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  • il y a 9 minutes
Clara Paban vous propose un magazine d’information et de divertissement en compagnie d’un invité (sportif ou people) qui revient sur sa relation au sport et réagit à l’actualité.

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TV
Transcription
00:03Musique
00:12Bonsoir à tous et bienvenue dans Salon VIP sur Beingsport avec nous ce soir la comédienne Ariane Céguillon.
00:18Bonsoir Ariane, je suis ravie de vous recevoir.
00:21Depuis le 10 janvier, vous êtes à la scène parisienne pour la pièce Redoutable.
00:25Il n'y a que des filles sur scène, c'est Girl Power.
00:28Oui, c'est un peu ça. On est un peu engagé toutes les trois.
00:33Vous êtes la boss des Redoutables dans cette pièce. Est-ce que vous l'êtes aussi dans la vie ?
00:37Pas du tout.
00:38Pas du tout ?
00:39Non.
00:40Dans quel domaine on peut vous la faire ou ne pas vous la faire quand même ?
00:45Je suis plutôt assez naïve, moi, bizarrement.
00:47J'ai du mal à...
00:49C'est pour ça que je me suis écrit d'ailleurs ce personnage, que j'avais envie d'avoir un
00:53personnage justement
00:53qu'elle est un peu à l'encontre de ce que je suis dans la vie.
00:57Une fille qui a peur de rien.
00:58Ah bah oui, c'est vraiment ce que vous êtes.
01:00J'adorerais être comme ça, mais je suis plutôt assez...
01:05Ouais, je suis un peu naïve, parfois je suis un peu trop gentille, mais je change, je change.
01:08Est-ce que la pièce, du coup, vous aide à être un peu plus costaud et plus pucnasse ?
01:13En tous les cas, ça m'amuse beaucoup de jouer ça.
01:15Je la trouve tellement insupportable, ce personnage, que je l'adore.
01:17Ah non, oui, oui, c'est vrai.
01:19On va en parler un petit peu plus longuement dans la seconde partie de l'émission.
01:23Et on commence avec l'info du jour.
01:25Et j'ai lu que vous aimiez courir.
01:28Et donc, je vous présente, regardez, la dernière paire de baskets.
01:32Wilson, la mousse Peba permet un retour d'énergie explosif.
01:36Là, ils ont mis un insert de carbone qui gère le maintien du pied à la perfection.
01:40Une belle circulation de l'air pour éviter la surchauffe, sauf évidemment face à l'adversaire.
01:45On est d'accord, c'est très important quand on court d'être bien chaussé.
01:49C'est très important.
01:49Là, c'est vraiment une paire de baskets particulièrement faites pour le tennis.
01:54D'accord.
01:54Pour les spécialistes.
01:55Je joue très, très mal au tennis, mais bon.
01:57Mais par contre, on vous voit dans les allées de Roland-Garros.
02:01Ça vous plaît d'aller voir les matchs ?
02:02Oui, j'adore.
02:02Je suis allée deux ou trois fois.
02:05Et vraiment, j'adore.
02:07J'ai vu, comment il s'appelle, l'Espagnol, qui a gagné d'ailleurs.
02:11Nadal ?
02:11Nadal.
02:12Non, qui a gagné le dernier, je ne sais plus comment il s'appelle.
02:15Alcarazal.
02:15Si c'est l'année dernière, vous avez qui l'année dernière ?
02:18Alcaraz.
02:18Si je vous demande un favori de tous les temps, c'est qui ?
02:22Federer.
02:23Eh oui.
02:24Vous n'avez pas un mauvais goût.
02:25Non, puis j'aime bien sa façon de toujours revenir, de toujours…
02:29J'ai ça, moi aussi, dans la vie.
02:30C'est-à-dire qu'on me dit toujours, c'est fini, de toute façon,
02:32t'es trop vieille, t'es trop gnagnin, t'es trop grosse, t'es trop mec,
02:35t'es trop gnagnin.
02:35Et moi, je reviens toujours.
02:37Je n'écoute jamais ça.
02:38En revanche, ça, c'est une force que j'ai.
02:41Je n'écoute jamais les autres.
02:42Et il y a quelqu'un qui est comme vous, c'est Serena Williams.
02:45C'est ce que vous avez suivi.
02:46À 44 ans, deux enfants, elle revient et elle a gagné son pass
02:51pour faire des grands chelèmes.
02:53C'est génial.
02:54Je trouve ça incroyable de faire ça.
02:55Vous l'avez suivi, évidemment, durant sa carrière.
02:58Ah oui, oui.
02:59C'est quand même une athlète incroyable.
03:01Eh bien, elle a encore envie.
03:03Oui, à cet âge-là, j'espère quand même.
03:05Parce que Ariane, Benjamin Bonnet a préparé votre rétro.
03:08Regardez, c'est par là que ça va se passer.
03:11Bonjour.
03:14Bonjour tout le monde.
03:16Regardez qui vient sur notre plateau.
03:17La fusée Ariane.
03:19Oui, fusée.
03:20De par sa rapidité à prendre son envol,
03:21traversant les aléas et les difficultés de la vie.
03:23Comme l'objet phallique stellaire pénétrant
03:26les différentes couches de l'atmosphère.
03:28Voilà, le parallèle est fait.
03:29Et rien ne laissez entrevoir.
03:32Quand vous vous êtes levé ce matin,
03:33une telle comparaison.
03:35Et pourtant, regardez,
03:36vous naissez en 1968.
03:38De vos 10 à vos 16 ans,
03:39vous partez en Afrique du Sud.
03:40Vous revenez en France avec l'envie de jouer au théâtre.
03:43Alors, direction les cours Simon de 1985 à 1988.
03:47Et puis, comme on fonce et qu'on a 19 ans,
03:49on se marie.
03:50Enfin, vous vous mariez.
03:52Vous commencez à jouer au théâtre,
03:54mais pas que.
03:54Vous mettez aussi en scène,
03:56notamment l'iphigénie de Jean Racine.
03:59Non, Jean Racine, pendant un culte.
04:02Ariane, au total, aujourd'hui,
04:03c'est une vingtaine de caisses
04:04et trois mises en scène.
04:05Mais il n'y a pas que le théâtre.
04:07Car, telle la fusée Ariane,
04:08tout juste sortie de son pati en plein lancement,
04:11les flammes jaillissant de ses propulseurs
04:13vers l'horizon et infinies au-delà,
04:15vous vous lancez dans le court-métrage en 1989,
04:18tout en continuant à jouer au théâtre.
04:20En 1994,
04:22vous lâchez votre satellite.
04:24Enfin, vous mettez au monde d'Organ,
04:26qui lui aussi file sur les routes du succès
04:28en étant membre du groupe Electro of Aenbach.
04:30Alors ça, c'est une grande fierté.
04:32Mais c'est surtout une autre histoire.
04:33Car vous, vous continuez à tracer.
04:35Vous faites votre première apparition au cinéma
04:37dans Le Moulin de Daudet.
04:39Et finalement, jusqu'à aujourd'hui,
04:40vous avez une vingtaine de films à votre actif.
04:42Mais Ariane n'est pas une fusée d'une seule mission.
04:44Car en plus du cinéma,
04:45il y a aussi la télé.
04:47Ouais !
04:48Des deux, les films à la pelle.
04:50Des séries qui vous feront tourner en orbite.
04:52Non, pas bite.
04:53Qui vous donneront un CV en or.
04:55On va reprendre depuis le début.
04:56Je crois que vous n'avez pas bien compris
04:57l'objet de cette provocation, M. Pesso.
04:59Vous savez pourquoi vous êtes là ?
05:00Oui, plus sérieusement,
05:02Ariane Séguillon,
05:03c'est 40 rôles dans la petite Lucarne.
05:04Mais durant tout ce voyage,
05:06notre fusée a aussi traversé
05:07les turbulences de l'injustice de la vie
05:09qu'elle bravera
05:09et qu'elle nous partagera
05:10à travers son ouvrage autobiographique
05:12La Grosse,
05:13en 2022.
05:14Voilà !
05:15Ariane Séguillon, c'est ça.
05:16Une fusée qui n'est jamais redescendue
05:18et qui navigue dans les constellations
05:20de l'univers du spectacle,
05:21du cinéma
05:22et de la télévision.
05:24D'ailleurs, aujourd'hui,
05:25Ariane vient nous présenter
05:26la pièce redoutable.
05:28Allô, Ariane,
05:29vous validez
05:30le parallèle de la fusée et vous
05:33et on l'adapte
05:34en long métrage au cinéma.
05:35Je vous laisse affaîchir.
05:37Merci, Ariane.
05:38C'est Séguillon.
05:42Ah, mon Dieu !
05:44Elle n'est pas si absurde que ça,
05:45la question de Benjamin Bonnet.
05:46Est-ce que vous n'avez pas envie
05:47d'adapter votre vie ?
05:49Parce que vous avez touché à tout.
05:50Vous avez fait un peu de réalisation.
05:51Exactement, mon livre
05:52devait être adapté
05:53et finalement,
05:54ça n'a pas donné de suite.
05:57Mais je vais le faire.
05:58Voilà, j'allais dire,
05:58ça n'a pas donné de suite.
06:00Pour l'instant,
06:00il est dans un tiroir,
06:01mais peut-être,
06:02pourquoi ne pas le ressortir ?
06:04Ça serait bien.
06:04Oui, parce que je l'ai lu,
06:05on va en reparler
06:06durant toute l'émission.
06:07Et c'est très inspirant,
06:08quand même, votre livre.
06:10Je ne sais pas.
06:11En fait, c'est un livre de...
06:13En fait, ce livre,
06:14il est arrivé...
06:16Enfin, c'était totalement imprévu.
06:18Il s'est trouvé que moi,
06:19j'avais des problèmes
06:20de boulimie énormes.
06:22Et je vais mieux,
06:24mais je continue à faire
06:25des allers-retours
06:25dans le poids.
06:26D'ailleurs, on peut le voir
06:27avec les images,
06:28c'est assez intéressant.
06:30Et en fait,
06:31j'ai été contactée
06:32parce qu'une femme
06:34qui travaillait
06:35dans une autre édition
06:36me dit,
06:37mais on ne nous en parle jamais.
06:38C'est-à-dire qu'on parle
06:38d'anorexie
06:40parce que c'est sexy,
06:41mais on ne parle jamais
06:42de boulimie
06:42parce que le fait de grossir,
06:44finalement,
06:44ce n'est pas sexy
06:45pour une femme.
06:46Enfin, c'est ce qu'on dit.
06:47Donc, du coup,
06:49j'ai dit,
06:49pourquoi pas ?
06:50Et puis, j'ai rencontré
06:51Guillaume
06:53chez Flammarion
06:53et je lui ai parlé
06:55de mon idée de livre
06:56et il m'a dit...
06:57Vous voulez le livre ?
06:57Du coup, je le montre.
06:58Et il m'a dit
06:59tu veux l'appeler comment ?
06:59Et je lui ai dit
07:00La Grosse.
07:00Il me dit,
07:01ah mais oui, d'accord.
07:02Et en fait,
07:03La Grosse vient
07:03d'une jeune fille
07:05à qui on m'avait demandé
07:06quel rôle je faisais
07:07dans la série
07:07et elle avait dit
07:08La Grosse.
07:09Donc, voilà.
07:10La grossophobie,
07:11c'est dur.
07:11Le sport aide.
07:13On va en parler ensemble.
07:14Le sport, j'adore.
07:16J'adore, j'adore,
07:17j'adore, j'adore.
07:19Alors, depuis toute petite,
07:21vous avez beaucoup d'énergie.
07:22Vous courez dans les bois,
07:23vous faites du vélo,
07:24vous vous baignez dans la saône.
07:25J'ai l'impression
07:26que l'énergie
07:27n'a pas diminué
07:27en grandissant.
07:28Non, alors moi,
07:29je suis une addict au sport
07:30et même quand je suis montée
07:31jusqu'à 110 kilos,
07:32je faisais...
07:33Alors, j'en faisais moins
07:34parce que j'en fais
07:35entre 6 et 8 heures par semaine.
07:36Là, j'en faisais 3 heures
07:38parce que j'étais...
07:39À un moment,
07:39on m'a dit
07:39fais gaffe à ton cœur quand même
07:41mais je n'ai jamais arrêté le sport.
07:42Je fais de la boxe,
07:43je fais de la danse,
07:44je vais à la salle.
07:45Là, vous voyez,
07:45j'étais encore à la salle ce matin.
07:46J'ai beaucoup d'énergie
07:47et en fait, surtout,
07:48quand je ne fais pas de sport,
07:49je ne dors pas.
07:50Donc, j'ai besoin de faire du sport.
07:51La méditation,
07:51vous avez déjà essayé ?
07:53Alors, non.
07:54En fait, si, j'essaye
07:55mais ça me fait rire.
07:55J'ai beaucoup de mal
07:56à rester concentrée longtemps.
07:59C'est un peu mon défaut,
08:00d'ailleurs, je crois.
08:00Vous êtes explosif,
08:02j'ai l'impression.
08:03Vous avez également,
08:04un enfant,
08:04fait du cheval,
08:05du saut d'obstacle.
08:06Vous avez pratiqué la natation.
08:07C'était vos choix,
08:08vos plaisirs
08:08ou alors c'est vos parents
08:09qui voulaient booker un agenda
08:11parce que vous aviez
08:12trop d'énergie ?
08:13Alors, l'équitation,
08:13c'est parce que mon papa
08:14était passionné de chevaux
08:16et que moi,
08:16j'adorais les chevaux.
08:18Voilà, donc,
08:18j'ai monté à cheval
08:19et puis après,
08:22quand mon père
08:23et ma maman
08:23se sont séparés,
08:24on s'est retrouvés
08:24dans un HLM à Aubonne,
08:26donc évidemment,
08:27il n'y avait pas de chevaux
08:28parce qu'on n'avait plus
08:29du tout d'argent
08:30parce qu'il faut de l'argent
08:31pour monter à cheval
08:33et après,
08:34quand mon père
08:34est parti en Afrique du Sud
08:35et que je l'ai rejoint,
08:36j'ai recommencé
08:36à monter à cheval
08:37mais j'ai arrêté depuis.
08:39J'aimerais avoir un cheval
08:40mais pour l'instant,
08:41dans mon appartement parisien,
08:42je ne le sens pas trop.
08:44Alors, vous êtes resté
08:45trois ans en Afrique du Sud.
08:46Oui.
08:47C'est comment
08:47les spring box là-bas ?
08:49Ah ben, les spring box,
08:50c'est quelque chose.
08:51C'est culturel.
08:52C'est une religion,
08:52le rugby,
08:53même à l'école,
08:54j'étais à l'école anglaise en plus,
08:55c'est une religion.
08:57Les cours s'arrêtent à 14h
08:59et à 14h30
09:02commence le rugby.
09:04Il y a beaucoup de sport là-bas.
09:05Je pense que ça m'a mis aussi au sport,
09:07le fait d'habiter là-bas
09:08beaucoup plus
09:09parce que c'est vraiment,
09:09tout le monde fait du sport
09:11et tout le monde en fait
09:11en sortant de l'école
09:12l'après-midi
09:13au moins deux heures.
09:14Donc, si on ne fait pas de sport,
09:15on s'ennuie.
09:17Et en étant là-bas,
09:18vous avez essayé, vous, le rugby ?
09:19Non, mais j'étais pomme,
09:21pomme girl quelque temps.
09:23Ah ouais ?
09:23Je me suis bien amusée.
09:24Mais je ne faisais pas les vlub-vlubes.
09:25J'aurais bien adoré.
09:26Moi, je faisais un petit,
09:27mais je n'étais pas la chef.
09:30Vous nous avez parlé de la boxe.
09:32Vous en faites encore actuellement ?
09:34Oui, j'en fais.
09:35Oui, j'en fais à 7.
09:36Quand je tourne.
09:37Très bien.
09:37Vous en faites dans une salle
09:38avec un coach ?
09:39Oui, qui s'appelle Jérôme,
09:40qui est super.
09:40Oui, je fais de la boxe toujours.
09:42Pas mal pour l'énergie.
09:43Oui, et pourquoi vous avez choisi
09:45cette discipline ?
09:46Est-ce que ça vous a aidé
09:47dans des moments difficiles de votre vie ?
09:48Est-ce que c'est pour ça
09:49que vous avez choisi cette discipline ?
09:50Oui, la boxe m'a beaucoup aidée
09:52quand j'ai perdu mon petit frère.
09:53Je me suis mis beaucoup à la boxe
09:55à ce moment-là.
09:55J'avais besoin de péter la gueule
09:57de quelqu'un.
09:57Donc, comme je ne pouvais pas péter
09:58la gueule de tout le monde
09:58dans la rue,
10:00ça ne se fait pas trop.
10:01Voilà.
10:02Je me suis mis à la boxe
10:04pour un peu exulter.
10:06Et vous n'avez jamais arrêté ?
10:08Non, je n'ai jamais arrêté.
10:09Après, là, dernièrement,
10:10je le vois moins
10:11parce qu'il est à 7
10:12et je lui dis tout le temps
10:13« Mais tu ne veux pas me suivre ? »
10:15Voilà.
10:15Bon, je n'ai pas les moyens
10:16en plus de le payer à 100%.
10:17Donc, voilà.
10:18Alors, vous expliquez aussi
10:20dans ce livre
10:21dont on a parlé tout à l'heure
10:22que vous aviez aussi,
10:24vous aimez le sport,
10:25mais vous aviez eu
10:26des petits problèmes
10:26de compulsivité.
10:29Est-ce que vous arrivez
10:30à le gérer maintenant ?
10:32Alors, oui et non.
10:34J'ai eu une grosse crise,
10:36dernièrement,
10:37qui m'a refait prendre 10 kilos,
10:38qui est passée.
10:40Disons que j'arrive
10:44à la diminuer
10:45à ce que ce soit
10:45moins important qu'avant.
10:46C'est-à-dire qu'avant,
10:47je pouvais manger,
10:47enfin, c'était ridicule.
10:48Je mangeais 7 baguettes,
10:5110 paquets de gâteaux,
10:52etc., etc.
10:53Aujourd'hui,
10:54j'arrive à être
10:55plus mesurée.
10:57Mais c'est vrai
10:57que quand j'ai des grosses pulsions,
10:59j'ai beaucoup de mal
10:59à ne pas manger.
11:00Vous avez réussi
11:02à trouver,
11:02alors peut-être avec un psy,
11:03je ne sais pas,
11:04mais à comprendre
11:05le pourquoi
11:06vous aviez besoin
11:07de manger comme ça
11:08et pourquoi vous avez besoin
11:09de remplir ?
11:10C'est une addiction
11:12comme n'importe quelle drogue.
11:14Sauf que c'est une drogue
11:15très compliquée
11:16parce qu'on ne peut pas
11:16s'arrêter de manger.
11:18Donc, c'est une drogue
11:18qui est très compliquée
11:19et c'est aussi,
11:20évidemment,
11:21toute addiction
11:21est due à un problème
11:24d'enfance.
11:25Et c'est vrai que moi,
11:26ça vient beaucoup
11:27de mon frère.
11:30Mon frère et moi,
11:31nous étions vraiment
11:32très, très soudés
11:33et ça s'est déclenché.
11:35Alors, d'après ce que disent
11:36les psys,
11:36on l'a en soi.
11:38Mais ça s'est déclenché
11:39quand mon frère m'a annoncé
11:40qu'il avait un cancer.
11:41Ça s'est déclenché
11:42à ce moment-là.
11:43C'est la peur
11:43qui vous a fait manger ?
11:45Je ne sais pas
11:45où l'envie de le suivre.
11:46Je ne sais pas.
11:47En fait,
11:48ce n'est pas...
11:49Comment dire ?
11:50Quand je l'ai appris,
11:51par exemple,
11:52je suis allée entrer
11:52dans une boulangerie,
11:53j'ai acheté 5 croissants,
11:545 panches de chocolat
11:55que j'ai mangées
11:56en 3 secondes.
11:56Je ne m'en souviens absolument pas.
11:56Donc, ça a été
11:57la première compulsivité, ça.
11:58Oui, mais je ne m'en souvenais
11:59pas du tout.
11:59C'est chez la psy
12:00qui m'a demandé
12:02de rechercher
12:02quand est-ce que
12:03j'avais commencé
12:03et que j'ai...
12:04Voilà, j'ai...
12:06Et puis, par exemple,
12:07la nourriture,
12:08je sais que, par exemple,
12:08quand je vais au restaurant,
12:09je ne suis pas quelqu'un
12:10qui mange beaucoup
12:11quand je suis en discussion
12:11avec les gens.
12:13Je suis comme tous les boulibiques,
12:14j'aime manger seule.
12:15Donc, quand je suis avec un copain
12:17ou avec...
12:17Bref, je ne suis plus mariée,
12:19mais voilà.
12:21Donc, vous nous dites
12:21que vous mangez en cachette ?
12:23Oui, toujours.
12:25Pratiquement toujours.
12:25Enfin, dans tous les cas,
12:26les crises,
12:26personne ne me verra jamais
12:27vers une crise.
12:28Ce n'est pas possible.
12:28Et comment vous vous êtes rendu compte,
12:29là, que la crise s'était calmée ?
12:33La dernière crise.
12:34J'en ai beaucoup parlé
12:35avec ma psy, évidemment.
12:36Ah, voilà.
12:36Et puis, je me suis occupée.
12:40Le fait de m'occuper
12:41et de faire d'autres choses.
12:42Parce que le problème
12:43de la boulimie,
12:44c'est un peu, je pense,
12:45à part des drogues
12:46qui sont des drogues
12:47entre parenthèses festives,
12:49la boulimie,
12:50c'est quelqu'un
12:50qui vous renferme beaucoup
12:52et qui vous éloigne des autres.
12:53Parce que vous allez refuser un dîner,
12:56vous allez...
12:57D'un seul coup,
12:57vous avez une avant-première chose,
12:59vous allez dire
12:59que vous ne pouvez pas
13:00parce que vous êtes malade
13:00parce qu'en fait,
13:01sinon, vous n'allez pas pouvoir manger.
13:02C'est quelque chose qui, oui,
13:03qui vous enferme.
13:05Donc, je me suis forcée à...
13:07Ma psy m'a dit beaucoup ça aussi,
13:09de me forcer à faire les choses.
13:11Mais là, ça va.
13:12Je ne suis plus en crise.
13:13Et du coup,
13:14le sport vous aide ?
13:16Alors, le sport ne fait pas maigrir.
13:17Je suis désolée
13:18pour ceux qui regardent
13:18de vous le dire,
13:19mais le sport ne fait absolument pas maigrir.
13:21Est-ce qu'il vous fait du bien
13:22pour la tête ?
13:23Oui, il m'aide pour la tête, oui.
13:24Mais en fait,
13:25c'est un peu...
13:26Moi, les gens me disent
13:26« Ouais, je vais me mettre au sport ».
13:27Le truc, c'est que moi,
13:28le sport fait partie de ma vie
13:29depuis toujours.
13:30Donc, ce n'est pas un changement
13:31ce que je fais du sport.
13:32D'accord, ok.
13:32Oui ?
13:33Ok, très bien.
13:33On a entendu un petit coup de sifflet
13:35parce qu'on a basculé
13:36en mode récré.
13:37Je croyais qu'on allait jouer au foot.
13:39Vous êtes un peu inquiète.
13:40Non, pas du tout.
13:41Vous êtes très élégante.
13:42Et on a su que vous étiez
13:43une férue de mode.
13:44Donc, on a choisi des sportives
13:48qui sont plutôt bien sapées.
13:50Et on va vous demander votre avis
13:51parce que nous,
13:51on n'y comprend pas grand-chose.
13:53On commence avec le premier.
13:55Le premier, c'est Jules Koundé
13:57qui est un footballeur.
13:58Moi, j'adore les Jules pour les gens.
13:59Je sais faire sexy.
14:00Oui, j'adore.
14:01Je trouve qu'il n'y a pas assez d'hommes
14:02qui se mettent en jupe.
14:03Je trouve ça ultra sexy.
14:04C'est parfait.
14:06Mégane Rapino,
14:07c'est une footballeuse
14:08et elle a fait la petite pub.
14:10Est-ce que ça vous plaît ?
14:11Est-ce que vous aimez ce look ?
14:12Oui, c'est pas mal.
14:12Oui, je ne suis pas fan.
14:13Bon, ok.
14:14Du coup, on va vite...
14:15Elle est gaulée.
14:17Elle a des abdos.
14:18Elle a des abdos.
14:21Il est le king du look, surtout.
14:23Ça vous plaît ou pas ?
14:23Oui, alors...
14:24Ça me fait rire, dirons-nous.
14:25Mais pour faire son marché,
14:27c'est compliqué quand même.
14:31Alors, Ibtiyaj Mouhamad.
14:33C'est une championne d'escrime américaine
14:35qui a eu la médaille de bronze
14:37au JO 2007.
14:37Elle est super chic.
14:38Très chic.
14:39Et c'est sa propre marque
14:40qui s'appelle Louella.
14:41C'est elle qui a inventé ça.
14:42Ça vous plaît ?
14:43Oui, j'aime beaucoup la Skleport.
14:44C'est très beau.
14:46Lewis Hamilton,
14:46le crack de la Formule 1.
14:48Lui aussi en jupe, du coup.
14:49J'adore.
14:50Allez, Lewis Hamilton,
14:51il est toujours sûr.
14:51Il est très beau.
14:53Il a le look.
14:54Et on finit par Noami Osaka
14:57qui est la championne de tennis japonaise.
14:59Naomi, évidemment.
15:00Elle aussi, elle est toujours super lookée.
15:01J'aime beaucoup.
15:02Bon, vous aimez tout.
15:04À peu près.
15:05À peu près.
15:05Un petit bémol sur Denise Rodman.
15:08C'est dommage.
15:09On a une petite minute culture.
15:11Alors, j'ai choisi des livres
15:12et je me suis dit
15:13qu'est-ce que je vais prendre ?
15:14Je n'ai pris que des femmes combattantes.
15:16Il y a toujours eu des femmes
15:18à toutes les époques
15:18pour mener des luttes.
15:19Niki de Saint-Fal,
15:20Nina Simone,
15:2190 portraits totalement inspirants
15:24à l'intérieur de ce livre.
15:26Ça vous plaît ou pas ?
15:26Ah ouais, ouais, super.
15:27Vous pouvez le prendre.
15:28Merci beaucoup.
15:29En plus, je crois que vous allez prendre le train.
15:31Vous allez pouvoir lire dans le train.
15:33La journaliste Valérie Pérez a écrit
15:35« Destin de femmes combattantes encore ».
15:37Valérie donne la parole
15:38à des femmes anonymes
15:39qui se battent pour la dignité,
15:42leur dignité,
15:43pour leur liberté
15:43et pour leurs rêves.
15:45Pas mal aussi assez inspirants.
15:47Ensuite, on a Claire Géronimi,
15:50une femme engagée
15:51qui a écrit le hall d'entrée.
15:53Le 11 novembre 2023,
15:55elle est violée en rentrant de chez elle.
15:57Elle aurait dû mourir.
15:57Elle a choisi de se battre.
15:59Elle va se retrouver
16:00avec son prédateur au tribunal.
16:02Claire a créé l'association
16:03Éclats de femmes,
16:04association qui accompagne
16:05les victimes de violences sexuelles.
16:07Et vous êtes également active
16:09auprès de l'association Carles
16:11qui lutte contre la pédocriminalité.
16:13Quel est votre rôle
16:14dans cette association ?
16:15Je suis marraine,
16:16donc j'essaye d'aider.
16:17Là, je voudrais qu'on organise,
16:19d'ailleurs, je vous inviterai sûrement
16:20une très grosse soirée
16:21pour récolter des fonds
16:23parce qu'on est quand même
16:23dans un des pays au monde
16:24où il y a le plus de pédocriminalité.
16:26On est une plaque tournante
16:27quand même dans le monde,
16:28donc il faut le savoir.
16:28C'est affreux.
16:29C'est terrible.
16:29Et en France, vraiment,
16:31quand on parle de pédocriminalité,
16:33j'ai vu des dîners, je vous jure,
16:35où j'ai parlé de pédocriminalité
16:36où les gens ont des fous rires.
16:38Donc j'ai du mal à en rire.
16:40En plus, mon petit frère
16:41a été victime, je le dis
16:42puisqu'il l'a dit dans un livre
16:44et d'ailleurs, je pense
16:45que c'est ce qui a fini par le tuer
16:47et puisqu'il a eu un cancer de la gorge,
16:48donc je ne pense pas
16:49que ce soit un hasard.
16:49Ce qui ne peut pas parler.
16:50Voilà.
16:51Il a été victime aussi
16:52de pédocriminalité
16:53de l'âge de 5 à 10 ans.
16:55Horrible.
16:56Horrible, oui.
16:56Et finalement, j'ai l'impression
16:58que c'est dans beaucoup de familles.
17:01Oui.
17:02Écoutez, c'est simple.
17:03C'est dans une classe, par exemple,
17:06sur 30 enfants,
17:07vous avez au moins 22 enfants
17:10qui ont été violés.
17:11Donc, ou, pas violés, pardon,
17:14qui ont eu des attouchements.
17:16Au minimum, des attouchements sexuels.
17:18C'est énorme.
17:19Effectivement, faites une soirée
17:20et on viendra.
17:22Et si on peut vous aider,
17:23c'est avec grand plaisir.
17:24Et c'est surtout que ça n'avance pas.
17:26Je sais que Stéphie
17:28qui a lancé la gorge,
17:29ce qui, elle, surtout,
17:30s'en occupe,
17:31qui est incroyable
17:32parce qu'elle a commencé,
17:34Stéphie,
17:35elle a été violée par son père
17:38pendant des années,
17:38donc elle s'est retrouvée
17:39dans un foyer.
17:40Après, son petit frère
17:41dont elle a essayé de s'occuper
17:42a été violée ici par le père,
17:43c'est pendu.
17:43Sa mère s'est suicidée.
17:44Enfin, elle a un parcours
17:46et en même temps,
17:47elle a une force de vie.
17:49Elle avait complètement arrêté
17:50ses études.
17:51Là, elle vient de rentrer à Sass.
17:52Elle est majeure, quand même,
17:53alors qu'elle vient de reprendre
17:54ses études.
17:55J'ai une admiration
17:56pour cette fille
17:56et elle fait un travail extraordinaire
17:59contre la pédocriminalité.
18:00Mais vous savez,
18:01les ministres promettent des choses
18:03et tout,
18:03qu'ils ne les tiennent même pas.
18:04Moi, la dernière fois,
18:05on a rencontré une ministre,
18:06je me suis dit,
18:06« Ah bah, c'est une ministre quand même,
18:08elle va... »
18:08Ah, pas du tout.
18:09La fille, elle disparaît après.
18:11Donc, voilà.
18:12Très bien.
18:13Vous avez poussé votre coup de gueule
18:14et c'est très bien.
18:15Je finis avec Charlotte Fillou.
18:17Trop grosse.
18:18L'auteur a écrit sa bio,
18:19sa réconciliation avec elle-même,
18:21son chemin pour s'accepter.
18:22C'est un sujet qui vous touche
18:23parce que je remets votre...
18:25On peut toujours le commander
18:26parce que je l'ai commandé.
18:27On peut toujours prendre votre livre
18:29et du coup,
18:29on a hâte de voir
18:31ce que ça va donner
18:32si jamais vous faites un film
18:35ou une série là-dessus.
18:37Redoutable, en tout cas,
18:38vous êtes sur scène en ce moment
18:39pour cette pièce.
18:40On en parle tout de suite.
18:45Je n'ai pas remarqué
18:45qu'on était assortis.
18:46Oui, on est assortis en ligne,
18:48effectivement.
18:48Vous êtes sur la scène parisienne
18:50depuis samedi 10 janvier,
18:51le samedi après-midi
18:52à 16h30.
18:53Vous êtes avec Juliette Ménac,
18:54Sylvie Haut-de-Cœur.
18:55Vous avez de l'énergie
18:57toutes les trois.
18:58Vous êtes exceptionnelle.
18:59Est-ce que vous vous connaissez bien
19:00pour avoir autant de feeling comme ça ?
19:02On se connaît par cœur
19:03puisqu'on est amis dans la vie.
19:05Amis depuis de nombreuses années ?
19:06Oui, très longtemps.
19:07Avec Juliette,
19:08on s'est connus
19:09en classe libre
19:10chez Florent.
19:11Nous avions
19:1519-20 ans, je crois.
19:17J'imagine que cette complicité
19:18a dû faciliter
19:19Jean-Luc Moreau,
19:20le metteur en scène,
19:21pour mettre en place
19:23cette scène.
19:23Oui, c'est sûr que ça aide,
19:23surtout qu'on l'a écrit pour nous.
19:26Je vais faire un petit pitch.
19:27Allez-y.
19:28Trois amis comédiennes
19:29apprennent le soir
19:30de leur dernière représentation
19:32que deux d'entre elles,
19:33au minimum.
19:34ne font plus partie
19:35de l'adaptation cinématographique
19:37de la pièce.
19:38Fini les rêves de gloire,
19:39place à la trahison,
19:40l'incompréhension,
19:41les critiques gratuites,
19:42ça clashe,
19:43ça se réconcilie.
19:44Le public hurle de rire
19:46tout en espérant
19:47que ça ne lui arrive pas
19:48dans la vie.
19:48En tout cas,
19:49moi,
19:49c'est ce que j'ai ressenti.
19:50Regardez,
19:50on regarde le teaser,
19:52la bande-annonce,
19:53c'est un régal.
19:55Surtout que si la pièce
19:55a eu du succès,
19:56c'est parce qu'on l'a joué.
19:58Enfin,
19:58parce que je l'ai joué.
20:00C'est sur moi
20:01que toute la promo
20:02s'est faite.
20:02Il ne nous a jamais cité.
20:04Ah,
20:04ben,
20:04tu vois !
20:10Vous avez peut-être raison,
20:11c'est peut-être pas pour mon rôle.
20:13Ben,
20:14tu vois.
20:14Non,
20:14parce que,
20:15venez voir,
20:15je vous explique.
20:16Alors,
20:17Marion Cotillard,
20:18vous qu'elle joue
20:18face à quelqu'un de connu.
20:21Et la plus connue
20:22de nous trois,
20:23c'est moi.
20:25Donc,
20:26il donne mon rôle
20:27à Marion Cotillard,
20:28moi,
20:29il me garde,
20:31mais me reflite
20:32au rôle de merde.
20:33C'est pas un rôle de merde.
20:35Non,
20:36Attendez,
20:37attendez,
20:37attendez.
20:40Réfléchissons calmement.
20:44Marion Cotillard,
20:45qu'est-ce qu'elle a
20:45de plus que moi ?
20:51Oui,
20:52vous avez un bel égo
20:53dans la pièce.
20:55D'où vient
20:56cette idée
20:56fabuleuse
20:57d'écriture
20:59de cette pièce ?
21:00En fait,
21:00elle vient,
21:01je faisais une tournée
21:02à l'époque
21:02et le producteur
21:03me raconte
21:05une histoire
21:05d'une pièce
21:06qui est en train
21:06de se jouer
21:07où les deux acteurs
21:09principaux
21:09n'ont pas été pris
21:10pour le film
21:10et l'auteur
21:12de la pièce
21:12et le réalisateur
21:13et le metteur en scène
21:14qui joue en plus
21:15dans la pièce
21:15jouent avec eux.
21:17Donc,
21:17il me raconte
21:17qu'il vit un cauchemar
21:19parce qu'ils font
21:20des crush-pattes,
21:21il manque de lui
21:21casser la figure,
21:23il lui balance
21:23les portes dans la figure.
21:25C'est un cauchemar.
21:25Il me raconte ça
21:26et j'ai un dîner
21:27avec mes copines
21:28et dont il y avait
21:29Isabelle Alexis aussi
21:30qui est l'auteur
21:30aussi,
21:31en grande partie
21:32de l'auteur de la pièce
21:34et elle dit
21:34mais c'est une idée
21:35de pièce géniale.
21:36Voilà,
21:37c'est parti de là
21:37et on s'est dit
21:38on n'a qu'à l'écrire.
21:39Effectivement
21:40et ça marche très bien.
21:41Est-ce que vous avez
21:42vécu une trahison amicale
21:43déjà dans votre vie ?
21:47Alors,
21:47je ne sais pas
21:47si j'appellerais ça
21:48une trahison
21:49mais avec le temps
21:49il y a des gens
21:50qu'on n'a plus envie
21:50de voir,
21:51je trouve.
21:52Ce n'est pas faux.
21:52Ça ne veut pas dire
21:53que...
21:53C'est peut-être parce
21:53qu'on change aussi.
21:54Oui,
21:55parce qu'on change
21:55et parce que je pense
21:56qu'on a d'autres envies
21:58et on s'attache
21:58à d'autres choses
21:59chez les gens
22:00en grandissant.
22:03Et du coup,
22:04je trouve que
22:08il y a des gens
22:10qui prennent aussi
22:11des virages
22:12qu'on n'a pas envie
22:15de suivre.
22:16Donc,
22:16ça ne veut pas dire...
22:16Moi,
22:16j'ai une amie dernièrement
22:18à qui j'ai parlé.
22:19Ça ne veut pas dire
22:19que je suis mieux qu'elle,
22:21qu'elle est mieux que moi.
22:22Je n'ai plus envie
22:23de l'avoir dans ma vie.
22:24Voilà,
22:24je n'ai plus envie.
22:24Vous lui avez dit ?
22:25Oui,
22:25je lui ai dit.
22:25C'est sympathique.
22:26Je lui ai dit gentiment
22:27mais...
22:28Elle a pleuré,
22:28j'imagine.
22:29Oui,
22:29c'était dur pour elle
22:30mais elle allait vers un truc
22:32que moi,
22:33je ne peux pas.
22:34Et puis maintenant,
22:35aujourd'hui aussi,
22:36il y a un truc
22:36qui n'était pas du tout
22:37à mon époque.
22:38D'ailleurs,
22:38pour la petite histoire,
22:39je suis née en 71,
22:40pas en 68.
22:41Mais bon,
22:49qu'est-ce que je voulais dire
22:50du coup ?
22:52Qu'est-ce que je voulais dire ?
22:53J'ai perdu le fil.
22:54Vous étiez sur votre famille
22:55à qui vous avez...
22:56Oui,
22:56voilà,
22:57je pense que...
22:59Oui,
22:59quand on grandit,
23:00il y a des évolutions,
23:03des gens,
23:03il y a des...
23:04La politique,
23:05aujourd'hui,
23:05a vraiment une grande part
23:07là-dedans
23:07alors que moi,
23:08je suis plutôt apolitique
23:09même si je m'appelle
23:10Séguillon.
23:11Et du coup,
23:13il y a des énormités,
23:14si vous voulez,
23:15que je ne ferai,
23:15je ne dirai rien
23:16mais qui peuvent,
23:17qui sont trop énormes
23:18et que je ne peux pas entendre.
23:20Et donc,
23:20il y a des choses...
23:21Moi,
23:22je suis vraiment
23:22pour la justice,
23:23pour...
23:24J'ai vécu tellement d'injustices
23:25avec mon frère,
23:26etc.,
23:26et dans ma jeunesse
23:27que l'injustice
23:28me rend hystérique.
23:30Et je trouve
23:30qu'on est dans un monde
23:31très injuste,
23:31que les réseaux sociaux
23:33ont donné la parole
23:33à des gens,
23:35mais qui...
23:36Vous savez,
23:36les abrutis
23:37qu'on entendait au bar avant,
23:38on se disait...
23:39On s'en fout,
23:39il est bourré.
23:40Mais aujourd'hui,
23:40on les entend sur les réseaux,
23:41on les entend beaucoup.
23:43Et donc,
23:44du coup,
23:44ça a donné la parole
23:45à une espèce
23:46de bêtise latente
23:48qui, moi,
23:49et puis une injustice
23:50de prendre parti
23:51pour des choses
23:52ou d'autres
23:53qui sont même ridicules
23:55et qui n'ont pas
23:56raison d'exister
23:57et qui sont évidentes.
23:59On ne peut pas
23:59prendre parti
24:00contre une guerre,
24:01par exemple.
24:01Enfin, je veux dire...
24:02Ça paraît.
24:03Ça paraît.
24:04Il y a un moment...
24:04Et j'ai lu des trucs,
24:06je me dis...
24:07Mais...
24:07Donc,
24:08je ne rentrerai pas
24:09dans ce débat-là,
24:09mais il y a des gens
24:10comme ça
24:10avec qui je n'ai plus envie
24:11d'avoir de rapport.
24:13On va parler
24:14d'une jolie chose
24:14parce que dans la pièce,
24:15la pièce est entrecoupée
24:17de petites notes musicales
24:20et on finit à la fin
24:21avec un morceau
24:22qui est exceptionnel.
24:23Et qui a fait cette musique ?
24:25Mon fils,
24:26voilà.
24:26Off and Back.
24:27Voilà.
24:28Qui est quand même
24:28une grande star.
24:29Et je vais faire
24:30une petite parenthèse
24:30parce que je suis venue
24:31le 14 février
24:32voir la pièce
24:33et je me suis retrouvée
24:34un tout petit peu...
24:35Ah, il était là,
24:35oui, 14.
24:36Oui,
24:36et j'étais vraiment assise
24:37devant lui,
24:38quasiment devant lui.
24:39Et il se passe
24:39un truc à la fin.
24:40Vous savez qu'il est là,
24:41évidemment.
24:42Et là,
24:43il y a un flash d'amour
24:45entre vous
24:46parce que vous,
24:47vous mettez votre main
24:48comme ça.
24:49Vous cherchez où il est.
24:50Lui, il sait
24:50que vous êtes en train
24:51de le chercher.
24:52Donc, il fait le petit geste
24:53pour vous voir.
24:54Et là,
24:55mais que d'amour
24:56entre vous ?
24:56Oui, on a une très,
24:58très belle relation.
24:59J'ai beaucoup de chance.
25:00Vous avez une très,
25:00très belle complicitité.
25:01C'est un super gamin.
25:01Alors, ce n'est plus un gamin
25:02parce qu'il a 30 ans.
25:03Je l'ai eu super jeune.
25:04Mais on a une relation.
25:06Et puis,
25:07ce que j'aime dans Dorian,
25:08c'est qu'il est simple.
25:09Et que,
25:11en tous les cas,
25:12on lui a donné un truc.
25:14C'est qu'il respecte
25:15tout le monde
25:15de la même façon.
25:16Et ça,
25:17c'est pour moi
25:18indispensable.
25:19Je déteste
25:20les gens qui,
25:22entre parenthèses,
25:22réussissent,
25:23parce que qu'est-ce que ça veut dire
25:24réussir ?
25:24Et qui ne respectent pas
25:26tout le monde.
25:26Et d'ailleurs,
25:26j'avais vu une interview
25:27de Steven Spielberg
25:28que j'avais adorée.
25:29Il racontait que souvent,
25:31sur son premier jour de tournage,
25:32il se déguisait
25:32et il regardait la façon
25:34dont les acteurs
25:36traitaient tout le monde.
25:38En fait,
25:38aussi bien la régie
25:39que tout le monde.
25:40Et il disait
25:42que les acteurs
25:42qu'il voyait mal agir,
25:43il ne les reprenait plus jamais.
25:45Vous avez une belle complicité
25:46avec lui.
25:47Donc, du coup,
25:47on a pioché dans votre Instagram
25:48ce petit extrait vidéo
25:49qui est un régal.
25:52Bonjour.
25:53Ça va, mon chéri ?
25:54Ouais, c'est qui ?
25:55C'est maman.
25:57Non.
25:57Dis-moi,
25:58t'es au courant
25:58pour les Energy Music Awards ?
26:01Non,
26:01il se passe quoi ?
26:02Bah, si.
26:03T'es...
26:05T'es nominé.
26:06Bon, c'est pas possible.
26:08Bah, bien sûr que si.
26:09Bah, non,
26:10je ne l'ai pas inventé.
26:11Bah, c'est ouf.
26:12Parce que moi,
26:13j'y vais, hein.
26:14Mais pourquoi t'y reste ?
26:15C'est moi que suis nommé.
26:16J'y vais parce que...
26:18Bah, t'y vas,
26:19alors.
26:19Bon, j'y vais.
26:21Mais du coup,
26:21où tu votes ?
26:22Je vote tout le temps.
26:24Tout le temps,
26:24tout le temps,
26:24tout le temps,
26:25tout le temps.
26:2510 fois par jour.
26:26Ah, on ne peut pas, maman ?
26:27Bon, bah oui,
26:28je vote une fois par jour.
26:30Tu exagères toujours.
26:31Je ne vois pas du tout
26:33pourquoi tu dis
26:33que ta mère exagère toujours.
26:35C'est faux.
26:36Je suis quelqu'un
26:37de très mesuré.
26:38Bon, vous êtes les meilleurs,
26:39vous êtes les meilleurs.
26:39C'est pas de ma faute.
26:40Voilà,
26:40fun back,
26:41c'est les meilleurs.
26:42Je dois y aller.
26:42Gros bisous, maman.
26:43Je t'embrasse.
26:45Au revoir, mon amour.
26:45Je serai là,
26:47évidemment.
26:48Oui, bisous, bisous, bisous.
26:50Vraiment,
26:50c'est votre...
26:51La mère est sympa.
26:53On va passer en secret story
26:55parce que j'ai essayé
26:56d'avoir des petites infos
26:57vous concernant
26:58et évidemment
26:58que vos copines ont balancé.
27:01Lorsque vous arrivez
27:02à un rendez-vous au théâtre,
27:04c'est-à-dire un rendez-vous
27:05pour répéter,
27:06vous annoncez à la couleur
27:07« Attention,
27:08je suis de mauvaise humeur »
27:09et vous annoncez surtout
27:10les raisons
27:11pour lesquelles
27:11vous êtes de mauvaise humeur.
27:12Ça peut être
27:12que vous n'avez pas eu le temps
27:14de faire tout ce qui était prévu.
27:15Un tel ne vous a pas appelé.
27:17Mais il y a un rendez-vous
27:17qui s'est annulé.
27:19Là, vous y allez.
27:20Vous criez ?
27:21Vous gueulez ?
27:22Non, pas vraiment.
27:23Je ne gueule pas vraiment.
27:24Mais en fait,
27:24comme je n'aime pas
27:24les gens de mauvaise humeur,
27:25quand je suis de mauvaise humeur
27:26et qu'il y a un truc qui m'énerve,
27:27je l'extériorise.
27:28Du coup, en même temps,
27:29je l'ai fait rire
27:30parce que je dis
27:31« Je suis de mauvaise humeur »
27:32parce que vous comprenez,
27:32il y a un mec en vélo,
27:33il a grillé le feu rouge
27:34et en plus,
27:34il m'a traité de connasse.
27:35Donc, à un moment,
27:36c'est un peu mon genre
27:37d'arriver dans ce genre de...
27:38Mais vous êtes souvent
27:39de bonne humeur
27:40et là, vous inondez vos amis
27:42de conseils beauté.
27:43Essayez ce produit,
27:44achètent cette crème
27:44et vous y allez de votre tuto.
27:46Vous adorez.
27:47Ah oui, obsession.
27:48Je leur fais des cadeaux,
27:49je leur offre des crèmes
27:49qu'on m'offre.
27:50Si une de vos amies
27:51arrive négligée,
27:52vous lui dites
27:52« T'es mal habillée,
27:53va te changer. »
27:54Vous ne supportez pas
27:55que vos amis soient mal habillés.
27:58On l'a compris
27:59parce que vous êtes
27:59une férue de mode.
28:01Oui, oui.
28:01Je ne suis pas méchante
28:03mais c'est vrai que parfois,
28:03je me dis
28:03« Pourquoi tu t'habilles comme ça ?
28:04T'es tellement belle ! »
28:06Donc je ne suis pas très sympa
28:07avec ça.
28:08Un surnom de votre famille
28:09qui est venue enfant,
28:11Tchaka Family.
28:12Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
28:12La Tchaka Family.
28:13La Tchaka Family, c'est quoi ?
28:14C'est en fait un dialecte
28:16que nous avons inventé.
28:17Enfin, mon frère Jérémy,
28:19mon petit frère
28:19qui est toujours là,
28:21lui, a inventé
28:22pour pas que les parents
28:22nous comprennent.
28:23Donc on parlait
28:24la Tchaka.
28:25Ça marchait ?
28:26Je n'ai jamais rien compris ?
28:26J'ai ici,
28:27parce qu'on l'a tous fait
28:28quand mon frère a décédé,
28:29on a fait le tatouage
28:34Jérémy ?
28:34Oui, souvent, oui.
28:36J'essaye de la prendre
28:37à Doriane,
28:38d'ailleurs,
28:38pour qu'ils comprennent.
28:40Eh bien, il va s'y mettre,
28:41Doriane,
28:41c'est déjà terminé l'émission.
28:43On va faire un petit récap ensemble.
28:45Vous êtes le samedi après-midi
28:46à 16h30
28:47à la Seine Parisienne
28:48pour la pièce « Redoutable ».
28:50Mais vraiment, allez-y,
28:51parce que même vous dites
28:52« Oh non, c'est moyen ! »
28:53Mais j'ai ri aux éclats,
28:55les gens rient aux éclats
28:56dans la Seine,
28:57dans la Seine Parisienne.
28:59C'est vraiment super.
29:00Merci d'être venu nous en parler.
29:01Merci à vous, merci beaucoup.
29:01Vous filez là à 7 ?
29:03Oui, là, je vais prendre un train, ouais.
29:05Très bien.
29:06Écoutez, on se retrouvera
29:07en tout cas à Paris samedi.
29:08À votre place la semaine prochaine,
29:09il y aura Denitza,
29:10la danseuse qui a, je crois,
29:12autant d'énergie que vous.
29:14Profitez bien des programmes
29:16sur Beamsport ce week-end
29:18et on se retrouve la semaine prochaine.
29:19Salut tout le monde !
29:20Bye bye !
29:21Salut !
29:21Salut !
29:22Sous-titrage Société Radio-Canada
29:25Sous-titrage Société Radio-Canada
29:28Ciao !
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