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  • il y a 4 heures
Cinq jours après la mort du jeune militant nationaliste tué lors d'une rixe à Lyon entre militants anti-fascistes et le collectif d'extrême droite Nemesis, LFI tente de prendre ses distances en dénonçant une "récupération politique". Une minute de silence est prévue à l'Assemblée ce mardi 17 février, avant une séance de questions au gouvernement qui s'annonce électrique.

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Transcription
00:00Monsieur le Premier ministre, je m'associe à vos propos pour la famille de Quentin et pour vous dénoncer cette
00:03violence politique,
00:04cette violence physique qui tue, qui agresse, vous l'avez dit pour vous-même, et qui tue,
00:10alors que le débat public devrait pouvoir permettre de s'opposer, parfois durement, c'est bien le jeu de la
00:16politique,
00:17mais sans jamais toucher l'âme ou le corps des personnes.
00:21Alors vous évoquez les groupuscules, ils ne sont pas qu'à l'ultra-gauche, ils sont aussi à l'ultra
00:26-droite,
00:26ils sont parfois masculinistes, ils sont parfois incels, ils sont parfois survivalistes, accélérationnistes,
00:30ils sont essentiellement islamistes, il ne faut jamais l'oublier, et nous devons nous battre,
00:34et je pense que tout le monde est ici, doit être d'accord avec cela, nous devons nous battre contre
00:39ces groupes,
00:40groupes de faits, associations qui prônent le séparatisme et la violence.
00:44Il se trouve, madame la députée, mais j'espère que l'hémicycle pourra accompagner le ministre de l'Intérieur,
00:49qui encore une fois est excusé pour être en Algérie, pourra accompagner les démarches que font les diverses ministres de
00:53l'Intérieur devant vous
00:54pour obtenir les moyens juridiques de le faire.
00:56J'ai porté une loi qui s'appelle la loi séparatiste, qui prévoyait des critères supplémentaires de dissolution d'associations
01:02religieuses,
01:03et je pense évidemment aux islamistes, mais c'est aussi le cas de groupements politiques extrêmement violents,
01:08puisqu'ayant moi-même voulu proposer au Conseil d'État la dissolution du soulèvement de la terre,
01:13le Conseil d'État ne m'a pas donné raison, j'en avais tiré des conséquences juridiques
01:15pour le mettre à la disposition du ministre de l'Intérieur.
01:19Malheureusement, si la loi séparatisme est passée, elle n'a pas obtenu le vote de l'intégralité des hémicycles,
01:25c'était une autre assemblée à l'époque, mais je constate que notamment ceux qui m'ont interrogé tout à
01:30l'heure,
01:30et sans esprit polémique, m'avaient refusé ces moyens juridiques qui peut-être permettraient de manière plus sécurisante
01:35de mettre fin à la présence de ces groupuscules.
01:38Et je veux dire devant les Français que c'est très important de dissoudre ces associations,
01:41parce qu'après il y a reconstitution de ligues dissoutes, comme on dit dans le langage populaire,
01:45ça permet des interpellations, alors même que ces personnes n'ont rien fait,
01:49ils ne sont simplement qu'ensemble.
01:50Et donc les qualifications pénales, et donc, vous l'avez compris, les condamnations.
01:55Donc j'espère que la prochaine fois l'Assemblée suivra les ministres de l'Intérieur qui se succéderont
01:58pour vous demander ces moyens juridiques.
02:00Merci Monsieur le Ministre, Madame la députée.
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