00:00...
00:16Mesdames et messieurs, bonsoir, vous êtes les bienvenus dans ce 19h30.
00:20Le gouvernement s'oriente vers une politique de modernisation des logements publics,
00:25vous le verrez dans ce journal.
00:47Le Conseil des ministres du 26 février a enterré une réforme majeure du secteur agricole
00:52avec la création de la Société agropastorale du Gabon
00:55et la suppression de la Société d'agriculture et d'élevage du Gabon.
00:59Les compétences, activités et patrimoine de la SAEG sont désormais transférées de plein droit à la nouvelle entité.
01:07Cette réorganisation institutionnelle s'inscrit dans la volonté des autorités
01:11de renforcer l'efficacité de l'action publique dans les domaines agricoles.
01:15Portée par le ministre de l'Agriculture par Com Kossi, la réforme vise à rationaliser les outils d'intervention de
01:22l'État.
01:22Société à participation publique majoritaire, dotée de la personnalité juridique et de l'autonomie financière,
01:29Agropag devient le principal bras opérationnel de la politique agropastorale nationale.
01:34Elle aura pour mission de structurer et moderniser les filières agricoles,
01:39de soutenir les producteurs et de développer des pôles intégrés de production.
01:44La nouvelle entité devra également promouvoir la transformation locale
01:48et la commercialisation des produits avec un objectif central,
01:52renforcer la souveraineté alimentaire et réduire la dépendance aux importations.
01:57Dans un contexte où la facture alimentaire pèse lourdement sur la balance commerciale,
02:03Agropag s'inscrit dans la stratégie de diversification économique engagée par le gouvernement.
02:08La suppression de la SAEG, créée en août 2024, a été encadrée juridiquement par les dispositions constitutionnelles en vigueur.
02:16En absorbant ses missions, Agropag devient un pilier public du développement agricole,
02:21reste désormais à traduire cette nouvelle architecture institutionnelle en résultats concrets sur le terrain
02:27pour le bien-être des populations gabonaises.
02:30Des opérations de déguerpissement se profilent dans plusieurs logements publics en ruines à Libreville.
02:36Le gouvernement veut réhabiliter les résidences administratives vétustes
02:40et moderniser le parc immobilier de l'État à l'image du camp de Polisda Keminjogomi, récemment rénové.
02:48Le gouvernement envisage des opérations de déguerpissement dans plusieurs logements de l'État
02:53en état de dégradation avancé à Libreville.
02:56Objectif affiché, réhabiliter et moderniser ces infrastructures pour les rampes plus salubres,
03:01à l'image du camp de Polisda Keminjogomi, déjà renommé.
03:04Le dossier des logements publics vétustes revient au centre des priorités gouvernementales
03:08face à l'état de délabrement avancé de certaines résidences administratives.
03:12L'exécutif prépare une vaste opération de restructuration urbaine.
03:15Selon les orientations annoncées, il ne s'agit pas uniquement de libérer des bâtiments occupés,
03:20mais de repenser ces espaces afin de les moderniser
03:22et de les adapter aux standards actuels de salubrité et de sécurité.
03:26Plusieurs zones stratégiques sont concernées.
03:28Parmi elles, la Cité des enseignants située en face de l'Université Omar Bongo,
03:31l'immeuble Gabon 2000, les 90 logements ainsi qu'un bâtiment localisé
03:35en face de l'ACNAMGS au quartier Montagne-Sainte,
03:38dans le troisième arrondissement de Libreville.
03:40Ces infrastructures pour certaines construites il y a plusieurs décennies
03:43présentent aujourd'hui des signes évidents de vétusté,
03:46fissures, réseaux défaillants, insalubrité et risques sécuritaires.
03:51Le gouvernement affirme vouloir reproduire le modèle appliqué
03:53au camp de police d'Akimi Djogoni.
03:55Une réhabilitation complète a permis d'améliorer significativement
03:58les conditions de vie des occupants.
04:00Si l'objectif de modernisation est assumé,
04:02la perspective de déguerbissement soulève déjà des interrogations.
04:06Quelles garanties seront offertes aux occupants actuels ?
04:08Un plan de relogement est-il prévu ?
04:10A quel horizon les travaux débuteront-ils ?
04:12La question est sensible, notamment pour les enseignants
04:14concernés par les résidences situées à proximité de l'université
04:18au Marbongro.
04:19Au-delà de l'aspect technique, le défi social et politique
04:22moderniser sans fragiliser, réhabiliter sans créer de nouvelles tensions.
04:26Cette opération s'inscrit dans une volonté plus large
04:28de rationalisation du patrimoine immobilier public.
04:31L'État cherche à valoriser ses actifs, sécuriser ses infrastructures
04:34et améliorer l'image urbaine de certains quartiers stratégiques.
04:38Reste désormais à préciser le calendrier,
04:40les modalités d'accompagnement des occupants et le financement des travaux.
04:44Entre nécessité de rénovation et impératifs sociaux,
04:46le gouvernement joue une séquence délicate.
04:49La réussite de ces opérations dépendra autant de la qualité des travaux
04:52que de la gestion humaine du processus.
04:55Un projet de Haut Conseil des Sages de la République fait débat au sommet de l'État,
05:00porté par les notables.
05:02L'initiative interroge sur la pertinence d'un nouvel organe consultatif
05:06dans un paysage institutionnel déjà dense.
05:10Selon l'hebdomadaire La Loupe, dans sa parution du 23 février 2026,
05:15un projet de création d'un Haut Conseil des Sages de la République
05:18est actuellement en discussion au sommet de l'État.
05:21Porté par des notables, l'initiative suscite un débat de fond
05:24sur l'utilité d'un nouvel organe consultatif
05:27dans un paysage institutionnel déjà dense.
05:30Le 30 janvier 2026, le ministre de la Réforme et des Relations
05:33avec les institutions, François Ndoroubihan,
05:36recevait les membres du Conseil national des Sages.
05:38Au cœur des échanges, la création d'un Haut Conseil des Sages de la République.
05:43Quelques jours plus tard, le 4 février 2026,
05:45une délégation conduite par Paul Malekou,
05:48ancien ministre des Affaires étrangères,
05:49était reçu par le président de l'Assemblée nationale,
05:52Michel-Régis Onangandiaï.
05:54Selon La Loupe, les limitaires ont remis un projet de loi organique
05:57définissant les missions et le fonctionnement de cette future instance.
06:02Sur le papier, l'initiative est présentée comme vertueuse,
06:05canaliser l'expérience des aînés au profit de la jeunesse
06:07et accompagner les politiques publiques dans les périodes de tension,
06:10notamment dans le secteur éducatif.
06:13Le futur Haut Conseil serait un cadre de réflexion et de médiation
06:16destiné à favoriser le dialogue et à proposer des solutions consensuelles.
06:20Mais la question centrale demeure,
06:22le Gabon a-t-il réellement besoin d'un nouvel organe consultatif ?
06:26Comme le rappelle La Loupe,
06:27le pays dispose déjà du Conseil national de la démocratie,
06:30espace de dialogue politique,
06:31ainsi que du Conseil économique, social, environnemental et culturel,
06:36chargé d'éclairer les pouvoirs publics sur les enjeux économiques et sociaux.
06:39A cela s'ajoute la médiature de la République,
06:41compétente pour régler les litiges entre l'administration et les administrés.
06:45Dès lors, la création d'un Haut Conseil des sages ne risque-t-elle pas
06:48d'apparaître comme une médiature bis ou un organe redondant ?
06:52Qui seront les sages ?
06:54Autre interrogation soulevée par l'hebdomadaire.
06:56Qui siégera dans cette instance ?
06:58Le terme dignitaire envoie à la notion de respectabilité et d'autorité morale.
07:02Mais l'occupation de haute fonction publique suffit-elle à garantir cette exemplarité ?
07:07La crédibilité du futur organe dépendra moins du prestige des titres
07:10que de l'intégrité reconnue de ses membres.
07:13Enfin, la question budgétaire n'est pas neutre.
07:16Un Haut Conseil devra être inscrit au budget national.
07:19Or, dans un contexte de contraintes financières et de tensions sociales,
07:22la hiérarchie des priorités se pose.
07:24Personne n'imagine que les membres siègent bénévolement.
07:27La création d'une nouvelle structure impliquerait donc des charges supplémentaires.
07:31Pour ses promoteurs, l'initiative ambitie de renforcer le dialogue intergénérationnel
07:35et de consolider la cohésion nationale.
07:38Mais au-delà du symbole, le débat est institutionnel.
07:40La République a-t-elle besoin d'un super conseil pour fonctionner,
07:44ou plutôt d'institutions existantes, plus fortes et mieux articulées ?
07:48Comme le souligne la loupe, l'avenir d'Irasileux au Conseil des sages
07:51constituera un levier utile au service de la stabilité et du dialogue,
07:56ou une structure supplémentaire dans un paysage institutionnel déjà dense et coûteux.
08:02Le secteur des transports marque le pas.
08:04Au troisième trimestre 2025, l'indice global recule de 2,8%
08:08plombé par les contre-performances du fret ferroviaire,
08:12une fragilité persistante pour le secteur stratégique
08:16clé dans l'acheminement des exportations minières.
08:19Voyons cet élément.
08:21L'indice global d'activité du secteur transport en recule de 2,8%
08:25en glissement trimestriel.
08:27Cette baisse met fin à deux trimestres de progression
08:30et traduit une conjoncture dominée par des difficultés persistantes
08:33du fret ferroviaire.
08:35Sur les neuf premiers mois de l'année, la contraction atteint 4,2%.
08:39Le transport ferroviaire, qui représente 61% de l'indice sectoriel,
08:44explique largement cette contre-performance.
08:47La baisse des volumes de manganèse produit phare des exportations gabonaises
08:52à peser lourdement sur l'activité, malgré une dynamique plus favorable
08:56observée dans le transport de personnes.
08:59Dans le détail, le fret ferroviaire chute de 5,3% au troisième trimestre 2025,
09:05après deux périodes consécutives de hausse.
09:07Des déraillements survenus durant la période ont perturbé
09:11l'acheminement du minerai vers le port d'Ovendo.
09:13En cumul annuel, le répli du ferroviaire atteint 6,7%,
09:18confirmant la vulnérabilité d'un segment stratégique pour l'économie nationale.
09:22A l'inverse, le transport aérien de passagers progresse de 5,2% sur le trimestre
09:28et de 4,3% sur neuf mois, soutenu par l'extension de la flotte
09:33et l'ouverture de nouvelles desserts domestiques.
09:36Cette embellie demeure toutefois insuffisante pour compenser la faiblesse
09:40du fret ferroviaire, qui continue de tirer l'ensemble du secteur vers le bas.
09:45Voilà pour votre journal. Passons aux chiffres.
09:48Il s'agit de 40% qui correspond au taux de recouvrement actuel de la SEG.
09:52La source n'est toute que le gouvernement s'exprime.
09:55Une émission organisée par Gabon24 en date du 23 février 2026.
10:01Lancée en 2017, c'est la première fois que le SAMU social est contraint,
10:06faute de ressources financières, de stopper ses activités
10:09qui aident les populations les plus vulnérables.
10:11À part ça, le Gabon se porte mieux qu'avant le 30 août 2023.
10:17C'était le verbatim du soir.
10:19Il est de Alain-Claude Bilibinze, président de Ensemble pour le Gabon.
10:24Merci de nous avoir suivis.
10:25Je vous souhaite une excellente soirée au programme de GMT-TV.
10:32Retrouvez GMT-TV sur vos différents réseaux sociaux.
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