui. »
00:54:10« Mais ça, c'est pas évident, je suis d'accord avec vous. »
00:54:13« Mais comment on sait ce qu'on a le droit ? »
00:54:15« Ben, c'est à toi de voir. »
00:54:17« Appelle le CRIF. »
00:54:19« Il te donnera les implications exactes. »
00:54:21« Le cadre exact de la liberté d'expression dans ce pays. »
00:54:24« On veut dire exactement ce qu'il faut faire. »
00:54:25« Non, non, non, les caricatures, en plus, ils en ont remis une couche. »
00:54:29« Moi, j'ai un pote, Karim, il n'en peut plus. »
00:54:32« Il vient me voir l'autre jour, il me dit, putain, merde. »
00:54:35« Ah, là, Wadbar, quand même. »
00:54:37« Je lui dis, non, je lui dis, non, Karim, calme-toi. »
00:54:41« Officiellement, Allah n'est plus Wadbar. »
00:54:44« C'est laïcité, Wadbar. »
00:54:47« Franc-maçonnerie, Wadbar. »
00:54:50« Mariage gay, Wadbar. »
00:54:53« Super Wadbar, le mariage gay, en ce moment, putain. »
00:55:02« Ah, Karim, il n'en peut plus, il a été manifesté l'autre jour. »
00:55:05« Il m'a dit, ouais, franchement, il veut me le foutre dans le cul. »
00:55:08« J'essaye de le raisonner. »
00:55:10« Je lui dis, calme-toi, et sois avec ton époque. »
00:55:13« Il me dit, quoi, ton époque, je lui en ai rien à foutre de cette époque. »
00:55:16« Je lui dis, tu t'énerves. »
00:55:18« Il me dit, écoute, quoi, je m'énerve. »
00:55:20« Regarde, il n'y a plus de boulot. »
00:55:22« C'est la crise financière, tout se casse la gueule. »
00:55:25« On est au bord de la Troisième Guerre mondiale. »
00:55:27« Je pense quand même que le mariage gay, ce n'était pas une priorité. »
00:55:30« Je lui dis, si. »
00:55:35« C'est la priorité des priorités, Karim. »
00:55:38« Parce que ça nous inscrit vers le progrès. »
00:55:43« Et oui, il t'arrive. »
00:55:44« Et je lui dis, toi, demain, tes enfants seront adoptés par un couple homosexuel, certainement. »
00:55:50« Parce que t'es trop con. »
00:55:51« Parce que... »
00:55:53« Mais il me dit, il faut bien un papa et une maman pour faire un enfant. »
00:55:56« T'as envie de lui cracher la gueule. »
00:56:00« Je lui dis, mais enfin. »
00:56:01« Et la procréation assistée par ordinateur. »
00:56:05« Bah, bah, sur Internet, enfin. »
00:56:07« Demain, tu feras un gosse dans un foie de porc. »
00:56:09« Hein ? Il faut un micro-ondes et une touillette. »
00:56:16« Le papa et la maman, où tu vas, toi ? »
00:56:18« Regarde tous les divorces. »
00:56:19« Regarde les violences conjugales. »
00:56:21« Regarde Bertrand, Quentin, regarde ! »
00:56:25« Le couple est devenu un champ de bataille. »
00:56:27« C'est fini, ce temps-là. »
00:56:28« Demain, il y aura des fiotasses d'un côté, des guinasses de l'autre. »
00:56:32« Et il n'y aura plus aucun problème sur la planète. »
00:56:34« Il n'y aura plus de guerre. »
00:56:35« T'en t'y a pas. »
00:56:37« Bon, attention, je ne voudrais pas que mes propos soient mal interprétés. »
00:56:41« Pas d'homophobie, pas de racisme. »
00:56:43« Et surtout pas, j'acquis, de compétition victimaire. »
00:56:47« Bonsoir ! »
00:56:58« Bonsoir et bienvenue au 63e championnat de la victimisation. »
00:57:03« Une compétition victimaire qui regroupe cette année
00:57:07les quatre plus grandes équipes à du monde ! »
00:57:10« Avec un total de 75 millions de personnes génocidées sur le plateau. »
00:57:15« Un chiffre extraordinaire pour quatre tragédies exceptionnelles. »
00:57:21« Pour cette 63e édition, quatre continents seront représentés. »
00:57:24« Tout d'abord l'Amérique avec l'équipe des Amérindiens. »
00:57:28« Les Indiens d'Amérique, tour à tour exterminés par les conquistadors portugais, espagnols, anglais, français, hollandais, j'en passe. »
00:57:39« On avance en coulisses aujourd'hui le chiffre officiel de 40 millions de personnes génocidées. »
00:57:45« Un chiffre très important qui pourrait permettre à cette équipe des Indiens de créer la surprise. »
00:57:55« Les Indiens qui n'ont encore jamais gagné de médaille, les Indiens. »
00:58:03« Et qui espère bien cette année avoir l'argument pour faire pleurer le jury. »
00:58:08« Alors, aux côtés des Indiens, le continent africain. »
00:58:15« 10 millions de personnes déportées, 7 millions de personnes exterminées, 4 siècles du milieu. »
00:58:22« Je vois qu'on s'éclate en régie là-haut. »
00:58:24« C'est aussi la bonne humeur. »
00:58:30« Alors, on va... »
00:58:32« Quatre siècles d'humiliation, donc avec la traite négrière transatlantique. »
00:58:38« Là, c'est une période très importante qui pourrait permettre aussi à cette équipe de marquer quelques points. »
00:58:43« En tout cas, on y croit chez les blacks. »
00:58:46« Yo, brother ! »
00:58:48« A chipper, à choper ! »
00:58:51« Alors, l'Australie sera représentée par une petite délégation aborigène. »
00:59:03« Cette civilisation de près de 100 000 ans. »
00:59:07« On l'entend à la musique, de toute façon, c'est au moins un million d'années, moi je dirais. »
00:59:13« C'est pas les années 70, comme on dit. »
00:59:16« Alors, cette civilisation qui a entièrement disparu en seulement 300 ans. »
00:59:21« Avec l'arrivée de la reine d'Angleterre. »
00:59:24« Le courant n'est pas passé entre les aborigènes et la pute, comme ils l'appellent. »
00:59:31« La sale pute. »
00:59:33« Alors, évidemment, les aborigènes n'avaient pas de registre pour valider leur nombre de génocidés. »
00:59:43« C'est fait un peu à la confiance. »
00:59:45« Ah bon, ils sont là, en tout cas, pour une première participation. »
00:59:48« Je vous rappelle que le vainqueur empochera la somme d'un million six cent mille euros prélevés dans les nations du monde au nom de la souffrance de lumière. »
00:59:57« Nous terminons avec le grand favori de cette compétition. »
01:00:03« Vous l'attendez tous, Israël ! »
01:00:09« 62 fois champion du monde ! »
01:00:24« En 62, participation ! »
01:00:29« Véritable radia de médaille dans toutes les catégories, toutes les disciplines, avec l'infatigable Shoah, bien évidemment. »
01:00:37« La Shoah, grande favorite encore ce soir. »
01:00:41« La Shoah, je vous le rappelle, c'est un milliard de gains par an. »
01:00:45« Presque autant en couverture de journaux, des films longs-métrages, des briquets, des stylos. »
01:00:52« Je vais demander évidemment à l'entraîneur de la Shoah de nous rejoindre. »
01:01:00« J'ai besoin de le présenter, monsieur Elie Wiesel, évidemment. »
01:01:03« Prix Nobel de la paix, prix Nobel de l'agriculture, prix Nobel de la mécanique de précision. »
01:01:10« Prix Nobel de tout. »
01:01:13« Excusez-moi, je suis un peu ému. »
01:01:16« Monsieur le prix Nobel de l'univers. »
01:01:21« Une seule question. »
01:01:23« La Shoah peut-elle être battue ce soir ? »
01:01:29« Il est marrant, il est marrant, il vient. »
01:01:32« Tu apprends un petit peu de fric. »
01:01:34« Alors... »
01:01:38« Non, la Shoah est en très grande forme. »
01:01:41« Sachez-le, je la quitte, elle était à l'entraînement ce matin, ça... »
01:01:45« Ça chiale du loin. »
01:01:47« Euh... »
01:01:49« Vous savez, la Shoah est et restera la souffrance de référence dans l'espoir de la pleurniche. »
01:01:57« Pourquoi ? »
01:01:58« Parce qu'elle est unique. »
01:02:00« Tant sur son fond que sur sa forme que... »
01:02:03« Sur sa... »
01:02:06« Capitalisation. »
01:02:10« Tout à fait. »
01:02:13« Tout le monde est vraiment enchanté. »
01:02:16« Merci. »
01:02:18« Si vous le permettez, je vais me faire l'avocat du diable. »
01:02:22« Euh... »
01:02:23« Pardon. »
01:02:24« Non, non. »
01:02:26« C'est juste la question, voilà, qu'on a vue en répétition. »
01:02:29« Voilà, non, non, non, je me suis mal exprimé, voilà. »
01:02:33« Euh... »
01:02:34« 63 ans de règne sans partage. »
01:02:36« Vous ne craignez pas qu'il y ait une certaine lassitude dans une opinion publique qui s'interroge aujourd'hui ? »
01:02:41« Les Indiens arrivent avec ce chiffre quand même de 40 millions de personnes exterminées. »
01:02:46« Je veux dire, là... »
01:02:49« Vous n'en êtes qu'à 6 millions. »
01:02:51« Ah non, mais... »
01:02:52« Ah... »
01:02:53« Et... »
01:02:54« En faisant les fonds de tiroir. »
01:03:03« Attention quand même. »
01:03:05« Alors... »
01:03:07« Cette compétition n'est pas seulement une affaire de chiffres, vous le savez bien. »
01:03:10« Vous le savez bien. »
01:03:12« Voilà, il y a aussi les méthodes employées, voilà, voilà. »
01:03:14« Mais laissons de grâce au juge le soin de juger. »
01:03:18« Et ils le feront, je sais, hein, en toute... »
01:03:23« Indépendance. »
01:03:24« Alors... »
01:03:26« Sur cette histoire des Indiens, non, je ne crois pas... »
01:03:29« 40 millions, tout le monde en coulisse, effectivement. »
01:03:32« Non, je ne crois pas personnellement... »
01:03:34« Il faut qu'ils travaillent, les Indiens, comme tout le monde. »
01:03:36« C'est-à-dire qu'on n'est pas arrivé comme ça, nous, hein. »
01:03:39« Ils n'ont pas encore cette puissance de souffrance, je pense. »
01:03:43« À la fois culpabilisante... »
01:03:45« Je te la fous dans ton cul, toi, hein. »
01:03:48« Tout en restant romanesque. »
01:03:51« Tout à fait, tout à fait. »
01:03:55« Euh... » « Seigneur. »
01:03:57« Moi... »
01:03:59« Astre divin, lumière des galaxies. »
01:04:01« Comment... »
01:04:03« Comment expliquer... »
01:04:05« Le fait que vous soyez également... »
01:04:07« Alors là, j'ai ça sur ma fiche. »
01:04:09« Dites-moi si c'est une bonne information. »
01:04:11« Vous seriez également le représentant de la souffrance aborigène. »
01:04:14« Et là, on ne comprend pas. »
01:04:16« Sur vous n'êtes pas vous-même aborigène. »
01:04:18« Enfin, à moins... »
01:04:19« Peut-être nous expliquer... »
01:04:20« Est-ce qu'il n'y a pas un problème déontologique d'être à la fois représentant d'une souffle... »
01:04:24« Comment... »
01:04:25« Comment... »
01:04:27« Non. »
01:04:30« J'ai accepté... »
01:04:32« C'est vrai... »
01:04:34« D'apporter mon expérience dans la gestion du devoir de mémoire... »
01:04:39« À cette toute jeune équipe aborigène. »
01:04:41« Vous savez qu'il ne sont plus que 13, les aborigènes. »
01:04:44« Et tous fortement alcoolisés. »
01:04:47« Donc... »
01:04:49« Ils sont venus me voir... »
01:04:50« Vous savez, dans mon bureau, ils avaient un petit dossier... »
01:04:52« Il y avait deux feuilles. »
01:04:54« Ils sont venus me voir... »
01:04:55« « Élie, Élie... »
01:04:56« Est-ce qu'il y a moyen de gratter une bière avec ça ? » »
01:04:58« Bon... »
01:04:59« Alors... »
01:05:03« Il n'avait même pas de compte en banque. »
01:05:05« Ah ah ah ah ah... »
01:05:08« Quand même le béabat ! »
01:05:11« Lorsque l'on gère la souffrance... »
01:05:14« Lorsque l'on gère la mort de sa grand-mère. »
01:05:16« De sa grand-mère. »
01:05:18« Alors... »
01:05:19« Sur la problématique dermatologique... »
01:05:20« Évidemment, je me suis interrogé. »
01:05:22« Comme vous l'avez fait d'ailleurs de manière assez juste... »
01:05:24« Hein... »
01:05:25« Je me suis dit... »
01:05:26« « Élie, es-tu aborigène ? »
01:05:28« Et la réponse s'est imposée d'elle-même... »
01:05:31« Oui, je suis aborigène. »
01:05:33« En tant que juif déporté dans les camps nazis... »
01:05:37« Mort dans les chambres à gaz... »
01:05:40« Oui, mon nom est inscrit sur le registre. »
01:05:44« Je suis officiellement mort, tout à fait. »
01:05:46« Je touche une retraite d'ailleurs pour ça. »
01:05:50« Merci astre divin. »
01:05:52« Merci homme de raison. »
01:05:54« Merci Dieu, si vous le permettez. »
01:05:56« Alors je... »
01:05:58« Alors je vais accueillir très vite parce que le temps presse évidemment et tout le monde voudrait s'exprimer. »
01:06:04« Peut-être le représentant des Indiens s'il est là. »
01:06:06« Voilà, monsieur Morales de Bolivie, s'il vous plaît. »
01:06:08« Alors Morales, Bolivie, avez-vous un rapport avec le président Morales ? »
01:06:11« On a dû vous le demander. »
01:06:12« Aucun. »
01:06:13« Voilà, au moins les choses sont dites. »
01:06:14« Je vous en prie. »
01:06:15« En espagnol, bien sûr. »
01:06:17« Si, en blanche, moi, non. »
01:06:21« La compétition de la victimisation est à la merde d'Israël. »
01:06:33« Qu'est-ce que c'est que ça ? »
01:06:38« Non, non, non. »
01:06:41« C'est pas le texte qu'on vous a donné ce matin, ça. »
01:06:46« Los indianos, qui se combattent par la révolution à l'Institut de Bolivar. »
01:06:51« Viva la Palestina ! »
01:06:52« Non, non, non, viva rien du tout, la sécurité. »
01:06:56« Viva la sécurité, là. »
01:07:00« Voilà, merci. »
01:07:02« Les aléas du direct, évidemment, avec cette élimination. »
01:07:10« On va passer à la souffrance noire. »
01:07:17« Alors là, grand débat autour de cette souffrance noire. »
01:07:20« Qui des Antillais, qui des Africains est habilité à parler de cette souffrance ? »
01:07:25« Pour vous, monsieur Mfoudi, cela ne fait aucun doute. »
01:07:29« C'est aux Africains d'en parler, c'est bien ça. »
01:07:33« Qu'est-ce que c'est ce machin-là ? »
01:07:37« Ah ! »
01:07:47« Je dis que non. »
01:07:51« Vos affaires d'Africains comme ça, non. »
01:07:55« Ça, ce sont les affaires des Blancs. »
01:07:57« Qui sont ces gens qui ont été déportés dans ces bétaillères-là de M. Rothschild ? »
01:08:03« 30% allaient même mourir dans l'océan. »
01:08:05« Qui sont ces gens-là ? »
01:08:06« Allez demander, tu es un Antillais ? »
01:08:08« Non, je ne suis pas un Antillais. »
01:08:11« Est-ce que tu veux même aller aux Antillais ? »
01:08:13« Jamais je ne vais pas aller aux Antillais. »
01:08:16« Vos machin-africains d'Antillais, non. »
01:08:19« Ça, c'est la connerie des Blancs. »
01:08:21« Je trouve un petit peu chaud, là. »
01:08:24« La connerie des Blancs. »
01:08:26« En tout cas, ça n'est pas le point de vue de M. Blanchette de Fort-de-France. »
01:08:34« Effectivement. »
01:08:37« Nous n'avons rien à voir. »
01:08:41« Ah ben, il s'est foutu. »
01:08:44« Moi, je suis un très bon terme avec les bétaillères, pas de problème. »
01:08:49« Moi, je m'appelle Blanchette. »
01:08:54« Ma famille remonte à Louis XIV. »
01:08:57« Nous étions perruqués de roi. »
01:08:59« Rien à voir avec ces histoires de manger d'hommes africains. »
01:09:03« Alors, nous respectons l'Africain. »
01:09:06« Nous le respectons. »
01:09:09« Mais il est différent de nous. »
01:09:11« Ses bras sont plus longs, ça touche le sol. »
01:09:14« Il n'a pas... »
01:09:15« Voilà, moi je... »
01:09:16« Non, non. »
01:09:17« Moi, je m'appelle Louis XIV. »
01:09:21« Par mon père. »
01:09:23« Et à Clovis, roi de Gaulle, par ma mère. »
01:09:26« Qui s'appelait Claudine. »
01:09:28« Voilà, non, non, non. »
01:09:29« Il n'y a pas de problème. »
01:09:30« Moi ? »
01:09:31« Non, l'Africain n'a pas de couverture sociale. »
01:09:36« Demandez-lui le salaire moyen de l'Africain. »
01:09:39« Je me bouge les oreilles. »
01:09:41« Voilà, voilà. »
01:09:43« Non, non, non, non. »
01:09:44« Nous, nous sommes Français. »
01:09:46« Voilà. »
01:09:47« Nous voulons garder... »
01:09:48« Euh... »
01:09:49« Le RSA. »
01:09:54« Vous êtes Français et vous voulez garder le RSA. »
01:09:57« C'est tout à fait logique. »
01:09:59« Et d'ailleurs, j'ai envie de dire, l'histoire vous le doit bien, d'ailleurs. »
01:10:02« Monsieur Blanchette. »
01:10:04« C'est assez bien négocié pour la France. »
01:10:06« Monsieur Mfoudi, le dialogue est-il seulement encore possible ? »
01:10:15« Est-ce que je peux même parler encore avec les gens comme ça ? »
01:10:20« Même mon ami, les blancs t'ont tapé sur la tête, tu vois. »
01:10:27« Mais toi, tu es un Africain ? »
01:10:31« Regarde ton gros nez d'Africain comme ça. »
01:10:34« C'est le nez de Louis XIV. »
01:10:38« Non, non. »
01:10:39« Ne rentre pas là-dedans. »
01:10:40« C'est un bon nouveau. »
01:10:41« Non. »
01:10:42« Calmez-vous. »
01:10:43« Ne rentrez pas. »
01:10:44« Ne répondez pas. »
01:10:45« Je � en aadante. »
01:10:49« Ko bloz田, y'a autres. »
01:10:50Ma collée lanz.
01:10:51« Ou au monde dans ton arbre, à manger tes enfants. »
01:10:53« Troцион. »
01:10:54« Ou patmanent. »
01:10:56« Ou patmanent. »
01:10:57« Nuki'sune. »
01:10:58« Nukià glacé. »
01:11:00« Nukià vanille. »
01:11:02« Face à cette incommunicabilité structurelle. »
01:11:05stabilité structurelle, les organisateurs de cette immense manifestation ont décidé
01:11:09tout naturellement de vous confier encore une fois à vous, M. Wiesel, le soin de représenter
01:11:15cette souffrance noire.
01:11:20Tout à fait. Dans cette cacophonie indigne, j'ai accepté de porter ce flambeau de la
01:11:28souffrance noire. A la demande de M. Obama, précisez-le quand même, qui m'a laissé
01:11:33à moi et M. Spielberg, la responsabilité de raconter l'histoire officielle de cette
01:11:40souffrance noire. La souffrance noire est une affaire compliquée. Je ne comprends pas.
01:11:47Qui fait quoi ? Qui ? En poche, surtout. Alors, tout commence avec ce nombre de personnes
01:11:55déportées. D'ailleurs, le mot déportation n'est pas, selon moi, approprié. Non, des
01:12:00personnes déplacées. Alors, on parle au départ de 15 millions. Ah, d'accord, nous
01:12:07sommes bien. Ah, pourquoi pas 15 milliards ? Puis 10 millions, puis 5 millions. Enfin,
01:12:15le chiffre le plus raisonnable étant, selon moi, autour de 24 personnes. Oui. Et déportées,
01:12:24déplacées, pas toujours contre leur gré, vous savez, des gens à la recherche d'un
01:12:30emploi, souvent, comme c'est le cas encore aujourd'hui, hein, et de conditions sanitaires
01:12:35plus favorables. Alors, j'ai accepté en tant qu'avocat la gestion de ce dossier sur
01:12:40un phénomène qui m'apparaît effectivement récurrent. Le retard dans le paiement de certains
01:12:46salaires. Oui, des esclaves n'ont pas perçu l'intégralité de leur solde de tout compte.
01:12:52Alors, à ce titre, nous sommes fondés à demander réparation. Ce que je ferai
01:12:56devant les tribunaux, nous demanderons réparation, donc, aux premiers responsables,
01:13:01bien sûr, hein, l'église chrétienne dans son ensemble, l'islam, comme ça, et
01:13:08l'Allemagne, bien sûr, qui reste responsable de tout pour l'éternité et dans l'univers
01:13:18tout entier. Alors, eux, l'Allemagne...
01:13:22Eux, l'Allemagne, je ne sais pas s'ils vont s'en remettre un jour. Ah, ce monde est-il
01:13:31réel ? C'est une question qu'on peut se poser. L'autre jour, j'ai un pote, Bernard,
01:13:35qui vient chez moi, pareil, fait un bout de temps que je ne l'avais pas vu, il est là,
01:13:38ouais, adieu, donc. Alors, il voulait me parler absolument depuis 15 jours, puis il n'arrivait
01:13:41pas, quand il est arrivé. Alors, je dis, ben, vas-y. Elle me dit, ouais, mais c'est
01:13:44pas évident. Bon, déjà, elle me dit, est-ce que tu crois dans l'existence des extraterrestres ?
01:13:49Je ne suis pas venu me parler de l'extraterrestre, cette histoire. Je me dis, sérieux, hein ?
01:13:55Il était sérieux, quoi. Alors, je dis, ben, je ne sais pas, c'est obligatoire ou pas ? Je
01:14:01ne voudrais pas nier l'existence des extraterrestres s'il y a une loi, attention. Mais il me dit,
01:14:07mais non, il m'a dit, ça n'a rien à voir avec les chambres à gaz, tout ça. Il
01:14:11m'a dit, là, c'est sûr, on a des preuves. Et...
01:14:14Ah non, j'ai gueulé, ah non. Ah non, j'ai gueulé. Alors, je lui ai dit, arrête, lâche-moi.
01:14:23Alors, je lui ai dit, lâche-moi. Oh non. Oh, je lui ai dit, tu m'emmerdes. Je n'ai pas
01:14:26d'autres problèmes. J'ai trop d'emmerdements en ce moment. C'est pour dire des conneries,
01:14:29tu vas chez toi. Puis tes histoires d'extraterrestres, ça, quoi ça sert ? Franchement, je ne trouve
01:14:34pas très motivé, tes mecs. Faire des apparitions dans la nuit, là, sur
01:14:37de photos à la con, des sculptures dans les champs de maïs. C'est ça qu'ils sont
01:14:40venus faire. S'ils veulent nous voir, ils savent où on est, l'extraterrestre, non ?
01:14:45On passe un coup de téléphone, la chambre de commerce, ou ça. Non, mais ce que je veux dire,
01:14:48évidemment, il se marre. Il me dit, bon, dieu d'eau, t'as terminé de faire le comique.
01:14:54Alors, ouvre bien grande tes oreilles. J'ai été kidnappé par les extraterrestres.
01:15:02Là, il faut tenir le regard. Ah, j'ai arrivé. Je me suis dit, il a
01:15:07décollé, j'arrivais plus à le regarder. Je me suis dit, merde. Merde. Merde.
01:15:18Point. Disparu. Comme Raël, je lui dis. Il me dit, non. Il me dit, moi, c'est la réalité.
01:15:25C'est pas pour baiser des nonsesses. Moi, ça m'est vraiment...
01:15:28Mais droit dans ses bottes, le gars. Ça m'est arrivé en 2007, chez ma belle-mère,
01:15:37à Villejuif. Alors, j'ai dit, voilà. J'ai dit, si c'est une histoire antisémite,
01:15:43oublie-moi. Il m'a dit, non, non. Il m'a dit, je suis pas humoriste. Je te laisse ça.
01:15:46Non. Donc, il me dit, on était dans le jardin. On discutait. Enfin, disons, c'est plutôt
01:15:55ma belle-mère qui me parlait, d'ailleurs. J'entends un bruit. Je lève la tête.
01:15:59Une soucoupe volante. Merde. Et donc, ta belle-mère, elle l'a vue. Et elle me dit, non,
01:16:05juste avant. C'est ça qui est bizarre. Elle me dit. Elle continuait à me parler, malgré
01:16:09le bruit assourdissant. Il m'a dit, ça tremblait de partout. J'ai dit, c'était peut-être
01:16:14un diesel. Là, ça ne l'a pas fait marrer. Il m'a dit, si c'est pour se foutre de
01:16:20ma gueule, je m'en vais. J'ai dit, calme-toi. Mais comprends que ce n'est pas évident.
01:16:26Mais il me dit, ce n'était pas un diesel. Qu'est-ce que tu racontes ? Il me dit, soucoupe
01:16:30volante. Donc, automatiquement, c'était du sans-plomb. Et alors, là, il me dit, il y a
01:16:37un tube lumineux qui est tombé sur moi, de couleur bleue. J'ai été aspiré dans ma
01:16:42soucoupe volante. Merde ! Et ta belle-mère, continue à parler. Je la voyais derrière
01:16:52le tube. Il me dit, je dis, oh, je monte, tu fais quoi, toi ? Merde ! Et je lui dis,
01:16:58tu as vu l'extraterrestre ? Il me dit, bien sûr. J'ai été accueilli dans un sas, dans
01:17:02la soucoupe, par l'extraterrestre, en personne. Un genre de masse gélatineuse, comme ça.
01:17:06Comme ça, qui était en sustentation. Elle sustentait. Alors, il me dit, tout à coup,
01:17:15elle s'est approchée de moi. Je sustente, je sustente, il sustente. Je ne sustente plus.
01:17:21Alors, là, il me dit, il y a un tentacule qui est sorti de la masse gélatineuse, qui est
01:17:27venu se coller sur mon oeil. Je dis, c'était comme ça. Qu'est-ce qui se passe ? Alors, le tentacule
01:17:34était en réalité une fibre optique pour communiquer. Anglais, français. Alors, mon
01:17:42pote, tout de suite, hein. Français, français. Il a dit, anglais, ça va nous amener un peu
01:17:47tard. French, only, cochez la case. Bon. Là, l'extraterrestre s'est présenté à lui, de
01:17:56manière parfaitement distincte. Bonsoir. Je m'appelle Bertrand. Je viens de Jupiter.
01:18:08Et là, mon pote, il a pris peur. C'est la CAF ? Qu'est-ce que c'est l'allocation féminin ? Non,
01:18:19parce qu'il est emmerdé. Il a des emmerdements avec la CAF. Il a déclaré des gosses qui sont
01:18:24pas à lui. Et voilà. Il jonglait depuis deux ans. Bon, il avait touché un peu des deux
01:18:29côtés. Il avait la CAF au cul. Il s'est dit, c'est bon. Il m'a retrouvé. C'est la CAF.
01:18:33Alors, l'extraterrestre, il dit, je suis pas de la CAF. Qu'est-ce que tu racontes ? Qu'est-ce
01:18:38que c'est que ces conneries de CAF ? Concentre-toi. C'est quoi ces conneries, là ? Sur Jupiter,
01:18:44il n'y a pas de CAF. Donc, les dossiers ne sont pas transmis. Calme-toi. Donc là, mon
01:18:48pote s'est calmé. Il a dit, bon, qu'est-ce qu'est-ce que j'ai fait ? Alors là, l'extraterrestre,
01:18:52il a dit, calme-toi. Tu n'as rien fait. Il se trouve que tu es l'élu pour le secteur
01:19:00est-parisien. Gris-Orangis, Créteil, Papette. Papette, il a dit, t'occupes pas de ça. Regarde.
01:19:12Suis mon tentacule. Tu le vois ? Il n'est plus là. Regarde, regarde. Ecoute, écoute, voilà.
01:19:16Non, non, t'as rien. Écoute-moi, écoute-moi. Écoute-moi. Écoute-moi. Ta mission est de
01:19:26prévenir tous les terriens de l'arrivée imminente des extraterrestres. 1er avril 2013. Alors
01:19:32mon pote, tout de suite, voilà, 1er avril, il a dit, c'est une blague. L'extraterrestre,
01:19:36il a dit non. Il a dit, tu me casses les couilles. Il s'est énervé, il s'est énervé. Tu me casses
01:19:45la couille d'ailleurs. Ouais. Non, sur Jupiter, ils n'ont qu'un testicule. Pour ça, ils sont
01:19:50très sensibles. Ah, il s'est énervé. Il a dit, il me reste 5 galaxies derrière. Si c'est
01:19:54pour me faire à chaque fois des connards de l'histoire de CAF et machin, à un moment donné,
01:19:58je m'en vais. Il était énervé. Mon pote a dit, excusez-moi, mais bon, alors là, qu'est-ce
01:20:05que je dois faire ? Il a écouté. Il a dit, tu dois faire, toi personnellement, le prélèvement
01:20:10d'un impôt de 54 euros par terrien, qui correspond aux 54 décades de l'univers en expansion.
01:20:21Je dis, qu'est-ce que c'est que ça ? Il m'a dit, il ne me pose pas la question, j'ai
01:20:24arrêté un troisième. Donc, tout ce qui est triangle isocèle, il m'a dit, je ne sais
01:20:28pas ce de quoi on parle. Alors, je dis, mais comment tu vas faire ? Ils t'ont filé une
01:20:32soucoupe, un défraimant, quelque chose ? Et là, il m'a dit, oui, Dieu don. Ils m'ont donné
01:20:37six cestrelles, qui est la monnaie en vigueur sur Jupiter. Et là, il m'a sorti les cestrelles.
01:20:45Il les a posées comme ça. Alors, je lui ai dit, on dirait des cailloux, des trucs, c'est
01:20:48quoi, ça ? Il m'a dit, oui, oui, ça ressemble à des cailloux, mais ça vient de Jupiter.
01:20:53Donc, automatiquement, ça n'a rien à voir. Alors, je lui ai dit, mais moi, qu'est-ce que
01:21:00je peux faire ? Alors, il m'a dit, écoute, je dis, si je suis venu te voir et te parler
01:21:03de cette histoire, évidemment, c'est top secret. Il m'a dit, je voudrais que tu me
01:21:08rendes un service, est-ce que tu peux faire le change à ta banque ? Non, non, parce
01:21:13qu'il a un interdit bancaire, avec ses problèmes de CAF. Alors, moi, je lui ai dit, je vais voir
01:21:19ce que je peux faire, mais bon, tu me préviens, en plus, j'explique, en plus, en ce moment,
01:21:23j'ai des problèmes avec les impôts. Si je les paye en cestrelle, je ne sais pas comment
01:21:27ça va se passer. Et j'ai dit, mais c'est quoi le taux de change ? Et là, il me dit
01:21:36500 euros, le cestrelle ! Ils n'emmerdaient pas sur Jupiter. Ma femme a dit, ne te rentre
01:21:45pas là-dedans et tout ça, mais bon, tu sais, c'est un pote de 20 ans, ce n'est pas facile,
01:21:49donc j'ai accepté. Ça fait 3 000 euros, je me suis dit, ça peut être un placement aussi,
01:21:56t'es marrante, avec tout ce qui se passe en ce moment. C'est vrai qu'on dirait des
01:22:01cailloux, je suis d'accord aussi, c'est vrai. Non, c'est vrai, je suis vraiment un caillou.
01:22:16Non, ça se trouve, je me suis fait baiser. En même temps, tu me diras, l'euro, c'est
01:22:24du papier. Ça se trouve, on s'est fait baiser aussi.
01:22:27Merci Genève ! Merci ! Merci ! Merci à vous !
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