00:01Europe 1
00:0416h-18h, Pascal Pro et vous
00:06Le ministre Jean-Noël Barraud est un invité de la matinale de France Info aujourd'hui.
00:09Ce qu'il a dit vraiment m'inquiète.
00:11Pour lui, il y a un international réactionnaire qui veut peser sur la présidentielle 2027.
00:16J'ai le sentiment qu'elle tente de la faire, notre responsabilité est de l'en empêcher, a-t-il
00:20dit.
00:21Cela passe par une mise au pas des réseaux sociaux qui servent de plateforme.
00:24Je vous assure, je suis très inquiet parfois de la dérive macroniste là-dessus.
00:31Écoutez Jean-Noël Barraud.
00:32Est-ce que cet international réactionnaire, pour reprendre votre expression, peut, veut peser, arrive à peser sur la présidentielle française
00:38?
00:39J'ai le sentiment qu'elle tente de le faire et je crois que notre responsabilité c'est de l
00:43'en empêcher.
00:44Et pour cela de reprendre le contrôle de notre espace public.
00:47Et cela passe par une mise au pas des réseaux sociaux qui servent en quelque sorte de plateforme à un
00:55certain nombre de ces mouvements,
00:56de ces mouvances de l'international réactionnaire pour venir perturber le débat public
01:01et venir fragiliser l'intégrité de nos processus démocratiques.
01:05Il faut bien comprendre que la démocratie repose sur un débat public intègre, vibrant,
01:11à la lumière de l'information produite par une presse pluraliste, indépendante et libre
01:17et que tout ce modèle, ce qui fait notre fierté et qui est un trésor national, est aujourd'hui menacé.
01:24Il y a une presse libre aux Etats-Unis, il y a une presse libre en Italie,
01:28ce que dit M. Barraud à la fin de son intervention, ça nique que ni tête.
01:33Mais je veux dire, il devrait se poser une question, le ministre des Affaires étrangères,
01:36comment se fait-il qu'aujourd'hui, et le président de la République devraient se poser la même question,
01:40comment se fait-il qu'aujourd'hui, l'ambassadeur des Etats-Unis, ou Mme Mélanie,
01:44à mon avis Mme Mélanie avait raison de rentrer dans le débat,
01:47parce que Raphaël Arnaud, rappelons-nous le député, il fait partie de l'international d'ultra-gauche
01:52et on le voit souvent en Italie, mais comment se fait-il que des puissances étrangères
01:57se permettraient de rentrer dans le débat français ?
01:59Et bien il devrait se poser la question, et la réponse est simple,
02:02c'est parce que l'image et l'autorité de la France à l'étranger se sont effondrées.
02:06Voilà, c'est ça la réponse.
02:07Est-ce que vous imaginez, Pascal, sous Nicolas Sarkozy, même François Hollande, Jacques Chirac,
02:12qu'un ambassadeur des Etats-Unis se soit permis de rentrer dans un débat français ?
02:16Ça ne serait jamais arrivé, et d'ailleurs ça n'est jamais arrivé.
02:18Ou François Mitterrand d'ailleurs, ça n'est jamais arrivé.
02:21Donc en fait, l'effondrement de cette image, pourquoi cette image est effondrée ?
02:25Pourquoi l'autorité de la France à l'étranger s'est effondrée ?
02:27C'est la question, parce qu'ils ont la réponse,
02:30que devraient se poser M. Barrault, le président de la République.
02:32C'est pas faux, et vous avez en tout cas parfaitement...
02:35Non, et puis, excusez-moi, effectivement, on se rend à une convocation
02:40du ministère des Affaires étrangères quand on est un ambassadeur,
02:42mais c'est quand même grotesque de le convoquer pour ça.
02:45C'est-à-dire que le tweet, il n'y a aucune leçon de morale à la France.
02:49Alors il y a quand même l'idée que la justice française devrait faire son travail.
02:52Ça, c'est quand même une leçon qu'il donne.
02:54Le tweet de condamnation de l'extrême-gauche et de condamnation du meurtre de Quentin.
02:58Et c'est du même ordre que les mots de compassion de Giorgia Meloni,
03:01qui ont déclenché une colère incompréhensible d'Emmanuel Macron,
03:05où elle disait simplement des mots de compassion
03:08et une forme d'inquiétude pour l'extrême-gauche.
03:11Et je rappelle que Raphaël Arnaud est mis en cause par la presse italienne
03:15pour des violentes antifas qui sont survenues à Rome alors qu'il était présent.
03:19Allez, la pause et le dernier quart d'heure, on verra si on parle de la France insoumise.
Commentaires