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[#Déclaration] Esther Miracle : declaration des familles des victimes

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00:00Alors, bonsoir tout le monde. Nous te donnons d'abord à vous remercier d'avoir fait le déplacement pour ce
00:06point de presse qui va s'accentuer sur deux points.
00:12Notamment le déroulé du procès du cas Esther Mirach qui a commencé le 26 et les attentes de nous les
00:24victimes vis-à-vis de ce procès-là.
00:28Donc, concernant le premier point, le déroulé du procès, on va donner notre avis. Nous sommes d'abord contents, déjà,
00:35que compte tenu du climat actuel, ce procès puisse se dérouler.
00:40Parce que ça fait quand même trois ans, bientôt trois ans, le 9 mars, ça fera trois ans, que nous
00:45attendons des réponses.
00:46Donc, le fait que ce procès puisse avoir lieu, c'est déjà une satisfaction.
00:54Cependant, lors du déroulé de ce procès du 26 mars, nous avons quand même, ou toutes les victimes ici, eu
01:01un sentiment d'insatisfaction.
01:04Insatisfaction sur la manière dont le procès s'est déroulé.
01:08Non seulement sur le plan opérationnel, mais également sur le plan logistique.
01:15Les événements marquants qui ont eu lieu durant ce procès, nous avons vu qu'il y a eu la sortie
01:21de tous les avocats.
01:24Que ce soit de la partie adverse et de la partie civile de l'audience.
01:29Du coup, nous avons été un peu laissés pour compte parce que je pense qu'il y a eu une
01:33incompréhension entre eux.
01:36Donc, nous nous sommes retrouvés là un peu perdus.
01:42Sans explication probant.
01:46Ça, c'est le premier point.
01:47Deuxième point, sur le plan organisationnel, en assistant à ce procès, nous n'étions pas préparés à ce que ce
01:55procès mette autant de temps
01:57sans qu'il y ait de pause, bien qu'on devait déjà être appelé à témoigner.
02:01Donc, durant le procès, non seulement il y a eu des problèmes de type logistique, notamment lorsqu'on se déplace
02:08et qu'on vient au procès,
02:09c'est pour pouvoir écouter ce qui est dit.
02:11Parce qu'il y a eu des témoignages qui ont été faits, mais vraiment, c'était quasiment pas très audible
02:16pour les personnes qui étaient vraiment dans la salle.
02:19Donc, vraiment, sur ce point-là, nous aimerions vraiment que des efforts soient faits, de telle sorte que cela soit
02:25pris en compte.
02:27Sur le plan du temps du procès, vraiment que cela soit bien échelonné, de telle sorte qu'on puisse savoir
02:34combien de temps le procès va prendre,
02:37de telle sorte que les personnes puissent se préparer en conséquence.
02:40Parce que nous devons tenir compte que, parmi ces victimes-là, il y a plusieurs victimes qui vivent à l
02:46'intérieur du pays,
02:47qui prennent des permissions pour se déplacer.
02:51D'autres ne peuvent pas se déplacer et comptent sur leur avocat.
02:54Lorsque les avocats sortent et que l'audience continue, c'est très désavantageux pour eux parce qu'ils n'auront
03:00pas toutes les informations.
03:01Et nous ne sommes pas à même de pouvoir savoir bien comment se passe le déroulé d'une audience si
03:07nos avocats ne sont pas là.
03:09Donc, vraiment, nous tenons à ce que, étant donné que le procès, finalement, a été reporté à une date ultérieure
03:17dont nous ne connaissons pas,
03:18que pour ce procès-là, nous puissions avoir une date prévue de manière un peu plus diligente,
03:27parce que ça fait quand même trois ans que nous attendons,
03:29mais que ça soit, on ait un bon déroulé de comment ça va se passer,
03:32de telle sorte que les personnes puissent s'organiser.
03:36Si je dois prendre une permission de un jour ou deux jours ou une semaine,
03:39que je puisse me préparer parce que financièrement, ces personnes ne sont pas soutenues.
03:43C'est sous fonds propres qu'on se déplace et on connaît le coût d'un déplacement de la province
03:48jusqu'à libre-vie
03:49et le coût du logement, de la nourriture, etc.
03:52Donc, vraiment, sur le plan organisationnel, nous, les victimes, nous espérons vraiment que des efforts seront faits dans ce sens.
03:59sur le déroulé du procès, avoir une idée de combien de temps ça prendra.
04:06Et que vraiment, si pour la prochaine audience, nous ne sommes pas représentés,
04:13nous ne pensons pas que nous pourrons assister à une audience dont nous ne sommes pas représentés.
04:17Je pense que ça, c'est le basique.
04:19Donc, nous sommes déjà satisfaits, on répète, que le procès ait lieu
04:23et nous espérons avoir une date dans les plus brefs de l'aise.
04:26Mais nous aimerons quand même que ça soit plus échelonné
04:30et qu'on puisse avoir des informations précises sur la durée du procès.
04:36Que nos avocats soient insoui à cette audience.
04:41Qu'ils aient le dossier complet.
04:43Parce qu'on a été un peu perturbés par le fait de savoir qu'il y a certains avocats qui
04:48n'ont pas les dossiers au complet.
04:51Donc, vraiment, ça, c'est le minimum.
04:53Parce que l'objectif aussi, lorsqu'on assiste à un procès, c'est de savoir qu'est-ce qui a
04:56eu lieu, etc.
04:58Donc, ça, c'est sur le plan organisationnel.
05:00C'est un peu ça, notre insatisfaction des différents points négatifs qu'on a eu à observer.
05:07Nous avons confiance en notre justice
05:08et nous espérons que la prochaine date du procès sera connue dans les brefs délais
05:12et que vraiment tous ces points-là seront pris en compte pour le déroulement de la prochaine audience.
05:19Donc, ça, c'était un peu notre avis sur le procès en général.
05:27Le deuxième point de ce point de presse, c'est les attentes des victimes.
05:34Les attentes des victimes, elles sont nombreuses.
05:36Mais nous allons nous accentuer sur les grands points.
05:40Premièrement, la première attente que nous avons, c'est que la lumière soit faite sur cette affaire.
05:48Que les responsabilités soient clairement établies et que les personnes qui sont impliquées
05:53dans tous les maillons de la chaîne répondent de leurs actions.
06:00Ça va faire trois ans que nous attendons des réponses.
06:05Et nous voulons que toutes les personnes qui ont eu à participer à ce drame
06:12puissent répondre
06:14afin que nous commençons au moins à faire notre deuil.
06:21Ça, c'est la première attente que nous, les victimes,
06:25quand j'entends par victimes, je parle de rescapés,
06:29ceux qui ont survécu au naufrage,
06:31mais également les familles des disparus.
06:34Moi, durant ce procès, j'ai eu à perdre mon père et ma mère.
06:38Et d'autres ont perdu des membres, plusieurs membres de leur famille, etc.
06:43Donc, on parle de perte de vie humaine, on parle de vie brisée.
06:47Donc, du coup, on a besoin de savoir
06:50que toutes les personnes impliquées soient clairement établies.
06:53Donc, ça, c'est la première exigence que nous voulons.
06:56Parce que nous ne voulons plus que ce genre de drame
06:59puisse se produire au sein de notre pays.
07:02Et c'est vrai que tant et rien de moins imprevu arrive à tous,
07:05on ne peut pas empêcher qu'un drame se produise,
07:07mais au moins que des mesures soient mises en place
07:09de telle sorte que ce genre de choses soient minimisées,
07:12de telle sorte qu'il n'y ait plus jamais ça au Gabon.
07:17Ça, c'est notre première attente.
07:20Deuxièmement, nous aimerions que des mesures efficaces,
07:26puisque ça va dans le même sens,
07:27soient prises sur l'aspect sécuritaire.
07:29Parce que jusqu'à présent, il y a des...
07:32les navigations continuent.
07:34Mais il y a des personnes qui n'arrivent plus
07:36à prendre ces moyens de navigation-là.
07:39Prendre un bateau devient compliqué.
07:41Pourquoi ?
07:42Parce qu'on vit avec cette phobie.
07:44Que ces mesures soient réelles, soient prises.
07:46Parce que malheureusement, du 9 mars jusqu'à présent,
07:49il y a beaucoup d'incidents qui se sont passés.
07:51Des bateaux qui ont eu des problèmes aux mers,
07:54des bateaux qui ont brûlé,
07:55des bateaux qui ont chaviré.
07:57Ça veut dire que de manière effective,
07:59ces mesures-là doivent être prises.
08:02Et nous, nous, en tant que victimes,
08:05nous tenons à cela.
08:10Ça, c'est le deuxième point.
08:15Troisièmement, nous voulons qu'une aide soit apportée
08:17sur le plan humain.
08:18Parce que lorsqu'on a perdu ces personnes disparues,
08:21il y a des personnes qui ont survécu,
08:22notamment les rescapés et les parents des disparus.
08:26Tant les parents des disparus,
08:27il y a des veuves et des orphelins
08:30dont les destins ont été brisés.
08:34Au moins qu'une aide humaine,
08:36quand j'entends par aide humaine,
08:38une aide psychologique,
08:40mais également, pourquoi pas financière ?
08:42Parce que ça va faire trois ans
08:44qu'il y a des personnes qui n'arrivent plus à s'en sortir.
08:47Nous avons une veuve qui est là,
08:49et il y en a plusieurs d'autres
08:52qui s'occupent des enfants
08:53sans soutien, dont le soutien principal
08:56était par exemple son époux.
08:58Donc vraiment, il faudrait qu'on tienne son compte
09:00s'il y a des rescapés qui vivent
09:01dans un traumatisme permanent,
09:04ainsi que les familles des disparus.
09:07Aucune aide psychologique effective n'est prise.
09:10Que ça soit quand même prise.
09:11Et nous tenons à cela.
09:14Mais le plus important encore,
09:16nous avons ces disparus-là
09:17qui sont restés dans l'anonymat depuis trois ans.
09:20L'année dernière, nous avons eu à effectuer
09:22la commémoration,
09:24au port.
09:25Et nous avons eu du mal à identifier ces disparus
09:28parce qu'on ne connaît pas leur nom.
09:30Voilà pourquoi nous avons demandé à ceux que...
09:32Et ça, ça ne fait pas tout du cahier de charge.
09:35Je reviendrai.
09:37Que une stèle soit érigée
09:39à ce lieu symbolique
09:42où nos disparus,
09:43où ces rescapés ont eu à prendre ce bateau funeste,
09:46est-ce qu'ils ont eu à perdre la vie
09:48et où d'autres sont ressortis de là brisés.
09:52qu'à cet endroit,
09:53il puisse y avoir cette stèle.
09:55De telle sorte que chaque 9 mars,
09:58à ce lieu bien précis,
10:00notamment le port molle,
10:01que nous puissions nous recueillir.
10:03Parce que n'oublions pas que,
10:05à cet endroit,
10:06il y a des personnes,
10:07des familles qui n'ont pas retrouvé leur corps.
10:10Donc, ils ne peuvent même pas avoir un lieu
10:12où se recueillir.
10:13Et pour eux,
10:14ce lieu symbolique,
10:15c'est le port molle.
10:16C'est là qu'il y a le dernier souvenir
10:17de son cher disparu qui est là.
10:19C'est là qu'il se dit
10:19que le corps de mon cher disparu gît.
10:25Et pour ces personnes-là,
10:26ils ont besoin de faire
10:27cette commémoration à cet endroit.
10:29Donc, nous aimerions que cette stèle
10:31soit érigée avec tous les noms
10:32de ces disparus
10:33et que chaque 9 mars
10:35soit reconnue comme une journée,
10:37soit reconnue sur le plan national,
10:38de telle sorte que,
10:39pour pouvoir faire cette commémoration,
10:41nous ne puissions plus passer
10:42par toute cette tracasserie administrative
10:44pour pouvoir se réunir.
10:48C'est une des attentes importantes également.
10:52Et c'est effectivement mon vie
10:53compte tenu de ça
10:54qu'au sortir de la deuxième commémoration,
10:57nous, les victimes,
10:58quand j'entends par victime,
10:59c'est rescapé,
11:01famille des parents des disparus,
11:04nous avons eu à créer l'association
11:05famille des victimes Esther Miracle.
11:09Dans famille.
11:10Pourquoi famille ?
11:11Famille ne veut pas dire
11:12parent des disparus.
11:13On constitue déjà une famille
11:15du moment qu'on a été impacté
11:16par ce drame.
11:18Ça fait de nous,
11:19on a ce lien qui n'est plus sanguin,
11:21mais ce lien qui est émotionnel.
11:25Nous constituons une famille des victimes.
11:28Cette association a pour but
11:29de venir en aide à ces familles-là
11:31qui sont laissées pour compte
11:33jusqu'aujourd'hui,
11:34mais également
11:35qu'on puisse mettre un accent
11:37sur l'aspect sécuritaire
11:39qui nous tient beaucoup à cœur.
11:41Mais pour qu'on puisse le faire,
11:43qu'on puisse entreprendre.
11:44On a vu lors du procès,
11:45il y a eu des témoignages
11:46qui ont fait comprendre
11:47que des gens sont morts
11:48parce qu'ils ne savaient pas nager.
11:50Le basique.
11:51Parce qu'ils ne savaient pas
11:54c'est quoi des règles de sécurité,
11:56c'est quoi une issue de secours,
11:57c'est quoi porter un gilet.
11:59Donc, c'est vrai que
12:02cet aspect-là,
12:03il y a des organismes
12:04qui sont là pour le faire,
12:05mais l'association est également là
12:06pour apporter sa petite pierre
12:08à l'édifice.
12:08Mais pour que nous le fassions,
12:10il faudrait bien qu'on ait
12:10un statut juridique légal.
12:12Et c'est ce que nous avons fait.
12:14On a déposé nos documents
12:15et nous attendons
12:16de pouvoir agir de manière effective
12:18avec les différents organismes
12:20main dans la main,
12:21afin que nous puissions vraiment
12:22mettre de manière effective
12:23ces mesures-là
12:24pour minimiser
12:27ce genre d'événements
12:31donc voilà en général
12:33au grosso modo
12:35nos attentes
12:36et nos attentes vis-à-vis
12:39de ce procès
12:42et des autorités en place.
12:45Donc l'objectif
12:46de ce point de presse
12:47c'était pour dire que
12:48ce procès a lieu, certes,
12:51nous sommes là
12:52et nous sommes impliqués
12:54et nous avons des attentes
12:56sérieuses.
12:56Le 9 mars,
12:57c'est la porte à côté
13:00que nous avons commémoré
13:01cette troisième année
13:04sans nos chers disparus
13:06dans ce même traumatisme.
13:08Nous voudrons que
13:09les choses avancent,
13:10que nous commençons
13:11au moins à essayer
13:13de faire notre demi.
13:15Donc c'est sur ce,
13:17je suis Mme Kobou,
13:18nous savons Chantilly Verda,
13:20je ne sais pas si je me suis
13:21préventée au début,
13:22présidente de cette association-là,
13:24Famille des victimes,
13:25Esther Mirak.
13:25et ici vous avez
13:26un peu la représentation
13:29de ces victimes-là,
13:30notamment
13:31des rescapés,
13:33des veuves,
13:35des parents,
13:36l'on a comme nous
13:37qui avons perdu
13:38des frères,
13:39des pères,
13:40des mères,
13:41des enfants,
13:41des neveux.
13:42Voilà.
13:43Donc sur ce,
13:44je vous remercie.
13:45Sous-titrage Société Radio-Canada
13:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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