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  • il y a 3 mois
Transcription
00:15:26Ah, ça m'ennuie parce que j'aurais été très curieux d'où voir procéder, mais allez-y.
00:15:39Je m'appelle Claire Dan. Je suis l'inspecteur du 17e.
00:15:44Oui, oui, bien sûr.
00:16:13Je suis l'inspecteur.
00:16:25Je pense que vous devez être content.
00:16:30Détrompez-vous, Aline.
00:16:32La mort d'un homme ne m'a jamais fait plaisir.
00:16:36Pourquoi vous croyez que ça me fait plaisir que Manu soit mort ?
00:16:41Je dois vous poser une question, Aline.
00:16:45Ce n'est pas moi qui l'ai tué, si c'est ça que vous voulez savoir.
00:16:48Mais si ça vous arrange de me coller sa mort sur le dos, je m'en fous.
00:16:54Vous entendez ? Je m'en fous.
00:16:57Qui l'a tué ?
00:16:58Je ne sais pas, mais tout ce que je sais, c'est que c'est par votre faute qu'il
00:17:03est mort.
00:17:03Et pourquoi ?
00:17:05Parce que vous l'avez obligé à balancer et que les types se sont vengés purement et simplement.
00:17:10Vous savez très bien que Manu ne m'a jamais balancé personne.
00:17:13Je ne sais pas, je ne comprenais rien à ses affaires.
00:17:17Quelles affaires ?
00:17:20Mais merde !
00:17:22Papa est mort, vous ne pouvez pas me laisser tranquille cinq minutes, non ?
00:17:26Mais j'en ai assez, mais...
00:17:28Foutez-moi la paix, barrez-vous, barrez-vous !
00:17:32Je cherche le ou les assassins de Manuel, Aline.
00:17:36Et vous ne voulez pas m'aider ?
00:17:39Je m'en fous, tout ce que je sais, c'est que papa n'est plus là, c'est tout.
00:17:43Barrez-vous, barrez-vous !
00:17:45Barrez-vous, barrez-vous, barrez-vous !
00:18:17C'est avec ça qu'on l'a tué ?
00:18:19Il n'y a pratiquement aucun doute.
00:18:23Regardez.
00:18:24Mais c'est son revolver.
00:18:25Vous allez prendre les empreintes de la fille, j'imagine ?
00:18:28Pas rien n'est-il.
00:18:30Les seules empreintes qu'il y ait sur le revolver sans celles du mort.
00:18:33Il était drôlement bien équipé, le Palmarie, dites-donc.
00:18:35Pour son malheur.
00:18:37Alors, bon ben j'ai deux, trois éléments.
00:18:39Aline est sortie de chez elle vers 11h30.
00:18:42Elle a fait son marché, l'ortil a suivi, et Palmarie s'est fait plomber vers midi.
00:18:46C'est ça, mon fils ?
00:18:47Oui, c'est ça.
00:18:48Peut-être un tout petit peu après, selon le légiste.
00:18:51Ensuite, elle est rentrée vers une heure moins le quart et elle a prévenu le commissariat à moins cinq.
00:18:55Entre 11h et le moment des fous, les flics du quartier sont arrivés.
00:18:58Et personne d'extérieur à l'immeuble n'est entré ou sorti.
00:19:00Et on n'a aucune trace d'effraction, commissaire.
00:19:05C'est comme si on avait voulu faire croire à un suicide.
00:19:08Et ça n'a pas marché.
00:19:10En tout cas, la maîtresse de maison m'a allé hors de cause.
00:19:43En dehors de Palmarie et vous, qui disposait des clés de l'appartement ?
00:19:51Personne.
00:19:53Mon papa était bien trop méfiant.
00:19:59Pauvre papa.
00:20:02Papa ?
00:20:03Ce petit nom qu'il lui donne, enfin qu'il lui donne.
00:20:23Fred Vito.
00:20:32Fred Vito.
00:20:34Oh, oh.
00:20:36Oh, oh.
00:20:37Don't...
00:20:38Harry.
00:20:39Harry.
00:20:40Harry.
00:20:41Harry.
00:20:41Harry.
00:20:41Harry.
00:20:46On y va.
00:20:55Attention.
00:21:16Torrance, tu vas rester avec elle.
00:21:18Je vous ferai monter quelque chose.
00:21:25Aline, vous allez devoir subir une protection.
00:21:29J'ai l'habitude.
00:21:34Ça dure un long temps.
00:21:36Aussi longtemps que je ne vous estimerai pas en sécurité.
00:21:52J'ai quand même envie de connaître votre intime conviction.
00:21:55Mais seulement après avoir déjeuné, histoire d'oublier ces moments pénibles.
00:21:59Je ne serai pas déçu.
00:22:07Ah, il doit m'en rester deux bonnes parts de tripos, commissaire.
00:22:11Sinon, j'ai une excellente potée.
00:22:13Un plat d'hiver aussi.
00:22:15Et j'ai un petit bordeaux superbe.
00:22:18Je vous laisse réfléchir, messieurs.
00:22:21Eh bien, vous m'avez demandé mon intime conviction.
00:22:23Mon intime conviction, c'est que je vais prendre des tripos.
00:22:26Eh bien, je vous suis.
00:22:29Qu'est-ce que c'est, au juste ?
00:22:30Des tripes avec des pieds de mouton accommodés en ragoût.
00:22:34Oh là là, oh non, oh non.
00:22:35Une potée pour moi.
00:22:37Et puis une petite bouteille de 100%.
00:22:39Parfait, c'est parti.
00:22:58C'est parti.
00:23:07Fameux.
00:23:10C'est quand même une drôle d'affaire, non ?
00:23:12Oui, vous, vous êtes un drôle de juge.
00:23:15C'est la première fois que je vois un juge inviter un commissaire de police à déjeuner.
00:23:18Pourquoi pas ?
00:23:20Vous ne voyez aucun piège, j'espère ?
00:23:22Moi, aucun.
00:23:25Dites-moi, d'où proviennent les revenus de Palmarie ?
00:23:30Est-ce qu'un firme comme il était, il ne travaillait pas ?
00:23:33Il a un restaurant en rue Fontaine, la Clé d'Or.
00:23:36Une belle affaire, mais seulement une couverture, à mon avis.
00:23:40On y mange bien ?
00:23:42C'est pas le même style qu'ici, c'est un peu chichiteux, mais beaucoup plus cher.
00:23:49C'est délicieux.
00:23:53Ce genre de cuisine fait mon bonheur.
00:23:57Ce serait peut-être pas inutile, finalement, pour vous que je diligente une enquête de la brigade financière
00:24:02sur les biens et les revenus de Feu, votre ami Palmarie,
00:24:06et aussi d'Alle-Moiselle Aline,
00:24:08pour laquelle j'ai cru discerner chez vous une certaine sympathie.
00:24:13Non, mais ce ne serait effectivement du plus grand secours.
00:24:16Jusqu'ici, je n'ai jamais pu l'obtenir.
00:24:17Eh bien, c'est fait.
00:24:20Je bénis le ciel qui m'a confié cette affaire.
00:24:31Que diriez-vous, commissaire, de m'offrir un digestif à la main d'or ?
00:24:35La clé d'or, vous voulez dire ? Le restaurant de Palmarie ?
00:24:37Oui, je suis curieux de connaître l'endroit.
00:24:42Je ne vous ai pas demandé, commissaire.
00:24:44Vous avez des enfants, vous ?
00:24:46Ah non.
00:24:48Moi, j'en ai cinq, ils sont grands, maintenant, oui.
00:24:50Ah, bravo.
00:24:52C'est une chance pour eux que vous ne soyez pas entrés dans la police.
00:24:55Si je l'avais fait, je n'aurais peut-être pas eu d'enfant.
00:24:57Ah, vous permettez ? Vous m'attendez, j'arrive tout de suite.
00:25:01Mais bien entendu.
00:25:09Ah, mais non. L'immeuble, maintenant, il lui appartient à elle.
00:25:12À qui, elle ?
00:25:13Ben, Aline Bourges l'a mis du mordeux ce matin.
00:25:16Elle est à l'abri du besoin, elle ou moi.
00:25:20Qu'est-ce que vous foutez là, vous ?
00:25:22Passez-moi.
00:25:23J'ai dit que c'était un parent.
00:25:25Vous savez, ce n'est pas avec ce qu'on gagne que...
00:25:27Oui, bien sûr.
00:25:29Je voudrais voir votre livre de quittance.
00:25:31Ah bon, ça, je ne sais pas si je peux vous le donner.
00:25:33Vous préférez que je le cherche moi-même ?
00:25:34Non.
00:25:39Tenez, commissaire.
00:25:41Mais vous me le ramenez, hein ?
00:25:43Oui, oui.
00:25:44Merci pour mon journal, commissaire.
00:26:00Ça a l'air fermé, hein ?
00:26:01Peut-être pas pour nous.
00:26:09Et voilà.
00:26:17Mais puisque les écoutes téléphoniques
00:26:18et la filature d'Aline Bourges
00:26:20n'ont rien donné,
00:26:22d'où tenez-vous votre conviction ?
00:26:25D'abord, le fait que le vol de bijoux
00:26:27était la première spécialité de Paul-Marie.
00:26:30Ensuite, la fusillade qui l'a privée de ses jambes,
00:26:32il y a trois ans.
00:26:34Ah, tu vies !
00:26:34J'en ai marre des petits comptes à toi !
00:26:35Ils sont en train de vivre, bien entendu.
00:26:37Et qu'une mère a retourné la soupe à plus.
00:26:39Le temps de manuer terminait, crétin.
00:26:41Tout va changer.
00:26:43C'est moi le patron, maintenant.
00:26:45Et depuis ce matin, son assassinat.
00:26:47Je comprends.
00:26:49Le montant des pourboires.
00:26:50C'est fini le bon temps,
00:26:51ce vieux con de Paul-Marie vous protégeait.
00:26:53Hein ?
00:26:54Protégeait comme ses enfants.
00:26:57C'est quoi ce bordel dans les éditions ?
00:26:59Viens de colle !
00:27:00Oh, commissaire, quelle bonne surprise !
00:27:04Il y a un moment que je ne vous avais pas vu.
00:27:06Je vous en prie.
00:27:08Alors, commissaire, qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
00:27:11Oh, rien de spécial, monsieur Bernal.
00:27:13Nous venions seulement le juge et moi
00:27:14boire un petit digestif.
00:27:15C'est possible ?
00:27:16Vous le dites franchement ?
00:27:18Enfin, vous savez bien que pour vous,
00:27:20rien n'est impossible.
00:27:21Je vais vous installer dans un endroit tranquille.
00:27:24C'est pas le meilleur moment pour apprécier l'établissement.
00:27:28Dites-moi, j'ai un Armagnac hors d'âge
00:27:32de chez Morino Frères tout à fait exceptionnel.
00:27:37Vous désirez le goûter ?
00:27:38Volontiers.
00:27:45Si vous considérez le nombre de bijouteries de la région parisienne,
00:27:50vous serez frappé comme moi par l'extraordinaire flair de nos gangsters.
00:27:54Vous voulez dire que tout se passait comme si
00:27:56les auteurs des attaques avaient disposé en temps utile
00:27:59d'informations très précises.
00:28:01Mais les bijoutiers eux-mêmes sont hors de cause ?
00:28:05Excellente question.
00:28:06À laquelle ma réponse est oui.
00:28:08Messieurs, un cigare vous faut-il plaisir ?
00:28:11Non, merci.
00:28:12Oui.
00:28:20Commissaire, je sais que Manuel Palmarie a été tué ce matin.
00:28:24Et c'est pour ça que vous êtes venu.
00:28:25Je ne me trompe pas, n'est-ce pas ?
00:28:27Mais je vais vous dire quelque chose.
00:28:29Depuis 15 jours, il n'était plus propriétaire de cet établissement.
00:28:34Ah bon ? Mais à qui appartient-il alors ?
00:28:37À mon associé et à moi-même.
00:28:40Ah, mais bravo.
00:28:42Félicitations.
00:28:44Et vous avez rencontré Palmarie à cette occasion ?
00:28:47Hélas, non.
00:28:49C'est Mlle Bauche qui s'est occupée de la transaction pour son compte.
00:28:53Ah ! Je n'aurais jamais cru qu'une femme puisse être aussi dure en affaires.
00:28:56Bref, nous avons dû céder à ses exigences.
00:29:02Et vous comprenez, nous avons beaucoup emprunté.
00:29:06Nous n'avons pas besoin de ce genre de publicité.
00:29:09Compte tenu de notre clientèle, croyez que nous sommes sincèrement navrés.
00:29:15Bien sûr.
00:29:17Cela dit, si je puis vous être utile en quoi que ce soit...
00:29:19Je vous remercie, M. Pernel.
00:29:21En tous les cas, votre armagnac est absolument admirable.
00:29:24N'est-ce pas, M. le juge ?
00:29:26Je profite de l'occasion pour vous dire que cette maison est la vôtre, M. le juge.
00:29:29Vous aussi, évidemment, M. le commissaire.
00:29:32C'est vraiment très très gentil.
00:29:34Vous avez raison, il est très bon, cet armagnac.
00:29:37Oui.
00:29:38D'ailleurs, justement, à ce propos,
00:29:40est-ce que vous avez rencontré, quand vous étiez le gérant seulement,
00:29:45des personnes qui avaient, comme on dit, table ouverte dans l'établissement ?
00:29:49Je vois ce que vous voulez dire.
00:29:52Très peu.
00:29:53En fait, une personne, un certain M. Louis,
00:29:57qui venait accompagné par la plupart du temps par très jeunes femmes,
00:30:01charmantes d'ailleurs.
00:30:05Mais ce n'est pas du tout à fait les genres de personnes
00:30:09que nous avons l'habitude de recevoir.
00:30:11Et ce M. Louis a gardé ses habitudes ?
00:30:16J'ai tâché de lui expliquer que la situation de la maison avait changé
00:30:20et que nous ne pourrions pas éternellement.
00:30:23Il l'a mal pris.
00:30:25Il n'est jamais revenu.
00:30:29Vous ne savez pas où je pourrais le trouver.
00:30:37Je crois qu'il a ses habitudes dans une boîte à Pigalle.
00:30:41Rue Frochot.
00:30:42Le tropical.
00:30:44Enfin, vous voyez le genre.
00:30:46Commissaire,
00:30:48dans la mesure du possible, si vous pouviez éviter de...
00:30:55Bien sûr.
00:30:56Ne vous inquiétez pas.
00:30:59Bien.
00:31:02Au revoir, M. Pernel.
00:31:05Au revoir, commissaire.
00:31:06M. le juge.
00:31:13Le dénomé Louis, c'est une piste pour vous ?
00:31:16Autant qu'une autre.
00:31:20Vous allez faire comment pour l'en trouver ?
00:31:22Comme souvent, je vais aller m'asseoir devant un comptoir de bar.
00:31:29Mais je ferai aussi un petit crochet par le passé.
00:31:34Le bar, je peux imaginer, mais le passé...
00:31:40Chez les truands, c'est souvent en prison
00:31:41que se forgent les amitiés les plus fortes.
00:31:48Ma part de l'homme.
00:32:03Centre de Copat sur Fontaine qui reprend de volée.
00:32:05Put !
00:32:05Oui !
00:32:06Oui !
00:32:07Put la client civilization qui est venu de juste au Fontaine
00:32:09sur un centre de Raymond Copat.
00:32:10Un sivenne, deux à zéro.
00:32:12Le canonnier est devenu avec la poudre.
00:32:14Pour la deuxième fois,
00:32:16Maru doit aller chercher le ramène.
00:32:18Ah, moi, qu'il me fasse semblant.
00:32:20J'ai commencé à regarder un peu les archives.
00:32:22Ah, oui?
00:32:25Et qui gagne?
00:32:26Ah, forcément.
00:32:27Vous saviez que l'immeuble était à lui?
00:32:30Ah bon?
00:32:31Moi, j'étais persuadé qu'il était à elle.
00:32:33Ah, ben, j'en suis pas encore là.
00:32:35Vous savez, de toute façon, ce genre de paperasserie, ça a jamais été mon truc.
00:32:38Déjà, quand je vais remplir un formulaire pour la sécu, ça me prend deux jours.
00:32:41Bon, ben, tu vas téléphoner à Lutton, à la brigade financière.
00:32:44Il va pas se prendre tout ça.
00:32:46Il a l'air pas mal jugé en cela, non? Pour une fois.
00:32:49Oui.
00:32:50Tu verrais un inconvénient majeur à dormir ici, cette nuit?
00:32:58Ça va, je vous dérange pas?
00:33:05Allô, baron? Ici Maigret.
00:33:08Tu vas téléphoner au directeur de la centrale de Saint-Mort.
00:33:11Je voudrais savoir si, du temps ou pas, le mari était là-bas,
00:33:13il a pu rencontrer un ou plusieurs détenus, ce prénomment Louis.
00:33:18Avec un nom corse, éventuellement, ou qui pourrait l'être.
00:33:22Oui.
00:33:24Entendu.
00:33:29Vous m'aviez pas dit que vous aviez vendu la clé d'or.
00:33:34Parce que vous me l'aviez pas demandé.
00:33:37De toute façon, c'était pas mes oignons.
00:33:40Ça regardait Manu.
00:33:41C'est vous qui avez mené l'affaire.
00:33:44J'ai fait ce que Manu m'a demandé du mieux que j'ai pu.
00:33:47De toute façon, j'avais aucune raison de faire de cadeau à ces deux têtes de raie
00:33:49qui l'ont arnaquée à qui mieux mieux du temps de la gérance.
00:33:52Autrement, où est-ce qu'ils auraient trouvé l'oseille pour acheter la boutique?
00:33:55Ah oui, à propos, où est-il passé l'argent?
00:33:57Sur un compte à moi et c'est pas illégal.
00:34:00Manu a rempli des papiers chez maître Lina Rutigton.
00:34:04Tu vérifieras, Torrance.
00:34:06Tu vérifieras, Torrance?
00:34:07Mais si je vous le dis, c'est que c'est vrai.
00:34:09Si vous croyez rien de ce que je dis, pourquoi vous m'agrafez pas tout de suite?
00:34:12Ce sera plus simple.
00:34:13Parce que je ne crois pas que tu aies tué, Manuel.
00:34:20On ne dirait pas.
00:34:27Bonne nuit.
00:34:35Bon, alors.
00:34:36Moulis, troisième gauche, c'est quoi ça?
00:34:41Des vieux.
00:34:43Lui, il était gouverneur aux colonies.
00:34:46Je suis rentrée une fois.
00:34:47C'est plein de statues genre nègres.
00:34:50Elle est à moitié aveugle.
00:34:52Ah, s'il n'y avait que des gens comme ça.
00:34:55Parféneuf en face.
00:34:58Mademoiselle.
00:34:59Ah, c'est...
00:35:00Lydia et les messieurs de Mademoiselle,
00:35:02ça change tout le temps.
00:35:04Elle est tout de même pas loin de cinquante, mais drôlement conservée.
00:35:08Elle était chanteuse à l'opéra.
00:35:10Maintenant, on lui donne des leçons.
00:35:12Et à mon avis, elle ne fait pas payer tout le monde.
00:35:16Et en face de chez Paul-Marie?
00:35:18Ben, les barillards.
00:35:22Un jeune couple.
00:35:23Lui, il est représentant en emballage.
00:35:26Elle, elle est enceinte de six mois.
00:35:29Et puis au-dessus de chez eux, c'est vide.
00:35:31Depuis longtemps?
00:35:33Ben oui, ça fait un moment.
00:35:34Quatre ou cinq ans, peut-être bien.
00:35:37Vous avez la clé?
00:35:39Ben oui.
00:35:47C'est parti.
00:36:18C'est parti.
00:36:43Oui, c'est pourquoi ?
00:36:44Commissaire Maigret de la police judiciaire.
00:36:46Vous êtes monsieur Blanchard ?
00:36:49Est-ce que je peux voir votre carte ?
00:36:54On peut peut-être rentrer chez vous ?
00:36:55Ben oui, si vous y tenez.
00:37:17Asseyez-vous, Joudry.
00:37:20Je suis un sportif, comme vous voyez, mais j'ai abandonné les compétitions il y a trois ans.
00:37:25Je suis maintenant instructeur de l'équipe de France Junior.
00:37:30Vous connaissez Aline Bosch ?
00:37:32Je ne crois pas, non.
00:37:34Mais de toute façon, je ne suis pas là souvent.
00:37:36Je ne connais pas grand monde ici.
00:37:37Vous n'avez jamais vu personne entrer ou sortir de l'appartement d'en face ?
00:37:42Vous savez, je suis en déplacement les trois quarts du temps.
00:37:47Mais je m'en serai aperçu, il me semble.
00:37:52Bien.
00:37:54Je vous remercie, monsieur.
00:37:56Je vous en prie.
00:38:08Écoutez, monsieur le commissaire, maman est malade en ce moment.
00:38:12Gérald ! Qu'est-ce que c'est ?
00:38:14C'est un policier, maman.
00:38:15Un policier ?
00:38:17Mon Dieu, mais que peut-il vouloir ?
00:38:19Fais-le rentrer, je te prie.
00:38:20Je vous en prie.
00:38:23Bonsoir, monsieur.
00:38:24Mais c'est passionnant.
00:38:25Mais comme c'est intéressant.
00:38:28Veux-tu approcher un siège à ce monsieur, Gérald, je te prie ?
00:38:30Je crains de vous déranger, chère madame.
00:38:32Mais pas du tout, pas du tout.
00:38:34Et si vous êtes de la police ?
00:38:35Voyez-vous, je ne l'aurais jamais deviné.
00:38:37Et vous faites une enquête, j'imagine.
00:38:40C'est exact.
00:38:42Un homme a été tué dans l'appartement du premier étage.
00:38:45Oh, mais tu vois, c'était donc ça ?
00:38:48Et pourquoi l'a-t-on tué, ce pauvre garçon ?
00:38:50Mais c'est ce que je cherche à savoir.
00:38:53Bien entendu.
00:38:54Et c'est tout à votre honneur.
00:38:55Mais si vous nous considérez, mon fils et moi, comme des suspects,
00:38:59il va falloir que nous vous fournissions des alibis.
00:39:02À quelle heure ce drame s'est-il produit ?
00:39:05Vers midi environ, mais...
00:39:07Alors tout est parfait.
00:39:09Gérald était à son cabinet toute la journée.
00:39:11Il est radiéesthésiste.
00:39:14J'espère que Mlle Lecourbe va pouvoir confirmer ses dires.
00:39:17Tu vas donner ses coordonnées à ce monsieur, n'est-ce pas ?
00:39:20Quant à moi, j'étais là, dans ce lit, bien incapable de mettre un pied hors de mon lit.
00:39:26Mais je pourrais bien être une simulatrice, n'est-ce pas ?
00:39:30Est-ce que vous connaissez Mlle Beauches ?
00:39:33Monsieur...
00:39:34Gérald Pélisson, je connais cette demoiselle, en effet.
00:39:38Tout le monde n'a jamais parlé.
00:39:40C'est notre propriétaire, maman.
00:39:42Lorsque nous avons emménagé il y a trois ans, j'ai appris qu'il y avait un appartement vidéo au
00:39:45cinquième.
00:39:46J'ai demandé à voir la propriétaire pour voir si je ne pourrais pas y installer mon cabinet,
00:39:50et c'est comme ça que je l'ai rencontré, mais...
00:39:52Elle m'a dit que c'était impossible.
00:39:56Et quel genre de femme est-ce ?
00:39:58Oh, elle ne te plairait pas, maman.
00:40:00Voilà, c'est tout toi, ça.
00:40:01C'est comme ça que tu es restée célibataire.
00:40:04Ah, si vous saviez à quel point ça me désole.
00:40:11Oh, je vous comprends, chère madame.
00:40:13Mais vous savez, Mlle Beauches n'est pas exactement la femme qu'une mère souhaite pour son fils.
00:40:18Mais tout de même, propriétaire d'un immeuble pareil ?
00:40:22Chère madame, si vous ne trouvez pas d'alibi, je vous en dispenserais volontiers.
00:40:25Oh, et nous ne vous avons même pas offert un peu d'amantillado.
00:40:28Gérald, va vite chercher une bouteille et des verres.
00:40:30Non, non, une prochaine fois.
00:40:31Une prochaine fois.
00:40:36Gérald !
00:40:36Oui, maman.
00:40:37Viens !
00:40:38Je raccompagne le commissaire, maman.
00:41:04Continuez, madame Barrière.
00:41:06Lui, on ne le voyait jamais, évidemment.
00:41:09Mais elle, je l'ai croisée plusieurs fois sur le palier.
00:41:12Bon, on se disait bonjour, rien de plus.
00:41:15D'ailleurs, visiblement, elle n'avait pas très envie de sympathiser.
00:41:19Mon mari trouve qu'elle a un genre un petit peu vulgaire, d'ailleurs.
00:41:25Bon, effectivement, c'est assez vrai.
00:41:28Enfin, quand même, de là à penser qu'ils étaient des gangsters, tout de même.
00:41:34Votre mari est sorti tôt ce matin ?
00:41:37Oh non, il est sorti après le déjeuner.
00:41:39Ce matin, je crois qu'il avait pas mal de coups de fil à passer.
00:41:42Oh oui.
00:41:43Et moi, j'étais... J'avais un rendez-vous chez mon gynécologue à l'hôpital Saint-Louis.
00:41:47Ah ben, je suis rentrée quand on a emmené le corps.
00:41:50Et il n'a rien entendu ?
00:41:52Tenez, c'est lui.
00:41:53Excusez-moi.
00:42:07Il fait quoi ?
00:42:12Bonjour, monsieur.
00:42:13Commissaire Maigret.
00:42:14Ah oui, bien sûr. C'est à propos des événements de ce matin.
00:42:18J'étais étonné aussi qu'on ne nous ait pas contactés plus tôt.
00:42:21Oui, nous effectuons toujours ce que nous appelons une enquête de voisinage.
00:42:24Ah ben oui, puis c'est nous les plus proches voisins, alors...
00:42:27Asseyez-vous, je vais vous servir quelque chose.
00:42:29On dîne dans combien de temps, chérie ?
00:42:30Dans trois quarts d'heure, si tu veux.
00:42:31Je mets au four, j'arrive.
00:42:33Je te sers un petit martini ?
00:42:34Mais non, tu sais très bien que le gynécologue a interdit que je prenne de l'alcool.
00:42:37Ah oui, c'est vrai.
00:42:38Si le gynécologue y a dit...
00:42:40Ah oui, c'est notre premier enfant, alors vous comprenez, on est un peu obligés de faire attention.
00:42:45Si vous permettez, inspecteur, je vais vous dire une chose.
00:42:51Eh bien moi, cette histoire ne me surprend pas tant que ça, dans le fond.
00:42:56Ah bon ? Pourquoi ?
00:42:59Vous savez, dans mon métier, on apprend à jauger les gens en deux secondes.
00:43:04Les gens honnêtes, on les voit tout de suite.
00:43:06Les margoulins, c'est pareil.
00:43:09L'observation, inspecteur.
00:43:10La première qualité qui fait un bon vendeur.
00:43:13Et selon vous, ce Manuel Palmarie...
00:43:16Oh, lui, j'en sais rien.
00:43:18Tenez.
00:43:19Excusez-moi.
00:43:21Mais elle, il ne faut pas deux secondes pour voir à qui on a affaire.
00:43:25C'est pas à vous que je vais apprendre ça, inspecteur, mais...
00:43:27La vie de la société, même quand ça se donne des grands airs, ça ne trompe personne.
00:43:32Alors vous pensez que ce serait un règlement de compte entre truands ?
00:43:36Ça, j'en s'effiche trop moins rien.
00:43:39Mais vous me le diriez que ça ne m'étonnerait pas.
00:43:41Vous allez me dire que ce ne sont que des préjugés.
00:43:43C'est possible.
00:43:45Mais on en voit tellement, vous savez.
00:43:50Viens.
00:43:51Vous ne buvez pas votre verre ?
00:43:59Monsieur.
00:44:02Monsieur.
00:44:06J'aimerais vous parler.
00:44:08Vous êtes sourd ?
00:44:42Vous êtes sourd ?
00:44:43Vous êtes sourd ?
00:44:50Je sais.
00:44:54Je suis de la police.
00:45:23Claes, Jacob.
00:45:26Oui.
00:45:29Né à Anvers le 18 juillet 1881.
00:45:35C'est bien vous.
00:45:39Vous ne comprenez pas du tout le français.
00:45:42Pas comprendre. Je suis hollandais.
00:46:10Elle s'est réveillée il y a une heure. Elle a pris un bain. On a regardé un peu la
00:46:12télévision. Et là, elle est en train de préparer à manger.
00:46:15Pour vous deux ?
00:46:16J'espère, oui.
00:46:18Elle n'a pas téléphoné ?
00:46:21À qui ?
00:46:22Je ne sais pas, moi.
00:46:24À un certain Louis, par exemple.
00:46:28Je ne connais aucun Louis.
00:46:31À tel point que vous ne vous êtes même pas aperçu qu'il est venu dîner à la clé d
00:46:34'or gratuitement pendant des années.
00:46:36Pour une femme d'affaires, vous me décevez.
00:46:39Les affaires, c'était papa. Moi, ça ne me regardait pas. Je ne me mêlais pas.
00:46:43À propos d'affaires, vous avez bien un appartement à louer au cinquième.
00:46:48Pourquoi ? Vous voulez louer ?
00:46:50Tu ne cherchais pas un appartement, Terrence ?
00:46:53Moi ?
00:46:54Ah oui, tu voulais quitter Bagnolet.
00:46:55Ah oui.
00:46:57Vous pourriez lui faire visiter ?
00:46:59Oui, bien sûr. Il n'y a pas de problème. Mais c'est un petit peu cher.
00:47:05Oh !
00:47:06Oh !
00:47:07Je voulais surveiller mon four.
00:47:11Bonsoir, monsieur.
00:47:12Un instant, monsieur Barillard.
00:47:14Cette nuit, tu fermes l'appartement et tu garderas la clé sur toi.
00:47:18Si elle veut sortir, tu la suis.
00:47:19Je te ferai relever par l'ourtier.
00:47:24Votre chef-femme m'a expliqué, mais je n'ai pas très bien compris.
00:47:27Vous êtes représentant en emballage, c'est ça ?
00:47:29Oui, enfin, disons dans l'emballage de luxe.
00:47:32Stylos, briquets, montres.
00:47:34Disons qu'on propose des écrins personnalisés à la marque du commerçant.
00:47:37Ça a l'air de rien, mais il y a du marché, vous savez.
00:47:38Mais on n'y pense pas.
00:47:39Je vais même vous dire, j'ai l'intention de monter moi-même ma propre affaire
00:47:42en diffusant de très beaux produits qui sont fabriqués en Extrême-Orient
00:47:45et qui sont autrement moins chers que ce qu'on fait en France.
00:47:48Vous avez raison, il faut prendre des risques.
00:47:51Vous savez ce que c'est le problème de ce pays ?
00:47:52Moi, je vais vous le dire, c'est l'esprit d'entreprise.
00:47:55Parce que dès qu'on regarde à l'étranger...
00:47:57Bon, je vous en prie, commissaire.
00:47:59Allez, bonsoir, monsieur Barillard.
00:48:01Bonne soirée, commissaire.
00:48:06Dites-moi, ce monsieur Jacob Claes au septième étage ?
00:48:10Ça vous êtes grimpé jusque-là ?
00:48:13Il habite ici depuis longtemps.
00:48:15Oh, bien avant moi. Pauvre bonhomme.
00:48:18Heureusement que mademoiselle Aline va le voir.
00:48:20Sans quoi il se laisserait carrément mourir.
00:48:23Dites-moi, il entend pas très bien.
00:48:26Ça pourrait de sourire, il est sourd.
00:48:28Il parle pauvre français et en plus il est juif, le pauvre.
00:48:32Je vous souhaite le bonsoir.
00:48:55Je vous souhaite le bonsoir.
00:49:19Comment ça va, commissaire ?
00:49:20Vous êtes ici à titre privé, j'espère.
00:49:23Ça a été sage, ils t'ont libéré.
00:49:26Ça fait longtemps, je me rappelle plus quand c'était.
00:49:28Je vous serre un cognac.
00:49:30Volontiers.
00:49:32Alors, tu t'es recyclé ?
00:49:35J'ai l'avis ?
00:49:40Claude !
00:49:41Un moment.
00:49:43Vous cherchez quelqu'un ?
00:49:45Je peux quelque chose pour vous ?
00:49:47Non, non, merci.
00:49:49Ben maintenant, vous allez me trouver.
00:50:04Ils sont tous là.
00:50:05Ça fait un bail qu'il n'y avait pas eu autant de monde.
00:50:07Excuse-moi.
00:50:08Ça fait un bail ?
00:50:11Oui ?
00:50:13Non, non, merci.
00:50:15Oui ?
00:50:16Claude !
00:50:21Étoile 43...
00:50:32Ça va, Montelou ?
00:50:34Bonsoir, mademoiselle.
00:50:36Je sais pas ce que je vais boire. T'as pris quoi ?
00:50:40Le champagne, bien sûr.
00:50:41J'adore le champagne. C'est ce qui me réussit le plus.
00:50:45Ça me rend tout de suite gay. Pas toi ?
00:50:48Moi, je suis toujours gay.
00:50:50Barman ?
00:50:51Bonsoir, mesdames et messieurs.
00:50:53Salut !
00:50:54Bonsoir, du champagne. Ce soir, c'est la prête.
00:50:57Ça nous va les plus.
00:50:58Non, non, non, non, non.
00:51:03Mais là, tiens.
00:51:09Quelqu'un t'a appelé ?
00:51:11C'est ce numéro ?
00:51:14Attends, tu vas te ranger de ce petit coup.
00:51:16Tu veux me tenir ça ?
00:51:18Tant de secondes.
00:51:23C'est un copain ou une copine ?
00:51:51Claude.
00:52:02Mon bon souvenir, monsieur Louis.
00:52:39Allô ? C'est toi, Pierre ?
00:52:42Allô ? C'est bien étoile 43-94.
00:52:47Et je ne suis pas chez le docteur Pardon ?
00:52:51Excusez-moi, mais où suis-je alors ?
00:52:53Parce que moi, j'ai bien ce numéro-là.
00:52:55Vous êtes chez monsieur, madame Barillard.
00:52:58Barillard.
00:53:00Ah, ben oui.
00:53:02Ce n'est pas du tout la même chose.
00:53:04Vous avez vu l'or qu'il est ?
00:53:06Excusez-moi de vous avoir dérangé.
00:53:19Enlève donc ton chapeau.
00:53:25Ah, j'oubliais. Un de tes adjoints a appelé.
00:53:30Il y avait deux Louis à la prison de Saint-Maur.
00:53:33Mais un seul était corse.
00:53:35Il s'appelle Louis Moriani.
00:53:37Il avait été condamné pour vol à main armée et homicide.
00:53:41Un client dangereux.
00:53:42Mais malgré tout, il a été libéré pour bonne conduite
00:53:45deux ans après ce Manuel Palmarie.
00:53:48Depuis, il se serait rangé des autos.
00:53:51Des voitures.
00:53:54Oui, si tu veux.
00:53:56Enfin, ton adjoint a dit qu'il allait essayer de le loger.
00:53:59Il espère t'en dire plus demain.
00:54:04Tu veux du riz ou des pommes de terre dans ta blanquette ?
00:54:09Madame Méga.
00:54:12Comment va-t-elle ?
00:54:14Elle a chêlé une partie de la nuit.
00:54:15Il faut dire qu'elle avait pas mal picolé.
00:54:17Et quand l'ortier est venu me relever,
00:54:18elle ronflait comme un soufflet de forge.
00:54:21Et le juge où est-il ?
00:54:22Il est dans une voiture en bas. Il nous attend.
00:54:48J'aimerais que vous m'accordiez une faveur, commissaire.
00:54:50Mais je vais vous la refuser.
00:54:52Il est très certainement armé.
00:54:54Rien ne me dit qu'il se laissera faire.
00:54:55Il est très important.
00:54:59Il est très important.
00:55:13Il est très important.
00:55:15Il est très important.
00:55:16Qu'il reste de son côté.
00:55:31Demande au patron de l'hôtel où est la chambre de Louis.
00:55:38Tu grimpes et tu bloques l'excès du toit.
00:55:49On ne tire que sur mon ordre et aux jambes.
00:55:51D'accord.
00:55:54Laissez-nous ouvrir la porte.
00:56:01Avec une femme, c'est témoigné. Il ne s'est pas plein de taxis.
00:56:04Ah ben, ça tombe bien. Fais lui dire que le taxi est arrivé.
00:56:07Sois prudent, hein. Blanque-toi.
00:56:44Je t'adore, hein.
00:56:53T'es mignon. T'es mignon. T'es vraiment le meilleur.
00:57:10Louis !
00:57:12Ils sont combien ? Ils sont combien, je te dis ?
00:57:15C'est des flics, ils sont quatre.
00:57:18Les mains en l'air, Louis !
00:57:19Ne bouge pas et donne-moi mon flingue.
00:57:21Où il est ?
00:57:22Sous ma veste. Mène-toi.
00:57:25Rends-toi, Louis !
00:57:26Attention, il s'en revient.
00:57:28Fais pas de conneries.
00:57:30T'inquiète pas.
00:57:31Tourne-toi, Louis !
00:57:33Attention à toi.
00:57:38Ta gueule de connasse !
00:57:41Va te faire foutre. T'approches pas où je la tue.
00:57:43Fais pas de conneries, Louis.
00:57:44Donne-moi les clés de la voiture.
00:57:46C'est fini pour toi.
00:57:48Passe-moi les clés, je te dis !
00:57:49Je te rappelle que t'as buté un flic.
00:57:51Espèce de flicard de merde, c'est toi que j'ai buté, ouais !
00:57:57Lâche-moi, salaud !
00:58:05Appelez une ambulance, mon Dieu !
00:58:11J'avais dit aux jambes.
00:58:13Je sais, monsieur le commissaire, mais il a bougé.
00:58:17Pétre en tuite. C'est le même type de pétard qu'au carrefour d'Anières.
00:58:28Dans huit jours, vous pourrez l'interroger.
00:58:33Je vous avoue que j'ai eu peur.
00:58:41Pardon de vous avoir fait attendre.
00:58:43D'autant que vous avez pris la peine de venir jusqu'ici.
00:58:45C'est tout à fait normal, vous savez.
00:58:48Ma question va vous paraître curieuse, mais...
00:58:51Cette parure de diamant qui vous a été volée...
00:58:54Comment était-elle exactement exposée dans la vitrine ?
00:58:59Dans un écrin.
00:59:01Ah, Maigret.
00:59:04Ce... Excusez-moi.
00:59:05Ce Louis Moriani, c'est lui qui a battu le gardien de Gwenn.
00:59:09Je ne peux pas encore l'affirmer, monsieur le directeur.
00:59:11Mais il y a bien une raison pour laquelle vous l'avez arrêté.
00:59:13Oui, je voulais l'interroger à propos de Palmarie.
00:59:16L'arrestation a mal tourné.
00:59:18Bon, bah alors l'affaire Palmarie, oublions-la.
00:59:20Moi, ce qui m'intéresse, c'est le carrefour d'Anières.
00:59:22Bonjour, monsieur.
00:59:23Je suis monsieur Poincelot, le bijoutier.
00:59:25Vous êtes le directeur de l'APJ ?
00:59:27Oui, bonjour, monsieur.
00:59:29Bon, alors ce Moriani, Maigret, je ne sais pas si vous vous rendez compte, mon vieux...
00:59:33Bon fils est en train d'expertiser son arme.
00:59:35Bon, bah alors je vais l'attendre avec vous. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:59:37Très bien, monsieur le directeur. Installez-vous.
00:59:40Merci.
00:59:44Bien.
00:59:45Alors cet écreur ?
00:59:46Ah oui, mais ça, il a été volé avec.
00:59:49Sinon, je l'aurais fourni en tant que pièce à conviction, vous pensez bien.
00:59:52Surtout que ce sont des modèles qui ne peuvent plus resservir, puisqu'on les fait faire spécialement.
00:59:57Patron.
00:59:58Oh, pardon.
00:59:58Monsieur le directeur.
00:59:59Bonjour.
01:00:00Allez, vas-y, vas-y.
01:00:02On attend bon fils.
01:00:02Il m'a dit qu'il est arrivé.
01:00:04Pour Moriani, il sera 4-5 jours aux abonnés absents, et pas question de le cuisiner avant.
01:00:07Non, mais attendez, mais qui dit ça ?
01:00:09Le patron du service de réanimation de la Réboissière.
01:00:12Ah.
01:00:13Bon.
01:00:14Qui vous fournit ces écrans ?
01:00:15La maison Gélot, à Agnières, par l'intermédiaire de leurs représentants.
01:00:20Et on peut connaître le nom du représentant ?
01:00:22Ça, il faudrait demander à Rachel, ma femme.
01:00:28Eh ben, allez-y, bon fils.
01:00:31Bonjour, monsieur.
01:00:33Bonjour.
01:00:34Monsieur le commissaire.
01:00:35Monsieur le bon fils.
01:00:39Le pistolet que vous m'avez apporté est un Walter P-38,
01:00:42et c'est effectivement la même arme qui a tiré la balle,
01:00:44qui a tué le gardien au carrefour d'Agnères.
01:00:48Mais c'est formidable, maigret, formidable !
01:00:50Nous tenons le tueur de flics et l'assassin de Palmarie.
01:00:53Je ne sais pas si vous vous rendez compte.
01:00:56Si vous n'avez plus besoin de moi, je vous laisse mes notes.
01:01:00Allô, donnez-moi le préfet.
01:01:02Oui, de la part de monsieur Bluzet.
01:01:03Oui, je suis dans le bureau du principal, merci.
01:01:07Si vous avez besoin de moi, je suis à côté, commissaire.
01:01:09Très bien.
01:01:11Monsieur le directeur,
01:01:13Palmarie a été tué avec son propre revolver.
01:01:16Si Louis Moriani était entré dans l'immeuble,
01:01:18nos hommes l'auraient forcément vu.
01:01:20Mais c'est quand même lui qui a abattu le Gwen.
01:01:23Mais bien sûr.
01:01:25Roger.
01:01:27Oui, patron.
01:01:29Appelle la maison Gélo à Agnières
01:01:31et demande-leur le nom de tous leurs représentants.
01:01:33Dites, je voulais demander à votre adjoint
01:01:34au cas où vous retrouviez les bijoux.
01:01:36C'est par rapport à notre assurance, voyez ?
01:01:38Oui, viens, patron.
01:01:41Allô, oui.
01:01:42Alors, qu'est-ce que je dis au préfet ?
01:01:43Ah, ce que vous voulez.
01:01:45Bon, ben alors, demandez-lui de me joindre
01:01:47dès qu'il le peut à mon bureau.
01:01:48Merci.
01:01:51Et qu'est-ce que je dis à la presse ?
01:01:53Le moins possible.
01:01:56Écoutez, ma grée,
01:01:57je ne sais pas si vous vous rendez compte,
01:01:58mais je préfère retourner dans mon bureau.
01:02:08Votre supérieur ne m'a pas répondu
01:02:10par rapport à la question de l'assurance.
01:02:12Vous savez, les assurances savent bien
01:02:14qu'on ne retrouve jamais les pierres volées.
01:02:17Parce qu'elles sont rentaillées.
01:02:19Bien sûr.
01:02:20Je connais bien la question.
01:02:21Mais c'était la profession du père de ma femme.
01:02:24En 40, quand les Allemands ont envahi la Belgique,
01:02:28il a quitté Anvers,
01:02:29où nous avions constitué le plus gros
01:02:30de la corporation des tailleurs Anvers-Soi.
01:02:34Vous n'avez jamais entendu parler
01:02:36d'un certain Klaes ?
01:02:38Klaes ?
01:02:42Jacob.
01:02:48Merci, M. Poislot.
01:02:51Tarrance, Fournier, on y va.
01:03:04Sous-titrage Société Radio-Canada
01:03:07...
01:03:16Sous-titrage Société Radio-Canada
01:03:19...
01:03:39Ce serait-il qu'il y aurait encore un mort ?
01:03:41Ah, pas que je le sache.
01:03:42M. Klaes est-il chez lui ?
01:03:43Ouf, bonhomme, il sort jamais.
01:03:44C'est même moi qui lui fais ses cours
01:03:46si mademoiselle bouge, je peux pas.
01:04:16Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:20Ouvre la porte.

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