00:00Au total, on apprend que trois groupuscules sont visées par une procédure de dissolution
00:06lancée par le ministère de l'Intérieur au moment où se déroule cette réunion à l'Elysée.
00:11Que sait-on de ces groupuscules ?
00:13Ce que l'on sait, c'est qu'il y en a deux qui sont d'extrême droite et un
00:15d'extrême gauche.
00:16Pour les deux d'extrême droite, ils sont à l'étape 2 de la procédure de dissolution dite contradictoire.
00:23Elle dure 15 jours, cette procédure.
00:24C'est le cas notamment de ce groupe appelé Patria Albigès, qui est un groupuscule originaire d'Albi, dans le
00:31Tarn,
00:31qui n'est pas déclaré en préfecture.
00:34La procédure date déjà d'avant la mort de Quentin à Lyon.
00:41Une procédure antérieure à cette réunion.
00:43Par exemple, à l'actif de Patria Albigès, il y a cette dégradation très récente d'une permanence de l
00:49'Union Populaire pour Casques.
00:50C'était justement en réaction à la mort de Quentin.
00:53Et puis ces dernières années, plusieurs membres de ce groupuscule ont été condamnés, dont son porte-parole pour des faits
00:59de violence ou encore de provocation publique à la haine.
01:02Deuxième groupe d'extrême droite également concerné par cette même phase contradictoire de cette procédure de dissolution,
01:09c'est le bloc montpellierain, qui existe depuis un peu plus de deux ans à Montpellier dans l'Hérault.
01:14Donc procédure également antérieure à cette réunion, qui récemment, en septembre, a été soupçonnée d'agression sur des lycéens en
01:21marge d'une réunion syndicale
01:23à insublement Place des Beaux-Arts à Montpellier ou encore en juin de l'année précédente de violences lors d
01:28'un festival également à Montpellier.
01:30Troisième groupe, je vous le disais, cette fois-ci c'est un groupe d'ultra-gauche qui est dans le
01:35viseur de l'État.
01:36Lui, il n'en est qu'à la première étape de cette procédure.
01:38C'est donc la première fois que son cas va être exposé aujourd'hui.
01:41Alors, non, pardon, j'ai oublié la réponse du bloc montpellierain, qui aujourd'hui, hier, part communiquer,
01:46a répondu donc à cette procédure en disant qu'en actant la dissolution de ce groupe,
01:51Emmanuel Macron et le ministre de l'Intérieur déroulaient donc le tapis rouge, je cite toujours,
01:54aux militants antifascistes, violents par essence dans les rues de Montpellier et dans l'ensemble du département de l'Hérault.
02:00Et pour revenir donc à ce troisième groupe, cette fois-ci d'extrême-gauche,
02:04il s'agit d'un groupe piscule dont on ne connaît pas encore le nom et dont le cas va
02:08être discuté pour la première fois aujourd'hui,
02:10puisque cette première étape, elle peut être très longue, cette phase d'examen.
02:13Elle précède donc celle, je vous le disais, ensuite contradictoire qui concernait les deux groupes précédents
02:17avant d'arriver à l'annonce par le ministère de l'Intérieur de proposer un décret ou non en Conseil
02:25des ministres.
02:26Déjà, 49 groupes ont été concernés par ces cas-là depuis 2017.
Commentaires