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  • il y a 12 heures
Ce sont de graves accusations qui ont été portées par Jean-Jacques Cordival, secrétaire général du Syndicat des personnels de la communication et de l’audiovisuel, qui était entendu hier à la Commission d'enquête sur l'Audiovisuel. Face à Charles Alloncle, le représentant syndical qui témoignait sous serment affirme que la société Mediawan, principal fournisseur de programmes à France Télévisions, a privatisé le restaurant le Fouquet's à Paris en l'honneur de Delphine Ernotte. Une grande fête organisée en l'honneur de sa nomination et qui aurait eu lieu, toujours selon Jean-Jacques Cordival, avant même son officalisation, laissant supposer qu'il n'y avait aucun suspens et que la reconduction avait été validée par avance.

Charles Alloncle, sur son compte X écrit :

"Les dirigeants de Mediawan auraient privatisé Maxim’s, restaurant et boîte de nuit huppée parisienne, pour célébrer, en sa présence, la reconduction de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions… avant même le vote officiel.

C’est ce que révèle sous serment Jean-Jacques Cordival. Dans le même temps, Mediawan est devenu le premier bénéficiaire des contrats de production de France Télévisions, avec plus de 110 millions d’euros par an, des montants en hausse constante depuis l’arrivée de Delphine Ernotte."

Lors de son audition, Jean-Jacques Cordival, secrétaire général du Syndicat des personnels de la communication et de l’audiovisuel, qualifie également le processus de nomination de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions de "mascarade" et de "grand n'importe quoi"..

Selon lui, lors de sa nomination en 2015, Delphine Ernotte ne disposait « ni des compétences ni de l’expérience » pourtant exigées par la loi. Plus grave encore, il affirme qu’un membre du CSA de l’époque, pourtant chargé de procéder à cette nomination, aurait reconnu « n’avoir jamais vu ça ».

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Transcription
00:00Comment est-ce que vous expliquez effectivement cette concentration de contrats auprès de quelques sociétés de production ?
00:05MediaOne notamment, Together, Benigel, est-ce que selon vous, il y a des liens entre Delphine Arnott ou M. Sidbon
00:14Gomez et ses dirigeants de sociétés de production,
00:17ou d'autres d'ailleurs dirigeants de France Télévisions, qui pourraient expliquer ce phénomène de concentration des contrats ?
00:24Ou est-ce que selon vous, l'attribution des contrats de production passés entre France Télévisions et ses sociétés privées
00:29est parfaitement réglementaire
00:31et ne souffre d'aucune contestation ou d'aucun doute de conflit d'intérêt quelconque ?
00:35Évidemment non. Je ne serais pas en train de vous dire ce que je vous ai dit juste avant, si
00:39c'était le cas.
00:40Quand vous dites qu'il y a forcément des relations, quand MediaOne invite Mme Arnott chez Maxims,
00:47avec la privatisation du restaurant Maxims tout entier pour fêter un peu en avance sa victoire,
00:52c'est quand même assez choquant. Moi je n'irais pas. Si c'était moi, je n'y serais pas
00:56allé.
00:56Vous voyez ce que je veux dire ? Donc oui, forcément, il y a un moment ou un autre, tout
00:59le monde travaille dans un...
00:59On est dans un petit monde de l'entre-soi.
01:04Si vous me permettez, Madame la Présidente, ce que je voudrais ajouter, c'est que France Télévisions possède des moyens
01:12internes de fabrication,
01:14dont il y a un vrai savoir-faire.
01:16Ce savoir-faire, les téléspectateurs ont encore pu le voir à l'antenne la semaine dernière pendant 15 jours avec
01:25les Jeux Olympiques d'hiver
01:26ou les Jeux Olympiques de Paris. Il y a un vrai savoir-faire à France Télévisions.
01:31Et le problème, c'est que, vous voyez par exemple, les moyens de la vidéophilie du siège sont plutôt utilisés,
01:40correctement utilisés.
01:41Mais par exemple, là, on s'apprête à vivre une révolution technologique à France Télévisions avec un projet qui s
01:47'appelle Genesis.
01:48Et donc, on va passer... Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais dans la technologie, ce qu'on
01:52appelle la technologie IP.
01:53Donc, c'est les réseaux.
01:55Évidemment que cette technologie va permettre de dégager des potentiels.
02:00C'est-à-dire qu'actuellement, pour fabriquer un journal télévisé, il faut 15 personnes.
02:05Avec cette technologie, il en faudra peut-être plus que 4 ou 5.
02:08Donc, alors, les salariés de France Télévisions sont plutôt d'accord avec ces évolutions.
02:13Parce que tous ces gens, tous ces potentiels qui sont dégagés pourraient être redéployés pour de la fabrication interne,
02:21pour réinternaliser de l'activité.
02:23Mais le problème, c'est que, que fait l'entreprise avec ses gains de production ?
02:29Eh bien, on supprime des ETP.
02:31Donc, forcément, évidemment, si on supprime des ETP, c'est impossible de réinternaliser de l'activité.
02:37Et donc, c'est ce que nous dénonçons depuis des années, de voir toute cette activité
02:40qui part, année après année, est externalisée vers des prestataires privés.
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