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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00:00Il est 13h, bonjour, soyez les bienvenus pour votre mini-news du week-end.
00:00:04Nouvelle horaire, nous sommes ensemble jusqu'à 15h, 13h, 15h, votre nouvel horaire de votre mini-news du week-end.
00:00:10Je vous présente l'équipe du vendredi dans quelques instants, mais on commence, ça n'a pas changé,
00:00:14par un tour d'horizon de l'information, elle est toujours fidèle au poste.
00:00:16Sommaye à la midi, que je salue. Bonjour Sommaya.
00:00:19Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:00:21Elle a eu une des peines bien plus sévères qu'en première instance.
00:00:2420 ans de réclusion requis en appel contre les deux auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty.
00:00:31Des peines de 10 et 12 ans avaient été respectivement demandées contre le père d'élèves, Brahim Chnina,
00:00:36et le prédicateur franco-marocain, Abdelakim Seffrioui.
00:00:40L'Iranienne Madi Esfandiari, condamnée hier à un an de prison ferme assortie d'une interdiction définitive du territoire
00:00:47pour apologie du terrorisme, a été assignée à résidence.
00:00:51La jeune femme qui a déjà effectué 8 mois de détention provisoire
00:00:54pourrait servir de possible monnaie d'échange avec Téhéran contre les Français, Cécile Collère et Jacques Paris.
00:01:01La mère du meurtrier de Matisse soupçonnait d'avoir elle aussi porté des coups à la victime jugée à son
00:01:06tour.
00:01:07Son fils, âgé aujourd'hui de 16 ans, a été reconnu coupable lors de son procès fin mai 2025
00:01:12d'avoir porté les coups mortels à Matisse à la suite d'une bagarre causée par une battle de rap.
00:01:17Il a été condamné à 8 ans de prison ferme.
00:01:21Le drone brouillé par l'armée suédoise non loin du porte-avions français Charles de Gaulle est probablement d'origine
00:01:27russe.
00:01:28Déclaration du ministre de la Défense suédois.
00:01:31Accusation aussitôt balayée d'un revers de main par le Kremlin qui juge absurde de telles allégations.
00:01:37La ministre de l'Agriculture regrette la décision très préjudiciable de l'Union Européenne
00:01:42d'appliquer provisoirement l'accord avec le Mercosur.
00:01:45Ce n'est pas conforme au respect qui aurait dû prévaloir de la décision du Parlement européen,
00:01:51a déclaré Annie Genevard en marge de son déplacement au Salon de l'Agriculture.
00:01:56On poursuit avec le Pakistan qui déclare la guerre aux autorités talibanes d'Afghanistan
00:02:00après une offensive afghane lancée la veille à sa frontière
00:02:03et qui a conduit Islamabad à bombarder notamment Kaboul, la capitaine afghane en représailles.
00:02:09Nos troupes ont toute la capacité nécessaire pour écraser toute ambition agressive du voisin afghan
00:02:14à renchéri, le Premier ministre pakistanais.
00:02:17Et puis ça y est c'est fait, on connaît désormais le tableau pour les huitièmes de finale de la
00:02:22Ligue des champions.
00:02:23Seul représentant français encore en lice, le PSG tenant du titre d'Efira Chelsea.
00:02:28On aura également droit à un nouveau choc entre le Real Madrid et Manchester City.
00:02:33Je vous rappelle que tous ces matchs sont évidemment à regarder sur Canel+.
00:02:38Merci, c'était le point final je suppose.
00:02:42Absolument Thierry.
00:02:42A tout à l'heure, allez votre 13-15, c'est parti.
00:02:45Tout de suite à le sommaire avant de nous présenter l'équipe.
00:02:48A la une pour commencer, on se voit avec Mathieu Devez, notre spécialiste police-justice.
00:02:52On va évoquer cette affaire qui va faire réagir nos invités, j'en suis persuadé.
00:02:56Kobili Traoré, déclaré pénalement irresponsable pour le meurtre de Sarah Limi en 2017, a été placé en garde à vue.
00:03:02Et cela dans le cadre d'une enquête pour vol à main armée et séquestration.
00:03:06Il était interné dans un hôpital psychiatrique du Val-de-Marne.
00:03:09Il bénéficiait de permissions de sortie, c'est juste incroyable.
00:03:12Et l'Icorchia, avocat et président du Consistoire de France, réagira.
00:03:16On va vous parler des propos tenus par Jean-Luc Mélenchon.
00:03:19C'était hier soir, en meeting à Lyon, en évoquant l'affaire Epstein.
00:03:23Il a ironisé sur la prononciation du nom Epstein.
00:03:27Ça fait plus russe, a-t-il dit.
00:03:28Cela a suscité un grand nombre de réactions.
00:03:31Il est accusé d'antisémitisme.
00:03:32L'Icorchia réagira là aussi.
00:03:34Maxime Leguet, notre spécialiste police-justice, est avec nous.
00:03:37En deuxième partie de l'émission, Juliette Sadat, notre autre spécialiste police-justice, sera également avec nous.
00:03:43Elle nous donnera en primeur les derniers chiffres de violences physiques et sexuelles de 2025.
00:03:48Enfin, invité de Millinews, Thomas Lossueur, directeur de la protection judiciaire de la jeunesse au ministère de la Justice.
00:03:55Il nous parlera de sa mission, de la mission de ses équipes.
00:03:58Et puis on reviendra, vous le voyez à l'image, notamment sur l'interdiction d'un livre islamique.
00:04:02Et moi, la jeune musulmane, un guide religieux accusé d'inciter à la discrimination et au rejet de la culture
00:04:09occidentale.
00:04:10Il réagira.
00:04:11Voilà pour notre sommaire. Il ne me reste plus qu'à vous présenter notre équipe du vendredi.
00:04:15Sabwina Medjammer, bonjour, bienvenue, ravi de vous accueillir.
00:04:18Philippe David est également avec nous, animateur à Sud Radio.
00:04:21Maxime Leguet, notre spécialiste politique, je l'ai dit.
00:04:24Bonjour Thierry.
00:04:25Bernard Kwanadat, président du cercle de réflexion.
00:04:27Étienne-Marcel Fidèle de cette émission.
00:04:28Bonjour Thierry.
00:04:29Bonjour Bernard.
00:04:29Mehdi Reiche, que je suis ravi de retrouver un élyste politique.
00:04:32Bonjour Thierry.
00:04:33Et sans oublier Mathieu Devez.
00:04:35On va commencer d'ailleurs avec vous, mon cher Mathieu, et cette affaire qui va faire réagir.
00:04:39J'en suis intimement persuadé, nos invités du jour, mais aussi nos nombreux téléspectateurs qui nous regardent.
00:04:46Vous allez nous parler du meurtrier, je le disais, de Sarah Halimi.
00:04:49Personne n'a oublié, c'était en 2017.
00:04:52Et on a appris que Kobili Traoré, déclaré responsable pour le meurtre, pour ce meurtre,
00:04:57vient d'être placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête pour vol à main armée et
00:05:01séquestration.
00:05:02Corentin Lonzo nous résume tout ça, et puis on revient avec vous, juste derrière.
00:05:06Corentin Lonzo.
00:05:07Le meurtrier de Sarah Halimi, Kobili Traoré, bénéficiait d'autorisations de sortie,
00:05:12malgré son internement en hôpital psychiatrique et son lourd passé judiciaire.
00:05:17Il a été placé en garde à vue cette semaine, avec deux complices,
00:05:21pour des faits de vol à main armée et séquestration dans un appartement parisien du 16e arrondissement.
00:05:26L'exploitation de leurs conversations téléphoniques ont révélé qu'ils se fournissaient en stupéfiant auprès de la victime,
00:05:32avec qui l'un d'eux avait un litige financier.
00:05:35Les trois hommes sont soupçonnés d'avoir aspergé la victime avec du gaz lacrymogène,
00:05:40puis de l'avoir frappé au visage, baillonnée et attachée sur une chaise.
00:05:44Le préjudice des objets dérobés est estimé entre 50 et 100 000 euros.
00:05:49L'homme, né en 1990 de nationalité française, était hospitalisé à Saint-Maurice, dans le Val-de-Marne.
00:05:55La nuit du 4 avril 2017, il avait battu Sarah Halimi, sa voisine juive de 65 ans,
00:06:02avant de la défenestrer du troisième étage.
00:06:04L'affaire avait profondément ému la France.
00:06:07Après plusieurs années de procédure judiciaire et malgré la demande de la famille d'avoir un procès,
00:06:13le 19 décembre 2019, la justice le déclare irresponsable pénalement,
00:06:18considérant que l'homme avait commis les faits après avoir consommé du cannabis.
00:06:21Elle a ordonné son hospitalisation avec des mesures de sûreté pour 20 ans.
00:06:26Le parquet a requis le placement de Kobili Traoré et de ses complices en détention provisoire.
00:06:32Et j'en profite donc pour saluer Elie Corchia, avocat et président du Consistoire de France.
00:06:38Bonjour Elie Corchia, merci d'être avec nous.
00:06:41Je vous fais agir dans quelques instants, mais on voit les détails de cette affaire rocambolesque avec vous, Mathieu Devez.
00:06:46C'est incroyable cette histoire.
00:06:47Exactement.
00:06:47Ça va faire agir nos invités et Elie, j'en suis intimement persuadé.
00:06:50Et c'est une information qui provoque une vive émotion d'abord pour la famille, la famille de Sarah Halimi.
00:06:56Kobili, donc Traoré, le meurtrier de cette femme juive de 65 ans, c'était il y a 9 ans, a
00:07:01donc été interpellé.
00:07:02Il y a deux jours, c'était mercredi, il est donc soupçonné d'avoir participé à un home jacking,
00:07:07c'est-à-dire une séquestration avec vol à main armée.
00:07:10Les faits se seraient déroulés il y a exactement un mois, le 27 janvier à Paris,
00:07:15alors que l'homme bénéficiait d'une permission de sortie.
00:07:17Je vous rappelle qu'il avait été déclaré irresponsable pénalement après le meurtre de Sarah Halimi,
00:07:22car au moment des faits, il était sous l'emprise d'une bouffée délirante,
00:07:26liée notamment à sa consommation de cannabis.
00:07:27Il avait donc été admis, non pas en prison, mais à l'hôpital psychiatrique et avait droit à quelques sorties.
00:07:33Le 27 janvier, donc au moment des faits, il est dehors.
00:07:35Et il est soupçonné ce jour-là d'avoir participé ou préparé un vol à main armée
00:07:40dans le 16e arrondissement avec des complices, au moins deux complices.
00:07:44Alors selon une source policière, la victime est un homme de 40 ans
00:07:47qui dit avoir été agressé après avoir ouvert à des malfaiteurs
00:07:51qui sont arrivés, le visage dissimulé.
00:07:54Deux hommes qu'il aurait aspergé de gaz lacrymogène,
00:07:57frappés, attachés sur une chaise, baillonnés avant de fouiller l'habitation.
00:08:02Vous l'avez entendu dans le sujet,
00:08:03les auteurs seraient repartis avec un butin estimé à pas moins de 100 000 euros,
00:08:07notamment des montres de luxe et des bijoux.
00:08:09Alors une enquête après ça a été ouverte.
00:08:11Elle a permis de retracer les déplacements des agresseurs
00:08:15et d'identifier donc trois suspects.
00:08:18Ça c'était mercredi.
00:08:19Et parmi eux, il y a Kobili Traoré, meurtrier de Sarah Halimi.
00:08:23Alors les trois étaient connus pour faire l'objet de soins psychiatriques.
00:08:28L'exploitation de leurs conversations téléphoniques ont révélé,
00:08:30et ça c'est très important, qu'ils se fournissaient en stupéfiants auprès de la victime,
00:08:36avec qui l'un d'eux avait un litige financier.
00:08:39On sait que Kobili Traoré a toujours consommé des stupéfiants.
00:08:43Apparemment, même en hôpital psychiatrique,
00:08:44ils se fournissaient auprès d'un dealer,
00:08:46l'enquête le dira, mais de drogue.
00:08:49Donc on apprend par le parquet de Paris que lors de sa garde à vue,
00:08:53donc hier, et bien Kobili Traoré,
00:08:55un psychiatre a attesté qu'il ne présentait pas de syndrome délirant.
00:09:00Le parquet a donc requis son placement en détention provisoire.
00:09:04On l'a appris aujourd'hui.
00:09:05Quand je vous disais que ça allait faire agir,
00:09:06et les téléspectateurs qui nous regardent,
00:09:08et nos invités qui vont agir,
00:09:09mais d'abord Elie Korshia.
00:09:10Elie, merci en tous les cas.
00:09:12Je m'adresse à l'avocat, évidemment,
00:09:13mais c'est également au président du Consistoire de France.
00:09:16Sincèrement, Elie Korshia,
00:09:17on marche sur la tête quand on voit cette histoire.
00:09:19Vraiment.
00:09:21Je ne sais pas si c'est l'avocat qui réagit,
00:09:22ou le président du Consistoire de France,
00:09:24parce que vous avez les deux étiquettes.
00:09:25Et sincèrement, je m'adresse aux deux.
00:09:27Je vais vous répondre sur les deux aspects.
00:09:29Sur le premier aspect, tout d'abord, en tant qu'avocat,
00:09:33je vais attendre bien évidemment,
00:09:35ce que nous dirons, à la fois le magistrat instructeur
00:09:38et le juge qui va être désigné dans ce dossier,
00:09:41qui a déjà dû être désigné,
00:09:43puisque l'enquête est en cours,
00:09:44que déjà le parquet a fait des déclarations.
00:09:46Donc à partir du moment où le procureur de la République
00:09:48fait des déclarations et communique à ce sujet,
00:09:51nous savons que le dossier est avancé
00:09:53et qu'ils ont déjà des charges,
00:09:55encore donc pour mettre en examen manifestement
00:09:58le communisme à l'envée.
00:10:00Donc déjà, la première émission qu'on va attendre,
00:10:02c'est de voir ce que va donner cette enquête
00:10:04et ce que donnera éventuellement ce placement en détention,
00:10:07puisque c'est de ça dont il s'agit aujourd'hui,
00:10:09c'est de savoir si dans le cadre,
00:10:11comme de cette mise en examen,
00:10:13que lui qui ne travaillerait pas à être mis en détention,
00:10:15ce qui doit être assez probable au moment où on se parle.
00:10:18Et puis, ça c'est une autre chose,
00:10:20que alors même qu'il avait été condamné,
00:10:23qu'il a échappé,
00:10:24qu'on passait sur un rapport d'assises,
00:10:26il y a eu une décision dont le criminel devrait être en assise,
00:10:29pas, comme vous l'avez rappelé,
00:10:30vous savez bien, cette bouffée délirante
00:10:32qui avait fait en sorte qu'avec des rapports d'expertise
00:10:35contradictoire notamment au niveau des experts SICA,
00:10:38en tout cas la décision avait été rendue,
00:10:40le s'est monté jusqu'à la cour de cassation,
00:10:42et donc effectivement la décision avait été rendue
00:10:44de ne pas le renvoyer devant la cour d'assises,
00:10:47il y a là, on voit que nous sommes en tort dans une affaire
00:10:49qui concerne les subbéfiants,
00:10:51avec des violences,
00:10:53avec un vol à main armé,
00:10:54et des faits de séquestration,
00:10:55donc effectivement,
00:10:56ça fait froid comme nous autres,
00:10:57quand on entend ça en tant que citoyen,
00:11:00bien évidemment,
00:11:01même si nous verrons au niveau de la justice,
00:11:03ce qui va se passer,
00:11:04et puis la deuxième chose,
00:11:05et là c'est en tant que président de la communauté juive de France,
00:11:08évidemment,
00:11:09je vous dis que lors de l'envoi des choses comme cela,
00:11:11ça nous ramène quelques années auparavant
00:11:13avec ce nœud atroce de Sarah Agnew,
00:11:18qui a un double aspect finalement,
00:11:20à la fois quand on est français,
00:11:22et encore plus quand on est un français juif,
00:11:24c'est que dans les autres affaires criminelles
00:11:26qui ont été liées à l'antisémitisme
00:11:28en cours de ces dernières années,
00:11:29on peut penser à l'affaire de la tuerie
00:11:32de l'école de Sarah Thorat,
00:11:33à la fin de la tuerie d'être cachère,
00:11:35ou d'autres,
00:11:36par exemple au meurtre de madame Mireille Knoll,
00:11:39il y avait des décisions de justice
00:11:41qui avaient été rendues,
00:11:42des décisions de justice impréhensibles,
00:11:44avec des peines claires,
00:11:46qui avaient été prononcées par la justice
00:11:48contre les auteurs.
00:11:49Le double traumatisme de l'affaire Sarah Agnew,
00:11:52c'est l'horreur du crime en lui-même,
00:11:55je n'y reviens pas,
00:11:56tout le monde se souvient,
00:11:57des conditions atroces
00:11:58dans lesquelles Sarah Agnew a été frappée,
00:12:02violentée d'une façon terrible
00:12:03et défenestrée de son appartement
00:12:05par son mort privée.
00:12:08Mais il y a eu en plus
00:12:09ce double traumatisme
00:12:11avec cette absence de condamnation,
00:12:14cette absence d'audience devant la cour d'assises
00:12:17en matière criminelle
00:12:18à laquelle on aurait pu s'attendre.
00:12:20Et effectivement,
00:12:21ce double traumatisme,
00:12:21il reste encore très fort
00:12:22lorsqu'on rappelle l'affaire Sarah Agnew,
00:12:26parce qu'effectivement,
00:12:27c'est quelque chose
00:12:27qui nous a tenu jusqu'à l'autre,
00:12:28je crois,
00:12:29profondément choquée.
00:12:30Restez avec nous
00:12:31parce que j'ai beaucoup de sujets
00:12:33évoqués avec vous
00:12:34et notamment la dernière déclaration
00:12:35de Jean-Luc Mélenchon
00:12:36qui ne manquera pas
00:12:37de vous faire réagir,
00:12:38j'en suis intimement persuadé.
00:12:39On commence avec le tour de table
00:12:42traditionnel évidemment
00:12:43sur cette affaire,
00:12:44Sabouina Ahmed-Jammer.
00:12:46Là, encore une fois,
00:12:47on marche sur la tête,
00:12:48mais littéralement,
00:12:50littéralement.
00:12:50Il y a tous les ingrédients là.
00:12:52Déjà, moi je me souviens
00:12:53que lorsque j'avais appris
00:12:54le massacre de Sarah Alimi,
00:12:55j'avais été profondément heurtée
00:12:56par cette personne
00:12:58qui l'a massacrée littéralement
00:13:00et défenestrée.
00:13:01C'est vraiment un meurtre
00:13:03qui a marqué ma mémoire
00:13:06il y a quelques années.
00:13:07Alors ça, c'est la mémoire,
00:13:08je pense,
00:13:09de tout Français humaniste.
00:13:12Ensuite, lorsqu'on observe
00:13:16les conséquences de l'état
00:13:19de M. Kobili Traoré,
00:13:22qui donc aujourd'hui
00:13:24a participé à un home jacking
00:13:27dans le 16e arrondissement.
00:13:29Mais tout va bien.
00:13:30Non mais attendez,
00:13:31alors qu'on apprend
00:13:32qu'au sein de l'hôpital psychiatré
00:13:34qu'il se fournissait en ce...
00:13:36Tout est absolument ubuesque,
00:13:39tout est absolument lunaire
00:13:41et ça renvoie bien plus largement
00:13:43qu'au cas de Sarah Alimi,
00:13:46ça renvoie à l'impéritie,
00:13:47à l'incurie de l'état
00:13:49dans son entièreté.
00:13:51Rien ne va au-delà
00:13:53de l'abjection, évidemment,
00:13:54du meurtre de Sarah Alimi.
00:13:56Que faisait M. Kobili Traoré,
00:13:59dehors, participant
00:14:00à un home jacking ?
00:14:02J'aimerais qu'on puisse
00:14:03nous donner une réponse claire.
00:14:04Est-ce qu'on a la réponse un jour ?
00:14:06C'est toujours la même question.
00:14:07Philippe ?
00:14:07Alors déjà, la chose la pire,
00:14:09moi j'ai du mal,
00:14:11alors je ne suis pas expert psychiatre,
00:14:13mais quand on voit
00:14:13les circonstances
00:14:14du meurtre de Sarah Alimi,
00:14:17qui a été tabassée
00:14:18quand même pendant plusieurs heures.
00:14:20Qu'on dit que la bouffée délirante
00:14:22a duré plusieurs heures,
00:14:23je ne suis pas expert psychiatre,
00:14:25mais j'ai du mal
00:14:26à croire cette thèse.
00:14:27Ça, c'est le premier point.
00:14:29Le deuxième point,
00:14:30ce que je trouve absolument
00:14:31incroyable au niveau du droit,
00:14:32c'est que vous avez
00:14:33un accident de voiture
00:14:34cinq jours ou six jours
00:14:35après avoir fumé un pétard
00:14:37et il vous reste encore
00:14:38des traces de cannabis,
00:14:39c'est une circonstance aggravante.
00:14:41Les assurances ne vous prennent
00:14:42pas en charge,
00:14:43avec toutes les conséquences
00:14:44qui vont avec.
00:14:45Mais là,
00:14:46vous massacrez
00:14:47une personne âgée
00:14:48pendant des heures
00:14:49sous le cannabis,
00:14:50ça vous dit,
00:14:51écoutez,
00:14:51vous aviez fumé du cannabis,
00:14:52donc vous n'étiez pas responsable,
00:14:54ce n'est pas grave.
00:14:55À ce que je sache,
00:14:56on n'a pas modifié la loi
00:14:57depuis la mort de Sarah Alimi
00:14:59pour faire que ça deviendrait
00:15:01une circonstance aggravante
00:15:02au lieu d'être une circonstance
00:15:04qui vous disculpabilise.
00:15:06Mais alors pour la suite,
00:15:08ça c'est quand même grandiose.
00:15:10Qu'on ne me dise pas,
00:15:11même s'il n'est pas en prison
00:15:13mais en hôpital psychiatrique,
00:15:14que Kobili Traoré
00:15:15n'est pas quelqu'un de dangereux.
00:15:16Il a quand même massacré
00:15:18une femme à coup de poing
00:15:19après des actes de torture.
00:15:21Il a une permission de...
00:15:22Oui, c'est ça qui me surprend aussi.
00:15:24Il n'a pas un bracelet électronique
00:15:25pour permettre de le tracer.
00:15:27Il peut acheter sa cam
00:15:29tranquillement
00:15:30à l'hôpital psychiatrique
00:15:31et aller home jacker son dealer.
00:15:33Quand je dis que la France
00:15:35est un asile psychiatrique
00:15:36à ciel ouvert,
00:15:37c'est un asile psychiatrique.
00:15:38J'étais sûr que ça allait vous faire agir
00:15:39parce que moi ça me fait agir.
00:15:41J'imagine que des spectateurs
00:15:41qui ne regardent
00:15:42si finalement il ne doit rien
00:15:43mais vraiment rien à comprendre.
00:15:45Mehdi et Bernard.
00:15:48La situation,
00:15:48elle est plus scubée
00:15:49parce que je reviens
00:15:51sur ce qu'a dit Sabrina
00:15:51et Philippe,
00:15:52c'est que d'une c'est vrai
00:15:53qu'il y a une question de droit
00:15:54qui se pose.
00:15:54Je ne comprends pas comment,
00:15:56par exemple par les accidents
00:15:57de la route,
00:15:57le cannabis c'est forcément
00:15:59une circonstance aggravant.
00:16:00C'est comme l'alcool.
00:16:01Ou la cocaïne.
00:16:03Même sur les sujets
00:16:03des VSS,
00:16:04des violences sexuelles,
00:16:05quand vous prenez de l'alcool,
00:16:06ce n'est pas une circonstance aggravant.
00:16:07Ce n'est pas l'alcool
00:16:07que vous accusez,
00:16:08c'est vous-même.
00:16:08Vous êtes responsable
00:16:09des addictions que vous avez
00:16:10et donc des substances
00:16:11que vous consommez.
00:16:12Ça ne peut pas être ce cas-là.
00:16:15Je suis désolé,
00:16:15c'est totalement lunaire.
00:16:16Quand en plus,
00:16:17il arrive à se fournir en drogue
00:16:18à l'hôpital psychiatrique.
00:16:20Ça veut dire quoi
00:16:20de l'hôpital psychiatrique français ?
00:16:21On en parle tout le temps
00:16:22de la déchéance
00:16:23de la santé française,
00:16:24de comment ça se passe,
00:16:25que l'hôpital psychiatrique
00:16:26est en énorme défaut.
00:16:28Là, ça veut dire
00:16:29qu'on est capable
00:16:29d'avoir des criminels
00:16:31qui déjà ne sont pas
00:16:32du tout surveillés.
00:16:32Donc, la personne
00:16:33peut se balader
00:16:34en...
00:16:34Quel signaux on en voit ?
00:16:36Franchement,
00:16:36c'est n'importe quoi.
00:16:37Mais pire que ça,
00:16:38ça veut dire que cette personne-là,
00:16:39en fait,
00:16:39elle a un mode opératoire.
00:16:40Elle séquestre quelqu'un.
00:16:42Elle est de nouveau violente
00:16:43avec quelqu'un.
00:16:44Donc, quand vous en arrivez
00:16:45à ce niveau-là de violence
00:16:46et que chez vous,
00:16:46c'est un mode opératoire,
00:16:47c'est complètement pensé,
00:16:49on en revient même
00:16:50à se dire,
00:16:50mais finalement,
00:16:50ça vous fait délirante.
00:16:52Mais comment le psychiatre
00:16:53a pu penser cette chose-là
00:16:54si lui,
00:16:54il est capable d'opérer
00:16:55de cette manière-là
00:16:56par la suite ?
00:16:56Ça peut même remettre
00:16:57en question
00:16:58tout ce qui s'est dit
00:16:58lors du procès auparavant.
00:17:00Donc, moi,
00:17:00je ne comprends pas.
00:17:01Ça montre juste
00:17:01que c'est totalement incohérent.
00:17:02Il y a une colère,
00:17:03je pense.
00:17:05J'ai un peu de colère
00:17:05quand j'entends ce sujet-là.
00:17:07C'est révoltant.
00:17:07C'est révoltant.
00:17:08Vraiment, c'est révoltant.
00:17:09Bernard, très rapidement,
00:17:10parce qu'on a beaucoup,
00:17:11beaucoup de sujets
00:17:11évoqués ensemble.
00:17:12Et Likorchier est toujours avec nous.
00:17:14Comment ne pas comprendre
00:17:15que 62% des Français
00:17:17n'ont pas confiance
00:17:18dans la justice ?
00:17:19C'était un sondage du JDD.
00:17:20Quand on voit
00:17:21cette affaire Traoré,
00:17:23on a ce retour de balancier
00:17:25de l'affaire Sarah Lémy
00:17:27et donc cette non-condamnation
00:17:29et cette irresponsabilité pénale.
00:17:33Et puis,
00:17:34en parallèle,
00:17:35et j'en terminerai là,
00:17:3678% des Français
00:17:38considèrent que la justice
00:17:39n'est pas assez sévère.
00:17:40Tout est dit, Thierry.
00:17:41Les Français ne peuvent pas comprendre
00:17:43que ce type d'individus
00:17:44soit encore disponible,
00:17:47libérés sur le territoire français
00:17:48et surtout qu'ils continuent
00:17:49à utiliser des stupéfiants,
00:17:51à continuer leur larcin
00:17:54et puis surtout,
00:17:55faire leur petit business
00:17:57en protection,
00:17:58je le mets entre guillemets,
00:17:59du système judiciaire.
00:18:01Ce n'est pas acceptable.
00:18:02Et toutes les condamnations nouvelles
00:18:03ne pourront pas effacer
00:18:05l'ignominie,
00:18:07et je le dis vraiment
00:18:08avec force et vigueur,
00:18:10de cette absence de jugement
00:18:12que nous ne comprenons pas
00:18:14toujours dans cette affaire Sarah Lémy.
00:18:16Allez, on change de sujet,
00:18:17on va parler politique.
00:18:18Maxime Noguay est avec nous,
00:18:20Élie Corchia est toujours avec nous
00:18:21parce que j'aimerais vraiment
00:18:22qu'il réagisse sur les propos
00:18:24de M. Mélenchon hier,
00:18:27à le moins qu'on puisse dire,
00:18:28on pourrait faire une heure d'émission
00:18:29sur Jean-Luc Mélenchon
00:18:29parce qu'il était l'effort.
00:18:31Je pense qu'il était au summum
00:18:32de sa forme,
00:18:33Jean-Luc Mélenchon.
00:18:34Mais d'abord,
00:18:34ce qui nous intéresse,
00:18:35et c'est dramatique quand même,
00:18:37c'est quand il évoque
00:18:38l'affaire Epstein.
00:18:39Alors, on va être court,
00:18:41efficace,
00:18:41on va écouter ses propos.
00:18:43Élie réagira évidemment
00:18:44en tant qu'avocat,
00:18:45mais également en tant que président
00:18:46du Conseil d'Histoire de France.
00:18:47Et puis, vous réagirez vous aussi
00:18:49parce qu'il y a de quoi dire.
00:18:51D'abord,
00:18:51Jean-Luc Mélenchon hier soir
00:18:52en grande forme à Lyon.
00:18:54Le droit à la défense,
00:18:56allez-vous faire voir
00:18:57le secret de l'instruction
00:18:59et ce sera une autre fois.
00:19:01Sauf s'il s'agit
00:19:04de l'affaire Epstein.
00:19:07Ah, je voulais dire Epstein.
00:19:09Pardon,
00:19:11ça fait plus russe Epstein.
00:19:13Alors maintenant,
00:19:14vous direz Einstein au lieu d'Einstein.
00:19:16Frankenstein au lieu de Frankenstein.
00:19:19Eh bien, voilà, non,
00:19:21tout le monde comprend
00:19:21comment il faut faire.
00:19:23Voilà.
00:19:24Je ne sais pas quoi en penser.
00:19:26Ça s'est avancé totalement.
00:19:27Mais c'est totalement lunaire.
00:19:28Il est en roue libre totale,
00:19:29Jean-Luc Mélenchon.
00:19:30En roue libre.
00:19:31Alors, Laurent Nunez a réagi
00:19:33et je vous fais réagir,
00:19:34Élie Korshia,
00:19:34sur cette roue libre
00:19:35de Jean-Luc Mélenchon.
00:19:40J'ai entendu les propos
00:19:41qu'a tenus
00:19:43Jean-Luc Mélenchon hier soir
00:19:44dans un meeting.
00:19:46D'abord, je veux dire,
00:19:46ce sont des propos abjectes.
00:19:47Ce sont des propos abjectes.
00:19:49Il se défend
00:19:49de leur caractère antisémite.
00:19:51Je crois qu'il joue
00:19:52sur l'ambiguïté.
00:19:53C'est une ambiguïté
00:19:54qui n'en est pas vraiment une.
00:19:55Voilà.
00:19:55Ça ressemble
00:19:58aux pratiques
00:19:59de M. Dieudonné,
00:20:00parfois même d'Alain Soral.
00:20:02Voilà.
00:20:02Donc, c'est tout ce que j'ai à dire.
00:20:03Je condamne évidemment
00:20:04très fermement ses propos.
00:20:05Et encore une fois,
00:20:06il y a des propos
00:20:06où on essaie de jouer
00:20:08sur l'ambiguïté,
00:20:08mais ça n'est plus une ambiguïté.
00:20:10Ça n'est plus une ambiguïté.
00:20:12Que dire, Élie Korshia ?
00:20:13Roue libre à M. Mélenchon
00:20:15hier soir.
00:20:16Roue libre totale.
00:20:18Comme vous dites,
00:20:20en roue libre,
00:20:20mais tout est préparé.
00:20:22Il n'y a pas d'improvisation.
00:20:23Ce n'est pas une erreur de langage.
00:20:26Ce n'est pas une erreur
00:20:27dans un discours.
00:20:28C'est un stratagème.
00:20:30C'est une façon
00:20:31d'utiliser des propos
00:20:34dans ces meetings
00:20:35pour essayer de diviser,
00:20:38pour essayer de créer
00:20:38évidemment la polémique.
00:20:40Et je crois qu'il en joue.
00:20:41Malheureusement, c'est cynique.
00:20:43Malheureusement, c'est déplorable
00:20:44sur un plan moral aussi.
00:20:45J'entendais les ministres de l'Intérieur
00:20:47parler d'ambiguïté
00:20:48en disant que ça n'en est pas une.
00:20:49Ça n'en est plus une d'ailleurs.
00:20:51Parce que lorsqu'on voit
00:20:52les déclarations qui se suivent
00:20:54de la part de Jean-Luc Mélenchon,
00:20:56de meeting en meeting,
00:20:57de déclaration en déclaration,
00:20:59ça fait trois dans le dos.
00:21:00J'ai noté le point de comparaison
00:21:03avec Alain Soral
00:21:04qui a été utilisé par le ministre.
00:21:06Vous savez que cette semaine,
00:21:07Alain Soral a été condamné
00:21:09à une peine de prison ferme
00:21:12avec le mandat d'arrêt.
00:21:13Lui qui aujourd'hui se cache en Suisse
00:21:16et n'est pas présent en France
00:21:17où il serait arrêté.
00:21:18On sait qu'Alain Soral avait des relais
00:21:20très forts au niveau de l'extrême droite.
00:21:23Aujourd'hui, on sait que depuis ces derniers temps,
00:21:24Alain Soral a beaucoup de relais
00:21:26à l'extrême gauche.
00:21:28Donc, on voit bien le rapport
00:21:30qui est fait dans des propos
00:21:31qui ne sont pas particulièrement choquants.
00:21:33Il sait très bien que lorsqu'il fait
00:21:34cette déclaration hier soir,
00:21:36d'un point de vue purement juridique,
00:21:37on est dans l'ambiguïté.
00:21:39Il est toujours borderline
00:21:41Jean-Luc Mélenchon.
00:21:42Mais quand Bernard Cazeneuve
00:21:44fait une déclaration ce matin
00:21:45et un tweet en disant que finalement,
00:21:47Jean-Luc Mélenchon,
00:21:48qu'il a bien connu,
00:21:49notamment au niveau du Parti socialiste
00:21:51à l'époque,
00:21:52que Jean-Luc Mélenchon
00:21:52se rêvait militérant
00:21:53et qu'il finit comme Soral,
00:21:56c'est beaucoup dire
00:21:57lorsque Bernard Cazeneuve
00:21:59fait cette déclaration.
00:22:00Et puis, je vais vous dire une chose.
00:22:01Moi, celui que j'ai vu hier soir sur scène,
00:22:03je ne sais pas si c'est un leader politique
00:22:05français digne de ce nom
00:22:07ou si c'est finalement quelqu'un
00:22:08qui pourrait très bien faire demain
00:22:10la première partie
00:22:11d'un spectacle de Dieu donné.
00:22:12On en est arrivé là aujourd'hui
00:22:15à la France insoumise
00:22:16dans des propos
00:22:17qui sont abjects et indignes.
00:22:19Et puis, on voit bien
00:22:20cette façon d'utiliser
00:22:21dans les paroles
00:22:23qu'il prononce
00:22:24cet antisémitisme larvé.
00:22:26On est avec quelqu'un
00:22:27qui dit que
00:22:29sur le combat de sa vie,
00:22:30c'est de combattre le fascisme.
00:22:31Et on voit bien
00:22:32que lui-même reprend
00:22:34les codes
00:22:35les plus nauséabonds,
00:22:36les phrases,
00:22:37les sous-entendus
00:22:38les plus nauséabonds
00:22:39de l'antisémitisme
00:22:40et du fascisme.
00:22:41C'est ça qu'on doit
00:22:42penser lorsqu'on entend
00:22:44à quoi on doit passer
00:22:45quand on entend
00:22:45ce type de propos
00:22:46indignes
00:22:47une nouvelle fois
00:22:48malheureusement
00:22:48de Jean-Luc Mélenchon
00:22:50et cette façon
00:22:51qu'il a
00:22:51de distiller
00:22:52petit à petit
00:22:54de façon très récurrente
00:22:55au cours de ces derniers mois
00:22:56et ces dernières années
00:22:57des phrases
00:22:58qui suintent,
00:23:00des propos
00:23:00qui suintent
00:23:01l'antisémitisme.
00:23:02Merci Elie Korshia,
00:23:04avocat et président
00:23:04du Conseil d'Histoire
00:23:05de France.
00:23:06On marque une pause
00:23:06et nos invités
00:23:07réagiront juste derrière.
00:23:08Merci pour ce témoignage
00:23:10et vous savez quoi ?
00:23:11J'ai le sentiment
00:23:11que ça va continuer.
00:23:13J'ai pas le sentiment
00:23:13que ça va se calmer
00:23:14à l'approche des municipales
00:23:16et à l'approche des présidentielles.
00:23:17Pourquoi ?
00:23:18Roue libre, je vous le dis.
00:23:19C'est la roue libre
00:23:20la plus totale,
00:23:21la plus absolue.
00:23:22Pourra, j'irai juste après.
00:23:23Merci de votre fidélité.
00:23:24A tout de suite.
00:23:28Il est quasiment 13h30.
00:23:30Vous savez,
00:23:30vous connaissez les nouveaux horaires
00:23:31de ce midi-douce du vendredi
00:23:33puisque nous sommes ensemble
00:23:34jusqu'à 15h.
00:23:35Nous poursuivons nos débats,
00:23:37nos échanges,
00:23:37beaucoup de sujets d'actualité
00:23:38et nous revenons évidemment
00:23:40puisque je ne vous ai pas interrogé
00:23:41ni les uns ni les autres
00:23:42sur les propos
00:23:44de M. Mélenchon hier soir.
00:23:46Je le disais,
00:23:46Maxime Le Guet,
00:23:47un seul mot me vient à l'esprit.
00:23:49Il est en roue libre
00:23:50et hier soir,
00:23:51il était en roue libre
00:23:51mais alors vraiment,
00:23:52roue libre.
00:23:53On n'aura pas le temps
00:23:54d'évoquer
00:23:55toutes les thématiques
00:23:55mais celle-là,
00:23:57elle pèse quand même lourd.
00:23:58Une roue libre
00:23:58qui plus est
00:23:59dans un carrosse antisémite.
00:24:01Il y a eu un condensé
00:24:03de Jean-Luc Mélenchon
00:24:04hier soir
00:24:04pendant près de deux heures.
00:24:05Il y a eu d'abord
00:24:06les propos orwelliens
00:24:07avec cette inversion accusatoire.
00:24:09Les responsables
00:24:10de la mort du jeune Quentin,
00:24:12ce ne sont pas
00:24:12la milice d'extrême-gauche,
00:24:13la jeune garde
00:24:14mais c'est le collectif féministe
00:24:16Némisys.
00:24:16Le guet-tapens
00:24:17organisé par la jeune garde
00:24:19devient un traquenard
00:24:20organisé par l'extrême-droite.
00:24:22La sémantique
00:24:22est toujours intéressante
00:24:23avec Jean-Luc Mélenchon.
00:24:25Et puis,
00:24:25il y a eu l'outrance,
00:24:27les propos aggeps
00:24:28sur l'antisémitisme.
00:24:29Et puis,
00:24:29il y a eu aussi
00:24:30l'attaque frontale
00:24:31vis-à-vis des journalistes
00:24:32qu'ils qualifient
00:24:33de vieux croutons.
00:24:35Sophia Chikirou
00:24:35avait lancé
00:24:37les débats,
00:24:38si j'ose dire,
00:24:38en nous qualifiant
00:24:39de nazis
00:24:40au petit pied.
00:24:41Jean-Luc Mélenchon
00:24:42est effectivement
00:24:42dans une stratégie
00:24:43de fuite en avant.
00:24:44Il a, à mon sens,
00:24:45compris qu'il ne serait plus
00:24:45au second tour
00:24:46de la présidentielle
00:24:47et qu'il maintenant
00:24:48est en train de préparer
00:24:48le troisième tour de 2027,
00:24:50à savoir celui du chaos
00:24:51dans la rue.
00:24:52Désormais,
00:24:53se pose la question
00:24:54de ses alliés à gauche.
00:24:56Parce que là,
00:24:57c'est clair,
00:24:58c'est très très clair
00:24:59ce que fait
00:24:59Jean-Luc Mélenchon.
00:25:00Que vont faire
00:25:01ses alliés à gauche,
00:25:03les Verts,
00:25:03le Parti Socialiste notamment.
00:25:05On va peut-être
00:25:05voir les réactions
00:25:07de ses alliés.
00:25:07Comme cette émission
00:25:08est parfaitement
00:25:09bien organisée
00:25:10et préparée
00:25:10par Axel Thomas.
00:25:11Du coup humain.
00:25:11Du coup humain,
00:25:12évidemment.
00:25:13Vous allez voir
00:25:13les réactions.
00:25:14D'abord,
00:25:15Marine Tondelier
00:25:16par ordre d'apparition.
00:25:18Que dit Marine Tondelier ?
00:25:19Non, mais ça ne va pas, non.
00:25:20J'essaie de faire
00:25:21Marine Tondelier.
00:25:22Vraiment,
00:25:22rien ne va dans ses propos.
00:25:24Rien.
00:25:24Ça suffit maintenant.
00:25:26Olivier Faure.
00:25:27On continue,
00:25:27Olivier Faure.
00:25:29Et antifasciste,
00:25:30celui qui combat
00:25:31le fascisme,
00:25:32pas celui qui en réutilise
00:25:34les ressorts
00:25:34les plus dangereux.
00:25:35On continue, Maxime ?
00:25:36Allez-y.
00:25:37Aurore Berger ?
00:25:37Allez, Aurore Berger.
00:25:39Je l'ai dit
00:25:39et je le redis.
00:25:40Le nouvel antisémitisme
00:25:42en France
00:25:42s'écrit en trois lettres.
00:25:44L-F-I.
00:25:45Face à les filles,
00:25:46il n'y a qu'une seule
00:25:47attitude possible,
00:25:47le combat.
00:25:48Que chacun prenne
00:25:49ses responsabilités,
00:25:50que chacun fasse le ménage
00:25:51par une voix
00:25:52pour ses antisémites.
00:25:54Et puis,
00:25:55Raphaël Glucksmann,
00:25:55pour terminer,
00:25:56et on sera totalement
00:25:58complet,
00:25:58ou presque,
00:25:59faire rire une salle
00:26:00ou en jouant
00:26:00sur le stein
00:26:01de Epstein
00:26:02comme Mélenchon,
00:26:03posé juif et sioniste
00:26:04égal sioniste
00:26:05égal génocidaire
00:26:06égal nazi
00:26:06comme Hassan
00:26:07ciblé
00:26:08les dragons célestes
00:26:09comme Guirot
00:26:10cela fait système
00:26:11et cela s'appelle
00:26:12de l'antisémitisme.
00:26:13Arrêtons de nous étonner
00:26:14et combattons-les
00:26:16dit Raphaël Glucksmann.
00:26:17Le tweet
00:26:18qui se prête
00:26:19le plus à sourire
00:26:19si j'ose dire,
00:26:20c'est celui de
00:26:21Marie-Anne Tondelier
00:26:21qui dit
00:26:21rien ne va plus,
00:26:22ça suffit,
00:26:23elle ne nomme rien.
00:26:24On ne sait même pas
00:26:24de quoi elle parle,
00:26:25elle ne parle pas
00:26:25d'antisémitisme.
00:26:26Au moins,
00:26:27ça préserve.
00:26:27Non mais on dirait
00:26:28qu'elle s'apprête
00:26:28à jouer à l'armée
00:26:29au casino.
00:26:30Rien ne va plus.
00:26:33Tous ces gens-là,
00:26:34blague à part,
00:26:35parce que le sujet
00:26:35est grave,
00:26:36tous ces gens-là
00:26:37disent cela
00:26:38mais derrière,
00:26:39les verts comme le paix
00:26:40vont continuer
00:26:41à faire des alliances
00:26:43électorales
00:26:43aux municipales
00:26:44avec la France Insoumise.
00:26:45Donc il y a juste
00:26:46incroyable entre la parole
00:26:47et ce qui va se concrétiser
00:26:50dans les actes,
00:26:51à savoir,
00:26:51pour un plat
00:26:52de l'antiélectorale,
00:26:53continuer à faire
00:26:54des alliances
00:26:54avec la France Insoumise.
00:26:55C'est ça, pardonnez-moi,
00:26:56le plus dégueulasse
00:26:57dans tout ça.
00:26:58Jean-Luc Mélenchon
00:26:59a réagi quand même ?
00:27:00Oui.
00:27:00Parce qu'on donne
00:27:01la parole à tout le monde
00:27:02et notamment,
00:27:03regardez ce qu'il dit,
00:27:04c'est un peu long,
00:27:05je ne sais pas si je vais
00:27:05tout vous lire,
00:27:06mais j'ai ironisé
00:27:07sur la volonté
00:27:07de vouloir faire
00:27:08avec Epstein
00:27:09un nom pour
00:27:12russifier le problème,
00:27:13constate notre réaction
00:27:14de ceux qui voient
00:27:15de l'antisémitisme,
00:27:16ça pose question
00:27:17sur leur réelle motivation
00:27:18sur cette question
00:27:19de l'antisémitisme
00:27:20et du côté de ceux
00:27:21qui veulent tout ramener
00:27:22à ce sujet,
00:27:22au contraire,
00:27:23j'ai longuement expliqué
00:27:23dans mon discours
00:27:24pourquoi il fallait
00:27:25tenir la religie
00:27:25loin de la politique,
00:27:26la façon de prononcer
00:27:28ce nom a fait l'objet
00:27:29de nombreux articles
00:27:30de presse
00:27:31sans soulever
00:27:31aucune polémique,
00:27:32la brutalisation,
00:27:33ça c'est extraordinaire,
00:27:34la brutalisation
00:27:35de la vie politique
00:27:35et du côté de ceux
00:27:36qui veulent nous faire taire
00:27:37à force de menaces
00:27:38et d'insultes à tout propos,
00:27:40ils suscitent délibérément
00:27:41la violence contre LFI
00:27:42de Jean-Luc Mélenchon
00:27:44évidemment qui retourne
00:27:44la situation.
00:27:45Sabrina.
00:27:47Merci Sabrina.
00:27:48Prenez votre élan
00:27:49parce que là c'est...
00:27:50Non mais vraiment,
00:27:51c'est pas une blague.
00:27:53Il y a énormément
00:27:54de choses à dire
00:27:54et c'est très grave.
00:27:55Bah oui c'est grave.
00:27:55C'est très grave ce qui se passe.
00:27:56En dehors de l'OPA linguistique
00:27:59de Jean-Luc Mélenchon
00:28:01qui, comment vous dire,
00:28:04fait de la vérité
00:28:05un mensonge
00:28:06et du mensonge
00:28:07une morale
00:28:07dont il se part
00:28:09en accusant notamment
00:28:10le collectif Némésis
00:28:12d'opérer des traquenards
00:28:13si j'ai bien compris.
00:28:15On va parler
00:28:16et même y adjoindre
00:28:17les propos de la même Chikirou
00:28:19et le rapport qu'ils ont
00:28:19avec les journalistes
00:28:21et la presse plus largement
00:28:21parce qu'il y a quand même
00:28:22beaucoup d'écueils là
00:28:23dont il faut parler.
00:28:25Moi ce que je remarque
00:28:26en dehors même
00:28:27du commentariat
00:28:28de M. Nunez
00:28:29qui a deux doigts
00:28:30de nous parler
00:28:31des valeurs de la République
00:28:32ne parle pas d'autre chose
00:28:33que d'une ambiguïté.
00:28:34Non, il ne s'agit absolument
00:28:35pas d'une ambiguïté
00:28:36ou des tweets laconiques
00:28:38qui ne nomment pas
00:28:38précisément le mal
00:28:39le mal profond
00:28:41qui est
00:28:41je suis désolée
00:28:42de le dire
00:28:43une véritable
00:28:44dimi d'utilisation
00:28:45c'est-à-dire
00:28:46le statut de dimi
00:28:47dont faisaient
00:28:48l'objet les juifs
00:28:49pendant tout le XXe siècle
00:28:50c'est-à-dire
00:28:51l'effacement progressif
00:28:52d'une composante
00:28:53culturelle française
00:28:54parce que le sujet
00:28:55est là
00:28:56et l'État
00:28:57qui renonce
00:28:58délibérément
00:28:59je le dis délibérément
00:29:00à protéger
00:29:01cette composante
00:29:03culturelle
00:29:03qui est essentielle
00:29:04à la nation
00:29:06à la nation française
00:29:07et pas à la république
00:29:08à la nation française
00:29:09c'est ça le constat
00:29:10aujourd'hui
00:29:11que j'en fais
00:29:11et M. Mélenchon
00:29:13qui parle
00:29:14lors d'un meeting politique
00:29:15en soutien
00:29:16à une élue
00:29:17dont il est censé
00:29:18parler quand même
00:29:18a priori
00:29:19du projet politique
00:29:20pour l'Élysée
00:29:20que fait-il
00:29:22parce que tout ça
00:29:24est un calcul
00:29:25tout ça est un calcul
00:29:27délibéré
00:29:28millimétré
00:29:29au détail près
00:29:30parce qu'il sait
00:29:31très bien
00:29:31Jean-Luc Mélenchon
00:29:32en raison
00:29:33effectivement
00:29:33comme vous le disiez
00:29:34tout à l'heure
00:29:35de sa panique
00:29:36de perdre
00:29:37parce qu'il sait
00:29:38que la France insoumise
00:29:39est de plus en plus isolée
00:29:40qu'il y a M. Glucksmann
00:29:42qu'il y a M. Hollande
00:29:43qui tente
00:29:43à se singulariser
00:29:45à s'extirper
00:29:46du carcan
00:29:47LFiste
00:29:48il comprend très bien
00:29:49qu'il est en train
00:29:49de perdre des voix
00:29:50et comme
00:29:51il se doit
00:29:52et lui doit
00:29:53de mobiliser
00:29:54son électorat
00:29:55qu'utilise-t-il
00:29:55le carburant
00:29:57idéologique
00:29:57de l'antisémitisme
00:29:59parce qu'il ne lui reste
00:30:00plus que cette fibre
00:30:01mobilisatrice
00:30:02pour sa créolisation chimérique
00:30:04pour son grand remplacement
00:30:06édénique
00:30:07parce qu'en dehors
00:30:08du conflit
00:30:09israélo-palestinien
00:30:10il n'y a pas
00:30:11de vecteur mobilisateur
00:30:12entre les islamistes
00:30:14les transidentitaires
00:30:15et encore
00:30:16d'autres écueils
00:30:16qui font partie
00:30:17de son lampède prolétariat
00:30:18Philippe
00:30:19ce qui est dommage
00:30:19pour la candidate
00:30:20de Lyon
00:30:21Anaïs Belouassachérif
00:30:23il n'a été
00:30:24aucunement questionnel
00:30:25il était venu
00:30:26pour ça initialement
00:30:27elle doit être content
00:30:28d'avoir le soutien
00:30:29de monsieur Mélenchon
00:30:30hier soir
00:30:31je pense que ça a bien
00:30:31aidé sa campagne
00:30:32à Lyon
00:30:33Philippe
00:30:34alors déjà
00:30:34l'argument
00:30:35de dire
00:30:36Epstein
00:30:36pour russifier
00:30:37le nom
00:30:38c'est grotesque
00:30:39parce que
00:30:39permettez-moi
00:30:40de vous dire une chose
00:30:40quand on parle des russes
00:30:41éventuellement
00:30:42comme on dit
00:30:42les rose bif
00:30:43pour les anglais
00:30:43on dit les pop-off
00:30:44mais on ne dit pas
00:30:45les poutines
00:30:46les gagarines
00:30:47les kossiguines
00:30:48ou les yeltsines
00:30:48d'accord
00:30:49ça c'est le premier point
00:30:51ensuite
00:30:53monsieur Corsia
00:30:54disait que
00:30:55c'était digne de Soral
00:30:57j'ai vu une vidéo
00:30:58d'Alain Soral
00:30:59qui dit
00:31:00Epstein ou Epstein
00:31:01ça c'est la version
00:31:03côte-est
00:31:03Wall Street
00:31:04et Weinstein ou Weinstein
00:31:06c'est la version
00:31:07côte-ouest
00:31:08Hollywood
00:31:09la vidéo
00:31:10tourne sur internet
00:31:11elle ressort
00:31:12alors oui là
00:31:12on peut dire
00:31:13que c'est du Soral
00:31:14c'est du Soral
00:31:14dans le texte
00:31:15alors il n'y a pas
00:31:16de doute là-dessus
00:31:17mais il y a quand même
00:31:18autre chose
00:31:19oser qualifier
00:31:20la jeune garde
00:31:21de frère
00:31:23il s'enferme
00:31:24dans sa défense
00:31:25il n'y a pas de problème
00:31:25alors qu'on est à moins
00:31:26de deux semaines
00:31:27du meurtre
00:31:28de Quentin
00:31:30à Lyon
00:31:31dans la même ville
00:31:32donc par les gens
00:31:33de la jeune garde
00:31:34alors ils sont
00:31:34ils sont présumés
00:31:35innocents soit
00:31:36mais les caméras
00:31:37de vidéosurveillance
00:31:38disent quand même
00:31:39pas mal de choses
00:31:39ok
00:31:40plus les décisions
00:31:41de mise sous
00:31:42ordinate de dépôt
00:31:43par les juges
00:31:44fin de l'histoire
00:31:45c'est d'une indécence
00:31:46totale
00:31:47autre chose
00:31:48j'aimerais entendre
00:31:50parce que ça m'a amusé
00:31:51Jérôme Guet
00:31:52j'ai fait un tweet
00:31:52condamnant les propos
00:31:53de Jean-Luc Mélenchon
00:31:54mais Jérôme Guet
00:31:56comme Aurore Lalluc
00:31:57voterait
00:31:58Jean-Luc Mélenchon
00:31:58c'est pour ça que
00:32:00je pense que
00:32:01ceux qui disent
00:32:02que Jean-Luc Mélenchon
00:32:03est en train
00:32:05de se suicider
00:32:05pour la prochaine présidentielle
00:32:07je pense qu'ils se trompent
00:32:08parce qu'ils visent
00:32:09un électorat
00:32:10un électorat
00:32:11qui a des opinions
00:32:14hyper
00:32:16radicales
00:32:17et que
00:32:18comme de toute façon
00:32:19à gauche
00:32:19Ford ne représente rien
00:32:21Marine Tondelienne
00:32:22ne représente rien
00:32:23et Fabien Roussel
00:32:24ne représente rien
00:32:24et vous avez François Hollande
00:32:25en embuscade
00:32:26oui mais François Hollande
00:32:27en représentera au mieux
00:32:28que 8 à 10% des voix
00:32:29Jérôme Guet
00:32:30il n'a pas réagi
00:32:31sur les propos de
00:32:31si si il a mis un tweet
00:32:32que c'était odieux
00:32:33mais il votera quand même
00:32:34pour lui
00:32:34il a juste pas tant
00:32:35oui mais il votera quand même
00:32:37pour lui
00:32:37il n'y a pas de problème
00:32:38il n'y a pas de problème
00:32:39là-dessus
00:32:39on peut y avoir traité
00:32:40de salopards
00:32:40oui
00:32:40de salopards
00:32:42et anti-sémites
00:32:42je l'ai oublié
00:32:45très rapidement
00:32:45au midi
00:32:46et Bernard
00:32:46de toute façon
00:32:47la gauche
00:32:48elle est structurellement faible
00:32:49le PS n'existe pas
00:32:50aujourd'hui sans LFI
00:32:51donc quoi qu'il arrive
00:32:52aujourd'hui
00:32:53le PS ne peut pas
00:32:54faire sans LFI
00:32:55donc ce que fait
00:32:55Jean-Luc Mélenchon
00:32:56c'est de la stratégie politique
00:32:58c'est très cynique
00:32:59c'est qu'il se rend
00:32:59infréquentable
00:33:00mais de toute façon
00:33:01dans les urnes
00:33:02les électeurs de gauche
00:33:03ils auront au pire
00:33:04fait un petit vote honteux
00:33:05ils auront déposé
00:33:07leur petit vote
00:33:07pour LFI
00:33:08quand vous regardez
00:33:09les élections municipales
00:33:10dans les grandes villes
00:33:11aucun parti de gauche
00:33:13ne peut gagner
00:33:13sans LFI
00:33:14donc aujourd'hui
00:33:14le magistère
00:33:15il est autour
00:33:16de Jean-Luc Mélenchon
00:33:17ça c'est le premier point
00:33:18ensuite il ment
00:33:18dans son tweet
00:33:19lorsqu'il dit
00:33:20que la religion
00:33:21ne doit pas être
00:33:22insérée dans la politique
00:33:23c'est tout le temps lui
00:33:24qui parle d'hysémophobie
00:33:25toute la journée
00:33:25il ramène tout
00:33:27qui a ramené
00:33:28le CCIE
00:33:28qui est l'ancien CCIF
00:33:30organe des frères musulmans
00:33:31à l'Assemblée nationale
00:33:32c'est bien Raphaël Arnaud
00:33:33donc il incorpore bien
00:33:34la religion
00:33:35dans le politique
00:33:37donc déjà à ce niveau là
00:33:38c'est un menteur
00:33:38et dernier point
00:33:39quand on parle d'Alain Soral
00:33:40mais il a été condamné hier
00:33:42donc il utilise bien
00:33:42la dialectique d'Alain Soral
00:33:43qui lui est antisémite
00:33:44puisqu'il était condamné
00:33:45pour ça
00:33:46mais je rappelle un point
00:33:47c'est que
00:33:47lorsque Jean-Luc Mélenchon
00:33:49fait ça
00:33:49il utilise donc
00:33:51cet imaginaire
00:33:51il utilise cet imaginaire
00:33:52il utilise cet imaginaire là
00:33:54pardon
00:33:54mais il a le droit de
00:33:55il peut franchir la ligne
00:33:56combien de fois
00:33:57Jean-Luc Mélenchon
00:33:58à un moment c'est que
00:33:59roule libre je vous ai dit
00:34:00roule libre
00:34:01on n'a qu'à prévenir tout le monde
00:34:02nos parlementaires se saisissent
00:34:04ils font une loi
00:34:05ils vont l'appeler la loi
00:34:05Jean-Luc Mélenchon
00:34:06et Jean-Luc Mélenchon
00:34:06il a le droit de faire ce qu'il veut
00:34:08et le reste de la France
00:34:09n'a le droit de rien faire
00:34:10lui il peut franchir la ligne
00:34:11autant de fois
00:34:11vous avez eu des limites
00:34:11chez Jean-Luc Mélenchon
00:34:12il n'y en a pas
00:34:13c'est incroyable
00:34:13il peut aller mais très loin
00:34:14derrière la ligne
00:34:15il peut même carrément
00:34:16aplatir dans l'ambute
00:34:17poser un essai
00:34:18complètement antisémite
00:34:19et à la fin il revient
00:34:19et personne n'a le droit
00:34:20de rien dire
00:34:21parce que c'est Jean-Luc Mélenchon
00:34:22si quelqu'un à droite
00:34:23ou au centre
00:34:24fait exactement la même chose
00:34:25il est mort
00:34:26il est mort politiquement
00:34:28mais là Jean-Luc Mélenchon
00:34:28a le droit
00:34:29c'est incompréhensible
00:34:29il n'y a pas de limite
00:34:30il n'y a pas de limite
00:34:31et encore on ne vous a pas
00:34:32passé les autres extraits
00:34:33on a parlé un peu des médias
00:34:35mais Philippe David
00:34:35a eu raison d'insister
00:34:37sur le fait que désormais
00:34:38pour Jean-Luc Mélenchon
00:34:39la jeune garde
00:34:40ce ne sont plus des alliés
00:34:41il les inscrit dans la fraternité
00:34:42ils sont des frères
00:34:43ils sont des frères
00:34:44mais pourquoi voulez-vous
00:34:45qu'il change ?
00:34:45il n'a pas changé depuis le départ
00:34:46parce qu'il est radicaliste
00:34:47ça va
00:34:48il ne coûtera pas une voix
00:34:50mais il ne changera pas
00:34:51il ne changera pas
00:34:53puis en plus on a les images
00:34:54la boîte archive
00:34:54etc
00:34:56non il est jusqu'au boutiste
00:34:57et puis comme vous dites
00:34:58il n'y a pas de limite
00:35:00il n'y a pas besoin
00:35:01d'avoir de limite
00:35:01personne ne lui en impose
00:35:02ça promet jusqu'en 2027
00:35:04ça promet
00:35:04je vous dis que ça promet
00:35:06je rebondis
00:35:07et je vais dans le sens
00:35:08de ce que disait Mehdi Raich
00:35:09c'est que
00:35:10ceux qui pensent
00:35:11que c'est un épiphénomène
00:35:12et que c'est une maladresse
00:35:13se trompent d'analyse
00:35:16au contraire
00:35:17c'est une radicalisation
00:35:18affirmée
00:35:19assumée
00:35:20de Jean-Luc Mélenchon
00:35:21et de l'EFI
00:35:22on voit Jean-Luc Mélenchon
00:35:23mais écoutez la salle
00:35:25qui applaudit
00:35:26qui rigole
00:35:27et qui adoube
00:35:29le tribun
00:35:30c'est ce que disait
00:35:30Luc Orchard
00:35:31il pourrait jouer
00:35:32dans un spectacle
00:35:33c'est un spectacle
00:35:34vous l'avez dit Thierry
00:35:36une fuite en avant
00:35:37moi j'appellerais même
00:35:38une course en avant
00:35:38bien sûr
00:35:39vers un nouveau
00:35:41discours politique
00:35:42extrêmement radical
00:35:43qui joue
00:35:44le troisième tour
00:35:45des présidentielles
00:35:46s'ils ne sont pas
00:35:47au second tour
00:35:48c'est-à-dire le chaos
00:35:49avec une affirmation
00:35:51d'un nouveau
00:35:52négationniste
00:35:53politique, économique
00:35:53et sociétal
00:35:55tout simplement
00:35:56pour se démarquer
00:35:57du parti socialiste
00:35:59malheureusement
00:35:59le parti socialiste
00:36:00qui n'existe plus
00:36:02n'aura pas le courage
00:36:03de rompre
00:36:04ce cordon ombilical
00:36:05on espérerait cela
00:36:07malheureusement
00:36:08on va bien le voir
00:36:08au lésion municipal
00:36:09il y en aura
00:36:10trop encore d'alliances
00:36:11et Maxime Le Guay
00:36:12l'évoquait justement
00:36:13tout à l'heure
00:36:14au premier tour
00:36:15et au deuxième tour
00:36:16on fera le bilan
00:36:17et on verra bien
00:36:18que certains
00:36:19se sont bouchés le nez
00:36:20y compris
00:36:21chez les amis
00:36:21de madame Tondelier
00:36:22ils ont déjà commencé
00:36:23à se boucher le nez
00:36:24mon cher Bernard
00:36:25donc ils n'ont aucune raison
00:36:26de...
00:36:26ils se bouchent le nez
00:36:27et ils ferment la bouche
00:36:28puisqu'ils n'arrivent pas
00:36:29à nommer les choses
00:36:29je répète
00:36:30Marine Tondelier
00:36:31ils risquent trop
00:36:32ils risquent trop
00:36:33évidemment
00:36:33Marine Tondelier
00:36:34elle ne peut pas parler
00:36:35parce que si elle dit
00:36:36ce que dit Jean-Luc Mélenchon
00:36:37c'est en gros
00:36:38c'est un antisémitisme
00:36:40de Schrödinger
00:36:40ça a la couleur
00:36:41de l'antisémitisme
00:36:41ça a l'odeur
00:36:42de l'antisémitisme
00:36:43mais ce n'est pas
00:36:44de l'antisémitisme
00:36:44par miracle
00:36:45c'est un antisémitisme
00:36:46quantique
00:36:47ça promet les amis
00:36:48elle risque
00:36:49si Marine Tondelier
00:36:50dit quelque chose
00:36:50sur Jean-Luc Mélenchon
00:36:51elle se fait tout de suite
00:36:52anesthésier par lui
00:36:53allez on va parler justice
00:36:54on va retrouver notre amie
00:36:55Célia Barotte
00:36:56à Châteauroux
00:36:58avec cette affaire
00:36:59c'est aujourd'hui Célia
00:37:00que comparait d'un justice
00:37:01la mère du meurtrier
00:37:03donc de Matisse
00:37:05vous vous souvenez
00:37:06c'est là aussi
00:37:06c'est atroce
00:37:08quand on avait évoqué
00:37:10ce qui s'était passé
00:37:11elle est soupçonnée
00:37:12ma chère Célia
00:37:13d'avoir elle aussi
00:37:14porté des coups
00:37:15aux garçons de 15 ans
00:37:16et ça s'était passé
00:37:17donc en avril 2024
00:37:20racontez-nous tout cela
00:37:21et les enjeux Célia
00:37:22bonjour Célia
00:37:25bonjour Thierry
00:37:25oui après son fils
00:37:27c'est au tour de cette femme
00:37:28âgée de 37 ans
00:37:29au moment des faits
00:37:30de comparaître
00:37:30devant la justice
00:37:31elle est soupçonnée
00:37:32d'avoir porté des gifles
00:37:34d'avoir porté des coups
00:37:35à Matisse
00:37:36lorsqu'il se trouvait au sol
00:37:37lorsqu'il était en train
00:37:39d'agoniser
00:37:40elle est donc
00:37:41poursuivie
00:37:42devant la justice
00:37:43pour cette qualification
00:37:44de violence
00:37:45sur personnes vulnérables
00:37:46sans incapacité
00:37:47totale
00:37:48de travail
00:37:49et cette qualification
00:37:50a été expliquée
00:37:51par le procureur
00:37:52de la République
00:37:53de Châteauroux
00:37:53avec ses mots
00:37:56il a expliqué
00:37:56que cette qualification
00:37:58était donnée
00:38:00à cette affaire
00:38:02puisque les coups
00:38:04qui ont été portés
00:38:05n'ont pas donné
00:38:07le décès
00:38:08de Matisse
00:38:09mais les coups portés
00:38:11peuvent lui faire
00:38:12encourir
00:38:13jusqu'à 3 ans
00:38:14d'emprisonnement
00:38:14et 45 000 euros
00:38:15d'amende
00:38:16un procès
00:38:16qui se déroule
00:38:17à huis clos
00:38:18nous avons pu voir
00:38:19la mère
00:38:20et le grand frère
00:38:21de Matisse
00:38:22qui assistent
00:38:23à ce procès
00:38:24c'est une nouvelle
00:38:24étape judiciaire
00:38:25pour eux
00:38:26une étape judiciaire
00:38:27qu'ils vivent
00:38:28avec la douleur
00:38:29mais aussi
00:38:29avec beaucoup de courage
00:38:30et beaucoup de dignité
00:38:31ils n'ont pas souhaité
00:38:32s'exprimer
00:38:32face aux journalistes
00:38:34présents aujourd'hui
00:38:34un dispositif de sécurité
00:38:36a également été
00:38:36mis en place
00:38:37puisque lors du premier procès
00:38:39le premier chapitre judiciaire
00:38:41lorsque le mineur
00:38:42a été condamné
00:38:44à 8 ans d'emprisonnement
00:38:45la mère
00:38:46donc la prévenue du jour
00:38:48avait quitté
00:38:49le tribunal
00:38:49sous une huée
00:38:50d'insultes
00:38:51et de cris
00:38:51certaines personnes
00:38:52l'avaient prise à partie
00:38:54puisque ici
00:38:54cette affaire
00:38:55a fait beaucoup de bruit
00:38:57à Châteauroux
00:38:57beaucoup d'habitants
00:38:59soutiennent
00:39:00la famille de Matisse
00:39:01qui ne souhaitent pas
00:39:02se venger
00:39:02mais souhaitent une peine
00:39:03à la hauteur
00:39:04de la souffrance
00:39:05qu'ils vivent
00:39:05ils expliquent
00:39:06qu'eux
00:39:06ils ont pris
00:39:07perpétuité
00:39:08et donc cette femme
00:39:09aujourd'hui
00:39:09qui est en cours
00:39:10jusqu'à 3 ans
00:39:11d'emprisonnement
00:39:12puisqu'elle est jugée
00:39:13juste pour des violences
00:39:14sur personnes vulnérables
00:39:16sans incapacité totale
00:39:17de travail
00:39:18elle aurait porté
00:39:20des gifles
00:39:20à Matisse
00:39:21lorsqu'il était
00:39:21par terre
00:39:22c'était donc
00:39:23en avril 2024
00:39:24vous l'avez rappelé
00:39:25Thierry
00:39:26une affaire qui donc
00:39:27même 2 ans après
00:39:29porte encore
00:39:30beaucoup d'émotions
00:39:31ici à Châteauroux
00:39:32merci
00:39:32Célia Barotte
00:39:33et vous suivez
00:39:34cette affaire
00:39:35et ce procès
00:39:36pour ces news
00:39:37on retrouvera
00:39:37tout au long
00:39:38de l'après-midi
00:39:39mais que dire
00:39:39vous imaginez ça
00:39:41mais dans quel monde
00:39:42on vit
00:39:43on reste Thierry
00:39:44dans la relation
00:39:45encore avec
00:39:45la justice
00:39:46c'est effarant
00:39:47et cette insatisfaction
00:39:49des français
00:39:49sur ce qui se passe
00:39:50aujourd'hui
00:39:52la mise en cause
00:39:55d'un certain nombre
00:39:56de prévenus
00:39:57qui aujourd'hui
00:39:58ne sont pas
00:39:59à la hauteur
00:40:00en tous les cas
00:40:01dans la
00:40:02je parle au niveau
00:40:03du soutien
00:40:04de la population
00:40:05et on oublie toujours
00:40:07Thierry
00:40:08les familles
00:40:08les familles
00:40:09la détresse
00:40:10et peut-être
00:40:11c'est peut-être là
00:40:12aujourd'hui sur le plateau
00:40:12on est tous d'accord
00:40:13mais je sais que c'est aussi
00:40:14partie d'une défense
00:40:16de notre chaîne
00:40:17c'est que
00:40:18on reste trop souvent
00:40:19dans une désespérance
00:40:22des familles
00:40:23des victimes
00:40:23qui ne comprennent pas
00:40:24soit le jugement
00:40:25soit l'accompagnement
00:40:26et qui se sentent
00:40:27vraiment isolés
00:40:27face à ce type de situation
00:40:29et les parents de Baptiste
00:40:30eux
00:40:30ils ont pris
00:40:31la perpétuité
00:40:32la perpétuité
00:40:33il ne faut pas l'oublier
00:40:34évidemment
00:40:35on marque une pause
00:40:36les amis
00:40:36on se retrouve dans
00:40:37quelques instants
00:40:38on parlera
00:40:39des chiffres
00:40:40de la délinquance
00:40:41et des violences
00:40:43notamment sexuelles
00:40:44avec
00:40:45Juliette Sadat
00:40:46qui prendra votre place
00:40:47vous nous quittez
00:40:48ou vous restez avec nous
00:40:48vous nous quittez
00:40:50je reviendrai la semaine prochaine
00:40:52merci beaucoup
00:40:53on a beaucoup de choses
00:40:55à évoquer
00:40:56on sera avec
00:40:57Thomas Le Sueur
00:40:58également
00:40:58qui sera
00:40:59notre invité
00:40:59ne manquez pas
00:41:00ce rendez-vous
00:41:00c'est important
00:41:01c'est le directeur
00:41:02de la protection judiciaire
00:41:03de jeunesse
00:41:04au ministère de la justice
00:41:05il nous expliquera
00:41:06les missions
00:41:07de ces services
00:41:08on parlera d'un ouvrage
00:41:09qui a été interdit
00:41:10on vous dira pourquoi
00:41:11aussi pour la jeunesse
00:41:12ça fait 20 ans
00:41:13que ça circule en France
00:41:14ce type de manuel
00:41:15c'est ça
00:41:15ça fait 20 ans
00:41:16il était peut-être temps d'agir
00:41:17non ?
00:41:17peut-être
00:41:35peut-être
00:41:36toujours présenter l'équipe
00:41:36dans quelques instants
00:41:37mais nous commençons
00:41:38Tradition Bliche
00:41:39par l'éphémérite du jour
00:41:39Alexandra Martinez
00:41:46chers amis
00:41:46bonjour
00:41:47Saint Grégoire de Narek
00:41:49que nous fêtons aujourd'hui
00:41:50est une figure majeure
00:41:52de l'église d'Arménie
00:41:53en Occident
00:41:54il faut reconnaître
00:41:55qu'on le connaît
00:41:56encore assez mal
00:41:57alors qu'il a été fait
00:41:58docteur de l'église
00:41:59en 2015
00:42:00par le pape François
00:42:02voici l'histoire
00:42:03de ce très grand mystique
00:42:05nous sommes au 10ème siècle
00:42:07Grégoire perd sa mère
00:42:09très jeune
00:42:09et son père
00:42:10le confie à un monastère
00:42:12où il se passionne
00:42:13pour les études
00:42:14il est si brillant
00:42:15qu'on se méfie de lui
00:42:17on cherche à le piéger
00:42:18un jour de jeûne
00:42:20on veut le tenter
00:42:21en lui apportant
00:42:22un pâté à manger
00:42:23en vin
00:42:24Grégoire répond
00:42:25par un miracle
00:42:26il ressuscite
00:42:27les oiseaux
00:42:28dont la chair
00:42:29a servi à faire le pâté
00:42:30et qui s'envolent
00:42:31dans la foulée
00:42:32Grégoire est surtout
00:42:33connu pour ses nombreux écrits
00:42:35comme son célèbre livre
00:42:37des lamentations
00:42:38qui contient
00:42:3895 prières
00:42:40toujours au coeur
00:42:41de la spiritualité arménienne
00:42:43il meurt en 1003
00:42:45le mausolée
00:42:47qui a été bâti
00:42:47pour lui à Narek
00:42:49a malheureusement
00:42:49été détruit
00:42:51pendant le génocide arménien
00:42:52et voici pour finir
00:42:54l'extrait
00:42:55de l'une de ses méditations
00:42:56avec moi
00:42:58ténèbre
00:42:59tu es lumière
00:43:00avec moi
00:43:01qui suis mort
00:43:02tu es vie
00:43:03c'est tout pour aujourd'hui
00:43:05à demain
00:43:06chers amis
00:43:07ciao
00:43:11et avant de vous présenter
00:43:13l'équipe du jour
00:43:14on fait un point
00:43:15elle fait partie de l'équipe
00:43:16c'est Somaya Labili
00:43:17tout retourne au plaît
00:43:18de l'information
00:43:19avec vous
00:43:19Somaya
00:43:20rebonjour Thierry
00:43:21et bonjour à tous
00:43:22à la une de l'actualité
00:43:23le meurtrier de Sarah Halimi
00:43:25déclaré irresponsable
00:43:26en 2019
00:43:27présenté à un juge
00:43:28pour séquestration
00:43:30et vol avec arme
00:43:31il est soupçonné
00:43:32d'avoir participé
00:43:32au lynchage
00:43:33d'un homme
00:43:34habitant le 16ème arrondissement
00:43:35de Paris
00:43:36avec deux autres complices
00:43:37et de lui avoir dérobé
00:43:38plusieurs objets de valeur
00:43:40plus de détails
00:43:41avec Corentin Alonso
00:43:43le meurtrier de Sarah Halimi
00:43:45Kobili Traoré
00:43:46bénéficiait d'autorisation
00:43:48de sortie
00:43:48malgré son internement
00:43:50en hôpital psychiatrique
00:43:51et son lourd passé judiciaire
00:43:53il a été placé
00:43:54en garde à vue
00:43:55cette semaine
00:43:55avec deux complices
00:43:57pour des faits
00:43:57de vol à main armée
00:43:58et séquestration
00:44:00dans un appartement parisien
00:44:01du 16ème arrondissement
00:44:02l'exploitation
00:44:03de leurs conversations
00:44:04téléphoniques
00:44:05ont révélé
00:44:05qu'ils se fournissaient
00:44:06en stupéfiant
00:44:07auprès de la victime
00:44:08avec qui l'un d'eux
00:44:10avait un litige financier
00:44:11les trois hommes
00:44:12sont soupçonnés
00:44:13d'avoir aspergé
00:44:14la victime
00:44:14avec du gaz lacrymogène
00:44:16puis de l'avoir frappé
00:44:17au visage
00:44:18baillonné
00:44:18et attaché
00:44:19sur une chaise
00:44:20le préjudice
00:44:21des objets dérobés
00:44:22est estimé
00:44:23entre 50 et 100 000 euros
00:44:24l'homme
00:44:25né en 1990
00:44:27de nationalité française
00:44:28était hospitalisé
00:44:30à Saint-Maurice
00:44:30dans le Val-de-Marne
00:44:31la nuit du 4 avril 2017
00:44:33il avait battu
00:44:35Sarah Halimi
00:44:35sa voisine juive
00:44:37de 65 ans
00:44:37avant de la défenestrer
00:44:39du 3ème étage
00:44:40l'affaire
00:44:41avait profondément
00:44:42ému la France
00:44:43après plusieurs années
00:44:45de procédures judiciaires
00:44:46et malgré la demande
00:44:47de la famille
00:44:47d'avoir un procès
00:44:48le 19 décembre 2019
00:44:50la justice
00:44:51le déclare
00:44:52irresponsable
00:44:53pénalement
00:44:53considérant
00:44:54que l'homme
00:44:55avait commis
00:44:55l'effet
00:44:55après avoir
00:44:56consommé
00:44:56du cannabis
00:44:57elle a ordonné
00:44:58son hospitalisation
00:44:59avec des mesures
00:45:00de sûreté
00:45:01pour 20 ans
00:45:02le parquet
00:45:03a requis
00:45:04le placement
00:45:04de Kobili Traoré
00:45:05et de ses complices
00:45:06en détention provisoire
00:45:09direction la cour d'assises
00:45:10spéciale de Paris
00:45:11à présent
00:45:12c'est là que vous vous trouvez
00:45:13Tanguy Hamon
00:45:1320 ans de réclusion
00:45:15requis en appel
00:45:16contre les deux auteurs
00:45:17de la campagne de haine
00:45:18visant Samuel Paty
00:45:19des peines bien plus sévères
00:45:21qu'en première instance
00:45:23racontez-nous
00:45:29alors nous avons visiblement
00:45:31des problèmes de liaison
00:45:32avec vous Tanguy
00:45:33on vous retrouvera
00:45:33un petit peu plus tard
00:45:34dans l'émission
00:45:36de Thierry
00:45:37on termine avec ce coup
00:45:39de massue
00:45:39pour les paysans
00:45:40en plein salon
00:45:41de l'agriculture
00:45:42tous les syndicats
00:45:43à commencer par la FNSEA
00:45:45dénoncent un déni
00:45:46de démocratie
00:45:47suite à la décision
00:45:48de l'Union Européenne
00:45:49d'appliquer provisoirement
00:45:51l'accord commercial
00:45:51avec le Mercosur
00:45:53incompréhension également
00:45:54du chef de l'Etat
00:45:56écouté
00:45:58c'est une surprise
00:45:59et une mauvaise surprise
00:46:02et pour le Parlement Européen
00:46:03c'est une mauvaise manière
00:46:05en tout cas
00:46:06pour ce qui nous concerne
00:46:07nous serons vigilants
00:46:08et nous veillerons
00:46:10à ce que
00:46:11ce que nous avons
00:46:12durement négocié
00:46:13durant ces derniers mois
00:46:14soit respecté
00:46:15nous serons intraitables
00:46:16sur le respect de ces règles
00:46:19parce que
00:46:19notre Europe
00:46:21a beaucoup
00:46:21alourdi les règles
00:46:22sur nos producteurs
00:46:23ces dernières années
00:46:25et donc
00:46:25je ne défendrai
00:46:26jamais un accord
00:46:27qui est laxiste
00:46:29à l'égard de ce qu'on apporte
00:46:30et dur
00:46:31à l'égard de ce qu'on produit
00:46:32chez nous
00:46:32et à contrario
00:46:33l'Allemagne
00:46:34l'Allemagne salue
00:46:36une décision
00:46:36qui apportera
00:46:38prospérité
00:46:39et croissance
00:46:40Thierry
00:46:40c'était le mot de la fin
00:46:41c'était le mot de la fin
00:46:43merci
00:46:44merci beaucoup
00:46:45avec plaisir
00:46:46allez on va parler écho
00:46:47on va parler écho
00:46:56et pour parler écho
00:46:58j'accueille beaucoup de plaisir
00:46:59Bérenice de Ville
00:47:00Florio
00:47:01bonjour
00:47:02bonjour Thierry
00:47:03on va parler des Pokémon
00:47:04j'ai passé l'âge
00:47:04j'ai passé l'âge
00:47:05du Pokémon
00:47:06mais le phénomène est mondial
00:47:08mais je ne savais pas
00:47:08en fait le Pokémon Day
00:47:11aujourd'hui c'est ça ?
00:47:12et oui c'est les 30 ans
00:47:13en fait les 30 ans
00:47:14du Pokémon
00:47:15donc c'est un phénomène mondial
00:47:16c'est la franchise médiatique
00:47:18la plus lucrative
00:47:19de tous les temps
00:47:20loin devant
00:47:21Star Wars
00:47:22Harry Potter
00:47:22Mickey Mouse
00:47:24et même
00:47:24Hello Kitty
00:47:26150 milliards
00:47:27de dollars
00:47:28cumulés
00:47:29c'est l'estimation
00:47:29du chiffre d'affaires
00:47:30depuis le début
00:47:31alors ça a commencé en 96
00:47:33avec un premier jeu vidéo
00:47:34puis ensuite
00:47:35la franchise a adopté
00:47:36une stratégie multisupport
00:47:38donc comme vous pouvez le voir
00:47:39des accessoires
00:47:40des jeux
00:47:41des cartes évidemment
00:47:41à collectionner
00:47:42une série animée
00:47:44des Legos
00:47:45enfin divers accessoires
00:47:45j'en passe
00:47:46le premier parc d'attractions
00:47:48Pokémon
00:47:49a même ouvert
00:47:50vous allez voir
00:47:50les images juste là
00:47:51voilà
00:47:52ça a ouvert au début du mois
00:47:53à côté de Tokyo
00:47:54ça s'appelle Poké Park Kanto
00:47:56bref c'est une folie
00:47:57que rien ne semble arrêter
00:47:58et certains sont
00:47:59complètement dingues
00:48:00ils collectionnent
00:48:01ils collectionnent
00:48:02à mort les cartes Pokémon
00:48:03c'est pas mon cas
00:48:04mais en tous les cas
00:48:05ça existe
00:48:05bon et bien sachez
00:48:06qu'il y a ceux
00:48:07qui sont nostalgiques
00:48:08de leur enfance
00:48:09et puis il y a ceux
00:48:10qui voient là
00:48:11un investissement financier
00:48:12et du coup
00:48:13le marché des cartes
00:48:15explose
00:48:15elles connaissent
00:48:16depuis plusieurs années
00:48:17une forte inflation
00:48:18à tel point
00:48:19qu'il y a des boutiques
00:48:20dédiées à ces cartes
00:48:21qui ouvrent
00:48:22il y en a une
00:48:23par exemple à Nice
00:48:24qui vient d'ouvrir
00:48:24et dedans
00:48:25on y trouve des cartes
00:48:26qui vont de 1
00:48:27à 10 000 euros
00:48:28quand même assez incroyable
00:48:29mais le record mondial
00:48:30tenez-vous bien
00:48:31c'est une carte
00:48:32qui a été vendue
00:48:33la semaine dernière
00:48:34aux enchères
00:48:35pour la modique somme
00:48:36de 16,5 millions de dollars
00:48:38je suis sûre que là
00:48:39vous allez peut-être
00:48:40vous y mettre
00:48:40aux cartes
00:48:40oui c'est fou
00:48:42que j'économise surtout
00:48:43ça coûte un prix de dingue
00:48:45quand même
00:48:45on termine par une annonce
00:48:46spéciale CNews
00:48:47oui une grande annonce
00:48:49alors pour fêter justement
00:48:50ce 30e anniversaire
00:48:51la franchise Pokémon
00:48:53vous donne rendez-vous
00:48:54à 15h sur Youtube
00:48:55mais ce sera évidemment
00:48:56à revisionner
00:48:57pour une présentation
00:48:58de ses futurs produits
00:48:59et des rumeurs
00:49:01évoquent une annonce
00:49:03la découverte
00:49:04d'une 10e génération
00:49:06de jeux Pokémon
00:49:07et donc de nouveaux Pokémon
00:49:09je vous rappelle qu'aujourd'hui
00:49:11à ce stade
00:49:11il y a 1025 Pokémon
00:49:13répartis sur
00:49:149 générations
00:49:16oui d'accord
00:49:17pourquoi vous regardez
00:49:17les générations
00:49:18vous lisez
00:49:19ça commence mal
00:49:20pour vous rattraper
00:49:21vous intérêt à m'offrir
00:49:22une belle carte Pokémon
00:49:23allez avec plaisir
00:49:23merci beaucoup Bérenine
00:49:24c'était la page éco
00:49:29votre programme
00:49:30vous a été présenté
00:49:31par les portes blindées
00:49:32Picard Serrure
00:49:35Pocket Monsters
00:49:36vous êtes fan
00:49:37des Pokémon
00:49:38mes enfants étaient
00:49:40complètement fans
00:49:41des cartes Pokémon
00:49:42je ne sais pas
00:49:42si vous en ont gardé
00:49:43parce que peut-être
00:49:43que là
00:49:44ils vont augmenter
00:49:45sensiblement
00:49:46leurs revenus
00:49:47à 7 millions
00:49:48la carte
00:49:49je me demande
00:49:51si ce n'est pas
00:49:51du côté d'Angers
00:49:52où il y a une boutique
00:49:53qui avait été
00:49:54cambouillolée
00:49:55ça demande vérification
00:49:56mais évidemment
00:49:57c'est la génération Pokémon
00:49:58au prix que ça coûte
00:49:59c'était fou
00:50:00qui est fan
00:50:01je vous présente l'équipe
00:50:02donc Philippe David
00:50:03les enfants sont fans
00:50:04mais non
00:50:05Samuel Ahmed Jammer
00:50:06pas du tout
00:50:08Juliette
00:50:09ça date
00:50:09c'est ma génération
00:50:10mais je n'étais pas très fan
00:50:11je n'étais pas très fan
00:50:13moi non plus d'ailleurs
00:50:13mais ce n'est pas ma génération
00:50:14c'est ma génération
00:50:15moi j'étais fan
00:50:17et moi ce n'était pas ma génération
00:50:18même si je ne le fais pas
00:50:19à mon âge
00:50:20oui évidemment
00:50:22mais il faut quand même
00:50:23il faut l'affirmer quand même
00:50:24il faut l'affirmer
00:50:25évidemment
00:50:25allez on va reprendre
00:50:27notre sérieux
00:50:28on va commencer avec vous
00:50:29ma chère Juliette
00:50:30avec ces chiffres
00:50:31qui viennent de sortir
00:50:32du service police justice
00:50:34on va évoquer avec vous
00:50:35les derniers chiffres
00:50:35de violences physiques
00:50:36et sexuelles
00:50:37pour 2025
00:50:38c'est tombé ce matin
00:50:39effectivement
00:50:40et les chiffres officiels
00:50:41le démontent
00:50:42Thierry
00:50:42encore une année
00:50:43où le nombre de victimes
00:50:45de violences
00:50:45qu'elles soient physiques
00:50:47ou sexuelles
00:50:48est en augmentation
00:50:49plus 5%
00:50:50pour les violences physiques
00:50:52par rapport à 2024
00:50:53avec près d'un quart
00:50:55de victimes mineures
00:50:57et plus 8%
00:50:58pour les violences sexuelles
00:50:59avec plus de la moitié
00:51:00de victimes
00:51:01qui sont des mineures
00:51:02il est intéressant de noter
00:51:03que la moitié
00:51:04des violences physiques
00:51:05sont commises
00:51:06dans le cadre familial
00:51:07c'est beaucoup moins le cas
00:51:09pour les violences sexuelles
00:51:11qui ont lieu
00:51:11très majoritairement
00:51:12en dehors du cadre familial
00:51:14on s'est quand même
00:51:15concentré sur ces violences
00:51:17commises en dehors
00:51:18du cadre familial
00:51:19dans la rue
00:51:20donc sommes-nous
00:51:21toujours en sécurité ?
00:51:22la réponse
00:51:23vous le voyez
00:51:24avec ces courbes
00:51:25de moins en moins
00:51:26depuis 2017
00:51:27les chiffres sont
00:51:29en constante augmentation
00:51:30alors une hausse
00:51:32qui s'explique
00:51:32disons-le
00:51:33en partie
00:51:34par une libération
00:51:35de la parole
00:51:35et une amélioration
00:51:36de la prise en charge
00:51:37des victimes
00:51:38par les forces de l'ordre
00:51:39mais qui continuent
00:51:40de préoccuper les français
00:51:42et on les comprend
00:51:42oui on les comprend
00:51:43on est de moins en moins
00:51:45en sécurité
00:51:45depuis 2017
00:51:46petite réaction peut-être
00:51:47Philippe ?
00:51:48c'est une indégance
00:51:49si on fait les échecs
00:51:51d'Emmanuel Macron
00:51:51il faudrait prendre
00:51:523 ou 4 heures d'émission
00:51:53et on n'aura pas le temps
00:51:55on peut
00:51:55mais il faut que je demande
00:51:56l'autorisation
00:51:56à certains gens
00:51:57de faire une émission spéciale
00:51:58sur l'insécurité
00:52:01qui est du régalien
00:52:03pur et dur
00:52:04Macron ce n'est pas un échec
00:52:05c'est un naufrage
00:52:07de A à Z
00:52:08mais il faut dire
00:52:09que quand on a mis
00:52:09des gardes-déceaux
00:52:10comme Mme Belloubet
00:52:11ou M. Dupond-Moretti
00:52:12on ne va pas crier
00:52:13au miracle non plus
00:52:14Bernard
00:52:15Juste c'était
00:52:16ce que nous a dit Juliette
00:52:18c'est très juste
00:52:19c'est qu'on a finalement
00:52:20une réduction
00:52:23des délits
00:52:24c'est-à-dire les vols
00:52:25etc.
00:52:25tout ce qui concerne
00:52:26les biens
00:52:26en revanche
00:52:27on a une augmentation
00:52:28et c'est ce qui est insupportable
00:52:30pour les Français
00:52:31de violence sur les personnes
00:52:33ça a été dit
00:52:33dans le cadre des familles
00:52:34mais aussi des féminicides
00:52:36on a une explosion
00:52:37des féminicides
00:52:38et on voit bien
00:52:38cette difficulté aujourd'hui
00:52:40de pouvoir faire respecter
00:52:42une valeur
00:52:43que nous partageons là
00:52:43c'est que la valeur
00:52:45de la personne humaine
00:52:47les valeurs aussi
00:52:48de la tolérance
00:52:49et du respect d'autrui
00:52:50et on le voit bien
00:52:50dans un certain nombre
00:52:52de manifestations publiques
00:52:53et politiques
00:52:53comme tout à l'heure
00:52:54où du moment
00:52:56que l'on hausse le ton
00:52:58forcément
00:53:00on intervient
00:53:01sur la violence physique
00:53:02comme malheureusement
00:53:03on a pu le regretter
00:53:05avec le drame
00:53:06qui a touché Quentin
00:53:07il y a une dizaine de jours
00:53:08Mehdi ?
00:53:09Moi ce qui me perturbe le plus
00:53:11c'est le sujet sur
00:53:12je suis parfaitement d'accord
00:53:13avec le sujet
00:53:14de la violence physique
00:53:15que maintenant
00:53:15on est passé beaucoup plus
00:53:16à une violence à la personne
00:53:17qu'à la violence
00:53:18envers les biens
00:53:19les vols
00:53:19mais sur le sujet
00:53:20des violences sexuelles
00:53:21des VSS
00:53:22il faut se dire que là
00:53:23c'est le chiffre officiel
00:53:24mais il y a toutes les personnes
00:53:25qui ne parlent pas
00:53:25il est monstrueux
00:53:28et donc on peut juste
00:53:29en avoir qu'un aperçu
00:53:30donc quand on parle
00:53:31de 94 000
00:53:32ou 95 000
00:53:33un chiffre a plus que doublé
00:53:35entre 2017 et 2025
00:53:36ça doit nous interpeller
00:53:37il faut s'imaginer
00:53:38toutes les personnes
00:53:39qui ne parlent pas
00:53:40elles sont bien
00:53:41bien bien plus nombreuses
00:53:42donc pour moi
00:53:42c'est ce sujet là
00:53:43qu'il faut absolument
00:53:44mettre en priorité
00:53:44et lorsqu'on disait
00:53:46mesdames on vous croit
00:53:47en fait c'était
00:53:47la manière de libérer la parole
00:53:49c'est que
00:53:49comme il est très difficile
00:53:50de casser une omerta
00:53:51notamment dans certains milieux
00:53:52quand vous avez
00:53:53des violences sexuelles
00:53:54des viols
00:53:54des agressions sexuelles
00:53:55et bien le fait de dire
00:53:57mesdames on vous soutient
00:53:57on vous croit
00:53:58c'est aussi une manière
00:53:59de les aider
00:53:59pour qu'ensuite
00:54:00elles puissent porter plainte
00:54:01ou entamer un processus judiciaire
00:54:02donc le sujet
00:54:03des violences sexuelles
00:54:04ça doit être un des sujets
00:54:05numéro un à traiter
00:54:06parce qu'il est absolument affreux
00:54:07et ça touche absolument
00:54:08tous les milieux
00:54:09que ce soit familial ou pas
00:54:10Sabrina, dernier mot
00:54:11c'était un des écarts
00:54:12il me semble
00:54:13de la campagne
00:54:13d'Emmanuel Macron en 2017
00:54:15le féminisme
00:54:16et la lutte
00:54:17contre les violences
00:54:18c'était une de ses priorités
00:54:19voilà exactement
00:54:20il y avait d'autres chiffres
00:54:22qui montraient
00:54:22qu'en 10 ans
00:54:23les violences
00:54:24enfin les VSS
00:54:25ont augmenté de 86%
00:54:27ce qui est quand même
00:54:28assez révélateur
00:54:29de ce que le président
00:54:30de la république
00:54:30appelle lui-même
00:54:31la décivilisation
00:54:32la décivilisation
00:54:33c'est lorsque les femmes
00:54:34ne fédèrent plus
00:54:35avec les hommes
00:54:36dans l'espace public
00:54:37c'est-à-dire qu'il n'y a plus
00:54:37d'alliance sexuelle
00:54:39dans l'espace public
00:54:40et le grand effacement
00:54:41des femmes
00:54:42qui perdurent
00:54:43d'année en année
00:54:44est un des signes
00:54:45de la décivilisation
00:54:46et quant à l'appareil d'état
00:54:47qui est censé protéger
00:54:48les citoyens
00:54:49et bien je crois
00:54:50qu'Emmanuel Macron
00:54:51comme le disait Philippe
00:54:52a abandonné l'état-nation
00:54:54c'est-à-dire qu'il a
00:54:55abandonné le cadre commun
00:54:56il a abandonné
00:54:57les repères communs
00:54:58il a abandonné
00:54:59la structure
00:55:00de civilité commune
00:55:01parce qu'aujourd'hui
00:55:02nous vivons dans une société
00:55:03où il y a des individus
00:55:04qui opèrent par la violence
00:55:06et qui estiment que la violence
00:55:07c'est le seul moteur
00:55:08régulateur
00:55:09des interactions sociales
00:55:10sans parler également
00:55:11parce que c'est un écueil
00:55:12qui est tabou
00:55:12comme disait
00:55:14Mehdi
00:55:15il y a aussi un lien
00:55:16entre l'immigration
00:55:17et l'insécurité sexuelle
00:55:18dans les transports en commun
00:55:19notamment
00:55:19où les chiffres
00:55:20du ministère
00:55:21de l'Intérieur
00:55:22sont assez éloquents
00:55:24qu'il s'agisse de Lyon
00:55:25qu'il s'agisse de Paris
00:55:25qu'il s'agisse de Marseille
00:55:27pourquoi ?
00:55:28parce qu'il y a aussi
00:55:28des variabilités culturelles
00:55:29qu'on tait en France
00:55:31il y a aussi des systèmes
00:55:32de représentation symbolique
00:55:33du rapport homme-femme
00:55:34que l'on tait en France
00:55:36qui concernent
00:55:36certaines immigrations
00:55:37et ça malheureusement
00:55:38ça fait partie du problème
00:55:39et tant que ce sujet
00:55:41restera tabou
00:55:41et bien il y aura
00:55:42de plus en plus de victimes
00:55:44On va prendre la direction
00:55:45merci beaucoup
00:55:45Juliette Salade
00:55:46pour ces tout derniers chiffres
00:55:48qui sont juste affolants
00:55:49vous allez voir
00:55:50qu'on puisse dire
00:55:50et je passe mes mots
00:55:51on va prendre la direction
00:55:52de la région de Nice
00:55:53avec un témoignage bouleversant
00:55:57celui d'un père de famille
00:55:58dont le fils
00:55:58donc a été littéralement
00:55:59tabassé par un autre adolescent
00:56:01c'était filmé en plus
00:56:03c'est une nuance extrême
00:56:05faites attention
00:56:06ça s'est passé du côté
00:56:07de Gatière
00:56:08c'est Franck Triviaud
00:56:09et Mathilde Ibanez
00:56:10qui nous racontent tout cela
00:56:12C'est un déchaînement
00:56:13de violence
00:56:14devant une quinzaine
00:56:15d'autres jeunes
00:56:16venus d'un autre village
00:56:17sur cette vidéo
00:56:18on y voit Martin
00:56:20au sol
00:56:20se faire rouer de coups
00:56:22par un autre
00:56:22Il n'est plus conscient
00:56:23Il n'est plus conscient
00:56:24Une violence inouïe
00:56:25qui bouleverse son papa
00:56:27Moi-même
00:56:28très attristé
00:56:30voilà
00:56:30quand vous voyez
00:56:32votre enfant
00:56:32dans une telle situation
00:56:35vous avez peur pour lui
00:56:36il y a un sentiment
00:56:38d'impuissance
00:56:38d'impuissance
00:56:40et d'injustice
00:56:41Un enfant sans histoire
00:56:42qui a seulement voulu
00:56:43protéger l'un de ses amis visés
00:56:45Il a eu un comportement
00:56:46de grand frère
00:56:47un petit peu là-dedans
00:56:48Il ne voulait pas
00:56:49que les choses
00:56:50s'enveniment
00:56:51et il voulait
00:56:52protéger ce petit
00:56:54Une agression
00:56:55traumatisante
00:56:56pour son enfant
00:56:56Il s'en remettra
00:56:58voilà
00:56:58mais depuis cet événement
00:57:01il y a
00:57:02des insomnies
00:57:03qui sont là
00:57:03c'est du rabâchage
00:57:06il revient toujours
00:57:08sur ce qui lui est arrivé
00:57:10et puis c'est des grosses
00:57:11crises de colère aussi
00:57:12Pour l'avocat de la famille
00:57:13ce nouveau dossier
00:57:14d'agression
00:57:15entre jeunes
00:57:15résulte d'une société
00:57:17devenue plus violente
00:57:18Ça dénote
00:57:19un véritable
00:57:20ensauvagement
00:57:21de la société française
00:57:23Il n'y a plus
00:57:23un seul endroit
00:57:24du territoire
00:57:25qui est épargné
00:57:25par ce phénomène
00:57:26et je pense
00:57:28qu'il est indispensable
00:57:29que les pouvoirs publics
00:57:30réagissent
00:57:32fermement
00:57:33Une plante a été déposée
00:57:35Le jeune garçon
00:57:36souffre de blessures
00:57:37au crâne
00:57:37d'un os fémoral cassé
00:57:39et d'une douleur
00:57:40à la nuque
00:57:42Comme d'habitude
00:57:43toujours pareil
00:57:43violence gratuite
00:57:45violence extrême
00:57:46c'est filmé
00:57:46il n'y a pas de soucis
00:57:47Les pouvoirs publics
00:57:49Thierry
00:57:49mais les parents
00:57:49ils sont où là ?
00:57:50Les parents des auteurs
00:57:52Remettons un peu
00:57:53l'église au centre du village
00:57:55Où sont les parents
00:57:56de ces individus là ?
00:57:58Il y a quand même
00:57:58un problème
00:57:59Je veux bien que l'état
00:58:00ne fasse pas son travail
00:58:02mais on ne peut pas mettre
00:58:03un policier
00:58:04à chaque coin de rue
00:58:06ce serait souhaitable
00:58:07mais ce n'est pas possible
00:58:08On a une multiplication
00:58:10d'interventions
00:58:11de hordes de jeunes
00:58:13On n'arrête pas
00:58:15de les commenter ici
00:58:16Que font les parents
00:58:17et quelles responsabilités
00:58:19ont les parents
00:58:20sur ces mineurs ?
00:58:21On voit bien
00:58:22que ça a été très bien dit
00:58:23par cet avocat
00:58:23Non sauvagement
00:58:24Il faut aussi sensibiliser
00:58:26les parents
00:58:26et les responsabilités
00:58:28y compris financièrement
00:58:29dans ce type d'événement
00:58:30On ne peut plus
00:58:30continuer comme ça
00:58:33Ce qui me choque
00:58:34Sincèrement
00:58:35je suis un peu interpellé
00:58:36parce que quand on voit
00:58:37ces images
00:58:38mon regard
00:58:39il est attiré
00:58:40par la vidéo
00:58:40Je ne sais pas
00:58:43Il y a l'effet de meute
00:58:44très impressionnant
00:58:45et la responsabilité
00:58:47individuelle
00:58:48en fait
00:58:48elle est totalement diluée
00:58:49dans le comportement
00:58:51Exactement
00:58:51La violence de groupe
00:58:52elle devient légitime
00:58:53parce que tout le monde
00:58:54y participe
00:58:54C'est tellement facile
00:58:55Donc là
00:58:55c'est déjà une psychologie
00:58:57qui est particulière
00:58:58selon moi
00:58:58et qu'il faudrait analyser
00:59:00ensuite il y a
00:59:00ce que dit la personne
00:59:01il est inconscient
00:59:02il est inconscient
00:59:03c'est-à-dire qu'ils ont
00:59:04conscience de frapper
00:59:05jusqu'à un moment
00:59:07jusqu'au moment précis
00:59:08où la personne
00:59:08ne peut plus répondre
00:59:09Comme pour Quentin
00:59:10C'est la même chose
00:59:12Et le fait que des jeunes
00:59:13Il me semble que dans la vidéo
00:59:14on entend mais il ne bouge plus
00:59:15ou je ne sais pas quoi
00:59:15Il ne bouge plus
00:59:16Il ne bouge plus
00:59:16Il ne bouge plus
00:59:17Il ne bouge plus
00:59:17On a peut-être fait une bêtise
00:59:19Maintenant il est totalement inconscient
00:59:21Pensez ce niveau de violence
00:59:22chez des jeunes
00:59:23Le faire de cette manière-là
00:59:25en groupe
00:59:26mieux se filmer
00:59:27C'est-à-dire que quelque part
00:59:28on prend une jouissance
00:59:29à le faire
00:59:29Si on veut le filmer
00:59:30c'est qu'on veut le montrer
00:59:31Désolé je ne filme pas
00:59:32quelque chose
00:59:33si je ne veux pas le montrer
00:59:34Pour moi
00:59:35c'est plus qu'un phénomène
00:59:37Tout à l'heure
00:59:38on parlait de décivilisation
00:59:39C'est qu'au fond
00:59:40pour eux
00:59:41pour le jeune
00:59:42qui a été agressé
00:59:43finalement ce n'est même
00:59:43pas un humain
00:59:44Quand on pense
00:59:46de cette manière-là
00:59:48Désolé mais la personne
00:59:48en face
00:59:49il y a une volonté
00:59:51il y a une pulsion de mort
00:59:52Je n'ai jamais lu ça
00:59:53comme une pulsion de mort
00:59:54Ce qui est terrible aujourd'hui
00:59:54ce qui me frappe
00:59:55à l'âge qui est le mien
00:59:55c'est qu'il n'y a plus de limites
00:59:58en fait
00:59:58Il n'y a plus de limites
00:59:59et on s'en moque
01:00:00même des conséquences
01:00:01on filme etc
01:00:02on diffuse
01:00:02on s'en moque
01:00:04comme de l'an 40
01:00:04c'est ça qui est terrible
01:00:07C'est comme disait
01:00:08justement Mehdi
01:00:09c'est-à-dire qu'on est
01:00:10dans une société
01:00:11aujourd'hui
01:00:11qui régresse vers l'archaïque
01:00:12qui régresse vers le primitif
01:00:14qui régresse vers le pulsionnel
01:00:16justement
01:00:16où notre civilisation
01:00:18a mis des siècles
01:00:19à rationaliser
01:00:20précisément
01:00:21les pulsions
01:00:22l'assistance
01:00:24à un comportement
01:00:25éthologique
01:00:26réellement
01:00:26où il y a des hiérarchies
01:00:28de prestige
01:00:28qui sont liées
01:00:29notamment à des organisations
01:00:30de meute
01:00:31qui sont glorifiées
01:00:32par les réseaux sociaux
01:00:33l'image
01:00:34l'impact de l'image
01:00:35précisément
01:00:36pour s'enorgueillir
01:00:37pour se valoriser
01:00:38dans ces hiérarchies
01:00:40de prestige
01:00:41et quand on parle
01:00:41d'ensauvagement
01:00:42de la société
01:00:42il y a d'une part
01:00:43cette violence
01:00:44complètement débridée
01:00:45ce pulsionnel
01:00:47complètement
01:00:48comme vous le disiez
01:00:49sans limite
01:00:50et dans un même temps
01:00:51vous avez un aveuglement
01:00:53déshumanisant
01:00:54c'est-à-dire que lorsque
01:00:55vous frappez
01:00:56quelqu'un
01:00:57qui est déjà
01:00:58à terre
01:00:58et que vous avez conscience
01:01:00que cette personne
01:01:00est en souffrance
01:01:01et que vous continuez
01:01:03dans la souffrance
01:01:03là vous n'êtes plus
01:01:04dans l'élaboration
01:01:05de la pensée
01:01:06vous êtes réellement
01:01:07dans un comportement
01:01:08de sadique
01:01:09dans un comportement
01:01:10animal
01:01:11dans un comportement
01:01:13bestial
01:01:13absolument
01:01:14c'est un comportement
01:01:16animal
01:01:16mais il est inconscient
01:01:19un coup de pied
01:01:20mal placé
01:01:20dans la tête
01:01:21ou trop violent
01:01:21peut tuer
01:01:22donc on a sous les yeux
01:01:24un tueur
01:01:25un tueur
01:01:26potentiel
01:01:27qui se glorifie
01:01:28de ces actes
01:01:29qu'on peut qualifier
01:01:30de bestiaux
01:01:31d'animalier
01:01:32et encore
01:01:33les animaux
01:01:33quand ils vous tuent
01:01:34c'est pour vous manger
01:01:35c'est pas méchamment
01:01:36là c'est une méchanceté
01:01:38une violence
01:01:39un sadisme
01:01:40pur et dur
01:01:40le surmoi
01:01:42le surmoi
01:01:43qui est en psychanalyse
01:01:44c'est ce qui vous empêche
01:01:45par l'éducation
01:01:47de faire
01:01:48ce que
01:01:49vous désirez une femme
01:01:50vous la violez pas
01:01:50vous engueulez avec quelqu'un
01:01:52vous ne le frappez pas
01:01:53vous ne le tuez pas
01:01:54ça s'appelle le surmoi
01:01:55le surmoi
01:01:56chez des milliers
01:01:57de jeunes
01:01:58a totalement
01:01:59disparu
01:02:00et même chez pas mal
01:02:01d'adultes
01:02:01c'est ce que j'ai rajouté
01:02:03et même chez pas mal
01:02:04d'adultes
01:02:04et regardons une chose
01:02:05et l'exemple
01:02:06de n'est pas adulte
01:02:07n'est pas meilleur
01:02:07en début de semaine
01:02:08un homme de 39 ans
01:02:10qui allait être papa
01:02:10pour la quatrième fois
01:02:12dans le Pas-de-Calais
01:02:13a été tué
01:02:14par quatre jeunes
01:02:15de 15 ans
01:02:15ils ont percuté
01:02:17sa voiture
01:02:18il allait au boulot
01:02:18il était chauffeur routier
01:02:20le compteur
01:02:20est resté bloqué
01:02:21dans une zone limitée
01:02:22à 50
01:02:23à 150 km heure
01:02:26déjà
01:02:26où étaient les parents
01:02:27moi je peux vous dire
01:02:28que
01:02:29je ne sais pas
01:02:29mais mon fils
01:02:30aurait eu un comportement
01:02:31comme ça
01:02:32je peux vous dire
01:02:33que le retour à la maison
01:02:34aurait été relativement
01:02:35on va dire
01:02:36avec une remise au carré
01:02:38c'est ce que je veux dire
01:02:39mais là je pense
01:02:40que les parents
01:02:40doivent s'en foutre complètement
01:02:41pour que leur gosse
01:02:42se comporte comme ça
01:02:43c'est qu'il n'a eu
01:02:44aucune éducation
01:02:45ou alors qu'il a vraiment
01:02:46des problèmes psychiatriques
01:02:47et là il faut l'envoyer
01:02:48en asile
01:02:48mais pas le laisser
01:02:49avec des gosses
01:02:50pour qu'ils puissent
01:02:50les tuer
01:02:51sur une crise
01:02:52et en plus
01:02:52en s'englorifiant
01:02:53sur une vidéo
01:02:54et ça va même plus loin
01:02:56on a beaucoup parlé
01:02:57du recul de la lecture
01:03:01mais ça ce sont des phénomènes
01:03:02qui sont liés à ça
01:03:03vous avez un recul
01:03:04en fait
01:03:05il y a la gestion de la violence
01:03:06c'est peut-être
01:03:07l'une des premières choses
01:03:08qu'on doit vous apprendre
01:03:09c'est faire du bourdieu
01:03:11socialisation primaire
01:03:11socialisation secondaire
01:03:12la gestion de la violence
01:03:14de la frustration
01:03:14c'est ce qui fait
01:03:15que vous pouvez vivre en société
01:03:17c'est accepter l'altérité
01:03:18donc je ne deviens pas violent
01:03:19là on est dans une situation
01:03:21où la violence devient
01:03:22le seul moyen de communication
01:03:24donc je vais m'acharner sur toi
01:03:27parce que je n'ai pas géré
01:03:29ma frustration
01:03:29et pire on le voit
01:03:31dans le cas présent
01:03:31c'est qu'il a cherché
01:03:32à défendre un de ses amis
01:03:33dire que dans le cas
01:03:34où on défend ses amis
01:03:36on peut se retrouver
01:03:37avec 5 ou 6 personnes
01:03:38qui viennent littéralement
01:03:39vous massacrer
01:03:40même quand vous avez
01:03:4010 ou 12 ans
01:03:42donc la gestion de la frustration
01:03:43le fait de
01:03:44on voit la perte du langage
01:03:46parce que le langage
01:03:47c'est ce qui est
01:03:47le langage c'est l'identité
01:03:48on voit le recul de la lecture
01:03:50on n'arrive plus
01:03:51on a des difficultés
01:03:52à communiquer
01:03:53à échanger
01:03:54les jeunes
01:03:54on voit bien
01:03:55le recul du langage
01:03:56tous ces phénomènes
01:03:57sont liés
01:03:57et on en arrive
01:03:58à des situations
01:03:59où ce type de comportement
01:04:01devient le seul comportement
01:04:02possible
01:04:03Bernard
01:04:03je crois que
01:04:04le fait aussi
01:04:05qu'on ait une violence
01:04:06dans la vie politique
01:04:07évidemment
01:04:07qui est totalement débridée
01:04:09c'est bien drôle
01:04:09les exemples
01:04:09on a effectivement
01:04:11une libéralisation
01:04:12de la violence civile
01:04:13dans la mesure aussi
01:04:15on l'a vu
01:04:15où la justice
01:04:16ne peut pas tout
01:04:17aujourd'hui
01:04:18traiter
01:04:18ou elle le traite
01:04:20avec retard
01:04:20ou elle le traite
01:04:21de manière
01:04:22non totale
01:04:23non complète
01:04:24donc forcément
01:04:24l'image que l'on a
01:04:25des politiques
01:04:26qui s'invectivent
01:04:27et qui sont dans une violence
01:04:28y compris
01:04:29manu militari
01:04:30c'est à dire physique
01:04:32traduit dans la société
01:04:34une violence civile
01:04:35avec un sentiment
01:04:36d'irresponsabilité
01:04:37et vous avez raison
01:04:37de faire le lien
01:04:38avec nos politiques
01:04:40et Sabwina le disait
01:04:41très justement
01:04:42puisque ça fait 15 jours
01:04:43que nous parlons de Quentin
01:04:44qui a été lâché
01:04:45de la même manière
01:04:47coup de pied
01:04:48etc etc
01:04:49et quand on voit
01:04:50les conséquences politiques
01:04:52les déclarations
01:04:54des uns et des autres
01:04:55et bien c'est QFD
01:04:56vous voyez
01:04:57où on en est aujourd'hui
01:04:58et les exemples
01:04:59devraient venir d'en haut
01:05:01et malheureusement
01:05:02ils ne viennent pas
01:05:03et j'ai l'impression
01:05:04qu'ils vont
01:05:04ce ne sont pas les bons exemples
01:05:05ce ne sont pas les bons exemples
01:05:06allez les amis
01:05:07on marque une pause
01:05:07on va écueillir dans quelques instants
01:05:09Thomas Lessueur
01:05:10vous ne le connaissez peut-être pas
01:05:12mais c'est le directeur
01:05:12de la protection judiciaire
01:05:14de la jeunesse
01:05:14au ministère de la justice
01:05:15pourquoi je l'inviter
01:05:16parce qu'on va parler
01:05:17d'un livre qui s'appelle
01:05:17moi la jeune musulmane
01:05:18qui est interdit
01:05:19à la vente aux mineurs
01:05:20vous me disiez
01:05:21que ça fait plus de 20 ans
01:05:22que ça existe
01:05:22ma chère Sabwina
01:05:23et que ça fait 20 ans
01:05:25qu'on laisse faire quoi
01:05:26même plus
01:05:27même plus
01:05:27mais Thomas Lessueur
01:05:29sera avec nous
01:05:29il répondra à nos questions
01:05:30allez à tout de suite
01:05:34c'est déjà la dernière ligne droite
01:05:36de votre midi news
01:05:37de ce vendredi
01:05:38j'accueille beaucoup de plaisir
01:05:39Thomas Lessueur
01:05:40le directeur de la protection judiciaire
01:05:41de la jeunesse
01:05:42au ministère de la justice
01:05:43soyez le bienvenu
01:05:45c'est la deuxième fois
01:05:45que je vous reçois
01:05:46c'est toujours un plaisir
01:05:47de vous avoir
01:05:48on va évoquer
01:05:49un livre islamique
01:05:51qui s'appelle
01:05:51moi la jeune musulmane
01:05:53qui est un manuel
01:05:54qui a été donc interdit
01:05:56par vos services
01:05:57mais je voudrais savoir
01:05:58un peu comment ça fonctionne
01:05:58vos services
01:05:59avant de voir le sujet
01:06:00la protection judiciaire
01:06:02de la jeunesse
01:06:02c'est environ 12 000 professionnels
01:06:04qui prennent en charge
01:06:05des mineurs
01:06:06qui nous sont envoyés
01:06:08par la justice
01:06:09sur décision de justice
01:06:10soit au titre
01:06:11de la protection de l'enfance
01:06:12pour voir s'ils sont en danger
01:06:14c'est 60 000 mineurs par an
01:06:16soit au titre
01:06:17de l'enfance délinquante
01:06:18c'est à dire
01:06:19des actes de délinquance
01:06:20qui ont été commis
01:06:20jugés
01:06:21et ce sont les professionnels
01:06:23de la PJJ
01:06:24qui prennent en charge
01:06:25ces jeunes
01:06:26pendant plusieurs mois
01:06:27plusieurs années
01:06:27en fonction des décisions
01:06:28de justice
01:06:29alors on va voir
01:06:30justement l'exemple
01:06:31de ce livre
01:06:32et vous me direz
01:06:33en quoi ce livre
01:06:34était problématique
01:06:34il s'appelle
01:06:35Moi la jeune musulmane
01:06:37c'est Clouet Tarka
01:06:38qui nous raconte cette histoire
01:06:39et on échange
01:06:40juste après avec vous
01:06:41et nos invités
01:06:43un guide religieux
01:06:44destiné aux adolescentes
01:06:45musulmanes
01:06:46qui ne pourra plus
01:06:47être vendu
01:06:48au moins de 18 ans
01:06:49ni exposé
01:06:50à la vue du public
01:06:51une décision
01:06:52prise par le ministère
01:06:53de l'intérieur
01:06:54qui concerne cet ouvrage
01:06:55de 25 pages
01:06:57se présentant
01:06:58comme un manuel
01:06:59pour approfondir
01:07:00sa foi
01:07:00et renforcer
01:07:01son lien
01:07:01avec Allah
01:07:02sa couverture
01:07:03illustrant
01:07:04trois jeunes filles
01:07:05voilées
01:07:06et souriantes
01:07:07contraste
01:07:08avec son contenu
01:07:09parmi les passages
01:07:10controversés du livre
01:07:12le prophète
01:07:13a maudit les femmes
01:07:14qui agissent
01:07:14comme des hommes
01:07:15le texte enjoint
01:07:16également les adolescentes
01:07:17à ne pas imiter
01:07:19les occidentaux
01:07:20dans leurs croyances
01:07:21leurs adorations
01:07:22leurs tenues vestimentaires
01:07:23leurs coutumes
01:07:24leurs fêtes
01:07:25et leurs comportements
01:07:26pour cette avocate
01:07:28le cas de cet ouvrage
01:07:29est loin d'être isolé
01:07:30ce livre
01:07:31à destination des mineurs
01:07:32que vous citez
01:07:33malheureusement
01:07:34il y en a pléthore
01:07:36et on n'est pas forcément
01:07:38informé
01:07:38de tous ceux
01:07:39qui sont en circulation
01:07:40notamment
01:07:41parce qu'il y a
01:07:42une obligation
01:07:43de dépôt légal
01:07:45par l'éditeur
01:07:46qui n'est pas
01:07:46toujours respectée
01:07:47donc ça rend
01:07:49plus difficile
01:07:49aussi l'appréhension
01:07:51de ces ouvrages
01:07:52Selon nos confrères
01:07:53du JDD
01:07:54la maison d'édition
01:07:55avait proposé
01:07:56d'ajouter une mention
01:07:57explicite
01:07:57du caractère
01:07:58religieux
01:07:59de l'ouvrage
01:07:59ainsi qu'un avant-propos
01:08:01explicatif
01:08:02une démarche
01:08:03jugée insuffisante
01:08:05par Beauvau
01:08:05qui a maintenu
01:08:06son interdiction
01:08:07aux mineurs
01:08:09Thomas Le Soeur
01:08:09avant que vous n'arriviez
01:08:10on évoquait
01:08:11avec nos invités du jour
01:08:12notre équipe du Fondlandi
01:08:13que c'est pas un phénomène nouveau
01:08:14ça fait 20-30 ans
01:08:15que ça existe
01:08:16et sur ce livre
01:08:18très précisément
01:08:19qu'est-ce qui a posé problème
01:08:20et comment avez-vous
01:08:21été alerté
01:08:22et j'ai une troisième question
01:08:24combien de temps
01:08:25le livre
01:08:26a pu circuler librement
01:08:28avant que vous n'interveniez
01:08:30plusieurs questions
01:08:31pour bien vous répondre
01:08:32je vais peut-être expliquer
01:08:33comment mes services
01:08:35sont concernés
01:08:36par cette publication
01:08:38depuis 1949
01:08:39il y a une loi
01:08:39sur les publications
01:08:40destinées à la jeunesse
01:08:42qui a créé une commission
01:08:43et cette commission
01:08:44elle est auprès de ma direction
01:08:45on assure le suivi
01:08:47disons administratif
01:08:48le support
01:08:48c'est une commission indépendante
01:08:50présidée par une conseillère d'état
01:08:52actuellement
01:08:53et cette commission
01:08:54reçoit
01:08:54toutes les publications
01:08:55destinées à la jeunesse
01:08:56c'est un dépôt obligatoire
01:08:58prévu par la loi
01:08:59de 10 000 environ
01:09:00publications chaque année
01:09:02on les examine toutes
01:09:03de façon plus ou moins approfondie
01:09:05mais quand il y a une difficulté
01:09:06il y a un examen approfondi
01:09:08un examen par la commission
01:09:09qui va se prononcer
01:09:10sur le caractère
01:09:11de cet ouvrage
01:09:12est-ce qu'il est bien destiné
01:09:13à la jeunesse
01:09:14c'est-à-dire
01:09:14est-ce que la commission
01:09:15est compétente
01:09:16et est-ce qu'il présente
01:09:17un danger
01:09:18présenter un danger
01:09:19ça veut dire
01:09:20qu'il peut avoir
01:09:22un contenu pornographique
01:09:23nous avons prononcé
01:09:24des avis défavorables
01:09:27sur des ouvrages
01:09:28de ce type
01:09:28il peut avoir
01:09:29un contenu discriminatoire
01:09:31ou présentant
01:09:32des risques
01:09:33de comportement
01:09:34pour les jeunes
01:09:35il peut aussi
01:09:36présenter
01:09:37des actes de violence
01:09:38ou inciter
01:09:39à la violence
01:09:40et toutes formes
01:09:40de crimes et délits
01:09:41dans tous ces cas de figure
01:09:42au titre de la protection
01:09:44de la jeunesse
01:09:44face au danger
01:09:46et bien
01:09:46la commission peut
01:09:47faire des observations
01:09:49demander à l'éditeur
01:09:51d'augmenter
01:09:52l'âge
01:09:53recommandé
01:09:54puisque souvent
01:09:55les publications
01:09:55pour la jeunesse
01:09:56ont un âge recommandé
01:09:573 ans, 6 ans, 10 ans, 12 ans, 16 ans
01:10:00donc d'augmenter cet âge
01:10:01et dans les cas
01:10:02les plus sérieux
01:10:03de mise en danger
01:10:04les plus avérés
01:10:05et bien
01:10:06d'informer le ministère
01:10:07de l'Intérieur
01:10:08qui fait partie
01:10:09de la commission
01:10:09et qui est représenté
01:10:10au sein de cette commission
01:10:12en disant que
01:10:13la commission
01:10:14se prononce
01:10:15pour
01:10:17le non-respect
01:10:18indique le non-respect
01:10:19de cette loi
01:10:19et à ce moment-là
01:10:20le ministère de l'Intérieur
01:10:21peut interdire
01:10:22la publication
01:10:23et c'est ce qui s'est passé
01:10:24dans ce cas précis
01:10:25pourquoi cette interdiction
01:10:27qu'est-ce qui est gênant
01:10:28dans cet ouvrage
01:10:29alors donc
01:10:29cet ouvrage
01:10:30il nous a été
01:10:32signalé
01:10:32je veux quand même
01:10:33le préciser
01:10:33parce que c'est un point
01:10:34de difficulté
01:10:35c'est-à-dire
01:10:36qu'il n'a pas fait l'objet
01:10:37du dépôt
01:10:38obligatoire
01:10:39auprès de la commission
01:10:40et c'est d'ailleurs
01:10:41à ce titre-là
01:10:42que j'ai écrit
01:10:42donc pardon
01:10:43la commission
01:10:43excusez-moi
01:10:44a écrit
01:10:45à l'éditeur
01:10:46en disant
01:10:46qu'il n'avait pas respecté
01:10:47une première obligation
01:10:48qui était
01:10:49ce dépôt auprès
01:10:49de la commission
01:10:51nous n'avons pas eu
01:10:52de réponse
01:10:52le livre ne nous a pas
01:10:53été envoyé officiellement
01:10:54la commission s'est quand même
01:10:56prononcée
01:10:56mais j'ai signalé
01:10:57au procureur
01:10:58cette infraction
01:11:00aux règles de la loi
01:11:01de 1949
01:11:02c'est passif
01:11:03d'une amende
01:11:04ça c'est un premier fait
01:11:05après il y a le contenu
01:11:07effectivement
01:11:07de cet ouvrage
01:11:08qui entre dans
01:11:09les prévisions
01:11:10de la loi
01:11:11c'est-à-dire
01:11:11notamment
01:11:12l'incitation
01:11:13à la discrimination
01:11:15et plus largement
01:11:17les atteintes
01:11:18à la dignité humaine
01:11:19par les extraits
01:11:20notamment
01:11:20que vous avez mentionné
01:11:21il y en a d'autres
01:11:22qui ont été
01:11:23signalés
01:11:24par la commission
01:11:25et donc
01:11:26le ministère de l'intérieur
01:11:26a ensuite procédé
01:11:28à l'interdiction
01:11:29qui est intervenue
01:11:30lundi dernier
01:11:31comment ce livre
01:11:31a pu passer
01:11:32à travers
01:11:32les mailles du filet
01:11:33et rester
01:11:35à la vente
01:11:36durant
01:11:374 mois
01:11:38alors c'est la règle
01:11:39française
01:11:40nous on applique
01:11:41les textes
01:11:42votés par le parlement
01:11:43bien entendu
01:11:43et il n'y a pas
01:11:44de contrôle préalable
01:11:46à la mise
01:11:47en publication
01:11:48à la diffusion
01:11:49mais là
01:11:50au cas d'espèce
01:11:50c'est encore plus marquant
01:11:52puisque l'éditeur
01:11:53a commencé à diffuser
01:11:55cet ouvrage
01:11:55sans avoir procédé
01:11:57au dépôt obligatoire
01:11:58peut-être que nous aurions
01:11:59été saisis plus tôt
01:12:00et peut-être qu'une interdiction
01:12:01serait intervenue
01:12:02elle-même plus tôt
01:12:03je ne le sais pas
01:12:04puisque précisément
01:12:05la commission
01:12:06n'avait pas reçu cet ouvrage
01:12:07alors ça vous le disiez
01:12:08ça fait
01:12:08et Médie aussi
01:12:10ça fait très longtemps
01:12:11que ça
01:12:11malheureusement
01:12:12que ça existe
01:12:13ça fait plus de
01:12:14plus de 30 ans
01:12:15oui bien sûr
01:12:16et la grande difficulté
01:12:17en réalité
01:12:18dans tout ce marasme
01:12:19c'est que la distinction
01:12:20entre livres destinés
01:12:21aux mineurs
01:12:22et livres destinés
01:12:23aux majeurs
01:12:24elle est malheureusement
01:12:25très difficilement opérable
01:12:30et ce type de manuel
01:12:32circule effectivement
01:12:33dans certaines librairies
01:12:35islamiques
01:12:36dans de grandes agglomérations
01:12:38comme d'ailleurs même
01:12:39dans des provinces
01:12:40un peu plus reculées
01:12:42ce type d'ouvrage
01:12:42circule également
01:12:43dans les instituts
01:12:44islamiques
01:12:45je pense notamment
01:12:46au lycée
01:12:47Al-Kindi
01:12:48et celui à Véroès
01:12:50où ça a été relaté
01:12:51des livres qui prônent
01:12:52la charia
01:12:53et donc c'est très très difficile
01:12:55malheureusement
01:12:55de pouvoir distinguer
01:12:56les livres destinés aux mineurs
01:12:59et des livres destinés aux majeurs
01:13:01puisque visiblement
01:13:02cet ouvrage
01:13:03recommande
01:13:04opère des injonctions
01:13:05à une jeune fille
01:13:06d'ailleurs
01:13:06vous voyez une enfant
01:13:07il n'y a pas de visage
01:13:09c'est tout symbolique
01:13:10exactement
01:13:10j'allais y venir
01:13:12et la petite fille est voilée
01:13:13donc on en revient encore
01:13:15à cette histoire
01:13:15de petite fille voilée
01:13:16aujourd'hui
01:13:17que l'on met en exergue
01:13:18dans notre république française
01:13:20le voilement des fillettes
01:13:22ce n'est encore une fois
01:13:22qu'un pactage corporel
01:13:24qui signe
01:13:24une appartenance
01:13:25à la communauté musulmane
01:13:28à l'ouma
01:13:28c'est une forte fusion
01:13:30de l'enfance
01:13:30elle signifie que
01:13:31si tu n'es pas voilée
01:13:33et bien
01:13:33tu risques
01:13:34de porter préjudice
01:13:35à la réputation
01:13:36de la famille
01:13:37du quartier
01:13:38et plus largement
01:13:38de l'ouma
01:13:39donc c'est tout ça
01:13:40en réalité
01:13:41qu'il faut prendre en compte
01:13:42et je suis bien heureuse
01:13:43qu'il y ait un département
01:13:44au sein du ministère
01:13:45de la justice
01:13:46qui s'occupe précisément
01:13:47avec précaution
01:13:48du contenu diffusé
01:13:50dans ses livres
01:13:50très rapidement
01:13:51avant le mot de la fin
01:13:52la mosquée de Paris
01:13:53a fait publier
01:13:54un ouvrage
01:13:55justement
01:13:55pour faire en sorte
01:13:57de faire le parallèle
01:13:57entre concilier
01:13:59islam
01:13:59et laïcité en France
01:14:01donc on voit bien
01:14:01que c'était nécessaire
01:14:02puis peut-être
01:14:03pour notre invité
01:14:04voir que
01:14:04le livre est contrôlé
01:14:06mais tous les contenus
01:14:07sur internet
01:14:07sont libres
01:14:08et qu'aujourd'hui
01:14:09il y a aussi
01:14:10beaucoup à faire
01:14:11Thomas c'est un combat
01:14:13de tous les instants
01:14:14en 2026
01:14:15aujourd'hui
01:14:16dans le cadre
01:14:16de votre mission
01:14:17Thomas Le Sueur
01:14:18Oui et peut-être
01:14:19pour illustrer
01:14:19ce qui vient d'être dit
01:14:20sur la distinction
01:14:21entre les ouvrages
01:14:22destinés à la jeunesse
01:14:23et les ouvrages
01:14:23destinés plus largement
01:14:25à des publics adultes
01:14:27ce n'est pas toujours
01:14:28évident de faire
01:14:28cette distinction
01:14:29nous la commission
01:14:30a un rôle extrêmement strict
01:14:31donc s'il y a un doute
01:14:33sur les dérives
01:14:34ils profitent
01:14:34de la publication
01:14:35c'est le cas
01:14:36pour un ouvrage
01:14:37qui a aussi
01:14:37défrayé la chronique
01:14:38dans un autre domaine
01:14:39qui est davantage
01:14:40la pornographie
01:14:41et l'incitation
01:14:42à des actes criminels
01:14:43en l'espèce
01:14:44de pédocriminalité
01:14:46et cet ouvrage
01:14:47nous a été signalé
01:14:47par plusieurs personnes
01:14:48à la commission
01:14:49et en fait
01:14:50la commission
01:14:50n'est pas compétente
01:14:51parce que
01:14:51ce n'est pas un ouvrage
01:14:52spécifiquement
01:14:53destiné à la jeunesse
01:14:54et donc
01:14:55ça ne relève pas
01:14:56de cette protection
01:14:57spécifique
01:14:58de la jeunesse
01:14:59et de l'enfance
01:15:00donc voilà
01:15:00il y a d'autres
01:15:02cadres juridiques
01:15:03et judiciaires
01:15:03pour s'opposer
01:15:05à de telles publications
01:15:05mais ça sort
01:15:07du champ
01:15:07de ma compétence
01:15:08Merci en tous les cas
01:15:09d'être venu nous expliquer
01:15:11tout ça
01:15:11Thomas Le Sueur
01:15:12directeur de la protection
01:15:13judiciaire
01:15:14de la jeunesse
01:15:14au ministère
01:15:15de la justice
01:15:16où on est quand vous voulez
01:15:17évidemment
01:15:17vous connaissez cette émission
01:15:18merci les amis
01:15:19de m'avoir accompagné
01:15:20durant ces deux heures
01:15:21merci à l'équipe
01:15:22qui m'a entouré
01:15:23David Bouonnet
01:15:23Axel Thomas
01:15:24Antoine Hachebo
01:15:25de la Roulière
01:15:25Patrick Curban
01:15:27à Philly Bourg
01:15:27Sommayel Abili
01:15:28pour l'information
01:15:28merci à la promotion
01:15:30Magdalena Dervich
01:15:31dans quelques instants
01:15:31c'est l'heure des livres
01:15:32et puis à 15h
01:15:34c'est 120 minutes
01:15:35avec Elodie Huchard
01:15:37et moi j'aurais le plaisir
01:15:38de vous retrouver
01:15:38à 17h
01:15:39ça ça ne change pas
01:15:40comme d'habitude
01:15:41pour Punchine
01:15:41à tout à l'heure
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