00:00Nous sommes dix jours après la mort du militant nationaliste Quentin Doran,
00:03battu à mort par des membres de l'ultra-gauche à Lyon.
00:06La riposte du gouvernement, ce matin Emmanuel Macron a réuni les ministres de l'Intérieur de la Justice
00:11pour faire un point sur les groupes d'action violente, ultra-gauche, ultra-droite, qui sévissent.
00:16Et Laurent Nunez a saisi le parquet de Paris pour un dossier de reconstitution de l'Igdissoute
00:22à propos de la jeune garde.
00:24Et il a demandé également à Beauvau de lancer des procédures de dissolution
00:27contre des émanations, des possibles émanations de la jeune garde.
00:31C'est symbolique, c'est important quand même, ces dissolutions.
00:37Mais est-ce que la seule action efficace ne serait-elle pas de traduire des membres devant la justice ?
00:43Ça va peut-être être fait, il faut laisser l'enquête se dérouler.
00:46Moi je parie qu'évidemment ils vont être traduits devant la justice.
00:50Il y a aujourd'hui des témoignages accablants, c'est un lynchage de toute évidence.
00:54Il y a des vidéos, donc les responsables devront se rendre compte devant la justice.
01:01C'est d'abord une responsabilité individuelle.
01:04Après on peut discuter de la responsabilité de la jeune garde,
01:06après on pourra discuter de la responsabilité indirecte de la France insoumise.
01:10Mais c'est d'abord des responsabilités individuelles et donc ils doivent être jugés.
01:13Oui parce qu'on voit, la jeune garde était en cours de dissolution,
01:16ce n'était pas tout à fait fini et acté, la procédure suivait son cours.
01:20Mais ça ne les a pas empêchés de se revoir et de participer à ce lynchage.
01:25Écoutez, ce n'est pas illogique, personne n'est naïf.
01:28Donc il faut lutter contre ces groupuscules violents, il faut les dissoudre quand on peut le faire.
01:34Ça a été fait, mais vous ne pouvez hélas pas empêcher ces groupuscules de renaître à côté avec un autre
01:40nom.
01:41Non, c'est quand même assez facile.
01:43Bon, c'est quand même des coups qu'on leur porte et je pense qu'ils devront rendre,
01:46parce que si ce sont, d'une certaine manière, s'ils ont continué à exister,
01:49je pense que leur cas sera aggravé.
01:52Jean-René Cazeneuve en l'occurrence, si on peut, avec la reconstitution de l'Igdissoute,
01:57comme le terme le prédestine, on peut s'en prendre à des personnes qui recomposent,
02:02en l'occurrence la jeune garde, car on sait que la dissolution et le référé devant le Conseil d'État,
02:07ce n'est absolument pas quelque chose de suspensif.
02:09Donc la jeune garde, depuis le 12 juin 2025, elle est dissoute,
02:12mais ça n'a pas empêché la jeune garde, par exemple, d'avoir un stand à la fête de l
02:16'Humanité,
02:16sans que personne ne dise rien, sans que ça n'émeuve personne.
02:19Ça n'a pas empêché Raphaël Arnaud, encore une fois, de dire à l'Assemblée nationale
02:23qu'il fallait soutenir la jeune garde.
02:25Donc on a quand même l'impression que, même s'il y a cette reconstitution de l'Igdissoute
02:29qui a été enclenchée cette semaine par le ministère de la Justice,
02:32on voit bien qu'aujourd'hui, on n'a pas les armes législatives, administratives, judiciaires,
02:38pour lutter contre ces groupes de factieux, ces nervis d'extrême-gauche et même d'extrême-droite
02:42qui pourrissent la vie des Français.
02:45Écoutez, renforçons notre arsenal.
02:47Je parle de législateurs.
02:48Non, non, mais je n'ai aucun problème à renforcer l'arsenal.
02:51On a aujourd'hui une montée de la violence.
02:53La violence répond à la violence.
02:55Donc moi, je fais partie de ceux qui veulent apaiser le débat politique.
03:00On en a extrêmement important.
03:01Nous sommes à même pas trois semaines des élections municipales.
03:05Et on parle très peu des élections municipales.
03:06J'allais y venir parce qu'Emmanuel Macron, vendredi dernier, depuis l'Inde où il était en déplacement,
03:10il dit « j'appelle tous les partis à la responsabilité, à lever les ambiguïtés. »
03:13Parce qu'il parlait justement de faire le ménage.
03:16« Je les appelle tous à ramener les esprits à la fois à la décence et au calme. »
03:20À l'Assemblée nationale cet après-midi, ce n'était pas le cas.
03:23Je vous propose d'écouter l'échange qu'il y a eu entre Hugo Bernalicis et Laurent Nunez.
03:27Une passe d'Arne au sujet de l'hommage à Quentin.
03:29« Je dénonce que votre ministère a fait le choix, pour des raisons politiciennes,
03:33de réprimer les mouvements sociaux pacifiques, des manifestations écologistes non violentes,
03:38des rassemblements pour la paix en Palestine.
03:40Et quand des néo-nazis défilent, là, non, non, ça ne trouble pas votre ordre public.
03:49Nous, nous sommes antifascistes parce que nous sommes républicains. Et vous ? »
03:54« Je ne peux interdire des manifestations que quand il y a des risques de troubles à l'ordre public.
03:57J'ai apprécié en conscience et j'ai considéré qu'il n'y avait pas lieu d'interdire ce rassemblement.
04:02Pour autant, est-ce que cela veut dire que nous partageons les gestes et les propos inacceptables ?
04:06Gestes qui ont été tenus, les propos inacceptables qui ont été entendus ?
04:10Évidemment non, puisque la justice a été saisie et que ces gestes et ces propos seront poursuivis et seront punis.
04:16»
04:16Alors c'était tout à l'heure à l'Assemblée nationale, on a l'impression qu'il y a désormais
04:19dans le monde politique deux bords,
04:20les antifascistes et les fascistes.
04:22« Moi, je constate que la France insoumise n'a absolument rien compris.
04:27N'a absolument rien compris.
04:30Sa responsabilité indirecte, morale, est engagée.
04:33C'est elle qui choisit les députés qui vont se présenter au suffrage universel.
04:38Ce sont les députés qui choisissent eux-mêmes leurs collaborateurs.
04:41Donc il y a quand même l'un des responsabilités directes.
04:43Donc il faut que Raphaël Arnaud démissionne.
04:46Il faut que la France insoumise se réveille.
04:48Il faut que la France insoumise fasse le ménage et qu'elle ne soit pas là en train de contester
04:51et renvoyer la violence d'extrême-gauche sur la violence d'extrême-droite.
04:57On ne va pas faire une hiérarchie entre les violences.
04:59Il faut combattre l'ensemble de ces violences.
05:03Mais là, aujourd'hui, si j'étais la France insoumise, je ferais profil bas, franchement.
05:06Et là, ils n'y sont pas.
05:07– Vous, vous êtes par exemple pour le fait d'interdire qu'il y ait des députés
05:11qui aient été condamnés notamment pour des faits de violence,
05:15pour interdire des députés par exemple qui soient fichés S ou des collaborateurs.
05:19Est-ce que vous ne craignez pas, et je me fais l'avocat du diable,
05:21que ça crée quand même un précédent
05:23et qu'aujourd'hui on interdit quelqu'un qui a été condamné pour des violences,
05:28demain on interdit des personnes qui ont été condamnées
05:30pour une atteinte à la liberté d'expression ?
05:32Est-ce que vous ne craignez pas de toucher quelque chose de très sensible ?
05:35– On touche quelque chose de très sensible.
05:37– Effectivement, et l'objectif quand même de l'Assemblée nationale,
05:40c'est d'être la plus représentative possible de la société.
05:43Et puis on peut avoir été condamné, avoir purgé sa peine.
05:46Donc oui, il ne peut pas y avoir de peine non plus définitive et éternelle.
05:51Maintenant, la responsabilité morale des partis politiques,
05:56c'est de bien choisir leur candidat.
05:57Nous-mêmes, nous avons, parmi les députés qui ont été élus en 2017,
06:01exclues après quelques années des députés,
06:04parce qu'ils avaient eu des propos antisémites,
06:05parce qu'on avait considéré qu'ils ne respectaient pas.
06:08Donc on peut se tromper, si vous voulez.
06:10Mais en tous les cas, choisir sciemment un député,
06:15pour être député quelqu'un qui a un passé aussi sulfureux,
06:19c'est sûr qu'on prend des risques.
06:20C'est sûr qu'on prend des risques.
06:21Donc la responsabilité des partis, c'est de faire ce tri.
06:23C'est sûr qu'on prend des risques.
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