Passer au playerPasser au contenu principal
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0120h02 sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros 2.
00:05Vous voyez cette image qui nous parvient en direct de Beyrouth
00:08parce que tous les regards sont tournés évidemment en direction de Beyrouth aujourd'hui
00:13où l'armée israélienne a multiplié les tirs contre le Hezbollah,
00:21notamment au sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.
00:26Pour nous accompagner aujourd'hui, Julien Drey, qu'on salue et qui vient de nous retrouver,
00:31Pierre Lelouch, ancien ministre spécialiste des questions internationales.
00:34Bonjour Pierre, Michel Fayad, Gérald Olivier, Sarah Safari et Michel Fayad.
00:39Bonsoir à tous les 5, nos équipes évidemment sont sur le terrain
00:42et on ira du côté du détroit d'Hormuz mais également du côté de Tel Aviv.
00:47La déclaration la plus importante du jour, c'est peut-être celle de Donald Trump
00:51qui exige la capitulation totale de l'Iran et détourne son slogan, vous savez,
00:57« Make America great again » en « Make Iran great again ».
01:02Il n'y aura pas d'accord avec l'Iran, seulement, et c'est lui qui l'écrit en majuscule,
01:07une capitulation sans condition.
01:11Et je fais le parallèle avec la toute dernière déclaration du chef d'état-major israélien
01:17qui dit « Nous sommes en train de broyer le régime ».
01:19Je me tourne vers vous Gérald Olivier, vous êtes le spécialiste de Donald Trump,
01:23vous connaissez l'Amérique comme votre poche.
01:25Gérald Olivier, comment décoder cette déclaration de Donald Trump
01:29qui refuse des troupes américaines sur le sol iranien pour l'instant,
01:33en disant que ce serait une perte de temps ?
01:34En revanche, il dit « Pas de négociation, la capitulation ».
01:38Oui, on est dans du Trump classique, pour moi il n'y a absolument rien de surprenant.
01:42Il reste un président transactionnel, d'accord ?
01:44Donc il est toujours ouvert à une forme de transaction,
01:48et cette transaction aujourd'hui, elle passera, un, par une capitulation,
01:52deux, une évolution du régime, et trois, en même temps que cette évolution,
01:55un renoncement définitif à tout programme militaire nucléaire,
01:59et un contrôle sur la production de missiles balistiques.
02:02En fait, ce que le président veut, c'est toujours ce qu'il a voulu,
02:05c'est un Iran qui soit désarmé,
02:07et qui ne soit plus une menace pour la région,
02:10et une source de déstabilisation.
02:11À partir de là, il est prêt à s'entendre avec qui que ce soit
02:15qui sera au pouvoir à ce moment-là,
02:17et à reconstruire, à rebâtir l'Iran.
02:19Je vais vous donner la parole, évidemment,
02:21on va faire un tour de table sur cette déclaration,
02:22mais vous savez, la priorité, c'est la sécurité de nos reporters,
02:25de nos envoyés spéciaux sur le terrain,
02:27et Régine Delfour a quitté un endroit où elle était en protection,
02:32puisqu'il y a eu de nouvelles alertes,
02:34alertes à la bombe du côté de missiles lancés du côté d'Israël.
02:38Vous êtes à Tel Aviv, et il y a eu une nouvelle alerte ces dernières minutes,
02:42chère Régine.
02:45Oui, bonsoir Elliot, écoutez, vous l'avez dit,
02:47on vient juste de sortir de l'abri.
02:49On y a passé à peu près une vingtaine de minutes.
02:52En fait, on a eu deux alertes en moins d'une heure,
02:55alors que le reste de la journée avait été plutôt tranquille.
02:58Mais vous savez, Elliot, c'est le repas de Shabbat,
03:01c'est comme le Shabbat qui a commencé,
03:03et tout le monde se doutait que ce repas, ce moment, allait être perturbé.
03:09Donc pour l'instant, deux alertes, on pense qu'il risque d'y en avoir d'autres.
03:14On reste de plus en plus longtemps, Elliot, dans les abris.
03:17On a une alerte, une deuxième, puis parfois une troisième.
03:20Quand on a une troisième, ça veut dire qu'il y a ces missiles,
03:22vous savez, sous-minutions, qui contiennent une vingtaine de minutions.
03:26Et il faut être sûr que le missile ait été détruit,
03:29pour éviter, évidemment, que ces munitions se posent sur le sol
03:32et puissent exploser à tout moment, puisque ça devient une réelle menace.
03:37Mais je voulais vous faire part de quelque chose, Elliot.
03:39C'est que nous étions donc dans notre hôtel,
03:42où il y avait un repas de Shabbat qui était comme ça,
03:46improvisé par des gens qui sont dans l'hôtel,
03:49qui sont coincés, notamment un homme, un Américain.
03:52Et on est dans un quartier où, en fait, notre hôtel, l'abri est le plus sécurisé.
03:57Et pendant cette alerte, en fait, on a vu Myachem.
04:02Vous vous souvenez de Myachem, cette franco-israélienne
04:05qui a été prise otage lors des attaques du 7 octobre au Festival Nova,
04:11qui est sortie en novembre 2023,
04:172024, il me semble, pardon,
04:19et qui avait été un symbole ici en Israël et partout en France.
04:24Bon, elle n'a pas voulu nous accorder une interview,
04:27mais j'ai pu m'entretenir avec elle.
04:29Elle m'a dit qu'elle allait bien, que là, elle était avec des amis,
04:32elle était avec sa famille, qu'elle passait un moment,
04:34qu'évidemment, ces attaques, c'était compliqué,
04:36puisque cela lui rappelait évidemment ce qui s'était passé aussi le 7 octobre,
04:40quand il y a eu toutes ces attaques.
04:42Écoutez, merci beaucoup, Régine Delfort, pour votre témoignage.
04:47Évidemment, on vous remercie d'être plus près de ce qui se passe sur le terrain.
04:50Et prenez soin de vous, faites attention,
04:53dans le contexte qu'on connaît avec ces alertes qui se multiplient.
04:58Revenons à cette déclaration de Donald Trump.
05:00Il n'y aura pas d'accord avec l'Iran, seulement une capitulation sans condition.
05:03On a eu l'analyse de Gérald Olivier,
05:05mais je veux aussi avoir et prendre le pouls du plateau des spécialistes que vous êtes.
05:09Pierre Lelouch, comment vous décodez la phrase de Donald Trump ?
05:12J'ai été assez étonné de la démonstration de M. Olivier,
05:15qui dit que c'est tout à fait transactionnel
05:18de demander une capitulation sans condition.
05:20Par définition, une capitulation sans condition, il n'y a pas de négociation.
05:24Et on est tout à fait dans autre chose.
05:26D'ailleurs, dans autre chose, de quelque chose qu'il a dit les derniers jours,
05:28il ne disait pas du tout ça.
05:30Il a commencé à dire, bon,
05:33on a peut-être deux, trois noms qu'on va peut-être désigner
05:38pour faire la transition.
05:39Ce qui enterrait les espoirs d'un changement démocratique en Iran
05:43puisqu'ils allaient prendre quelqu'un qui était du système
05:47et on va s'arranger avec lui sur le modèle du Venezuela.
05:50Et puis deux jours après, dans son bureau, il dit
05:53les trois en question, ils sont morts.
05:56Et puis aujourd'hui, il dit, de toute façon,
05:59moi je veux la capitulation sans condition.
06:00Donc, moi je mets ça sur le compte
06:03du côté totalement erratique du personnage.
06:07Bien heureux, qui peut comprendre où il va ?
06:10Je ne sais même pas s'il le sait lui-même d'ailleurs.
06:12Il a dit exactement le contraire pour être élu.
06:15Il pourrait rester extrêmement prudent.
06:16Bien sûr.
06:17Mais comme toujours d'ailleurs.
06:18Ce qui m'intéresse, c'est que peut-être que quelqu'un lui a dit
06:23que les attaques à répétition de l'USA Force et d'Israéliens
06:27ont vraiment cassé le régime.
06:29Si c'est le cas, ce serait très bien.
06:31Mais je ne sais pas.
06:33La Maison-Blanche qui prévoit 4 à 6 semaines
06:35pour boucler les opérations en Iran.
06:37La prise de parole de la porte-parole de la Maison-Blanche
06:41était il y a quelques instants.
06:42Julien Drey, est-ce que vous partagez les mêmes réserves
06:46que Pierre Lelouch sur cette déclaration de Donald Trump ?
06:50Je ne suis pas dans sa tête.
06:53Effectivement, il y a un côté erratique.
06:54Mais à partir du moment où il a engagé les opérations,
06:58et vu le déploiement des forces militaires qu'il y avait sur le terrain,
07:01ce n'était pas une balade de quelques heures.
07:04C'est clair que l'objectif, c'est de faire tomber le régime.
07:07Voilà, donc tous ceux qui pensent, qui essayent de...
07:10Voilà, la lecture...
07:11Vous savez, dans ces cas-là, la lecture, c'est le nombre de bateaux,
07:14d'avions, d'hommes qui sont présents.
07:17Et à partir de là, vous savez la nature de l'opération qui va être faite.
07:19On ne déplace pas des forces comme ça,
07:21simplement pour leur dire, après, on rentre à la maison,
07:23et il ne s'est rien passé.
07:25Donc l'objectif, c'est la chute du régime.
07:27Alors, après, il faut voir aussi la manière dont M. Trump joue.
07:32Il a quand même sacrément dormi la diplomatie iranienne.
07:36Parce qu'il leur a fait croire qu'il va y avoir un troisième round de négociation.
07:39C'est pour ça qu'ils se réunissent à 8h15 le matin, sans précaution.
07:44Parce qu'ils ne sont pas du tout convaincus.
07:46Ils sont convaincus que le lundi prochain, il va y avoir une réunion.
07:49Et il les surprend.
07:51Donc là, je pense qu'il a l'objectif, effectivement, de faire tomber le système.
07:54Mais qui est l'objectif du peuple iranien.
07:56Et n'oubliez pas une chose.
07:57Il a raté le prix Nobel la dernière fois.
07:59Il aimerait bien l'avoir cette fois-ci.
08:00Est-ce que ça peut être aussi le résultat de cette déclaration,
08:06d'informations qu'il a sur le terrain,
08:08ou qui voient que, finalement,
08:11les bombardements américains et israéliens sont en train d'avoir un certain effet,
08:16puisque, et on a pu le constater et le recenser,
08:19c'est-à-dire qu'on a une baisse de 80% entre le premier jour du conflit et aujourd
08:24'hui,
08:24des frappes iraniennes, que ce soit en Israël, mais aussi dans la région.
08:30Michel Fayad.
08:30Je pense qu'en fait, Donald Trump espérait trouver chez les Iraniens
08:34quelqu'un qui est prêt à lui donner ce qu'il veut.
08:36C'est-à-dire le démantèlement complet du programme nucléaire,
08:40le démantèlement complet du programme de missiles balistiques
08:43et l'arrêt du soutien aux proxys, le Hezbollah au Liban,
08:46les Hache-Sharbi en Irak et ailleurs.
08:49Et finalement, il s'est rendu compte que, dans le cadre du régime,
08:53un Larry Jani que les Américains ont beaucoup aimé,
08:55durant des décennies, ils ont négocié avec lui,
08:58ils ont vu en lui celui qui pouvait changer l'Iran.
09:00Il voit que, finalement, Larry Jani est en train de maintenir cette ligne dure,
09:04que son frère est un Mola,
09:07que Larry Jani essaye de jouer.
09:09Il a amené, dans son conseil de transition,
09:12le chef du pôle judiciaire
09:13qui a jugé tous les manifestants iraniens qui ont été massacrés
09:17et jugé, notamment, soi-disant, pour avoir manifesté contre Allah,
09:21ce qui signifie, dans la charia, la peine de mort immédiate.
09:24Et donc, en fait, Larry Jani a montré qu'il n'était pas l'homme
09:26que Trump et les Américains avaient pensé qu'il pouvait être.
09:29Et je ne pense pas qu'aujourd'hui, dans le régime,
09:32quelqu'un soit prêt à donner ce que Trump veut.
09:34Encore une fois, le démantèlement du programme nucléaire,
09:36le démantèlement du programme de missiles balistiques
09:38et l'arrêt du soutien au proxy.
09:41Je me tourne vers vous, Sarah Safari.
09:42Vous êtes membre de l'association Femmes Azadi.
09:46Au-delà du choix, d'ailleurs, il le dit,
09:48après cela, sur la capitulation sans condition,
09:51après cela, et le choix d'un ou de plusieurs dirigeants
09:52formidables et acceptables,
09:54avec de nombreux merveilleux et très courageux partenaires et alliés,
09:57nous travaillerons sans relâche pour relever l'Iran,
09:58le rendre économiquement plus grand, meilleur et plus fort que jamais.
10:03Est-ce que ce sont des discours et des propos
10:05qui sont de nature à, dans ce contexte de conflits, de guerres,
10:09depuis maintenant sept jours ?
10:10Vous, l'Iranienne, du moins, qui vous mobilisez en France
10:14pour la population iranienne sur place,
10:16qui souffre de ce régime,
10:18c'est de nature à vous rassurer.
10:20Alors, ça nous rassure, nous, en tant que diaspora,
10:22et en tant qu'activiste, parce que c'est ce qu'on demande
10:24et c'est ce qu'on dit depuis le début,
10:26on ne peut pas négocier avec ce régime terroriste et barbare.
10:29Il est évident qu'ils s'en rendent compte aujourd'hui,
10:32donc c'est une chose très importante,
10:33et le message qu'il a envoyé a été très bien accueilli
10:36par la population iranienne, c'est surtout ça.
10:38C'est qu'ils se disent, enfin, il a compris,
10:41et enfin, il n'y aura pas de changement tant qu'ils ne tomberont pas.
10:44Donc, c'est un message très important
10:46qu'il envoie aussi à la population iranienne.
10:48Le « make Iran great again »,
10:50il l'avait déjà dit il y a quelques mois,
10:52et les Iraniens attendaient après lui l'aide dont il a parlé,
10:56dont il a parlé aux Iraniens,
10:57et dont les Iraniens ont souhaité et ont scandé dans les rues,
11:00et enfin là, après...
11:01Après, j'aime la prudence de Pierre Lelouch, évidemment.
11:05Moi, je veux rester...
11:07Je découvre...
11:08Quand on voit cette déclaration, on se dit,
11:11mais normalement, dans une guerre,
11:12si une négociation, il doit y avoir,
11:15et si vous donnez quelques gages à votre adversaire,
11:18c'est que vous n'êtes pas sur le point de l'emporter.
11:21Mais si vous arrivez,
11:22et vous communiquez en disant,
11:23maintenant, c'est la capitulation totale,
11:26et on ira jusqu'au bout,
11:27et que dans le même temps,
11:28vous avez le chef d'état-major israélien qui dit,
11:30nous sommes en train de broyer le régime terroriste iranien,
11:33et nous saisirons chaque occasion pour renforcer nos succès,
11:36est-ce qu'on est dans le brouillard de la guerre ?
11:38Est-ce qu'on est, finalement, dans la communication de la guerre ?
11:40Ou est-ce qu'on se rapproche, finalement,
11:42vers quelque chose d'efficace,
11:44c'est-à-dire, sur ces sept derniers jours,
11:46et Israël et les États-Unis ont porté un coup,
11:49peut-être fatal, à ce régime d'Emola ?
11:53Dans le cas d'Israël,
11:54le sujet, c'est de casser, définitivement,
11:57l'appareil nucléaire et de missiles,
12:00et de casser, définitivement, le Hezbollah.
12:03Pourquoi ?
12:03Parce qu'ils n'arrêtent pas de payer,
12:05depuis des années.
12:06C'est une question existentielle.
12:07Qui tombe, je rappelle qu'avant le 7 octobre,
12:10il y avait 60 000 Israéliens qui habitaient dans le nord d'Israël,
12:14qui étaient obligés de partir.
12:16Les villes étaient fermées, abandonnées,
12:18parce que tous les jours, il y avait des missiles
12:19qui venaient d'Iran,
12:21via la Syrie,
12:22et qui tapaient le nord d'Israël.
12:24Idem au sud,
12:26avec le Hamas,
12:28et idem encore plus au sud,
12:30les Houthis,
12:31qui envoyaient aussi des missiles.
12:32Tout ça, c'était made in Iran.
12:34Donc, pour eux,
12:35le moment est venu.
12:36L'affaiblissement du système est tel
12:38qu'on peut imaginer un monde
12:40sans un Iran fanatisé.
12:43Pour les Américains,
12:44c'est une autre histoire.
12:47La démocratie en Iran,
12:48c'est exactement ça que
12:50Trump disait qu'il ne fallait pas faire.
12:52Le nation building,
12:54ça, c'était les néo-conservateurs.
12:56Trump, il n'est pas dans ce truc-là.
12:58Trump, il veut sortir de là
13:00avec du pétrole
13:01et la fin des ennuis
13:03de cette région du monde.
13:04Et consolider son assise
13:07sur l'ensemble des pays d'Arabes
13:08de la région qui dépendent de lui.
13:10C'est ça qui est aussi simple que ça.
13:12Donc, maintenant,
13:13si personne à Téhéran,
13:15comme le disait Michel,
13:17est capable de donner cette solution
13:19par la négociation,
13:21on va aller jusqu'au bout,
13:22mais sans mettre de soldats au sol.
13:24Gérald Olivier.
13:25Je suis toujours d'accord
13:26sur l'idée de ne pas mettre
13:27de soldats au sol.
13:28Je suis également d'accord
13:30sur l'idée de rétablir
13:31un contact avec l'Iran
13:33pour que l'économie puisse repartir.
13:35Je maintiens,
13:35je ne suis pas d'accord avec vous,
13:36M. Drey,
13:37que l'objectif n'est pas
13:38le changement de régime.
13:40Ça n'a jamais été
13:41le changement de régime.
13:42Le changement de régime
13:43peut être la conséquence des frappes.
13:45L'objectif,
13:46il est exclusivement militaire
13:47et il est le même
13:47pour les Israéliens
13:48et pour les Américains
13:50qui est de merde
13:50hors d'état de nuire,
13:52c'est tirant.
13:52Maintenant, il y aura un après.
13:54Et dans le tweet
13:55que vous avez lu,
13:56vous avez bien fait
13:57de l'Iran en entier,
13:58Donald Trump est déjà
13:59en train de se projeter
14:01dans l'après.
14:01En disant qu'il veut être
14:02même au cœur des négociations
14:05pour le prochain.
14:06Mais c'est justement
14:07très important
14:08parce que lors de sa première
14:09allocution au début des frappes
14:11le samedi dernier
14:12au milieu de la nuit,
14:13il a appelé le peuple iranien
14:14à se soulever
14:15à l'issue des bombardements
14:17et là il dit
14:18nous choisirons
14:19un ou plusieurs responsables.
14:21Il a dit le choix.
14:22Donc là,
14:22ce n'est plus le peuple
14:22qui le fait,
14:23ce sera lui
14:24et on verra qui.
14:25Ce n'est pas comme ça
14:25que ça va se passer.
14:26Julien Drey.
14:27Vous me permettez.
14:28Ils peuvent les uns
14:29et les autres
14:30faire des constructions.
14:32Le peuple iranien,
14:32il attend le moment
14:33où Ivarov descendre
14:34dans la rue.
14:35Le moment,
14:36c'est simplement
14:36le moment où
14:37les casernes,
14:38les troupes répressives,
14:40les Basidji
14:42et les guerriers
14:43à la révolution
14:43et c'est ce qui est
14:44en train de se passer
14:45dans les heures qui viennent
14:46c'est ce qui va se passer,
14:47seront tellement affaiblis
14:48qu'à ce moment-là
14:49ils pourront descendre
14:50et ils prendront
14:51leur sort en main.
14:52Et vous pouvez avoir
14:53tous les états-majors
14:54que vous voulez.
14:54Le peuple perse,
14:56c'est un peuple cultivé
14:57qui a une histoire
14:58et il prendra son sort en main
15:00et moi je vous le dis,
15:01vous verrez,
15:01vous allez être surpris.
15:02Alors je sais qu'en France,
15:04ce n'est pas vous
15:04qui concernez,
15:05j'observe les commentateurs
15:07en France,
15:08ils sont bientôt,
15:09j'ai l'impression
15:09qu'on va présenter
15:10une tirelire
15:11pour cotiser
15:11pour les mollats.
15:14Surtout à gauche ?
15:16Surtout à gauche ?
15:17Partout, partout.
15:18T'inquiète là-dessus,
15:19c'est très très bien
15:20partagé cette affaire-là
15:22parce que chacun
15:23a contribué à cela.
15:24Voilà,
15:24et je vois même
15:25des militaires français
15:26qui commencent à dire
15:27mais ça va très mal
15:28se passer,
15:29etc.
15:29Ce n'est pas du tout
15:29ce qui est en train
15:30de se passer.
15:31Il peut y avoir
15:32une guerre civile
15:33à la sortie.
15:34C'est ça que je crains.
15:36Non, je ne crois pas
15:36qu'il y aura une guerre civile
15:37parce que 90%
15:38du peuple iranien
15:39rejette ce système
15:41et veut maintenant,
15:43il va prendre
15:43les choses en main.
15:44Après,
15:44sur les troupes au sol,
15:46mais ce n'est pas
15:46les Américains
15:47qui vont faire
15:47le travail au sol.
15:49C'est qui ?
15:50C'est les Iraniens
15:52pour une part
15:52et ça va commencer
15:53avec les troupes kurdes
15:55qui vont rentrer,
15:56qui sont déjà d'ailleurs
15:57sur le fond,
15:57déjà rentrées
15:58à la frontière irakienne
16:00et qui vont progressivement
16:01créer des zones libérées.
16:02Et à partir de là,
16:04c'est la guerre civile.
16:05Non !
16:06Parce que vous croyez que...
16:07Instrumentaliser les Kurdes
16:08et les Azeris,
16:10c'est la pire chose
16:11qui...
16:11Je ne crois pas
16:11parce que je pense
16:12qu'il y a un personnage
16:13qui joue en rôle clé,
16:15qui n'est pas très apprécié
16:16en France
16:16et qui n'est pas d'ailleurs
16:17très apprécié aussi
16:18aux Etats-Unis,
16:19mais qui en Iran
16:19maintenant joue en rôle clé.
16:21C'est...
16:22On ne les a pas la vie.
16:23Et lui,
16:23il a réussi cette chose
16:24formidable,
16:25c'est qu'il a réussi
16:26à mettre tous les leaders
16:27des communautés
16:27autour de lui.
16:29Alors,
16:29c'est intéressant
16:30d'avoir le regard
16:30de Sarah Safarine,
16:31Miachelle Fayad
16:31et ensuite,
16:32on va parler aussi
16:33puisqu'aujourd'hui,
16:34tous les regards
16:35n'ont pas tourné
16:36que vers Téhéran
16:37mais aussi vers Beyrouth
16:38et le Liban.
16:39C'est exactement
16:40ce que vient de dire
16:40M. Drey.
16:42Quand les Iraniens
16:42sont sortis dans les rues,
16:43il y avait toutes les ethniques
16:44qui étaient présentes.
16:45Les Kurdes,
16:46les Balouches,
16:46les Lordes,
16:47les Perses,
16:47les Farces,
16:48tout le monde était dans la rue.
16:49Aujourd'hui,
16:50les Iraniens veulent montrer
16:51leur unité
16:52pour faire tomber ce régime.
16:53C'est ça qui est très important.
16:54Aujourd'hui,
16:55évidemment,
16:56ils ne peuvent pas sortir,
16:56ils sont sous les bombes.
16:57Il faut vraiment
16:58que ce régime soit anéanti.
17:00Ils ont tapé hier soir
17:02le quartier général
17:03de la police des mœurs,
17:04des Basidji.
17:04Il faut que cela continue
17:05pour qu'ils puissent sortir
17:06dans les rues.
17:07Aujourd'hui,
17:08ils ne peuvent pas sortir
17:09dans les rues
17:09parce que même lorsqu'ils donnent
17:10des slogans
17:12sur leur balcon,
17:13ils se font tirer dessus
17:14encore à l'arme lourde
17:15et il n'y a plus Internet.
17:17Donc,
17:17un,
17:18ils ne sont pas protégés
17:19parce qu'ils ne peuvent pas
17:20recevoir les alertes
17:21quand les bombes arrivent
17:22et deux,
17:23lorsqu'ils veulent montrer
17:24qu'ils sont contents
17:25parce que les Basidji
17:26ont été tués
17:27ou Pramenei est mort,
17:28ils se font tirer dessus.
17:29Donc,
17:29ils sortiront dans la rue
17:30le moment venu,
17:31ils prendront leur destin
17:32en main,
17:33mais pour l'instant,
17:34c'est encore un peu compliqué.
17:35On est encore au tout début
17:36de la guerre
17:36et ils sont très nombreux.
17:38Ils sont entre 150 et 200 000.
17:40Et c'est très important
17:41de dire que voilà,
17:42ils sont...
17:42Quand vous dites 150 et 200 000,
17:44vous parlez de qui ?
17:45Les gardiens de la révolution,
17:46bien évidemment.
17:46Ils sont très nombreux.
17:48Oui,
17:49en fait,
17:50l'idéal,
17:50bien sûr,
17:51c'est que le régime tombe
17:52et qu'il y ait
17:53un gouvernement de transition
17:54dirigé par ESA Palavi
17:56comme le peuple souhaite.
17:57Mais il y a un diable
17:58dans les détails,
17:59comme on dit.
17:59C'est ce que disait
18:00Pierre Lelouch.
18:01Il y a un diable dans les détails.
18:02Oui,
18:02mais en fait,
18:03le problème,
18:04c'est si les Kurdes
18:05sont armés
18:06et descendent sur Tabriz.
18:08Parce que tant que les Kurdes
18:09prennent leur région,
18:10le Kurdistan iranien,
18:11il n'y a pas de problème.
18:12Mais quand ils rentrent
18:12sur Tabriz,
18:13ça devient un autre problème
18:14parce que Tabriz,
18:15c'est la capitale
18:16de l'Azerbaïdjan iranien.
18:17Et dans ce cas-là,
18:18il y aura un affrontement
18:19parce que les Azeris
18:20n'accepteront pas
18:20que les Kurdes
18:21rentrent chez eux.
18:22Ils appelleront les Turcs
18:23au secours
18:24et là,
18:24on rentre dans un embrasement
18:26régional
18:27et dans une guerre civile iranienne.
18:28Donc,
18:29il ne faut surtout pas
18:29que les Kurdes
18:30rentrent dans Tabriz.
18:31L'Azerbaïdjan
18:31qui dit avoir déjoué
18:33plusieurs complots
18:34terroristes iraniens,
18:35c'est une information
18:36qui vient d'être dévoilée
18:38et relayée
18:39par nos confrères
18:40de l'agence France Presse.
18:41Pierre Lelouch,
18:41s'il vous plaît.
18:42Pour poursuivre
18:43ce que dit Michel Fayad
18:44qui est très juste,
18:46savoir qu'il y a
18:47en Iran
18:4820 millions d'Azeris,
18:50c'est-à-dire
18:50deux fois le nombre
18:52d'habitants
18:53de l'Azerbaïdjan.
18:54Donc,
18:55les enjeux
18:56pour la Turquie
18:57et l'Azerbaïdjan,
18:58c'est la Turquie.
18:59Donc,
19:00les enjeux
19:00pour l'Azerbaïdjan
19:02et la Turquie
19:03sont colossaux
19:03dans cette affaire.
19:04Si on dérape
19:05vers ce genre
19:06de conflits ethniques
19:07à l'intérieur de l'Iran,
19:09alors la guerre
19:09va devenir régionale.
19:11Donc,
19:11oui,
19:12pardonnez-moi,
19:13elle n'est pas déjà régionale
19:14puisque l'Iran
19:15a frappé
19:1612 pays
19:16de la région,
19:18continue
19:19de le faire
19:20actuellement.
19:21Donc,
19:21est-ce qu'elle n'est pas déjà ?
19:22C'est l'Iran qui frappe.
19:24Là,
19:24on parle d'une invasion.
19:25Là,
19:25on parle d'autre chose.
19:26On parle d'une situation
19:28où la guerre civile
19:29s'installe
19:30et où
19:31elle dérape
19:32dans d'autres pays
19:33et dans des affrontements
19:34différents.
19:35Moi,
19:35je souhaite
19:37comme Michel
19:38et comme tout le monde
19:38et comme Julien
19:39et comme vous,
19:40madame,
19:40que tout ça se passe très bien
19:42et qu'à l'arrivée,
19:43on est
19:46Reza,
19:46qui est un brave homme
19:47que je connais
19:48qui gère un truc
19:49de transition
19:50et qu'on est une démocratie.
19:52Et puis après,
19:52il y a les tensions
19:53qui ne vont pas manquer
19:54de se produire
19:54comme en 79
19:55quand Khomeini
19:56est arrivé à Teheran.
19:57il y a eu trois mois
19:58de batailles terribles
20:00dans les rues de la ville.
20:01Julien Dray.
20:01Et ensuite,
20:02on parlera de ce qui s'est passé
20:03du côté du Liban.
20:04Le risque existe.
20:05Mais il y a des choses
20:06qui ont évolué.
20:08Je veux dire,
20:08je ne connais pas tout.
20:09Vous savez qu'en général,
20:10je connais bien
20:11les forces kurdes.
20:12C'est pour ça que je vous ai invité.
20:13Voilà.
20:14Les forces kurdes
20:15qui vont rentrer
20:15ont pris des engagements.
20:17Elles ne rentrent pas toutes seules,
20:18d'ailleurs.
20:19Il faut être honnête.
20:20Elles sont encadrées
20:21et elles sont appuyées.
20:22Parce que par ailleurs,
20:23les Kurdes,
20:23on a marre d'être
20:24avec la main-d'oeuvre
20:24de tout le monde.
20:25Donc,
20:25ils ont demandé
20:26un certain nombre de garanties
20:27avant de se lancer
20:27dans l'opération.
20:28Vous savez ce qui s'est passé
20:29en Syrie
20:30et vous avez envoyé
20:30les conséquences.
20:31Donc,
20:31ils ont demandé des garanties.
20:33Ils ont, semble-t-il,
20:34obtenu des choses.
20:35Ils n'ont pas l'intention
20:35du tout d'envahir
20:38et de régler des comptes.
20:39Ils se sont mis d'accord.
20:40Parce qu'il y avait
20:41quatre partis au Kurdistan.
20:43Ils ont fait une coalition.
20:44Ils se sont mis d'accord
20:45sur un objectif.
20:46L'objectif va certainement être
20:48de créer une zone libérée
20:50qui permettra à partir de là
20:51qu'émerge une sorte
20:52d'alternative politique
20:54et qu'appellera le peuple iranien.
20:55Parce que,
20:56quel est le problème ?
20:56Une fois qu'il y a une zone libérée,
20:58les gardiens de l'évolution
20:58sont dans une situation
20:59catastrophique.
21:00Parce que soit ils vont essayer
21:01de reprendre la zone libérée
21:02et là,
21:02ça devient de la chair à canon
21:03pour l'aviation,
21:04soit ils restent enfermés.
21:05Et à ce moment-là,
21:06le peuple iranien
21:06comprend le message.
21:08L'actualité du jour,
21:09c'est aussi l'intensification
21:10des frappes contre le Hezbollah
21:11au Liban
21:11par l'armée israélienne.
21:12Depuis le début de la semaine,
21:13le ministre de la Santé libanais
21:21qui vise les bastions
21:23du Hezbollah au Liban.
21:25C'est très important
21:26de voir ce qu'il s'est passé,
21:27notamment aujourd'hui.
21:28Voyons le sujet,
21:29il est signé Nicolas Roger.
21:31On va voir le sujet
21:33dans quelques instants.
21:34Est-ce qu'on peut voir
21:35le sujet de Nicolas Roger ?
21:37Merci.
21:40Des immeubles
21:41entièrement avalés
21:42par une fumée
21:43qui se dégage presque
21:44en continu
21:45de la banlieue sud
21:46de Beyrouth.
21:48Tsaal multiplie les frappes
21:49sur ce bastion du Hezbollah
21:50au lendemain
21:52de l'appel inédit d'Israël
21:53à évacuer
21:54toute la banlieue sud
21:55de la capitale libanaise.
21:58D'autres frappes
22:00ont touché
22:00le sud du pays.
22:02L'une d'entre elles
22:03a frappé
22:03un immeuble
22:04de 10 étages
22:05proche
22:05de centres d'accueil
22:07de personnes déplacées
22:08à Saïda.
22:10Ce village
22:11situé
22:12à l'est du Liban
22:13a été ravagé
22:14par des avions
22:15de chasse israéliens
22:16dans la nuit.
22:18Des dizaines
22:19de milliers d'habitants
22:20fuient les destructions.
22:22Le premier ministre
22:23du Liban
22:23alarme
22:24sur les conséquences
22:25à venir
22:25de ce mouvement
22:26d'exode.
22:29Les conséquences
22:30de ce déplacement
22:31sur le plan
22:31humanitaire
22:32et politique
22:32pourraient être
22:33sans précédent.
22:34Un désastre
22:35humanitaire
22:35se profile.
22:39Le Hezbollah
22:40a lui aussi
22:41lancé
22:41un avertissement
22:42urgent
22:42aux habitants
22:43du nord d'Israël
22:44les appelant
22:45à évacuer
22:45les localités
22:46situées
22:47à moins de 5 km
22:48de la frontière
22:49libanaise.
22:50Et là c'est le fréanco-libanais
22:52que vous êtes
22:52vers qui je me tourne
22:53Michel Fayad
22:54c'est très important
22:56de voir
22:56à quel point
22:57la menace
22:58du Hezbollah
22:58est une menace
22:59qui est existentielle
23:00pour Israël
23:01mais qui est aussi
23:02une menace
23:03pour le peuple
23:05libanais
23:06puisque
23:07le Hezbollah
23:08a pris en otage
23:09une partie
23:10du Liban
23:11aujourd'hui.
23:11Il a pris en otage
23:12tout le Liban.
23:13Vous dites tout le Liban ?
23:14Oui parce qu'il y a eu
23:15des frappes israéliennes
23:16même au nord du Liban
23:17alors que c'est vraiment
23:18très loin.
23:19Donc en réalité
23:20c'est tout le Liban
23:21qui a été pris en otage.
23:23D'après le sondage
23:24qui a été diffusé
23:25à la MTV
23:25c'est une chaîne
23:26d'information libanaise
23:2895% des Libanais
23:30sont devenus
23:31contre le Hezbollah.
23:3295%
23:33c'est quand même
23:34énorme.
23:34Ils ont fait
23:35l'unité nationale
23:35contre eux.
23:37Et je peux vous dire
23:38une chose
23:38c'est que
23:38moi ma famille
23:39Mais vous avez
23:40des Libanais
23:40qui aujourd'hui
23:41s'inquiètent
23:43des frappes israéliennes
23:44en se disant
23:45mais attendez
23:46vous allez toucher
23:47peut-être des civils
23:48des innocents
23:49dans cette affaire.
23:50Une guerre
23:51il y a toujours
23:51des civils innocents
23:52qui sont tués.
23:53Mais je peux vous dire
23:54une chose
23:54c'est que moi
23:55je viens de la ville
23:56de Brabda.
23:56Brabda c'est collé
23:57à la banlieue sud
23:58de Beyrouth.
23:59Et toute ma famille
24:00et tous les habitants
24:01de Brabda
24:02ne veulent qu'une chose
24:03que le Hezbollah
24:04soit anéanti.
24:05Et passe à moi
24:06les habitants
24:07de Brabda.
24:08Aujourd'hui
24:08les chiites
24:09du Liban
24:10sont en train
24:11de brûler
24:11et de déchirer
24:13le drapeau du Hezbollah
24:14partout sur le territoire
24:15libanais.
24:16C'est quand même
24:16une révolution
24:17entre guillemets
24:18parce que
24:19c'est du jamais vu.
24:20Du jamais vu
24:21qu'il y a un tel rejet
24:22et un courage
24:24de la part des chiites
24:26qui a été les premiers
24:28en fait
24:28à avoir cette peur
24:30en raison des armes
24:31du Hezbollah.
24:32Ils commencent à parler
24:33sur toutes les chaînes
24:34de télévision.
24:35ils commencent à déchirer
24:36à brûler
24:36à se filmer
24:37à insulter
24:38le Hezbollah
24:39et la république
24:41islamique d'Iran
24:41bien sûr.
24:42Et donc en fait
24:43aujourd'hui
24:44vraiment ils ont réussi
24:45à faire l'unanimité
24:46contre eux.
24:47Le Hezbollah est redevenu
24:49ce qu'il était
24:49à ses origines
24:50c'est-à-dire
24:50une organisation terroriste
24:52iranienne
24:53sur le sol libanais.
24:54Et alors
24:54c'est très intéressant
24:56ce que vous dites Michel
24:56et vous parlez évidemment
24:58avec votre cœur
24:59le cœur d'un homme
25:00qui a encore sa famille
25:01au sud
25:02de Beyrouth.
25:05Beaucoup de médias
25:06de politiques
25:07parfois même
25:08d'intervenants
25:09géopoliticiens
25:10vont faire la différence
25:10entre la branche armée
25:12et la branche politique
25:13du Hezbollah.
25:14Non, non, il n'y a pas
25:15de différence.
25:16Vous savez
25:17Hassan Nasrallah
25:18qui était le secrétaire
25:19général du Hezbollah
25:22disait toujours
25:22qu'il était un soldat
25:24dans l'armée
25:24d'Ali Khamenei.
25:26Donc lui-même
25:27se disait de fait
25:28un militaire.
25:30Alors il avait beau
25:30avoir le turban noir
25:32du descendant
25:33de Mahomet
25:34et qu'il était habillé
25:36en civil
25:36mais il se disait
25:37le soldat
25:37en même temps
25:38d'Ali Khamenei.
25:39Donc il n'y a pas
25:40d'aile politique
25:41et d'aile militaire.
25:42Il y a une seule
25:42organisation
25:43un seul commandement
25:45mais aujourd'hui
25:46le commandement
25:46n'est même plus à Beyrouth.
25:48Le commandement
25:48il est à Téhéran.
25:49Parce que la décision
25:50de rentrer en guerre
25:51en faveur du Hamas
25:52et maintenant
25:53d'entrer en guerre
25:54en faveur de la république
25:55islamique d'Iran
25:56ce n'est pas une décision
25:57libanais
25:57c'est une décision
25:58purement iranienne.
26:00Il faut souhaiter
26:01que ce moment
26:02soit un moment clé
26:03où le Liban
26:03aussi va se libérer
26:04parce que depuis 1982
26:06il est l'otage
26:08du parti iranien.
26:09Dans cette affaire
26:10au moment
26:11il y a 8 jours
26:12où l'attaque a commencé
26:14le Hezbollah
26:15avait deux options.
26:16Soit c'était
26:17un parti libanais
26:18représenté au parlement
26:20libanais
26:20comme c'est le cas
26:21et il était libanais.
26:23Soit il est iranien
26:25et il venge
26:26Ramenei
26:27en ouvrant
26:28les hostilités
26:29sur Israël.
26:29Ils ont choisi
26:30d'être iranien
26:31et donc
26:32ils se sont révélés
26:33aux yeux de la population
26:34comme ceux qu'ils sont
26:35à savoir
26:36des agents iraniens.
26:37D'où ces frappes
26:37en début de semaine
26:39sur Israël.
26:41Et donc la dernière chose
26:42en soutien
26:43La dernière chose
26:44qu'il faut souhaiter
26:44aujourd'hui
26:45c'est surtout pas
26:46un cessez-le-feu
26:47comme le réclame
26:48M. Macron
26:49mais il faut souhaiter
26:50On parlera du président
26:50de la République.
26:51Non mais c'est fondamental
26:52il faut souhaiter
26:52que le Hezbollah
26:53soit éliminé du Liban.
26:55Julien Drey
26:56et ensuite on ira
26:57sur le détroit d'Hormuz.
26:58La tentative d'essayer
26:59parce que c'est une tentative
27:01d'essayer de séparer
27:02l'aile politique du Hezbollah
27:04avec l'aile militaire
27:06est une stratégie diplomatique
27:08dans laquelle malheureusement
27:09la France va s'engouffrer
27:11parce que depuis maintenant
27:12deux ans
27:13la France essaye de sauver
27:14la mise du Hezbollah.
27:16Et pour quelles raisons ?
27:17Parce qu'ils considèrent
27:18que c'est une partie du Liban
27:19et que l'on ne peut pas faire
27:20le Liban sans le Hezbollah.
27:22Et vous avez un personnage
27:24très important
27:24qui a énormément contribué.
27:27Je vous signale
27:28qu'Emmanuel Macron
27:28quand il vient
27:29dans le port de Beyrouth
27:30après l'attentat
27:31il est là.
27:33Il est arrivé en héros.
27:34C'est d'ailleurs
27:35le premier dirigeant sur place.
27:37Il aurait arrivé bien.
27:37Au départ il dit...
27:38Il est en héros
27:38parce que les Libanais
27:39aiment la France.
27:40Oui et nous Français
27:42on aime le Liban.
27:43Bien sûr.
27:43Il aurait été n'importe quel
27:44président français
27:45qui débarque au Liban.
27:46Il aurait eu le même accueil.
27:48Vous avez raison.
27:48Ce n'est pas un amour
27:48envers Emmanuel Macron.
27:49Vous avez raison.
27:50Mais lui il le prend pour lui.
27:51Oui bien sûr.
27:52Voilà.
27:53Mais à l'époque il dit
27:54je vais régler le problème
27:55du Hezbollah.
27:56Il ne règle pas du tout
27:57le problème du Hezbollah.
27:58C'est le Hezbollah
27:58qui lui règle son problème.
27:59Il fait beaucoup de promesses
28:00ces dernières années.
28:01Donc la question
28:03qui est posée
28:03c'est justement
28:04la tentative va être essayée
28:06par un certain nombre
28:07de capitales
28:08et notamment
28:08de capitales européennes
28:09qui veulent essayer
28:10de retrouver un rôle
28:11et qui vont se donner
28:12le bon rôle de dire
28:13l'unité du Liban
28:14passe par le fait
28:15qu'on protège
28:15l'aile politique du Hezbollah.
28:17Et on rencontre
28:18Nasrallah
28:18et on a des relations
28:20politiques
28:21avec ces gens-là.
28:22Et même le Drian
28:23le Drian
28:24s'était entendu
28:24avec le Hezbollah
28:25pour imposer au Libanais
28:26le président
28:27Sleiman Frangier
28:28comme président.
28:29Contre l'avis des Libanais
28:30il n'a pas pu être élu.
28:32Mais moi
28:33sur lequel je peux
28:34insister
28:35c'est que je suis d'accord
28:35avec Michel
28:36j'ai tous les mêmes échos
28:37c'est un tournant
28:39dans l'histoire du Liban
28:40désormais
28:40tout le monde
28:41veut foutre dehors
28:42le Hezbollah.
28:44Je voudrais qu'on parle
28:45puisque vous aviez envie
28:46d'aborder Emmanuel Macron
28:47c'est une séquence
28:48assez surprenante
28:49du président de la République
28:50qui publie sur ses réseaux sociaux
28:53et notamment sur sa page Instagram
28:54le fruit d'un échange
28:56avec une...
28:57Surréaliste.
28:58Vous dites surréaliste
28:59surréaliste.
28:59Je me suis demandé
29:00si ce n'était pas
29:01une intelligence artificielle
29:02cette séquence
29:03ou un truc
29:03je me suis dit
29:03mais qu'est-ce qui se passe ?
29:04Fatima est peut-être autre chose.
29:05Mais non
29:06mais je n'arrivais pas
29:07à comprendre
29:07ce qui se passait.
29:09Donc il répond
29:10à une note vocale
29:12envoyée sur la page Instagram
29:14directement
29:15donc visiblement
29:15une enfant
29:17qui a 89 personnes
29:20qui la suivaient
29:21et qui dit
29:22Monsieur le Président
29:23je résume grossièrement
29:25mais c'est comme ça
29:26qu'elle parle
29:26elle dit
29:27vous avez trop ouvert
29:27votre bouche
29:28quand est-ce que
29:29vous allez pouvoir
29:30régler le conflit
29:30quand est-ce que
29:31est-ce qu'on va
29:32entrer en guerre ?
29:33Et Emmanuel Macron
29:34va lui répondre
29:34regardez.
29:36Est-ce que vous pouvez
29:37enlever la guerre
29:38s'il vous plaît ?
29:39Est-ce que vous avez
29:40trop ouvert votre bouche
29:41je trouve ?
29:41Je n'ai pas fini de vivre
29:43et je n'ai pas envie
29:44qu'il y ait la guerre.
29:45Alors je comprends très bien
29:46et j'entends votre inquiétude
29:48mais je voulais être très clair
29:50vous n'allez pas faire
29:51la guerre du tout
29:52et vous allez continuer
29:53de vivre.
29:54Qu'est-ce qui se passe ?
29:56Les Etats-Unis et Israël
29:58ont lancé
29:59des opérations militaires
30:00en Iran
30:02parce que l'Iran
30:03avait pris des décisions
30:04très dangereuses
30:05pour tout le monde.
30:06Elle développait
30:06des armes nucléaires
30:07elle avait des armes
30:08on l'appelle balistique
30:09elle déstabilisait la région
30:10et elle avait massacré
30:12son peuple
30:13et en représailles
30:13des frappes
30:14que les Etats-Unis
30:14et Israël ont lancées
30:15l'Iran frappe
30:16toute la région.
30:18Alors la France
30:19elle ne fait pas partie
30:20de cette guerre
30:20nous on n'est pas au combat
30:21et on ne va pas s'engager
30:22dans cette guerre
30:23mais qu'est-ce qu'on fait ?
30:24D'abord on protège
30:25les nôtres
30:26on a plusieurs centaines
30:27de milliers
30:27de nos compatriotes
30:29qui sont là-bas
30:29tous ceux qui veulent revenir
30:30on les aide à revenir
30:31en paix et en sécurité.
30:32Ensuite on a des amis
30:34des alliés
30:34qui sont frappés par l'Iran
30:35les Émirats arabes unis
30:37le Qatar
30:38Koweït
30:38la Jordanie
30:39et là on les aide
30:40comme un partenaire
30:41de confiance
30:41à se protéger.
30:43Cette guerre
30:43elle est en train
30:43de bloquer
30:44une grande partie
30:45du commerce mondial
30:46de bloquer
30:46du pétrole
30:47du gaz
30:47donc elle est en train
30:48d'augmenter
30:49le coût de la vie
30:50dans beaucoup d'économies
30:51de créer de l'instabilité
30:52donc là
30:52de manière tout à fait pacifique
30:54on est en train
30:55de se mobiliser
30:55pour essayer de sécuriser
30:57le trafic maritime
30:58et un tout dernier sujet
30:59c'est le Liban
31:00qui est en même temps
31:00aujourd'hui touché
31:01très déstabilisé
31:02on les aide
31:03à retrouver la paix
31:04et la légitimité
31:05la souveraineté
31:06le calme.
31:08Pierre Lelouch
31:10surréaliste
31:10c'est la seule traduction
31:11que vous faites
31:11on passe à autre chose
31:12rapidement ?
31:12Voilà un homme
31:12qui lundi
31:14nous sommes vendredi
31:16aujourd'hui
31:16donc tout ça c'est hier
31:18voilà un homme
31:19qui lundi dernier
31:21arrive à l'île Long
31:22dans son avion
31:23encadré par quatre rafales
31:26passe tel Jupiter
31:28devant les forces
31:30se met en surplomb
31:31d'un submarin nucléaire
31:33l'enjeu d'engin
31:33avec 100 mégatonnes
31:35à l'intérieur
31:35pour faire un grand discours
31:37sur l'avenir
31:38de la défense en Europe
31:39et quatre jours après
31:41au moment où
31:42on vient d'être attaqué
31:43par l'Iran
31:44parce qu'une base
31:45est attaquée
31:45nos alliés
31:46sont les camarades
31:48des Émirats
31:49ils ont pris
31:49180 missiles
31:51et 1000 drones
31:52en cinq jours
31:53voilà ce qu'ils ont pris
31:54au moment où
31:55tout ça se passe
31:56qu'est-ce qu'il fait ?
31:57il fait une interview
31:59avec Fatima
32:01en lui parlant
32:02comme un maître d'école
32:03et au-delà
32:05le peuple de France
32:06est à neuf ans maintenant
32:088-9 ans
32:09et papa Macron
32:10va expliquer la guerre
32:12qu'on ne va pas faire
32:13et c'est totalement surréaliste
32:15parce qu'il aura tout dit
32:16dans cette affaire
32:17depuis le début
32:18il dit
32:18qu'est-ce qu'il dit au début ?
32:20il dit je ne suis pas informé
32:21et on n'est pas impliqué
32:22on est impliqué
32:23on a des accords de défense
32:24et on nous attaque
32:26après il dit
32:27je vais aller attaquer
32:28les missiles
32:29les missiles
32:31iraniens
32:32et y compris
32:32les lanceurs de missiles
32:34c'est-à-dire à l'intérieur
32:35du territoire iranien
32:36et après il vous dit
32:37ben non on n'est pas en guerre
32:38alors qu'est-ce que c'est
32:39la position de la France
32:40aujourd'hui ?
32:40je vous assure
32:41j'y comprends rien
32:42après il dit
32:44sur le Liban
32:45on va envoyer des soldats
32:46en plus
32:46et on va envoyer
32:47des blindés
32:48pour aider les Libanais
32:49mais on a 700 hommes
32:51de la finure
32:51on n'est pas dans la guerre au Liban
32:52on est en train de regarder
32:55les Israéliens
32:56se débarrasser du Hezbollah
32:57qu'est-ce qu'on veut faire ?
32:58on va stopper ça ?
32:59on va demander
33:00un cessez-feu ?
33:01c'est semble-t-il
33:02ce qu'il a fait
33:02en téléphonant
33:03à Netanyahou
33:05en lui disant
33:05tu arrêtes tout
33:06tu arrêtes tout
33:07à la demande
33:07semble-t-il
33:08du président libanais
33:10qui est lui-même
33:11un allié du Hezbollah
33:12d'ailleurs
33:12parce que le conseiller
33:13du président libanais
33:14est un membre du Hezbollah
33:15en salle ministre du transport
33:17en attendant
33:18vous dites ça
33:19mais tout au long de la semaine
33:20il a gagné 6 points
33:21de popularité
33:22dans le cœur des Français
33:24d'ailleurs
33:24ça serait intéressant
33:25Gérald Olivier
33:25de savoir
33:26si du côté des Etats-Unis
33:28Donald Trump
33:29gagne des points
33:30est-ce que cette intervention
33:32est de nature
33:33est-ce qu'il y a
33:34l'effet drapeau
33:35comme il peut y avoir
33:36par exemple en France ?
33:37pas du tout
33:37pour l'instant
33:39pour l'instant
33:39je dirais
33:40il n'y a pas
33:41une unité nationale
33:42derrière le président
33:43mais il n'y a pas non plus
33:44une contestation
33:44trop importante
33:45derrière le président
33:46mais au sein du parti républicain
33:48il est soutenu
33:49par 81%
33:50il y a une petite base
33:51MAGA
33:52un petit peu plus
33:53isolationniste
33:54représentée par des gens
33:55comme Tucker Carlson
33:56ou Marjorie Taylor Greene
33:57qui se sont exprimés
33:58contre cette action
34:00par contre
34:01vous avez également
34:01du côté des démocrates
34:02des gens qui ne seront jamais
34:03du côté de Trump
34:04et qui donc condamnent
34:05une guerre non autorisée
34:07une guerre non prévue
34:08une guerre non planifiée
34:10et on reproche
34:11beaucoup au président
34:12le timing
34:13c'est-à-dire que vous avez
34:14un jeu
34:15des institutions
34:16où le Congrès
34:17se plaint comme Macron
34:18de ne pas avoir été informé
34:19de ne pas avoir été impliqué
34:21alors que c'est
34:22le Congrès
34:22mais il ne bloque pas
34:23mais il ne bloque pas
34:24comment ?
34:25il a été saisi
34:26non deux fois
34:26Julien
34:26Julien Dray
34:27la proposition a été faite
34:28et elle a été rejetée
34:29mais moi
34:30si vous me permettez
34:31je suis triste
34:31pour mon pays
34:32pourquoi donc ?
34:33parce que
34:34j'aime la France
34:35quand elle joue un rôle
34:36quand elle est une lumière
34:37dans le monde
34:38elle n'est pas une lumière
34:39là elle fait des commentaires
34:42pour les petits enfants
34:43et pourquoi elle fait ça ?
34:44parce qu'elle est impuissante
34:45et pourquoi elle est impuissante ?
34:47parce qu'elle s'est trompée
34:48depuis le début
34:49sur tout ce qui se passait
34:50et qu'elle a fait n'importe quoi
34:52elle a fait n'importe quoi
34:52en Syrie
34:53en laissant tomber les Kurdes
34:54elle fait n'importe quoi
34:55maintenant au Liban
34:56croyez franchement
34:57que l'armée française
34:58va jouer un rôle
34:59au Liban
35:00elle peut jouer
35:01pour protéger nos soldats
35:02oui
35:02pour protéger nos ressortissants
35:03mais personne n'en veut
35:04sur le fond
35:05et d'ailleurs
35:06quand il dit
35:07j'ai pas été informé
35:08c'est un aveu
35:09de mépris
35:10de tout le reste du monde
35:11à son égard
35:11alors maintenant
35:12il a trouvé un copain
35:13c'est le premier ministre espagnol
35:15Pedro Sanchez
35:16on parlera de Pedro Sanchez
35:17il a trouvé un nouveau copain
35:18avec lequel il va pouvoir
35:19dire qu'il joue un rôle
35:20la vérité c'est que la France
35:21je finis juste
35:22aurait pu jouer un rôle
35:23non pas
35:25en Iran
35:26mais au Liban
35:27elle aurait très bien pu dire
35:29nous avons tenté
35:30quelque chose
35:31avec l'Hezbollah
35:31mais maintenant
35:33dehors
35:33et nous allons aider
35:34le peuple libanais
35:36à se débarrasser du Hezbollah
35:37là elle aurait été utile
35:38elle serait redevenue
35:40il y a des choses
35:43parce qu'il n'y a pas
35:44d'armée libanaise
35:45donc si la France dit
35:46je vais me débarrasser
35:47du Hezbollah
35:47le général Aoun
35:49le président libanais
35:51a fixé des conditions
35:52maintenant qui sont claires
35:53je veux dire
35:53il y a un acte fort
35:56qui a été posé
35:57désarmement
35:57au respect etc
35:58donc à partir de là
36:00on soutient le gouvernement
36:00libanais
36:01on a des accords
36:01la France peut faire
36:04différentes choses
36:05déjà ce qu'il faut savoir
36:06c'est qu'il y a un accord
36:07de paix entre Israël
36:08et le Liban
36:08qui date du 17 mai 1983
36:10qui a été approuvé
36:11par la Knesset
36:13et également
36:14par le Conseil des ministres
36:15israéliens
36:15mais également
36:16par le Parlement libanais
36:17et par le gouvernement libanais
36:18il a été abrogé
36:20illégalement
36:20par le président
36:21de la République libanaise
36:22d'alors
36:22Amin Jemayel
36:24cet accord
36:25doit être restitué
36:27dans toute sa légalité
36:28et là
36:28la France peut mettre
36:29toute sa pression
36:30sur le Liban
36:30pour qu'il rende
36:31à nouveau légal
36:32cet accord
36:32ça c'est une chose
36:33la deuxième chose
36:34que la France peut faire
36:35c'est protéger le Liban
36:36face à Joulani en Syrie
36:37qui a amassé des troupes
36:38à la frontière libanaise
36:40et qui ne rêve que d'une chose
36:41c'est envahir le Liban
36:42et massacrer les Libanais
36:43prendre le Liban
36:44et la troisième chose
36:45que la France peut également faire
36:47c'est faire ce qu'elle a annulé
36:48cette semaine
36:49Emmanuel Macron avait prévu
36:51une conférence
36:52pour aider l'armée libanaise
36:53et il n'a pas trouvé
36:54d'autre chose
36:55qu'en pleine guerre
36:56alors qu'on a besoin
36:57de l'armée libanaise
36:58d'annuler la conférence
36:59en soutien à l'armée libanaise
37:03alors parlons à présent
37:05du détroit d'Hormuz
37:06un porte-parole
37:07de l'armée iranienne
37:08a affirmé vendredi
37:08que la force
37:09et les forces de Teheran
37:10avaient ciblé
37:11un pétrolier américain
37:12qui serait en feu
37:13dans le Golfe
37:15un pétrolier appartenant
37:16aux Etats-Unis
37:18près des frontières
37:19du Koweït
37:20on voit à l'image
37:21le détroit d'Hormuz
37:22on voit aussi les pays
37:24qui sont impliqués
37:25directement
37:26ou indirectement
37:27et visés par l'Iran
37:29et qui subissent ces frappes
37:31depuis maintenant
37:337 jours
37:34et tout cela
37:36intervient dans un contexte aussi
37:37où le baril de pétrole
37:39est en train de flamber
37:41et on retrouve
37:42là aussi
37:44l'or noir
37:45et peut-être
37:45une crise historique
37:47voyez le sujet
37:48de la rédaction de ces news
37:51l'Iran a mis ses menaces
37:53à exécution
37:53brûler tout navire
37:55qui tenterait
37:55de traverser
37:56le détroit d'Hormuz
37:57passage stratégique
37:59des ressources énergétiques
38:00le détroit d'Hormuz
38:01est un goulot
38:05d'étranglement étroit
38:06situé au sud de l'Iran
38:07et au nord des Émirats Arabes Unis
38:11environ 20%
38:12du pétrole mondial
38:12y transite chaque jour
38:13ce passage
38:14est donc essentiel
38:15pour l'économie mondiale
38:16ces mastodontes
38:18de l'énergie
38:18sont des cibles faciles
38:20lents
38:21prévisibles
38:22concentrés
38:22dans un passage étroit
38:24ils ne peuvent manœuvrer
38:25rapidement
38:26face aux missiles
38:27ou aux drones
38:27pour limiter les risques
38:29les forces occidentales
38:31misent sur des mesures
38:32dissuasives
38:33avec la présence
38:34par exemple
38:35de porte-avions
38:36comme l'USS
38:37Abraham Lincoln
38:37ou le français
38:38Charles de Gaulle
38:39une couverture aérienne
38:41et une escorte navale
38:42est aussi présente
38:43mais même avec ces moyens
38:45une protection totale
38:47reste quasi impossible
38:48dans ce corridor stratégique
38:50les présidents américains
38:52et français
38:52ont promis d'assurer
38:54la libre circulation
38:55de l'énergie
38:56et travaillent à bâtir
38:57une coalition
38:58pour sécuriser ce détroit
38:59car chaque perturbation
39:01se traduit immédiatement
39:03par une hausse du pétrole
39:04et du coût de l'énergie
39:05pour les consommateurs
39:07du monde entier
39:07Alors on se pose la question
39:10est-ce qu'aujourd'hui
39:11volontairement
39:12l'Iran est en train
39:13de frapper les pétroliers
39:14est en train de mettre
39:15la pression au niveau
39:16de ce détroit
39:16en se disant
39:17on n'a pas les mêmes moyens militaires
39:19évidemment que les Etats-Unis
39:20ou Israël
39:21en revanche
39:22on a la possibilité
39:24de provoquer
39:25pardonnez-moi l'expression
39:26un bordel mondial
39:27Voilà
39:27de casser l'économie mondiale
39:29et ça ils peuvent
39:31d'ailleurs dans votre carte
39:33il y a un carré blanc
39:34en bas là
39:35c'est le Yémen
39:35mais le Yémen
39:36est rentré dans la danse
39:37cet après-midi
39:37c'est vrai
39:38en attaquant
39:38l'Arabie Saoudite
39:39et en faisant exploser
39:43une des grandes raffineries
39:45saoudiennes
39:45donc c'est en train
39:47de gagner
39:48et d'avoir des conséquences
39:49potentiellement graves
39:50alors qu'est-ce qu'on peut faire
39:52dans le détroit d'Hormuz
39:53certainement pas
39:53envoyer des porte-avions
39:54d'abord le français
39:55il est en Méditerranée
39:56hors de portée
39:57de cette affaire
39:58quant à l'américain
40:00Abraham Lincoln
40:00pareil pour le Gerald Ford
40:02qui est aussi en Méditerranée
40:03il y a un porte-avions américain
40:05qui est Abraham Lincoln
40:06et qui ne vont sûrement pas
40:08approcher du détroit d'Hormuz
40:09pour éviter d'être...
40:11Est-ce que ces pétroliers
40:12qui sont visés
40:13peuvent provoquer
40:14une hausse
40:15du prix du barrel de pétrole
40:17et finalement
40:18cette tension
40:19qui se poursuit
40:19là c'est le consommateur
40:21français
40:22mais même
40:23américain
40:25européen
40:25qui peut se dire
40:26au bout d'un moment
40:27là ce qui se passe
40:28au Moyen-Orient
40:29je vois la conséquence
40:29directement sur...
40:30les bateaux n'y vont plus
40:31sauf un armateur grec
40:33qui est connu
40:34pour être un peu
40:36un pirate
40:39les grandes compagnies
40:40n'y vont plus
40:41Merck n'y va plus
40:42les autres
40:42pourquoi ?
40:43parce que
40:43les tarifs d'assurance
40:44ont été multipliés
40:45par 12
40:46donc personne
40:46va envoyer les bateaux
40:47dans un piège pareil
40:49donc conséquence
40:51ça
40:51conséquence
40:52si on ajoute
40:53en plus
40:54la destruction
40:54du terminal gazier
40:55du Qatar
40:56vous avez une augmentation
40:58du gaz
40:58déjà de 50%
41:00hier
41:00et le pétrole
41:01est en train de
41:02il est en train
41:03de remonter
41:04à 80-85 dollars
41:06et parti comme si
41:07on va se retrouver
41:08avec des 100-150 dollars
41:09la semaine prochaine
41:10donc les conséquences
41:11peuvent être extrêmement lourdes
41:13pour l'économie mondiale
41:14pas tout de suite
41:15parce qu'il y a encore
41:15beaucoup de réserves
41:16mais
41:18d'ailleurs je dis au passage
41:19que
41:19les stations d'essence
41:21qui ont déjà augmenté
41:21les prix
41:22sont gonflées
41:23donc c'est pour ça
41:24franchement
41:25voilà
41:25on opère sur les mêmes stocks
41:27mais dans les semaines
41:28qui viennent
41:29tout est une affaire
41:30de durée
41:31si ça s'étale
41:32sur plusieurs semaines
41:33il y aurait des conséquences
41:34sur l'économie mondiale
41:35Gérald Olivier
41:36il est évident
41:37que l'arme de l'Iran
41:38l'arme économique
41:39la capacité de l'Iran
41:40à perturber
41:41l'économie mondiale
41:42c'est leur arme asymétrique
41:44parce que militairement
41:45manifestement
41:45ils ne sont pas capables
41:46de se défendre
41:46maintenant dans votre reportage
41:48le personnage interviewé
41:49disait bien
41:50c'est 20% du commerce
41:52du pétrole mondial
41:52qui passe par le détroit d'Hormuz
41:54et du gaz également
41:55et il y a 20%
41:56à trouver ailleurs
41:57bon malgré tout
41:58depuis quelque temps
41:59le pétrole vénézuélien
42:00n'est plus sous sanction
42:01les américains
42:03ont du gaz liquéfié
42:04et ils ont levé
42:05les sanctions
42:05sur le pétrole russe
42:07pour l'Inde
42:09c'est très intéressant
42:10donc il y a des moyens
42:11de suppléer à ça
42:12pour éviter justement
42:13un choc
42:13on va voir jusqu'où
42:14va le baril
42:15mais il était à 75%
42:17la semaine dernière
42:18il est à 87%
42:19bon vous avez 15%
42:21d'augmentation
42:23au moins
42:23c'est pas encore
42:24la flambée
42:2520h45
42:25sur ces news
42:26si vous nous rejoignez
42:27on poursuit évidemment
42:28notre émission
42:29consacrée à la guerre
42:31au 7ème genre de guerre
42:32contre la république islamique d'Iran
42:34d'ailleurs je préfère dire
42:35la guerre contre la république islamique d'Iran
42:37que de dire la guerre contre l'Iran
42:40et je suis surpris que les gens
42:42mais non mais je suis surpris que
42:45les gens ne disent pas ça
42:46c'est pas la guerre contre le peuple iranien
42:48c'est pas la guerre contre l'Iran
42:49ni contre le Liban
42:52c'est même retiré
42:53vous avez vu que tout à l'heure
42:55lorsque j'ai parlé des frappes
42:56c'était contre les bastions
42:57du Hezbollah
42:59absolument
42:59et c'est une nouvelle forme de guerre
43:01où on décapite le régime d'entrée
43:04effectivement
43:04et bah tiens
43:05vous me parlez du régime
43:06ce régime il avait une tête
43:07le chef le guide suprême
43:09et alors c'est ça
43:10que je n'ai pas compris aujourd'hui
43:11c'est à dire qu'il y a eu
43:12des nouvelles frappes
43:13sur le bunker
43:14l'armée israélienne
43:16a annoncé avoir bombardé
43:17à l'aide d'avions vendredi
43:19et on va découvrir ces images
43:21dans le centre de Téhéran
43:22le bunker du guide suprême iranien
43:24Ali Khamenei
43:24tué le 28 février
43:25au premier jour de guerre
43:26qui aurait continué
43:27à être utilisé
43:29et là je me tourne vers vous
43:30Sarah Safari
43:31qu'est-ce qui s'est passé
43:32et comment vous décidez ces images
43:34c'est encore un autre bunker
43:35parce que le sien
43:36et sa résidence
43:37étaient dans le nord de Téhéran
43:38et celui-là est dans le centre de Téhéran
43:39il faut savoir qu'en fait
43:40ils ont plein de bunkers
43:41comme ça un peu partout
43:42avec des tunnels souterrains
43:44avec des salles de réunion
43:45donc en fait
43:46ça en est encore un autre
43:47et je pense qu'on va être surpris
43:49d'en voir encore d'autres
43:50être attaqués
43:51les prochains jours
43:51effectivement
43:52ils sont installés partout
43:53dans la ville
43:54autour de la population civile
43:56évidemment
43:56comme ça
43:57on peut faire encore plus de victimes
43:59ça nous rappelle
44:00le Hamas
44:01effectivement
44:01pendant la guerre aussi
44:02c'est les mêmes techniques
44:04parce que
44:04c'est la tête de la pieuvre
44:06donc voilà
44:06la pieuvre a été éliminée
44:07ses tentacules sont encore là
44:09donc je ne serais pas surprise
44:11qu'on en voit encore d'autres
44:12de ces bunkers
44:14pouvoir exploser
44:15les prochains jours
44:16ils vont dans la population civile
44:18les gens que je connais
44:19qui parlent
44:21aux habitants de Téhéran
44:22disent que
44:23ces gens-là
44:24les Bassidji
44:25maintenant se cachent
44:26dans les écoles
44:27ou dans les immeubles d'habitation
44:29ce que je vous avais dit
44:30il y a quelques temps
44:31avant le début de la guerre
44:32ils se sont installés
44:33avant le début de la guerre
44:34dans les écoles
44:35dans les gymnases
44:36dans les hôpitaux
44:36c'est exactement
44:38les mêmes méthodes
44:38du Hamas
44:39c'est exactement
44:40les mêmes méthodes
44:41très rapidement
44:43parce qu'il nous reste 8 minutes
44:44mais juste je voulais dire
44:44que les personnes
44:45qui étaient visées
44:46par l'armée israélienne
44:47quand ils ont bombardé
44:48c'était Mojtabar Khamenei
44:49le fils d'Ali Khamenei
44:50et Sadek Larijani
44:52qui est un Mola
44:52qui est le frère d'Ali Larijani
44:54Mojtabar Khamenei
44:55qui est donc celui
44:56qui était pressenti
44:57pour être le nouveau guide
44:58et on sait si
45:00est-ce qu'on sait
45:01si Mojtabar Khamenei
45:02a été neutralisé
45:03dans cette frappe
45:04en tout cas les israéliens
45:05ne l'ont pas encore annoncé
45:06mais c'était lui
45:06qui était visé
45:07et Sadek Larijani
45:08le frère d'Ali Larijani
45:09qui est présenté
45:11comme un dur
45:11peut-être même
45:12encore plus dur
45:13que son père
45:15si c'est possible
45:16d'être encore plus dur
45:17que son père
45:18autre séquence
45:19cette fois-ci
45:20c'était sur
45:20le service public français
45:22sur France Inter
45:24c'est la mannequin iranienne
45:26alors je ne veux pas
45:27écorcher son nom
45:28Nexia
45:29Nexia exactement
45:29il est d'Iran
45:31depuis 2017
45:32et elle a soutenu
45:34l'intervention
45:35donc des Etats-Unis
45:36et d'Israël
45:37et elle s'est emportée
45:38sur le plateau
45:39de France Inter
45:39parce que
45:40visiblement
45:41certains étaient en train
45:42de sourire
45:42lorsqu'elle prenait la parole
45:43écoutez donc Nexia
45:45qui
45:46pousse un coup de gueule
45:47tout simplement
45:49non
45:49il ne faut pas sourire
45:50comme ça
45:51comme je suis un
45:52je souris
45:53à l'arrêt
45:53si vous êtes
45:55gauchiste
45:56ou quelque chose
45:57vous avez invité
45:58quelqu'un
45:59je parle
46:00des côtés
46:01des millions
46:02iraniens
46:02c'est très bien
46:03d'entendre
46:03la diversité
46:04des voix
46:04et des points de vue
46:05il faut attendre
46:06pour moi
46:07c'était le seul moyen
46:08il y a milliers
46:09de jeunes
46:10d'âge
46:113 ans
46:12jusqu'à 81
46:13ils ont mort
46:14dans la rue
46:16avec
46:167 gouvernements
46:17donc on ne pouvait
46:18pas les changer
46:19on ne pouvait pas
46:20et ils n'ont pas
46:22notre ennemi
46:22ce n'est pas une guerre
46:24c'est un appel
46:25d'aide
46:26c'est aide
46:27à l'Iran
46:28il faut arrêter
46:29à réfléchir
46:30comme ça
46:30alors expliquez-nous
46:31Sarah Safari
46:32on va remettre
46:33dans le contexte
46:33il faut savoir
46:34quand même
46:34qu'elle avait
46:34en face d'elle
46:35deux personnalités
46:37iraniennes
46:37aussi exilées
46:38en France
46:39mais qui font partie
46:40de la gauche iranienne
46:41d'accord
46:42c'est toujours
46:42les mêmes
46:43qui sont invités
46:43sur le service public
46:44et il est rare
46:45qu'on nous donne
46:45nous la parole
46:46et d'ailleurs
46:46on était surpris
46:47qu'elle y soit invitée
46:48donc en fait
46:49il faut savoir
46:49que les deux personnes
46:50qui étaient en face d'elle
46:51ne soutenaient absolument
46:53pas les frappes
46:53qui arrivaient
46:54et se mettaient
46:55du côté du régime
46:56faisaient la propagande
46:57du régime
46:57en disant ouvertement
46:58les Iraniens
46:59se font bombarder
47:01ils n'ont jamais demandé
47:01cette aide
47:02c'est faux
47:03alors on sait tous
47:04que ça n'est pas la réalité
47:05et en fait
47:06au bout d'un moment
47:07elle ne pouvait plus
47:08mais c'est normal
47:10je pense que n'importe qui
47:11ça aurait été moi
47:11ou quelqu'un d'autre
47:12on aurait eu la même réaction
47:13parce qu'en fait
47:13on donne la parole
47:14à ces gens-là
47:15sur le service public
47:16tout le temps
47:16nous qui sommes
47:18la voix du peuple iranien
47:19on n'est jamais invité
47:21et elle qui était là
47:21il fallait qu'elle porte
47:22la voix du peuple iranien
47:23c'est pas vrai
47:24c'était pas vrai
47:25c'était normal
47:25qu'elle réagisse comme ça
47:27c'était normal
47:28qu'elle réagisse comme ça
47:29sur la page Twitter
47:29de France Inter
47:30en revanche
47:31certains
47:32les Iraniens
47:33auxquels je parle
47:34et membres de Twitter
47:35l'ont révé
47:36comparent cette affaire
47:37à la libération
47:38de Normandie
47:40la libération de la France
47:41après les bombardements américains
47:42ils considèrent
47:43que c'est une libération
47:44c'est pas une frappe
47:46contre l'Iran
47:47et la gauche
47:47on considère ça
47:48comme une aide
47:49limite humanitaire
47:50on a des vidéos
47:51qui nous parviennent
47:51où on voit les Iraniens
47:52qui sont sur leur balcon
47:53qui voient arriver les bombes
47:55et qui font la fête
47:56et on leur tire dessus
47:58donc ils savent le risque
47:59qu'ils prennent
47:59mais ils font la fête
48:00parce qu'ils savent
48:01que ce régime
48:01est en train de se faire décapiter
48:02et c'est le seul moyen
48:03pour eux
48:04de reprendre le pouvoir
48:05dans la rue après
48:06mais la gauche iranienne
48:07ne doit pas oublier
48:07que Barthiard a été assassiné
48:10en France
48:10par la république islamique d'Iran
48:12vous savez
48:12ils ont la mémoire courte
48:13autre sujet à présent
48:15et je voudrais qu'on parle
48:16des ressortissants français
48:17des ressortissants français
48:19qui sont toujours bloqués
48:21dans la région
48:21au Moyen-Orient
48:22déjà on a appris
48:23qu'il y avait plus de 400 000
48:25français
48:26ressortissants français
48:27au Moyen-Orient
48:29que 5 000
48:30ont fait la demande
48:31d'être rapatriés
48:32ils ne sont pas tous influenceurs
48:34ils ne sont pas tous
48:36mais vous savez
48:37ça peut être un très beau métier
48:39l'influence
48:41en revanche
48:42ce qui est intéressant
48:44c'est que
48:45sur les 5 000
48:46il y en a 2 000
48:46qui ont pu être rapatriés
48:47pour d'autres
48:48c'est une grande difficulté
48:49voyez le sujet
48:50il est signé
48:51Inès Salikane
48:53vol annulé
48:54et attente interminable
48:56dans les aéroports
48:57cette française
48:58bloquée à Oman
48:59a mis plus de 30 heures
49:00à rentrer
49:01et dénonce
49:02un manque d'aide
49:03des autorités françaises
49:04nous on a suivi
49:06ce que nous ont dit
49:07en gros
49:08l'actualité
49:09comme quoi
49:09il faut s'enregistrer
49:10sur le fil Ariane
49:11l'ambassade française
49:12à Muscat
49:13nous a dit
49:13gentiment
49:14et sur un ton
49:15un peu sec
49:16et pas du tout rassurant
49:18et pas du tout empathique
49:20qu'en gros
49:21on n'était pas du tout
49:22prioritaire
49:22et que si on trouvait
49:24un vol commercial
49:26au plus vite possible
49:27c'est tant mieux pour nous
49:28et sinon
49:29c'est tant pis
49:30et profiter de vos vacances
49:31sauf que comment profiter
49:32quand on est en temps de guerre
49:33c'est la question
49:34que je me suis posée
49:35Pourtant
49:36le gouvernement
49:37assure tenter
49:38d'organiser des solutions
49:39pour les ressortissants français
49:41Nous allons continuer
49:42ces vols de rapatriement
49:44d'une manière ou d'une autre
49:45des décisions vont se prendre
49:47au jour
49:48le jour je dirais
49:49où chaque heure
49:50les choses peuvent évoluer
49:52mais nous savons
49:53que des compatriotes
49:54ne peuvent plus attendre
49:55Même si plusieurs français
49:57ont réussi à être rapatriés
49:59d'autres encore présents
50:00dans la région
50:01cherchent actuellement
50:02à rentrer
50:03Nous notre objectif
50:04c'est de pouvoir
50:05permettre à tous les français
50:06qui le souhaitent
50:07et en priorité
50:07aux plus vulnérables
50:08de rentrer le plus rapidement possible
50:10mais il faut qu'on le fasse
50:10en sécurité
50:11Jeudi soir
50:12un avion Air France
50:13affrété par Paris
50:14pour rapatrier des français
50:16a dû faire demi-tour
50:18à cause de tirs
50:19dans la région
50:20Voilà pour les dernières informations
50:21concernant les ressortissants
50:23français
50:24Je voudrais qu'on termine
50:24avec une dernière séquence
50:26que vous avez peut-être
50:27peu vue
50:28dans les médias français
50:29c'est la déclaration
50:30et la colère
50:32de Isabelle Diaz Ayuso
50:34qui est la présidente
50:35de la communauté de Madrid
50:36Vous savez qu'il y a des tensions
50:37extrêmement fortes
50:38entre Madrid
50:39et Washington
50:41puisque l'Espagne
50:42a refusé
50:43d'avoir sur ses bases
50:47les avions américains
50:49Donald Trump a dit
50:51Les bases autant
50:53Et alors
50:53Donald Trump
50:54la réponse cette semaine
50:55On se sent tous les accords commerciaux
50:57Oui
50:57il est encore un peu plus loin
50:59si vous me permettez
51:00mais effectivement
51:01il l'a dit comme ça
51:02Donc Pedro Sanchez
51:05a tenté de rétropédaler
51:06aujourd'hui
51:07en disant
51:07on a beaucoup de respect
51:08pour les Etats-Unis
51:09Mais je vous propose
51:11d'écouter Isabelle Diaz Ayuso
51:14Sanchez se comporte
51:15comme un leader immature
51:16adolescent aux grands dames
51:17des Européens
51:18qui tente de servir
51:19de médiateur
51:20dans une situation
51:21aussi compliquée
51:21Un adolescent rebelle
51:23dont le monde entier
51:24sait qu'il n'est pas fiable
51:25Je vous encourage aussi
51:28à aller seul
51:29et ivre à Téhéran
51:30ou par exemple
51:31en minijupe à Kabou
51:32Allez-y
51:33Bayan Ayar
51:34Et cette déclaration
51:35a été relayée
51:36des millions de fois
51:37notamment sur les réseaux sociaux
51:39Cette déclaration
51:40de Donald Trump
51:41sur l'Espagne
51:42effectivement
51:43il était très en colère
51:44le président américain
51:45Gérald Olivier
51:46Oui parce que justement
51:47ce sont des bases de l'OTAN
51:48et on aurait pu s'attendre
51:50qu'un allié de l'OTAN
51:52participe à ce soutien
51:53C'est d'ailleurs
51:54ce qu'ont fait les Anglais
51:55Donald Trump a été en colère
51:56contre deux dirigeants européens
51:58enfin il n'a pas parlé de Macron
52:00mais c'était le premier ministre espagnol
52:03Sanchez
52:03et puis également
52:04Starmer au Royaume-Uni
52:05parce que le premier jour de guerre
52:07les Anglais ont refusé
52:08la même chose
52:09que les avions américains
52:12puissent stationner
52:13ou décoller
52:14de leur propre base
52:15et en fait
52:15le lendemain
52:16Starmer est revenu
52:17sur sa décision
52:17parce qu'il a dit
52:18une fois que les Iraniens
52:19ont riposté contre vous
52:20on a le droit
52:21de venir à votre aide
52:22mais tant que j'étais vous
52:22qui attaquiez les premiers
52:23on ne pouvait pas participer
52:25donc Donald Trump
52:26a été en colère
52:27avec Starmer
52:27une première fois
52:28et puis après
52:29les choses se sont calmées
52:30par contre
52:30vis-à-vis de l'Espagne
52:31pas du tout
52:32et au passage
52:33l'Espagne est également
52:34le mauvais élève de l'OTAN
52:35puisque c'est le pays
52:35qui n'a jamais accepté
52:37d'augmenter sa participation
52:38ni à 2
52:39et encore moins à 5%
52:40et il y a des soupçons
52:41de financement
52:41du côté de l'Espagne
52:42d'armement iranien
52:45mais on n'aura pas
52:46le temps d'en parler
52:46Julien Drey
52:47très rapidement
52:47parce que c'est fini l'émission
52:49non je voulais dire juste
52:50que le gouvernement espagnol
52:51monsieur González
52:51est dans une fuite en avant
52:52parce qu'il est dans une situation
52:54politique intérieure
52:55très compliquée
52:56Pedro Sanchez
52:58excusez-moi
52:58je vieillis
53:00et il est dans une fuite en avant
53:02c'était factuellement vrai
53:03c'était votre anniversaire hier
53:05c'est pas la peine
53:05il est dans une fuite en avant
53:09et cette fuite en avant
53:10fait qu'il a choisi
53:11depuis le 7 octobre
53:13de jouer cette carte-là
53:14parce qu'il pense que
53:15comme cela
53:16il aura l'appui
53:16de l'extrême gauche espagnole
53:18et que ça lui permettra
53:19de tenir
53:20merci à tous les cinq
53:20c'était un plaisir
53:21500 000
53:22Pierre
53:23je vais me faire gondir
53:23migrants
53:24500 000 effectivement
53:25régularisés
53:26par le même Pedro Sanchez
53:27Jean-Marc Lelouch
53:28était à la réalisation
53:29Matteo à la vision
53:30Jean-François Couvlarosson
53:31ont participé
53:32et préparé à cette émission
53:33Julien Duroux
53:33Alexandre Martel
53:34et Tesla
53:35Merci à tous les cinq
53:36dans un instant
53:37c'est 100% politique
53:38avec Olivier Decaire en flec
53:39encore un joyeux anniversaire
53:40cher Julien
53:41c'était hier
53:42aujourd'hui c'est celui de mon frère
53:43donc je vous souhaite également
53:44un joyeux anniversaire
53:45je vous embrasse fort
53:46merci à tous les deux
53:48merci à tous les deux
Commentaires

Recommandations

CNEWS
il y a 2 heures