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  • il y a 13 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Frédéric, parce qu'on a dit que nous passions ces deux heures sous le signe de la pédagogie.
00:06Frédéric qui habite Maubeuge.
00:08Bonjour Pascal.
00:09Bonjour, vous êtes retraité.
00:11C'est ça, mes respects en général.
00:13Vous avez fait l'armée Frédéric ?
00:16Oui, oui, oui, moi j'ai fait 6 ans.
00:17Vous avez fait 6 ans d'armée ?
00:19Ah bah oui.
00:21Mais pourquoi vous avez fait 6 ans, vous étiez engagé ?
00:23Oui, bien sûr, oui, bien sûr.
00:25Et vous étiez engagé dans quelle arme ?
00:27La Légion.
00:28Ah oui, la Légion étrangère.
00:31Mais pourquoi ? Qu'est-ce que vous aviez fait ?
00:33Non, rien dit tout.
00:35Rien dit tout.
00:37Mais je reconnais votre voix, vous êtes notre ami Boucher.
00:40Voilà.
00:40Qui a mis sa femme au travail pendant que vous, vous reposez.
00:44Voilà, bah là, maintenant ils ont trouvé la solution, mon petit-fils là.
00:48Oui, mais j'ai bien compris, vous nous appeliez régulièrement, bien évidemment.
00:53Alors, est-ce que vous avez une question, et c'est toujours intéressant,
00:56les questions des auditeurs, parce qu'elles peuvent même parfois nous surprendre ?
00:59Question pour le général Clermont, Frédéric.
01:02Alors, mon général, vous pensez-vous pas que le fait d'avoir mis en la tête de votre pays des
01:07mots du genou,
01:08est plutôt incapable qu'autre chose ?
01:11Je vous confirme que les questions ne peuvent nous surprendre.
01:15Ce ne sont pas les questions habituelles des gens.
01:18Non, c'était pas la question.
01:19Elle nous a plutôt affaiblis, parce qu'effectivement, l'Iran avec l'arme nucléaire, c'était inimaginable.
01:25Parce que aussi bien ces gens-là aiment bien la mort, nous on aime bien la vie.
01:28La différence, elle est là.
01:29Alors, laisser une bombe, n'importe quelle bombe nucléaire entre leurs mains,
01:33qui est suicidaire.
01:34Qu'est-ce que tu as pas fait avec les Israéliens ?
01:36Ça fait bien longtemps qu'on aurait dû le faire.
01:38Très bien longtemps qu'on aurait dû le faire.
01:39Le problème, c'est qu'en France, comme M. Hollande, qu'on a écouté avant,
01:425 ans au pouvoir, une catastrophe phénoménale,
01:45l'amour fou en scooter.
01:47Et qu'est-ce qu'il y trouve entre le moyen ?
01:49Frédéric, on va pas tout mélanger.
01:51La France n'a pas déclenché la guerre.
01:54Non, non, on ne mélange rien.
01:55On ne va pas déclencher une guerre contre l'Iran,
01:57parce que ce régime ne nous convient pas.
01:59Non, non, non.
02:00On ne mélange rien.
02:01On est affaiblis de leur faute.
02:03C'est eux qui nous ont affaiblis.
02:04Avec un pouvoir de 40 ans qui n'a fait que nous affaiblir tout au long des années.
02:09Et encore aujourd'hui, ils se permettent encore de la ramener.
02:12Et moi, à leur place, je me cacherai.
02:14Je me cacherai.
02:15Regardez, qu'est-ce qu'on est devenus ?
02:16On n'a plus rien.
02:17On a tout à l'heure.
02:17On a pris de police.
02:18On a pris d'hôpitaux.
02:18Je vous le répète, Frédéric,
02:20ce n'est pas à nous d'intervenir en Iran,
02:22parce que ce régime ne nous plaît pas depuis 1979.
02:24Et le général, clairement, on vous répond à l'expression.
02:30Un peu familière que vous avez utilisé,
02:32les mous du genou.
02:34Parlez-en des mous du genou, mon général.
02:37Je ne vais pas parler des mous du genou,
02:38je vais vous parler de la stratégie des mous.
02:41Ce n'est pas pareil.
02:42Là où Frédéric a raison,
02:43c'est qu'on s'est désarmé pendant 30 ans.
02:46On a quitté en 1991 un monde dans lequel il y avait un bloc,
02:49dans lequel il y avait une menace principale,
02:51qui était l'Union soviétique,
02:52dans laquelle on avait la conscription,
02:53on avait la dissuasion et les armées conventionnelles.
02:56On nous montre qu'elle sortait de la Deuxième Guerre mondiale.
02:57Donc, on l'a compris, le caractère tragique.
03:00Et à partir de 1991,
03:01on a décidé de désarmer la France.
03:03C'est-à-dire qu'on a fait 30 ans de loi de déprogrammation militaire,
03:05qui nous a mené à une situation,
03:07jusqu'en 2017, on a arrêté les hémorragies,
03:10avec des armées qui sont devenues très faibles.
03:11Et comme ça s'est fait dans l'ensemble des pays de l'Union Européenne,
03:14et que l'Union Européenne ne s'est pas intéressée aux notions de puissance,
03:17mais s'est intéressée aux notions d'économie et de marché,
03:19le réveil est brutal.
03:20Oui, mais qui disait le contraire ?
03:22Qui disait, il faut réarmer, il faut investir ?
03:25Pierre Duvillier.
03:25Le temps Clermont, le capitaine Clermont, le collègue Clermont, le général Clermont.
03:29Oui, mais...
03:30Le général Jass était là.
03:31Non, mais au-delà des militaires,
03:34qui portait cette parole ?
03:36Personne ne lui portait plus cette parole.
03:37Le concept de la mondialisation heureuse
03:39avait pénétré toutes les couches de la société,
03:41tous les partis.
03:43Bon, Frédéric, est-ce que vous êtes content de cette réponse
03:46du général Clermont ?
03:47Oui, tout à fait, mais par contre, pour vous répondre,
03:50je ne mélange pas tout, on en revient.
03:51En gros, je vais vous dire une phrase, tout simple.
03:53Les loups n'attaquent que les faibles.
03:56Voilà, c'est tout simple.
03:57Plus ce qu'on est faibles, plus ce qu'on sera attaqué.
03:58Et une bombe nucléaire dans les mains de l'Iran,
04:00c'était suicidaire.
04:02Donc moi, je félicite que c'est Trump
04:03et l'État israélien d'avoir réagi avant nous.
04:07Non, mais là, moi, là-dessus, je pense que beaucoup de gens...
04:09Frédéric a raison, il faut un système international fort.
04:12Et dans ce système international fort,
04:14il faut une France forte dans une Europe forte.
04:16Voilà, mais c'est mon programme.
04:17Plus d'argent, sauf qu'on n'a plus d'argent.
04:19Ah ben, France forte, c'est une France qui a fait des économies.
04:21Alors, d'abord, la France forte, elle n'est plus unie, aujourd'hui.
04:25La France forte est unie.
04:25Voilà, elle pouvait l'être, mais aujourd'hui,
04:27elle a des problèmes très importants que vous connaissez...
04:31Exactement, que vous connaissez en interne, si j'ose dire.
04:35Elle a des problèmes, effectivement, financiers massifs.
04:39Elle a une dette qui a explosé.
04:41Elle a beaucoup de soucis, la France d'aujourd'hui.
04:45Gautier Lebrecht, vous voulez réagir ?
04:47Oui, vous disiez, c'est pas à nous d'intervenir en Iran pour changer le régime.
04:52Mais là, alors déjà, on peut rappeler qu'au passage,
04:55c'est nous qui avons payé le billet d'avion et l'avion pour l'ayatollah Romény.
04:58Donc, on a quelque part une dette morale envers le peuple iranien.
05:01C'est nous qui l'avons logé à Neuf-le-Château,
05:03qui avons eu des intellectuels de gauche formidables qui ont fait son éloge.
05:08Et déjà, c'est presque un aveu d'impuissance.
05:10Si on se dit que c'était aux Israéliens et aux Américains d'intervenir,
05:12nous, on n'a rien à voir là-dedans et il ne faut pas qu'on s'en mêle.
05:16Mais ça nous rattrape.
05:17Encore une fois, une base française a été ciblée aux Émirats arabes unis.
05:20Donc, on est de fait impliqués dans ce conflit.
05:23Et quand Trump bombarde l'année dernière les infrastructures iraniennes
05:27d'enrichissement en uranium pour développer une bombe atomique,
05:30qu'est-ce que fait la France ?
05:31Que font Emmanuel Macron et Jean-Noël Barraud ?
05:33Déjà en place, ils condamnent les bombardements américains
05:35et ils vont discuter en Suisse avec le ministre des Affaires étrangères iranien
05:39qui était l'un des pires bouchers du régime.
05:41Donc, si vous voulez, on a passé notre temps à condamner les agissements de Trump l'année dernière
05:46et on a commencé comme ça ce week-end avant d'être rattrapé par le réel.
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