- il y a 1 jour
Catégorie
🎥
Court métrageTranscription
00:00:30...
00:01:00...
00:01:44Alors ?
00:01:45Alors quoi ?
00:01:47Tu lui as demandé ?
00:01:48Bien sûr que je lui ai demandé.
00:01:51Mais elle sait très bien qu'à chaque fois que je lui demande de l'argent, c'est pour toi.
00:01:53Moi, je dépense rien.
00:01:55Si j'en ai besoin, c'est pour le petit. Elle pourrait comprendre ça, non ?
00:02:00Je lui ai dit.
00:02:02Qu'est-ce qu'elle t'a répondu ?
00:02:06Mais dis-moi ce qu'elle a dit, merde !
00:02:09Tu vas pas te mettre avec elle maintenant, non ?
00:02:15Tu te tiens vraiment ?
00:02:17Ouais.
00:02:22On devrait interdire à des gens comme ton frère de se reproduire.
00:02:25Voilà.
00:02:25Voilà ce qu'elle a dit.
00:02:36Je vais aller voir.
00:02:37Non.
00:02:38Fais pas de scandale.
00:02:40Ça servirait à rien.
00:02:41C'est pas un scandale que je veux faire.
00:02:44C'est pas un scandale.
00:02:45Calme-toi.
00:02:50Respirez ça.
00:02:52Une femme ?
00:02:53Non, le percepteur.
00:02:55Mais sa dactylo se parfumait la violette.
00:02:59Bon marché, fatalement.
00:03:00Elle n'est qu'une pauvre qui prend de l'argent aux autres pauvres.
00:03:04Parce que les riches lui souhaitent éligérer sa branche.
00:03:13Mademoiselle Cécile m'y respecte.
00:03:22Beaufille !
00:03:23Quand je pense à ce que j'étais à son âge.
00:03:25Je m'en doute.
00:03:29On remarquait si elle s'arrangeait un peu.
00:03:31Mais ses bas gris, ses robes grises, ses chapeaux gris.
00:03:37Elles ressemblent à une souris.
00:03:39Mais je suis sûr qu'un gros rat lui ferait un bien immense.
00:04:17Jean-Pierre.
00:04:19Jean-Pierre.
00:04:20Jean-Pierre.
00:04:24Lucas.
00:04:36Bon anniversaire, patron.
00:04:37Bon anniversaire, patron.
00:04:38Bon anniversaire, patron.
00:04:44Bon, ben voilà.
00:04:48On s'est beaucoup creusé la tête.
00:04:50On espère qu'on n'est pas tombé à côté.
00:04:53Merci.
00:05:02Ah, ben salant !
00:05:06Mais qui vous a dit que je fumais la pipe ?
00:05:10Il y a aussi ça, patron.
00:05:17Et à qui dois-je ?
00:05:21Vous ne devinez pas ?
00:05:23C'est lui qui dirait un cadeau d'amour.
00:05:27Cécile.
00:05:29Ça fait trois heures qu'elle vous attend.
00:05:32Bon, je la verrai tout à l'heure.
00:05:37Bon.
00:05:39Eh ben...
00:05:41À votre santé.
00:05:43Et merci.
00:05:45À vos amours, patron.
00:05:47Bon, ben ça va.
00:05:53Bon, allez, les enfants, rangez-moi tout ça.
00:06:01En somme, d'après vous,
00:06:02c'est la troisième fois en deux mois
00:06:04qu'un inconnu pénètre la nuit
00:06:07dans l'appartement que vous habitez avec votre tante,
00:06:09s'installe dans le salon,
00:06:12change les chaises de place...
00:06:13Le fauteuil aussi.
00:06:14Le fauteuil aussi.
00:06:18Et vous n'entendez rien ?
00:06:19Non.
00:06:22Mais très souvent, j'ai des insomnies.
00:06:24Je prends des somnifères.
00:06:26Mais même les jours où j'en ai pas eu besoin,
00:06:28j'ai rien entendu.
00:06:31Ben, ce serait pas tout simplement votre tante.
00:06:34Elle aussi a peut-être des insomnies.
00:06:38Sûrement pas.
00:06:40Elle a une sciatique épouvantable,
00:06:42elle peut pas mettre un pied devant l'autre.
00:06:44Pour l'amener de son lit à son fauteuil,
00:06:45je suis presque obligée de la porter.
00:06:51Chaque pipe a sa personnalité.
00:06:55Différente des autres.
00:06:57C'est toujours une rencontre émouvante.
00:07:01Vous me croyez pas ?
00:07:04Si, si.
00:07:05Non, vous me croyez pas, je le sens.
00:07:08Pourtant, je suis sûre de ce que je dis.
00:07:11Tenez, ce matin, en plus, ça sentait le tabac.
00:07:13Et ma tante n'a jamais fumé de sa vie, moi non plus.
00:07:16Et je l'ai pas inventé, l'odeur de tabac.
00:07:18Je suis pas folle.
00:07:19Vous allez sûrement le devenir si vous continuez à avoir peur comme ça.
00:07:24On va essayer de vous rassurer.
00:07:25La seule chose qui me rassurerait, ce serait que vous veniez vous-même toutes les nuits surveiller la maison.
00:07:30Ce serait de vous sentir là, tout près.
00:07:34Je suis sûre que j'aurais plus peur.
00:07:36Jambier.
00:07:40Tu donneras à Mademoiselle Boinet le numéro de notre ligne directe.
00:07:44Et demain, je demanderai à mon confrère de Bourg-la-Reine d'avoir un oeil sur la maison.
00:07:53Tu te fais offert des cuirpites par des folles ?
00:07:56Tout arrive.
00:07:58Je pense que j'en ai fichu.
00:08:03Tu y attaches une valeur sentimentale ?
00:08:06Non.
00:08:07Je place cette pauvre fille, c'est tout.
00:08:09C'était un geste gentil.
00:08:11C'est vrai qu'elle me bassine du matin au soir.
00:08:14Tu te laisses faire.
00:08:16Elle s'invente un univers mystérieux.
00:08:19On déplace des objets chez elle.
00:08:21Des meubles, des bibelots.
00:08:24Elle pense plus qu'à ça.
00:08:26Elle est vraiment feu ?
00:08:28Je sais pas.
00:08:30Mais il lui arrive jamais rien.
00:08:34Et il lui arrivera jamais rien.
00:08:38Alors...
00:08:38Elle affabule.
00:08:48Janvier.
00:08:56Qu'est-ce que c'est que ça ?
00:08:59Ben...
00:08:59La mère a été touchée de nuit.
00:09:01J'ai coffré le père à 5h ce matin, mais il y a personne à l'assistance.
00:09:04Je pense qu'ils foutent, moi.
00:09:06Il aura fallu que j'attende 27 ans pour voir ça.
00:09:10Comment il a le père ?
00:09:12C'est un ancien légionnaire.
00:09:13C'est lui qui a appelé la police.
00:09:14Pour dire qu'il avait tué sa femme ?
00:09:15Ah non, non.
00:09:16Ça, c'est les voisins qui le disent.
00:09:17Oui, ça, comme d'habitude.
00:09:19Avec quelle arme ?
00:09:20Elle a été massacrée à coups de poing.
00:09:25Bon, ben, on va pas le laisser là.
00:09:28Lucas.
00:09:31Salut, patron.
00:09:32Cécile est encore là.
00:09:33Va me chercher le légionnaire.
00:09:40On pourrait peut-être commencer à travailler, maintenant.
00:10:00Monsieur Jeanvier.
00:10:01Le commissaire va vous recevoir.
00:10:02Vous inquiétez pas.
00:10:04C'est tellement important.
00:10:05Vous pouvez pas savoir.
00:10:06Mais si, mais si.
00:10:06Il règle une affaire et il est tout de suite à vous.
00:10:08Donnez-lui ce billet.
00:10:09Je vous en prie.
00:10:10Lucie va s'en occuper.
00:10:12Donnez-le lui.
00:10:15Vite.
00:10:16Monsieur Maigret.
00:10:19Très bien, madame.
00:10:22C'est hier que tu as signé ton engagement pour l'Indochine.
00:10:27Pourquoi ?
00:10:29C'est mon Saint-Colonel qui commande là-bas.
00:10:31Tu penses qu'il a besoin de toi ?
00:10:33Non.
00:10:34Mais ici, c'est trop compliqué.
00:10:36À la Légion, c'était mieux.
00:10:38C'est ta femme qui était trop compliquée.
00:10:41Je l'ai pas tuée.
00:10:45Bien sûr.
00:10:55Montre-moi tes mains.
00:10:58Excusez-moi, mademoiselle Boignet m'a chargé de vous remettre ça d'urgence.
00:11:01Posez ça là.
00:11:03Léopold.
00:11:05Apportez-moi une bière.
00:11:08Deux bières.
00:11:15Où étais-tu cette nuit ?
00:11:18J'ai touché ma prime hier.
00:11:19On a un peu bu.
00:11:21Tu t'es saoulé à mort.
00:11:23Quand tu es rentré, tu savais plus ce que tu faisais.
00:11:25T'as filé une trempe à ta femme.
00:11:26Il paraît que ça t'arrive.
00:11:29Et t'as tapé un peu trop fort.
00:11:30C'est normal que vous disiez ça, mais c'est pas vrai.
00:11:34Quand je suis rentré, elle était déjà morte.
00:11:37T'as appelé tout de suite la police ?
00:11:39Ouais.
00:11:41T'es sûr ?
00:11:43C'est-à-dire que...
00:11:45Je me suis affolé et...
00:11:47J'étais sûr que ça allait me retomber dessus.
00:11:49Alors je suis parti, puis...
00:11:50Je suis revenu.
00:11:51Je voulais foutre le camp.
00:11:56C'est le mien ?
00:12:01Pour vous.
00:12:04Putain de merde.
00:12:07Comme tu dis.
00:12:09Merci, Léopold.
00:12:11Tiens.
00:12:12Dites à Mlle Boinet de patienter.
00:12:14Elle est partie, M. le Commissaire.
00:12:17Comment ça, partie ?
00:12:25Il faut absolument que vous me receviez un drame affreux a eu lieu cette nuit.
00:12:29Vous m'apportez un mot comme ça et vous ne dites rien.
00:12:32Mais je ne lis pas votre correspondance.
00:12:34Vous l'avez vu partir ?
00:12:35Non.
00:12:36Elle était encore là il y a deux minutes.
00:12:41Vous avez vu Cécile sortir ?
00:12:43Pourquoi elle est partie ?
00:12:44Bah oui, je ne comprends pas.
00:12:48Je vais faire un soir pour la reine.
00:12:49Vous ne voulez pas que j'y aille pas de rentrer ?
00:12:51Non, non.
00:12:52Ramène-le au dépôt, je le verrai plus tard.
00:12:54Et laisse-le boire sa bière, il en a besoin.
00:12:58C'est la semaine de bonté.
00:13:00Pas forcément.
00:13:20C'est bon, je surveille mal ce commissaire.
00:13:22C'est que je ne la vois pas.
00:13:24Je ne la vois jamais.
00:13:25Ou alors pour le courrier, bonjour, bonsoir et encore, moi qui lui monte.
00:13:28Bonsoir.
00:13:32Voilà.
00:13:34Donc, vous restez sur le palier, s'il vous plaît.
00:13:37Il y a deux ou trois semaines, j'avais fait un double de clé pour cette sérieuse.
00:14:06Au revoir.
00:14:08Où y a-t-il un téléphone ?
00:14:09Elle va bien ou non, madame Boinet ?
00:14:10Où ça ?
00:14:22Elle a dû être tuée entre deux et trois heures du matin.
00:14:25Où est maigret ?
00:14:26Je crois qu'elle est en bas avec la concierge.
00:14:37Cécile, enfin, mademoiselle Boinet, est repassée ce matin ?
00:14:43À son appartement ?
00:14:45Non.
00:14:46Je l'aurais vue.
00:14:54Autre chose, est-ce qu'il y a eu des visites hier soir ?
00:14:59Est-ce que quelqu'un d'étranger a l'immeuble ?
00:15:08Vous m'attendez.
00:15:15Cécile est morte.
00:15:20Ah, monsieur le commissaire, j'ai un message pour vous.
00:15:44C'est lui qui l'a trouvé avant Jean-Cébal.
00:15:46C'est lui qui l'a trouvé avant Jean-Cébal.
00:16:03Et Trogli ?
00:16:05On dirait, oui.
00:16:07Le légiste a dû jeter un coup d'œil.
00:16:09Et je voulais qu'on touche à rien avant que...
00:16:13T'as bien fait.
00:16:24Vous pouvez me dire pourquoi cette porte a jamais été condamnée ?
00:16:26Ça fait au moins dix ans que j'en parle.
00:16:28Je demanderai, patron.
00:16:30C'est un peu tard, tu crois pas ?
00:16:31On entre ici comme dans un moulin.
00:16:33Aucune surveillance !
00:16:35Personne ne fait son boulot.
00:16:36Tout le monde s'en fout.
00:16:41L'attente de Cécile, on l'a écramblé aussi.
00:16:43Je suis sûr qu'elle venait vous dire qui était l'assassin.
00:16:45Il l'a plus de vitesse.
00:16:47Et il l'a tué une seconde fois.
00:16:49Mais vous êtes drôlement rusés, les enfants.
00:16:50Belle déduction, ça c'est bien.
00:16:54Cécile est venu dénoncer l'assassin de sa tante.
00:16:56Là-dessus on est d'accord.
00:16:57Mais si elle l'avait vu dans l'aquarium, vous pensez pas qu'elle aurait donné l'alerte ?
00:17:01Non ?
00:17:01Vous croyez qu'elle l'aurait suivi comme ça ?
00:17:03Sans rien dire ?
00:17:04Non, c'est vrai.
00:17:08C'est un ours qui est venu.
00:17:09Qu'elle ne connaissait pas.
00:17:11Ou à qui elle avait confiance.
00:17:15Et vous en concluez, patron ?
00:17:18Conclure ?
00:17:19T'es capable de conclure toi ?
00:17:21Pour l'instant je vois qu'une chose.
00:17:24Si j'avais lu son mot ce matin, Cécile serait pas morte.
00:17:28La voilà ma conclusion.
00:17:35Pfff, oh là là.
00:17:37C'est une pabilisse, je te le dis.
00:17:40S'en va à moi.
00:17:41Comme je le connaisse pas fini, crois-moi.
00:17:44Je suis passé chez les inspecteurs.
00:17:46Mlle Cécile était là, dans l'aquarium, un gros sac sur les genoux.
00:17:50Elle m'a donné le billet, je vous l'ai apporté.
00:17:53Vous m'avez demandé les bières.
00:17:55Je suis descendu, j'ai lavé les verres.
00:17:57Ils étaient sables.
00:17:59Et quand je suis remonté, elle était plus là.
00:18:02Un gros sac, vous êtes sûr ?
00:18:04Tout à fait, oui.
00:18:05Moi je m'en souviens très bien.
00:18:07Une grande serviette de cuir, toute escalotée.
00:18:12Henriel a refusé la démission de Pleven.
00:18:15Tu as vu ?
00:18:18J'ai pris de quoi faire du bourguignon pour samedi.
00:18:20Ça te va ?
00:18:38Jules !
00:18:43Comment ?
00:18:44Moi, tant pis.
00:18:47Qu'est-ce qu'il y a ?
00:18:50J'ai dit quelque chose ?
00:18:53Justement rien, commissaire.
00:18:55Vous faites la gueule, c'est tout.
00:19:00Toi, tu n'es pas dans ton état normal.
00:19:04La petite Cécile, tu te souviens ?
00:19:07Elle a été étranglée ce matin.
00:19:11À moins de 100 mètres de mon bureau.
00:19:14Quête des orfèvres.
00:19:19Vous avez l'air faim.
00:19:23Ça en a l'air faim.
00:19:26Surtout moi.
00:19:30Alors, au troisième, il y a deux appartements.
00:19:32Le grand, celui de Cécile et de sa tante.
00:19:35Et de Gérard.
00:19:36Avant, c'est le frère de la petite.
00:19:38Et puis ici.
00:19:40Vous savez où on peut le trouver, ce garçon ?
00:19:41Oui, je sais. Il habite à deux pas.
00:19:4447 avenue Trudenne.
00:19:47Lucas, préviens-le.
00:19:48Et abonne-le moi.
00:19:51Tu sais où tu vas ?
00:19:53Ah oui, c'est vrai ça.
00:19:5447 avenue Trudenne.
00:19:59Juste sous l'appartement de Cécile, au second, c'est un arrêt.
00:20:02Dendurand, c'est ça ?
00:20:03Maître Dendurand.
00:20:05Il est tout seul ?
00:20:06Il est célibataire, oui.
00:20:09C'est qui le commissaire Maigret ?
00:20:11C'est moi.
00:20:13Il faut que je vous parle de monsieur Dendurand.
00:20:14Celle-là, elle manque à mes respires.
00:20:16Maître Dendurand est un monsieur très bien.
00:20:18Il occupe tout le second depuis des années.
00:20:20Chaque fois que je descends, il est embusqué derrière sa porte.
00:20:22Il arrête pas de me regarder avec un drôle de regard.
00:20:25Et l'autre fois, il a même essayé de...
00:20:32Charles Dendurand.
00:20:38Commissaire Maigret, je suppose.
00:20:41Figurez-vous, monsieur le commissaire, que je viens de votre bureau.
00:20:43Vous êtes bien matinable.
00:20:45J'étais ce matin au palais, on m'a appris cette affreuse nouvelle.
00:20:48J'en suis encore tout.
00:20:50Si vous vouliez vous donner la peine de monter un instant avec moi,
00:20:53vous permettez, madame Isidore ?
00:20:57Non, excusez-moi de vous faire grimper encore un étage.
00:21:05J'avoue que ça m'a donné un coup.
00:21:08Je l'avais connue toute petite.
00:21:10La pauvre enfant.
00:21:20Je vous en prie, entrez.
00:21:35Vous prenez quelque chose ? Une prune ?
00:21:39Je n'ai pas tout à fait l'heure, mais avec ce froid.
00:21:53Un petit cabanel.
00:21:55Enfin, presque, c'est moi qui ai mis la signature.
00:21:59Il est joli, hein ?
00:22:02Dans vingt ans, ça vaudra des cent et des milles.
00:22:07Mais avec l'art nègre, on en reviendra, croyez-moi.
00:22:14Vous étiez à mon bureau, non ?
00:22:17Ah, il fallait que vous sachiez.
00:22:22Je m'occupais des affaires de Juliette.
00:22:25Enfin, de madame Boinet.
00:22:27Je l'appelle Juliette.
00:22:29Parce que vous la connaissiez bien ?
00:22:32Dix ans, commissaire.
00:22:34Dix ans d'amitié, de confiance, de...
00:22:39de commerce, au sens noble du mot, évidemment.
00:22:44L'échange de nos intérêts, elle me confiait les siens qui devenaient les miens.
00:22:49J'étais avocat.
00:22:51Vous étiez, vous n'êtes plus ?
00:22:54Radié du baron.
00:22:56Il te paraît qu'on a plus le droit de fréquenter la pègre.
00:23:00La pègre qui est notre gagne-pain.
00:23:05Enfin, peut-être me suis-je...
00:23:08trop rapproché de ces garçons un peu...
00:23:12marginaux, mais...
00:23:13vous n'êtes pas sans le savoir souvent charmants, non ?
00:23:16Vous disiez que vous reveniez de mon bureau ?
00:23:20Il fallait que je vous vois.
00:23:23Et d'abord que je vous dise mon émotion.
00:23:27Juliette...
00:23:28Et Cécile ?
00:23:30Et Cécile ?
00:23:31Ah, et Cécile...
00:23:34Oui...
00:23:35Vous croyez que l'assassin elle-même ?
00:23:38Je ne sais pas.
00:23:42En strangulation, tout de même.
00:23:45Et deux fois.
00:23:47Oui.
00:23:50Bon, Juliette, donc...
00:23:54J'étais son homme de confiance, son factotum, si vous préférez, chargé de toutes ses affaires.
00:24:02Quelles étaient ses affaires ?
00:24:04Les bordels.
00:24:05Enfin...
00:24:06Des bordels clandestins.
00:24:08Puisque Marthe-Richard a cru bon de mettre fin à une institution créée par Saint-Louis.
00:24:15Enfin...
00:24:16Jamais que ça peut surprendre.
00:24:19La tante et la nièce avec leurs airs très... très demoiselles au chapeau vert.
00:24:26Bah, cette pauvre Cécile...
00:24:28L'ignorait.
00:24:29Bah, évidemment.
00:24:31Cécile.
00:24:32Vous imaginez ?
00:24:34C'est peut-être ce qu'elle venait me dire.
00:24:40Elle était venue vous voir ?
00:24:43Oui, c'est comme ça que j'ai rencontré.
00:24:44Elle trouvait qu'il y avait des choses mystérieuses dans la maison.
00:24:47Des visites nocturnes, des traces de passage.
00:24:50Des bruits, parfois.
00:24:53Ah, pauvre Cécile.
00:24:55Nous aurions dû le lui dire.
00:24:58Non, mais...
00:24:59Juliette recevait parfois ces messieurs.
00:25:02De nuit, bien sûr.
00:25:04Mais j'étais toujours là, je vous rassure.
00:25:06Ah, merci.
00:25:10Non, de toute façon...
00:25:12J'aurais fatalement été amené à vous parler de...
00:25:16Bah, de ça.
00:25:19Non, mais ce que je voulais vous dire...
00:25:25Confidentiellement, bien sûr.
00:25:27C'est que la nuit où Mme Boinet...
00:25:31Juliette.
00:25:31Eh bien, Juliette, si vous voulez, oui.
00:25:35Euh...
00:25:35La nuit, donc, où il est arrivé, cette chose...
00:25:38Terrible.
00:25:42J'étais monté à l'appartement et je lui avais remis...
00:25:46Un peu plus de cinquante mille francs.
00:25:48En liquide, bien sûr.
00:25:49Il devrait toujours être chez elle.
00:25:53À quelle heure l'avez-vous quitté ?
00:25:55Bah...
00:25:56Un peu après minuit, tout semblait normal.
00:26:00Cinquante mille francs.
00:26:02Elle avait un coffre, quelque chose ?
00:26:04Ah, pas à ma connaissance.
00:26:05Bah, elle était très secrète, vous savez.
00:26:08Vous avez de nouveaux éléments ?
00:26:11Aucun.
00:26:14Merci pour le...
00:26:16Vous connaissiez Juliette...
00:26:18Enfin, Mme Boinet, depuis longtemps ?
00:26:20Disons comme je vous l'ai dit, dès que je me suis installée ici.
00:26:24Mais est-ce que...
00:26:26Les gens du milieu auraient pu...
00:26:28Alors là, je vous arrête.
00:26:31Enfin, façon de parler...
00:26:33Les rapports de...
00:26:34Madame Boinet avec ses messieurs étaient excellents depuis toujours.
00:26:39Ça ne l'a je n'ai pas.
00:26:40Mais commissaire, une maison de passe pour un propriétaire, c'est le rêve.
00:26:44J'avais aucun problème.
00:26:45Des loyers qui tombent avec une régularité de métronome.
00:26:48Et de plus, oserais-je le dire...
00:26:51La protection d'un policier.
00:26:59Où étiez-vous, alors, où Cécile a été tuée ?
00:27:02Au palais, comme je vous l'ai dit.
00:27:05J'ai été raté du barreau, mais j'y ai conservé des relations.
00:27:08On me demande des conseils, des démarches parfois un peu...
00:27:12Bah, vous savez ce que c'est.
00:27:14Où ça, au palais ?
00:27:16À quelle heure ?
00:27:17Entre deux heures trente et dix heures.
00:27:19Dix heures, dix heures, dix heures...
00:27:20Je devais être tout le vent le vestiaire des avocats.
00:27:23Plusieurs de mes ex-confrères pourront vous le confirmer.
00:27:26Je suis encore bien connu dans la maison.
00:27:43Je rentre pas, moi. Où est Cécile ?
00:27:48À la suite du médicaux légal.
00:27:51À Morgan ?
00:27:53Oui.
00:28:02Asseyez-vous.
00:28:04Je dois la voir.
00:28:06C'est votre droit, mais...
00:28:08je ne vous le conseille pas.
00:28:11Elle est morte étranglée, c'est ça ?
00:28:13C'est ça.
00:28:16Chez les flics, en plus.
00:28:18Chez moi, oui.
00:28:21Enfin, presque.
00:28:23Et où vous en foutez, où ?
00:28:26Non.
00:28:29Et croyez-moi, celui qui a fait ça, je le trouverai.
00:28:37Vous n'aviez qu'elle ?
00:28:38Enfin, je veux dire...
00:28:41Vous avez une autre sœur, un frère ?
00:28:43Non.
00:28:45Ni frère, ni sœur, ni cousin, ni ami, ni personne.
00:28:48J'avais qu'elle.
00:28:50Comme vous dites.
00:29:02Vous êtes marié, non ?
00:29:04Oui.
00:29:06Marié, un enfant.
00:29:08Mais c'est pas la même chose.
00:29:11C'est ici que votre tante vous a élevés, tous les deux ?
00:29:15Oui.
00:29:18Je déteste cet appartement.
00:29:21Parce que vous y avez été malheureux ?
00:29:24Parce que Cécile y a été malheureuse.
00:29:29Elle était gaie, Cécile.
00:29:31Elle était belle.
00:29:33Vous avez vu ce qu'elle en a fait, la vieille ?
00:29:35Elle a tout fait pour l'enlédire, pour l'humilier.
00:29:42Vous lui en voulez à mort à votre tante ?
00:29:45Oui.
00:29:46C'est moi qui ai redit à la tuer.
00:29:49Je regretterai toujours de ne pas l'avoir fait.
00:30:00Huit tremble tout le monde sur todas.
00:30:03Oui.
00:30:21Enfin, c'estけות comme ceux qui peuventørre moi.
00:30:24Potent à voir.
00:30:24Donc, j'ai pas vu d'enfants pour me dire, j'ai pas vu d'enfants.
00:30:29«Messants, c'est tout envers Sunday »
00:30:35vous voudrez bien m'excuser mais qu'est ce que vous voulez encore le serrurier qui a ouvert la
00:30:43porte de votre tante d'y avoir fabriqué un double de la clé première nouvelle quand ça il ya trois
00:30:50semaines à la demande de votre soeur ouais et alors ça me regarde ça c'est justement ce que
00:31:00j'aimerais savoir le double de cette clé c'était pour qui pour vous j'étais jamais les pieds chez
00:31:07ma
00:31:07tante alors c'est s'il avait un amant et donc pour vous foutre de moi vous auriez pu choisir
00:31:17un autre
00:31:17endroit et un autre moment non puisque vous avez décidé de m'arrêter fait le tout de suite qu'est
00:31:22ce que vous attendez c'est forcément moi le coupable voyons un qui d'autre qu'un monstre comme moi
00:31:27serait capable d'assassiner sa tante et sa sœur votre enquête va plus vite que la mienne mon petit
00:31:32gérard ça suffit
00:31:49c'est fini je crains bien que oui madame
00:32:04celle là aussi
00:32:21monsieur le commissaire au fait on dit monsieur le commissaire ou commissaire bon choix de toute façon
00:32:27c'est moi et ben justement je voulais vous parler ah oui oui je peux vous dire un mot mais
00:32:32en particulier
00:32:34venez venez
00:32:49alors vous aviez raison à propos de quoi et ben gérard gérard moinet c'est lui qui a tué sa
00:32:55tante j'ai
00:32:55vu ah j'ai dit ça moi et vous l'avez vu
00:33:01ne semble-t-il pas que le commissaire maigret laisse tomber sa lourde main sur l'épaule d'un coupable
00:33:07vous êtes drôlement fort hein vous trouvez vous
00:33:12alors comme ça vous l'avez vu tuer sa tante
00:33:15euh ben non mais il venait jamais la voir il la détestait alors le soir où il vient elle est
00:33:20étranglée avouez que ça fait quand même beaucoup de coïncidence ça non
00:33:22oui ça ça en fait au moins une
00:33:25et à quel moment est il arrivé
00:33:26ben justement pendant que la concierge sortait les poubelles vous pensez si elle avait été là il n'aurait jamais
00:33:31osé
00:33:31pourquoi
00:33:32ben la vieille avait interdit à la concierge de le laisser monter
00:33:36et vous vous l'avez vu entrer dans l'immeuble
00:33:38comme je vous vois
00:33:40à moins de deux mètres comme nous en ce moment en pleine lumière
00:33:44vous avez quel âge
00:33:46ben 16 ans pourquoi
00:33:48au cas où vous auriez à témoigner encore d'assises
00:33:50il faudrait que je témoigne sur monsieur d'endurant aussi
00:33:53ah bon il a fait quoi monsieur d'endurant il a aussi assassiné madame boinet
00:33:56alors tout le monde
00:33:58pauvre femme
00:33:59mais non c'est pas ça mais il me cherche
00:34:02ah il vous cherche
00:34:04et vous vous le cherchez pas un peu aussi
00:34:06moi
00:34:07un vieux vous pensez il a votre âge
00:34:09ah oui évidemment
00:34:11en somme il vous poursuit de ses assiduités
00:34:16ben j'en sais rien
00:34:18il me dit des choses sales
00:34:20ouais mais ça je pense pas que vous alliez en parler en cours d'assises
00:34:30l'avenue Trudet c'est par où ?
00:34:32là à 500 mètres
00:34:34je vous amène ?
00:34:35non non je vais y aller
00:34:36c'est pas loin
00:34:56Mme boulinet
00:34:58commissaire mégret
00:35:00Je vous ai reconnée. Entrez.
00:35:02Ne restez pas là, il fait froid.
00:35:06Excusez-moi de vous recevoir ici.
00:35:09C'est un peu en désordre,
00:35:10en manque de place.
00:35:15Votre mari est ici ?
00:35:16Non. Je ne sais pas où est Jaurard,
00:35:18monsieur le commissaire. Je suis désolée.
00:35:21Cherche du travail,
00:35:22ces temps-ci. Toujours à droite, à gauche.
00:35:25Peut-être chez Raffanel.
00:35:26Rue Rambuteau. Il y avait une place.
00:35:30Il est au chômage depuis longtemps ?
00:35:32Non. Mais le problème,
00:35:34c'est qu'il n'aime pas qu'on le commande.
00:35:36Alors parfois, ça ne se passe pas très bien.
00:35:40Il s'attendait comment avec sa tante ?
00:35:42Elle.
00:35:44Elle n'a jamais voulu nous voir.
00:35:45Ni moi, ni l'enfant.
00:35:48Oui, je vois.
00:35:53Gérard a passé la nuit
00:35:54de vendredi à samedi avec vous ?
00:35:58Oui.
00:36:00Il n'a pas bougé d'ici.
00:36:02Non.
00:36:04Vous en êtes certaine ?
00:36:08Oui.
00:36:09Oui, commissaire.
00:36:11C'est ce que je vous le dis.
00:36:16Votre mari risque d'avoir des problèmes, madame.
00:36:19Il va falloir l'aider.
00:36:21Je vous fais confiance.
00:36:22J'espère que vous me dites la vérité.
00:36:26Mais je n'en suis pas sûr.
00:36:34Dites-lui que je suis venu.
00:36:36Je dois lui parler.
00:36:42Il n'a tué personne.
00:36:44Vous ne le connaissez pas.
00:36:47C'est impossible.
00:36:52Il n'a pas passé la nuit avec vous.
00:36:59Où est-il ?
00:37:00Je ne sais pas.
00:37:02Il est parti ce matin à la catastrophe.
00:37:04Je ne sais rien.
00:37:07Il ne m'a rien dit.
00:37:07J'ai peur.
00:37:29Oui ?
00:37:29J'en viens.
00:37:30Le patron.
00:37:31J'ai des soucis avec Gérard Buenet.
00:37:34J'ai fait un saut chez Raffanel, rue Rambuteau.
00:37:36Raffanel, oui.
00:37:38Il avait rendez-vous pour un boulot.
00:37:40S'il ne s'est pas présenté, appelle-moi.
00:37:42Où ça ?
00:37:43Je serai chez Dandurand, dans une demi-heure.
00:37:51Vous êtes sûr qu'on entendra le téléphone ?
00:37:54À moins que nous ne soyons sourds tous les deux.
00:37:57Je pense que oui.
00:37:59Donc la nuit du meurtre,
00:38:00vous étiez avec Juliette Buenet ici même.
00:38:03Dans quelle pièce ?
00:38:17Vous connaissez la petite Nouchie ?
00:38:21La petite Nouchie ?
00:38:22Bien sûr que je la connais.
00:38:24Nous habitons le même immeuble.
00:38:26Vous avez remarqué ?
00:38:28Vous lui parlez quelquefois.
00:38:31Que lui c'est ?
00:38:33Je sais exactement ce que vous allez me dire.
00:38:37Exactement ce qu'elle vous a dit.
00:38:40Un instant, s'il vous plaît.
00:38:43La petite Nouchie est ce qu'on appelle en termes scientifiques
00:38:48une hyper...
00:38:50Bon, disons une infomane pour simplifier les choses.
00:38:54Et elle vous a dit que je la traquais dans les escaliers,
00:39:00que j'attendais son passage parfois pour lui souffler des cochonneries,
00:39:05et lui proposer de me suivre dans mon appartement
00:39:08pour que nous nous délections ensemble de ma collection d'estampes,
00:39:13bien entendu, japonaises.
00:39:14Que vous lui montriez ?
00:39:16Que vous lui montriez.
00:39:17Ah, je n'ai pas d'estampes japonaises.
00:39:20Quelques livres équivoques, j'admets,
00:39:24mais qui ne dépassent pas les limites de l'érotisme bourgeois
00:39:28dont on sait qu'il porte faux col et fixe chaussettes.
00:39:34Alors, cela dit, quand le démon me saisit,
00:39:38très régulièrement, je le confesse,
00:39:41je ne commets pas la bêtise
00:39:43de coincer les petites filles dans les escaliers.
00:39:46Je n'en ai ni les moyens ni l'envie.
00:39:49Si vous le désirez, je peux vous donner mon adresse préférée,
00:39:53que vous connaissez d'ailleurs certainement,
00:39:55pour y avoir des informateurs
00:39:57qui sont probablement des informatrices.
00:40:02Ça suffit.
00:40:04Et c'est là que je vais passer mes humeurs
00:40:08qui peuvent être folâtres
00:40:10parmi des jeunes femmes à la santé solide
00:40:14et aux oreilles inguerries
00:40:15par des années de fréquentation masculine.
00:40:20Vous voulez que j'ajoute quelque chose ?
00:40:27Passez-moi le 1443 pour la reine, s'il vous plaît.
00:40:31T'es bien, j'ose, ça se produira.
00:40:33Tout le monde n'a pas ma patience, mon expérience.
00:40:37Et ce jour-là, croyez-moi, ça se passera mal,
00:40:40parce qu'elle hurlera de peur
00:40:41et on la tuera pour la faire taire.
00:40:45Ah, on m'appelle.
00:40:46Ou on vous appelle.
00:40:49Et l'un de nous doit répondre.
00:40:51Vous, moi, je suis à votre disposition.
00:41:04Oui ?
00:41:05Oui, alors ?
00:41:07Ah bon, il ne s'est pas présenté à Urambuteau.
00:41:11T'es sûr ?
00:41:14Non, non, j'ai vu sa femme tout à l'heure.
00:41:17Bon, ben, il est en cavale, cet imbécile.
00:41:20Prévient le juge Mathieu et met tout en route.
00:41:45Pas très pratique, hein ?
00:41:48J'avais dit qu'elle devrait avoir le téléphone, mais...
00:41:53Nous descendons.
00:41:55J'ai toujours eu du mal à me faire à cet appartement.
00:41:59Je ne sais pas.
00:42:01Triste, non ?
00:42:01Ou alors mal meublé, mal éclairé.
00:42:04Question d'ambiance, peut-être.
00:42:16Accepteriez-vous d'être fouillé ?
00:42:18Ça dépend par qui.
00:42:20Par moi.
00:42:21Oh, par vous ?
00:42:22Mais ce sera presque un honneur.
00:42:25Pouvoir dire ça à mes petits-enfants.
00:42:27Si j'en ai, ce qui me paraît un peu tard maintenant.
00:42:31À moins qu'eux, on ne sait jamais.
00:42:33Comme ça.
00:42:36Ça va, merci.
00:42:38Merci.
00:42:38Merci infiniment.
00:42:41Alors, je ne sais pas ce que vous cherchez, commissaire,
00:42:43mais de toute façon, je n'avais rien sur moi qui puisse vous intéresser.
00:42:48Ah, si !
00:42:49Peut-être une vieille lettre d'amour.
00:42:52Très vieille.
00:42:53Un talisman, si vous préférez.
00:42:56Vous ne voulez pas la lire ?
00:42:57Bon, ça va.
00:42:58Allez, vous pouvez...
00:42:59Je vous remercie, commissaire, mais je suis encore chez moi, ici.
00:43:03Ah oui.
00:43:16Merci.
00:43:18Merci.
00:43:18Merci.
00:43:21Merci.
00:43:24Merci.
00:43:37Merci.
00:43:38Merci.
00:44:06Merci.
00:44:08Merci.
00:44:36Merci.
00:44:39Merci.
00:44:55Merci.
00:45:29Merci.
00:45:41Merci.
00:45:46Merci.
00:45:47Merci.
00:45:48Merci.
00:45:49Merci.
00:46:28Merci.
00:46:40Merci.
00:46:42Merci.
00:46:55Merci.
00:46:56Merci.
00:46:58Merci.
00:47:01Merci.
00:47:17Merci.
00:47:21Merci.
00:47:24Merci.
00:47:38Merci.
00:47:39Merci.
00:47:40Merci.
00:47:43Merci.
00:47:48Merci.
00:47:49Merci.
00:48:02Merci.
00:48:03Merci.
00:48:04Merci.
00:48:13Merci.
00:48:14Merci.
00:48:28Merci.
00:48:38Merci.
00:48:44Merci.
00:48:45Merci.
00:48:49Merci.
00:48:49Merci.
00:48:49Merci.
00:48:55Merci.
00:48:59Merci.
00:48:59Merci.
00:49:00Merci.
00:49:01Merci.
00:49:02Merci.
00:49:03Merci.
00:49:08Merci.
00:49:39Merci.
00:49:42Merci.
00:49:58Merci.
00:50:14Merci.
00:50:17Qu'est-ce qu'il y a encore ? Sur le pont ou sous le pont ? Je serai là
00:50:29dans un quart d'heure. Surtout attendez-moi.
00:50:41flagship.
00:50:59Je vous avais quand même .
00:51:05Je suis arrivée par small.
00:51:06Je suis��은 un autre endroit et un autre moment, mais c'est comme ça.
00:51:09De toute façon, on serait donné rendez-vous demain matin, je ne serais pas venu.
00:51:13C'est ma femme. Elle a pleurniché toute la soirée.
00:51:16Vas-y, fais confiance au commissaire Maigret.
00:51:19Comme un con, j'ai cédé. Mais je sais bien qu'il y a un piège.
00:51:23Allez, viens. On va boire une bière.
00:51:27Vous voulez me saouler ?
00:51:28Non, j'ai froid. Et j'aime bien la Belge.
00:52:01Vous n'allez pas me faire le coup de copain, non ?
00:52:03Arrête un peu, tu veux.
00:52:08Deux bières.
00:52:11Écoute bien ce que je vais te dire.
00:52:13Avec ton sale caractère.
00:52:15Cette fois-ci, ce n'est pas dans la merde que tu vas te retrouver.
00:52:18Tu joues ta tête, bonhomme.
00:52:20Et parti comme tu es, je n'en donne pas cher.
00:52:24Non, mais ce n'est pas possible, commissaire, parce que moi, je n'ai rien fait.
00:52:27Je n'ai tué personne.
00:52:30Si tu ne veux pas avoir à gueuler ça au pied de la guillotine,
00:52:32il faut commencer par me convaincre, moi, que tu n'as tué personne.
00:52:36Et pour ça, il faut dire la vérité.
00:52:39Depuis le début de cette affaire, tu n'as pas cessé de mentir.
00:52:44Qu'est-ce qui est arrivé ?
00:52:49C'est Cécile, qu'as-tu à l'attente ?
00:52:53Tu ne pourrais pas trouver autre chose.
00:52:58Qu'est-ce que je suis venu foutre, là, moi ?
00:53:01Est-ce que j'ai pu être con, alors ?
00:53:14Je ne comprenais rien, hein.
00:53:17Je ne comprenais pas que c'est pour ça que je me situe.
00:53:21C'est pour ne pas dire que Cécile était l'assassin,
00:53:23que j'ai toujours menti.
00:53:25Si je ne peux pas craquer, j'ai foutu le camp.
00:53:31Je n'arrive pas toujours à comprendre les choses suffisamment vite.
00:53:34Mais celle-là est bien difficile.
00:53:37Je l'aimais bien, ta sœur.
00:53:42Je la trouvais si faible, la petite Cécile.
00:53:47Si fragile.
00:53:52Alors qu'elle puisse étrangler quelqu'un.
00:53:57Moi non plus, je n'aurais jamais cru que c'était possible.
00:54:01Tu me l'as dit, je n'ai pas voulu le croire.
00:54:05Il a fallu que je voie la tonte morte,
00:54:07le bas autour du cou, pour réaliser ce qui t'est arrivé.
00:54:10Qu'est-ce qui est arrivé ?
00:54:14Commence par le commencement.
00:54:15Prends ton temps.
00:54:19Tu étais dans l'appartement.
00:54:21Oui.
00:54:25Pourquoi justement, ce soir-là, tu n'y allais jamais ?
00:54:28C'est Cécile qui m'avait demandé de venir.
00:54:32Elle avait peur depuis quelque temps.
00:54:34Oui, je sais.
00:54:36C'est elle qui m'avait fait faire les clés,
00:54:38pour que je puisse venir dès qu'elle me demanderait.
00:54:41À quelle heure es-tu arrivé ?
00:54:44Dans la soirée, après le dîner, je ne sais plus au juste.
00:54:48Entre 22h et 22h10,
00:54:51quand la concierge sortait les poubelles.
00:54:54Comment vous savez ça ?
00:54:56Je sais encore beaucoup d'autres choses.
00:55:01J'étais terriblement énervé.
00:55:05Caché dans le couloir, j'ai entendu la tante
00:55:06qui en faisait encore une fois de m'aider.
00:55:10Elle gueulait, je n'en perdais pas un mot.
00:55:13Ils peuvent toujours crever, lui, sa femme et son boss.
00:55:15Ils n'auront jamais un centime, jamais.
00:55:16Ça m'a mis hors de moi, ça.
00:55:19Je voulais me jeter sur elle.
00:55:21Je vais lui casser la gueule.
00:55:25Cécile s'est douté que j'avais tout entendu,
00:55:26alors elle m'a amené à l'autre bout de l'appartement, dans sa chambre.
00:55:31Je ne pouvais plus rien entendre que le poids de la rue.
00:55:33Mais ça ne m'a pas calmé.
00:55:36Parce que je tournais en rond, dans cette petite pièce,
00:55:39comme dans une cage.
00:55:41Elle a été affolée.
00:55:43On m'a oublié à prendre de comprimés de Gardénal.
00:55:45C'est toi qui avait que Gardénal ?
00:55:47Non, c'est elle.
00:55:48On en prenait tous les soirs.
00:55:50Sinon, on n'arrivait pas à dormir.
00:55:53Du coup, ce soir-là, elle n'en a pas pris.
00:55:56Elle m'a couché dans son lit.
00:55:58Elle m'a surveillé.
00:55:59Je me suis endormi.
00:56:02Quand je me suis réveillé, j'ai cru que je faisais un cauchemar.
00:56:05Elle était au-dessus de moi, les yeux hors de la tête.
00:56:08Elle me secouait.
00:56:09Réveille-toi, réveille-toi.
00:56:11Il faut que je m'en aille, j'ai tué la tonte.
00:56:15Mais je sais tout, j'ai les preuves.
00:56:17Je suis allé voir le commissaire Bégrès, il comprendra.
00:56:19Mais moi, je ne comprenais rien.
00:56:22Je lui disais qu'elle était folle.
00:56:25Elle m'a amené dans la chambre, j'ai vu la vieille qui était morte.
00:56:31Je ne comprenais rien, j'avais la tête vide.
00:56:35Elle me rendissait une sacoche, me disait
00:56:37« Il y a tout ce qui s'est passé à Fontelet-le-Compte, là.
00:56:41Le crime, les preuves, tout, l'argent, les bordels. »
00:56:45Tu peux répéter ça.
00:56:48Quoi ?
00:56:49Ce qu'elle disait, la sacoche.
00:56:53Il y a tout ce qui s'est passé à Fontelet-le-Compte,
00:56:55le crime, les preuves et l'argent, les bordels.
00:57:00Et tu as compris ce que ça voulait dire ?
00:57:02Non, je n'ai compris.
00:57:04Non, je ne comprends toujours pas.
00:57:07Et vous l'avez cru ?
00:57:09Mais ça ne tient pas debout toute son histoire.
00:57:12Où est-il ?
00:57:14Je l'ai amené moi-même au dépôt,
00:57:17conformément au mandat d'arrêt.
00:57:20Mais vous n'êtes pas convaincu de sa culpabilité ?
00:57:23Non.
00:57:32Ça me paraît pourtant évident, Maigret.
00:57:35Tout ce qu'il vous a raconté n'est qu'un tissu d'invraisemblance.
00:57:38La vie aussi, monsieur le juge.
00:57:40Si ce garçon est innocent, pourquoi n'est-il cessé de mentir ?
00:57:43Pourquoi s'est-il enfui ?
00:57:45Peut-être parce qu'il savait que tout le monde réagirait comme vous le faites,
00:57:48que personne ne le croirait.
00:57:51Et puis, il a la maladie de la persécution.
00:57:54La terre entière lui en veut.
00:57:57La paranoïa est un syndrome classique chez les meurtriers.
00:58:00Je ne sais pas, je ne suis pas expert, Dieu merci.
00:58:04Mais je le vois plus en victime qu'en bourreau.
00:58:11Je suis le premier à admirer votre flair, Maigret.
00:58:14Je ne vais donc pas vous affronter sur ce terrain.
00:58:18Mais les faits sont les faits.
00:58:20Et là, tout l'accable.
00:58:22Tout le désigne.
00:58:23Ce n'est pas la même chose.
00:58:26Je ne savais pas que vous aviez été levé chez les jésuites.
00:58:34Désirez-vous l'interroger vous-même ?
00:58:36Plus tard.
00:58:38J'ai un autre souci pour l'instant.
00:58:41Oui.
00:58:43Vous devez bien vous douter qu'il s'agit de Dendurand.
00:58:47Je viens de lire le rapport de l'identité judiciaire.
00:58:51Oui, c'est idiot.
00:58:52La chaufferette était sous le fauteuil et ils ne l'ont pas vue.
00:58:55L'ennui, c'est que c'était le seul indice matériel que vous aviez trouvé contre lui.
00:58:59Il était dans l'appartement de Mme Boinet la nuit du meurtre
00:59:02et au palais de justice au moment où Cécile y a été étranglée.
00:59:05Pour un innocent, ça fait beaucoup de coïncidences.
00:59:07Mais s'il ne vous avait pas dit tout cela lui-même, vous ne le sauriez pas.
00:59:11Et ses explications sont tout à fait plausibles.
00:59:14Plus que celles du jeune Gérard, en tout cas.
00:59:17Ça prouve l'habileté de Dendurand, mais pas son innocence.
00:59:20Vous le détestez, hein ?
00:59:22C'est rare chez vous, cette hargne.
00:59:26Je le trouverai puniant.
00:59:30Ça ne relève pas de la cour d'assises.
00:59:36Qu'avons-nous de solide contre lui ?
00:59:39Rien.
00:59:40Et c'est un juriste, ne l'oubliez pas.
00:59:42Il sait parfaitement que notre dossier est vide.
00:59:46Ça ne pourra pas durer.
00:59:49Malgré votre acharnement, je ne pourrais pas le maintenir éternellement en détention.
00:59:54Bien sûr, monsieur le juge.
00:59:56Mais croyez-moi, ce n'est pas contre Dendurand que je m'acharne.
01:00:00Je m'acharne à trouver celui qui m'a tué, la petite Cécile.
01:00:04Ayant empêché un jeune homme que je crois innocent d'aller à la guillotine.
01:00:09C'est tout.
01:00:11Je te dis qu'il était blond, ce type.
01:00:12Il fallait passer à deux mètres de moi.
01:00:13Je ne suis quand même pas.
01:00:14Miro !
01:00:15Patron, vous vous souvenez du Polak ?
01:00:17Écoute, je ne me souviens d'aucun Polonais.
01:00:19Vous stoppez tout ça et vous m'écoutez.
01:00:20Il va falloir faire très vite.
01:00:22Jean-Vier, Dendurand nous avait dit qu'il était devant le vestiaire des avocats au moment où Cécile a été
01:00:27tuée.
01:00:28Vous avez vérifié ?
01:00:29Patron.
01:00:32Bon, les enfants, depuis cette nuit, on a un élément très important.
01:00:36Les dernières paroles de Cécile à son frère.
01:00:39Elle lui a parlé de Fontenay-le-Comte.
01:00:42Elle avait fait des découvertes sur le passé de sa tante.
01:00:45Trouver des preuves qu'elle voulait me montrer, à moi.
01:00:49Alors, pour que Cécile en soit arrivée à tuer, il fallait vraiment que ce soit quelque chose.
01:00:53Ben, j'ai horreur de bien le savoir, ce que c'est.
01:00:55Ben non, justement.
01:00:57Je vais faire un tour à Fontenay-le-Comte.
01:00:59C'est toi qui m'emmènera.
01:01:00Tu te souviens d'une petite dame du cimetière, là ?
01:01:03Avec le bouquet « À mon amie d'enfance », qui a son adresse ?
01:01:05Oui, oui, j'ai dû la noter.
01:01:11C'est pour vous, patron.
01:01:13Le juge Mathieu.
01:01:17Oui, monsieur le juge.
01:01:19Oui ?
01:01:20Eh bien, j'arrive tout de suite.
01:01:23Très bien.
01:01:26Bon, on partira plus tard.
01:01:30Vous avez choisi votre avocat ?
01:01:34Non.
01:01:37Merci, mon ami.
01:01:39Non, monsieur le juge, non.
01:01:42Mes confrères m'ayant ignominieusement exclu de leur ordre, je ne m'abaisserai pas à demander à l'un d
01:01:50'entre eux de me représenter.
01:01:51Vous me permettrez donc d'assurer moi-même et seule ma défense.
01:01:59En tant que besoin, bien entendu.
01:02:02Et ce besoin reste à démontrer.
01:02:06Car enfin, que reproche-t-on à mon client ? Que me reproche-t-on ?
01:02:11Quelles sont les charges ? Où sont dans le dossier, dans Durand, les pièces accablantes ?
01:02:16Un magistrat de votre réputation, monsieur le juge, ne peut qu'être frappé.
01:02:20Frappé de la minceur que dis-je, de l'indigence des griefs ?
01:02:27En vous parlant, je sens encore sur mes poignets la morsure des menottes.
01:02:33Je frissonne encore de l'humidité du cachot.
01:02:37Qu'ai-je fait pour mériter cela ?
01:02:39Qu'ai-je commis pour être traité de la sorte ?
01:02:43De toutes les manières d'opprimer les hommes, l'oppression légale est la plus odieuse.
01:02:51Personne ne proclame plus cela aujourd'hui. Où es-tu, Condorcet ?
01:02:54Depuis combien de temps n'avez-vous pas plaidé dans Durand ?
01:02:57Quatre ans.
01:02:59Vous vous rattrapez ?
01:03:00Ah oui, ça fait du bien. Vous ne pouvez pas savoir.
01:03:05Alors, je me suis un peu laissé aller. Excusez-moi.
01:03:08Merci d'avoir arrêté mes débordements.
01:03:10Mais que voulez-vous ? C'était mon style.
01:03:12Et puis, j'ai si peu l'occasion.
01:03:16Le commissaire Maigret m'en veut un mort, non ?
01:03:19C'est pour ça que je me trouve dans un cul de basse-fausse.
01:03:21Vous savez aussi bien que moi que c'est le juge qui décide en la matière, pas la police.
01:03:26Ne vous en prenez donc pas au commissaire Maigret ?
01:03:29Ah, remarquez, je le comprends.
01:03:32C'est l'honnêteté même, cet homme, il n'y a qu'à le regarder.
01:03:36Son par-dessus qui doit entamer bravement son cinquième hiver.
01:03:41Ses chemises en nylon, ses chaussures ressemblées, alors qu'il est plus célèbre que les ministres.
01:03:47Ah, c'est pas chez lui qu'on trouvera des piastres, ni des balais roses.
01:03:52Entre nous, je ne suis même pas sûr qu'il ait une seule fois trompé sa femme.
01:03:56C'est effrayant, des gens comme ça.
01:03:58Alors moi qui professe que le bien mal acquis est celui dont on profite avec le plus de volupté,
01:04:06et que les hommes les plus civilisés ont toujours été les plus corrompus.
01:04:11Moi qui ai fait des jeunes femmes à la fois ma gourmandise et mon gagne-pain,
01:04:16comment voulez-vous qu'il n'ait pas envie de m'écraser comme une punaise ?
01:04:25Alors, tous les moyens sont bons, on invente n'importe quoi, parce que c'est n'importe quoi, tuer Juliette.
01:04:32C'était pour moi la poule aux oeufs d'or, vous le savez bien.
01:04:35Et quant à Cécile, pauvre enfant, elle était inoffensive, laide, sans un sou,
01:04:40alors quel intérêt, quelle passion, quel fantasme aurait bien pu me pousser à la tuer.
01:04:47Tout ça est trop bête.
01:04:51C'est pourquoi, monsieur le juge, en vertu du code de procédure pénale,
01:04:56je dépose à l'instant entre vos mains une demande de mise en liberté provisoire.
01:05:40Oh, que je suis soûte, pardonnez-moi, le commissaire Maigret, bien sûr, mais entrez, je vous en prie.
01:05:52nous nous sommes vus aux obsèques de de cette poule juliette
01:05:58quelle histoire épouvantable
01:06:02ah ça m'a fait un choc terrible terrible pour le penser juliette une amie de toujours et sa
01:06:12nièce quelle horreur mais qui a pu faire ça à votre avis c'est précisément la question que je me
01:06:23pose mademoiselle mademoiselle et parmi les relations les amis de madame boinet juliette vous ne voyez pas
01:06:39rien personne je vois pas je vois vraiment pas
01:06:47et parmi ses relations un peu un peu spécial vous savez ça
01:06:58commissaire nous sommes des femmes seules sans mari pour faire tourner la maison on doit se défendre
01:07:06mais comment est mort le mari de madame boinet jean pierre c'était en 34 quelle tragédie un
01:07:17accident un empoisonnement alimentaire des conserves avariées le botulisme vous voulez bien répéter
01:07:23ça le botulisme c'est la maladie des navigateurs on devient aveugle et on risque de mourir c'est
01:07:31ça c'est exactement ça pauvre jean pierre c'était un homme délicieux et si drôle il faisait quoi mais
01:07:43rien justement c'est ce qui le rendait charmant toujours disponible toujours un pied en l'air
01:07:48ah on peut dire que là juliette a perdu une perle vous vous connaissiez bien nous étions comme les
01:07:56doigts d'une même main vous étiez cinq ah non trois
01:08:04ils étaient si gentils avec moi c'est délicat j'étais seule vous comprenez obligé de travailler
01:08:12ça a été un drame vous aviez continué à la voir juliette pas du tout vous savez moi ici elle
01:08:24là bas plus les souvenirs elle est partie longtemps après la mort de son mari tout de suite juste le
01:08:37temps
01:08:37régler ses affaires l'héritage c'était triste pour elle cette maison sans personne et comme son frère
01:08:44était à bord la reine son frère était veuf c'est lui qui lui a demandé de l'aider à
01:08:49s'occuper des
01:08:50enfants cécile et gérard il est mort six mois après ah oui oui je fais le lien
01:09:14ça a l'air bien c'est comment à l'intérieur ça fait riche même un peu trop pour une
01:09:20petite
01:09:20employée à la retraite on rentre pas fond moi oui mais toi tu vas passer à la société générale de
01:09:27fontenay le compte ça peut être intéressant c'est pas étonnant que je sois bien installé la
01:09:36vendéenne vous avez vu ce qu'il y versait dans durant quinze mille francs recta chaque trimestre la
01:09:42société générale depuis qu'on va regarder le bordereau je crois que ça a commencé en février
01:09:4834 il ya pas eu quelque chose un truc politique en février bah si le 6 mais c'est aussi
01:09:57en février
01:09:5734 que le mari de juliette bonnet est mort ah bon ah oui patron il ya des légionnaires là au
01:10:05sujet
01:10:05de la femme qui a été assommé quoi ah bon je les verrai tout à l'heure tout ça est
01:10:16bien intéressant
01:10:19d'autant que dans durand prétendent avoir connu juliette bonnet que depuis dix ans
01:10:27dix ans c'est légionnaire dans l'accueil rien au patron
01:10:38capitaine renard premier étranger mes respects monsieur le commissaire mon capitaine le légionnaire
01:10:43amiral est ici présent une déclaration à faire à me faire elle concerne le légionnaire roche
01:10:49incarcéré pour la meurtre de sa femme vous avez quelque chose à me dire roche n'a pas tué sa
01:11:08femme
01:11:09c'est moi c'est toi
01:11:15explique
01:11:17où est ce qu'il faut que je commence au début mon vieux
01:11:23roche et moi on est allé signé pour l'indochine vendredi soir c'est ton copain
01:11:29pub et raquem monsieur vous voulez retourner se battre on en avait marre
01:11:39et on a bu toute la soirée argent de la prime je n'ai plus de boue alors je l
01:11:45'ai ramené
01:11:46chez lui il s'est écroulé ivrement et sa femme était là
01:12:00elle était là à moitié de nu sur le lit
01:12:07d'eux en vie
01:12:09j'aurais pas dû mais
01:12:12j'ai couché sur elle
01:12:15elle a commencé à crier à se débattre
01:12:19je l'ai tapé pour la faire taire
01:12:23et elle s'est tué
01:12:27j'ai foutu le camp
01:12:33roche savait que c'était toi alors
01:12:36forcément
01:12:39il aurait rien dit c'est mon copain
01:12:41mais c'est pour ça que tu es venu
01:12:47le capitaine
01:12:48il a dit que j'étais un salaud
01:12:51tu n'en es plus un maintenant
01:12:56je vais chercher un inspecteur
01:12:59tu vas lui répéter tout ça
01:13:05ce qui est curieux mademoiselle
01:13:07c'est qu'après la mort de Jean-Pierre Boinet
01:13:10c'est bien Jean-Pierre ?
01:13:12oui
01:13:14juste après
01:13:15vous commenciez à recevoir une somme de
01:13:21de
01:13:2115 000 francs par trimestre
01:13:24c'est bien ça
01:13:2615 000 francs par trimestre
01:13:28c'est de l'argent
01:13:32une pension
01:13:33une retraite
01:13:40une libéralité peut-être
01:13:42oui
01:13:43oui c'est ça
01:13:43j'étais gênée d'avoir à le dire
01:13:50vous avez donc été la maîtresse
01:13:51de maître d'endurance
01:13:52jusqu'à la mort de Jean-Pierre Boinet
01:13:59et à partir de ce moment-là
01:14:01vous rompez
01:14:03et maître d'endurance
01:14:04vous verse une
01:14:07libéralité
01:14:08de 15 000 francs par trimestre
01:14:10c'est ça ?
01:14:12oui
01:14:13en gros c'est ça
01:14:16c'est un homme
01:14:17très généreux
01:14:18très
01:14:22et pourquoi cette
01:14:23concomitance
01:14:26la mort de Jean-Pierre Boinet
01:14:28et votre rupture
01:14:29avec d'endurance ?
01:14:32je sais plus
01:14:39néanmoins
01:14:40c'était un amant
01:14:41extrêmement reconnaissant
01:14:44très généreux
01:14:50vous ne vous voyez plus ?
01:14:53non
01:14:55en somme
01:14:56vous vous êtes quitté
01:14:57quand Jean-Pierre Boinet est mort
01:14:59non
01:15:00enfin
01:15:02oui
01:15:02peu après
01:15:04excusez-moi
01:15:06vous avez des photos de vous en 34
01:15:09avec maître d'endurance
01:15:11non
01:15:12on n'en a pas ensemble
01:15:14lui peut-être
01:15:15non
01:15:17je serai obligé de lui poser la question
01:15:19mademoiselle
01:15:22arrêtez de mentir mademoiselle
01:15:24vous n'avez jamais été la maîtresse
01:15:26de Charles d'Endurand
01:15:39qu'avez-vous appris
01:15:40sur la mort de Jean-Pierre Boinet
01:15:42qui justifie le chantage
01:15:43que vous avez exercé
01:15:44sur maître d'Endurand
01:15:46et sur Juliette Boinet
01:15:47d'Endurand était l'amant de Juliette
01:15:53je le détestais
01:15:54pas elle
01:15:55je l'aimais bien
01:15:56j'ai toujours continué
01:15:57malgré tout
01:16:00c'était une amie d'enfance
01:16:06vous détestiez d'Endurand
01:16:08ça va de soi
01:16:09et d'Endurand
01:16:09vous détestez aussi
01:16:11j'imagine
01:16:12mais pourquoi
01:16:16il m'impressionnait pas
01:16:17avec son maratin
01:16:18croyez-moi
01:16:18la première fois que j'ai vu
01:16:19j'ai su que c'était un salaud
01:16:20qu'avez-vous découvert
01:16:29répondez mademoiselle
01:16:33Jean-Pierre Boinet
01:16:34a mis un an à mourir
01:16:35c'était
01:16:37affreux
01:16:39il devenait infirme
01:16:41il n'y voyait plus clair
01:16:43Charles l'humiliait sans cesse
01:16:44c'était
01:16:50un meurtre
01:17:04Charles d'Endurand
01:17:05aurait donc assassiné
01:17:06Jean-Pierre Boinet
01:17:07en 1934
01:17:09comment vous en êtes-vous aperçu
01:17:12c'était dans la droguerie
01:17:13où je travaillais
01:17:14qui se procurait l'arsenic
01:17:16et vous n'avez jamais eu peur
01:17:17en le faisant chanter
01:17:18qu'il vous fasse subir
01:17:19le même sort
01:17:20c'est mais
01:17:22mais
01:17:23j'avais pris mes précautions
01:17:26quelles précautions
01:17:28non
01:17:29non ça c'est personnel
01:17:31je veux pas en parler
01:17:33je vous dirai rien
01:17:36la complicité du meurtre
01:17:37aussi c'est personnel
01:17:57très bien
01:18:01je vais immédiatement faire la demande d'un mandat d'arrêt vous concernant
01:18:07vous pouvez préparer vos affaires
01:18:09ce soir vous dormirez en cellule
01:18:12remportez quelque chose de chaud
01:18:14il fait froid en ce moment
01:18:155
01:18:212
01:18:231
01:18:241
01:18:241
01:18:261
01:18:35il
01:18:47Attendez.
01:19:33Attendez.
01:19:50Attendez.
01:19:52De son appartement, d'endurant à tout entendu.
01:19:57Il sait qu'elle peut venir tout me dire, qu'elle va le faire, qu'elle a des preuves.
01:20:08C'est le matin, la concierge sort les poubelles.
01:20:12Le frère et la sœur descendent l'escalier.
01:20:16Par sa porte entreouverte, d'endurant les voies passées.
01:20:21Si seulement Cécile était seule.
01:20:25Dans la rue, il se sépare.
01:20:29Dans Durant suit la petite, dans le brouillard.
01:20:33Elle porte un gros sac de cuir bourré des pièces à conviction.
01:20:39Elle saute dans un bus.
01:20:44Il est coincé.
01:20:52Elle est là.
01:20:54Elle m'attend.
01:20:57N'oubliez pas que d'endurant connaît aussi bien que nous les couloirs du Quai des Orphèves et du Palais.
01:21:03Il a envoyé quelqu'un la chercher.
01:21:05De ma part.
01:21:08Elle lui fait confiance.
01:21:11Elle le suit.
01:21:24La porte du placard à Balais est proche.
01:21:29d'endurant elle-là.
01:21:34Il se précipite sur elle.
01:21:36Avant qu'elle ait pu griller, il l'assomme, il l'étrangle.
01:21:40Et il s'enfuit avec le sac.
01:21:45C'est vraiment dégueulasse.
01:21:47Oui.
01:21:49Mais c'est parfait.
01:21:52Ça s'est sûrement passé comme ça, patron.
01:21:55Mais vous pouvez le coincer.
01:21:57Peut-être bien.
01:22:03Je me suis laissé dire que vous étiez un grand amateur de romans.
01:22:07Vous avez dû être comblé par les trouvailles du commissaire Maigret.
01:22:14Laconique, mais imaginatif, commissaire.
01:22:18Qui l'eût cru ?
01:22:20Non, c'est plein de notations justes, bien vues, percutantes.
01:22:25Mais pourquoi, diable,
01:22:28voulez-vous absolument faire de moi un assassin ?
01:22:32Parce que vous en êtes un.
01:23:05Vous voulez que je vous lise cette lettre ?
01:23:08Inutile, je la connais, c'est moi qui l'ai écrite.
01:23:12Écrite sous la menace d'une femme amoureuse
01:23:15qui, parce que je la quittais, voulait me tuer.
01:23:18Vous avez dû comprendre que je ne suis pas un héros.
01:23:21Alors j'ai écrit ici tout ce qu'elle a voulu.
01:23:24Y compris des chèques pendant 15 ans.
01:23:26Et alors ?
01:23:28De toute façon, je ne risquais rien à signer ça.
01:23:31Où est le crime qu'elle m'a obligé à reconnaître ?
01:23:34Jean-Pierre Boinet, vous pouvez vérifier, est mort de mort naturelle.
01:23:40C'est en effet ce que dit le permis d'inhumer de 1934.
01:23:44Mais ce n'est pas ce que dit, aujourd'hui, 15 février 1950,
01:23:49l'expert en toxicologie auprès du tribunal de Fontenay-le-Comte.
01:23:54Les tests après exhumation sont formels.
01:23:58Le cadavre de Jean-Pierre Boinet contient des doses massives d'anidride arsénieux.
01:24:04Forme d'arsénique plus connue sous le nom de mort au rat.
01:24:09L'expert conclut un décès d'origine criminelle.
01:24:13Sans aucune chance d'erreur.
01:24:35Je peux avoir une cigarette ?
01:24:47Vous avez donc bien empoisonné Jean-Pierre Boinet ?
01:24:50Nous, nous avons empoisonné Jean-Pierre Boinet.
01:24:57Alors, ce nique, c'est tout ce que nous avions pu nous procurer.
01:25:01Avec le concours de notre chère Louise.
01:25:06Et Mademoiselle Boinet ?
01:25:08Cécile ?
01:25:10Elle allait nous dénoncer, enfin, me dénoncer.
01:25:15Pauvre Cécile.
01:25:18En un sens, elle a eu de la chance, remarquez.
01:25:23Elle n'a pas souffert.
01:25:25Pas plus au fond que si vous l'aviez envoyée à la guillotine pour le meurtre de sa tante.
01:25:33La nuque a cédé tout de suite.
01:25:35Dandurand.
01:25:36C'est seulement pour vous rassurer, commissaire.
01:25:39Cécile, vous estimez.
01:25:40Je suppose que vous êtes estimable.
01:25:43Elle se trompait rarement sur les gens.
01:25:45Elle, elle ne l'était pas.
01:25:48Mon vieux, un peu lâche, pas désirable.
01:25:51Elle n'avait rien pour elle, la pauvre fille.
01:25:53Si.
01:25:55Peut-être son amour pour son frère.
01:26:00À un moment, j'ai même pensé qu'elle et lui...
01:26:03Vous parlez d'une morte.
01:26:05Ben, je sais, monsieur le juge, je sais, c'est moi qui l'ai tuée.
01:26:08Mais au moins, j'avais des raisons.
01:26:10Il y a tellement de crimes gratuits de nos jours.
01:26:20Une question, commissaire, si vous le permettez.
01:26:23Comment diable avez-vous déniché cette vieille histoire de font-t-elle compte ?
01:26:27Qu'est-ce qu'il vous a mis sur la piste ?
01:26:29Des fleurs.
01:26:31Mais pourquoi avez-vous remis ces 50 000 francs dans la chauffette ?
01:26:35Je me suis longtemps posé la question.
01:26:38Par honnêteté.
01:26:40Par peur, commissaire.
01:26:43Dès le lendemain de la mort de Juliette,
01:26:46mes clients se sont intéressés au sort de ces 50 000 francs.
01:26:51Ils avaient des doutes.
01:26:53Et vous les connaissez, ils sont susceptibles.
01:26:55J'ai jugé plus prudent de remettre les billets là où je les avais pris.
01:27:00Mais il fallait que vous les trouviez, que j'ai une preuve,
01:27:03alors j'ai fait un peu de bruit avec le couvercle.
01:27:04J'étais sûr que vous m'écoutiez.
01:27:07Vous êtes très malin, Verdurant.
01:27:09Oui.
01:27:11On m'a toujours dit.
01:27:21Vous pouvez me confier cette analyse toxicologique pour mes archives ?
01:27:27Très certainement, monsieur le juge.
01:27:46Alors, tu es content ?
01:27:48Non.
01:28:11Non, monsieur le juge.
01:28:13Je n'ai pas gagné.
01:28:15Et je ne vais pas passer une bonne nuit.
01:28:17Parce qu'avec mon fameux flair, comme vous dites,
01:28:21je n'ai rien compris.
01:28:24Et Cécile est morte.
01:28:34Je n'ai rien compris.
01:28:58Je n'ai rien compris.
01:29:29Je n'ai rien compris.
01:29:55Je n'ai rien compris.
01:29:57Je n'ai rien compris.
01:29:57Je n'ai rien compris.