00:01Anne-Sophie Lapix. RTL Soir. Bonsoir Laurent Marsic. Bonsoir. Bonsoir Charles Ducrot. Bonsoir. Et
00:09bonsoir Emma Guessel. Bonsoir. Nous sommes ravis de vous accueillir dans notre bande d'RTL Soir.
00:14Vous nous présenterez chaque soir le petit phénomène. C'est quoi d'ailleurs le petit phénomène ?
00:17Le petit phénomène, c'est une tendance, un objet qui revient à la mode, une nouvelle façon de
00:22consommer ou se divertir. Bref, ces petites évolutions qui racontent notre époque. On se
00:26réjouit de vous avoir avec nous. Emma, il paraît que votre chronique va nous faire du bien ce soir.
00:31Ah oui, et je crois qu'on en a tous un peu besoin avec cette actualité très dense ces derniers
00:36jours.
00:37Beaucoup d'informations, beaucoup de bruit. J'ai envie de vous proposer l'inverse ce soir. Un petit moment
00:42de respiration. Imaginez, je suis sûre que ça vous parle, vous rentrez du travail, vous avez enchaîné
00:46les réunions, parlé à 118 personnes, répondu à 30 appels, écoutez les infos et vous ne rêvez que
00:51d'une chose, passer de ça à ça. Mais on n'entend rien. Exactement, on n'entend rien. Et le
01:05silence,
01:06certains en ont pourtant fait un business. Parce qu'on vit dans un monde saturé de sons,
01:10et ce n'est pas qu'une impression, selon l'Organisation Mondiale de la Santé, le bruit,
01:14c'est le deuxième facteur de risque environnemental pour la santé en Europe, après la pollution de l'air.
01:19On recommande de ne pas dépasser 85 décibels sur des expositions prolongées. Pour vous donner
01:24une idée, un concert, ça dépasse les 100 décibels. Un sèche-cheveux monte à 90, une tondeuse
01:29ou une moto puissante autour de 95. Donc, même chez soi, même le week-end, on est exposé. Alors forcément,
01:35le silence, ça devient précieux. Et le silence est d'or, comme on dit. Et d'ailleurs, comme souvent,
01:41ce qui est précieux, ça se paye. Mais oui, prenons le marché des écouteurs et des casques. Avant,
01:46ce qu'on leur demandait, c'était de pouvoir écouter nos chansons préférées avec un son correct.
01:50Aujourd'hui, le seul argument qui compte, c'est l'option réduction de bruit. On veut être isolé,
01:56couper du monde, ne pas entendre la conversation d'à côté. Bref, créer une bulle autour de soi.
02:01Alors avant, c'était seulement destiné aux écouteurs les plus sophistiqués.
02:05Aujourd'hui, c'est devenu la norme quand on achète ce type d'appareil. Et d'ailleurs,
02:09le marché mondial dépasse déjà les 11 milliards d'euros et devrait plus que doubler
02:14d'ici 2030. Et même les commerces s'adaptent et essayent de nous faire passer un moment plus
02:19agréable. Certains supermarchés mettent en place des heures calmes, sans musique, ni annonces
02:25au micro. Eh oui, des cinémas proposent des séances à volume réduit, des hôtels communiquent
02:29sur leur zone anti-bruit. C'est devenu un argument marketing, tant les gens recherchent le calme.
02:35Et dans les open space, vous les avez forcément vus, vous savez, ces petites cabines vitrées,
02:38acoustiques, minuscules, où on s'enferme pour passer un appel, comptaient quand même
02:42plusieurs milliers d'euros la boîte.
02:44Oui, quand même. Alors en France, ça commence à se démocratiser. Est-ce que c'est le cas
02:48dans d'autres pays ?
02:49Mais oui, c'est le cas au Japon. Mais alors là, on est vraiment sur un niveau au-dessus.
02:53Là-bas, ils sont adeptes, je ne sais pas si vous connaissez, du kaiwanashi. Ça veut
02:57dire aucune conversation en japonais. Alors le principe est très simple. On paye pour
03:02du silence. On paye pour s'installer à un café sans qu'il y ait la moindre interaction
03:06avec le serveur. Tout se fait par tablette. Alors, moi, je me pose juste la question
03:10de l'intérêt d'aller boire un café dans un café sans pouvoir écouter les conversations
03:16les autres. Mais oui ! C'est la base, bien sûr. Alors, vous savez que ça marche aussi
03:21chez le coiffeur. Vous savez, vous avez des salons où un étage est dédié à des soins
03:25silencieux. Là, moi, je valide. Imaginez un monde où vous n'avez pas à entendre les potins
03:30de votre voisine de brushing pendant la pause de votre permanente. Mon rêve.
03:33Alors, nous, on y va. On se l'attaque, cette mise en pie. Ça va la lecture. Qu'est-ce
03:37que c'est que vous avez ces matchs ? Vous avez vu, c'est la semaine dernière. Oh
03:39là là, ces gosses qui cravent des femmes. C'est terrible, ça. Mais ça, on adore, ça.
03:43Mais oui ! Muriel Robin, évidemment. Évidemment, la géniale Muriel Robin. Alors, moi, mon
03:47exemple préféré, c'est dans les magasins. Au Japon, une enseigne de prêt-à-porter
03:50vous propose de choisir votre sac à l'entrée. Transparence, si vous êtes d'humeur
03:55bavarde. Bleu, si vous ne voulez aucune interaction avec un vendeur. C'est pas mal. Alors, moi, j'aurais
04:00choisi le bleu. Et allez, avant de m'éclipser, je vous en remets encore quelques secondes.
04:06Et bonne soirée à tous. Mais vous restez avec nous. Merci beaucoup, Emma. Pour cette
04:11première, donc, dans notre petite équipe de RTL Soir. L'info qu'on a failli rater,
04:17c'est ce soir avec vous, Charles Ducrot. Elle fait écho au conflit au Moyen-Orient. On
04:21sait désormais ce que faisait Donald Trump avant les frappes sur l'Iran.
04:25Oui, et je préfère vous prévenir, on est loin du scénario Netflix dans l'atmosphère
04:29sombre et aseptisée, et même silencieux, d'une pièce ultra sécurisée au fond d'un
04:35bunker entouré d'hommes en uniforme. Non, là, le président américain a fait un
04:38tout autre pari. Six heures, très précisément, avant le lancement du bombardement sur Téhéran,
04:43Donald Trump payait sa tournée de burgers.
04:45Burger pour tout le monde, a lancé le chef d'état américain.
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