00:00Il n'y a pas à dire, mais Sébastien Lecornu, c'est du costaud.
00:05Au moindre souffle, que dis-je ? Souffle, à la moindre risée, il est par terre.
00:10Et encore, nous sommes dans une étape de plat, avec vent favorable, type Dunkerque, le Touquet.
00:17Vous imaginez dans les grands cols, l'Alpe d'Oeste de l'immigration, ou le galibier de l'État-Profidence.
00:24Je souris, mais c'est triste.
00:25Personne ne sera étonné de ce recul du gouvernement sur la possibilité de travailler, c'est leur vocation,
00:32pour les fleuristes ou pour les boulangers le 1er mai.
00:35Le 5 janvier dernier, Emmanuel Macron, nous l'écouterons tout à l'heure, avait promis aux boulangers d'ouvrir le
00:401er mai,
00:41dans un cadre sécurisé.
00:43Le 5 janvier, il y a trois mois, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent,
00:49et chacun sait que la parole d'Emmanuel Macron change au gré des jours, pour ne pas dire qu'elle
00:54ne vaut pas grand-chose.
00:55Oui, quelle tristesse que cette reculade en France.
00:59La liberté de travailler est soumise à la CGT, et à quelques syndicats qui rejouent la lutte des classes,
01:05et se moquent comme de leur guigne, des travailleurs, ceux qui voudraient précisément ouvrir leur boutique.
01:12Le 1er mai, on rappelle que chacun serait libre, aucune obligation.
01:18Cette affaire du 1er mai est une synthèse de tous les mots français, une promesse politique non tenue,
01:24un archaïsme syndical et une faiblesse abyssale du politique qui, par peur, cède,
01:31et qui veut, quoi qu'il arrive, garder sa place.
01:35Et c'est comme ça, sur à peu près tous les sujets.
01:38Il n'y a pas à dire !
01:39Sébastien Lecornu, c'est du costaud !
01:42Sous-titrage Société Radio-Canada
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