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  • il y a 1 semaine
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:0119h-21h, Europe 1 Soir, Charles Lullier.
00:06Et je suis entouré et bien entouré ce soir, je vais tout de suite présenter ce que j'accueille à
00:13cette table.
00:14Hélène Rouet, bonjour.
00:15Bonjour Charles.
00:16Vous êtes journaliste au JDD et Victor Hérault.
00:19Bonjour Charles, bonjour à tous.
00:20Bonsoir Victor Hérault, vous êtes journaliste politique à Valeurs Actuelles.
00:24Nous allons dans quelques minutes accueillir Xenia Fedorova, journaliste et chroniqueuse sur CNews.
00:29Elle sera avec nous dans les minutes qui viennent.
00:32Mais j'aimerais, messieurs, dames, vous faire bien sûr réagir sur cette actualité internationale
00:37et sur ces frappes qui continuent bien sûr sur l'Iran.
00:41Ça n'arrête pas, le conflit ne se calme pas effectivement, Victor Hérault.
00:46Moi la question que je me pose c'est lorsque Donald Trump dit 4 à 5 semaines,
00:50je me demande si c'est un objectif qui est réaliste, mais je me demande sincèrement sans aucune ironie,
00:55si c'est un objectif réaliste ou pas.
00:58Parce que j'ai entendu des dirigeants, je me souviens de Vladimir Poutine dire
01:01je pourrais prendre Kiev en deux semaines, on a vu que ça n'a pas trop été le cas.
01:05Je me souviens de Donald Trump disant je mettrai fin au conflit russo-ukrainien en deux jours.
01:10Ça n'est pas le cas non plus.
01:11Donc je me demande si cet objectif de 4 à 5 semaines est tenable, est réalisable.
01:17J'ajoute qu'il y a un énorme point d'interrogation sur les forces réelles en Iran.
01:22Qu'elles sont réellement, il y a une grosse opacité sur les capacités réelles, que ce soit aériennes, terrestres, etc.
01:27Les ressources.
01:28En Iran, les ressources d'Iran.
01:30Donc je ne sais pas, voilà, je m'interroge, essayez de savoir si 4 à 5 semaines c'est réalisable
01:33ou pas,
01:34et puis à quel prix également, est-ce que c'est au prix de la déstabilisation de toute la région
01:37ou pas.
01:37Pensez évidemment aux civils qui subissent le feu et qui se trouvent entre leurs dirigeants les Mollahs et les Américains
01:46et Israël.
01:46Donc voilà, le fruit de ma réflexion se porte vers cela.
01:50Oui, Hélène Rouet peut-être.
01:51Oui, non mais c'est vrai que Donald Trump, là, on a un peu le sentiment, quand même si vous
01:55voulez,
01:56le contraste entre la préparation extrêmement minutieuse de l'opération Epic Fury qui a eu lieu quand même samedi matin,
02:02et cette espèce d'improvisation que les dirigeants, effectivement, américains sont en train de...
02:07de, en tout cas, laisser entendre, peut-être que c'est une stratégie, j'en sais rien,
02:10mais en tout cas, ce n'est pas tout à fait clair.
02:12Donald Trump, on sait, il a changé la date, d'abord c'était 4 semaines, puis finalement c'était 5
02:15semaines.
02:15C'est vrai que ça paraît un petit peu plus confus, en tout cas, que l'opération de samedi matin
02:20qui était extrêmement bien orchestrée.
02:22Et en fait, on prend exactement le même risque qu'avec la Russie et l'Ukraine,
02:25c'est-à-dire le fait que le conflit dure énormément.
02:27On se rend compte que la République islamique, en plus, a un système qui permet justement,
02:31en fait, malgré la mort de certains chefs qui se renouvellent, si vous voulez, à la vitesse du son,
02:35donc on se rend compte que c'est peut-être beaucoup plus compliqué que ce qu'on ne le croit.
02:38Bon, et l'Iran, effectivement, de nouveau la cible de frappe d'ampleur dans une guerre qui ne faiblit pas.
02:44J'aimerais peut-être, si cela est possible, qu'on écoute Pete Exet, le secrétaire de la Défense américain,
02:51qui a affirmé tout à l'heure que la guerre ne faisait que commencer. On l'écoute.
02:56Et le Président l'a dit, ce n'est que le début, ce n'est que le commencement.
03:00Nous accélérons aujourd'hui. Nous ne décélérons pas.
03:03Les capacités de l'Iran s'évaporent heure après heure,
03:07alors que la puissance américaine continue de dominer le terrain.
03:11Plus de combattants arrivent aujourd'hui.
03:14Et aujourd'hui, avec ce contrôle complet de l'espace aérien,
03:18les ennemis ne peuvent plus utiliser la puissance des missiles qu'ils ont utilisés au départ.
03:24Ils en sont loin.
03:25Les défenses aériennes de nos alliés sont tranquilles.
03:30Nous pouvons continuer ce combat aussi facilement, pendant aussi longtemps que nous le souhaitons.
03:35Et comme je l'ai dit hier, c'est nous qui décidons de l'issue.
03:39Voilà, effectivement, Pete Exet, secrétaire à la Défense américain,
03:44qui a affirmé que l'heure, donc, n'était pas du tout à l'arrêt,
03:48certainement pas à l'arrêt des opérations, bien au contraire.
03:52J'aimerais qu'on l'écoute également, ce secrétaire à la Défense américain,
03:56qui a estimé que l'Iran ne pourra plus jamais posséder l'arme nucléaire.
04:01Nous sommes très précis.
04:03Nous allons détruire tous leurs missiles, tous leurs sites de production,
04:06à annihiler leurs marines, leurs infrastructures critiques.
04:10L'Iran ne pourra jamais posséder l'arme nucléaire, jamais.
04:17Et c'est pour cela que la clarté, la vision du président Trump sur l'Iran est essentielle aujourd'hui,
04:28puisque l'Iran continuait à travailler, pas à pas, vers cette bombe nucléaire.
04:35Mais le président s'en est bien rendu compte.
04:39Aujourd'hui, nous ne laissons plus l'Iran faire ce qu'il veut.
04:45Et je donne la parole tout de suite à mes débatteurs,
04:48mais juste avant, j'aimerais qu'on puisse écouter Caroline Livitt.
04:52Vous le savez, c'est la porte-parole de la Maison-Blanche.
04:54Elle a eu des mots très durs il y a quelques heures.
04:57Elle a affirmé que le régime était en train de s'effondrer.
05:02Le régime terroriste iranien voyou est en train d'être complètement anéantie.
05:09Les 47 années de tolérance et de soutien au principal état parrain du terrorisme au monde sont terminées.
05:16Les dirigeants terroristes meurtriers iraniens paient pour leurs crimes contre l'Amérique et ils paient dans le sang.
05:22Voilà une réaction peut-être, effectivement, Hélène Roy ou Victor Hérault à ces mots quand même très forts de la
05:28porte-parole de la Maison-Blanche.
05:29Alors, ce qu'il faut toujours se dire dans les états de guerre, c'est qu'on est face à
05:33des communications de guerre.
05:35Donc il n'y a pas de place pour les belligérants à la nuance, à l'objectivité, à l'exactitude,
05:40etc.
05:41Moi, je me souviens de Donald Trump disant que la chute du régime n'était pas l'objectif.
05:46En tous les cas, c'est quelque chose comme ça, je paraphrase.
05:47Mais en gros, le régime n'était pas le problème central et n'était pas le point d'attaque des
05:53États-Unis.
05:54C'était bien l'arme atomique.
05:55Alors moi, je suis d'accord avec le fait qu'il serait très dangereux que l'Iran se dote de
05:58l'arme atomique.
05:59J'ai aussi le souvenir, et les Américains l'ont également, de Colin Powell agitant à l'ONU cette fiole,
06:04la fameuse fiole qui justifiait l'attaque en Irak,
06:07dont on a appris après, évidemment, que tout ça a été du toc.
06:11Les Américains, je pense, ont ce souvenir, ce traumatisme en mémoire,
06:15c'est-à-dire de la guerre qui serait justifiée par un pseudo-armement qui n'en serait pas un.
06:19Je ne dis pas que ce n'est pas le cas pour l'Iran.
06:21Je dis que ce souvenir-là peut revenir vis-à-vis des États-Unis.
06:25J'ajoute également que lorsque Donald Trump, moi, ce qui me paraît inquiétant, c'est lorsque Donald Trump dit également
06:29« Un, la chute du régime n'est pas ma priorité ».
06:31Nous, en tant qu'Européens, on essaye de voir ça selon l'angle de la chute du régime des Mollas,
06:35mais ce n'est pas du tout la priorité américaine.
06:37Et deuxièmement, lorsqu'il dit « Il est trop tard pour discuter avec l'Iran ».
06:40Je pense qu'Emmanuel Macron a raison, au contraire, comme l'Europe d'ailleurs, le reste de l'Europe,
06:44de dire « Non, non, la priorité doit toujours être, lorsque c'est possible, les discussions diplomatiques ».
06:48Et qu'en l'occurrence, Donald Trump se fiche des discussions diplomatiques,
06:52il l'a écarté d'entrée de jour en disant « C'était trop tard pour le faire ».
06:54Et qu'il n'a pas ni les mêmes objectifs que nous, ni les mêmes moyens que nous,
06:57c'est-à-dire la voie diplomatique privilégiée.
06:58Merci.
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