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  • il y a 11 heures
Regardez "On refait le monde" avec Mathias Wargon, chef de service des urgences et du Smur du centre hospitalier Delafontaine, en Seine-Saint-Denis, Guillaume Garot, député PS de Mayenne, auteur d'une proposition de loi sur les déserts médicaux, Martial Jardel, co-fondateur de l'association Médecins Solidaires, et David Cuzon, docteur en pharmacie dans l'Eure.
Regardez On refait le monde avec Vincent Parizot du 23 février 2026.

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Transcription
00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Vincent Parizeau.
00:07Je suis malade, complètement malade.
00:15Eh oui, je suis malade, disait, chantait, chante toujours d'ailleurs Serge Dama.
00:20Je suis malade, mais je ne trouve pas de médecin.
00:22En fait, est-ce que ce n'est pas aussi le système de santé, le maillage sanitaire du pays,
00:26qui n'est pas aussi un petit peu malade ?
00:28En tout cas, 6 Français sur 10 des communes de moins de 1000 habitants déclarent qu'il n'y a
00:34pas assez de médecins
00:35et qu'ils n'ont pas suffisamment accès aux soins, résultat d'une enquête tolunariste interactive pour RTL et M6,
00:42à l'occasion de notre journée spéciale à 20 jours des élections municipales,
00:47parce qu'effectivement, c'est une question qui intéresse les maires, mais pas seulement.
00:51Elle intéresse les politiques, elle intéresse les médecins.
00:54Ils sont là avec nous.
00:56Mathias Vargon, bonsoir.
00:58Merci de nous avoir rejoints ici même, chef du service et du SMUR du centre hospitalier de La Fontaine en
01:04Seine-Saint-Denis.
01:05Martial Jardel avec nous, bonsoir.
01:08Bonsoir.
01:08Co-fondateur du collectif Médecins Solidaires, qui compte 12 centres de santé ouverts dans 4 régions différentes.
01:16On en parlera tout à l'heure.
01:18Vous demandez à des médecins de prendre une semaine sur leur année et de venir pendant une semaine dans un
01:25secteur où on a besoin d'eux.
01:26Vous nous expliquerez ça.
01:27Et puis, Guillaume Garraud, bonsoir.
01:30Bonsoir.
01:30En ligne du studio RTL au Salon de l'Agriculture.
01:34Député de Mayenne, député PS de Mayenne, auteur d'une proposition de loi sur les déserts médicaux.
01:41C'est vrai, qui est un petit peu, j'allais dire, au frais depuis quelques temps, mais qui doit être
01:45examiné au Sénat, je pense, après les municipales.
01:50Alors, les déserts médicaux, la pénurie de médecins, on en parle et ça ne concerne pas seulement les spécialistes.
01:57Écoutez ce message qui a été laissé sur le répondeur RTL au 3210.
02:02Quand on pense déserts médicaux, on parle souvent du rural, des territoires ruraux en France.
02:10Or, moi j'habite à Lyon, dans le centre de Lyon, et aujourd'hui, je n'ai plus de médecin
02:15traitant.
02:16Mon médecin traitant, à côté de la Pardieu, à Lyon-Centre, est parti à la retraite.
02:20Elle n'a pas laissé de remplaçant.
02:22Aujourd'hui, je cherche un médecin.
02:25Après avoir appelé à peu près une douzaine, une quinzaine de médecins,
02:29personne ne veut me prendre, car ils ne prennent pas de nouveaux patients.
02:33Dramatique, en plein centre de Lyon, deuxième ville française.
02:36Voilà, pour ce témoignage quand même, assez édifiant.
02:40Alors, je vous vois, Mathias Wagon, réagir.
02:44En tout cas, cette dame, on peut la croire.
02:47Oui, tout à fait.
02:48Mais en fait, il y a deux types de déserts médicaux.
02:50On peut parler, moi je suis en Seine-Saint-Denis, c'est un désert médical aussi.
02:54Si on regarde le nombre de médecins, et les médecins généralistes,
02:57ou les médecins spécialistes par nombre d'habitants,
02:59on doit être un des pires territoires de France.
03:01Mais en réalité, les gens, ils ne sont pas si mal chaussés que ça.
03:04Parce qu'il y a les hôpitaux avec les services d'urgence.
03:07Alors, on peut dire que ça engorge les services d'urgence.
03:08Il y a les centres de soins non programmés.
03:10Par rapport aux gens qui sont dans des petits villages,
03:13où le premier hôpital...
03:15Je trouve toujours pire.
03:16Mais là, je voulais mettre l'éclairage sur un phénomène qui est qu'on dit toujours
03:20c'est la campagne, on dit toujours c'est les spécialistes.
03:22Là, on parle de médecins généralistes dans une grande vie.
03:24Non, non, mais c'est clair.
03:25Mais c'est quand même pas le même abandon.
03:28Moi, je fais très attention aux déserts médicaux.
03:30Je pense que c'est une des causes principales du populisme en France.
03:34Et on ne peut pas tout confondre non plus.
03:36Donc, Lyon, ok, c'est dramatique.
03:38Paris, c'est pareil.
03:39Mais Paris, il y a le métro.
03:40Lyon, il y a le métro.
03:41La Seine-Saint-Denis, c'est dur aussi.
03:44Mais il y a des dispensaires, il y a des centres de santé,
03:46il y a des hôpitaux, il y a le tramway.
03:48On ne peut pas tout confondre non plus.
03:50Et même les services d'urgence dans des coins un peu perdus,
03:53ils n'ont pas les mêmes problèmes d'attractivité.
03:56Ils ont plus de problèmes d'attractivité que moi en région parisienne.
04:00Non, mais c'est certain.
04:01On va y venir.
04:02On était d'ailleurs tout à l'heure dans les deux Cèves.
04:05Vous avez peut-être entendu ce reportage assez édifiant
04:08où il est absolument impossible de trouver un dermato.
04:12Mais si je vous entends, là, Mathias Wargon,
04:14vous vous dites, ok, cette dame, mais il y a pire ailleurs.
04:17Ben, c'est ça.
04:18Il faut se contenter de ça.
04:19Et ça nous donne peut-être une idée du tableau général.
04:22Il y a pire ailleurs.
04:24Martial Jardel, comment vous réagissez à ce que dit Mathias Wargon ?
04:28Je souscris totalement, puisque c'est exactement la raison d'être
04:32de notre collectif Médecins Solidaires
04:34et la raison pour laquelle on s'implante dans les territoires ruraux exclusivement.
04:38Parce que ce sont des territoires dans lesquels il n'y a pas d'alternative.
04:41C'est-à-dire que quand le médecin généraliste disparaît,
04:43c'est tout l'accès aux soins qui disparaît.
04:45Alors que dans les territoires urbains, il y a effectivement des alternatives.
04:48Non.
04:49Alors, on va poser la question à Guillaume Garot.
04:52Ce qu'il y a pire ailleurs que vient de nous dire Mathias Wargon,
04:56appuyé par Mathiel Jardel, c'est aussi ce que vous pensez
04:58quand vous entendez quelqu'un qui vous dit dans une grande ville,
05:01« Écoutez, moi mon médecin il est parti à la retraite et pour l'instant je n'en trouve pas.
05:05»
05:05Ce qu'il faut regarder, c'est l'évolution dans le temps.
05:09Et on voit que depuis plus de dix ans maintenant,
05:13il y a toujours plus de médecins à s'installer dans les zones
05:16qui étaient déjà il y a dix ans les mieux dotées.
05:18Et toujours moins de médecins à s'installer dans les zones
05:21qui, il y a dix ans, étaient les moins bien dotées.
05:23Ce qui veut dire, mécaniquement, que les inégalités d'accès aux soins
05:29entre les territoires et donc entre les Français se sont creusées,
05:33se sont aggravées.
05:34Et juste pour l'année écoulée, l'année 2025,
05:39il y a eu plus d'installations partout en France.
05:42Donc plus 3,5% de généralistes libéraux qui se sont installés.
05:47Très bien, à ceci près qu'il y en a moins dans les déserts médicaux,
05:53moins 1,7%.
05:54Ça veut donc dire qu'aujourd'hui, il y a une inégalité terrible
05:59entre les Français, entre nous tous, les Français,
06:02selon le lieu où nous habitons.
06:03Et ça met en cause, ça de façon très simple et de façon très grave,
06:09le pacte républicain.
06:11Parce que notre santé, hélas, aujourd'hui, dépend de notre code postal.
06:15Selon que vous habitez dans un territoire qui est suffisamment doté en médecins ou pas.
06:20Ce qui explique un des aspects de votre proposition de loi,
06:25qui est de conditionner l'installation d'un médecin
06:29à une autorisation de l'Agence régionale de santé.
06:33Ça veut dire qu'en zone sous-dotée, de toute façon,
06:35il y aurait le droit immédiat, il n'y aurait pas de discussion à avoir.
06:39Et que dans des zones bien dotées, ça serait sur dossier.
06:42Parce que ce que M. Garraud ne dit pas, il n'y a pas de généraliste,
06:46il n'y a pas de représentant généraliste.
06:48Oui, un instant.
06:50Laissez pas aller M. Vargon et je vous redonne la parole tout de suite après, promis M. Garraud.
06:53Donc je vais, pour une fois, représenter les médecins généralistes libéraux.
06:58Ce qui est un exercice.
06:59Mais malgré tout, demander à des jeunes qui ont un certain âge déjà,
07:03puisque c'est après l'internat, c'est des gens qui ont 27, 28 ans,
07:07qui ont souvent une vie de famille, qui ont souvent des...
07:09Donc avec, maintenant, on n'est plus dans les années 50,
07:13où le médecin avait Bobonne à la maison.
07:15Maintenant, ça peut être une femme, le médecin.
07:17Elle peut avoir un mari qui travaille, qui n'est pas médecin.
07:20Et donc, ça veut dire que ces gens-là, on va les obliger à s'installer
07:24là où il n'y a pas de service public, pas d'école pour les enfants,
07:27parce qu'ils ont quand même...
07:28Et où il n'y a pas de travail pour leurs conjoints.
07:30C'est vraiment très problématique.
07:32En fait, je suis bien, mais il n'y a même pas de bistrot.
07:34Or, on a montré que les bistrots, c'était hyper important, c'est bled.
07:38Alors, réponse de Guillaume Garraud, effectivement.
07:41Est-ce qu'il y a des bistrots, M. Garraud ?
07:42M. Vargon, je voudrais qu'on parle des médecins, bien sûr,
07:47mais qu'on parle surtout des patients.
07:48Est-ce que vous trouvez acceptable, aujourd'hui,
07:50qu'il y ait des patients sans médecins ?
07:53Mais ce n'est pas la faute des médecins,
07:54c'est de la faute des politiques qu'on parle ici
07:56à rendre leur territoire attractif.
07:57Mais bien sûr, mais donc, il faut trouver des solutions.
07:59Et ce que nous proposons, ce que nous proposons, nous,
08:01vous savez, dans une approche transpartisane,
08:03notre proposition de loi,
08:05elle est portée aujourd'hui par des députés
08:07de gauche, de droite, du centre, ensemble.
08:09Et nous avons obtenu une majorité
08:11à l'Assemblée nationale.
08:12Mais parce que les députés de droite, de gauche, ensemble,
08:15n'ont jamais fait le boulot pour rendre attractif leur territoire.
08:17Et donc, ils sont obligés de rendre les gens...
08:20D'obliger les gens à mire.
08:21M. Vargon, si je peux...
08:23Voilà, laissez parler Guillaume Garraud.
08:24Pourquoi ce qui vaut pour les autres professions de santé ?
08:27Pourquoi ce qui vaut pour les autres professions de santé
08:29que sont, par exemple, les pharmaciens ?
08:31Où il y a une régulation très stricte.
08:34On ne peut pas s'installer n'importe où lorsqu'on est pharmacien.
08:37Quand on est pharmacien, on ne peut pas s'installer n'importe où.
08:39C'est en fonction d'un bassin de population,
08:41d'un nombre d'habitants.
08:42Pourquoi ça fonctionnerait pour les pharmaciens
08:44et que ça ne pourrait pas fonctionner pour les médecins ?
08:47Il y a des faillites, il y a une vraie problématique des pharmaciens aussi.
08:51Pourquoi il y a des faillites ?
08:53Parce qu'il n'y a plus de médecins.
08:54Donc, il n'y a plus de prescripteurs.
08:55Donc, ça met des pharmacies en grande difficulté.
08:59Là, c'est la raison principale.
09:00Aujourd'hui, l'enjeu, c'est de mieux répartir nos médecins
09:03et non pas dans une approche qui contraindrait à s'installer ici ou là.
09:08Ce n'est pas du tout ce que nous disons.
09:09Nous disons, vous ne pourrez plus vous installer dans les zones
09:12qui sont déjà correctement...
09:13Et donc, ils ne s'installeront plus.
09:15Mais allez vous installer n'importe où d'ailleurs.
09:16On va essayer de voir comment on peut faire
09:19parce qu'on comprend que vos points de vue sont assez éloignés l'un de l'autre.
09:23On va aussi voir avec Marcel Jardel
09:26qu'il existe des solutions, peut-être, avec un peu de bonne volonté.
09:31En tout cas, il y en a plusieurs.
09:32A tout de suite sur RTL.
09:33Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL.
09:36Avec Vincent Parizeau.
09:41RTL.
09:42Il est 19h30.
09:45Vincent Parizeau.
09:46On refait le monde sur RTL.
09:47On débarque.
09:48Pénurie de médecins, déserts médicaux.
09:50Mais tout de suite, vous nous rappelez l'essentiel de l'actualité.
09:53Nathalie Miché.
09:54D'abord, cette information RTL.
09:56À la veille des obsèques de Quentin de Ranque,
09:58sa famille condamne fermement la récupération politique
10:01et les débordements racistes lors de la marche de samedi
10:03en hommage aux militants nationalistes.
10:05À Lyon, deux enquêtes ont été ouvertes en raison de salut nazi
10:09et de chants homophobes repérés dans le cortège.
10:12Gisèle Pellicot, reçue au palais de Buckingham par la reine Camilla,
10:17devenue une figure mondiale de la lutte contre les violences sexuelles.
10:20La survivante des viols de Mazan vient de sortir ses mémoires.
10:23Elle y raconte l'enfer qu'elle a vécu,
10:25mais aussi sa détermination à vivre et à être heureuse.
10:29Londres, où l'ancien ministre Peter Mandelson
10:32a été arrêté à son tour pour ses liens avec Jeffrey Epstein.
10:36L'ancien ambassadeur du Royaume-Uni à Washington
10:38est soupçonné d'avoir transmis des informations sensibles
10:41à l'homme d'affaires pédocriminels.
10:43Exactement le même motif que pour l'interpellation
10:46la semaine dernière de l'ancien prince Andrew.
10:48Tout le monde a son poste de combat.
10:50C'est le mot d'ordre de Sébastien Lecornu
10:52pour tenter de sauver l'organisation des JO 2030
10:55dans les Alpes françaises.
10:57Le Premier ministre était à Albertville aujourd'hui
10:59pour le retour des athlètes de Milan-Cortina
11:02avec leurs 23 médailles.
11:04Merci Nathalie Miché.
11:05Vous reviendrez à 20h pour d'autres infos.
11:12Comment lutter contre les déserts médicaux
11:15et la pénurie de médecins ?
11:17Par exemple, déjà en identifiant les besoins,
11:19c'est ce qu'on va faire.
11:20Mais je vous rappelle qu'on est avec plusieurs invités.
11:23Mathias Vargon, chef de service et du SMUR
11:26du centre hospitalier de La Fontaine en Seine-Saint-Denis.
11:28Marcel Jardel, cofondateur du collectif Médecins Solidaires.
11:31Il va nous expliquer justement dans quelques instants
11:34comment ça fonctionne.
11:37Et Guillaume Garraud, député socialiste de Mayenne,
11:39qui est l'auteur de la proposition de loi
11:41justement pour lutter contre les déserts médicaux.
11:44Juste un mot, Guillaume Garraud, vous nous confirmez
11:47qu'elle va être examinée au Sénat rapidement maintenant,
11:49cette proposition, déjà passée par l'Assemblée ?
11:52Avant l'été.
11:53Avant l'été.
11:54Donc les choses vont bouger, il n'y aura pas de statu quo.
11:56Nous le souhaitons.
11:56Nous le souhaitons, bien sûr.
11:58Il faut que ça avance.
11:59Et bien voilà, il faut que ça avance.
12:00Et je pense que tout le monde est d'accord autour de cette table
12:02pour dire que le statu quo n'est pas possible.
12:04Identifier d'ailleurs les besoins.
12:06Vous nous disiez tout à l'heure,
12:08on avait cette auditrice de Lyon
12:10qui disait qu'elle ne trouvait pas de médecin généraliste,
12:12Mathias Vargon, où il y a pire ailleurs.
12:14Alors ailleurs, on va y aller.
12:15C'est dans les deux sèvres.
12:16Écoutez ce document.
12:18C'est notre journaliste santé, Agathe Landais,
12:19qui s'est mis dans la peau d'un malade de ce département
12:22à la recherche d'un dermato.
12:24Je tape dermatologue.
12:26Et sur la localisation, je mets deux sèvres.
12:29Sur les six dermatologues qui apparaissent,
12:31il n'y en a qu'une qui propose des rendez-vous sur Doctolib.
12:34Je vais essayer d'appeler cette médecin
12:36qui visiblement a des créneaux fin mai.
12:38Bonjour.
12:38J'ai un eczéma, j'ai une maladie de peau.
12:40Alors, nous, concernant tout ce qui est eczéma,
12:42on oriente au persien vers le docteur qui est à Ruffec.
12:45Ruffec, ok.
12:46Sur Internet, je trouve ce médecin,
12:48mais il n'a aucune disponibilité en ligne.
12:51D'ailleurs, je me rends compte que Ruffec, c'est en Charente,
12:54donc ce n'est pas dans le même département,
12:56et que c'est à 80 km du dermatologue que je contactais à la base.
13:01On va essayer de contacter les autres que j'ai trouvés sur Doctolib.
13:04Nous faisons face à une saturation des agendas suite à une très forte demande de rendez-vous
13:09à laquelle nous ne pouvons donner suite.
13:10Bilan de cette opération, je n'ai pas réussi à obtenir de rendez-vous,
13:14même en ciblant tout le département des deux serres.
13:17Voilà, et on a tous eu l'expérience.
13:21On a le cabinet du médecin et on vous dit,
13:23ah non, on ne prend pas de nouveaux patients.
13:26C'est édifiant, ce qu'on entend là.
13:29En plus, c'est la dermato.
13:31C'est en plus très spécifique,
13:32parce qu'il y a des dermatologues qui ont des activités mixtes,
13:35voire des activités essentiellement esthétiques.
13:36Parce que c'est aussi esthétique.
13:37Tout à fait, mais c'est valable.
13:39En fait, la dermato et encore l'eczéma,
13:41ça peut être quand même traité par un généraliste.
13:42Il ne faut pas oublier que le médecin généraliste,
13:44c'est plutôt le médecin généraliste de dire ça,
13:46mais le médecin généraliste traite quand même beaucoup de pathologies,
13:49dont des pathologies de dermato,
13:51mais on aurait pu faire ça avec beaucoup, beaucoup de spécialistes.
13:53Oui, c'est un vrai problème.
13:55Alors, on parle des solutions.
13:57Il y en a des solutions, Guillaume Garot.
14:00Est-ce que vous connaissez Médecin Solidaire ?
14:03Bien sûr.
14:04Alors, Marcel Jardel, vous allez nous en parler,
14:06parce que vous êtes le cofondateur de ce collectif.
14:10Il y a déjà 12 centres de santé ouverts dans 4 régions différentes.
14:14Le système, c'est que vous demandez juste à un médecin,
14:17une semaine par an, de se déplacer.
14:20C'est ça ?
14:20Exactement.
14:21C'est des médecins à qui on dit,
14:23dont la volonté de contribution et de soigner est intacte,
14:25j'en suis convaincu,
14:26et à qui on dit, chez nous, il n'y a pas de contrainte.
14:30Parce qu'on pense que l'absence de contrainte génère l'engagement.
14:32Et on leur dit, si on vous accueille dans de bonnes conditions,
14:35parce qu'on vous respecte,
14:36parce qu'on vous génère un cadre d'exercice serein,
14:40qu'on vous met dans de bonnes conditions,
14:41vous allez avoir envie de venir, on en est sûr.
14:43Une semaine ?
14:44Une semaine ? Parfois, ça peut être plus.
14:46S'ils veulent venir plusieurs fois dans l'année, ils peuvent.
14:48Il ne peut pas y avoir des retraités qui se disent,
14:49moi je suis ravi d'aller donner 4, 5, 6 semaines dans l'année.
14:52En 3 ans, on a eu un médecin,
14:55toutes les semaines,
14:56dans nos 12 centres de santé.
14:58C'est autant de patients
15:01qui ont retrouvé un médecin traitant,
15:03puisqu'on fait du suivi chronique.
15:05Donc on suit plus de 15 000 patients,
15:07dont nous sommes aujourd'hui médecins traitants.
15:09Alors, est-ce que ça, ce n'est pas une piste, Guillaume Garot ?
15:11Non pas en imposant, parce que vous n'allez pas imposer à des médecins
15:14d'accorder une semaine par an,
15:17mais d'inciter, de trouver un moyen d'inciter ce système,
15:21je trouve, à toutes les qualités pour bien fonctionner.
15:25Alors, c'est une solution d'urgence, en effet.
15:27Il faut la saluer.
15:28Il faut saluer l'engagement de ces médecins
15:30qui donnent de leur temps pour répondre
15:33aux besoins très pressants,
15:35et c'est bien normal, des patients.
15:37Alors, après, ce sont des médecins qui sont là
15:40le temps de quelques jours.
15:42C'est vrai que, pour des pathologies
15:46qui ne sont pas uniquement des pathologies chroniques...
15:49Alors, je ne suis pas tout à fait d'accord.
15:50Vous voulez dire qu'il n'y a pas de suivi possible ?
15:53Alors, c'est la question du suivi qui se pose.
15:55C'est la question du suivi qui se pose.
15:57Si vous vous la posez vraiment, monsieur le député,
15:59je peux vous répondre,
16:00parce que vous ne me l'avez jamais vraiment posé, cette question.
16:02Mais, en tout cas, le suivi, il est assez bon,
16:04puisqu'il y a un dossier médical en ligne,
16:06que les patients sont heureux aussi
16:09de découvrir le regard croisé de plusieurs expertises,
16:11et que les médecins ne restent pas juste quelques jours,
16:13mais il reste une semaine,
16:14et il y a toujours un médecin.
16:15Donc, il y a une continuité des soins.
16:18Et ces médecins ne demandent que ça.
16:22Tant mieux, tant mieux lorsque ça peut marcher,
16:24mais on sait aussi, et vous serez d'accord avec moi,
16:25pour me dire qu'aujourd'hui,
16:27ce n'est pas la solution unique.
16:32Ce que je veux dire, c'est qu'on a besoin
16:34de mieux répartir nos médecins.
16:36Aujourd'hui, si on en s'en tient uniquement
16:38à la bonne volonté, et encore une fois,
16:39je la salue de médecins en France,
16:43on n'arrivera pas à avoir des solutions.
16:44Donc, si vous dites, si on s'en tient
16:46à la bonne volonté, ça veut dire qu'il faut leur tordre le bras
16:48aux médecins ?
16:49Pas tordre le bras, mais simplement donner des règles.
16:52Je le redis, pourquoi ce qui fonctionne
16:55pour d'autres professions de santé,
16:57ne fonctionnerait pas avec nos médecins.
17:00Je pense que...
17:01Ils sont beaucoup moins en pénurie.
17:03Mais moi, je vais vous imaginer...
17:05C'est la question.
17:05Monsieur le député, je vous propose
17:06de faire un petit exercice prospectif dans un monde
17:09où on imagine des citoyens qui se réunissent
17:12et qui imaginent une solution.
17:14Et puis, les parlementaires de ce pays
17:15porteraient cette solution en disant
17:17mais il y a là une recette qui peut fonctionner.
17:20Et on arriverait, par la puissance de l'État
17:24et du Parlement, à résoudre significativement
17:27une partie du problème.
17:28Pas tout le problème, mais une partie du problème.
17:30Aujourd'hui, il y a combien de parlementaires
17:32qui nous ont écrit pour nous dire
17:33mais vous avez trouvé quelque chose d'important ?
17:36Zéro.
17:38Bah ouais, alors monsieur Garraud...
17:39Monsieur, écoutez-moi.
17:40Écoutez-moi.
17:42Le précédent Premier ministre
17:43qui s'appelait François Béroud
17:45avait annoncé
17:48avec tambour et trompette
17:50la création aussi de ce qu'il appelait
17:52des médecins solidaires.
17:53Absolument.
17:54C'est-à-dire, il avait repéré des zones
17:56qui étaient en grave déficit de présence médicale en France
17:59en disant
17:59on va proposer à des médecins
18:01de venir exercer là
18:03quelques jours, quelques semaines
18:05dans l'année
18:06et ça va résoudre tous les problèmes.
18:08Simplement, aujourd'hui,
18:09on peut faire le bilan de tout ça.
18:11Oui, mais à ce moment-là, justement,
18:12moi je m'étais dit
18:13je m'étais dit
18:14on va y arriver.
18:15Le bilan de tout ça aujourd'hui
18:16c'est que ça ne marche pas.
18:18Parce que ça a été mal exécuté.
18:20Ils ne nous ont même pas associés.
18:21Vous voyez bien que
18:25les idées, elles sont sur la table
18:26mais que cette idée-là
18:28elle n'est pas suffisante en soi.
18:30C'est la raison pour laquelle
18:31c'est la raison pour laquelle
18:33je crois fondamentalement
18:35qu'il faut organiser autrement
18:37la présence de nos médecins
18:38sur l'ensemble de la présence.
18:39Et donc, réglementer l'installation.
18:41C'est ce que vous nous dites.
18:42C'est quand même pas scandaleux
18:43de dire à des médecins
18:44excusez-moi
18:45c'est pas scandaleux de dire
18:46vous n'irez pas vous installer
18:48dans telle ou telle zone
18:49et aujourd'hui
18:50ça correspond à 13%
18:51du territoire national.
18:53C'est quand même pas scandaleux
18:54de dire
18:54vous n'irez pas vous...
18:56Mais il y a aussi quelque chose
18:57qui est un petit peu sacré
18:58chez les médecins
18:59je m'excuse de vous couper
19:00c'est ce qu'on appelle
19:01la liberté d'installation.
19:02Mais c'est pas qu'une question
19:03de liberté d'installation.
19:04Elle n'est pas remise en cause
19:05simplement
19:05elle est aménagée.
19:07Excusez-moi
19:07pourquoi y aurait-il
19:09une profession
19:09et une seule
19:10qui échapperait
19:11à des logiques
19:12d'intérêt général ?
19:13C'est normal que...
19:14Là c'est bon l'intérêt général
19:15Je vous coupe Guillaume Garand
19:17Ça fait 55 ans
19:19à peu près
19:20qu'il y a
19:21Mathias Vergon
19:21Ça fait 55 ans
19:23qu'il y a le numerus clausus.
19:24Le numerus clausus
19:25il a été mis d'abord en place
19:26par les médecins
19:27dans les années 70
19:28parce qu'il y avait
19:28trop de concurrence.
19:29Ce qui a obligé
19:30des médecins
19:31à aller s'installer
19:32dans des petits villages
19:33où il n'y avait jamais
19:35eu de médecin auparavant
19:36et où il n'y a plus
19:37jamais eu de médecin après
19:38il faut le savoir
19:39cette pléthore de médecins
19:42elle est due
19:42parce qu'il n'y avait
19:45trop de concurrence.
19:46Mais ensuite
19:48ça a été repris
19:48par les politiques
19:50par les technocrates
19:52et qui ont trouvé
19:53tout un tas de solutions
19:54qu'ils n'ont jamais imaginé
19:57que la population vieillirait
19:59ça a des grosses surprises
20:00ils n'ont jamais imaginé
20:02que les femmes
20:02travaillaient
20:03grosse surprise
20:04ils n'ont jamais imaginé
20:06que alors que
20:07la population générale
20:08voyait son temps
20:09de travail diminué
20:10les médecins
20:11à un moment
20:12se diraient
20:12pourquoi pas nous
20:13ils n'ont jamais imaginé
20:14et là on arrive
20:16au bout de ça
20:16on est au pied du mur
20:17et ils ont
20:19dépeuplé les campagnes
20:21de tous les services publics
20:23en centralisant
20:24en voilà
20:26et puis un jour
20:27ils se sont dit
20:28merde
20:28il n'y a plus de médecins
20:29ça casse le pacte républicain
20:31et là je suis entièrement
20:32d'accord avec monsieur Garraud
20:34et ils se sont dit
20:35bon bah c'est quoi la solution
20:37bah nous on n'a pas réussi à faire
20:39on n'a jamais eu de prospective
20:40bah la solution
20:41c'est d'obliger des gens
20:43qui ont déjà une femme
20:44des enfants
20:44à s'installer
20:46pourquoi ?
20:46parce qu'on le fait déjà
20:47pour les pharmaciens
20:48ce qui explique effectivement
20:49les réticences des médecins
20:51que vous exprimez
20:52un dernier truc
20:53moi ce qui me fait beaucoup rire
20:54c'est que
20:55toute la France
20:56à part Nice
20:57et des régions comme ça
20:58est en désert médical
21:00donc ouais
21:01si on est réaliste
21:02et qu'on donne
21:03non pas une médiane
21:04et ceux qui sont
21:05plus ou moins bien dotés
21:06mais tous ceux
21:07qui sont mal dotés
21:08bah les médecins
21:09ils vont continuer
21:09à s'installer
21:10pas à la campagne
21:11alors puisqu'on parle
21:12des solutions
21:13il y a celle
21:14de médecins solidaires
21:16de Marcel Jardel
21:17il y a celle évidemment
21:18proposée par Guillaume Garot
21:20qui devrait voir le jeu
21:21avec son projet de loi
21:22et puis il y a la technologie aussi
21:24les nouvelles technologies
21:25la technique
21:26oh là je vous vois faire
21:27Mathias Vargon
21:28n'empêche
21:28on va en parler
21:29de ces appareils
21:30de téléconsultation
21:32et autres
21:32ah bah oui
21:33bah si on va en parler
21:34Vincent Parizeau
21:36on refait le monde
21:37sur RTL
21:38Vincent Parizeau
21:39on refait le monde
21:41jusqu'à 20h sur RTL
21:42les déserts médicaux
21:44comment lutter
21:45comment mieux lutter
21:46on en parle tous ensemble
21:486 français sur 10
21:49dans les communes
21:49de moins 1000 habitants
21:50déclarent ne pas avoir
21:52assez de médecins
21:53en quête Toluna
21:54Harris Interactive
21:55pour RTL
21:56et M6
21:57on est avec
21:57Mathias Vargon
21:58chef du service
21:59et du SMUR
21:59du centre hospitalier
22:00de La Fontaine
22:01en Seine-Saint-Denis
22:01avec Marcel Jardel
22:03le confondateur
22:03du collectif
22:04Médecins Solidaires
22:05vous l'avez entendu
22:06qui propose
22:07à des médecins
22:08de donner
22:08une semaine par an
22:10à un secteur
22:12sous-doté
22:14et puis en ligne
22:15Guillaume Garrault
22:16député socialiste
22:16de Mayenne
22:17auteur de la proposition
22:18de loi sur les déserts médicaux
22:19qui sera examiné
22:21au Sénat
22:22nous a-t-il dit
22:23sur RTL
22:23avant l'été
22:24alors on cherche
22:25des solutions
22:25parmi d'autres
22:26même si je vous ai vu
22:27Mathias Vargon
22:28en douter clairement
22:30les cabines
22:31les appareils
22:31de téléconsultation
22:33qui peuvent être installés
22:34dans des lieux dédiés
22:35des centres de soins
22:36ou dans des pharmacies
22:37comme ce à quoi
22:38a pu assister
22:38notre journaliste
22:39Nathan Bocard
22:40ce matin
22:41impossible pour Fatih
22:42d'avoir un rendez-vous
22:43pour l'angine
22:44de son fils
22:44Ismaël
22:4514 ans
22:45pour preuve
22:46elle montre son smartphone
22:47sur le site
22:49de DrLib
22:49aucun médecin
22:50qui nous accepte
22:51direction le centre
22:52de santé
22:53ici
22:53pas de médecin
22:54aujourd'hui
22:54mais une bande
22:55de consultation
22:55un écran
22:56une caméra
22:57un thermomètre
22:58et quelques autres outils
22:59après une demi-heure
23:00d'attente
23:00Ismaël enfile son casque
23:02et un médecin
23:02apparaît à l'écran
23:03allô bonjour
23:04j'ai l'angine
23:05et un rhume
23:06en même temps
23:06il y a des plaques blanches
23:07ouais
23:08ok
23:09au revoir
23:10la discussion aura duré
23:113 minutes
23:11il m'a juste prescrit
23:12des médicaments
23:12il m'a pas détaillé
23:14vraiment ce que j'avais
23:14et tu penses
23:15qu'un médecin en face
23:16il aurait fait plus
23:17ouais
23:18il aurait pu toucher
23:19regarder
23:20alors on l'a entendu
23:21ce jeune patient
23:22il est pas très satisfait
23:24un peu inquiet
23:24de pas avoir
23:25vraiment pu discuter
23:26avec un médecin face à lui
23:27on va en parler tous ensemble
23:29mais je voudrais donner
23:29la parole
23:30à un pharmacien
23:31David Cuson
23:32bonsoir
23:34bonsoir
23:34docteur en pharmacie
23:35dans l'heure
23:35l'heure
23:36le plus grand
23:36des aires médicales de France
23:38165 médecins
23:39pour 100 000 habitants
23:40dans l'heure
23:40pour donner une idée
23:41à Paris
23:41c'est 888 pour 100 000
23:43dans votre pharmacie
23:44monsieur Cuson
23:45vous avez une cabine
23:46de téléconsultation
23:48est-ce qu'elle est
23:49est-ce qu'elle fonctionne
23:50à plein régime
23:52oui
23:52la seule limite
23:54on va dire
23:54c'est le délai
23:55pour avoir le médecin
23:57parce qu'il y a tellement
23:57de demandes
23:58que les médecins
23:59qui sont salariés
24:00de ces sociétés-là
24:01ne peuvent pas répondre
24:02à toutes les attentes
24:03sinon
24:03via Doctolib justement
24:05j'entendais le jeune homme
24:07s'inscrire dessus
24:08j'aurais des rendez-vous
24:09toute la journée
24:10mais ça permet quand même
24:11de répondre
24:12notamment aux urgences
24:13non ?
24:14en fait il y a
24:15ça répond à des urgences
24:16oui
24:18mais ça ne répond sûrement pas
24:20à un remplacement
24:21d'un médecin généraliste
24:23qui ne serait plus
24:24disponible en physique
24:25on n'en est absolument pas là
24:27il ne faut vraiment pas
24:29imaginer que la téléconsultation
24:30peut remplacer
24:31une médecine de ville
24:32un médecin généraliste
24:33il y a des urgences
24:35qui sont traitées comme ça
24:36c'est bien
24:38mais il n'y en a pas
24:39voilà
24:39il ne faut pas
24:40les urgences
24:41et les petits bobos quand même
24:42ce qu'on appelle
24:43la bobologie
24:44oui
24:45oui oui
24:46et encore que
24:47j'entendais le jeune homme
24:48tout à l'heure dire
24:48que ça n'avait duré
24:49que trois minutes
24:50qu'il n'y avait pas eu
24:51beaucoup d'investigation
24:53parfois j'ai des cas
24:54oui il y a des petits bobos
24:56de l'urgence
24:56mais les consultations
24:59peuvent durer tellement
24:59peu longtemps
25:00qu'ils n'ont pas eu le temps
25:00de non plus aller
25:01dans le détail
25:03merci beaucoup
25:04de votre témoignage
25:05je vous entendais
25:06réagir
25:07Marcel Jardel
25:08oui en fait
25:08il y a un truc
25:09c'est ça moi
25:10qui m'énerve beaucoup
25:12c'est qu'il y a un truc
25:12génial à construire
25:14pour le futur
25:15de la médecine générale
25:16et de l'accès aux soins
25:17on voit que d'un côté
25:18on a l'émergence
25:19d'une nouvelle technologie
25:20dont on ne sait pas très bien
25:21comment s'emparer
25:21mais qui montre des résultats
25:23un petit peu évidents
25:24et qui sauvent des gens
25:25il faut bien l'admettre
25:26de l'autre on a des médecins
25:27qui ne veulent pas aller s'installer
25:28toute leur vie
25:29dans des villages
25:29on le voit bien
25:30mais on a des systèmes
25:30comme nous avec Médecins Solidaires
25:32où on arrive à faire du temps partagé
25:33et on pourrait occuper
25:34le débat public
25:35en se disant
25:36mais comment est-ce qu'on invente
25:37collectivement
25:38une nouvelle médecine
25:39pour le futur
25:39et au lieu de ça
25:40on embolise complètement
25:42le débat public
25:42avec des postures
25:43sur est-ce qu'il faut obliger
25:45pas obliger
25:46etc
25:46et c'est un peu fatiguant
25:47on a autre chose aussi
25:48on n'en a pas parlé
25:49mais il y a les infirmières
25:50de pratiques avancées
25:51qui ont été complètement bloquées
25:53par le conseil de l'ordre
25:53et par les syndicats de médecins
25:55alors ça permet quand même
25:56de gérer des pathologies chroniques
25:58et ça a démontré
25:59que c'était efficace
26:00les infirmières de pratiques avancées
26:01sauf que
26:02infirmières de pratiques avancées
26:03ça veut dire
26:05avec un modèle économique aussi
26:07qui n'est pas acceptable
26:08non avec un modèle économique
26:09qui n'est pas acceptable
26:10il faut quand même préciser les choses
26:11pour nos auditeurs
26:12parce que quand vous dites infirmières
26:13infirmières pratiques avancées
26:14c'est-à-dire que
26:15elles ont fait deux ans de plus
26:16de médecine
26:18elles sont spécialisées
26:19dans certaines pathologies
26:21elles ne sont pas payées
26:21à la hauteur de ce qu'elles font
26:23mais elles peuvent suivre
26:24des diabétiques
26:25des pathologies chroniques
26:26ce sont des super infirmières
26:27ce n'est pas des super infirmières
26:28ce n'est pas des super infirmières
26:30c'est un vrai métier
26:31c'est ce qui s'appelle
26:32infirmière clinicienne
26:33dans d'autres états
26:34ça existe depuis 70 ans
26:37je crois
26:37non 50 ans aux Etats-Unis
26:39enfin ce n'est pas un nouveau truc
26:40sauf qu'en France
26:41ça n'existe pas
26:42on dit d'un côté
26:43on n'a pas assez de médecins
26:44donc on va les obliger
26:44à s'installer
26:45de l'autre côté
26:46on pourrait avoir
26:46un vivier d'infirmières
26:47à qui on pourrait permettre
26:48d'évoluer
26:49parce qu'on peut
26:49ne pas vouloir rester infirmière
26:51toute sa vie
26:51c'est intéressant
26:52elles travaillent très très bien
26:55elles font les protocoles
26:57scientifiques
26:58elles ouïes
26:58c'est plutôt elles
27:00c'est comme ça
27:01et puis
27:01alors que les médecins
27:02ne respectent pas beaucoup
27:03les protocoles
27:04et voilà
27:05ça on n'y pense pas assez
27:06et sinon moi j'ai un auditeur
27:08qui m'a appelé directement
27:09sur mon
27:09très bien
27:10je vois qu'on y a écouté
27:11qui s'appelle
27:12François Braune
27:13qui a été ministre de la santé
27:15il me dit
27:15l'obligation d'installation
27:17des médecins
27:17existe déjà
27:18ça s'appelle
27:19le service public hospitalier
27:21et on voit
27:21comment ça est efficace
27:22c'est pas efficace
27:23là effectivement
27:24vous faites référence
27:25je fais le porte-parole
27:26de l'ancien ministre
27:27et notamment par exemple
27:27aux urgences
27:29Guillaume Garot
27:30vous entendez ce qui est dit
27:31à l'instant
27:32la télémédecine
27:33les infirmiers
27:35ou infirmières
27:36qui s'appellent
27:37pratique avancée
27:38pratique avancée
27:39est-ce que vous en parlez
27:40dans votre projet de loi
27:42alors
27:42on n'en parle pas
27:43dans notre projet de loi
27:44simplement
27:45on l'évoque
27:46à chacune de nos rencontres
27:48et dans les travaux
27:49parlementaires
27:49parce qu'en effet
27:51pour trouver
27:53un chemin
27:54qui permettra
27:55de soigner
27:56au mieux
27:57tous les français
27:58où qu'ils habitent
27:58il faudra articuler
28:00combiner
28:01différentes solutions
28:02entre elles
28:02alors tant mieux
28:03s'il y a davantage
28:04d'infirmières
28:05en pratique avancée
28:06si elles sont mieux reconnues
28:07si ils et elles sont
28:08mieux rémunérées
28:09c'est une chose
28:10c'est évident
28:10mais il faut une volonté politique
28:12quand même
28:12mais évidemment
28:14et évidemment
28:15et ce que je veux dire
28:16ce que je veux dire
28:18quand même
28:18c'est que
28:19il n'y a pas une solution
28:20et une seule solution
28:22ou une solution miracle
28:23ça n'existe pas
28:24simplement
28:25moi ce que je veux
28:26demander à ceux
28:27qui sont autour
28:27de la table
28:28et du plateau
28:28ce soir
28:29c'est de ne refuser
28:30aucune des solutions
28:31au nom de quoi
28:33voudriez-vous refuser
28:34la régulation
28:35de l'installation
28:36de nos médecins
28:37alors que je le répète
28:38elle existe
28:39pour les autres professions
28:40de santé
28:41aujourd'hui
28:41nous formons davantage
28:43d'étudiants en médecine
28:45il n'y a plus de
28:45numerus clausus
28:46il faut qu'on donne
28:47les moyens
28:47d'en former davantage
28:48ça prend 10 ans
28:49de former un médecin
28:50absolument
28:50mais la question
28:52de la répartition
28:53elle continuera
28:54de se poser
28:55elle se pose
28:56aujourd'hui
28:56elle continuera
28:57de se poser
28:58on ne peut pas
28:58considérer que
28:59la liberté d'installation
29:01sans aucune
29:03contrepartie
29:03serait un modèle
29:04d'année
29:04je vous interromps
29:05Guillaume Garot
29:06parce que je vais me faire
29:07votre porte-voix
29:08auprès de Mathias Vargon
29:08il vous a demandé
29:09Mathias Vargon
29:10au nom de quoi
29:11vous voulez
29:12vous opposer
29:13au fait de
29:13réguler
29:16réguler
29:16c'est un faux mot
29:17c'est l'obligation
29:18de s'installer
29:19et encore une fois
29:19moi je le dis
29:20monsieur Garot
29:21en fait
29:22vous nous pipotez
29:23parce que
29:24des déserts médicaux
29:25il y en a dans
29:25toutes les régions
29:26à part
29:27la rivière
29:28et donc ça veut dire
29:29que vous
29:3013% du territoire
29:31national
29:31est correctement
29:33suffisamment
29:3413%
29:35ça fait peu
29:35donc Paris
29:37étant le plus grand
29:38désert médical
29:39vous allez
29:41insister
29:41pour que les médecins
29:42s'installent à Paris
29:44ce que je souhaite
29:45Mathias Vargon
29:46c'est que
29:48les médecins
29:49généralistes
29:50et spécialistes
29:52libéraux
29:52ou salariés
29:53ne s'installent pas
29:54uniquement à Paris
29:55mais aussi en Seine-Saint-Denis
29:56là où vous exercez
29:58c'est pas scandaleux
29:59dire ça
29:59c'est pas scandaleux
30:00de dire que
30:01les habitants de Seine-Saint-Denis
30:03ont aussi le droit
30:04à être bien soignés
30:05mais tout à fait
30:05le problème
30:06c'est que c'est pas attractif
30:07la Seine-Saint-Denis
30:08n'est pas attractive
30:08donc la solution
30:10c'est parce qu'on essaye
30:10de chercher des solutions
30:11ça veut dire quoi
30:12il faut donc
30:13arrêter de considérer
30:14qu'on doit uniquement
30:16parler en termes
30:17d'attractivité
30:17je suis obligé
30:19de vous couper
30:20bien sûr qu'il faut se battre
30:21pour que les territoires
30:22soient attractifs
30:23on le fait tous
30:24et c'est l'enjeu aussi
30:24des prochaines élections municipales
30:26je pense
30:27vous l'avez dit
30:28ce sera un enjeu
30:29des municipales
30:30je suis obligé
30:31de vous couper
30:32je sais pas si on a
30:33beaucoup avancé
30:34je voudrais vous laisser
30:34le mot de la fin
30:35Marcel Jardel
30:36parce que parfois
30:36vous avez l'air un petit peu
30:37effondré de la tournure
30:38que prenait le débat
30:39est-ce que la vérité
30:41c'est pas finalement
30:43peut-être le mix
30:44de tout ce qu'on a évoqué
30:45ce soir
30:46une forme de régulation
30:47de l'installation
30:48mais aussi des initiatives
30:50qui viennent des médecins
30:51eux-mêmes
30:51comme vous l'avez fait
30:52et puis la télémédecine
30:53et autres
30:54vous savez
30:54moi je suis pas
30:56contre le principe
30:57de ce que dit Guillaume Garraud
30:58pour une raison très simple
31:00c'est qu'il faut
31:01libérer le débat public
31:03pour enfin
31:04trouver des vraies solutions
31:06donc soldons
31:07ce sujet
31:08une limitation
31:09à l'installation
31:10me paraît pas
31:11quelque chose
31:11d'indécent
31:12Mathias Vargon
31:13non on est d'accord
31:14par contre
31:15Guillaume Garraud
31:16si vous faites des rencontres
31:17comme vous avez l'air d'en faire
31:18sur le sujet
31:18des déserts médicaux
31:19je vraiment hâte
31:21de recevoir votre invitation
31:22parce que des solutions
31:23je peux vous en proposer
31:24et bien voilà
31:25et ce sera
31:25le mot de la fin
31:26merci en tout cas
31:27à vous trois
31:28Guillaume Garraud
31:29Martial Jardel
31:30Mathias Vargon
31:31merci au pharmacien
31:33David Cuzon
31:33qui nous a rejoint
31:34je vous souhaite
31:35une belle soirée
31:36à l'écoute d'RTL
31:37évidemment
31:37je vous retrouve demain
31:38à 18h
31:39sachez que
31:39Thomas Soto
31:40demain matin
31:41à 7h40
31:42recevra
31:42la présidente de l'Assemblée
31:44Yael Brune Pivet
31:45qui est à 8h15
31:46Marc-Olivier Feugel
31:47sera à l'heure
31:48du Salon de l'Agriculture
31:50avec un agriculteur
31:51Jérôme Bale
31:52et avec Édouard Bergeon
31:53auteur du film
31:54et réalisateur du film
31:55Rural
31:56belle soirée
31:58dans un instant
32:00sur RTL
32:01évidemment
32:01c'est votre rendez-vous
32:02avec André Dussolier
32:04vous savez
32:05que chaque soir
32:07André Dussolier
32:08est avec vous
32:08pour nous raconter
32:09une belle histoire
32:10qu'allez-vous nous raconter
32:11André ce soir ?
32:12Bonsoir Vincent
32:13alors ce soir
32:14je vais vous raconter
32:15comment barbare
32:15de l'ombre des cabarets
32:17à la lumière
32:18des grandes scènes
32:18est devenu
32:19une voix incontournable
32:21de la chanson française
32:22à tout de suite
32:23à tout de suite
32:24avec Barbara
32:25et André Dussolier
32:28RTL
32:29votre radio
32:30et en plus de la chanson
32:31et en plus de la chanson
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