- il y a 2 jours
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00:07:53Monsieur Ducro, s'il vous plaît.
00:07:55Oui, entrez.
00:08:07De la part de qui ?
00:08:09Police judiciaire.
00:08:14Je vois que vous ne vous portez pas si mal pour un homme qui retient un coup de couteau.
00:08:23Mathilde, du champagne. Du bon, le mien.
00:08:29Je peux ?
00:08:33Alors, c'est vous qu'on a chargé de l'enquête.
00:08:37Mais qu'est-ce qu'on vous a déjà raconté ? Des conneries, je suppose.
00:08:42Le rapport dit que vous ne vous souvenez pas de ce qui s'est passé avant le moment où on
00:08:46vous a repêché, c'est exact ?
00:08:48Ben, si c'est écrit.
00:08:53Pouvez-vous me raconter ce que vous avez fait dans la soirée d'avant-hier ?
00:08:58Ben oui, ma fille et son mari sont venus dîner.
00:09:01Ma fille s'appelle Berthe.
00:09:03Son mari est une espèce de capitaine d'infanterie, du genre tir au flanc.
00:09:08Ils viennent tous les mercredis.
00:09:10Vous avez un fils aussi ?
00:09:12Oui. Il est à l'école des chartes.
00:09:16Et vous lui avez donné une chambre dans l'immeuble ?
00:09:18Au cinquième.
00:09:33Donc, vous ne l'avez pas vu ce soir, là ?
00:09:36Écoutez, commissaire.
00:09:38Je vais vous dire quelque chose et je vais vous demander de le retenir.
00:09:42On n'a jamais joué au plus malin avec Mimille.
00:09:46Mimille, c'est moi.
00:09:47On m'appelait comme ça quand j'ai eu mon premier remorqueur.
00:09:50Et il y a encore des éclusiers en Haute-Marne qui ne me connaissent pas sous un autre nom.
00:09:54Vous comprenez ?
00:09:56Alors, dans cette affaire, c'est moi qui paie.
00:09:59C'est moi qui ai été attaqué, c'est moi qui vous ai fait venir.
00:10:02Alors que faites votre métier et pas de finasserie.
00:10:09Excusez-moi.
00:10:11Vous êtes Madame Ducrot ?
00:10:13Jeanne Ducrot, la femme d'Émile Ducrot, ça se voit pas, non ?
00:10:17Ça fait trois heures que j'ai demandé du champagne à Mathilde.
00:10:22Regardez-moi ça.
00:10:23Si elle voulait, elle pourrait avoir dit domestique.
00:10:26Ah, entre une bonniche qui a pas inventé les bulles et une femme qui pense qu'à son ménage, je
00:10:30suis gâté, moi.
00:10:33Qu'est-ce que je disais ?
00:10:35Ah oui, mercredi, bon ben, ma fille et son mari sont venus dîner ici, comme tous les mercredis.
00:10:40Et moi, comme d'habitude, je suis parti avant le dessert parce que j'aime pas les emmerdeurs et que
00:10:44mon jambes, c'est un véritable emmerdeur.
00:10:50Ah, ça, c'est moi, sur mon premier remorqueur, un chaudron qui s'appelait L'Aigle.
00:10:55Je l'ai eu parce que j'ai épousé la fille du patron et c'est celle que vous venez
00:10:58de voir, là.
00:11:01À quelle heure êtes-vous sorti de chez vous ?
00:11:04Je sais pas, environ dix heures.
00:11:08Et qu'avez-vous fait, ensuite ?
00:11:12Je suis allé boire un coup chez Catherine, qui tient le bal, là, dans la rue.
00:11:16Et en partant, vous n'avez pas remarqué qu'on vous suivait ?
00:11:19Non, pas du tout.
00:11:24De quel côté vous êtes-vous dirigé ?
00:11:28Ben, j'en sais rien, je sais plus.
00:11:36Ah, ben, pose ça là.
00:11:39Il va te mettre un tablier propre.
00:11:46Oh, merci. Je ne bois pas de champagne.
00:11:48Alors, oui, mais celui-là, vous allez en boire.
00:11:51C'est du bon, c'est le mien.
00:12:14Naturellement, vous ne soupçonnez personne.
00:12:19Je soupçonne tout le monde.
00:12:25Qu'est-ce que vous regardez, là ?
00:12:28Le bateau de Gassin.
00:12:29Ah, Gassin.
00:12:31Gassin, c'est mon plus vieux camarade.
00:12:33Je crois bien que c'est le dernier qui me tutoie.
00:12:36On a fait beaucoup de voyages ensemble.
00:12:49Il a une jolie fille.
00:12:53Ouais.
00:12:58Je peux vous poser une question, monsieur Ducrot ?
00:13:01Allez-y.
00:13:03Est-ce que vous tenez vraiment à ce que je trouve le coupable ?
00:13:07Pourquoi ?
00:13:09C'est tout.
00:13:11Vous pouvez encore retirer votre plainte.
00:13:15Vous n'avez rien d'autre à me dire ?
00:13:19Rien.
00:13:20Bonne chance.
00:13:41Sous-tit.
00:13:42F showing gemisierto.
00:14:07On se cambio.
00:14:18Laissez-le, tranquille. Elle ne sait rien, elle n'a rien vu.
00:14:21Et vous ? Comment vous appelez-vous ?
00:14:25Jean Ducro.
00:14:29Qu'est-ce que vous pensez de l'agression contre votre père ?
00:14:34Rien, ça devait arriver.
00:14:36Ce qui veut dire ?
00:14:39Quand on est riche, il y a forcément des jaloux.
00:14:41Et Aline ? Vous la connaissez bien ?
00:14:45Vous ne comprenez pas ? Je vous ai dit, elle n'a rien à voir avec cette histoire.
00:14:52Elle est fragile.
00:15:00Quoi de neuf ?
00:15:01Gassin est au bistrot, patron. Il paraît que ça fait deux jours qu'il n'a pas des saoulés.
00:15:16Monsieur ?
00:15:28Et on met ça, Fernand ?
00:15:31Tu me permets que je serre ces messieurs ?
00:15:34Deux blancs secs.
00:15:38Tu as appris quelque chose de nouveau ?
00:15:40Oui, chez les Ducro, c'est famille à tous les étages, patron.
00:15:44Ducro loge sa maîtresse au quatrième, au nez à la barbe de tout le monde.
00:15:47Et ça fait plus de 15 ans que ça dure.
00:15:50C'est une certaine rose.
00:15:52Le monsieur a un faible pour les dames.
00:15:54Et dis encore un, Fernand.
00:16:04Allons-y.
00:16:15Pourquoi vous ne l'interrogez pas, patron ? Il est à point pour être cuisiné.
00:16:18Retourne-toi.
00:16:20Tu vois, il a tant que ça.
00:16:22Un homme aussi pressé de parler a rarement quelque chose à dire.
00:16:25Tu as le rapport du médecin ?
00:16:35Combien de temps Ducro est-il resté dans l'eau ?
00:16:393 à 4 minutes.
00:16:42Gassin était au bistrot.
00:16:44Il ne peut donc pas être l'agresseur.
00:16:46Qu'est-ce qu'il y a d'autre dans le rapport ?
00:16:49L'hypothèse de tentative de suicide est écartée,
00:16:51car il est impossible à un homme de se porter un coup de poignard dans l'eau.
00:16:55Ça, en effet, ça me paraît difficile.
00:17:16Le fils Ducro.
00:17:18Essaie de te renseigner sur lui.
00:17:20Il est à l'école des Chartres.
00:17:22J'aimerais savoir qui il est, ce qu'il fait et qui il fréquente.
00:17:26Moi, je vais continuer à prendre la température du bocal.
00:17:40Hé, commissaire !
00:17:42Montez !
00:17:44Vous ne serez pas déçus.
00:17:54Ma famille.
00:18:02Jean, mon fils.
00:18:09Elle, c'est Berthe, c'est ma fille.
00:18:11Une intelligence née.
00:18:13Et qui ne s'est pas développée.
00:18:16Et voilà son mari, le capitaine de Charme.
00:18:19C'est quelqu'un de bien comme il faut.
00:18:21Enfin, comme il faut à ma fille.
00:18:25Vous ne devinerez jamais ce qu'il veut savoir, le commissaire.
00:18:28Il veut savoir de quoi nous avons parlé au cours du dîner l'autre soir.
00:18:31Alors, Berthe, à toi l'honneur.
00:18:36Ben, on a parlé de tout.
00:18:38Ah, ce n'est pas vrai.
00:18:43Excusez-moi, monsieur le commissaire, mais je ne vois vraiment pas ce que mon père veut dire.
00:18:47Ah, mais si, mais si.
00:18:48Je vais te rafraîchir la mémoire, moi.
00:18:49Ah, voyons, Emile.
00:18:50Il n'y a pas d'Emile.
00:18:53Tu nous as dit que tu avais peur d'être enceinte.
00:18:56Et que dans ce cas-là, De Charme devrait quitter l'armée.
00:18:59Parce qu'il ne gagnait pas assez.
00:19:00Alors, moi, qu'est-ce que je lui ai proposé de vendre à ton petit mari ?
00:19:05Des cacahuètes.
00:19:05Des cacahuètes, parfaitement des cacahuètes.
00:19:08Et vous, De Charme, qu'est-ce que vous avez répondu ?
00:19:11Vous ne savez plus, hein ?
00:19:12Ben, c'est pourtant pas compliqué.
00:19:14Vous avez dit, ben, puisqu'un jour, il faudra bien passer par là, pourquoi pas partager la fortune tout de
00:19:18suite ?
00:19:18C'est bien ça que vous avez dit, hein ?
00:19:20Pour aller vous installer en Provence, il paraît que le climat est excellent.
00:19:24Vous avez même ajouté, vous pourrez venir chaque année nous visiter avec Jeanne.
00:19:28Vous voyez, ça a l'air de rien, mais ça pense à tout.
00:19:31Et qu'est-ce que vous avez dit quand je suis sorti ?
00:19:33Je ne sais plus.
00:19:34Vous ne savez plus, il ne sait plus.
00:19:37Eh ben, tu vas le dire, toi !
00:19:39Ça suffit, Ducrot.
00:19:40Où voulez-vous en venir ?
00:19:41Où je veux en venir, commissaire ?
00:19:44Je veux que vous compreniez.
00:19:46Voilà un échantillon des crabes qui m'entourent.
00:19:48Alors, si ça vous amuse, vous pouvez continuer tout seul.
00:20:00Et si vous avez besoin de moi, vous me trouverez demain matin à 6h, comme tous les matins sur mon
00:20:04chantier.
00:20:08Ben, qu'est-ce que t'as foutu ?
00:20:09Je vous ai cherché partout, patron.
00:20:11Je suis déjà venu sur le quai, mais vous n'étiez pas encore.
00:20:13Comme au bistrot, vous n'avez pas vu, je suis passé chez Ducrot, mais vous venez juste de partir.
00:20:17Non, t'as pas de chance.
00:20:18Non.
00:20:19T'es le petit Ducrot.
00:20:21J'ai appelé l'école Deschartes.
00:20:23Et alors ?
00:20:24Si t'as absenté trois semaines, tu t'as des problèmes de santé.
00:20:27Comment trois semaines ?
00:20:28Ben oui, mais...
00:20:30Il y a autre chose, patron.
00:20:31Quoi non ?
00:20:32J'ai aussi discuté avec les mariniers.
00:20:34Ils considèrent comme quelqu'un de bizarre, de fragile.
00:20:38Enfin, pas vraiment un homme, quoi, si vous voulez ce que je veux dire, patron.
00:20:41Oui.
00:20:43Ça se dit pas facilement, ces choses-là, mais on me l'a bien laissé entendre.
00:20:48Quoi d'autre ?
00:20:49Ben rien, c'est tout.
00:20:53Et Gassin, tu sais où il est ?
00:20:54Oui, oui, il est au cimetière.
00:20:56C'est le jour où il va sur la tombe de sa femme.
00:20:59Il reste au moins trois heures à chaque fois, vous voulez que j'aille le chercher ?
00:21:01Non, non.
00:21:02Va faire un tour au café.
00:21:03Je te rejoindrai plus tard.
00:21:25Vous cherchez quelque chose ?
00:21:29Vous voudrez voir Madame Catherine, c'est bien ici ?
00:21:31C'est pourquoi ?
00:21:33Commissaire Maigret.
00:21:41Venez, on sera mieux par là.
00:21:52Qui a bien pu lui faire ça, Émile ?
00:21:56Depuis combien de temps le connaissez-vous ?
00:22:00Il venait d'avoir son premier chaudron.
00:22:11On venait de se marier, lui et moi, mais pas ensemble.
00:22:16Il vient souvent ici ?
00:22:18Chaque fois qu'il s'ennuie chez lui.
00:22:21En somme, vous avez une certaine intimité.
00:22:23Tu crois qu'il n'y a pas eu quelques petits gestes ?
00:22:26Voulez-vous asseoir ?
00:22:28Est-ce qu'il lui arrive de parler de la fille de Gassin ?
00:22:34Aline.
00:22:36Il n'en parle pas, mais...
00:22:41Vous voulez dire que Ducron est elle ?
00:22:44Si la péniche de Gassin reste accueille, il y a bien une raison.
00:22:49Et Gassin, qu'est-ce qu'il en pense ?
00:22:51Il ne pense plus, puis que sa femme est morte en mettant Aline au monde.
00:22:55Il va encore porter un bouquet de fleurs sur sa tombe chaque semaine.
00:23:00Les soirs où il est trop bourré pour rentrer à sa péniche, je le fais dormir là-haut.
00:23:09Ah !
00:23:53Et j'ai pas eu quelques petits gestes.
00:23:54Il est trop bourré pour rentrer à sa péniche, je le fais dormir là-haut.
00:23:56Oh, je vous demande pardon.
00:24:06Je me suis permis de venir au sujet de l'autre soir.
00:24:17C'est votre enfant ?
00:24:27Vous êtes bien la fille de Gassin ?
00:24:32Vous êtes la fille de Gassin, n'est-ce pas ?
00:24:36Oui.
00:24:42Je suis désolé de venir à ce moment, mais...
00:24:48comme vous étiez là quand les événements se sont passés,
00:24:51peut-être avez-vous vu ou entendu quelque chose ?
00:25:03Quelqu'un est-il monté à bord ce soir-là ?
00:25:08Oui.
00:25:10Qui était-ce ?
00:25:20Émile Ducrot ?
00:25:26Vous êtes sûr qu'il est venu ici le soir de son agression ?
00:25:35C'était-ce longtemps avant que votre père ne tombe à l'eau.
00:25:42Je ne sais pas.
00:25:55Il est petit.
00:26:00Vous connaissez bien Ducrot ?
00:26:05Que venez-t-il faire ?
00:26:08Toujours la même chose.
00:26:11Vous voulez parler du fils Ducrot, de...
00:26:13Jean ?
00:26:17Jean ?
00:26:19Émile Ducrot, quand il vient ici...
00:26:24Répondez-moi.
00:26:25Est-ce qu'il essaye de...
00:26:27de vous...
00:26:37detki.
00:27:04Sous-titrage Société Radio-Canada
00:27:37Il est de qui, l'enfant d'Aline ?
00:27:38Allez savoir.
00:27:39Non, mais vous, qu'est-ce que vous en savez ?
00:27:41Ben, Aline, pour moi, c'est pas une fille comme les autres, mais ça n'empêche pas les gars de
00:27:44tourner autour, au contraire.
00:27:46Alors, pour savoir qui est le père, ça peut être n'importe qui.
00:27:56Allez-y, moulot, c'est le commissaire avec elle.
00:28:03Un certain bébert, c'est l'éclusier.
00:28:10Alors bon, vous avez l'intention de passer la nuit ici ?
00:28:13Mais là-dehors.
00:28:15Bon, c'est pas parce qu'un salopard a voulu ma peau que je vais m'enterrer vivant.
00:28:21Vous savez pourquoi j'aime bien la nuit ?
00:28:24Parce que la nuit, on est seul et on est libre.
00:28:31Ta mère me fait suivre ?
00:28:33Je veux te parler.
00:28:34Allez, viens boire un coup.
00:28:35Non.
00:28:37Tu veux du fric ?
00:28:38Non, je veux pas de fric.
00:28:40Ben, t'as tort, parce que si t'avais du fric, tu pourrais aller voir les filles, au lieu d
00:28:43'être triste comme un rat sans queue.
00:28:45Je veux te parler d'Aline.
00:28:46Tu vas me foutre la paix, oui ?
00:28:48Tu es con.
00:28:59Monsieur.
00:29:17Ducrot, on va voir un peu ce qu'il fabrique.
00:29:36Qui est là ?
00:29:38Le commissaire Megail.
00:30:06Vous fiez pas aux apparences, commissaire.
00:30:09Si vous pensez que je vais vous dire du mal de mon père, vous vous trompez.
00:30:16Mais, je ne suis pas venu pour ça.
00:30:23C'est pas aussi simple.
00:30:26Je sais.
00:30:36Vous entrez dans la vie des gens, vous voyez des choses, vous écoutez aux portes.
00:30:51Qu'est-ce que vous comprenez ?
00:30:54J'essaie de connaître la vérité.
00:30:58Vous devriez être plus modeste, commissaire.
00:31:07Vous pensez qu'en quelques heures,
00:31:11on peut tout savoir sur quelqu'un ?
00:31:14Il y a des choses que vous ne comprendrez jamais.
00:31:31ni personne.
00:31:42L'avenir d'Aline, c'est si important pour vous ?
00:31:49Oui.
00:31:57C'est pourquoi je vous demande de nous laisser tranquilles.
00:32:06De toute façon, elle vit dans un monde que vous n'atteindrez jamais.
00:32:13C'est dommage.
00:32:16Vous auriez pu m'aider.
00:32:28Et peut-être que...
00:32:31Moi aussi, j'aurais pu vous aider.
00:32:57Moi aussi, j'aurais pu vous aider.
00:33:02Je vois que vous êtes comme moi.
00:33:04Vous êtes matinal.
00:33:15Et si tu vois tout à l'heure ?
00:33:16Tu lui dis qu'il a intérêt à rendre mes joints ?
00:33:18Il n'y a pas grand, OK ?
00:33:27Alors, vous commencez à comprendre quelque chose ?
00:33:31Il me paraît que la toison d'or reste à quai bien plus longtemps que les autres bateaux.
00:33:34Il y a une raison ?
00:33:36Kassa est un vieux camarade.
00:33:39La bouteille a pris le dessus.
00:33:42Votre fils s'est de santé fragile, à ce qu'on m'a dit.
00:33:46Vous voyez le caractère de sa mère.
00:33:48Timoré et malportant.
00:33:51Quand il s'est absenté de l'école d'Echarpe il y a un an,
00:33:54il a bien vécu sur la toison d'or pendant trois semaines ?
00:33:58Oui, c'était le dernier voyage de Gassin en Belgique.
00:34:02Jean était surmené.
00:34:04Ça lui a changé les idées.
00:34:07Vous savez ce qui est à l'origine de ma fortune ?
00:34:11C'est l'idée que quand mes remorqueurs
00:34:14ils pouvaient pas travailler pour les autres, ils pouvaient encore travailler pour moi.
00:34:19Alors j'ai acheté tout ce qui se présentait.
00:34:21Des carrières de craie, des carrières de sable, des briquetteries.
00:34:25Tout à condition que ça soit sur le bord de l'eau.
00:34:29On dit qu'il y en a pour 400 millions ?
00:34:32Ouais, vous êtes assez bien renseigné pour un policier.
00:34:36À quelques millions près.
00:34:38Parce que le pâté de maison là, c'est à moi aussi.
00:34:41Et les pavillons, et le bistrot, et le petit bal.
00:34:45Et tous les bateaux qui portent un triangle bleu.
00:34:49Ils m'appartiennent également.
00:34:51Vous pouvez me poser des questions sur n'importe quoi, j'ai rien à cacher moi.
00:34:58Et vous, sans indiscrétion, comment vous comptez vous y prendre pour continuer votre enquête ?
00:35:04Comme ça, j'écoute, je regarde, j'essaie de me faire une idée.
00:35:10Quelle piste suivez-vous ?
00:35:12À toutes.
00:35:20Vous êtes allé à bord de la Toison d'Or ?
00:35:27C'est une étrange petite maman.
00:35:29Qui c'est qui vous a dit ça ?
00:35:31Il n'était pas nécessaire qu'on me le dise.
00:35:33Et alors ?
00:35:35Alors rien.
00:35:37Qu'est-ce qu'elle vous a raconté ?
00:35:39Que vous les rendiez visite.
00:35:41C'est tout ?
00:35:43C'est tout.
00:35:46Je parie que vous vous êtes mis dans la tête que l'enfant aide moi.
00:35:49Du moment que j'ai la réputation d'être un trousseur de filles.
00:35:53Mais je peux vous jurer que vous vous trompez.
00:36:18Ben dis donc, ça n'a pas l'air d'être la grande forme.
00:36:20Oh, c'est hier soir, patron. J'ai attrapé un rume.
00:36:24Bon alors, raconte.
00:36:27Ducrot est sorti de chez lui vers 10 heures.
00:36:30Je suis vis jusqu'à un bar. Enfin, un bar, vous voyez ce que je veux dire.
00:36:35Il est resté plus d'une heure.
00:36:36C'est pendant ce temps-là que j'ai dû prendre froid.
00:36:40T'as interrogé la patronne ?
00:36:42Ducrot, il vient plusieurs fois par semaine.
00:36:44Il paie à boire, rigole avec les filles.
00:36:46Et souvent, il s'en va sans demander autre chose.
00:36:51Bon, ensuite ?
00:36:52Ben ensuite, je suis rentré chez moi, patron.
00:36:55Ah ben oui, c'est vrai, t'es malade.
00:36:59T'as des nouvelles de Gassin ?
00:37:00Ouais, ouais.
00:37:02Il est resté dormir chez Catherine au bal de l'Écluse.
00:37:04Depuis, il n'a pas bougé de sa chambre.
00:37:08Qu'est-ce qu'on te dit, là ?
00:37:09Il y a quelqu'un qui a accepté les charbons de Charleroi à 52 francs ?
00:37:12Un Belge ?
00:37:14Ben qu'est-ce qu'ils croient ?
00:37:14Qu'ils vont casser les prix avec ça ?
00:37:16Moi, un petit blanc.
00:37:18Ben s'ils volent la guerre, ils vont l'avoir, hein.
00:37:29Qu'est-ce que tu fous, là, toi ?
00:37:31Monsieur Emile.
00:37:33Il faudrait que vous veniez tout de suite chez vous.
00:37:35Ouais, pourquoi ?
00:37:37Monsieur Jean.
00:37:39Et ben quoi ?
00:37:41Il est mort.
00:37:52Je fais l'affaire à 48.
00:37:58Viens.
00:37:59!
00:38:30...
00:38:59...
00:39:29...
00:39:30...
00:39:32...
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00:47:12...
00:47:12...
00:47:12...
00:56:12des conneries, entrez, commissaire.
00:56:14Allez, allez, occupez-vous de vos fesses.
00:56:22Vous savez où j'ai passé la nuit, hier,
00:56:24dans un hôtel de la rue de Rivoli.
00:56:27Parce qu'ils se sont tous abattus sur la maison, là.
00:56:30La mère de ma femme, ma fille,
00:56:32son idiot de mari, les cousins,
00:56:34les cousines, les voisins.
00:56:36Ils ont organisé un carnaval funéraire.
00:56:39J'ai préféré foutre le camp.
00:56:42Alors, j'ai traîné un peu partout
00:56:44à m'en dégoûter moi-même.
00:56:46Ça vous arrive jamais, ce genre de dégoût ?
00:56:50Si je disais aux gens
00:56:52que j'ai vraiment passé la nuit,
00:56:54on me prendrait pour un monstre.
00:56:56Mais il n'y a que dans un bobinar
00:56:58que j'ai pu pleurer comme un veau
00:56:59avec des femelles
00:57:01qui me croyaient saoul
00:57:02et qui pataugeaient dans mon portefeuille.
00:57:05Qu'est-ce que c'est ?
00:57:07Excusez-moi, M. Emile, c'est pont funèbre.
00:57:11Qu'est-ce que j'en ai à foutre
00:57:12des ponts funèbres ?
00:57:14Bon, allez, commissaire,
00:57:15je vais vous montrer quelque chose.
00:57:19Le directeur du remorquage.
00:57:21Non, non, bougez pas, M. Jasper.
00:57:22Rappelez-moi simplement
00:57:23ce que vous faites tous les soirs.
00:57:24Là, vous êtes champion de quelque chose,
00:57:26si j'ai bonne mémoire.
00:57:26De mots croisés.
00:57:27Ah, c'est ça.
00:57:29M. Jasper,
00:57:30le directeur du remorquage
00:57:31est champion de mots croisés.
00:57:34Et alors, ils sont beaucoup
00:57:36dans ce cas-là.
00:57:38Premier étage,
00:57:38au deuxième étage,
00:57:39il y en a plein.
00:57:41Bien habillés,
00:57:42honnêtes.
00:57:44On appelle ça les travailleurs.
00:57:51Vous savez qui est un nouveau pendu ?
00:57:53Un homme que vous devez connaître.
00:57:56L'aide éclusier.
00:57:58Bébert ?
00:58:01On l'a retrouvé pendu
00:58:02sous la passerelle,
00:58:03mais en réalité,
00:58:04il s'agit d'un meurtre.
00:58:08Vous n'avez rien à déclarer
00:58:09à ce sujet ?
00:58:11Non.
00:58:15On va peut-être être obligés
00:58:16de vous interroger officiellement
00:58:19sur votre emploi du temps
00:58:20d'hier soir.
00:58:21J'en connais quelques-unes
00:58:23qui, officiellement,
00:58:25seront ravies.
00:58:28Pourquoi ne m'avez-vous pas dit
00:58:30qu'Aline était votre fille ?
00:58:39Quand j'ai appris
00:58:40qu'Aline avait un enfant,
00:58:42j'ai d'abord pensé
00:58:43qu'il était de vous,
00:58:45connaissant votre réputation.
00:58:48Et puis,
00:58:50vous m'avez assuré
00:58:51du contraire,
00:58:52et je vous ai cru.
00:58:54Seulement,
00:58:55vous continuiez
00:58:55à tourner autour.
00:58:56Il y avait bien une raison.
00:59:00Puis,
00:59:01il y a eu cette histoire
00:59:02de syphilis,
00:59:02cette maladie
00:59:03que vous avez contractée
00:59:04un ou deux ans
00:59:05avant la naissance de Jean.
00:59:08Il en a malheureusement
00:59:09hérité
00:59:09quelques séquelles.
00:59:14quant à Aline.
00:59:19J'ai aimé Marianne,
00:59:22la femme de Gassin,
00:59:24comme un fou.
00:59:26Elle était pleine de vie
00:59:28et on a couché ensemble
00:59:29pendant deux ans.
00:59:34Et Gassin était au courant ?
00:59:35Non, pas du tout.
00:59:38Et même aujourd'hui,
00:59:39il n'a aucun soupçon ?
00:59:40Non, aucun,
00:59:41je suis sûr.
00:59:42Et personne d'autre ?
00:59:43Pas d'autre.
00:59:45Personne n'est au courant.
00:59:47Sauf moi et vous,
00:59:48maintenant.
00:59:50Pourquoi avez-vous fait ça
00:59:52à votre plus vieux camarade ?
00:59:56S'il vous plaît,
00:59:58commissaire,
00:59:59on peut changer de sujet.
01:00:00C'est pourtant
01:00:01la cause de tout.
01:00:19vous partez ?
01:00:20Il est temps, je crois.
01:00:23Ce sont les autres,
01:00:25la famille,
01:00:26qui vous demandent
01:00:27de vous en aller ?
01:00:29Non,
01:00:29j'en ai assez,
01:00:30c'est tout.
01:00:32Et puis,
01:00:32je n'ai pas envie
01:00:33de tracasser Emile.
01:00:35vous savez,
01:00:35il a toujours été
01:00:36très gentil avec moi.
01:00:39Quand on s'est connus,
01:00:40j'étais strip-teaseuse
01:00:41au Maxime,
01:00:42au Rue de Rivoli.
01:00:43C'est lui qui a insisté
01:00:44pour que j'arrête
01:00:45et que je vienne
01:00:46habiter ici.
01:00:49Au début,
01:00:50il montait souvent
01:00:50et puis après.
01:00:53J'aurais dû partir
01:00:54depuis longtemps déjà.
01:01:04Est-ce que vous savez
01:01:05pourquoi Jean s'est accusé ?
01:01:08Peut-être
01:01:08était-il réellement coupable.
01:01:10Oh non,
01:01:11c'est impossible.
01:01:13Il était en train
01:01:14de dîner chez moi
01:01:15quand ça s'est produit.
01:01:36Ben alors ?
01:01:37Encore ici,
01:01:38Astor, commissaire ?
01:01:39Il y a du nouveau, moi.
01:01:40Non, non,
01:01:41rien du tout.
01:01:42Venez,
01:01:42on va prendre un petit verre
01:01:43comme ça,
01:01:43on va pouvoir parler
01:01:44un peu tous les deux.
01:01:45Pourquoi ?
01:01:45Qu'est-ce qui se passe ?
01:01:46Parce que...
01:01:48il y a du gros,
01:01:49ça fait une heure
01:01:49qu'il est sur la péniche
01:01:50avec Gassin.
01:02:23T'es qu'à fumier.
01:03:10Qu'est-ce que vous avez fait ?
01:03:12Je lui ai tout raconté.
01:03:16Vous allez rentrer chez vous ?
01:03:18Chez moi ?
01:03:20Pourquoi ?
01:03:21Pour retrouver un fils mort,
01:03:23une femme qui pleure
01:03:24et un couple de guignols
01:03:25qui lorgnent sur mon héritage.
01:03:27Pourquoi voudriez-vous
01:03:28que je rentre ?
01:03:29pour barn.
01:03:35Il y a rusher de l' massage.
01:03:37La이죠.
01:03:38c'est loin.
01:03:40il y a rusher.
01:03:53La vie.
01:03:54C'est quoi ?
01:03:55En vue,
01:03:55C'est quoi ?
01:03:55C'est ce qui a été confrmiyor ?
01:03:56C'est une heure.
01:03:56Aux-vie maintenant !
01:04:02C'est parti.
01:04:42A 8h, Gassin est venu ici. Il était hors de lui. Il a tout.
01:04:49Ensuite, il s'est acheté un revolver chez un armurier et il s'est fait expliquer le maniement de l
01:04:52'armes.
01:04:58Regarde.
01:05:07Regarde.
01:05:09Regarde.
01:05:23Regarde.
01:05:24Tout à l'heure, tu l'arrêteras discrètement et tu me l'emmèneras au commissariat.
01:05:29Et le patron, vous ne croyez pas que...
01:05:30Non, non, fais ce que je te dis.
01:06:21Sous-titrage MFP.
01:06:24Sous-titrage MFP.
01:06:54Qu'est-ce que vous voulez dire ?
01:06:56J'ai vu le manège de votre inspecteur.
01:06:59Vous allez l'arrêter ?
01:07:00C'est fait.
01:07:02Mais pourquoi ?
01:07:04Il s'est acheté un revolver ce matin.
01:07:06Il l'avait dans la poche quand il vous a serré la main.
01:07:13Je suppose que c'est pas bon.
01:07:17Et moi ?
01:07:19Vous allez m'arrêter ?
01:07:20À quoi bon ?
01:07:21Vous avez sûrement les papiers.
01:07:24Je serai obligé de vous relâcher tout à l'heure.
01:07:26Et Gassin ?
01:07:28Bon, Gassin aussi.
01:07:32Il me tuera pas.
01:07:34Qu'est-ce que vous en savez ?
01:07:35Je le sais.
01:07:39Commissaire,
01:07:40j'aimerais bien que vous veniez dîner ce soir à la maison.
01:07:46Je vais y réfléchir.
01:07:48Disons, 7h30 ?
01:07:52Maintenant, il faut que je retourne.
01:07:54Au carnaval.
01:07:56Vous avez vu la...
01:07:58couronne de fleurs que ma femme a...
01:08:00envoyée ?
01:08:03Mon fils détestait les fleurs.
01:08:22Qu'est-ce que c'est que ça ?
01:08:24Ça me demande pardon.
01:08:26Rendez-lui ses lacets et sa ceinture.
01:08:29Eh bien, allez les chercher.
01:08:33Alors, Gassin,
01:08:35il est temps qu'on se parle tous les deux.
01:08:37Je vous ai pas trop embêté.
01:08:40Je vous ai laissé aller venir à votre aise.
01:08:43Et boire.
01:08:45Comme un trou.
01:08:49Pourquoi voulez-vous tuer du gros ?
01:08:54Je n'ai encore tué personne.
01:08:57Je sais.
01:08:58Mais vous voulez tuer.
01:09:02Moi, je t'irai peut-être quelqu'un.
01:09:04Du gros.
01:09:07Ouais.
01:09:09Ouais.
01:09:09Peut-être lui.
01:09:12Mais peut-être un autre.
01:09:20Je vous remercie, commissaire.
01:09:24Tenez.
01:09:25Tenez.
01:09:26Tenez.
01:09:27Tenez.
01:09:28Tenez.
01:09:29Tenez.
01:09:30Tenez.
01:09:30Tenez.
01:09:42Il y a un peu plus de vingt ans,
01:09:45à Chalon,
01:09:48le patron du Cormorant
01:09:49s'est arrêté devant la maison d'un docteur.
01:09:54Sa femme attendait un enfant.
01:09:57Alors,
01:09:58comme il avait peur que l'accouchement ait lieu au diable,
01:10:02il a décidé de rester sur place le temps nécessaire.
01:10:08Quand les douleurs ont commencé,
01:10:11il est allé chercher le docteur.
01:10:13Il a trouvé que tout allait bien,
01:10:15très bien même,
01:10:16et qu'il suffirait de l'appeler au dernier moment.
01:10:20Seulement,
01:10:21le docteur était très occupé.
01:10:25Ce soir-là,
01:10:26il donnait une grande fête chez lui.
01:10:30De la péniche,
01:10:31on entendait la musique.
01:10:36Mais la femme,
01:10:37elle,
01:10:38elle souffrait.
01:10:41Dans la soirée,
01:10:43les douleurs étaient tellement fortes
01:10:45qu'elle s'est mise à hurler.
01:10:50Alors,
01:10:50vers minuit,
01:10:51il est retourné chez le docteur.
01:10:56On lui a dit
01:10:57qu'il allait venir,
01:10:58qu'il n'y avait pas de problème.
01:11:02Minuit et demi,
01:11:02personne.
01:11:05Enfin,
01:11:06une heure après,
01:11:07quand tous les invités étaient partis,
01:11:10il s'amène enfin.
01:11:14Il examine.
01:11:17Il examine.
01:11:19il faudra employer
01:11:21les forceps.
01:11:26Les forceps,
01:11:30il parle de broyer
01:11:31la tête du bébé.
01:11:36Alors,
01:11:37le père proteste.
01:11:39Il dit,
01:11:40c'est pas possible.
01:11:43mais il est fatigué,
01:11:44le docteur.
01:11:45Il assommeille.
01:11:48Il bafouille.
01:11:50Vous voulez que je sauve
01:11:52la mère ou l'enfant ?
01:11:56J'ai dit l'enfant.
01:12:01Sauvez l'enfant.
01:12:06Et l'enfant,
01:12:08c'est Taline.
01:12:14Attendez.
01:12:28Attendez.
01:12:33Vous me relâchez ?
01:12:35Oui.
01:12:41Gassin,
01:12:43faites pas de bêtises.
01:12:46Aline n'est peut-être pas votre fille,
01:12:48mais elle a encore besoin de vous.
01:13:00Sous-titrage Société Radio-Canada
01:13:10Sous-titrage Société Radio-Canada
01:13:12Sous-titrage Société Radio-Canada
01:13:12Sous-titrage Société Radio-Canada
01:13:44Il est là-haut ?
01:13:46Oui, patron.
01:13:47Surtout qu'il est sorti du commissariat,
01:13:48il est venu s'enfermer ici.
01:13:50T'as eu le temps de fouiller la chambre ?
01:13:52Rien de spécial,
01:13:53il n'y a pas d'autre arme.
01:13:55Bon, c'est bien,
01:13:56continue de le surveiller.
01:13:58Dites pas trop.
01:14:00Il y a la jeune Aline
01:14:01qui est déjà venue trois fois.
01:14:03Elle s'est mise sous la fenêtre
01:14:04et elle a appelé papa,
01:14:06l'autre là-haut,
01:14:07il ne voulait rien savoir.
01:14:11Bon, et puis ?
01:14:12Il a passé la tête
01:14:13et il lui a fait signe
01:14:14et fiché le camp, c'est tout.
01:14:15Alors elle est partie,
01:14:16mais ça faisait de la peine à voir.
01:14:28Ah, commissaire,
01:14:29toujours aussi ponctuel.
01:14:30Entrez.
01:14:31On ne dînera pas avant une heure,
01:14:33rien n'est prêt.
01:14:38Où est-il ?
01:14:40Dans sa chambre, au petit bal.
01:14:42Il est armé ?
01:14:44Les papiers du revolver
01:14:45étaient en règle.
01:14:46Je lui ai rendu.
01:14:50Vous prenez bien quelque chose ?
01:14:51Non, merci.
01:14:53Pas pour l'instant.
01:14:57Bon, commissaire,
01:14:58jouons frangeux.
01:15:00Et d'abord,
01:15:01qui soupçonnez-vous
01:15:02d'être coupable ?
01:15:03Coupable de quoi ?
01:15:05Ben, de tout.
01:15:07Et s'il y avait un coupable
01:15:08pour chaque chose ?
01:15:12Vous savez,
01:15:13quand on a débuté,
01:15:14Gastin et moi,
01:15:15moi j'étais
01:15:16chartier,
01:15:17on cassait la croûte
01:15:18sur le talus,
01:15:19puis après,
01:15:19on roupillait le nez
01:15:21d'enverbe
01:15:21avec les sauterelles
01:15:22qui nous couraient
01:15:23sur la tête.
01:15:24Vous croyez
01:15:25qu'il va venir ?
01:15:27Peut-être.
01:15:29Et pourquoi ?
01:15:30Vous le savez mieux que moi.
01:15:35Entrez,
01:15:35on vous attendait.
01:15:36Le commissaire était justement
01:15:38en train de me demander
01:15:38des renseignements sur vous.
01:15:40Le commissaire,
01:15:41que vous avez des dettes,
01:15:42il me faisait remarquer
01:15:42que ma mort aurait bien
01:15:44arrangé les choses
01:15:45et que celle de Jean
01:15:47augmentait vos espérances.
01:15:48Oh, papa !
01:15:49Quoi, papa ?
01:15:50Quoi, papa ?
01:15:50Eh bien, quoi, papa ?
01:15:51C'est pas moi
01:15:52qui ai des dettes.
01:15:53C'est pas moi
01:15:53qui vais m'installer
01:15:54dans le midi.
01:15:58Ils n'auront pas un sou.
01:16:06Il est là.
01:16:12Qu'est-ce que vous allez faire ?
01:16:14Je ne sais pas.
01:16:17Entre un homme
01:16:18qui a déjà tué
01:16:19et l'autre
01:16:19qui ne ferait de mal à personne,
01:16:22à votre avis,
01:16:23Ducron,
01:16:25lequel est le plus dangereux ?
01:16:28Voulez-vous en venir ?
01:16:29Il y a eu un crime
01:16:30dans cette histoire.
01:16:32Beber a été tué.
01:16:34Et ce n'est certainement pas
01:16:35parce qu'il a fabriqué
01:16:36un berceau à son enfant
01:16:37car c'est bien son enfant,
01:16:38n'est-ce pas ?
01:16:39Qu'est-ce que vous en savez ?
01:16:41L'enfant d'Aline
01:16:42n'est pas de vous
01:16:43ni de Gassin, bien sûr.
01:16:45Pas davantage de votre fils
01:16:48qui avait pour elle
01:16:49une amitié extrêmement pure.
01:16:53C'est Beber
01:16:55qui a abusé
01:16:55de la simplicité d'Aline.
01:16:58Mais ça,
01:16:58votre fils l'ignorait.
01:17:00Quand il a appris
01:17:01que vous aviez été blessé
01:17:03et jeté à l'eau,
01:17:04il n'a eu aucun doute
01:17:06connaissant votre besoin
01:17:07de toucher
01:17:07à toutes les femmes,
01:17:08il était sûr
01:17:09que c'était Aline
01:17:12qui, révoltée,
01:17:14attaquée peut-être,
01:17:15avait saisi un couteau.
01:17:17Mon petit crétin,
01:17:18pourquoi il ne m'en a pas parlé ?
01:17:20Et pourquoi ne pas lui avoir
01:17:20dit la vérité ?
01:17:23En se déclarant coupable,
01:17:25il sauvait Aline.
01:17:26Il la sauvait
01:17:27de l'asile
01:17:28ou de la prison.
01:17:32Vous ne comprenez peut-être pas,
01:17:33mais tous les jeunes gens
01:17:34de son âge
01:17:35comprendront.
01:17:37Et vous,
01:17:38comment avez-vous compris ?
01:17:41Il n'y a pas que ça
01:17:42que j'ai compris,
01:17:43Ducro.
01:17:48Vous m'avez dit,
01:17:49hier soir,
01:17:51que vous aviez révélé
01:17:52à Gassin
01:17:54qu'Aline était votre fille
01:17:55et maintenant,
01:17:56je ne peux plus rien faire.
01:18:02Vous croyez
01:18:03qu'il veut me tuer ?
01:18:06Je ne sais pas.
01:18:19Gassin !
01:18:20Hé, Gassin, vieux !
01:18:22Fais pas le con,
01:18:23monte !
01:18:24Me laisse pas tout seul !
01:18:54Allez, rentre.
01:19:05Assieds-toi, là.
01:19:19Dommage que tu arrives
01:19:20ce qu'il y a maintenant.
01:19:21T'as arrêté le début.
01:19:24C'était pas mal.
01:19:29À ta santé.
01:19:36Tu te rappelles à Châlons
01:19:38quand on s'est battu
01:19:38contre les Belges ?
01:19:39Hein ?
01:19:40La branlée
01:19:41qu'on leur a collée
01:19:42à ces salopards.
01:19:44Tu te souviens de ça ?
01:19:45Hein ?
01:19:46À l'époque,
01:19:48à l'époque,
01:19:49avec celui-là,
01:19:50j'en ai mis
01:19:50quelques-uns à terre.
01:19:51Je vais te dire, hein ?
01:19:54Ben, je vais te dire,
01:19:54c'est à cause de ce bras-là
01:19:55que tout est arrivé.
01:19:58Parce que ce bras,
01:19:59qui était si fort
01:20:00dans le temps maintenant,
01:20:02il est mou comme une chic.
01:20:05L'autre soir,
01:20:06en sortant de chez Catherine,
01:20:08je voulais aller
01:20:09sur ta péniche
01:20:10pour te voir.
01:20:13Quand je suis arrivé,
01:20:13j'ai vu Hubert
01:20:14qui ressortait
01:20:15avec ma fille.
01:20:18Comme si ça lui suffisait
01:20:19pas d'y avoir collé un moum.
01:20:21Je sais pas ce qui m'a pris.
01:20:22Je l'ai attrapé
01:20:22par le poignet.
01:20:24J'ai serré.
01:20:25J'ai tourné.
01:20:27J'ai vu qu'il se tordait
01:20:28comme une anguille.
01:20:29J'avais pu qu'à lui donner
01:20:30un coup d'épaule
01:20:30pour qu'il passe par-dessus
01:20:31le bastingage.
01:20:34C'est là que tout a molli.
01:20:37D'un seul coup,
01:20:38j'ai senti que l'animal
01:20:39fretillait plus.
01:20:40J'ai vu qu'il prenait
01:20:42quelque chose dans sa poche.
01:20:43Et puis,
01:20:44ça m'a fait comme un choc
01:20:45dans le dos.
01:20:46J'ai perdu l'équilibre
01:20:47et puis c'est lui
01:20:48qui m'a poussé dans l'eau.
01:20:49C'est comme ça
01:20:50que c'est arrivé.
01:20:58Pourquoi ne vous le racontez pas aussi
01:21:02comment vous avez tué Gubert
01:21:05?
01:21:06Gubert a été tué d'un coup
01:21:07à la tête.
01:21:08Ce n'est qu'ensuite
01:21:09qu'on l'a pendu.
01:21:11Comme votre fils.
01:21:14C'est vrai, commissaire,
01:21:15je suis un assassin.
01:21:18C'est moi qui ai tué Gubert,
01:21:19vous avez raison.
01:21:25Tu sais,
01:21:25je l'ai tué parce que
01:21:26tout ce qui est arrivé,
01:21:27c'est de sa faute.
01:21:29Mon fils s'est pendu
01:21:30à cause de lui
01:21:30pour protéger Aline.
01:21:32Il croyait que c'était elle
01:21:33qui m'avait agressé.
01:21:35Tu sais, finalement,
01:21:36c'est toi qui a été
01:21:39le plus heureux de nous deux.
01:21:51Ah ben bravo.
01:21:53Mais c'est à moi ça.
01:21:54Ça vient de la carrière de Venteuil.
01:22:03Qu'est-ce que je risque
01:22:04pour Bébert ?
01:22:10De toute façon,
01:22:10je suis fatigué.
01:22:13Après, tu sais ce que
01:22:14je vais faire, Gassin ?
01:22:17Je vais acheter un chaudron.
01:22:19Le plus petit que je vais
01:22:20pouvoir trouver.
01:22:22Hein ?
01:22:23Puis, je vais repartir.
01:22:27Ben, dis quelque chose,
01:22:28mon Dieu.
01:22:31Toi, tu vas t'en aller
01:22:32avec la toison d'or ?
01:22:33Ben, quand tu seras
01:22:34sur la toison d'or,
01:22:35tu sais ce qui va se passer ?
01:22:36Un jour, tu entendras
01:22:37crier ton nom.
01:22:38Gassin, Gassin !
01:22:39Ça sera moi.
01:22:42Bon, allez-vous, tirez-vous.
01:22:44Allez, filez, allez n'importe où.
01:22:45Non, je veux plus vous voir.
01:22:46Allez, dégagez,
01:22:47foutez-moi la paix.
01:23:05Donnez-moi votre pistolet,
01:23:06Ducro.
01:23:12Vous m'arrêtez maintenant ?
01:23:21Ça va me faire drôle,
01:23:22la prison.
01:23:24Vous me croirez ou non,
01:23:25je n'ai jamais pu m'endormir
01:23:26sans ma femme.
01:23:54Sous-titrage Société Radio-Canada
01:24:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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