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  • il y a 2 jours
Transcription
00:00:54Ne respirez pas.
00:01:02Très bien, très bien.
00:01:07Mais je vous rassure, il n'y a pas de quoi s'inquiéter.
00:01:09Il s'agit simplement d'une trop grande fatigue.
00:01:12C'est un signal d'alarme à ne pas négliger.
00:01:15Essayez de vous ménager, de ne pas trop en faire.
00:01:18En somme, prudence.
00:01:19Mais croyez-moi, il vaut mieux y prendre garde maintenant avant que je ne vous ai obligé.
00:01:33En somme, mon cher Georges, je vais mourir en bonne santé.
00:01:38Et dans très longtemps.
00:01:46Ma chère amie, la seule menace qui pèse sur la santé de votre mari, c'est lui-même.
00:01:51Uniquement lui-même.
00:01:53Il devrait se ménager beaucoup plus qu'il ne le fait.
00:01:55N'est-ce pas ?
00:01:56Tu vois ?
00:01:57Eh bien, ma chère Micheline, c'était délicieux comme d'habitude.
00:02:00Pas très régime.
00:02:02Merci.
00:02:03J'espère que vous reviendrez la semaine prochaine.
00:02:05Bonne l'heure-t-il.
00:02:06Je vais demander ma mutation à Meuc-sur-Loire.
00:02:09Je m'inscrirai au club de gymnastique pour personnes âgées.
00:02:12Je boirai de l'eau minérale.
00:02:15Et je fumerai de l'eucalyptus.
00:02:17Eh bien, si vous me permettez, je dois dire que l'eucalyptus...
00:02:36Allô ?
00:02:37Allô ?
00:02:37Il faut absolument que je parle de commissaire Maigret.
00:02:40Oui.
00:02:43Mais vous êtes à mon domicile, ici.
00:02:50D'où m'appelez-vous ?
00:02:55Eh oui.
00:02:58Bon.
00:03:00Ne bougez surtout pas.
00:03:03Je viens, oui.
00:03:04Je vous ai bien donné.
00:03:05Oui, oui, oui.
00:03:18J'ai vraiment obligé d'y aller.
00:03:21T'inquiète pas.
00:03:22Dors.
00:03:24Tu as remarqué qu'il pleut ?
00:03:26Oui.
00:03:53Sous-titrage Société Radio-Canada
00:11:44la nuit dernière si vous le voulez bien monsieur le préfet j'aimerais que vous alliez jusqu'au bout
00:11:51il se trouve que mademoiselle nicole prière la fille de monsieur jean baptiste prière maître
00:11:55des requêtes au conseil d'état et cette jeune fille vous accuse purement et simplement d'avoir
00:12:01tenté d'abuser d'elle par la force après l'avoir fait boire dans une chambre de l'hôtel de
00:12:07savoir
00:12:20riverier mademoiselle prière a-t-elle porté plainte pour le moment non mais son père à qui elle a dû
00:12:25se
00:12:25confier parce qu'il avait découvert les équimauses qu'elle portait aux bras et aux épaules a exigé
00:12:30qu'elle fasse une déposition officieuse si vous reconnaissez les faits nous en tirons ensemble
00:12:35les conséquences et dans le cas contraire je vous demanderai de déposer à votre tour et je
00:12:44dirige entrer une enquête interne de l'inspection générale des services avant de statuer sur votre
00:12:50éventuel renvoi puis-je vous demander celle de mademoiselle prière je suis impatient d'apprendre
00:12:56dans quelles circonstances je me suis révélé sur le tard être un odieux satire qui déshonore la police
00:13:02tout entière car c'est ce que vous pensez si j'ai bien compris la question n'est pas là
00:13:07vous trouverez
00:13:10aussi un rapport d'une sainte finnie merci je peux disposer je vous en prie
00:13:25décidément
00:13:27mes graines oui
00:13:48cette histoire est heureusement interne il ne concerne ni la presse ni un quelconque syndicat
00:13:55non mais rassurez-vous monsieur le préfet je suis un homme d'un autre temps je ne sais pas déléguer
00:14:00je
00:14:01vous rappelle que vous êtes encore un fonctionnaire monsieur le commissaire principal et à ce titre je
00:14:05vous interdis formellement toute action ayant trait de près ou de loin à mademoiselle
00:14:09nicole prière ou à son entourage et ça c'est clair
00:14:14ça donne les quatre mois monsieur le préfet
00:14:38et alors
00:14:41Qu'est-ce que vous voulez que vous lisez, vous êtes comme un fou, là !
00:14:44Vous n'allez plus l'écraser, non ?
00:14:45Bon, ça va, maintenant !
00:14:46Vous n'avez qu'à les attacher, mon caillot !
00:14:47Allez, ça va, ça va !
00:14:51Quelle journée, décidément !
00:15:11J'avais beaucoup bu au cours de la soirée d'anniversaire chez Martine Desarmières.
00:15:15Et lorsque l'homme qui disait être le commissaire Maigret m'a abordé dans ce café,
00:15:18où je m'étais abritée à cause de la pluie, j'avais déjà les idées très embrouillées.
00:15:22Le commissaire m'a fait boire à nouveau, et si bien que, jusqu'à l'arrivée dans la chambre d
00:15:26'hôtel,
00:15:27la seule chose que je me rappelle, c'est que j'avais terriblement envie de vomir.
00:15:30Ce qui n'a pas empêché le commissaire de commander du champagne à la réception.
00:15:33Il a dû le boire tout seul, car je me sentais trop malade.
00:15:37La même chose, s'il vous plaît.
00:15:39C'est parti !
00:15:41Un cognac.
00:15:45Lorsque je suis allée à la salle de bain, il a voulu à tout prix me suivre pour me faire
00:15:49prendre une douche.
00:15:57Je peux téléphoner, c'est pour Paris.
00:16:01Tenez.
00:16:10Bouvier, tu notes, Nicole Prieur, 112 boulevard Courcel, 18 ans, blonde, yeux bleus, les cheveux longs, joli.
00:16:21Le papa est au conseil d'Etat.
00:16:24Oui, je veux tout sur elle.
00:16:27Tâche d'avoir des photos, demande à Barnacle.
00:16:30Ah, Bouvier !
00:16:31Tu n'as jamais entendu parler de cette jeune fille, tu n'as pas téléphoné à Barnacle et il n
00:16:35'a jamais fait de photo.
00:16:37Oui, l'IJS est dans le coup.
00:16:41Attends-moi, j'arrive dans une petite heure.
00:16:49Vous vous souvenez de moi ?
00:16:51Au moins, la mémoire.
00:16:53J'étais là-bas hier soir, à la même place, à la fermeture avec une jeune fille.
00:16:58Je vous ai demandé deux cafés.
00:16:59Vous savez, moi, café, bière ou autre chose, je ne fais pas attention aux clients.
00:17:03Et personne n'est venu vous demander de renseignements sur elle ce matin ?
00:17:06Non, pas spécialement.
00:17:07Vous savez, tout le monde me pose des questions.
00:17:09T'as vu ma chaîne, t'as pas vu un tel, comme si je pouvais tout me rappeler.
00:17:13C'est un bistrot, c'est pas une loge de concierge.
00:17:15Télé !
00:17:16Un moment !
00:17:17Combien je vous dois ?
00:17:18Rien du tout, commissaire.
00:17:20Ah bon ?
00:17:20Non.
00:17:29Ensuite, tout devient flou dans ma mémoire, mais je me souviens seulement qu'il a voulu me déshabiller de force.
00:17:35Je me suis débattue, il me tenait les bras et je me suis mise à crier.
00:17:38Il a commencé à me battre, mais quelqu'un est venu frapper à la porte.
00:17:41Eh ben voilà !
00:17:42Ouais, c'est ça !
00:17:44Ah, je vous ai vus au cinéma.
00:17:46Moi, je ne me souviens plus dans quel film, hein ?
00:17:48Je suis très physionomiste, hein ?
00:17:50Moi, je vois une fois une tête, c'est gravé à jamais.
00:17:55Arrêtez-moi ici.
00:18:04Non, non, the street is not noisy at all.
00:18:06It is very calm.
00:18:07Room 12.
00:18:08Best room.
00:18:10With a douche.
00:18:12Bonjour.
00:18:13One minute, please.
00:18:15Je viens régler la chambre numéro 10.
00:18:17Oui, mais elle est payée de toute façon.
00:18:21Commissaire Maigrette, de brigade criminelle.
00:18:24Ah oui, je vois.
00:18:26Écoutez, vous n'avez qu'à vous débrouiller entre vous.
00:18:28Moi, ça suffit comme ça, vos histoires.
00:18:31Sorry.
00:18:32One night, please.
00:18:33Yes.
00:18:34Don't you understand ?
00:18:34For one night.
00:18:36Yes.
00:18:36With breakfast, miam, miam.
00:18:38You understand ?
00:18:49Je sais, monsieur le directeur,
00:18:51mais je vous demande de poursuivre
00:18:52la surveillance de Palmarie
00:18:54quelques jours encore.
00:18:57Oui, écoute comprise.
00:19:01Je vous remercie.
00:19:04Ah oui, oui, oui, ça s'est très bien passé.
00:19:07Ah oui, c'est un homme tout à fait courtois.
00:19:10Au revoir, monsieur le directeur.
00:19:14Mais enfin, ça sent le coup tordu à 20 kilomètres.
00:19:16Alors, si vous voulez, mon avis,
00:19:17non seulement le coup est tordu,
00:19:18mais en plus, il vient de quelque part.
00:19:21Ah mais voilà, deux réflexions de bon sens,
00:19:22coup sur coup, mon petit Arrince.
00:19:24Ajoute-en une troisième.
00:19:27Je dirais des types que vous marquez à la culotte
00:19:29et qui préférez vous voir sur la touche.
00:19:33La métaphore a le mérite d'être parlante.
00:19:36Oserais-tu citer quelques noms ?
00:19:40Parmi les paroissiens
00:19:41dont les péchés vous préoccupent,
00:19:42je dirais Manuel Palmarie.
00:19:46Eh bien, dès que j'aurai un moment,
00:19:47j'irai le confesser.
00:19:48Et pourquoi pas tout de suite ?
00:19:50Parce que tu vas d'abord te mettre à la machine
00:19:52et prendre ma déposition.
00:19:55Hein ?
00:19:55Bah, t'es officier de police, oui ou non ?
00:20:08Le sous-signé Maigret Jules
00:20:13déclare sur la foi du serment
00:20:16que je me trouvais à mon domicile le 10 décembre
00:20:26quand, vers 11 heures du soir,
00:20:29j'ai reçu un appel téléphonique
00:20:34d'une personne d'écarence appelée Nicole Charvet,
00:20:43domiciliée à La Rochelle
00:20:47et fille d'un magistrat de la dite ville.
00:20:53Arnaque à votre service.
00:20:55Tiens, voilà toujours ça.
00:20:57C'est pas un recours,
00:20:58mais elle était dépressée.
00:20:59T'en veux d'autre ?
00:21:00Mais comment as-tu fait ?
00:21:02Ben, j'ai eu l'idée,
00:21:03pour avoir le numéro de sa charrette,
00:21:04de téléphoner à Bodin à la préfecture.
00:21:06Coup de bol,
00:21:07elle était garée juste devant l'immeuble.
00:21:10Une alpha sprint vermillon.
00:21:12Je pouvais pas me gourer.
00:21:13J'ai planqué dans un kiosque à journaux
00:21:15avec un 300
00:21:16et deuxième coup de bol,
00:21:18elle est sortie dix minutes après.
00:21:19Sur le tas,
00:21:20t'en as 8 à 10 de bonne.
00:21:22C'est bien elle ?
00:21:23Ah oui, ça c'est bien elle.
00:21:25T'en veux d'autre ?
00:21:27Ben, à tout hasard, mais...
00:21:28T'en fais pas, Jules.
00:21:30Je décroche dans six mois.
00:21:31Alors,
00:21:32si tu me demandais des photos
00:21:33du ministre de l'Intérieur
00:21:34en tutu rose,
00:21:35je te les ferai
00:21:36du moment que c'est pour toi.
00:21:38Parce qu'il porte des tutu roses, le ministre ?
00:21:41Hé, va savoir, jeune homme.
00:21:43Allez, je t'en fais, l'autre.
00:21:44Salut.
00:21:46Il a jamais su photographier.
00:21:49C'est nul.
00:21:50Elles sont toutes floues.
00:21:54Alors, Nicole Prieur, alias Charvet,
00:21:56se trouvait dans un état
00:21:59de fébrilité extraordinaire.
00:22:06L'alcool y était sans doute
00:22:08pour beaucoup,
00:22:09mais je reste persuadé
00:22:11qu'elle avait réellement eu peur
00:22:13de quelqu'un ou de quelque chose.
00:22:25malgré les incohérences de son récit,
00:22:28j'ai cru à son histoire d'ami
00:22:30qui avait voulu la tirer dans son lit
00:22:32après l'avoir saoulée
00:22:34et au vol de son sac à main
00:22:36dans le métro.
00:22:48J'ai jugé bon
00:22:50de l'emmener dans un hôtel
00:22:52pour qu'elle y passe la nuit.
00:23:01et je lui ai laissé ma carte
00:23:02en lui recommandant de m'appeler
00:23:03le lendemain matin.
00:23:14Et plutôt gironde, cette gamine,
00:23:16dis donc, patron,
00:23:17à votre place.
00:23:19Je te remercie.
00:23:20Dis-moi, prier un maître de requête
00:23:22au Conseil d'État,
00:23:23les ARG ont forcément quelque chose ?
00:23:25Ils ont.
00:23:26Sur le papa, il y en a deux caisses
00:23:28et pas un cheveu qui dépasse.
00:23:30Catholique, grand résistant gaulliste,
00:23:32MRP, regaulliste,
00:23:34grosse fortune personnelle,
00:23:35veuf, puis remarié.
00:23:36Sur la mer, il n'y a rien.
00:23:37Et sur la fille, il n'y a pas grand-chose.
00:23:39Étudiante en droit,
00:23:40deux, trois amants,
00:23:41dont un ami de papa,
00:23:42le dernier en date
00:23:43et le député Pontavis.
00:23:44Ah oui, puis j'ai oublié
00:23:45une passion, le jumping,
00:23:47championne d'Ile-de-France junior.
00:23:49Tu n'as tout de même pas demandé
00:23:51un vrai rapport au renseignement généraux ?
00:23:53Bien sûr que non, patron.
00:23:54Ne vous inquiétez pas.
00:23:55Oui, enfin, pendant ce temps-là,
00:23:56tu ne t'occupes pas des vols de bijoux.
00:23:59Bon, allez, on termine
00:24:00et tu me conduis chez Paul-Marie.
00:24:02Ce vieux Paul-Marie.
00:24:05Arrivé dans la chambre
00:24:06de l'hôtel de Savoie.
00:24:28Par où je passe ?
00:24:30Tu n'as qu'à prendre
00:24:30par la rue d'Empierre
00:24:31et tu remontes le boulevard Mercier.
00:24:33Un coup de peau
00:24:33que tu sois rentré dans la police,
00:24:34toi.
00:24:35Tu n'aurais pas pu faire taxi.
00:24:37Ça va, patron ?
00:24:39Oui.
00:24:41À part les fautes d'orthographe.
00:24:44Encore qu'à la moindre d'habitude.
00:24:55Ah, bravo.
00:24:55Et maintenant, on fait quoi ?
00:24:56Actionner un peu la sirène pour voir.
00:24:58Ça va leur muer le train,
00:24:59ces ploucs.
00:25:05Arrêtez-moi ça.
00:25:06Bon, je vais y aller à pied,
00:25:08c'est à deux pas.
00:25:18Bien.
00:25:19Patron, je vais chez Paul-Marie avec vous, non ?
00:25:21Non, toi, tu signes ça
00:25:22et tu vas le porter toi-même
00:25:23au cabinet du préfet.
00:25:24Avec les fautes ?
00:25:25Tu viens me chercher
00:25:26dès que tu peux.
00:25:27Ah, j'y pense.
00:25:29N'oublie pas le député
00:25:30qui s'offre les faveurs
00:25:30de la petite prieure.
00:25:35Allez, recule.
00:25:45C'est parti, c'est parti, c'est parti.
00:26:07Yalibert, c'est comme ça que tu planques ?
00:26:09Vous en faites pas,
00:26:10j'y signale tout ce qui passe.
00:26:12Vous voulez un petit jus ?
00:26:12Je viens de le faire.
00:26:14Merci, non.
00:26:15Paul-Marie est seul ?
00:26:16Oui.
00:26:17Aline est sortie il y a une heure.
00:26:19L'ourti lui file le train.
00:26:20Allez, joue, jeune homme.
00:26:46Pas de marie, c'est le mec a eu.
00:27:14Sous-titrage MFP.
00:27:17Sous-titrage MFP.
00:28:13Sous-titrage MFP.
00:28:15Oh, commissaire, je ne voudrais pas avoir à me répéter.
00:28:20Mais depuis que je suis sorti du ballon, j'ai raccroché les gants.
00:28:22Ça fait 17 balais que je me tiens aussi bien que l'archevêque de Paris.
00:28:27D'ailleurs, vous le savez aussi bien que moi.
00:28:28Je n'ai jamais entendu dire qu'on tirait sur les archevêques au fusil mitrailleur à la sortie du casino
00:28:32d'Anguin.
00:28:33Tu vas sans doute m'expliquer que c'est aussi la justice divine qui a fait sauter la voiture de
00:28:37tes flingueurs trois mois plus tard.
00:28:39Ah non, ça c'est les aléas de la vie.
00:28:42Ils sont morts et moi je suis monté sur roulette à perpète.
00:28:47Il y a des fois, je préférerais le contraire.
00:28:51Mais je ne suis pas sûr qu'un homme qui a ses deux guiboles puisse comprendre ça.
00:29:01Aline est sortie.
00:29:03Vous le savez aussi bien que moi.
00:29:06Je ne peux pas aller me chercher une boîte d'allumettes sans avoir une demi-douzaine de vos flics au
00:29:09train.
00:29:11Ce n'est pas une vie d'ailleurs pour cette gamine.
00:29:16Où est-elle allée ?
00:29:18S'acheter les fanfreluches.
00:29:21Cette petite est une sainte.
00:29:24Dès qu'elle voit que j'ai le moral qui tourne au noir,
00:29:26elle ne sait pas quoi faire pour me faire plaisir.
00:29:28Elle fait quelque chose, elle trouve quelque chose.
00:29:31Une sainte, je vous dis.
00:29:36Ça t'ennuie beaucoup si je l'attends avec toi ?
00:29:39Ah oui, beaucoup.
00:29:52Alors, je vais te raconter une histoire pour te désennuyer.
00:29:58Il était une fois un commissaire principal de la brigade criminelle,
00:30:02celui-là même qui t'a envoyé à la centrale de Saint-Maur,
00:30:06qui s'est trouvé piégé
00:30:11dans une pseudo-histoire de mœurs,
00:30:14d'où sa mauvaise humeur.
00:30:16Prends-toi compte qu'une jeune fille de la meilleure société...
00:30:20Papa ?
00:30:22Ah, papa.
00:30:25Il a de la visite, papa.
00:30:29Je suis passée à la clé d'or.
00:30:31J'ai vu Jean-Loup.
00:30:32Il m'a dit que tu t'inquiètes pas.
00:30:33Le comptable a été débordé.
00:30:35C'est pour ça que t'as pas eu les comptes de novembre.
00:30:37Mais ça va, hein ?
00:30:39Ça a très très bien marché.
00:30:40D'ailleurs, je crois qu'il va falloir augmenter les primes de Noël.
00:30:42Enfin, tu verras ça toi-même.
00:30:43Puis après, je suis passée au champ,
00:30:45faire des petites courses.
00:30:47Tu veux voir ?
00:30:51Oh, je te dis pas la tête du poulet
00:30:53qui me suivait quand je suis rentrée dans la lingerie.
00:30:56Ça sentait le poulet rôti.
00:30:57Du coup, j'en ai fait cinq.
00:31:00Bébé.
00:31:01Il te plaît ?
00:31:03Attends, c'est pas tout.
00:31:04Regarde.
00:31:06Tu veux que j'essaie tout de suite ?
00:31:07Tout à l'heure, plus tard, plus tard.
00:31:08Tu veux que j'essaie tout de suite ?
00:31:10Plus tard.
00:31:13Pourquoi ? Parce qu'il est là ?
00:31:14Bah, t'as qu'à lui dire de fiche le camp.
00:31:17Il a pas de mandat de perquisition, hein ?
00:31:19Si ?
00:31:20Vous avez un mandat ?
00:31:23Non, j'ai pas de mandat.
00:31:25Alors, excusez-nous, commissaire.
00:31:26Mais papa et moi, on a des tas de choses à se dire
00:31:28qui vous regardent pas.
00:31:29Ça peut attendre.
00:31:30Ouais, range ça.
00:31:31Oh, il est en colère, le commissaire.
00:31:33Il y a de quoi.
00:31:34Oh, il vient passer ses nerfs ici, à tout hasard.
00:31:38Tenez, à tout hasard.
00:31:42Mais ben, elle est plutôt belote, la petite.
00:31:45Et après ?
00:31:46Bonjour, parce qu'elle a de plus que moi, hein.
00:31:48A part qu'elle fait du cheval.
00:31:50C'est votre belle amie ?
00:31:53Pas précisément.
00:31:54Vous la connaissez, l'un ou l'autre ?
00:31:58Ça fait trois ans que je suis cloué ici.
00:32:00À cette époque-là, elle devait avoir quoi ?
00:32:02Quatorze, quinze ans.
00:32:03Alors, voyez bien.
00:32:04Tu la connais, toi ?
00:32:06Tu me vois frayer avec ce genre de souris ?
00:32:08Je suis pas née avec une cuillère d'argent dans le bec ?
00:32:10Ou alors, ça se saurait.
00:32:12Cette jeune personne du meilleur monde, en effet,
00:32:15son père est une des huiles de la République.
00:32:18Elle m'a été envoyée gracieusement dans les jambes.
00:32:22Pour vous coller une histoire de fesses sur le dos, si je puis dire.
00:32:25C'est ça ?
00:32:26À peu près, oui.
00:32:27Faut déjà avoir de l'imagination, hein.
00:32:30Alors, vous pensez que le coup, il vient d'ici ?
00:32:32Dans quel but on aurait fait ça ?
00:32:34J'en sais rien.
00:32:36Mais ce dont je suis certain, c'est que t'as jamais décroché.
00:32:38Mais nom de Dieu, commissaire, sur quelle ère faut-vous le chanter ?
00:32:42Les seuls business dont je m'occupe, c'est la limonade et les canassons.
00:32:48Alors j'en ai marre de vos soupçons à la noix !
00:32:50Je me suis rencardé auprès de mon avocat.
00:32:53Mon téléphone sur écoute et vos flics.
00:32:55Qui font les 3-8 en bas de l'immeuble.
00:32:56C'est pas légal !
00:32:58Maintenant, je vous préviens...
00:32:59Non, renverse pas les rôles.
00:33:02C'est moi qui te préviens.
00:33:03Que sur ma demande auprès du juge comme Elio,
00:33:06la brigade financière va ouvrir une enquête.
00:33:09Mais nom de Dieu, c'est tout de même pas de ma faute !
00:33:11Si la clé d'or fait des bénéfices depuis 17 ans !
00:33:14Et si j'ai un peu de peau avec les canassons !
00:33:16J'ai la certitude que c'est toi qui organise l'écasse à répétition des petites bijouteries...
00:33:21Voilà !
00:33:21...sur lesquelles tu sais parfaitement que j'enquête !
00:33:23Et c'est pour ça que tu viens d'essayer de me piéger !
00:33:26Mais vous êtes complètement malade, là, faut vous faire soigner !
00:33:28Non, mais tu vas pas te laisser accuser comme un cave !
00:33:31Alors, la prochaine fois, quand je te ferai replonger,
00:33:33ça sera pour le restant de tes jours !
00:33:35Et Elio aussi en prendra pour un bout de temps !
00:33:37Faites-moi confiance !
00:33:40C'est la déclaration de la guerre, là, carrément...
00:33:42Ça y ressemble !
00:33:44Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée.
00:34:26Qui c'est, Steve ?
00:34:27C'est le dentiste d'Aline-Bouch.
00:34:41Tenez, messieurs.
00:34:46Oui.
00:34:47Enfin, c'est pas pour dire, mais cette semaine,
00:34:49elle a quand même réussi à nous semer deux ou trois fois.
00:34:52Une fois au cinéma.
00:34:55Les toilettes d'âme communiquaient avec la sortie de secours.
00:34:57Et puis, l'autre fois, elle s'est promenée gillons, là, au rayon.
00:35:01Lingerie d'âme des galeries Lafayette.
00:35:05Ah, décidément, celle-là.
00:35:09Elle a des rendez-vous réguliers ?
00:35:12Oui, coiffeur, esthéticienne, puis elle a son dentiste, là, juste à côté.
00:35:17Quand on parle du loup...
00:35:24Je vais vous dire pourquoi vous déraillez la gonzesse de la photo.
00:35:28Le bateau qu'elle vous a monté, elle a pu le faire que pour un type qu'elle avait dans
00:35:31la peau.
00:35:32Et ce type-là, ça peut pas être Manu.
00:35:35Au revoir.
00:35:36Bon, usez pas vos godasses, hein.
00:35:38Je vais juste à la porte à côté, et après, je rentre à la niche.
00:35:45J'ai eu de la chance que Palmarie l'ait sorti du trottoir.
00:35:49Je crois qu'elle le sait.
00:35:52T'as eu quelque chose sur Pontavis, par tes amis des Hergés ?
00:35:55Maman de la petite prière ?
00:35:57C'est pas rien à faire, c'est du trop gros gibier, ça.
00:35:59Je te touche carrément à l'Elysée, alors.
00:36:04Tu me ramènes ?
00:36:06Salut, René.
00:36:09René !
00:36:16Ah non, s'il te plaît.
00:36:34Allez, à demain.
00:36:36À demain, pas tranquille.
00:36:43Et donc, tu l'as déshabillée ?
00:36:45C'est drôle, il m'a bien fallu.
00:36:49Elle avait vomi sans arbre.
00:36:52Elle te défend pas, je voulais seulement savoir si elle avait déjà les marques sur le corps.
00:36:58Je n'ai rien remarqué, vous.
00:37:02Tu veux dire qu'elle se les ait faites après ?
00:37:05Non, on les lui a faites.
00:37:13Si tu es libre, demain je t'emmène de déjeuner dans un endroit charme.
00:37:19Comme des amoureux ?
00:37:22Pourquoi pas ?
00:37:28Alors c'est vrai, tu connais pas les assises, toi.
00:37:31Ah bah tu verras, c'est pas du tout la même ambiance que la correctionnelle.
00:37:35Enfin bon.
00:37:36Bref, tu vois toujours pas pourquoi on a retrouvé tes empreintes sur le contact de la bagnole qui a servi
00:37:41au casse de la bijouterie.
00:37:44Hein ?
00:37:45Non ?
00:37:46C'est une personne, Aline Bourge, tu la connais.
00:37:51Il a perdu sa langue ce petit bonhomme, décidément.
00:37:54Bon, on va le laisser réfléchir un peu.
00:37:56Simon, emmène-le au dépôt.
00:38:02Patron, vous voulez pas qu'on le cuisine plus que ça ?
00:38:04Non, plus tard, j'ai un rendez-vous.
00:38:06Tu m'emmènes ?
00:38:07Comme vous voudrez.
00:38:11De toute façon, il n'en sait pas beaucoup plus qu'il n'en dit.
00:38:44Je ne sais pas.
00:39:11et là faut pas leur donner oh ça par exemple ça va-t-il commissaire
00:39:18t'as grossi toi d'honneur c'est les bureaux ça toi par contre oui c'est le grand air
00:39:28ça m'a pas
00:39:30fait grandir non plus d'ailleurs alors sacré maigret ça va toujours à l'exception de ma femme qui est
00:39:42morte il ya deux ans ouais bah il faut bien alors tu es en balade si on veut tu sais
00:39:52ici c'est pas
00:39:54de course moi les arnaques sur les canassons tout ça je ne suis plus au parfum oui tu parles
00:40:03non tu étais inspecteur à l'époque et oui dis moi oui la jeune prieur nicole nicole prieur
00:40:12et on va tiens là ça j'ai l'enregistrement autant j'aime la bête autant la proprio c'est
00:40:18une vraie
00:40:18tête de l'heure jolie fille mais quatre dollars pourquoi tu veux lui parler et édouard pontavis
00:40:26ça te dit quelque chose pour ta vis pour ta vis pour ta vis pour ta vis et ben ça
00:40:32ne me
00:40:32dit rien d'un avis donc pourquoi ça devrait au sujet de nicole prieur par exemple la petite
00:40:41prieur ça fait deux trois fois que je la vois sortir avec l'élan même que je me suis dit
00:40:45il n'est pas jojou oh c'est pas que ça soit un mauvais cavalier non mais à côté d
00:40:52'elle
00:40:53qui est qui est ce mais non mais non mais non mais non c'est un dentiste en matière justement
00:40:59il
00:41:00est allé avec la petite pas plus tard hier matin alors encore une fois merci fernand ok commissaire
00:41:10en plus tard parce que c'est toi carolus du manoir dans la cinquième gagnant en auteuil tu
00:41:17mets tout ce que tu as dessus et tu peux prendre ta retraite peinard c'est moi qui te le
00:41:21dis c'est
00:41:22une idée salut commissaire
00:41:24ne t'inquiète pas
00:41:32c'était vraiment délicieux tu sais
00:41:38s'il vous plaît merci si vous permettez la maison serait vraiment très honoré de vous offrir votre repas
00:41:44c'est malheureusement impossible j'offre ce déjeuner à ma femme pour nos 25 ans de mariage
00:41:49vous remercierez la direction merci
00:41:57tu t'y prends très à l'avance cette année
00:42:04salut
00:42:07ça va c'est la petite de la foudou
00:42:15vraiment qu'est ce point
00:42:21je me sens pas très bien
00:42:23excuse moi
00:42:26maintenant je comprends pourquoi tu m'as amené ici
00:42:34qu'est ce que tu fais c'est l'après-midi
00:42:37parce que c'est fait je crois que je vais emmener Geneviève pardon au cinéma
00:42:47viens maman viens maman
00:42:49viens le toutou
00:42:50viens le toutou et sa maman
00:42:53allez allez le chien chien
00:42:55allez le chien chien les gentils le chien chien
00:43:17alors vous cuisinez même mon dentiste maintenant
00:43:19non ce serait plutôt le contraire
00:43:21ben j'espère qu'il vous le fera pas
00:43:25je viendrai vous voir après
00:43:27si vous êtes toujours en état
00:43:28bon il a été très gentil il s'est tenu très propre
00:43:31ah oui
00:43:32hé dis donc c'est cotine
00:43:34ça tape plus le film
00:43:36oh bah si t'as pas tout compris
00:43:38on pourra revenir demain
00:43:40bon à plus tard
00:43:42alors ?
00:43:43bah rien à signaler commissaire
00:43:44d'ailleurs le film était plutôt pas mal
00:43:47bah tu vas travailler un peu
00:43:49Montreux-Fontaine au restaurant Lac-les-Dors
00:43:51et c'est de savoir auprès des garçons
00:43:53si mademoiselle Prieur fréquente l'établissement
00:43:56viens commissaire
00:43:58ça rendra ?
00:44:00viens maman
00:44:12oui
00:44:13d'accord
00:44:15très bien je vais le prévenir
00:44:18excusez-moi
00:44:19vous avez rendez-vous ?
00:44:21non
00:44:21vous êtes déjà venu ?
00:44:23non plus mais
00:44:24depuis cette nuit je souffre
00:44:26d'une rage de don atroce
00:44:28bon bah allez attendre à côté je vais voir
00:44:30je vous promis
00:44:39non plus
00:45:00Le docteur vous fait demander si ça ne vous dérange pas d'attendre un peu.
00:45:03Oui.
00:45:04Le docteur va vous prendre. Je vais remplir votre fiche.
00:45:13Vous pouvez vous débarrasser.
00:45:15Je vais vous demander votre nom, âge, profession, adresse et téléphone le cas échéant.
00:45:20Lule Maigret, 118 boulevard Richard Lenoir, fonctionnaire.
00:45:45Assez-vous la bouche.
00:46:03Qui vous a recommandé mon cabinet ?
00:46:06Je travaille dans le quartier. J'ai vu votre plaque.
00:46:10Ouvrez la bouche.
00:46:13De quelles dents souffrez-vous ?
00:46:15Une moelle à gauche, là.
00:46:18Au fond.
00:46:21Celle-ci ?
00:46:23Elle bouge, non ?
00:46:27Non.
00:46:31Peut-être.
00:46:34Vous m'allez au fond à gauche.
00:46:36Celle-là ?
00:46:44Ah, peut-être.
00:46:50Vos dents sont parfaitement saines et vos deux plombages ont été très bien faits.
00:46:55Si vous avez ressenti une douleur maxillaire persistante, c'est sans doute dû à un début de sinusite.
00:47:03Dans ce cas, voyez votre médecin traitant.
00:47:06Et en attendant, prenez toujours de l'aspirine.
00:47:10Je vous remercie, docteur.
00:47:13Excusez-moi de vous avoir fait perdre votre temps.
00:47:15C'est surtout le vôtre que vous venez de perdre.
00:47:25Je vous dois.
00:47:27Vous verrez ça avec mon assistante.
00:47:30Merci.
00:47:47Pardon, madame.
00:47:49Oh.
00:47:51Attendez.
00:47:52Je vais arranger ça.
00:47:54Voilà.
00:47:56Allez-y, toute façon.
00:48:01C'est un bon dentiste, le docteur Melland ?
00:48:03Non ?
00:48:04Ça, j'en sais rien.
00:48:05Moi, je vais à l'hôpital.
00:48:06C'est gratuit.
00:48:07À tous les cas, c'est un homme charmant.
00:48:10Vos premières nouvelles.
00:48:11Enfin, elle dépend peut-être avec qui.
00:48:15Il y a longtemps que vous travaillez ici ?
00:48:17Cinq ans.
00:48:18J'aime autant vous dire que si je trouve autre chose.
00:48:21Dites-nous, vous n'auriez pas des allumettes.
00:48:23Je ne sais pas ce que j'ai fait des miennes.
00:48:26Tenez.
00:48:27Merci.
00:48:30Il a de la chance d'avoir un jardin en plein Paris.
00:48:34Ah, ben, vous avez vu dans quel état il est, aussi.
00:48:39Il a son domicile, ici ?
00:48:41Oui, au second.
00:48:44Et sa femme n'a pas eu l'idée de...
00:48:47d'arranger un peu, tout ça ?
00:48:50Sa femme ?
00:48:51Vous rigolez.
00:48:52À part ses clientes et Adrien, son assistante, il n'a pas de femme.
00:48:55C'est vrai qu'Adrien, il est dingue de l'une.
00:48:57Enfin, à part ça...
00:48:58Bon, bon, bon, bon, bon.
00:49:00Bon, ben, à la prochaine fois.
00:49:02C'est rare de tomber sur un homme aussi sympathique.
00:49:07Allez.
00:49:21Ça va, patron ?
00:49:23Oui, pourquoi ?
00:49:24Où donc ?
00:49:25Bon, elles sont en parfait état.
00:49:26Je viens d'en avoir confirmation.
00:49:27Entre autres choses.
00:49:46Vous n'êtes que deux.
00:49:50Entre, t'es rentre.
00:49:51Vous ne voulez pas savoir ce que je suis heureuse de vous voir, inspecteur Machin ?
00:50:05Manu se repose.
00:50:08Ça veut dire qu'il fume une pipe ou deux d'opium ?
00:50:13Et alors ? C'est pas un crime.
00:50:15Un délit tout au plus.
00:50:17Ah tiens, parce qu'il parle, l'inspecteur Truc ?
00:50:19Oui, et il pourrait vous dire que la détention de stupéfiants peut valoir de six mois à un an ferme.
00:50:26Vous savez pas qu'avec ses guiboles, il souffle le martyr ?
00:50:28Il n'y a que ça qui le soulage.
00:50:30Ah non, vous le savez pas, parce qu'il vous l'a pas dit.
00:50:33Et vous vous en tamponnez comme de l'an 40.
00:50:36Qu'est-ce qui se passe ici ?
00:50:37Tout ce qui les intéresse, c'est de nous traquer comme du gibier.
00:50:40Doucement, calme-toi.
00:50:43Pourquoi vous fouillez dans ces tiroirs-là ?
00:50:45Il n'y a pas de bombe ici.
00:50:52Elle est nerveuse, la petite.
00:50:54Faut la comprendre.
00:50:56Moi aussi, je suis nerveux.
00:50:59Mais nous, on est calmes.
00:51:01Vous avez déclaré au commissaire Maigret ne connaître ni l'un ni l'autre Nicole Prieur,
00:51:04dont le commissaire vous avait montré des photos.
00:51:08Faut se répéter ?
00:51:09Nous avons établi que Nicole Prieur est liée au docteur François Mellan,
00:51:13dentiste,
00:51:14chez qui mademoiselle Aline Beauce se rend plusieurs fois par semaine.
00:51:17L'inspecteur Lourti pourra vous fournir les jours et les heures, si vous voulez.
00:51:21Mais qu'est-ce que vous insinuez, là ?
00:51:22Il n'y a pas qu'un homme à Paris qui a mal aux dents.
00:51:24Vous commencez à me courir tous les deux avec votre petite bourge de Nicole Machin, là.
00:51:29Et elle, en ce moment, elle n'a pas que mal aux dents.
00:51:31Ah oui ? Et où donc, alors ?
00:51:34Ah, vous voulez tout savoir ?
00:51:36Oui.
00:51:38Je veux tout savoir.
00:51:41Alors, je vais vous apprendre que le docteur Mellan, c'est peut-être un bon dentiste,
00:51:46parce qu'autrement, je ne me ferais pas soigner par lui.
00:51:48Mais il reçoit beaucoup de filles à papa.
00:51:50Et à mon avis, il ne s'occupe pas que de leur carie.
00:51:54Croyez-moi, les femmes, ça se sent, ces choses-là.
00:51:59Mais tu ne m'avais pas raconté ça.
00:52:00Oh, mais tu as vu la tronche qu'il a ?
00:52:02Ouais, il a ses deux guiboles, lui.
00:52:05Ouais, et bah toi, t'as le reste.
00:52:07Lui, je ne sais pas.
00:52:09Vous insinuez qu'il serait impuissant ?
00:52:11Mais dans ce cas, ses clientes dont vous parlez, elles vont chez lui. Pourquoi ?
00:52:14Faut vous faire un dessin, inspecteur Truc Machin.
00:52:18Non, ce ne sera pas utile.
00:52:19Mais ce qui sera utile, c'est que vous vous prouviez
00:52:20que vous n'avez aucun lien avec Nicole Prieur.
00:52:23Ah là, c'est vous qui inversez les rôles.
00:52:27C'est à vous de prouver, pas à nous.
00:52:30Faites-moi confiance.
00:52:32Je prouverai.
00:52:34Et bah, je vous souhaite bien du plaisir.
00:52:36Mais avec vous, nous n'en manquerons pas, mademoiselle.
00:52:51Vous savez, Manuel,
00:52:53j'ai toujours pensé que vous n'alliez pas raccroché.
00:52:56Et je suis sûr de ne pas me tromper.
00:52:59Ça n'empêche pas les sentiments, mais...
00:53:02Ce que vous m'avez fait, Alinez-vous.
00:53:05Je ne suis pas prêt de vous le pardonner.
00:53:08Viens, Torrance.
00:53:11Hé !
00:53:12Hé !
00:53:13J'ai 60 balais.
00:53:16J'ai plus de guiboles.
00:53:18Et je vais crever avant toi.
00:53:20Mais ce que je regrette le plus,
00:53:22c'est de t'avoir rendu service, trop souvent.
00:53:25Je vais me croire.
00:53:37Et là, Ducran, cette gamine, dites-donc, vous trouvez pas ?
00:53:41Lui, il n'est pas mal non plus.
00:53:44Non, enfin, c'est pas une raison.
00:53:45Sûr que non, patron.
00:53:47Sinon, à quoi ça sert qu'on soit des flics ?
00:53:50Par moment, je me le demande.
00:53:54Tu prendras la deuxième à gauche,
00:53:56c'est plus court pour Richard Lenoir.
00:54:02Mais dis-moi,
00:54:03qu'est-ce qui va se passer au juste, maintenant,
00:54:04avec le préfet ?
00:54:06Je t'en s'effiche vraiment, hé.
00:54:09J'ai une sale gueule en ce moment.
00:54:14Tout vive a raison.
00:54:16Je devrais peut-être faire un peu attention.
00:54:19Toi ?
00:54:20En attendant,
00:54:22tâche un peu de dormir.
00:54:23Ce serait déjà ça.
00:54:31Bonjour.
00:54:34Bonjour, patron.
00:54:35Terrence, t'as trouvé quelque chose sur Adrien Longle ?
00:54:37L'assistant du dentiste, oui, j'ai son adresse.
00:54:40Pas mal.
00:54:42Mais qu'est-ce que vous faites là ?
00:54:44Vous êtes pas chez Palmarie ?
00:54:46Justement, on n'en sait rien de ce qu'on fait ici, nous.
00:54:49On nous a dit de ne rien faire tant que vous n'avez pas vu le Big Boss.
00:54:53Alors, on attend.
00:54:55Ah bon ?
00:54:57Bon, ben, à tout à l'heure, les enfants.
00:55:06Barnacle.
00:55:06Oh, Jules.
00:55:08Tu sais, il faut pas que tu t'en fasses pour moi.
00:55:11Ils ont voulu me remonter les bretelles, mais je les emmerde.
00:55:14Et je leur ai dit bien fort.
00:55:16Je continuerai à travailler pour toi.
00:55:19Et crois-moi, la vie est belle.
00:55:21T'as raison, Barnacle.
00:55:23La vie est belle.
00:55:26Ah, Maigret, allons dans votre bureau, nous serons plus tranquilles.
00:55:29Ah, comme vous voulez.
00:55:37Maigret, je suis obligé de vous demander ce que vous faisiez chez un dentiste de la rue des Acacias.
00:55:42Vous n'allez pas me faire subir un interrogatoire ?
00:55:45J'ai trop de respect pour ce que vous avez été, Maigret.
00:55:48J'aimerais que vous en soyez convaincu.
00:55:51Mais, vos dents, elles sont parfaitement saines.
00:55:55Ah, vous savez ça aussi ?
00:55:57Écoutez, Maigret, peu importe ce que je sais ou pas et comment je le sais, mais je le sais.
00:56:01Bon, c'est pas très difficile à savoir.
00:56:04Les bœufs-carottes n'ont pas été inventés pour les chiens, que je sache.
00:56:07Maigret, vous savez très bien que l'inspection générale des services ne dépend pas de moi.
00:56:11Mais directement de la préfecture.
00:56:13Peu importe, Maigret.
00:56:15Vous avez eu une entrevue avec le préfet où je crois savoir qu'il vous a été expressément demandé
00:56:19de vous abstenir de toute action de police concernant la fille d'un haut personnage de la République
00:56:25qui vous a d'ailleurs plus ou moins mis en cause personnellement.
00:56:28Ou plutôt plus que moins.
00:56:30Mais encore une fois, ça ne me regarde pas.
00:56:32Ça ne vous regarde pas, monsieur le directeur, que votre commissaire principal de la brigade criminelle soit un obsédé sexuel
00:56:39ou non ?
00:56:39Écoutez, Maigret...
00:56:41Je vous écoute, monsieur le directeur.
00:56:43Enfin, nous n'allons pas épiloguer pendant des heures.
00:56:45Mais si je vous donnais ma démission...
00:56:47Je ne vous la demande pas.
00:56:48Et je ne vous la donnerai pas non plus.
00:56:50Bon, alors...
00:56:52Disons, vous pourriez peut-être prendre un congé pour raison de santé, par exemple, en attendant que les choses se
00:56:57tassent.
00:56:58Nous pouvons nous entendre là-dessus, n'est-ce pas ?
00:57:01Ah oui, ça d'autant plus que je n'ai pas le choix.
00:57:04Et combien de temps souhaiteriez-vous que je reste souffrant ?
00:57:08Eh bien, le temps nécessaire.
00:57:12Et mon enquête sur les vols des bijoux ?
00:57:14Personne n'est propriétaire d'une enquête.
00:57:16Surtout quand celle-ci n'avance guère, ce qui me semble être le cas.
00:57:19Aucune enquête n'avance tant qu'on n'a pas trouvé les coupables, monsieur le directeur.
00:57:23Eh bien, Torrance la poursuivra.
00:57:27Écoutez, Maigret...
00:57:28Vous imaginez bien que tout ceci ne m'amuse pas.
00:57:31Il y a pourtant de la farce dans tout cela.
00:57:33Allez, au revoir, Maigret.
00:57:35J'espérais que vous me souhaiteriez un bon rétablissement.
00:57:39Eh bien, soignez-vous bien, Maigret.
00:57:48Repos.
00:57:53Je veux dire que je vais prendre quelques jours, voire quelques semaines de repos.
00:57:57Mais pas vous, rassurez-vous.
00:57:59Vous ne le méritez pas.
00:58:02Torrance, tu viens.
00:58:15Tiens, serre-nous un verre de cognac.
00:58:20Tu sais que depuis que j'ai rencontré le préfet, nous avons eu les boeufs carotte aux fesses, mon petit
00:58:25Torrance.
00:58:26Et nous n'avons rien vu.
00:58:29Mais eux ont tout vu.
00:58:31Tout noté, tout transmis.
00:58:33Alors, tu laisses tomber la petite prière, mêlant l'assistante.
00:58:39À propos, tu as son adresse à l'assistante ?
00:58:46Tout ça est classé secret d'État.
00:58:49Par contre, tu continues pour Aline, pas le mari, la clé d'or et le casque de la rue des
00:58:54Morillons.
00:58:55Jusqu'au prochain braquage qui, à mon avis, ne saurait tarder.
00:59:00Moi, à votre place, je vais renvoyer ma démission dans les gencives, patron.
00:59:04Tu sais combien de fois j'ai eu envie de la donner, ma démission ?
00:59:13Tu vas t'installer ici.
00:59:14Vous plaisantez, patron.
00:59:15Ah ben voilà.
00:59:17C'est à cause d'imbéciles dans ton genre que j'ai jamais pu démissionner.
00:59:34Ah ben du coup, ils se cachent même plus.
00:59:36Ça fait drôle de se retrouver flachés par des types de la boîte quand même.
00:59:40On va aller balader un peu.
01:00:10On va aller balader un peu.
01:00:25Et voilà.
01:00:28Avec tout ça, j'ai oublié de vous dire que Nicole Pierre est inconnu au restaurant La Clé d'Or.
01:00:33Donc tout passe par mélange.
01:00:34Mais non, pas de touche si j'ai bien compris. Raison d'État.
01:00:37T'as bien compris.
01:00:38Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
01:00:40Rien.
01:00:41Patron, mon téléphone est sur écoute.
01:00:43Tu m'appelleras tous les jours vers 19h30 à ce numéro.
01:00:46C'est un bistrot.
01:00:47On fera le point.
01:00:49Hydro 5807.
01:00:50Comme ça, ça va.
01:00:58Le bœuf 40, c'est un bœuf 40, c'est un bœuf 40, c'est un bœuf 40 pour cuit.
01:01:03Donc, c'est un bœuf 40, c'est un bœuf 40, c'est un bœuf 40.
01:01:16D'abord, c'est un bœuf 40 mais l'air.
01:01:44Qu'est-ce qui m'arrête-t-il ?
01:01:45Onze heures.
01:01:47Pourquoi tu m'as laissé dormir ?
01:01:49Pourquoi t'aurais-je réveillé ?
01:01:52Ça, c'était au courrier ce matin.
01:02:10Ah ben, écoute, j'ai pas mis d'un.
01:02:1313 requins campois.
01:02:15Un curé et une prostituée.
01:02:17Un dentiste et son assistante.
01:02:20Fait bon usage de ces photos signées Barnacle.
01:02:22Post scriptum, elles m'ont valu d'être suspendues.
01:02:26Je les emmerde.
01:02:27C'est ce qu'ils cherchaient.
01:02:36C'est une énigme.
01:02:39Le bon Dieu et le diable, c'est ça.
01:02:42T'es peut-être pas loin de la vérité.
01:02:45Il est beau, mon maquereau, il est beau !
01:02:48Il est beau, le maquereau, mesdames !
01:02:50Regardez, il sort de l'eau !
01:02:51Allons-y, allons-y !
01:02:57Et voilà, ma petite-dame, comment tirer des nouvelles !
01:03:05Qu'est-ce qu'on va me conseiller ?
01:03:10Celui-là, oui !
01:03:12Il est beau, mon maquereau !
01:03:19Il est beau, mon maquereau !
01:03:47Sous-titrage MFP.
01:03:50Musique douce
01:04:43C'est un poulet, c'est ça ?
01:04:49Je suis un poulet, effectivement.
01:04:51Mais je vais te payer.
01:04:53Ça ira, ça ?
01:04:55Ça dépend pourquoi.
01:04:57Parle-moi du type de la photo.
01:05:02Je veux pas d'emmerdement.
01:05:04Si vous voulez me cuisiner, pourquoi que vous m'emmenez pas au ballon ?
01:05:07Tu préfères ?
01:05:09Très bien.
01:05:13C'est un michet, quoi.
01:05:15C'est tout.
01:05:16Ça, je l'aurais deviné, mais encore...
01:05:21Je sais pas.
01:05:24Oh, t'as raison.
01:05:26On sera mieux au quai pour discuter.
01:05:27Allez, ramasse tes affaires.
01:05:31Attendez !
01:05:33Bah, je t'écoute.
01:05:46Son nom, je le sais pas.
01:05:48Mais il vient deux fois par semaine.
01:05:50C'est un cérébral, si vous voyez ce que je veux dire.
01:05:55Détail, toujours.
01:05:57Il n'y a pas mes effets à détailler, vu qu'il fait rien.
01:06:00Comment rien ?
01:06:01Bah oui, il est puceau.
01:06:04À 45 piges, il a toujours pas trempé sa nouille.
01:06:09Alors il se met à poil sur le plumard, à côté de moi.
01:06:13Et il bande même pas.
01:06:14Il n'y a pas question que je l'aide.
01:06:17Il regarde les mouches au plafond, en me racontant toujours la même histoire.
01:06:22Quelle histoire ?
01:06:25Que sa mère est morte dans un accident de voiture, quand il était gosse, à cause de lui.
01:06:32Et puis il se met à chialer, en me disant après que c'est pas de sa faute.
01:06:36Qu'est-ce qui est pas de sa faute ?
01:06:39J'en sais rien, moi, mais vous êtes marrant, hein.
01:06:43Alors, et puis ?
01:06:46Et puis, des fois, ça dure qu'il chiale, comme ça.
01:06:50Un jour, j'ai même cru qu'il tombait dingo.
01:06:52Ah bon ?
01:06:55Oh, il est puceau, mais il est pas bien méchant.
01:06:59Des fois, ça lui arrive même qu'il cause de son métier.
01:07:02Qu'est-ce qu'il fait ?
01:07:04Il m'a dit juge d'instruction.
01:07:07Il peut pas me faire avoir des emmerdements.
01:07:10Non, non, t'inquiète pas.
01:07:12C'est sûr, hein ?
01:07:13Oui, oui.
01:07:15Tiens.
01:07:19Mais toi aussi, t'es gentil pour un poulet.
01:07:21Tu veux pas que...
01:07:23Non, merci.
01:07:24Bah, je te plais pas ?
01:07:25Ah, si, beaucoup.
01:07:27Oh.
01:07:45Église Sainte-Cécile, place Montesson.
01:08:00Bonsoir.
01:08:28Sous-titrage MFP.
01:08:58Sous-titrage MFP.
01:09:01Nous ne sommes pas en confession.
01:09:03Je vous indiquerai quand même que j'appartiens à la police.
01:09:07Est-ce votre profession qui vous amène ici ?
01:09:10Je le crains.
01:09:12Ah, eh bien, je m'efforcerai néanmoins de vous écouter.
01:09:16Qu'avez-vous à me dire ou à me demander ?
01:09:20Vous avez parmi vos fidèles une certaine Mademoiselle Adrienne L'Oncle.
01:09:25C'est exact.
01:09:26C'est une femme extrêmement pieuse qui a sans doute beaucoup souffert et pour laquelle j'ai une estime toute
01:09:31particulière.
01:09:33Vous êtes son confesseur, n'est-ce pas ?
01:09:36Il m'arrive en effet de la confesser, mais vous n'ignorez pas que...
01:09:40Oh, je sais, je sais.
01:09:42Je crains donc de ne pouvoir...
01:09:44Non, mon père, il ne s'agit pas de Mademoiselle L'Oncle elle-même,
01:09:48mais d'actes qu'elle aurait pu avoir à connaître.
01:09:54Écoutez, monsieur...
01:09:55Maigret.
01:09:57Vous êtes au commissaire Maigret ?
01:09:58Oui, mon père.
01:10:01Mademoiselle L'Oncle n'est pas une criminelle.
01:10:04Du moins, je le crois.
01:10:05Et si la ville a mis en but à certaines choses,
01:10:09seule sa conscience peut décider de s'en ouvrir ou pas à autrui.
01:10:14Parlez-lui.
01:10:16C'est tout ce que je peux vous conseiller.
01:10:20Mon père.
01:10:22Il s'agit peut-être d'actes d'une extrême gravité,
01:10:25susceptibles de se reproduire.
01:10:27Monsieur le commissaire.
01:10:33Je vous remercie, mon père.
01:10:34Je vous remercie, mon père.
01:10:42Je vous remercie.
01:10:51Je vous remercie.
01:10:53Je vous remercie.
01:11:10Vous savez qui je suis, n'est-ce pas ?
01:11:13Vous êtes de la police.
01:11:15J'ai besoin de vous parler.
01:11:16Je n'ai rien à vous dire.
01:11:18C'est pas l'avis de votre confesseur.
01:11:21Le père Préchant n'a rien pu vous dire.
01:11:23Il m'a conseillé de m'adresser à votre conscience.
01:11:28Ma conscience est en paix.
01:11:43Vous savez mieux que moi que le docteur Mellon pratique des avortements clandestins.
01:11:47Je ne sais rien.
01:11:49Et que l'avortement est un crime aux yeux de la loi.
01:11:52Je ne m'intéresse pas à ces questions.
01:11:56Pire encore.
01:11:58Aux yeux de l'église.
01:12:01C'est à Dieu de nous juger.
01:12:03Et à lui seul, vous entendez ?
01:12:07Vous croyez qu'à ses yeux, l'amour pour un homme peut t'excuser le pire ?
01:12:14J'ignore de quoi vous parlez.
01:12:18Vous l'ignorez parce que ça vous arrange au fond de vous-même.
01:12:20Vous avez deviné depuis longtemps la vérité.
01:12:22Laissez-moi tranquille.
01:12:24C'est contre cette vérité que vous voulez vous cacher vous-même.
01:12:27Et vous croyez que votre Dieu sera dupe.
01:12:33Jamais je n'accuserai le docteur Mellon.
01:12:38Parce que vous l'aimez.
01:12:41Oui, je l'aime.
01:12:43Je l'aime parce qu'il souffre.
01:12:46Et peu m'importe ce qu'il a fait.
01:12:48Est-ce qu'il faim ?
01:12:49Ça ne vous importe pas non plus.
01:12:51Il n'est peut-être pas responsable,
01:12:53mais c'est victime.
01:12:56Parce qu'il y a eu des victimes, n'est-ce pas ?
01:12:57Mais j'en sais rien.
01:12:58Laissez-moi tranquille.
01:12:59Allez, allez.
01:13:15Quand avez-vous compris que le docteur Mellon
01:13:17profitait de l'anesthésie pour abuser de ses patientes ?
01:13:20Je ne sais pas.
01:13:21Je ne voulais pas y penser.
01:13:22Ça me faisait trop souffrir.
01:13:24Ça se passait en dehors de mes heures de travail.
01:13:26Pas toujours, n'est-ce pas ?
01:13:27Il y a-t-il eu des accidents ?
01:13:29Le docteur Mellon n'est pas un assassin.
01:13:31Je vous parle d'accident.
01:13:33Il y a eu une femme,
01:13:34un jour, que je n'ai pas vue ressortir.
01:13:37Le docteur m'a dit qu'elle était passée
01:13:38par l'escalier de service.
01:13:40Je ne lui avais rien demandé.
01:13:44Est-ce que Nicole priera
01:13:45aller voir le docteur pour se faire avorter ?
01:13:47Je ne sais pas.
01:13:49Peut-être.
01:13:50Elle avait pris rendez-vous ?
01:13:53C'est vous qui tenez le carnet !
01:13:56Ce soir, à 18h30.
01:14:03Dites-donc, les meufs-carottes,
01:14:04vous allez me conduire rue des Acacias.
01:14:06Sinon, je vous fais coller un blâme
01:14:07pour non-assistance à personne en danger.
01:14:09C'est clair ?
01:14:29Donnez-moi les clés du cabinet.
01:14:31Je vais vous ouvrir.
01:14:32Je vais pouvoir le regarder dans les yeux.
01:14:33Comme vous voudrez.
01:14:35Et merci pour la course.
01:15:04Je vais vous ouvrir.
01:15:14Docteur, il faut absolument que je vous parle.
01:15:17Oui ?
01:15:18Qu'est-ce que vous voulez, Adrienne ?
01:15:19Je suis en plein travail.
01:15:23Il faut que je vous parle.
01:15:25Allez m'attendre dans votre bureau.
01:15:27Je vous rejoins tout de suite.
01:15:43Appelez l'hôpital.
01:15:55Combien il y a de corps dans le jardin ?
01:15:57Quel corps ?
01:15:58Je ne sais pas de quoi vous parlez.
01:16:00Combien de corps ?
01:16:02Je ne les ai pas tués.
01:16:04C'était des accidents.
01:16:05Les autopsies pourront le prouver.
01:16:06Elles prouvant d'autres choses aussi.
01:16:09Et la petite prieure ?
01:16:10Je ne l'ai pas encore touché.
01:16:12Elle a donc fait tout ça pour rien ?
01:16:14Pourquoi tu l'as obligé à jouer cette mauvaise comédie
01:16:16pour te débarrasser de moi ?
01:16:18Mais vous me faisiez surveiller jour et nuit.
01:16:27Je ne l'avais que pour tes voisins d'en face.
01:16:30Tu ne m'intéressais pas du tout.
01:16:49Je vous l'ai.
01:16:55Mais tout va aller mieux maintenant, n'est-ce pas ?
01:16:59Dans un sens, oui, sûrement.
01:17:16François, je vous demande pardon.
01:17:49D'après les indications de Mélan,
01:17:51l'une était une prostituée et l'autre une chèque.
01:17:53C'est pour ça que leurs disparitions ne nous ont pas été signalées.
01:17:57Bon, Mme Maigret, je vous laisse.
01:17:59J'ai rendez-vous avec le préfet.
01:18:01Vous jouez au tennis ?
01:18:02Bon, n'y renisez pas, Mme Maigret.
01:18:04Je vais lui expliquer qu'il n'est en aucun cas question de vous réévoquer,
01:18:08comme il en avait pris la décision hier.
01:18:10Et lui va m'expliquer qu'il faut, à tout prix,
01:18:14éviter qu'éclate un scandale au sujet de Nicole Prie.
01:18:17Et du député Pontavis qui n'a aucune envie de se retrouver papa dans les prochains mois.
01:18:21Alors vous n'aurez aucune peine.
01:18:24Maigret, vous êtes décidément un très bon flic.
01:18:28Non, dans cette affaire, je me suis longtemps et beaucoup trompé.
01:18:34Michel !
01:18:35Michel !
01:18:45Bien joué, patron.
01:18:47Ils ont bien failli m'avoir.
01:19:16Ne t'ont pas le mari et les vols de bijoux ?
01:19:18Je crois que nous allons jouer les prolongations.
01:19:21Eh bien, dis-donc, patron, vous êtes en pleine forme.
01:19:23Eh oui, t'as raison.
01:19:24Faut que j'en parle à mon médecin.
01:19:26Non, non, non, non.
01:20:08Sous-titrage Société Radio-Canada
01:20:33C'est parti.
01:20:58Sous-titrage Société Radio-Canada
01:20:58C'est parti.
01:21:01...
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