00:00Dans ce contexte qu'Emmanuel Macron a présidé une réunion à l'Elysée ce matin pour mieux lutter contre ces
00:06groupes d'action violentes
00:07qui ont des liens avec des partis politiques, Alexandra González, la décision a été prise d'en dissoudre quatre.
00:13Oui, on l'apprend à l'instant par des participants à cette réunion.
00:17Ce sont quatre associations qui sont dans le viseur du ministère de l'Intérieur, qui a engagé une procédure de
00:24dissolution.
00:25Trois d'entre elles sont des associations affiliées à l'ultra droite et une d'entre elles est affiliée à
00:31l'ultra gauche.
00:32Dans cette réunion a été présenté un panorama, si je puis dire, des mouvances considérées comme violentes.
00:40Et le ministère de l'Intérieur, on l'apprend également par des participants à cette réunion, a saisi il y
00:47a deux jours la justice
00:48pour une infraction qui est la reconstitution de ligues dissoutes.
00:53C'est-à-dire que lorsqu'une association est dissoute, si elle est reconstituée, s'il y a des éléments
00:59pour le documenter,
01:00c'est une infraction qui est passible de trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
01:05Ils ont saisi la justice concernant la jeune garde.
01:09Ils considèrent qu'il y a des éléments qui montrent que malgré la dissolution en juin dernier,
01:15il y a eu des émanations, des structures qui, je cite leur mot, qui peuvent être affiliées à la jeune
01:22garde.
01:22Alors il y a quand même une question, c'est est-ce que la justice peut d'ores et déjà
01:26ouvrir une enquête pour reconstitution de ligues dissoutes ?
01:29Alors même qu'il y a un recours qui est toujours pendant, concernant la jeune garde, qui doit être examinée
01:36prochainement,
01:37on nous indique que oui, on va vérifier avec le parquet de Paris qui est saisi.
01:41Donc ça c'est pour la jeune garde.
01:42Quatre groupuscules supplémentaires, vous le disiez, vont être dissous.
01:44Et parmi eux, il y a le bloc Montpellier 1.
01:46C'est un groupe d'ultra-droite.
01:48Et alors, hasard du calendrier, plusieurs de ses militants sont en garde à vue aujourd'hui même.
01:51Oui, depuis ce matin, trois sympathisants du bloc Montpellier 1 sont en garde à vue pour violences aggravées.
01:59Il leur est reproché d'avoir passé à tabac des sympathisants communistes il y a un peu moins d'un
02:05an,
02:05dans la nuit du 30 au 31 mai, dans un bar d'Alès.
02:09Depuis l'enquête était en cours, il n'y avait pas eu encore de garde à vue.
02:13Ces convocations étaient prévues depuis plusieurs semaines, nous dit-on.
02:16C'est pour ça qu'on parle d'hasard du calendrier.
02:18Ils sont donc en garde à vue pour 48 heures, soupçonnés, ces militants d'ultra-droite,
02:23d'avoir frappé des sympathisants du Parti communiste.
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