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Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Charles Magnien et toute sa bande.
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00:00RMC Estelle Midi, le Zapping RMC.
00:04Le Zapping RMC, on commence avec l'annonce du jour.
00:07Elle a eu lieu ce matin sur RMC et BFM TV.
00:09Le rapatriement des ressortissants français,
00:11trois jours après le début de la guerre au Moyen-Orient.
00:13400 000 Français, toujours bloqués dans la région.
00:16Jean-Noël Barraud, le ministre des Affaires étrangères, a pris la parole.
00:18C'était face à Apolline de Malherbe ce matin sur RMC.
00:22Nous, nous allons faciliter d'abord le retour en France,
00:27chaque fois que ce sera possible.
00:28On a 400 000 ressortissants français dans la douzaine des pays
00:32qui sont aujourd'hui concernés par la situation.
00:37Pour l'essentiel, ce sont des Français qui résident dans la région,
00:41y compris des binationaux.
00:43Pour d'autres, ce sont des Français de passage.
00:45À ce stade, c'est plus de 25 000 personnes
00:48que nous identifions comme Français de passage s'étant inscrits.
00:51Nous nous préparons à des affrêtements de vols
00:57pour que les personnes les plus vulnérables,
00:59les personnes qui méritent d'être accompagnées,
01:01puissent, le cas échéant, en bénéficier.
01:04Frédermel, c'est l'urgence, nous dit le ministre des Affaires étrangères,
01:07à frêter des avions pour rapatrier les Français les plus fragiles dans la région.
01:10Alors, vous savez, j'ai vécu près de 30 ans à Madrid.
01:13J'ai beaucoup, beaucoup de relations dans le monde diplomatique.
01:15J'ai vu beaucoup d'amis, diplomates,
01:18qui ont travaillé notamment pendant le Covid,
01:20le rapatriement des Français,
01:21mais aussi des gens qui étaient au Maroc, en fait.
01:23Beaucoup de retraités français
01:25qui faisaient du camping-car au Maroc,
01:27mais c'était des milliers,
01:28et qui ont dû être rapatriés à travers Madrid.
01:31Il y a toute une histoire.
01:32C'est extrêmement compliqué.
01:34C'est-à-dire que quand j'entends certains Français qui disent,
01:37pas que des influenceurs,
01:38moi j'ai vu des témoignages de gens qui étaient en vacances,
01:40qui disaient, que fait la France, etc.
01:42Mais attendez, mais c'est extrêmement compliqué.
01:44400 000 personnes.
01:44Bien sûr, il ne devra pas créer comme ça.
01:46Et la France est l'un des pays
01:47qui sait le mieux le faire au monde.
01:49Je vous dis,
01:50j'ai vraiment beaucoup, beaucoup d'amis dans la diplomatie.
01:53C'est un casse-tête incroyable,
01:55surtout que c'est très dangereux,
01:56parce que tu envoies un avion là-bas,
01:58et il se prend un missile.
02:00Voilà, il faut...
02:00Je veux dire, la France ne peut pas faire prendre des risques
02:02à ses concitoyens.
02:03Et puis, il faut les trouver, tout simplement,
02:05sur le territoire.
02:06Tout le monde n'est pas enregistré.
02:07Parce qu'il y a des applis,
02:10il y a plein de trucs.
02:10C'est Ariane, je crois que ça s'appelle le système
02:13qui permet, justement, de s'identifier.
02:15De signaler, oui.
02:16Mais quand on est résident, par exemple,
02:18on se déclare, on est déclaré au consulat.
02:21Mais quand on est de passage,
02:22on ne se déclare pas au consulat.
02:24Il y a beaucoup...
02:24On était juste en transit à Douai, etc.
02:26Il y a même des problèmes...
02:27Il y a des problèmes d'organisation.
02:29C'est-à-dire, par exemple,
02:30pour ceux qui sont en vacances en Israël en ce moment,
02:33ils vont ouvrir la frontière égyptienne.
02:37Mais il faut une escorte militaire
02:39pour faire passer tous ces gens en Égypte.
02:40Parce qu'en Égypte,
02:41il y a des Israéliens qui se font tuer
02:43de façon quotidienne quand ils y vont.
02:46Donc, c'est des moments dangereux aussi.
02:47Moi, je connais des gens.
02:48En fait, en ce moment,
02:49les 400 000, ils sont surtout à Dubaï
02:52et en Israël.
02:54j'ai cogné des gens qui sont
02:55et à Dubaï et en Israël.
02:58C'est très compliqué.
02:59Parce qu'en fait,
03:00vu que l'espace aérien est fermé,
03:01on doit les faire passer par d'autres pays.
03:03Et en fait,
03:04les faire passer par d'autres pays...
03:05Pour la question d'Israël,
03:07tu as des pays qui ne peuvent pas
03:09accueillir les ressortissants.
03:10Et ensuite, moi, je trouve ça marrant
03:11qu'il y ait quand même à Dubaï
03:13tous ces influenceurs qui se vantent
03:15depuis des années d'être partis
03:17parce qu'ils ne payent plus d'URSSAF.
03:17Je rappelle que vous êtes influenceuse, Élise.
03:19Oui !
03:20Je peux te dire que je les paye en France,
03:22mes impôts et que mon URSSAF...
03:24Je vous salue tous, l'URSSAF.
03:25Je vous dois tellement d'argent.
03:26Mais je vous le donnerai.
03:28Donc, ça me fait marrer
03:29de voir tous ces influenceurs
03:31qui se sont barrés pour pas payer d'URSSAF
03:32qui d'un coup,
03:33quand on voit Maëva Guénam
03:34entre deux partenariats,
03:35parce qu'elle continue les partenariats.
03:37C'est ça qui est fou.
03:38C'est qu'elle est en train de dire
03:39« Rapatriez-moi ! »
03:40Mais elle se vante derrière
03:42de pas payer d'URSSAF.
03:43Et en plus,
03:44elle fait une OP pour du shampoing.
03:45Mais on est où ?
03:47Je veux dire, la situation est lunaire.
03:48Donc, oui, il y a des personnes vulnérables
03:49qui doivent être rapatriées.
03:51Les influenceurs, non, ça va.
03:52On en a débattu hier, Jean-Philippe.
03:54C'est la grandeur de la France
03:55d'être capable de dire
03:56à 400 000 ressortissants.
03:57Vous inquiétez pas,
03:58la France vient vous chercher.
03:59C'est la grandeur de la France
04:00de rapatrier, évidemment,
04:02ces ressortissants.
04:03Mais moi, je commencerais...
04:04Enfin, il y aurait un ordre de priorité.
04:06Moi, je commencerais par les touristes
04:07qui, eux, sont allés de bonne foi
04:09dans un pays.
04:09Je le rappelle,
04:11jusqu'à samedi,
04:12le site du ministère
04:14des Affaires étrangères
04:14disait qu'il n'y avait aucun risque.
04:16Donc, en fait, ceux-là,
04:18ils sont vraiment...
04:19C'est les victimes, je trouve.
04:21Il faut les rapatrier.
04:22D'abord, les personnes
04:23les plus fragiles,
04:24a dit le ministre des Affaires étrangères.
04:25Non, non, il y a une hiérarchie.
04:26Oui, une hiérarchie.
04:27C'est-à-dire que c'est pas les touristes.
04:29C'est d'abord les personnes
04:29les plus fragiles.
04:30Ah non, mais ça, c'est...
04:31Ceux qui ont fait le choix
04:32à un moment de quitter notre pays
04:33pour aller s'installer là-bas
04:34pour des raisons fiscales,
04:35on le sait tous.
04:36Alors, peut-être qu'il y en a
04:38parmi eux qui ont d'autres raisons,
04:40mais la plupart du temps,
04:40c'était ça.
04:41Eux, moi, ça m'embêterait
04:43qu'ils prennent la place
04:44de petites familles
04:44qui sont parties,
04:45qui là...
04:46Non, mais vous savez
04:46qu'il y a même...
04:48Oui, pardon, vas-y, vas-y.
04:49Vas-y, non, mais je trouve
04:50que vraiment, là,
04:51il faut aller sauver
04:52ceux qui étaient là-bas,
04:53mais vraiment par hasard
04:54ou pour des vacances.
04:55Et ceux qui ont fait le choix
04:57de quitter la France,
04:58ce sera en deuxième ordre.
04:59Il y aura forcément
05:00une hiérarchie et des choix.
05:01Et ça, franchement,
05:02c'est très bien fait.
05:03Enfin, je veux dire ça.
05:04Je l'ai vécu,
05:05enfin, vraiment de près,
05:06dans le travail d'amis, etc.
05:08C'est un casse-tête
05:09et ils font ça très bien.
05:10Et il y a une hiérarchie.
05:11Après, je suis désolé,
05:13oui, cette guerre,
05:15elle est annoncée
05:16depuis plusieurs semaines aussi.
05:17Je ne suis pas sûr
05:18que c'était une...
05:18La semaine dernière,
05:19je suis allé voir sur le site,
05:20il n'y avait aucun problème.
05:22OK, attends.
05:23En fait, le site
05:24du ministère des Affaires étrangères
05:25dit qu'on s'est conseillé
05:27ou déconseillé.
05:28Mais le bon sens aussi,
05:30on n'est pas obligé de passer...
05:31Moi, je devais y aller.
05:31On n'est pas obligé de passer
05:32par le site
05:35du ministère des Affaires étrangères.
05:38On peut se dire
05:39que Dubaï
05:39n'est pas forcément
05:40la destination
05:42en ce moment
05:42avec les menaces.
05:43Tout simplement,
05:44les Français sont partis,
05:45je ne sais pas,
05:45en Thaïlande
05:46et qui ont une escale à Dubaï.
05:47Moi, j'avais un mariage
05:48en Israël.
05:49Je devais y aller.
05:50Et j'ai décidé,
05:52parce que ça fait, nous,
05:52trois semaines,
05:53mais après, Israël,
05:53c'est différent de Dubaï.
05:54À Dubaï, on ne se dit pas
05:55qu'il va y avoir une guerre.
05:56C'est l'endroit le plus safe
05:56du Moyen-Orient.
05:57Mais en Israël,
05:58ça fait trois semaines
05:59qu'on dit
05:59que c'est peut-être
05:59pas le bon moment
06:00pour partir
06:01parce qu'on peut rester bloqué.
06:02J'avais un mariage
06:03et j'ai dit
06:03je ne vais pas y aller
06:04parce que j'ai des obligations
06:05à Paris,
06:06donc je n'y vais pas.
06:06Et tout le monde a hésité
06:08avant d'y aller.
06:08Tous les gens que je connais
06:09qui y sont
06:11ont hésité.
06:11Il y a un groupe scout
06:12en ce moment
06:13qui est parti à Jérusalem
06:15dans une espèce
06:15de pèlerinage
06:16qui va être rapatrié
06:17en priorité
06:18des scouts français.
06:20Il y a une centaine.
06:21Donc eux,
06:22typiquement,
06:22ils sont rapatriés
06:23en priorité.
06:24C'est des enfants,
06:25ils ont école.
06:26Donc là,
06:29par l'armée française
06:31des deux mains.
06:32On suivra de près,
06:32vous l'avez bien compris,
06:33sur RMC,
06:34c'est là que Jean-Noël Barraud,
06:35le ministre des Affaires étrangères,
06:36est venu faire ses annonces
06:36ce matin.
06:37On suivra de près
06:38ce rapatriement.
06:39La suite du zapping
06:40avec l'EGG
06:40et cette question,
06:41est-ce qu'Emmanuel Macron
06:42en fait trop hier
06:43pour prononcer son discours
06:44sur la dissuasion nucléaire ?
06:46Le président de la République
06:47a mis en scène
06:48son arrivée
06:49sur la base de l'Île-Longue
06:50en Bretagne.
06:51On a pu voir
06:51l'avion présidentiel
06:53escorté par quatre rafales.
06:55L'image a fait le tour du monde
06:56mais l'image est ridicule
06:57selon Charles Consigny,
06:58l'avocat des GG.
07:00Si vous voulez,
07:01on n'est pas le Sénégal.
07:02On n'est pas
07:04un pays en développement.
07:06On le sait
07:06qu'on a des rafales,
07:07une arme nucléaire,
07:09on a tout ça,
07:10on n'y a pas besoin
07:11de faire le kéké.
07:12Si la France est sûre
07:13d'elle-même,
07:14sûre de sa puissance,
07:15elle n'a pas besoin
07:16de ça du tout.
07:17On n'a pas besoin de ça.
07:18Il vient déjà un Falcon,
07:19c'est très bien.
07:21Il vient avec son Falcon
07:22et il fait les choses
07:23dans la sobriété.
07:24Vous savez,
07:25parfois la puissance
07:26elle se manifeste aussi
07:27par la sobriété.
07:29Alors ce Falcon présidentiel
07:31au-dessus du Mont-Saint-Michel
07:32avec quatre rafales armées,
07:34est-ce que ça vous rend fier ?
07:35Vous dites une belle démonstration
07:37de la puissance française
07:38ou vous trouvez ça ridicule ?
07:39Un peu trop de mise en scène.
07:40Jean-Philippe Doubs.
07:41Moi, ça me rend fier.
07:43En tout cas,
07:43ça me rassure
07:44de la même façon
07:45que quand je vois
07:45le défilé du 14 juillet.
07:47À ce moment-là,
07:47qu'est-ce qu'on fait
07:48du défilé du 14 juillet
07:49sur les Champs-Elysées ?
07:50Est-ce qu'on dit
07:51on va arrêter
07:52de montrer notre puissance militaire ?
07:53Mais non,
07:54on a besoin de ça.
07:55Nous, on n'est pas rentrés
07:56dans le conflit là
07:57pour le moment
07:58dans ce conflit
07:59dont on parle
07:59depuis tout à l'heure.
08:01Mais on existe militairement
08:02parce que si on...
08:04Alors, Charles Consigny
08:06disait oui,
08:06le Falcon suffisait.
08:07Mais non,
08:07parce que le Falcon
08:08c'est un avion type civil,
08:11même si l'avion du président
08:12c'est un avion militaire,
08:13mais là c'est un avion type civil
08:14qui va dans une démarche militaire.
08:16Moi, je trouve ça très bien
08:17qu'il y ait un accompagnement
08:18de rafales militaires.
08:20La différence avec le 14 juillet,
08:22c'est que le 14 juillet,
08:24ce sont les militaires
08:25qu'on met à l'honneur.
08:26Là, c'est Emmanuel Macron
08:27qui est mis en majesté
08:28par l'image d'hier.
08:29Il est tout en haut des armées.
08:30Oui, c'est vrai aussi.
08:30Il est tout en haut des armées.
08:32Là, c'est le chef des armées
08:34qui était...
08:35Ce n'est pas le président Emmanuel Macron,
08:37c'est le chef des armées françaises
08:39qui est allé se déplacer
08:40pour rappeler
08:40et rappeler au monde entier.
08:42Et donc, il fallait
08:43que ce soit une image
08:44un peu clinquante
08:45en disant
08:45« Hé, attention,
08:46on n'est pas rentrés dans le conflit. »
08:48Je pense que c'était prévu
08:49avant la guerre.
08:50Le discours était prévu avant.
08:52Mais de dire
08:53« On existe aussi militairement. »
08:55Et si on n'y est pas en ce moment,
08:56ce n'est pas parce qu'on n'a pas d'armée.
08:57C'est parce qu'on a fait
08:58le choix de ne pas y aller.
08:59Donc, je trouve ça bien.
09:00Et le timing est plutôt pas mal.
09:02Fred Hermel, boue.
09:04Non, non, non.
09:05Parce que Dieu sait
09:06que je suis patriote.
09:07Mais moi, en fait,
09:08je ne me suis pas senti très fier
09:09d'être français
09:10ces derniers jours.
09:11On est en dehors de l'histoire.
09:12On est à côté, là.
09:13Là, c'est un événement majeur.
09:14C'est le plus gros événement
09:15depuis la chute.
09:16Comme toute l'Europe,
09:16à ce moment-là.
09:17Oui, bien sûr.
09:18Mais l'Europe n'existe plus.
09:18De toute façon, on n'est plus rien.
09:20Ah si, pour les petits détails
09:21de style shampoing,
09:22on est très fort.
09:24Mais simplement,
09:26c'est l'événement le plus grave,
09:28le plus important,
09:29historique peut-être,
09:30depuis la chute du mur de Berlin.
09:32C'est quelque chose d'incroyable.
09:34En plus, c'est une zone du monde
09:35que je connais bien,
09:36où je vais régulièrement.
09:38J'ai une certaine passion
09:39pour un certain pays de là-bas.
09:42La France était totalement à côté.
09:44D'ailleurs, le premier communiqué
09:45d'Elysée était lunaire.
09:46On était quasiment,
09:47on n'était pas alignés
09:49sur le fait.
09:50Attention, le discours a un peu changé.
09:53On était totalement à côté de la plaque
09:54dont le premier communiqué
09:55quasiment a condamné
09:56les attaques sur l'Iran.
09:58Le discours change un petit peu.
10:00Et là, en fait,
10:01je suis désolé.
10:03C'est parce qu'on n'existe pas
10:05dans ce conflit,
10:07ou quasiment pas,
10:09qu'il a fallu mettre en scène
10:10pour dire non, non,
10:11on est important,
10:12on est un grand pays militaire.
10:13Le discours a été prévu avant.
10:14La mise en scène peut-être pas.
10:16La mise en scène.
10:16Parce que si on voit ces images,
10:17c'est parce qu'il y a un avion
10:18qui filme avant.
10:19Il y avait 5 avions en tout.
10:22Et franchement,
10:23démonstration de force,
10:25il y a plein de pays
10:26tout petits, tout petits,
10:27qui ont quand même
10:284 avions de chasse.
10:29Tu vois ce que je veux dire ?
10:30C'est la puissance nucléaire
10:31qu'on avait créée hier.
10:32Et ça, on est le seul pays européen
10:33à pouvoir dire
10:34qu'on a cette puissance nucléaire.
10:35Quand tu as la vraie puissance,
10:36tu ne la montres pas.
10:37Quand tu es très fort
10:38et très sûr de toi,
10:39tu ne le montres pas.
10:39Mais est-ce qu'on doit y aller ?
10:40Enfin, pardon, Fred,
10:41je trouve que tu vas un peu vite
10:42en besogne sur le fait de dire
10:43la France aurait dû aussi...
10:45J'ai dit que la France n'était pas...
10:47Non !
10:47Lui-même l'a reconnu.
10:48On n'était pas au courant.
10:49On n'a pas été consulté.
10:51Il y a des Américains
10:51qui sont contre le fait
10:52que l'Amérique soit bombardée.
10:54C'est qu'on n'était pas au courant.
10:55Ils n'en ont rien à foutre de nous.
10:57Mais non, mais même au-delà de ça,
10:59là, si vous voulez,
10:59ces images, pour moi,
11:00elles me font penser à...
11:01On dirait le mec
11:02qui n'a pas été invité à la soirée
11:03et qui veut dire
11:04« Moi, j'organise une contre-soirée
11:06dans ma cuisine. »
11:06C'est exactement à ça
11:08qu'il me fait penser.
11:08C'est un bolos.
11:09Et c'est dommage
11:11parce que j'aime tellement mon pays.
11:13Et j'ai voté pour Emmanuel Macron.
11:14de t'en parler comme ça non plus.
11:15C'est pas...
11:16Lui, humainement,
11:17n'est pas un bolos.
11:18Voilà.
11:18Mais juste cette attitude
11:20de dire
11:20« Eh ben voilà, nous aussi,
11:22on en a une grosse.
11:23Regardez, on n'est pas...
11:24Je vous jure,
11:25on n'est pas nuls. »
11:26Mais en fait, la vérité,
11:27c'est que dans cette histoire
11:28de conflit avec l'Iran,
11:30la France a attendu
11:32que toute l'Europe
11:34déclare les gardiens
11:35de la révolution terroriste
11:36avant de le faire.
11:36C'est-à-dire qu'ils sont...
11:37On est en dernier de tout.
11:39Donc évidemment,
11:40il le dit dans son discours,
11:41Emmanuel Macron,
11:42il le dit aujourd'hui,
11:44pour être puissant,
11:44il faut être craint.
11:46Donc je vous montre
11:47que vous devez nous craindre
11:48parce qu'on est puissant.
11:49Mais rien que de voir le dire...
11:50Mais c'est important, c'est ça ?
11:51Non, sa priorité,
11:51c'est de protéger les Français.
11:52Mais Charles, regarde,
11:53ça fait combien de temps
11:54qu'il y a une guerre avec l'Ukraine ?
11:56On est la première puissance européenne
11:58où je rêve ?
11:59Avec l'Allemagne ?
12:00Et Dieu sait qu'on soutient l'Ukraine.
12:01Mais Dieu sait qu'on soutient l'Ukraine,
12:02mais pourquoi il y a encore une guerre ?
12:04Comment est-ce qu'on explique...
12:05En fait, Emmanuel Macron
12:05doit se sentir...
12:07Tu veux envoyer ton frère,
12:08ton cousin...
12:09Mais évidemment que non.
12:10Non, je suis anti-guerre, moi.
12:11D'accord ?
12:12Mais ce que je veux dire,
12:13c'est que quand même,
12:14comment tu expliques que diplomatiquement,
12:16Emmanuel Macron se passe autant écrabouiller ?
12:17Le meilleur moyen d'éviter la guerre,
12:19notamment sur le sol français,
12:20c'est de montrer notre puissance.
12:21Il dit, voilà,
12:22la dissuasion,
12:22c'est montrer les dents.
12:23Mais personne n'avait les moyens
12:25de nous toucher, c'est ce qu'il dit.
12:26Le jour avant,
12:26il disait,
12:26nous, on n'était pas au courant.
12:28Oui, alors ça,
12:28c'est plus de la diplomatie.
12:30C'est peut-être là-dessus.
12:30Non,
12:32cette démonstration de force,
12:33c'est la réponse
12:34au fait qu'on se soit tapé la honte
12:36parce qu'on n'était pas au courant du truc.
12:37Avant,
12:37la France était un partenaire
12:41essentiel au Proche-Orient.
12:43C'est-à-dire qu'on était,
12:44de par le nombre de Français
12:47en Israël,
12:48de par notre amitié
12:50et notre histoire commune
12:51avec le Liban,
12:52on était incontournables
12:53dans cette zone du pays.
12:55Aujourd'hui,
12:56l'histoire est en train de se faire.
12:57On n'était pas au courant.
12:58C'est tout.
12:59Moi, en tant que Français,
13:01nous, on n'y était pas.
13:02Moi, j'ai eu la honte.
13:04Moi, je pense que tant mieux
13:05qu'on n'y était pas.
13:06On n'est pas forcément des vats de guerre.
13:07Les amis,
13:08je vais peut-être vous réconcilier
13:09autour d'une cause commune,
13:11autour d'une cause française
13:12et européenne
13:14avec une question.
13:15Dans les GG,
13:17la France va-t-elle enfin
13:18gagner l'Eurovision ?
13:20En mai prochain,
13:21en mai prochain,
13:22c'est une chanteuse lyrique
13:23qui va représenter la France.
13:25Elle s'appelle Monroe.
13:26Elle a à peine 17 ans.
13:27Elle était la grande gagnante
13:28du télécrochet Prodige
13:29diffusé sur France Télé.
13:31Ça n'a pas suffi
13:32à convaincre l'avocat des GG,
13:33Charles Consigny.
13:35Je déteste sa musique-là.
13:37C'est grandiloquent,
13:39tire-larme.
13:41Enfin...
13:41Ringard,
13:42c'est déjà Ringard.
13:44Déjà que l'Eurovision,
13:45c'est Ringard.
13:46On a...
13:46On a remarqué,
13:47si on envoie
13:48une candidature Ringard
13:49à un concours Ringard,
13:50on peut se faire une chance
13:52de gagner.
13:52C'est vrai.
13:53Exact.
13:55Alors la jeune Monroe,
13:56est-ce que c'est le bon choix ?
13:57On a enchaîné
13:58les choix audacieux,
14:00des choix célèbres aussi.
14:01pop comme il y a eu Louane,
14:03il y a eu Slimane,
14:04Barbara Pravi aussi.
14:06Est-ce que cette année,
14:06c'est la bonne là ?
14:07Mais en fait,
14:08ce n'est pas le chanteur
14:09ou la chanteuse qui compte.
14:10C'est que ça fait des années
14:11qu'on propose de mauvaises chansons.
14:12La dernière bonne chanson,
14:13c'était Barbara Pravi.
14:14Je termine.
14:16La dernière chanson,
14:16c'était Barbara Pravi
14:17qui était vraiment
14:18une très belle chanson.
14:18On a failli gagner.
14:19C'est vrai.
14:20Ça fait des années
14:21qu'on ne fait plus
14:22de belles chansons.
14:22Alors là,
14:23on n'a pas encore la chanson.
14:23Mais non,
14:24on n'a que la chanteuse.
14:25Peu importe.
14:26La chanson de Louane,
14:27moi j'adore Louane,
14:27elle est chez moi d'Arras,
14:28elle est très bien.
14:29Sauf que la chanson
14:30était mauvaise,
14:31elle était quelconque.
14:32On a besoin
14:33d'une grande chanson
14:34avec une grande musique
14:35et de très belles paroles.
14:37Laquelle,
14:37s'il fallait chanter une chanson, Fred ?
14:38Chante-nous une chanson.
14:39Non, mais par exemple,
14:40des mots, des mots.
14:42Non, mais par exemple,
14:43la dernière fois
14:43où la chanson était belle
14:44que tu avais envie d'écouter après,
14:46c'était Barbara Pravi.
14:46Non, attends, Slimane.
14:48La chanson de Slimane,
14:49c'était un chef-d'oeuvre.
14:50Moi, je l'écoute encore.
14:51Mais quoi ?
14:52Il hurle,
14:52il n'a même pas besoin
14:53du micro et tout.
14:54Mais oui, d'accord,
14:54je ne parle pas du chanteur,
14:55je te parle de la chanson.
14:56Mais alors la chanteuse,
14:57est-ce que c'est le bon choix,
14:58cette jeune chanteuse lyrique
14:59de 17 ans, Élise ?
15:01On ne sait pas,
15:01on ne la connaît pas.
15:02Mais le problème,
15:03c'est plutôt l'Eurovision, non ?
15:04Enfin, regardez-vous.
15:05Je veux dire,
15:06c'est quand même le concours
15:07le plus ringardos
15:09que j'ai vu de ma vie.
15:10Je ne comprends même pas le but.
15:12Je ne comprends pas
15:12quel est l'intérêt.
15:13Qu'est-ce qu'on joue ?
15:14Quel est l'enjeu ?
15:14Quel est le pays d'Europe
15:16qui change le mieux ?
15:16J'ai l'impression
15:16que c'était ringard
15:17il y a une dizaine d'années
15:18et que depuis,
15:19il y a de plus en plus de jeunes
15:20qui font des soirées
15:20pour regarder l'Eurovision.
15:22Il y a un retour de hype,
15:23comme disent les jeunes,
15:24autour de l'Eurovision.
15:26Et l'Eurovision,
15:27c'est une icône gay aussi.
15:29Mais complètement.
15:30L'Eurovision est une icône gay ?
15:32Bien sûr.
15:33Ce n'est pas mon icône gay.
15:34Je suis gay.
15:35Et Dieu sait que je suis gay.
15:36Ce n'est pas le débat.
15:38Jean-Philippe, nous.
15:38Une icône gay est subversive aussi.
15:40Elle est peut-être
15:41un peu trop lisse.
15:42Mais il y a une certaine logique,
15:43je trouve,
15:44parce que l'Eurovision,
15:45c'est un grand événement
15:47de France 2.
15:49Prodige,
15:49c'est un peu la présélection.
15:51Enfin, pourquoi pas ?
15:52C'est aussi une émission
15:53avec des jeunes talents français.
15:55Après, ça m'inquiète...
15:56En fait, le débat,
15:57ces dernières années,
15:57on a envoyé des talents confirmés.
15:59Des chanteurs ou des chanteuses
16:00qui avaient déjà vendu
16:01des milliers,
16:02des millions de disques.
16:03Là, on envoie
16:03une jeune prodige.
16:05Mais si vous regardez
16:06qui a gagné
16:07et qui gagne
16:07le prix de l'Eurovision,
16:08ce n'est pas forcément
16:08celui qui chante le mieux.
16:09C'est celui qui a la plume
16:10la plus verte.
16:11C'est celui qui est
16:12le plus subversif.
16:14Donc, j'ai peur
16:15qu'elle soit un petit peu
16:16en décalage
16:16parce qu'elle a l'air très lisse.
16:18Je pense qu'il faudrait
16:19quelqu'un de plus...
16:22La dernière grande chanson,
16:24c'était Le vainqueur portugais.
16:25J'ai oublié son nom.
16:26Ah ben, ça nous appartient
16:27comme on le faut.
16:28Il s'appelait
16:30il y a 6-7 ans.
16:31Là, il était une chanson
16:33extraordinaire
16:33et il n'y avait pas de plume.
16:34Il était tout seul,
16:36sur scène,
16:37en noir.
16:38Salvador Villard,
16:39Me souffle-tour dans l'oreille.
16:40Trop bien.
16:41Je crois que c'était
16:43Amour pour les deux,
16:44en tout cas du portugais.
16:46Et en fait,
16:47il n'y avait pas
16:47de tout ce show
16:49et mise en scène, etc.
16:51Simplement,
16:51la chanson était extraordinaire.
16:53C'était une belle musique
16:54de très belles paroles.
16:55J'ai jamais entendu parler.
16:56C'était en 2017.
16:56J'ai peur que Marie-Myriam
16:58soit encore la dernière.
16:59C'était en quelle année,
17:00Marie-Myriam ?
17:00En 78.
17:01En 77.
17:02C'est pour être précis.
17:03La dernière victoire française
17:04à l'Eurovision.
17:05Comme un oiseau.
17:07Après,
17:08on sait que les points,
17:08c'est beaucoup de la diplomatie,
17:10c'est beaucoup des accords.
17:11Et comme on ne nous aime plus
17:12en ce moment,
17:13ça va être dur.
17:14Non, mais ça compte aussi.
17:15Il va falloir peser
17:16dans ce jeu diplomatique
17:17de l'Eurovision.
17:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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