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  • il y a 8 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Mais vous analysez donc cette décision de la cour d'appel comme une décision politique ?
00:05Je ne sais pas ce qui a motivé ces magistrats.
00:07Combien de magistrats prennent la décision ?
00:09Trois. Trois magistrats prennent la décision, je ne sais pas ce qui les motivait.
00:13C'est les magistrats devant lesquels vous aviez plaidé ?
00:15Oui.
00:16Vous les connaissez ces magistrats ?
00:17Oui, je les connais, je les fréquente régulièrement.
00:19Vous avez été étonné ?
00:21Je n'ai pas été étonné du tout, je ne suis pas surpris.
00:23Je pense que depuis le départ, on veut que ce policier
00:26comparaisse devant une juridiction et on veut le faire condamner.
00:29Mais pourquoi ?
00:30Depuis le départ, parce que la vidéo est choquante.
00:32La vidéo nous a tous choqués, elle a même choqué mon client.
00:35Quand il l'a vue en garde à vue, il a été choqué.
00:38Parce que lui, ce n'est pas ce qu'il a vécu.
00:40Donc, cette vidéo, quand on la regarde, elle serait choquante.
00:45Objectivement, pour tout homme normalement constitué, cette vidéo est choquante.
00:48Mais à partir du moment où elle a été choquante et qu'elle a conduit à des émeutes,
00:52il faut une réponse judiciaire.
00:54Par principe, il faut une réponse judiciaire.
00:57Et donc, la réponse judiciaire, c'est obligatoirement une comparution
01:01devant une juridiction de jugement.
01:02Là, la Cour d'appel de Versailles, elle était obligée de me donner raison
01:06sur l'intention homicide, puisque ce n'était pas possible
01:08de le poursuivre pour meurtre.
01:10Ça n'avait aucun sens.
01:11Les juges d'instruction, d'ailleurs, s'étaient pris les pieds dans le tapis
01:13en disant qu'il résultait de la trajectoire de la balle
01:18qu'il avait voulu le tuer,
01:20tout en disant que la trajectoire de la balle avait été modifiée
01:22par l'avancée de la voiture.
01:25Ils s'étaient vraiment pris les pieds dans le tapis.
01:27La Cour d'appel, là, ce matin, se prend aussi les pieds dans le tapis,
01:31parce qu'elle n'a aucun élément à faire valoir contre nous.
01:34Fondamentalement, on a raison.
01:36Il y a une autorisation de la loi.
01:37Le tir est légitime.
01:38Il est parfaitement dans les conditions.
01:39Et finalement, pour nous renvoyer, ils nous disent
01:44« L'impact psychologique, qu'aurais-tu un tir dans le capot ? »
01:48Georges Fennel, qui est ancien magistrat, je le rappelle.
01:50Simplement une précision.
01:52Vous avez effectivement, aujourd'hui, vous allez comparaître
01:54devant une cour criminelle, cinq magistrats professionnels.
01:57Mais si la décision vous est défavorable,
02:00s'ils font appel, ils vont aller devant une cour composée,
02:03cette fois, d'un jury.
02:04Donc, au bout du compte...
02:06Au bout du bout, on aura le jury populaire.
02:07Vous aurez le jury populaire.
02:09Sauf si la cour de cassation, que nous allons saisir,
02:11on l'a saisi demain,
02:13sauf si la cour de cassation dit que cet arrêt n'a aucun sens.
02:16C'est-à-dire que cette cour criminelle de première instance,
02:21on l'appelle comment d'ailleurs ?
02:22Cour criminelle.
02:23Cour criminelle.
02:24Composée uniquement de cinq magistrats professionnels.
02:26Mais cette cour criminelle...
02:27Elle existe depuis 4-5, 3-4 ans ?
02:29Oui, c'est ça.
02:30C'est une nouveauté.
02:32Moi, j'en étais toujours, pour les crimes, à la cour d'assises.
02:36Oui, la difficulté que nous avons avec les cours criminels,
02:39c'est que l'acquittement est extrêmement difficile à obtenir.
02:41Pourquoi ? Parce que ce sont des magistrats professionnels,
02:43comme en correctionnel,
02:44qui ont cette habitude de condamnation.
02:46Et l'habitude de condamnation fait qu'ils rejettent très facilement
02:52tout ce qui relève du doute,
02:54tout ce qui relève de ce type d'appréciation.
02:57Ils condamnent très facilement.
02:59Mais c'est intéressant quand même ce que dit Georges,
03:01et que vous auriez pu dire aussi,
03:03c'est que s'il y a appel,
03:04cette fois-ci, on est devant une cour d'assises traditionnelle.
03:07C'est sûr, on est devant une cour d'assises.
03:08La cour d'assises, c'est six jurés populaires,
03:10plus trois personnes.
03:11Alors, il y en a plus en cour d'assises d'appel.
03:13Il y a plus de jurés populaires en cour d'assises ?
03:15Oui, oui.
03:15Combien ?
03:16On est sur 15.
03:17On est sur 15 jurés populaires ?
03:1815 jurés.
03:19Non, 15 jurés.
03:20Nous sommes donc sur 3 plus...
03:233 plus 12.
03:243 plus 12.
03:244 plus 12.
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