00:00Alors plus tôt le président aujourd'hui avait américain menacé d'imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagne français en réponse au refus d'Emmanuel Macron de rejoindre le conseil de la paix.
00:09On va le entendre, Donald Trump, les premiers mots c'est Emmanuel Macron va quitter le pouvoir, en tout cas il le dit dans l'intervention que vous allez entendre,
00:18mais il répondait à la question d'un journaliste ou d'une journaliste qui lui disait est-ce que, êtes-vous au courant que le président Macron n'ira pas au conseil de paix ?
00:32Personne ne veut de lui, d'ailleurs il va bientôt quitter le pouvoir, mais c'est pas grave, s'ils deviennent hostiles je leur mets une surtaxe douanière de 200% sur ses vins et son champagne,
00:42et là il adhérera, mais il n'a pas vraiment besoin d'adhérer, et s'il a vraiment dit ça, enfin je ne suis pas sûr qu'il l'ait dit comme vous me le présentez,
00:51mais il aura quitté le pouvoir dans quelques mois.
00:54Vous voyez pour que les choses soient claires, il répond à la journaliste, je ne suis pas sûr qu'il l'ait dit comme vous me le dites, c'est-à-dire sa non-participation au conseil de paix.
01:02Écoutez Emmanuel Macron après sa prise de parole à Davos.
01:05Qu'on reste tous calmes, d'abord on défend nos intérêts, en ce moment on a eu une menace douanière qui existe sur nos producteurs laitiers en Chine,
01:13donc on se bat pour défendre leurs intérêts, comme on l'a fait auprès des producteurs de cognac quand ils ont été touchés par des taifs en Chine,
01:19et on a obtenu les résultats, on a encore quelques producteurs individuels, indépendants que je n'oublie pas, et donc on fera valoir nos droits.
01:27Mais il ne faut pas se laisser impressionner, et je crois que c'est aussi ça ce qui est important, c'est qu'on doit défendre nos principes,
01:34on doit défendre nos intérêts, sans être agressifs, nous ne le sommes pas, en nous faisant respecter ce que nous faisons,
01:40mais sans se laisser impressionner non plus, et on protégera tous nos producteurs.
01:43C'est le message qu'on fait.
01:44L'Europe dispose d'outils très puissants en matière commerciale et doit les utiliser quand elle n'est pas respectée,
01:49a également déclaré Emmanuel Macron au Forum économique mondial de Davos, en réponse aux menaces de taxes douanières de Donald Trump.
01:55Le président a dénoncé une concurrence des Etats-Unis d'Amérique à travers une politique commerciale
02:00qui exige des concessions maximales et vise ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe.
02:06Il a de nouveau invoqué le recours à l'instrument anti-coercition de l'Union Européenne,
02:12considéré comme un bazooka en cas de guerre commerciale.
02:16Richard Millet.
02:16Vous vous souvenez, Pascal, vous aviez dit il y a quelques mois, quand Trump avait reçu les dirigeants européens avec von der Leyen,
02:22on dirait qu'ils étaient alignés devant le bureau de Trump, vous aviez dit, on aurait dit qu'ils étaient reçus par le proviseur pour mauvaise conduite.
02:30Et là, c'est un peu la même chose.
02:32Macron a tué un mauvais élève, 200% de retenue.
02:37Pour une fois, Dieu sait qu'on a pu le regretter quand on ne prenait jamais de mesures de rétorsion face à d'autres régimes qui avaient des otages français.
02:47On voit que les mesures de rétorsion peuvent exister.
02:49Tant mieux, on se réveille.
02:51Encore une fois, vous fermez le marché européen aux entreprises américaines avec l'instrument que vient de rappeler Pascal,
02:57ce n'est pas sans conséquence pour Trump, qui a des mis termes, qui a une base républicaine très divisée sur sa volonté de prendre le Groenland.
03:06Donc, si l'Europe est capable de répondre pour une fois, et il me semble que c'est beaucoup mieux de répondre sur le plan économique que d'envoyer 15 soldats au Groenland,
03:13parce que moi, j'aimerais bien savoir ce qui se passe s'il y a des soldats européens et des soldats américains qui se retrouvent face à face.
03:18Ça, ça a beaucoup plus de conséquences, me semble-t-il, que de prendre des mesures économiques qui peuvent être efficaces.
03:22Olivier Guénèque.
03:23Il y a un seul truc que j'aime bien chez Trump, c'est le fait qu'il ne cherche pas à plaire aux médias.
03:28Il ne cherche pas du tout à leur plaire.
03:29En France, moi, je ne connais pas une seule personnalité politique qui ne cherche pas, même un minimum, à plaire aux médias.
03:34Éric Zemmour, il ne cherchait pas à plaire aux médias.
03:37Quelques journalistes, parfois.
03:39Présentez-vous.
03:41En fait, c'est très intéressant ce que vous dites.
03:44Je pense que ça plairait beaucoup aux gens d'avoir quelqu'un qui s'en fiche complètement du traitement médiatique.
03:47Je suis assez d'accord avec vous.
03:49C'est plein de bon sens que vous venez de dire.
03:52Et le public peut être aujourd'hui attaché précisément à quelqu'un qui est en décalage de la sphère médiatique.
03:59Pourquoi ? Parce que beaucoup de gens détestent la sphère médiatique.
04:02Ils ne se sentent pas représentés.
04:03Exactement. Donc, ils se retrouveraient, ils s'incarneraient dans cet homme qui déteste et qui, parfois, parle ou répond sèchement aux journalistes.
04:14Et là où vous avez raison, c'est que j'ai souvent trouvé beaucoup de soumissions, parfois, d'hommes politiques, lorsqu'ils sont interrogés à certains micros.
04:26Et qui cherchent à plaire dans certaines émissions.
04:28Exactement. Il ne faut pas chercher à plaire. Il ne faut pas chercher à plaire.