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Maigret retourne dans le petit village où il a grandi, après avoir reçu une lettre anonyme l'informant qu'un crime allait être commis dans l'église du village le jour de la Toussaint...

Acteur principal : Bruno Cremer
Invités :
Jacques Spiesser (le comte de Saint-Fiacre)
Anne Bellec (Madame Maigret)
Jacques Sereys (le docteur)
Pierre Gérard (Jean Métayer)
Nicolas Moreau (Emile)
Maria Verdi (Marie Tatin)
Arno Chevrier (le curé)
Claude Winter (la comtesse de Saint-Fiacre)
Jacques Giraud (le père Gauthier)

Réalisation : Denys de la Patellière
D'après le roman de Georges Simenon "L'Affaire Saint-Fiacre" (1932).
Genre : série policière

#vosouvenirstélé
#maigret
#brunocremer

Catégorie

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TV
Transcription
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00:45:00C'était le bon, non ?
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00:45:18drôle. Elle refusait même de couvrir mes chèques en bois. Vous vous rendez compte,
00:45:27maigret ? Si j'ai voulu la tuer, monsieur le président, oui, évidemment, êtes-vous
00:45:38à ma place. Je lui avais dit, d'ailleurs. Si je l'ai vraiment fait, ben oui.
00:45:48Sûrement. Ça doit être vrai, puisque c'est le commissaire maigret qui a dit. Le grand
00:45:57commissaire maigret. Le célèbre commissaire maigret.
00:46:06Ça suffit, Boris. Il faut partir.
00:46:18Allô ? Allô ? Oui, ne quittez pas.
00:46:27Jules ?
00:46:28Allô ? Commissaire maigret, oui ?
00:46:33Il manque une pièce à votre dossier, commissaire. Une pièce de choix. Interrogez Jean Metteillet
00:46:40et demandez-lui ce qui s'est passé entre le comte et la comtesse de Saint-Fiacre,
00:46:45cinq jours avant le drame. Un certain coup de téléphone dont il se souviendra certainement
00:46:49d'une sale histoire d'argent, commissaire, comme on les aime en province.
00:46:53Allô ? Allô ? Allô ?
00:47:00C'est quoi, ici ?
00:47:05Pas trop dur de s'en souvenir. Le 14-18.
00:47:12Allô, mademoiselle, je vous appelle du 14-18 à Saint-Fiacre.
00:47:15On vient de me téléphoner et j'aimerais savoir très exactement d'où provient cet appel.
00:47:21Non, non, mais je sais bien. Je suis commissaire de police.
00:47:26Bon, je ne quitte pas.
00:47:30T'attends quoi, toi ?
00:47:32Le 46-29 à Saint-Fiacre. Merci.
00:47:40C'est le numéro du château.
00:47:45Qu'est-ce que tu attends pour le faire arrêter ?
00:48:03Savoir s'il est coupable, par exemple.
00:48:06C'est une vieille habitude chez moi.
00:48:10Je ne sais pas si tu es au coup.
00:48:11Ah, parce que tu n'en es pas sûr ?
00:48:16Ah non, je ne suis pas sûr.
00:48:19Pas sûr du contraire non plus, d'ailleurs.
00:48:30Qu'est-ce qu'il t'arrive, Jules ?
00:48:32Tu es aveugle ou quoi ?
00:48:35Oui, c'est vrai, tout l'accuse. Tout.
00:48:40Justement, c'est beaucoup.
00:48:42Ça veut dire quoi, ça ?
00:48:44Rien. Un vieux réflexe, peut-être, de vieux flic un peu borné.
00:48:50Je n'aime pas trop les évidences.
00:48:53Surtout quand je suis fatigué.
00:48:55Tu es bien compliqué, ce soir.
00:48:57Ce n'est tout de même pas parce qu'une chose est évidente qu'elle n'est pas vraie.
00:48:59Non, bien sûr.
00:49:02Ah, l'humeur, tu le bouche.
00:49:12Je ne sais pas comment me dire, mais...
00:49:14Monsieur le comte, pour moi, c'est un peu resté monsieur Maurice.
00:49:18Le gamin de 5 ans que je portais sur mes épaules, il était charmant.
00:49:22Bien sûr, aujourd'hui, c'est autre chose.
00:49:24Je ne dis pas qu'il n'a pas pu tuer sa mère.
00:49:26Surtout que la pauvre, elle a poussé le bouchon un peu loin, quand même.
00:49:33Non, ce n'est pas ce que je voulais dire, mais ce que je voulais dire, c'est que...
00:49:38La tuer, peut-être, il n'y a plus, je ne sais pas.
00:49:41Mais...
00:49:42Ses lettres anonymes, ses manigances...
00:49:46Cette saloperie, c'est...
00:49:48Cette lâcheté, ça ne me paraît pas possible.
00:49:51Pas lui.
00:49:53Pas un Saint-Fiac.
00:49:54Pas un Saint-Fiac.
00:49:56Non, mais tu es retombé en m'enfance, maigret.
00:50:00Depuis que tu es ici, tu as 10 ans.
00:50:03Le fils du régisseur.
00:50:05Bien poli, bien respectueux.
00:50:07Le petit Jules,
00:50:08baba devant monsieur le comte et madame la comtesse.
00:50:10Alors, pour ce qui s'appelle Saint-Fiacre,
00:50:12il ne peut pas être un salaud.
00:50:14Un assassin, peut-être, mais pas un salaud.
00:50:17Impossible.
00:50:18Tu ne l'as pas vu, alors.
00:50:20Tu ne l'as pas entendu.
00:50:22Réveille-toi, merde.
00:50:24Secoue-toi, bon Dieu.
00:50:26Mais je n'ai encore jamais entendu parler comme ça.
00:50:29Moi non plus.
00:50:30Mais la grossièreté, ça doit être contagieux.
00:50:33À nos femmes, à nos chevaux et à ceux qui les montent.
00:50:36Quel salaud !
00:50:38De toute façon, chez lui, je suppose que ça doit être distingué.
00:50:41Tu sais ce que je vais faire si je me réveille, comme tu dis, si je me secoue.
00:50:48Je vais foutre le camp.
00:50:53Tu dois avoir raison, Louise.
00:50:56Je ne suis pas moi-même ici.
00:50:57Peut-être qu'au fond, sans bien le savoir, je n'ai pas tellement envie de découvrir la vérité.
00:51:07Peut-être qu'il vaut mieux que je passe la main à quelqu'un d'autre.
00:51:10Tu ne vas pas faire ça, Jules ?
00:51:16Pourquoi pas ?
00:51:17Parce que tu me décevrais beaucoup.
00:51:19Hier, j'ai parlé avec le commissaire Maigret, il m'a questionné.
00:51:30Je voulais tout le dire, mais j'ai renoncé.
00:51:32Je ne veux pas nuire un monsieur le con, vous comprenez ?
00:51:35Pourtant, je l'ai vu s'introduire dans le château la nuit.
00:51:38Oui.
00:51:40C'est pour ça que Samia a trouvé le papier dans un micel.
00:51:43Je n'arrive pas à t'y penser.
00:51:44Qu'est-ce que je dois faire ?
00:51:47Je suis convaincu.
00:51:47Je suis convaincu.
00:51:48Je suis convaincu.
00:52:08Pardon.
00:52:14...
00:52:20...
00:52:22...
00:52:37on ferme la porte
00:53:04on doit avoir des choses
00:53:05importantes à se dire
00:53:06on dirait
00:53:07pour vous dire la vérité
00:53:10je suis assez content
00:53:10de vous voir
00:53:11ça ne m'étonne pas
00:53:14j'avais la désagréable
00:53:17impression
00:53:17que vous vouliez m'éviter
00:53:18la comtesse de Saint-Fiacre
00:53:30a eu une conversation
00:53:31téléphonique
00:53:32avec son fils
00:53:33quelques jours
00:53:35avant le drame
00:53:35c'est pas une question ça
00:53:42c'est la mienne
00:53:43ça m'embête de parler de ça commissaire
00:53:48c'est délicat
00:53:50c'est important
00:53:52ça s'est très mal passé
00:53:54un chèque sans provision
00:53:57un de plus
00:53:58il a demandé un mandat
00:53:59elle a refusé
00:53:59la conversation s'est envenimée
00:54:01il a commencé
00:54:03à être menaçant
00:54:04cruel
00:54:06il savait plus ce qu'il disait
00:54:07vous écoutiez ?
00:54:09absolument
00:54:09et ensuite ?
00:54:13j'ai obligé la comtesse
00:54:14à raccrocher
00:54:15et elle m'a dit
00:54:15que son fils finirait
00:54:16par la tuer
00:54:17qu'a-t-elle dit
00:54:20exactement ?
00:54:22cet enfant me tuera
00:54:24quelque chose comme ça
00:54:25quelque chose comme ça
00:54:27je vous avais dit
00:54:29que c'était délicat
00:54:29pour quelqu'un
00:54:31qui ne voulait pas parler
00:54:32vous en êtes pas mal sorti
00:54:34ce qu'il veut dire ?
00:54:38le coup de téléphone anonyme
00:54:39était inutile
00:54:40et déplaisant
00:54:41mais il ne m'étonne pas
00:54:43c'est votre style
00:54:44qu'est-ce que c'est
00:54:45que cette histoire ?
00:54:46je vous en prie
00:54:46vous descendiez maigret
00:54:50cette histoire
00:54:50tourne au délire
00:54:51voilà maintenant
00:54:52que le curé
00:54:53veut que je m'engage
00:54:53dans la légion étrangère
00:54:54c'était un entretien privé
00:54:59monsieur le comte
00:54:59je n'ai rien à ajouter
00:55:01veniez m'excuser
00:55:03il faut que j'aille
00:55:04faire le catéchisme
00:55:05vous ne sortirez pas d'ici
00:55:06avant d'avoir vidé
00:55:06votre sac
00:55:07vous savez quelque chose
00:55:08ne n'yez pas
00:55:09monsieur le curé
00:55:14vous n'êtes plus un militaire
00:55:16je ne suis pas l'ennemi
00:55:19et je ne vais pas vous
00:55:20soumettre à la torture
00:55:21pour vous faire parler
00:55:22il faut que vous m'aidiez
00:55:24je dois partir
00:55:25monsieur
00:55:25un mot suffirait
00:55:27c'est pas long à prononcer
00:55:29votre mutisme m'exaspère
00:55:31une seconde
00:55:33écoutez-moi
00:55:35je suis obligé
00:55:36de vous demander
00:55:37de ne plus me poser
00:55:38de questions
00:55:39le refus de coopérer
00:55:42peut être assimilé
00:55:43à de la complicité
00:55:44que vous soyez prêtre
00:55:46ne change rien
00:55:46vous connaissez
00:55:49le coupable
00:55:49je le connais
00:55:52le secret de la confession
00:56:03il ne dira rien
00:56:04je donnerai cher
00:56:07pour comprendre
00:56:07ce qui se passe
00:56:08We'll see you.
00:56:38We'll see you.
00:57:08Je n'ai rien à penser.
00:57:11Je ne me permettrai pas.
00:57:13Madame la Comtesse, c'était Madame la Comtesse.
00:57:17Ce qu'elle faisait ou ce qu'elle ne faisait pas, je n'ai pas à savoir.
00:57:23À votre santé.
00:57:24À votre.
00:57:31N'empêche que le jour où elle l'a rencontré, celui-là,
00:57:34elle aurait mieux fait de se casser une jambe.
00:57:35Ça lui aurait coûté moins cher.
00:57:38C'est bien simple.
00:57:40Quand on a vu arriver ici, il n'avait quasiment rien à se mettre sur le dos.
00:57:46Et vous avez vu sa robe de chambre ?
00:57:48Et ses chemises avec son chiffre, là, brodé.
00:57:52Et son habit de soirée.
00:57:53Et son piano.
00:57:552,80 m de piano.
00:57:57Il paraît qu'il n'y a pas plus grand.
00:57:58C'est à cause de ça que M. le Comte s'est fâché avec sa mère.
00:58:07À cause de l'argent qui filait.
00:58:11Ouais, qu'est-ce que vous voulez, il faut se mettre à sa place, hein.
00:58:14Parce que le Comte de tout, c'est qu'elle ne lui en donnait plus à lui.
00:58:16Pour son biret, qu'elle disait.
00:58:18Pour l'obliger à travailler.
00:58:19Marquis, je la comprends dans un sens.
00:58:24Mais enfin, c'est...
00:58:25C'est quand même pas des choses à faire.
00:58:27Ça pouvait être mal tourné.
00:58:34Je vais vous dire une chose, moi.
00:58:36Je me suis rappelé le Comte de Saint-Fiacre.
00:58:38Il y avait autant que le pianiste l'aurait détalé du château
00:58:41avec deux coups de chevotine dans le cul.
00:58:42Ils ont mis une petite goutte ?
00:58:49Sans façon, merci.
00:58:50Bon.
00:58:53Vous allez pas partir sur une jambe ?
00:58:56Bon.
00:58:59Un petit fou, là.
00:59:02Stop.
00:59:12C'est vous qui tenez les comptes ?
00:59:15C'est du château, oui, et de la propriété.
00:59:16Pourquoi ?
00:59:18À votre avis,
00:59:20le pianiste, il s'est contenté de se laisser entretenir.
00:59:24Il a pas pu aller plus loin.
00:59:25Vous avez pas vu passer des chèques ?
00:59:29Ah, mais je pouvais pas.
00:59:32Oui, les comptes personnels de Mme la Comtesse,
00:59:34j'avais pas accès.
00:59:38Mais vous avez raison de vous méfier.
00:59:40Il se serait fait signer des papiers,
00:59:43une procuration ou quelque chose.
00:59:45Ça m'étonnerait pas.
00:59:47Ouais.
00:59:49On va remettre.
00:59:54Pouvez-vous me dire où votre mère rangeait ses papiers,
00:59:57ses papiers personnels ?
00:59:58Dans son secrétaire, elle était très ordonnée.
01:00:01Pas comme moi.
01:00:02Celui qui se trouve dans sa chambre,
01:00:04je peux lui jeter un coup d'œil ?
01:00:05Certainement, mais vous n'y trouverez pas de testament
01:00:07car je viens d'avoir le notaire au téléphone.
01:00:09Et alors ?
01:00:10Alors elle en avait fait plusieurs cette année contradictoires
01:00:12et puis il y a quinze jours,
01:00:13elle est venue elle-même déchirer le dernier
01:00:15sans le remplacer.
01:00:16Ce qui fait que vous héritez de tout ?
01:00:19Parfaitement.
01:00:20C'est la loi.
01:00:21Et seul ?
01:00:22Ouais.
01:00:23Vous demandez sans doute à qui profite le crime.
01:00:25Vous le savez maintenant.
01:00:27À moi.
01:00:28À moi seul.
01:00:29C'est comme ça, mais...
01:00:31Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ?
01:00:33Je suis pas en train de voler, rassurez-vous.
01:00:57Je reprends simplement mes lettres.
01:01:01J'ai pas envie que d'autres s'en repèsent pour s'en moquer.
01:01:04Donnez-moi ça.
01:01:04Allons.
01:01:06Ces lettres sont à moi, je les récupère.
01:01:08C'est tout.
01:01:09Une lettre appartient à son destinataire,
01:01:11monsieur Métogne,
01:01:12et pas à l'expéditeur.
01:01:15Il faudra bien me les montrer.
01:01:16Ça m'étonnerait.
01:01:18Ça m'étonnerait.
01:01:18Ça m'étonnerait.
01:01:48C'est ça, Métogne.
01:01:54Ces pages du journal de la comtesse
01:01:56que vous avez arrachées,
01:01:57elles vous appartiennent, elles aussi ?
01:01:59Pour qui me prenez-vous ?
01:02:00Vous me voyez en train de fouiller dans son intimité
01:02:02et de lui voler ses secrets ?
01:02:03Parfaitement.
01:02:05Donnez-moi ce que vous avez pris dans son secrétaire.
01:02:07Non.
01:02:08Vous savez que je pourrais vous y forcer ?
01:02:10Certainement pas.
01:02:11Vous êtes ici sans mandat.
01:02:12Vous n'avez aucun pouvoir.
01:02:14Foutez-moi la paix.
01:02:18Ça n'a rien à voir.
01:02:22Je vous parle de fantasmes.
01:02:24De l'envie que nous avons tous
01:02:25de voir mourir ceux qui nous sont proches.
01:02:28Pourquoi ?
01:02:28Parce que nous savons pertinemment
01:02:30qu'ils connaissent nos faiblesses intimes,
01:02:32nos vices.
01:02:33Nous ressentons tous des pulsions martillaires.
01:02:35Tous.
01:02:36Autant que nous sommes.
01:02:37C'est inévitable.
01:02:41En ce qui me concerne, j'évite.
01:02:43Le seul fait que vous évitiez
01:02:44prouve que vous en êtes victime.
01:02:47Je suis seulement victime
01:02:48de mon extrême patience, docteur.
01:02:51En vous écoutant depuis si longtemps.
01:02:53Excusez-moi.
01:02:54Je suis horriblement bavard.
01:02:59Nous nous accorderons sur ce point.
01:03:01Bonsoir, docteur.
01:03:11Vous arrivez à point.
01:03:14J'assommais votre époux
01:03:15avec ma misanthropie galopante.
01:03:19Il médite.
01:03:21Mais dans quelques instants,
01:03:23il va faire une révélation.
01:03:25Je le sens.
01:03:27Je crois surtout qu'il est de mauvaise humeur.
01:03:28Mais je sais pourquoi ça va s'arranger.
01:03:31Voilà.
01:03:34J'ai eu une longue conversation
01:03:35avec Jean Métayé.
01:03:37C'est un garçon charmant.
01:03:39Oh, avec les jolies femmes,
01:03:40j'en doute pas.
01:03:42Il était désolé de la tournure
01:03:43qu'a prise votre conversation tout à l'heure.
01:03:45Il s'en veut beaucoup.
01:03:47Il voulait venir ici
01:03:47te donner ses lettres,
01:03:48mais je pensais qu'il était aussi simple
01:03:50que je les prenne.
01:03:51Ben voyons.
01:03:52C'est bien ce que tu voulais,
01:03:54ses lettres, non ?
01:03:57Et les pages à arracher du carnet,
01:04:00il te les a données aussi ?
01:04:01Mais il n'a jamais touché à ce carnet.
01:04:04Eh ben, c'est parfait.
01:04:06Commissaire,
01:04:07qui comptez-vous interroger maintenant ?
01:04:09Qu'est-ce que ça veut dire ?
01:04:10Puisque tu as voulu prendre
01:04:11la direction de cette enquête continue,
01:04:14moi, je vais me promener.
01:04:16Tu es sous-polé,
01:04:20ingrat
01:04:21et de mauvaise foi,
01:04:22en plus.
01:04:24Je te laisse à tes humeurs.
01:04:26Bonsoir.
01:04:31Vous ne vouliez pas me croire tout à l'heure.
01:04:34Je vous parlais de pulsions criminelles.
01:04:37Et je suis sûr que vous m'aurez d'envie
01:04:38d'étrangler votre épouse.
01:04:40Ah, je plaide coupable, docteur.
01:05:01Qu'est-ce que tu penses de l'article de Lazaret ?
01:05:04Rien.
01:05:16Une femme de commissaire,
01:05:17ça ne pense pas.
01:05:19Ça écoute.
01:05:22Respectueusement.
01:05:24Bravo.
01:05:26Je vois que tu as tout compris.
01:05:27Tu sais que tu es monstrueux.
01:05:35Il y a vraiment de toi qui me comprend.
01:05:39Tu ne veux pas
01:05:40venir te chauffer un peu ma place ?
01:05:43Vous m'excuserez,
01:05:46je vais beaucoup pas faire.
01:05:48Faites, je vous en prie.
01:05:49L'enfant de cœur,
01:05:56vous savez le petit rouquin
01:05:58qui servait à la messe samedi ?
01:06:00Ernest ?
01:06:01Il faudrait que je le voie.
01:06:03Bien, voyez-le, commissaire.
01:06:05Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
01:06:06Où je pourrais le trouver, par exemple ?
01:06:09À cette heure-ci, à l'école.
01:06:11Libre, je suppose.
01:06:15Évidemment.
01:06:15Loin de moi l'idée
01:06:18de vouloir vous importuner
01:06:20avec ça, monsieur le curé,
01:06:21mais je n'ai pas pu m'empêcher
01:06:22de repenser
01:06:23à notre entretien d'hier.
01:06:26Je pensais avoir été clair.
01:06:29Très clair, justement, monsieur le curé.
01:06:33J'ai assez fréquenté
01:06:34les églises dans ma jeunesse,
01:06:35et celle-ci en particulier,
01:06:38pour savoir que vous ne direz rien.
01:06:41Le secret de la confession,
01:06:43non ?
01:06:44Vous avez donc confessé
01:06:46une personne de l'entourage immédiate,
01:06:48madame la comtesse ?
01:06:50Cette personne
01:06:51vous a fait une révélation
01:06:53impliquant le compte de Saint-Fiacre.
01:06:56Et vous l'avez cru.
01:06:58Jusque-là, c'est sûr.
01:07:02Alors, procédons par élimination.
01:07:04Qui est venu se confesser ?
01:07:06Métayé ?
01:07:07Vous n'avez pas dû le voir souvent.
01:07:09Le médecin doit être anticlérical.
01:07:11Le père Gauthier, peut-être ?
01:07:15Bon, c'est sûrement un très bon chrétien.
01:07:19Ou alors, Émile ?
01:07:20Émile.
01:07:27Émile.
01:07:40Vous permettez que je vous emprunte
01:07:41cette feuille paroissiale ?
01:07:43C'est là-dessus que ma mère m'a appris à lire.
01:07:46Faites, je vous en prie.
01:07:47C'est là-dessus que ma mère m'a appris à lire.
01:08:17Je suis venu voir le curé, c'est que ça n'a pas le problème.
01:08:28Vous savez, moi, à la Saint-Fiacre, j'en dois tout.
01:08:31Ce que j'ai vu, ben...
01:08:33Ce que j'ai vu, ça pouvait...
01:08:35Alors moi, je pensais que le curé pouvait m'aider, me conseiller.
01:08:38Tout ce qu'il a trouvé à me dire,
01:08:39c'est malheur à celui par qui il se qu'on en arrive.
01:08:43J'ai besoin de savoir ce que tu as vu, Émile.
01:08:45Oui, bien sûr, je comprends.
01:08:51Voilà.
01:08:53Ça s'est passé dans la nuit de samedi,
01:08:55la veille de la mort de madame la comtesse.
01:08:58Un bruit de moteur m'a réveillé.
01:08:59Il était 3h du matin.
01:09:02C'était des voitures la nuit à Saint-Fiacre.
01:09:03Il n'y en a pas beaucoup.
01:09:06Je suis allé à ma fenêtre.
01:09:07J'étais encore remonté dans le tirage.
01:09:08Et j'ai vu un homme qui poussait la grille du château.
01:09:14Je trouve que tu te pensais à descendre pour alerter papa, mais...
01:09:18Mais j'ai reconnu l'homme qui poussait la grille.
01:09:25C'était monsieur le comte.
01:09:27Tu es sûr que c'était lui ?
01:09:28Oui.
01:09:30Il n'y a pas de lumière dans la couronne.
01:09:33T'as pu le reconnaître dans l'obscurité ?
01:09:35Ah si, si, on n'a pas d'air sur la route, à côté de la grille.
01:09:43T'aurais pu me le dire plus tôt.
01:09:49Les obsèques auront lieu le 6 novembre dans l'église de Saint-Fiacre.
01:09:54Bien, voulez-vous en lire, je vous prie ?
01:09:56Les obsèques auront lieu sans vous, monsieur.
01:09:58Vous êtes fou ?
01:09:59Taisez-vous.
01:10:00Vous n'avez pas cessé de mentir.
01:10:07Non seulement vous êtes venu au château, mais vous l'avez fait en vous cachant, à 3 heures du matin.
01:10:11C'est à ce moment-là que vous avez glissé dans le micel de votre mère le texte qui l'a tué.
01:10:19Vous êtes ignobles !
01:10:20C'est à ce moment-là que vous êtes venu au château, mais vous êtes venu au château.
01:10:50Il n'est pas là, le patron.
01:11:02Ce n'est pas lui que je viens voir.
01:11:04C'est ma chambre.
01:11:06Votre chambre ?
01:11:07Enfin, la mienne quand j'étais gamin.
01:11:09Ça doit être celle d'Emile maintenant, je suppose.
01:11:12Ça me ferait plaisir de la revoir, je peux ?
01:11:15Montez-donc.
01:11:15Je suis allé à ma fenêtre.
01:11:37J'étais encore à moitié dans le cirage et j'ai vu quelqu'un qui poussait la grille du château.
01:11:44Je suis allé à ma fenêtre à ma fenêtre.
01:12:14Bon, alors, je t'ai dit que tu l'avais vue.
01:12:34T'en es sûr ?
01:12:36Tu l'as vue ou tu l'as pas vue, monsieur le comte ?
01:12:39Je sais que c'est un péché mortel si tu dis pas la vérité, Ernest.
01:12:48Non, je l'avais pas vue, monsieur.
01:12:50C'est Emile qui m'a dit de vous dire, monsieur.
01:12:55Il m'avait promis un sifflet de gendarme.
01:13:00Lève-la.
01:13:00C'est lui qu'on peut se garder de gendarme.
01:13:04T'as pas le droit d'avoir un sifflet de gendarme dans ta poche.
01:13:09Il manque des pages au journal de votre mère.
01:13:22Elles correspondent à fin 51, début 52.
01:13:24Qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ?
01:13:28Bien sûr.
01:13:30Y a-t-il eu quelque chose de particulier ?
01:13:32Oui, je dois dire que j'aime pas beaucoup en parler.
01:13:35Un scotch ?
01:13:36Volontiers.
01:13:39C'est si gênant que ça ?
01:13:41Oui, ma mère a une liaison avec un domestique.
01:13:45Dès que je l'ai appris, j'ai mis bon ordre.
01:13:48Sans ménagement, comme vous pouvez le penser.
01:13:51Mais par égard pour elle, j'ai pas voulu prendre de sanctions.
01:13:54Alors j'ai conservé l'homme à mon service pour que rien ne transpire à l'extérieur.
01:13:58Rien ne transpirait.
01:14:00Ça ne s'est pas su.
01:14:01Même son père, le pauvre vieux.
01:14:04Il ignore tout.
01:14:07Il s'agit d'en des milles.
01:14:08Ouais.
01:14:10Mais je dois dire que depuis, il a tout fait pour effacer cette histoire.
01:14:16Tout.
01:14:17En effet.
01:14:18Voilà.
01:14:24Je suis pas très fier de ce que je vous ai dit, mais j'étais hors de moi.
01:14:28Non, tout est de ma faute.
01:14:31C'est vrai que je vous ai menti.
01:14:34Un peu stupidement d'ailleurs, parce qu'il y avait pas de quoi fouetter un chat.
01:14:36J'avais fait des dettes au poker, comme d'habitude.
01:14:41Ma mère n'a pas voulu couvrir.
01:14:42Il y avait le feu.
01:14:43Alors, je suis venu à la bibliothèque du château pour prendre des livres qui m'appartenaient.
01:14:49Mais en me cachant, parce que je savais que ma mère allait hurler à l'idée que je pouvais vendre
01:14:55des choses qu'elle considérait comme des reliques familiales.
01:14:58Vous voyez ?
01:15:00Voilà.
01:15:01C'est aussi bête que ça.
01:15:04Enfin, grâce à vous, tout est clair.
01:15:05Tout est clair. Seulement, je n'ai aucune preuve.
01:15:10Et qu'est-ce que nous allons faire ?
01:15:15Vous m'avez pas dit qu'il y avait encore de bons bordeaux au château ?
01:15:21Merci, Octave. Laissez-nous maintenant.
01:15:32J'aurai plus besoin de vous.
01:15:35J'aurai plus besoin de vous.
01:16:05Vous voudrez bien m'excuser de vous plonger dans du Walter Scott, mais c'est la situation qu'il veut.
01:16:20J'aurais dû renoncer à la tenue de soirée, puisque certains de nos invités n'en disposaient pas,
01:16:24mais ce soir, au moins que jamais, je n'ai pu échapper à la tradition.
01:16:34Sa fiacre a été le théâtre d'un crime.
01:16:36La victime repose au-dessus de nos têtes et l'assassin est dans cette pièce.
01:16:43Assis à cette table.
01:16:56Il est 11h10.
01:17:06À minuit, cet assassin sera mort.
01:17:09Tout le monde savait ici, depuis quelques mois, qu'une émotion trop forte serait fatale à madame de Saint-Fiacre.
01:17:26Et chacun de nous a pu la provoquer.
01:17:34Oui.
01:17:35Chers amis, chacun de nous peut être le coupable.
01:17:38J'accepte monsieur et madame Maigret, bien entendu, mais personne d'autre.
01:17:43Non, pas même vous, monsieur le curé.
01:17:46Restez, restez.
01:17:47Restez.
01:17:48De toute façon, vous ne pourriez pas sortir.
01:17:49Malheur à celui par qui le scandale arrive, n'est-ce pas ?
01:17:57Et la plus éminente de vos paroissiennes n'était-elle pas devenue un objet perpétuel de scandale ?
01:18:02Une mort à la messe, en prière, cela rachetait tout ?
01:18:10Peut-être même aux yeux de Dieu.
01:18:13Vous n'avez pas le droit.
01:18:17Simple hypothèse, bien entendu.
01:18:19Mais plausible.
01:18:21Et que Sherlock Holmes lui-même, fidèle à sa méthode, n'est pas écarté.
01:18:29Après le prêtre,
01:18:32le médecin.
01:18:35Ah là, les probabilités augmentent sérieusement.
01:18:39Amour et conduit, crime passionnel, c'est le tout venant des cours d'assises.
01:18:46Et qui est mieux que vous, docteur ?
01:18:49Connaissez la fragilité du cœur qui, au matin du jour des morts, s'est arrêté de battre.
01:18:54Enfin, commissaire, faites quelque chose.
01:18:56Arrêtez cette sinistre plaisanterie.
01:18:59Mais comme vous venez de le suggérer vous-même, docteur, ce n'est qu'un jeu.
01:19:03Et qui m'intéresse beaucoup.
01:19:04Monsieur Métaillé, maintenant.
01:19:16Monsieur Jean, disait-on ici.
01:19:19Comme s'il faisait partie de la famille.
01:19:23Là, c'est beaucoup plus simple.
01:19:25On a un homme qui connaît la musique, si je puis me permettre son mauvais jeu de mots.
01:19:29Et qui sait comment faire jouer la corde sensible pour se faire coucher sur un testament.
01:19:34Habile, mais pressé.
01:19:36Alors on précipite l'héritage et on tue sa bienfaitrice.
01:19:40En pure perte d'ailleurs.
01:19:41Car je suis désolé de le lui apprendre, le testament a été annulé.
01:19:45Je m'en fous de cet héritage.
01:19:49Ce qui m'a touché, c'est qu'elle ait pensé à moi, sans jamais me le dire.
01:19:52Venons-en maintenant au fils dénaturé.
01:19:55Au grand seigneur dévoyé qui a l'honneur ce soir de vous recevoir à sa table,
01:20:00votre serviteur.
01:20:07Ah, il ne s'agit pas de possible.
01:20:11Il ne s'agit pas de probable.
01:20:14Il s'agit d'évidence.
01:20:15Qui d'autre, je vous le demande,
01:20:20a pu commettre une action
01:20:21aussi lâche,
01:20:25aussi basse,
01:20:28aussi abominable.
01:20:31Qui d'autre ?
01:20:39Qui d'autre ?
01:20:44N'est-ce pas ?
01:20:45Émile.
01:20:51Il n'aurait jamais eu le courage de le faire tout seul.
01:20:53Il n'aurait jamais eu le courage de le faire tout seul.
01:20:57Il n'ira pas loin.
01:21:10Il n'ira pas loin.
01:21:11Il n'aurait jamais eu le courage de le faire tout seul.
01:21:24Il n'a pas loin.
01:21:24Il n'aurait jamais eu le courage de le faire tout seul.
01:21:28Comment on est-il arrivé à faire une chose pareille ?
01:21:39Comment pouvait-il nous haïr comme ça ? Je ne comprends pas.
01:21:42Vous ne pouvez pas comprendre.
01:21:45C'est parce que c'est que l'humiliation.
01:21:47Vous n'avez aucune idée.
01:21:51Il y avait eu un miracle.
01:21:52Émile était sorti de sa condition.
01:21:54Il voulait avoir plongé sans ménagement, comme vous dites.
01:21:58A mort d'une comtesse.
01:22:02Il était redevenu son domestique.
01:22:06Il ne pouvait le pardonner ni à vous ni à elle.
01:22:09Il s'était juré de vous détruire tous les deux.
01:22:16Il n'est pas ce qu'arrivait.
01:22:19Il faut bien le dire, maigret.
01:22:21La famille a connu des moments plus glorieux.
01:22:28Il n'est pas ce qu'aaction.
01:22:42Il n'est pas ce qu'arrivée.
01:22:43Il n'est pas ce qu'arrivée.
01:22:46Il ne peut avoir peuré.
01:22:47Il n'est pas ce qu'en aller.
01:22:49Il n'est pas ce qu'on leur permitir sin.
01:22:51Sous-titrage MFP.
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01:23:51...
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