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00:00Les frappes sur la banlieue sud de Beyrouth ont lieu quasiment toutes les heures par rapport à la dernière guerre
00:04qui a opposé Israël et le Hezbollah.
00:06Cette fois-ci, le scénario semble se répéter mais beaucoup plus vite et avec une intensité beaucoup plus importante.
00:12Les frappes auxquelles nous assistons sont réellement massives.
00:15Elles soulèvent de gigantesques champignons de poussière régulièrement au-dessus de ces quatre quartiers désignés comme cibles par l'armée
00:22israélienne.
00:23Ce fief chiite et du Hezbollah qui est d'Arié, inédit aussi cet ordre d'évacuation qui a plongé soudainement
00:30la capitale libanaise dans le chaos.
00:32Cette banlieue sud où vivait encore il y a 24 heures près de 800 000 personnes est maintenant une zone
00:37quasiment de morts sous le feu des bombes israéliennes.
00:40Et désormais, il n'y a plus d'avertissement préalable.
00:42L'armée israélienne qui dit avoir visé près d'une quarantaine de cibles en cinq jours rien que dans cette
00:47banlieue de la capitale.
00:48Des immeubles qu'Israël présente comme des infrastructures de soutien aux mouvements politiques et militaires chiites, banques, sièges du comité
00:55exécutif du parti ou entrepôt de drones.
00:58Mais tout s'est réellement accéléré en 24 heures.
01:00Les réfugiés de ces quartiers que nous avons rencontrés avec mes collègues Ashraf Abid et Catherine Norris-Trent,
01:06nombreux d'entre eux ont passé la nuit dehors dans des parcs sur les hauteurs de la ville, se réchauffant
01:11autour de feux de camp improvisés.
01:13Il fait 5 degrés une fois la nuit tombée ici, sur la corniche de Beyrouth, ce lieu pris des beuroutins.
01:19Lieux de détente et de promenade se sont installés des familles sous détente, des abris de fortune où ils dorment
01:24dans leur voiture.
01:25Certains affichent des sympathies ouvertes pour le Hezbollah alors que dans cette mosaïque confessionnelle qu'est le Liban,
01:32d'autres reprochent au mouvement chiite d'entraîner encore une fois le pays dans la guerre.
01:36Je vous propose d'écouter cette famille.
01:40On est parti de Dakhia parce qu'il y a des frappes.
01:43Tout d'un coup, ils ont commencé à nous bombarder.
01:45On a des enfants avec nous, ils ont eu peur, donc on a décidé de venir ici.
01:51Les loyers sont très chers, 1500 dollars pour un appartement.
01:54Et on nous demande de payer en avance.
01:56Comme tu vois, on est ici et on dort dans notre voiture.
02:01Les filles savent pourquoi il y a cette guerre.
02:03Pourquoi il y a la guerre ?
02:08On ne l'aime pas et personne ne nous soutient.
02:10Personne ne doit s'aligner avec eux.
02:12Voilà, c'est leur avis.
02:16Au moment où je me suis installée dans mon lit, ils ont commencé à bombarder.
02:20On a essayé de partir.
02:21On est arrivés ici à 6h du matin à cause des embouteillages.
02:29On a aussi appris aujourd'hui que la Finule, la force intérimaire des Nations Unies au Liban, avait été visée
02:35par des tirs de missiles.
02:36C'est le bataillon ghanéen qui a été touché avec deux soldats grèvement blessés.
02:44Oui, la Finule, la force internationale des Nations Unies au Liban, pour l'instant, se refuse à toute attribution de
02:49l'origine de ces tirs.
02:50Une enquête est en cours.
02:52Ce qui est sûr, c'est que les casques bleus de la Finule sont sous des tirs croisés.
02:55Leur situation est délicate.
02:57Le ravitaillement de ces hommes va commencer à être difficile.
02:59Il y a 10 000 soldats de la Finule au sud Liban pour des opérations de surveillance de la frontière,
03:05pour de la formation de l'armée libanaise, pour des opérations de déminage.
03:08Ils sont en contact avec l'armée israélienne et l'armée libanaise.
03:12Ils constatent depuis trois jours les incursions israéliennes en territoire libanais, mais aussi les échanges de tirs du Hezbollah et
03:18de l'armée israélienne à travers la ligne bleue.
03:20Ils mènent des opérations d'évacuation de civils vulnérables.
03:23Ce sont aussi des témoins gênants.
03:25Un incident équivalent avait eu lieu en novembre 2024.
03:28Après enquête, il s'agissait d'un tir de roquette raté du Hezbollah.
03:32Mais à l'époque, le Premier ministre israélien avait demandé aux casques bleus de se retirer de leur position, 5
03:37km plus au nord, quand l'armée israélienne avait commencé à prendre pied au Liban.
03:41« Pas question de bouger », avait alors répondu le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guitires.
03:46« Ils sont ici depuis 1978 et ne bougeront pas ».
03:49Même consigne a été rappelée par le chef de l'État, Emmanuel Macron.
03:53Le détachement de cette séance de la France et de la Finule poursuit, même dans ce contexte, sa mission.
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