- il y a 8 heures
Chaque week-end, Anne Seften et Mathieu Coache vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00De retour sur le plateau de BFM, grand soir, l'image du week-end, c'est cette marche dans les
00:05rues de Lyon.
00:05Hier, une marche d'hommage à Quentin, mais entachée par des saluts nazis et des insultes racistes.
00:12Comment expliquer ce racisme et cet antisémitisme décomplexé alors qu'il y avait des dizaines de caméras,
00:18même si certains manifestants avaient caché leur visage ?
00:21Pour en parler, nous sommes avec Raquel Garrito, ancienne députée LFI, cofondatrice du mouvement La Presse.
00:26Soyez la bienvenue, M. Patry Vignal est avec nous, ancien député Renaissance de l'Hérault.
00:30Tugdual Denis est là aussi directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles.
00:33Bonsoir à vous.
00:34Et Geoffroy Deshidiers, vous êtes vice-président des Républicains, président délégué de la région Île-de-France.
00:38Soyez également le bienvenu.
00:39Comment on explique qu'on puisse encore en France, en 2026, voir des jeunes gens, des gens en pleine journée,
00:44une partie de ces jeunes gens, faire des saluts nazis ?
00:48C'est évidemment regrettable et surtout, c'est condamnable.
00:51Condamnable politiquement, mais condamnable judiciairement.
00:54Je le dis comme citoyen, comme responsable politique, mais aussi comme avocat.
00:58Mais n'oublions pas non plus que dans cette manifestation, il y a sans doute eu aussi des hommes et
01:05des femmes paisibles
01:07qui ont voulu rendre hommage au fait qu'un homme ait été battu à mort en France sur un trottoir.
01:16Et quelles que soient les idées que l'on défend, on ne devrait pas avoir dans notre pays, comme d
01:20'ailleurs dans n'importe quel autre pays,
01:23cette image-là que nous avons tous dû déplorer à la télévision d'un homme battu à mort sur un
01:29trottoir.
01:30Donc n'oublions pas aussi les responsabilités individuelles.
01:32N'oublions pas qu'il y a six personnes mises en examen pour homicide volontaire.
01:35Avant d'en tirer des enseignements politiques et d'émettre des options politiques,
01:40il faut surtout ne pas oublier qu'il y a eu un meurtre, un crime et un drame.
01:49Tuguel Denis, vous regrettez que cette marche ait été entachée de cette façon ?
01:54– Écoutez, on va avoir la même conversation que dimanche dernier, parce que si vous voulez…
01:59– Dimanche dernier, il n'y avait pas eu de salut nazi dans les rues de l'Urlande.
02:02– Dimanche dernier, vous parliez déjà des dangers de l'ultra-droite,
02:05alors qu'un mort venait d'arriver par la faute de l'ultra-gauche.
02:10Moi, j'ai suivi comme vous ce qui s'est passé dans cette manifestation,
02:14évidemment qu'il y a eu des connards, pour dire les choses poliment,
02:18qui ont entaché cette manifestation en faisant un salut nazi
02:21ou en disant des insultes homophobes, ou que sais-je, c'est extrêmement regrettable.
02:25Et ces gens ne font que…
02:27– C'est condamnable, là aussi.
02:28– C'est regrettable, condamnable, scandaleux, c'est pathétique surtout, j'ai envie de vous dire.
02:34Maintenant, il y avait 3200 personnes, de ce que j'ai compris,
02:37c'est des cas extrêmement isolés.
02:38Ce que je retiens, c'est qu'il y a eu 3200 personnes,
02:41il n'y a pas eu de voiture brûlée, il n'y a pas eu de vitrine cassée,
02:44il n'y a pas eu de réponse à des provocations de gens de l'autre camp politique
02:50qui, en marge de se défiler, insultaient les manifestants,
02:55alors que l'écrasante majorité de ces manifestants
02:58étaient là pour rendre hommage à un jeune homme de 23 ans qui était mort.
03:02Donc une fois de plus, je m'étonne quand même que ce qu'on retienne de cette marche d'hier,
03:07ce soit ça, ce soit ces déséquilibrés qui est entaché cet hommage.
03:11– Parce qu'il n'y a pas eu que ça, il y a eu des salut nazis, il y
03:12a eu des insultes racistes aussi.
03:14– Sur les salut nazis, j'ai pas mal lu la presse aujourd'hui,
03:17apparemment c'était quelqu'un qui était plutôt pro-palestinien,
03:20c'est assez confus.
03:21– C'est quoi le, pardon ?
03:24– J'ai regardé attentivement, par exemple, le journaliste du Figaro
03:28qui suivait la manifestation et qui disait qu'une personne
03:33qui avait fait un salut nazi et agressait un rabbin
03:36le jour même de la manifestation dans un autre quartier de Lyon
03:40était apparemment plutôt un militant pro-père.
03:42– Là, on faisait référence aux images que l'on a beaucoup vues
03:45et c'est pas complètement isolé, c'est quelques personnes,
03:48probablement plus d'une dizaine de personnes
03:50qui font ce qui ressemble à des salut nazis.
03:52– S'il y avait dix connards, si vous je redise cette insulte sur le plateau,
03:56s'il y avait dix personnes vraiment absolument mal intentionnées,
04:00complètement débiles, décérébrées, tout ce que vous voulez,
04:02qui ont osé entacher le défilé de 3190 autres
04:07et qui venaient défiler pour la mort d'un jeune homme de 23 ans,
04:10c'est évidemment absolument regrettable.
04:12Maintenant, ce que je regrette aussi, c'est que ça fait dix jours
04:15qu'on parle de l'ultra-droit dans ce pays,
04:17alors que c'est l'ultra-gauche qui a assassiné quelqu'un.
04:19– Raquel Garido, quelle analyse faites-vous ?
04:21On imagine qu'elle est différente de celle de Tubdual-Denis ?
04:24– J'aimerais avoir l'honnêteté d'être surtout un peu plus complète.
04:28Je ne vois pas ce qui nous empêche d'être complète,
04:30d'avoir un regard panoptique de la situation.
04:35Oui, il y a eu une rixe entre deux groupes politiques
04:39dont les contours resteront à être élucidés avec précision par la justice.
04:44– Là, vous revenez sur l'assassinat ou sur le meurtre de Quentin ?
04:47– Oui, parce qu'après, si je n'en parle pas,
04:50Tubdual-Denis va dire que je n'en parle pas.
04:51Et il aura raison.
04:53C'est ce que je dis quand je dis qu'il faut…
04:54– Et j'ai noté surtout que vous ne parliez pas du tout
04:55comme la France insoumise depuis la mort de Quentin.
04:57– Et donc, ce que je veux dire, c'est que, je reprends,
04:59nous avons deux groupes politiques organisés
05:01qui organisent l'affrontement physique, d'accord ?
05:08Avec Némésis, parce qu'il faut en parler aussi,
05:10qui appelle ses amis, ce qu'elle appelle ses amis,
05:14qui sont en fait ces jeunes hommes entraînés à la bagarre.
05:18Et en face, un groupe dont on sait aujourd'hui
05:21qu'au moins trois de ces individus étaient en fait
05:24des militants de la Jeune Garde.
05:25où la Jeune Garde dissoute,
05:27en tout cas de la Jeune Garde maintenue,
05:29la Jeune Garde.
05:31– C'est ça, c'est ce qui se passe.
05:33– Aujourd'hui, les gens qui étaient à Lyon,
05:35enfin pas aujourd'hui, hier,
05:36les gens qui étaient à Lyon,
05:37les 3000 personnes qui étaient à Lyon,
05:39sont toutes proches de la mouvance
05:42du groupe qui était armé en face,
05:44du groupe de la bagarre dans laquelle se trouvait Quentin.
05:47– Vous ne pouvez pas dire qu'il y avait 3000 personnes
05:49proches des milieux d'ultra-droite lyonnais ?
05:51– Mais quand vous acceptez pendant de longues minutes
05:55qu'Ivan Benedetti,
05:57qui est un dirigeant antisémite,
05:59soit à la banderole
06:00et qui marche en tête de manifestation,
06:02vous l'acceptez.
06:04– Vous savez très bien qu'il y avait des gens
06:05dans le cortège qui ne savent même pas
06:06qui est Ivan Benedetti,
06:07qui est effectivement la personne que vous venez d'écrire.
06:09– Mais je vous trouve un peu complaisant
06:10et je me demande d'où vient cette complaisance
06:12et je dis attention.
06:13– Parce qu'il y a un moment,
06:14quand il y a des morts,
06:15quand il y a de l'émotion, etc.,
06:16on peut juste arrêter trois secondes
06:18de faire ce genre d'analyse.
06:20– Peut-être qu'on peut aussi arrêter trois secondes
06:22de vouloir faire écran de fumée
06:26avec ce qui apparaît aux yeux de la France entière
06:28comme un problème politique.
06:30C'est un problème politique
06:31que des centaines de personnes
06:33liées à des courants antisémites,
06:36violents,
06:38complaisants avec la violence
06:40qui pour certains sont entraînées,
06:42qui s'organisent,
06:42c'est la réalité, ça existe.
06:44Alors évidemment c'est groupusculaire,
06:463000 personnes à l'échelle d'un pays de 65 millions,
06:48ça reste groupusculaire.
06:49– Mais c'est même groupusculaire dans cette manifestation ?
06:50– Non mais ça vous le dites,
06:51mais ça vous le dites,
06:52mais c'est rien.
06:53– Écoutez, j'ai lu tous les reportages
06:54– Pardon, mais moi en général
06:55quand je vais manifester,
06:56je fais attention avec qui je manifeste.
06:58– Écoutez, Raquel,
06:59si je sais qu'il y a des antisémites…
07:00– Vous êtes sûre que vous avez toujours
07:01manifesté dans toute votre vie
07:03avec des gens ?
07:03– Non, il m'est arrivé de manifester
07:05par exemple contre l'antisémitisme
07:07à côté de Marine Le Pen,
07:08mais c'est un des seules exceptions
07:09vraiment que j'ai fait
07:10et ça j'ai pris sur moi.
07:12– Mais Raquel, on aurait dû l'interdire
07:13cette manifestation, cette marche ?
07:15– Écoutez, en tout cas,
07:16ce que j'espère maintenant,
07:18c'est que la plupart des gens,
07:19je pense que là-dedans,
07:20il doit y avoir énormément des fichiers,
07:21des fichiers S ou autres fiches, etc.
07:23il doit y avoir beaucoup
07:24parce qu'on est dans des réseaux
07:25qui mettent vraiment la République
07:28à l'épreuve et en danger.
07:30Et ceux qui n'étaient pas fichés,
07:31j'espère qu'ils auront été fichés
07:32du fait de leur présence
07:33à cet endroit-là.
07:34– Il y a eu une seule interpellation
07:35pour Port d'Armes en l'occurrence,
07:37Couteau.
07:38C'est la seule interpellation
07:39qu'il y a eu dans cette manifestation.
07:40Ce n'est pas la même chose
07:40qu'être interpellé.
07:42Et je pense que les gens
07:43qui étaient là
07:44méritent d'être fichés.
07:45Et je pense qu'effectivement,
07:46il faut qu'on sorte de la naïveté.
07:48Notamment le groupe Némésis.
07:49Notamment le groupe Némésis.
07:51Je trouve qu'il y a une naïveté,
07:52que j'entends,
07:53une naïveté de la part
07:54de forces de droite
07:55ou de proches de la droite extrême
07:57être un peu naïf
07:58par rapport à ces courants-là,
08:00un peu complaisant.
08:01Et effectivement,
08:02moi j'ai eu l'occasion
08:02de débattre avec Alice Cordier
08:03sur une autre chaîne.
08:04Elle ne regrette rien.
08:06Elle ne regrette pas
08:06d'avoir appelé
08:07ce qu'elle appelle ses amis
08:08dont elle savait
08:10qu'ils avaient comme fonction
08:11de faire le coup de poing
08:12le cas échéant.
08:14Et sauf que ça,
08:14ça a entraîné
08:15la mort de Quentin de Ranck.
08:17Donc moi,
08:17je dis aujourd'hui
08:18à tout le monde en fait.
08:19Tout le monde devrait
08:20se poser la question
08:21de savoir
08:21comment vraiment
08:22on rompt le cycle
08:24de la violence.
08:24Comment on évite
08:25qu'il y ait
08:26de nouveaux blessés
08:27et de nouveaux morts.
08:28Patrice Vignal.
08:28Comment on peut envisager
08:30de faire une nation ensemble ?
08:32Le problème,
08:33il n'est pas de gauche
08:34ou de droite.
08:35Le problème,
08:35ce sont des extrêmes.
08:37Ce sont des voyous.
08:38Une partie de l'extrême gauche,
08:40une partie de l'extrême droite.
08:41Je suis désolé.
08:42Les signes nazis,
08:43ça ne doit pas exister.
08:45Cette violence des copseurs,
08:46ça ne doit pas exister.
08:47Est-ce qu'un jour,
08:48on pourrait quand même
08:49se dire,
08:49tous là,
08:50les fondements
08:51de la société ?
08:52On doit refuser
08:53toute violence
08:54et ne pas s'amuser
08:55en disant
08:56effectivement,
08:57oui,
08:57mais la gauche,
08:58j'entends tous les jours,
09:00la gauche a fait moins
09:00de morts que la droite.
09:02Il y a un gamin
09:02de 23 ans
09:03qui est mort samedi.
09:04Il y a un gamin
09:05dimanche dernier.
09:06Donc moi,
09:07ce qui me gêne,
09:08c'est l'instrumentalisation
09:09politique
09:10que nous faisons.
09:11Nous avons une partie
09:12de la classe politique
09:13qui est en ruine.
09:15Je vous le dis
09:16très franchement
09:17et en étant très en colère.
09:19Est-ce que vous voyez
09:19cette violence ?
09:20Vous voyez même,
09:21Garido,
09:22les élections municipales.
09:23Tout est bon,
09:24on peut tout donner,
09:25de tout cas.
09:26tout est bon
09:27pour gagner une élection.
09:29Cette relation
09:30au pouvoir,
09:30ça va s'arrêter
09:31quand ça ?
09:32Moi,
09:33j'étais au salon
09:33de l'agriculture,
09:34les Français vous disent
09:35mais vous nous prenez
09:36pour des imbéciles
09:37les politiques.
09:38Vous voyez bien
09:39ce qui se passe aujourd'hui ?
09:40On est en train
09:41de parler du décès
09:42d'un gamin
09:42et je vais même plus loin.
09:44Celui qui peut-être
09:46est présumé coupable,
09:48il a 23 ans ce gamin,
09:49il va prendre
09:5030 ans de prison.
09:51Pourquoi ?
09:52Pourquoi ?
09:52Pour une idéologie ?
09:54Non mais de quoi
09:55on parle là ?
09:56Donc il faudrait
09:56qu'il y ait un peu de calme.
09:57Geoffroy Didier,
09:58est-ce qu'il y a
09:58une radicalisation
09:59comme est en train
10:01de le décrire
10:02monsieur de la politique
10:03en France ?
10:04Oui,
10:05mais j'entends
10:06Raquel Garido
10:06nous dire que
10:07sans doute
10:08dans la manifestation
10:09il devrait y avoir
10:10des fichiers,
10:10des fichiers S.
10:11Je ne suis pas là
10:12pour défendre
10:12les manifestants
10:13qui étaient là
10:13en hommage,
10:14officiellement en tout cas,
10:16à Quentin hier.
10:18Mais des fichiers S,
10:19vous en avez eu ?
10:19Vous des collègues
10:20à l'Assemblée nationale ?
10:21Attendez,
10:21je ne vous ai pas coupé.
10:22Non, pas moi,
10:23je ne suis plus députée
10:24depuis 2024.
10:25Oui,
10:25mais monsieur,
10:26enfin vos anciens collègues.
10:27Je pense que les gens
10:28ont remarqué
10:29qu'il y a eu,
10:30mais je ne vais pas
10:31m'éternatiser dessus,
10:32mais en l'occurrence,
10:33il y a eu un changement.
10:35Si vous voulez,
10:35quand moi j'ai été exclue,
10:36quelqu'un d'autre est entrée.
10:37Exclue,
10:37sans être soumise.
10:39mais je me suis exclue du goût,
10:40j'étais exclue de la France
10:41en scène.
10:41C'est une option,
10:42c'est une option stratégique
10:43qui a été prise à un moment donné.
10:44Ce n'est pas vous qui êtes personnellement en cause
10:44parce que vous avez eu l'intelligence
10:46et l'audace,
10:47sans doute,
10:47de vous départir
10:48de Jean-Luc Mélenchon.
10:49Mais le vrai problème,
10:51ce n'est pas tant de savoir
10:52s'il y avait des fichiers S
10:53hier dans les rues de Lyon.
10:54Le vrai problème,
10:55c'est qu'il y a eu des fichiers S
10:56à l'Assemblée nationale
10:57qui ont été élus.
10:59Vous faites référence
10:59à qui,
11:00à Raphaël Arnaud ?
11:00Mais bien sûr,
11:01et à ses assistants parlementaires
11:03dont certains sont quand même
11:05mis en examen
11:06pour homicide volontaire.
11:07Ça pose des vraies questions
11:08sur le fonctionnement
11:09des institutions.
11:10Comment acceptons-nous
11:11quand même
11:12que des fichiers S
11:13puissent être élus
11:15à l'Assemblée nationale,
11:16représenter le peuple français
11:17et d'autres
11:18venir faire la loi,
11:20se promener dans les couloirs
11:21de l'Assemblée nationale,
11:22peut-être avoir,
11:23grâce à leurs ordinateurs,
11:24accès à des informations
11:25confidentielles.
11:25Alors Mathilde Panot
11:25sur la trentaine disait
11:26oui, une fichier S
11:27c'est une décision administrative.
11:28Peut-être que moi je suis fichier S
11:30et il a été condamné,
11:31c'est vrai.
11:32Peut-être que je suis fichier S
11:33et je ne le sais pas.
11:33Mais vous savez,
11:33on n'est pas fichier S par hasard.
11:35Parce que ça,
11:39pour qui pourrait être fichier S ?
11:41Il faut quand même imaginer
11:41une seconde et demie
11:42le miroir inversé,
11:43c'est-à-dire imaginer quand même
11:44si le Rassemblement national
11:46comptait parmi ses troupes
11:48à l'Assemblée nationale
11:49un ancien fondateur
11:52ou représentant du GUD,
11:53par exemple,
11:54qui est l'espèce de miroir inversé
11:56de la jeune garde
11:57côté extrême gauche,
11:59que ce député
12:00qui aurait été lié au GUD
12:02déjà au siège
12:03aux côtés de députés Rennes
12:05et qu'il est parmi
12:06ses assistants parlementaires
12:07des anciens membres aussi
12:10de cette organisation-là
12:11et que parmi
12:13ses assistants parlementaires,
12:14il y ait quelqu'un
12:15qui soit aujourd'hui
12:16inculpé d'homicide
12:18sur un militant.
12:19Mais c'est là où je disais
12:20que vous faites preuve
12:20toute des miplégies.
12:22Je trouve que les miplégies
12:23dont vous faites preuve
12:24sont alarmantes,
12:25elles sont préoccupantes.
12:27Aujourd'hui,
12:27qui est le directeur
12:28de cabinet de Jordan Bardella ?
12:30C'est un ancien adhérent
12:32du parti de Soral.
12:35C'est Soral.
12:35Soral avait un parti politique.
12:36Égalité et réconciliation.
12:38Oui, c'est pas une...
12:39Paradole,
12:39il en est membre,
12:41il en a été membre.
12:42Raphaël Haïman,
12:43dont je lis,
12:45je ne sais pas,
12:45vous me le direz,
12:46qu'il a travaillé
12:47à l'Assemblée nationale
12:48sous pseudo.
12:51Collaborateur parlementaire
12:52d'un député RN,
12:55membre de ses groupuscules
12:56antisémites, violents,
12:58organisateurs d'ailleurs
12:59de la manifière.
13:00Est-ce que vous connaissez
13:01un député aujourd'hui
13:02du Rassemblement national
13:03qui est un ancien membre
13:04du GUD revendiqué
13:05et qui aurait des acteurs
13:06parlementaires ?
13:07Déjà, je viens de vous donner
13:08deux exemples
13:09qui devraient vous alarmer.
13:10Vous devriez...
13:11Alors, pas tous en même temps.
13:12Le vrai débat.
13:13Alors, ne dites pas
13:14que ça n'existe pas
13:15avec femme droite.
13:16Écoutez, je dis qu'aujourd'hui...
13:17Vous voyez pourquoi
13:17on s'en tente sur ce plateau ?
13:19On ne s'écoute pas.
13:20Non, je dis qu'aujourd'hui
13:22la France Insoumise
13:22a objectivement un député
13:24qui s'appelle Raphaël Arnaud
13:25qui est le fondateur
13:26de la Jeune Garde
13:27et dont l'assistant parlementaire
13:28est aujourd'hui
13:29inculpé d'homicide.
13:30Oui.
13:30Qu'il ne renvoie pas
13:32Raphaël Arnaud
13:33de leur groupe.
13:34Je trouve ça absolument
13:35scandaleux.
13:35Mais, tu as Denis,
13:36le vrai débat.
13:37Est-ce que pour être pompier,
13:39pour être gendarme,
13:40il faut un quasi-judiciaire
13:41vierge ?
13:41Pour être député aujourd'hui,
13:43on ne le demande pas.
13:44Qu'est-ce qu'on a fait ?
13:45Chers collègues,
13:46on a failli,
13:47tous les deux.
13:48Le PSR,
13:49je ne sais pas.
13:49Pourquoi on n'a pas voté
13:50avant une loi ?
13:51Enfin, moi,
13:52ça meurt sur la tête.
13:53Un pompier,
13:54un gendarme,
13:54doit donner un casier
13:55et un député ne l'est pas.
13:57C'est le premier point.
13:58Moi, le deuxième point,
13:59moi, je suis clair.
14:00Moi, quand j'entends
14:01des gens de la France Insoumise
14:03qui m'expliquent
14:04que les assistants,
14:05ils ne les ont pas choisis
14:06forcément
14:07et on ne sait pas
14:08ce qu'ils font,
14:08je m'interroge.
14:10Mais je ne publicise pas.
14:11Moi, j'attends la justice.
14:13Alors, attendez,
14:13parce que les Insoumis,
14:14justement,
14:14aujourd'hui,
14:15sur l'antenne de BFM TV,
14:16eh bien,
14:17ils refusent de couper
14:18les liens avec Raphaël Arnaud.
14:20Continue de le défendre.
14:21On va écouter Mathilde Panot
14:22et Manon Aubry
14:23sur BFM TV.
14:25Je pointe le fait
14:25que Raphaël Arnaud
14:26n'a pas de responsabilité
14:28dans ce qui s'est passé
14:29et donc Raphaël Arnaud
14:31doit rester dans notre groupe.
14:32Je suis fière
14:33d'avoir Raphaël Arnaud
14:33dans mon groupe.
14:34Raphaël Arnaud
14:34n'a rien à voir là-dedans.
14:37Raphaël Arnaud
14:37ne porte en aucun cas
14:39le fait qu'on puisse
14:40tabasser un homme à terre
14:41jusqu'à sa mort.
14:42Et je vous repose
14:43ma question très simplement.
14:43Est-ce que vous êtes fière
14:44que Raphaël Arnaud
14:45soit dans le groupe
14:45des Insoumis à l'Assemblée ?
14:46Moi, je suis fière
14:47qu'on ait un représentant
14:48de l'antifascisme
14:49dans notre pays
14:49parce que je n'oublie pas
14:51ce qu'est l'antifascisme
14:52dans notre pays.
14:53Votre réaction,
14:54Raquel Garrido,
14:55est-ce qu'il est responsable,
14:56Raphaël Arnaud ?
14:57Et est-ce qu'il y a
14:57une fierté à arborer
14:58comme le fait Manon Aubry ?
14:59La responsabilité pénale
15:08En revanche,
15:09je ne suis pas d'accord
15:11pour que les responsables
15:12politiques,
15:12d'une façon générale,
15:13éluent leur responsabilité
15:15politique.
15:16Je trouve que c'est
15:16la marque de quelque chose
15:18qui est très caractéristique
15:20de la Ve République,
15:21d'ailleurs,
15:21cette espèce de culture
15:22d'impunité,
15:23que jamais rien n'est
15:24de ma faute,
15:25je ne fais jamais d'erreurs.
15:28Tout le monde
15:28fait des erreurs.
15:31Même Jean-Luc Mélenchon
15:34est un être humain
15:35et il peut faire
15:36des erreurs.
15:37Cette idée
15:38selon laquelle
15:38Jean-Luc Mélenchon
15:39ne se trompe jamais,
15:40c'est une vision dogmatique,
15:42enfin,
15:43pas pâle.
15:43Pour être clair,
15:44sur Raphaël Arnaud,
15:45qu'est-ce que vous pensez
15:46Jean-Luc Mélenchon
15:47s'est trompé.
15:48Mais sur Raphaël Arnaud,
15:50il faut qu'il soit exclue.
15:52D'abord,
15:52c'est Jean-Luc Mélenchon
15:53qui a mis en place
15:54le lien étroit
15:55entre la France insoumise
15:56et la Jeune Garde.
15:57Ça a été fait
15:58d'abord à travers
15:59la participation
16:00par Jean-Luc Mélenchon
16:01au camp d'été
16:02de la Jeune Garde
16:02en juillet 2023
16:04et, dit-il,
16:05Jean-Luc Mélenchon,
16:06il est retourné
16:07en 2024
16:07et 2025.
16:09Donc,
16:09il s'est trompé
16:10en faisant rentrer
16:11au sein de LFI
16:11des gens de la Jeune Garde,
16:12c'est ça ?
16:13Moi,
16:14je ne me place pas
16:14du point de vue
16:15de la réputation
16:16de la France insoumise.
16:17Je pars du point de vue
16:19de l'efficacité
16:20de la lutte
16:21anti-fasciste,
16:22déjà.
16:22Est-ce que c'est efficace
16:23dans la lutte
16:23contre l'extrême droite
16:24de s'organiser
16:25en service d'ordre autonome ?
16:27La réponse est non,
16:28comme on le voit aujourd'hui.
16:29C'est-à-dire,
16:30aujourd'hui,
16:30ce que voient tous les Français,
16:32c'est qu'on est dans
16:32une période intense
16:33de normalisation,
16:34en fait,
16:34de l'extrême droite,
16:36compte tenu
16:37de la mort
16:37de Quentin de Ranck.
16:39Donc,
16:39il faut quand même
16:40aller jusqu'au bout
16:40du raisonnement.
16:41Quand on est authentiquement,
16:42sincèrement,
16:43préoccupé par la montée
16:44de l'extrême droite,
16:45on ne fait rien
16:45qui puisse concourir
16:46à sa normalisation.
16:48Ça veut dire quoi,
16:48la normalisation
16:49de l'extrême droite
16:50à cause de la mort
16:50de Quentin de Ranck ?
16:51Ça veut dire que
16:51quand il y a des antisémites
16:52qui marchent dans la rue
16:53comme ça,
16:53quand il y a des serviceurs
16:54d'organisés,
16:55comme celui dont faisait
16:56visiblement partie
16:57Quentin de Ranck
16:57et ses amis,
16:58les gens,
16:59après,
16:59considèrent que c'est la faute
17:01à pas de chance,
17:01c'est comme ça,
17:02c'est normal,
17:02ce sont des opinions
17:03comme les autres.
17:04Il y a des antisémites
17:05dans la rue,
17:06contrairement à l'extrême gauche
17:06qui trouve ça normal
17:07que des gens fassent
17:08le coup de poing.
17:08Moi,
17:09je voudrais juste dire un truc.
17:11Némésis,
17:12Némésis,
17:13aujourd'hui,
17:13n'a pas appelé
17:17le serviceur.
17:17C'est pour protéger
17:20Némésis
17:20que ce serviceur
17:21était organisé.
17:22Ils n'ont pas appelé
17:22des gens pour venir
17:23taper des gens
17:23d'extrême gauche
17:24et pour venir
17:24tuer des gens
17:25d'extrême gauche.
17:25Vous avez l'air
17:26d'être bien amourant.
17:28Madame Garrido,
17:30vous serez quand même
17:30d'accord avec moi,
17:31Jean-Luc Mélenchon.
17:31C'est bien ce que je dis,
17:32la normalisation,
17:32c'est exactement ça.
17:34Moi,
17:34j'ai eu la chance
17:35de faire trois mandats.
17:37J'ai eu la chance
17:38de faire des mandats
17:38de Mme Garrido,
17:39je me suis souvent
17:40accroché avec elle
17:41dans le respect.
17:42Jean-Luc Mélenchon
17:43a décidé
17:44de mettre des snipers,
17:46des femmes et des hommes
17:47où il leur dit
17:48vous vous n'excusez jamais.
17:50Mais vous dites
17:50que c'est fait exprès ?
17:51Patrick Vignal,
17:52vous dites que c'est fait exprès ?
17:52Mais non,
17:53je ne dis pas ça.
17:54Je dis juste
17:55que quand il y a une erreur,
17:56il ne veut pas
17:57qu'on s'excuse.
17:58Je l'ai vu, moi,
17:59les relations que j'ai eues
18:00avec les gens.
18:00C'est le principe
18:01de Mélenchon.
18:02Ce n'est pas un parti politique,
18:04c'est une association,
18:05ils sont quelques-uns.
18:06C'est un chef,
18:07on peut aimer,
18:07on ne peut pas aimer.
18:08C'est un chef,
18:09c'est un gourou
18:10et il leur dit
18:10qu'on ne bouge pas
18:12un seul iota.
18:13Premier point.
18:14Après, pour Raphaël Arnoux,
18:15moi, je suis désolé,
18:16mais ça ne me plaît pas
18:17qu'un fichier soit député.
18:19Moi, j'attends la justice.
18:20On va peut-être montrer
18:21qu'il y a une corrélation
18:22entre ses assistants
18:24et Raphaël Arnoux
18:25et on réglera le problème.
18:26Vous pointez, je cite,
18:27l'erreur de M. Mélenchon.
18:29C'est quelle erreur ?
18:31Non, il assume.
18:32Non, mais je vais bien plus loin.
18:33Moi, je suis scandalisé
18:34par l'indécence
18:36et la lâcheté
18:37de Jean-Luc Mélenchon.
18:38Parce que Jean-Luc Mélenchon
18:39est quand même
18:40le fondateur
18:41d'un parti politique
18:42dont l'un des membres,
18:43Fiché S,
18:44a été élu à l'Assemblée nationale,
18:45dont l'un des assistants
18:47parlementaires,
18:47le week-end,
18:48que fait-il ?
18:48Il va battre à mort
18:49un jeune de 23 ans
18:50dans la rue
18:51et personne n'est responsable.
18:52Vous vous rendez compte
18:53quand même de l'indécence,
18:54de ces responsables politiques
18:56qui ne sont même pas capables
18:57de rendre hommage
18:58à un homme battu à mort.
19:00Alors, Raphaël Arnoux
19:01a fait un tweet
19:02dès que c'est arrivé.
19:03C'est vrai que maintenant,
19:04il prend plus la parole
19:06pour l'instant.
19:06Oui, mais surtout
19:07ce qui est désolant,
19:09ce qui est scandaleux,
19:10c'est la manière
19:10dont Mathilde Panot,
19:12présidente du groupe,
19:13excuse
19:14et exonère
19:15de toute responsabilité
19:16Raphaël Arnoux.
19:17Ce qui est indécent,
19:18c'est la manière
19:18dont Jean-Luc Mélenchon
19:19considère qu'encore,
19:20la jeune garde,
19:21cette ligue
19:22qui a été dissoute
19:23heureusement
19:23par Bruno Retailleau,
19:24est en réalité,
19:25je cite M. Mélenchon,
19:27un allié
19:27et des camarades
19:28de la France insoumise.
19:29Justement, on va écouter Manon.
19:30Est-ce que vous vous rendez compte
19:31quand même
19:31de l'indécence
19:32avec laquelle aujourd'hui
19:34nous avons cet être,
19:35Jean-Luc Mélenchon,
19:36qui aspire à la fonction suprême,
19:37qui n'est même pas capable
19:38de rendre hommage
19:39à un homme battu à terre,
19:41battu et tué,
19:43et qui considère
19:44que la jeune garde
19:46qui sont,
19:48a priori,
19:49je dis bien,
19:50a priori,
19:50responsables de ce meurtre,
19:52ne sont responsables de rien.
19:53C'est hallucinant.
19:54C'est scandaleux.
19:57Juste pour prolonger ce que dit
19:59Geoffroy Didier
20:00sur l'indécence,
20:01c'est vraiment une notion
20:02du chef
20:03qui n'appartient qu'à eux.
20:04C'est-à-dire que considérer
20:06que...
20:06Non, le fascisme aussi
20:07est pétri de ce type
20:09de rapport au chef.
20:09Considérer que parce qu'un assistant
20:11parlementaire
20:12est inculpé d'assassinat,
20:14ça ne les regarde pas.
20:15Attendez,
20:16il y a des milliers
20:16de chefs d'entreprise
20:17dans l'histoire
20:18qui ont démissionné
20:18de leur job
20:19parce qu'un ouvrier
20:20au fin fond d'une usine,
20:21je ne sais quel continent,
20:23avait fait une erreur
20:24ou de l'histoire militaire aussi
20:27et perclu de scènes comme ça
20:30où des officiers,
20:31des gradés,
20:33évidemment,
20:33se sentent responsables
20:34de ce que peut faire
20:34quelqu'un d'autre.
20:35Donc, se laver les mains
20:36en disant
20:37ce n'est pas de notre faute
20:38s'il y avait des nervis
20:39de notre propre parti
20:41qui étaient sur scène,
20:42qui étaient sur place à Lyon
20:43pour assassiner Quentin,
20:45je trouve ça
20:45d'une lâcheté incroyable.
20:46Alors, sur la jeune garde,
20:47justement,
20:47vous savez que ce groupe
20:48a été dissous
20:49par Bruno Rotaillot
20:51quand il était ministre
20:51de l'Intérieur,
20:52sauf qu'il y a eu un appel
20:54et que le Conseil d'État
20:55doit statuer sur cette dissolution,
20:57et bien Manon Aubry
20:58sur BFM TV
20:59n'est pas pour la dissolution
21:01de la jeune garde.
21:02Écoutez,
21:03vous souhaitez toujours
21:04que la jeune garde
21:06ne soit pas dissoute ?
21:07Oui, je le souhaite toujours
21:08parce que je pense
21:09qu'il faut un mouvement
21:10antifasciste dans notre pays
21:12et que...
21:13Y compris après ce qui s'est passé.
21:14Écoutez,
21:15à ce stade de l'enquête,
21:16la responsabilité morale
21:17de la jeune garde,
21:18de nouveau,
21:18n'est pas engagée.
21:19Je continuerai à dénoncer
21:19Et s'ils sont condamnés,
21:20vous soutiendrez
21:21la dissolution de la jeune garde ?
21:22En fonction de la responsabilité morale
21:24de la jeune garde
21:24qui soit engagée ou pas,
21:26j'attends le résultat de l'enquête.
21:29Alors,
21:29est-ce que quelqu'un avait imaginé
21:31que la France Insoumise
21:32n'appellerait pas
21:33après la mort de Quentin
21:34à la dissolution de la jeune garde ?
21:36Ils ne nous aident pas beaucoup.
21:38Vos anciens camarades ?
21:40Mes camarades,
21:41encore aujourd'hui,
21:42ce sont mes camarades.
21:44Vous avez encore envie
21:45de l'appeler camarade ?
21:46Oui, absolument.
21:47Et je pense qu'à la maison...
21:48Vous n'êtes pas choquée
21:48par ce qu'elle dit ?
21:48Je suis ulcérée
21:51par ce rapport à la politique
21:53et qui est un rapport...
21:53Les gens qui font des saluts
21:55n'aiment qu'ils appellent
21:55des connards,
21:56mais vous, par contre,
21:56les gens qui refusent
21:57la dissolution de la jeune garde,
21:58vous les appelez vos camarades.
21:58Écoutez, écoutez...
21:59C'est un peu une différence entre vous.
22:00Mais Raquel Garrido se dit ulcérée.
22:02Continuez.
22:02Oui, tout en les planclamarades.
22:05Parce que toute chose
22:06n'est pas égale par ailleurs.
22:08C'est-à-dire, aujourd'hui,
22:08on est à un an et demi
22:09d'une élection présidentielle
22:11dans laquelle l'extrême droite
22:11peut gagner par les urnes.
22:13Laquelle l'extrême droite,
22:14aujourd'hui, est acoquinée
22:16de près ou de loin,
22:17de façon plus ou moins officielle
22:19ou officieuse,
22:19avec des individus
22:21de cette mouvance-là
22:21qui est celle...
22:22Écoutez, laissez-moi terminer.
22:25Non, pas de plus loin.
22:26Non, pas de plus loin.
22:27Je vous ai donné l'exemple...
22:27Marine Le Pen ne dit pas
22:28dans des meetings
22:29le but de son allié,
22:30comme Jean-Luc Mélenchon
22:31disait à Auxerre en avril dernier
22:32que la jeune garde est un amie.
22:33Mais Marine Le Pen,
22:33elle est meilleure amie dans la vie
22:35avec la famille Lousteau
22:36dont le fils était présent
22:37à la manifestation,
22:39dont le père est un fondateur
22:41du GUD
22:42qui était lui-même présent
22:43à une manifestation
22:43le 8 mai dernier
22:44qui sont des manifs néo-nazis.
22:46C'est sûrement condamnable
22:46mais pas comparable.
22:48Bah écoute, pourquoi pas d'ailleurs ?
22:49Parce que ce n'est pas des alliés.
22:50Ce n'est pas des alliés politiques.
22:52Si, et alors je vous ai donné
22:53l'exemple tout à l'heure
22:54du directeur de cabinet
22:55de Jordan Bardella.
22:57Cet homme a son appartenance
23:00des réconciliations de Soral
23:01a été prouvé.
23:02Il est encore au moment
23:03où nous parlons
23:04le directeur de cabinet
23:05de Jordan Bardella.
23:06D'accord, mais alors
23:08si vous êtes d'accord avec moi
23:09demandez cette démission.
23:10Demandez la démission
23:11de prendre un parole.
23:12Dites que la responsabilité politique
23:14de Jordan Bardella est en cause.
23:16Donc moi ce que je vais vous dire
23:17la chose suivante.
23:17Vous avez terminé votre raisonnement.
23:18Voilà, merci.
23:19L'extrême droite
23:21pourrait prendre le pouvoir
23:22dans ce pays
23:23dans un an et demi.
23:25C'est gravissime.
23:26C'est gravissime.
23:27Ce sont des lois
23:29d'État xénophobe.
23:31C'est un regard
23:33sur une partie
23:34de la population française
23:35par rapport à sa religion
23:36et à son ethnie
23:37qui est discriminatoire.
23:39C'est gravissime.
23:40Je pense que
23:41les macronistes
23:42ne sont pas en mesure
23:43de battre l'extrême droite.
23:44Il n'y a que la gauche
23:45qui peut le faire.
23:46La gauche à condition
23:46d'être unie.
23:47Je suis convaincue
23:48et juste tu termines là-dessus.
23:49C'est long.
23:50Pardon.
23:51Non, mais...
23:52Non, mais oui...
23:539 millions de personnes
23:55ont voté
23:55Nouveau Front Populaire
23:56en juin 2024.
23:579 millions de personnes.
23:58Ces 9 millions de personnes
24:00doivent rester unies
24:01et partir à la conquête
24:03de nouvelles adhésions,
24:05de nouveaux votes.
24:06C'est pour ça que...
24:07C'est encore possible, ça ?
24:07C'est non seulement possible,
24:09mais absolument crucial.
24:10Parce que je veux bien
24:11que les camarades insoumis
24:12disent qu'ils sont antifascistes.
24:15OK.
24:15Mais être antifasciste,
24:17ça veut dire
24:17battre l'extrême droite
24:18dans les urnes.
24:18Non, mais c'est un truc vignal,
24:19Geoffroy Didier.
24:20Et pour ça, il faut l'union
24:20de la gauche et des écologistes.
24:22Garido dit quelque chose
24:23de juste.
24:23C'est qu'à l'heure qu'il est,
24:25il n'y a pas de centre
24:27de Macronie
24:28ou de bloc central
24:30au terme du second tour
24:31de l'élection présidentielle.
24:32Donc, aucun sondage.
24:33Vous vous rendez compte
24:34où on en est ?
24:35C'est-à-dire qu'on dit aujourd'hui,
24:36bon, il y a eu un gamin
24:37qui s'est fait lyncher
24:39dimanche dernier,
24:40mais on a les municipales.
24:41Si au deuxième tour,
24:42il faut associer le PS,
24:45les écolos et les filles,
24:46on se bouchera de nez.
24:47Ça suffit, cette politique.
24:49Moi, je vais être clair.
24:50Elle est fille dans son couloir.
24:51Je respecte son couloir.
24:53Je pense qu'il y a un bloc central
24:55républicain
24:55qui doit se former,
24:57qui ne s'aime pas pour l'instant.
24:58Je pense que je préférerais
24:59travailler avec Geoffroy Didier.
25:01On ne sera pas d'accord de tout,
25:02mais ça suffit maintenant.
25:03C'est une menace.
25:04Ça fait deux fois
25:04que les macronistes
25:05font en chantage au second tour
25:07de voter pour vous
25:07plutôt que l'extrême droite.
25:08Regardez l'état
25:09dans lequel vous avez mis le pays.
25:10Écoutez, Raquel Garrido,
25:11moi, j'ai laissé
25:12ma circonscription.
25:13J'ai même appelé
25:14à voter NFP
25:15contre l'ARN.
25:16Ça ne m'arrivera plus.
25:17Parce que ça suffit maintenant.
25:19Pourquoi ?
25:20Les oucas de Jean-Louis Mélenchon,
25:22ça suffit.
25:23Et ce n'est pas du nini.
25:25Je pense qu'il y a un chemin
25:26avec des républicains
25:27de gauche et de droite.
25:28Et je dis à Fabien Roussel,
25:30à Marine Tondelier,
25:31à Olivier Faure,
25:32c'est quand vous vous relevez la tête,
25:34c'est quand vous vous mettez,
25:35vous ne vous êtes plus à genoux.
25:36Mais vous vous rendez compte, là ?
25:38Mais c'est génial,
25:39s'il y a un RN à l'FI
25:40au second tour de la présidentielle,
25:41vous votez quoi ?
25:42Mais ça n'arrivera pas.
25:43Non, mais...
25:43Ben si, ça peut arriver.
25:44Non, ça n'arrivera pas.
25:46C'est ce que disent, en tout cas,
25:47les instituts de sondage aujourd'hui.
25:48Je vais vous dire pourquoi ça n'arrivera pas.
25:49Parce que ça suffit, maintenant.
25:51Voilà.
25:51Il y a la marre de chaque fois de dire
25:52c'est la faute du RN.
25:54Quand je suis arrivé en 2012,
25:55il y avait 7 députés RN.
25:56Il y en a 123.
25:57Nous sommes fautifs,
25:59tous les deux.
25:59Oui, mais justement,
26:00je voudrais entendre Geoffroy hier.
26:01Est-ce que...
26:02Garido nous dit quand même...
26:03Non, mais attendez.
26:03Madame Garido nous dit
26:04l'extrême droite risque d'arriver
26:06au pouvoir dans un an.
26:07Moi, je n'en sais rien
26:08et je ne suis pas devin
26:10et ce n'est pas Madame Soleil.
26:11En revanche, il y a un fait,
26:12c'est que l'extrême gauche
26:14a tué un homme la semaine dernière.
26:16Et ça, j'aimerais quand même
26:17qu'on le prenne comme un fait judiciaire,
26:20certes, mais politique.
26:21Et en réalité,
26:22vous éludez tout cela
26:23pour vous draper
26:25dans une vertu de gauche
26:28au nom de la lutte
26:29contre l'extrême droite
26:29pour justifier le pire.
26:31Alors, Geoffroy,
26:31le pire, c'est qu'en réalité,
26:35vous êtes venu ce soir sur le plateau
26:36pour nous expliquer
26:37que la gauche républicaine
26:39sociale-démocrate
26:39doit absolument s'allier
26:41avec la France insoumise
26:42cette même France insoumise
26:43qui veut reconstituer
26:45cette ligue de la jeune garde
26:47qui est a priori
26:47à l'origine du meurtre de Quentin.
26:49Vous voyez en réalité
26:50l'état de démission morale
26:54dans laquelle vous vous êtes
26:55totalement lové
26:57tout simplement
26:58pour garder vos petits postes.
26:59Et moi, j'attends,
27:00parce que j'aimerais
27:00qu'on ait ce soir
27:01un représentant de M. Faure,
27:03le numéro un du Parti socialiste,
27:05pour qu'on ait enfin
27:06une clarification
27:07sur est-ce que, oui ou non,
27:09le Parti socialiste
27:10compte continuer à s'allier
27:12avec la France insoumise.
27:13Mais il a été très clair,
27:14Olivier Faure.
27:14On va les écouter.
27:15Non, non, pas du tout.
27:16Il n'a pas été clair.
27:17Il y a eu les prises
27:17de parole individuelles
27:18de l'ancien président
27:19de la République,
27:20François Hollande,
27:20du député Jérôme Guedj,
27:22mais il y a une très grande
27:23ambiguïté du Parti socialiste
27:25et je vous le prouve ce soir,
27:26puisque dans la région
27:27de l'Île-de-France,
27:28celle dont je suis
27:28le président délégué,
27:29il y a aujourd'hui 40 villes
27:30qui ont fait alliance
27:32entre la France insoumise
27:33et le Parti socialiste.
27:34Est-ce que ces alliances
27:35sont ajoutées en revue
27:36ou est-ce qu'elles sont maintenues ?
27:38Je vous fais écouter Jérôme Guedj
27:39qui lui a été très clair aujourd'hui.
27:40Avec lui,
27:41c'est que j'ai envie,
27:42contrairement à Olivier Faure.
27:42Plus aucune relation électorale,
27:45programmatique, politique
27:46avec la France insoumise.
27:47Dans des moments
27:48où on est confronté au sujet
27:49sur les valeurs
27:50et sur les principes
27:51parce que la politique,
27:52ça commence par les principes
27:53et les valeurs,
27:54eh bien, on se tient à ça.
27:55Et moi, je l'assume,
27:56je le redis,
27:57je l'ai vécu personnellement,
27:58mieux vaut prendre le risque
27:59de perdre une élection
28:00que de perdre son âme.
28:02Bon, ça ne pourrait pas
28:03être plus clair.
28:03Mais de la part de Jérôme Guedj,
28:05il y a deux paroles individuelles.
28:06Et j'attends
28:06que j'allais en la voie
28:07du numéro 1,
28:08M. Olivier Faure
28:09du Parti socialiste,
28:10j'attends qu'il renonce
28:11aux 40 alliances
28:12qu'il y a avec la France insoumise
28:13dans les villes d'Île-de-France.
28:16Aujourd'hui,
28:18quiconque dit
28:20quiconque admet l'hypothèse
28:21de la défaite de la gauche
28:22aux élections
28:23face à l'extrême droite,
28:24évidemment,
28:24vous allez applaudir.
28:25Parce que c'est ce qu'il vient de dire.
28:27Il vient de dire
28:28« Je préfère perdre une élection ».
28:29Donc, c'est bien l'hypothèse
28:30dont on parle.
28:31C'est le fait que la gauche
28:32pense qu'elle est divisé.
28:32Et c'est le bloc central
28:33qui gagnera ?
28:33Non, pas du tout.
28:34Alors là,
28:35il n'y a aucune chance
28:36que le macronisme
28:36gagne une troisième fois.
28:37Mais là, aucune chance.
28:39Arrêtez avec ça.
28:41Aujourd'hui,
28:41il n'y a que la gauche unie
28:45qui peut battre l'extrême droite
28:47au second tour de la présidentielle.
28:49Il s'agit de neuf...
28:50Pardonnez-moi.
28:51Je vous parle des élections.
28:53Il y a neuf millions de Français
28:55qui ont voté
28:55nouveau Front Populaire.
28:56On ne parle pas de mathématiques,
28:58mais nous, on parle de morale.
28:59On vous parle de morale.
28:59Qu'est-ce qu'il y a dit morale
29:01dans le programme du NFP ?
29:02Non, mais il y a dit...
29:04Qu'est-ce qu'il y a dit morale aujourd'hui ?
29:05C'est de faire alliance
29:06avec la France insoumise.
29:07C'est ça qu'on vous dit.
29:07Non, vous, ce que vous voulez,
29:09c'est que la gauche va diviser
29:10pour que la droite
29:11et l'extrême droite unies
29:12arrivent au pouvoir.
29:13Je préférerais que la droite
29:14gagne dans ce pays.
29:14Je ne vous cache pas
29:14que je suis phionniste.
29:15Effectivement, je suis droite.
29:16Non, non.
29:17Attendez.
29:18Pas tous en même temps.
29:19On va tous en même temps.
29:22Pour moi, il y a un seul sujet
29:23aujourd'hui et c'est pour ça
29:24que si vous voulez
29:25qu'on me débatte
29:26depuis 15 jours
29:26de l'ultra-droit dans ce pays,
29:27ça me sidère
29:28dans la mesure où pour moi
29:30il n'y a qu'une seule question
29:31qui se pose aujourd'hui,
29:32c'est est-ce que les socialistes
29:34peuvent continuer
29:34à être alliés
29:35avec la France insoumise ?
29:36Moi, c'est ce qui m'obsède,
29:37c'est ce qui me réveille la nuit.
29:37Non, mais tu gueules, Denis.
29:39C'est la seule question
29:39sur laquelle je reviens
29:41vers une autre question.
29:41C'est ça la normalisation
29:43de l'extrême droite.
29:44Pour ceux qui vous réveillent la nuit,
29:47c'est bien que vous l'avez normalisé.
29:49Effectivement, c'est de la violence
29:50de l'ultra-droit.
29:50C'est bien que vous avez normalisé
29:51l'extrême droite.
29:52C'est pas normalisé,
29:52c'est l'ultra-droit qui est là.
29:53Attendez, pas tous en même temps.
29:55On va écouter Patrick Vignan
29:56peut-être un instant.
29:57Vous n'allez pas me faire croire.
29:58Vous n'allez pas me faire croire.
29:59Non, mais attendez.
29:59Non, mais oui, laissez-nous répondre,
30:00Il y a des choses gravissimes
30:01qui sont dites.
30:02Il y a des choses gravissimes
30:03qui sont dites.
30:03Vous avez face à vous
30:04quelqu'un qui accepte
30:06de délibérer
30:07et de faire un examen
30:08de la responsabilité politique
30:10de la gauche.
30:10Après, vous, ce que vous dites,
30:12c'est qu'en fait,
30:12la gauche tue.
30:14Mais non, l'ultra-gauche tue.
30:15Ça, ça veut dire...
30:16Non, mais même l'ultra-gauche tue,
30:17l'extrême-gauche tue.
30:18Eh bien, ça, c'est la négation
30:20de la responsabilité individuelle
30:22de la personne qui verse
30:23dans la délinquance
30:23et dans le crime.
30:25Moi, je suis pour que les délinquants,
30:27les criminels
30:27soient responsables pour de vrai.
30:29Je ne suis pas pour qu'ensuite
30:30on mette un écran de fumée
30:31derrière les actes
30:32qui sont des actes répréhensibles.
30:34Ça n'est pas vrai qu'aujourd'hui,
30:36un militant de la France insoumise,
30:38écoutez-moi bien,
30:39un militant de la France insoumise
30:41et il y en a à la maison
30:41qui nous écoutent.
30:43Des électrices et des électeurs
30:44de la France insoumise
30:45et il y en a à la maison
30:46qui nous en écoutent.
30:47Aucun d'entre eux,
30:48aucun d'entre eux
30:49n'a signé...
30:49Attendez, j'ai une idée.
30:50On va écouter quelqu'un
30:52qui condamne.
30:53Attendez, on va écouter quelqu'un
30:55qui condamne.
30:55Le fait que vous le prétendiez
30:56à un objectif politique
30:59qui est de normaliser
31:00l'extrême-grave dans le pays.
31:00On va calmer le jour,
31:04sans politique.
31:04Je vais vous donner son nom,
31:05c'est Éric Zemmour.
31:06Il est très en colère.
31:08Il était l'invité de Marc Fauvel
31:09ce soir sur BFM TV.
31:10Pour lui, la jeune garde
31:11est une milice
31:12et la gauche incarne
31:13cette violence.
31:14On l'écoute.
31:16Pour moi,
31:16Jean-Luc Mélenchon
31:17est un ennemi
31:18parce qu'il représente
31:18le parti de l'étranger,
31:20le parti du grand emplacement
31:21et le parti de l'islamisation
31:22de la France.
31:22C'est plutôt ennemi, non ?
31:23Non, ennemi.
31:24Adversaire, non ?
31:25On est en politique,
31:26pas sur un terrain de guerre.
31:27Justement, justement,
31:28vous avez raison de préciser,
31:30les autres sont des adversaires.
31:33LFI est un ennemi
31:34parce que LFI
31:35est un ennemi de la France.
31:37Alors, ça vient quand même
31:38de quelqu'un
31:38qui a été multicondamé,
31:39on le rappelle,
31:39pour provocation
31:40à la haine raciale,
31:41à la haine religieuse,
31:42un insulte raciste
31:43ou diffamation
31:44et qui avait brandi,
31:45on s'en souvient,
31:45parce que c'était une image
31:46de la dernière campagne
31:48présidentielle,
31:49une arme,
31:49lui aussi,
31:50alors évidemment,
31:51il n'était pas chargé,
31:52c'était pour rigoler,
31:53mais c'était quand même
31:53une image de cette violence
31:55en politique.
31:56Est-ce qu'on est condamné,
31:57Patrick Vignal,
31:57est-ce que vous vouliez parler
31:58à cette violence
32:00qui va recommencer
32:01avec les municipales,
32:02avec la présidentielle ?
32:03Mais d'abord,
32:03les réseaux sociaux
32:04ne vous aident pas,
32:05mais Mme Garrido,
32:06ça ne tient pas
32:06votre raisonnement.
32:07Attendez,
32:07restez sur Zemmour un peu,
32:09parce que je viens
32:09quand il se dit Garrido,
32:10mais là,
32:10on vient de vous montrer
32:11quelque chose de très grave.
32:12Il y a des propos très graves
32:14qui sont tenus par Eric Zemmour.
32:15Attendez, attendez.
32:16Donc s'il vous plaît,
32:16Eric Zemmour,
32:17c'est pas mon problème.
32:18Ah bon ?
32:19Mais c'est pas faux.
32:20Si vous me disiez,
32:21mais attendez,
32:23c'est l'honneur.
32:24Il y a des gens
32:25qui sont bravissimes
32:26et vous réagissez même pas.
32:29C'est calme-là.
32:30Mme Garrido,
32:30c'est bon,
32:30c'est pas un meeting
32:31de Jean-Luc Mélenchon.
32:32Vous êtes sorti
32:33de Jean-Luc Mélenchon
32:33avec beaucoup de courage.
32:34Mais attendez,
32:35c'est à vous que je parle.
32:36Vous me laissez répondre.
32:37On vous a posé une question
32:38et vous parlez de Garrido.
32:40Moi, je suis très simple.
32:41Je rêve.
32:41Un deuxième tour,
32:43Jordan Bardella,
32:44Jean-Luc Mélenchon,
32:45Jean-Luc Mélenchon perd.
32:46Vous êtes d'accord ?
32:47Donc votre gauche,
32:48elle ne marche plus.
32:49Mais ma gauche,
32:50je ne sais pas Jean-Luc Mélenchon,
32:51ma gauche,
32:52c'est le NFP.
32:53Mais le NFP,
32:54il ne marche plus.
32:54Ça fait longtemps
32:55qu'on peut les sortir.
32:56La NFP a bien raclé
32:58au Macronier
32:58ces dernières élections.
32:59On a arrêté de me dire
33:00que ça ne marche pas.
33:01C'est la seule chose qui marche.
33:03C'est la seule chose qui marche.
33:04Il y a en France
33:05des femmes et des hommes républicains.
33:07Une gauche sociale,
33:08une gauche démocrate,
33:10des écolos,
33:11des communistes,
33:12des gens de droite,
33:13une droite libérale,
33:14une droite républicaine.
33:16Et non pas.
33:17Ça suffit maintenant
33:18de faire la courte échelle
33:20à LFI.
33:21Geoffroy Dion,
33:21on va vous laisser répondre à ça.
33:23La droite,
33:23elle est avec l'extrême droite ?
33:24Mais quelle mauvaise foi.
33:25Elle est sympathique,
33:26mais elle est de très grandes mauvais soirs.
33:28L'élection partielle
33:30dans la balle,
33:31en Périgord.
33:31Vous pouvez respecter
33:32vos interlocuteurs
33:33en les écoutant,
33:33en faisant semblant
33:34de les écouter
33:35et si possible
33:36en les coupant pas.
33:37On les coupant pas.
33:38Vous êtes quand même gonflé,
33:40madame Gariglo.
33:40Parce que vous m'accusez moi,
33:42alors que je suis
33:42d'une droite républicaine,
33:43de m'allier
33:44avec ce que vous prétendez
33:46être l'extrême droite.
33:47Je ne sais pas pour vous
33:48où commence l'extrême droite.
33:49Alors que vous,
33:51vous faites partie
33:51de l'extrême gauche
33:52et que ça ne vous pose
33:53aucun problème.
33:54C'est quand même,
33:55c'est l'hôpital
33:56qui se fout de la charité.
33:57Avouez-le.
33:57Et moi,
33:57j'interpelle tous les spectateurs
33:59qui regarderont,
34:00qui compareront,
34:00qui feront le replay,
34:02qui diront quand même
34:02que nous,
34:04on est accusés
34:05de faire quelque chose
34:05qu'on ne fait pas,
34:06mais eux,
34:07ils le font
34:07et ça ne leur pose aucun problème.
34:08Est-ce que oui ou non,
34:09dans les législatives partielles,
34:11Retailleau a appelé
34:11à voter pour le candidat
34:14siotiste
34:14en face du candidat socialiste ?
34:16Oui ou non ?
34:17Dites-le.
34:18On part de 2027.
34:20c'est vous qui refusez
34:21de répondre
34:21parce que vous avez peut-être honte.
34:23Mais si vous avez honte...
34:24Honte de quoi ?
34:24De mes idées ?
34:25De mes convictions ?
34:25Honte d'appeler à voter
34:26pour l'extrême droite
34:27face au Parti socialiste.
34:29Là-bas,
34:29dans l'élection,
34:30dans le séance de 47.
34:30Est-ce que j'ai déjà appelé
34:30à voter pour l'extrême droite ?
34:32Et Retailleau,
34:33c'est pas votre parti peut-être ?
34:33Alors que vous faites
34:34malheureusement partie
34:35de l'extrême gauche
34:36et surtout,
34:37alors que je pensais
34:38que vous en étiez libérée,
34:40en réalité,
34:40ce soir,
34:41vous y êtes enfoncés.
34:43Je crois que Didier...
34:43Vous vous êtes enfoncés
34:44ce soir,
34:45malgré la liberté,
34:46l'audace
34:47dont vous semblait
34:47faire partie
34:48en vous départissant
34:49de Jean-Luc Mélenchon.
34:51En réalité,
34:51ce soir,
34:51vous êtes le meilleur
34:52en vousquant de Jean-Luc Mélenchon.
34:52Je crois Didier,
34:53vous dites comme Éric Zemmour,
34:54la fille,
34:54c'est l'ennemi public numéro 1 ?
34:55Non,
34:55moi je ne dis pas les termes
34:56ennemis,
34:57non monsieur,
34:57vous êtes ennemi,
34:58c'est moi.
34:59Je ne dis pas ennemi
35:00parce que ennemi,
35:01ça veut dire la guerre
35:02et justement,
35:03j'aimerais que la politique
35:03ce ne soit pas la guerre.
35:05En revanche,
35:05oui,
35:05c'est un adversaire politique
35:07mais c'est plus qu'un adversaire.
35:08C'est un danger pour la France,
35:09c'est un danger pour la jeunesse
35:11et c'est un danger
35:11pour tous ceux
35:12qui veulent éviter
35:12la violence en politique.
35:14Éric Zemmour,
35:14il veut provoquer la violence.
35:15Hugues Aldoni,
35:16qui est silencieux
35:17depuis quelques minutes.
35:18On n'a pas l'habitude.
35:19On n'a pas l'habitude.
35:20On n'a pas l'habitude du tout.
35:21Non mais ce débat
35:22est très animé.
35:24Il y a une violence politique
35:27de manière générale
35:28qui est quand même
35:29un peu dans l'atmosphère.
35:30Est-ce qu'on est condamné à ça ?
35:32Je vous pose la question
35:33à vous qui êtes observateur
35:34dans les semaines
35:35et dans les mois qui viennent.
35:36Je crois effectivement
35:37qu'il y a une polarisation
35:38de la vie publique.
35:38Bon, ça,
35:38je n'invente rien
35:40en disant ça
35:40et qu'aujourd'hui,
35:42pour tout un tas de raisons
35:43qu'on ne développera
35:44pas trop longuement ici
35:45mais notamment du fait
35:46que les moyens de médiation
35:49entre les hommes politiques
35:50et les électeurs
35:51sont aujourd'hui cannibalisés
35:53par exemple
35:53par les réseaux sociaux
35:54et donc c'est celui
35:55qui crie le plus fort,
35:56qui tape le plus vite,
35:57qui parle sans réfléchir,
35:59qui va obtenir
36:00le plus de retweets,
36:01le plus de likes,
36:02le plus de followers
36:03et que tout ça conduit
36:05à ne pas vraiment élever
36:06le débat public.
36:07Et puis par ailleurs,
36:08il y a quand même
36:08la situation de la France.
36:09C'est-à-dire que vous avez
36:10quand même un pays
36:10qui objectivement aujourd'hui
36:13est déclassé
36:14ou objectivement aujourd'hui
36:15il y a des gros problèmes
36:16d'insécurité,
36:17objectivement aujourd'hui
36:18il y a des gros problèmes
36:19de dépossession culturelle
36:20et qui font que
36:22de part et d'autre
36:23du spectre politique,
36:24des solutions radicales
36:25sont avancées.
36:26Et radicale,
36:26ça ne veut pas toujours dire
36:27extrémiste.
36:28Maintenant,
36:28on peut être radical
36:29au sens de vouloir
36:30renverser la table
36:30et sans être
36:31dans l'ultra,
36:33sans être dans l'illégalité
36:35ou en dehors
36:36de l'arc républicain.
36:37Le problème,
36:37c'est qu'effectivement,
36:38je trouve que moi,
36:39la France insoumise,
36:40je respecte tout à fait
36:41les gens qui ont des convictions
36:42très à gauche.
36:43Je ne vais pas du tout
36:44la mettre dans la panade,
36:45mais je connais Raquel
36:45Garrido depuis très longtemps.
36:46J'avais suivi la campagne
36:47de Jean-Luc Mélenchon
36:49en 2012
36:50et à l'époque,
36:51ce n'était pas cette gauche-là.
36:52Je suis désolé.
36:53Le discours de Jean-Luc Mélenchon
36:54à Marseille en 2012,
36:55ce n'était pas le même discours
36:56que Jean-Luc Mélenchon.
36:57À partir de quand
36:57ça a commencé à changer,
36:58selon vous ?
36:59Je n'ai pas les dates,
37:00mais bon,
37:01il y a eu cette participation
37:01à la marche contre l'islamophobie
37:03qui était quand même très bizarre.
37:04Vous aviez des gens
37:05de la France insoumise
37:06qui côtoyaient des gens
37:07qui criaient à l'Akbar
37:08dans les rues de Paris.
37:09Le 7 octobre.
37:10Vous avez effectivement
37:11la manière dont ils ont réagi
37:12au pogrom du 7 octobre.
37:14Vous avez ce clientélisme
37:16outrancier dans les banlieues
37:17et vous avez aujourd'hui
37:17cette négation
37:18de la mort de Quentin.
37:19Je pensais vraiment
37:20au début
37:21qu'il y aurait des insoumis
37:23comme Raquel Garrido l'a fait
37:25pour condamner
37:26avec émotion,
37:26avec empathie,
37:27avec un peu d'humanité
37:28la mort de Quentin.
37:29Et quand je vois Manon Aubry
37:30que vous avez diffusée ce soir,
37:31je la connais aussi un peu.
37:32Je pense qu'elle est prise en otage.
37:33Je veux dire,
37:34ce n'est pas la vraie Manon Aubry.
37:35Ce n'est pas son vrai cerveau
37:36qui parle ce soir.
37:37C'est celle qui est piégée
37:38dans une secte.
37:39C'est celle qui est piégée
37:41dans une secte.
37:41Elle n'a pas été forcée
37:42pour parler sur le plateau
37:43de la FM TV.
37:44Vous ne savez pas
37:45ce que les contraintes
37:46qu'on les voit.
37:46Raquel Garrido,
37:47on a entendu
37:48comme parlementaire européen.
37:49Je ne vois pas bien
37:50c'est quoi la contrainte.
37:50C'est peut-être ça
37:51la contrainte.
37:51C'est peut-être
37:51de garder son salaire.
37:52Non, parce qu'il n'y a pas
37:52d'élection là.
37:54La prochaine élection,
37:56Mélenchon, déjà,
37:56il ne sera plus responsable
37:57politique dans ce pays.
37:58Raquel Garrido,
37:59on a entendu danger.
38:00Il dit danger pour Jean-Luc Mélenchon.
38:01Vous dites quoi,
38:02vous ennemis,
38:02public numéro 1
38:03comme Éric Zemmour ?
38:04Comment vous le qualifiez
38:05Jean-Luc Mélenchon ?
38:06Attendez,
38:06je voudrais avoir alerté
38:07par rapport
38:08à ce que fait Éric Zemmour.
38:09Éric Zemmour,
38:10c'est un accélérationniste
38:11qui souhaite la guerre civile.
38:12Il la souhaite.
38:13Il souhaite qu'un fou
38:16l'entende
38:17et qu'il se dise
38:17effectivement
38:18mon ennemi,
38:19c'est Mélenchon
38:20et qu'il prenne un flingue
38:22et qu'il tue Mélenchon.
38:23Alors ça,
38:24c'est vous qui le pensez.
38:24Oui, je le pense
38:25parce que je l'ai vécu.
38:26Je l'ai vécu.
38:27Parce qu'Éric Zemmour,
38:29parce qu'Éric Zemmour
38:30en 2021
38:31est allé à la télévision,
38:32en l'occurrence sur CNews,
38:34il a dit
38:34me concernant
38:35que dans la bagarre
38:36contre le djihad,
38:37j'étais de l'autre côté
38:38de la barrière
38:39et la semaine suivante,
38:41deux Zemmouriens
38:42se sont donnés rendez-vous
38:43dans un stand de tir
38:44et à l'arme lourde
38:45ont filmé un tutoriel
38:46sur comment m'assassiner.
38:48D'accord ?
38:48Donc on ne peut pas
38:49d'une part déplorer
38:50la violence qui monte
38:51dans la société identifiée
38:52qui a par ailleurs
38:532000 hommes en armes
38:54de ce pays
38:55dans les courants
38:56survivalistes,
38:57accélérationnistes
38:57et ensuite
38:58comme Éric Zemmour
38:59aller effectivement
39:00mettre des cibles
39:01dans le dos
39:02de personnes.
39:03Je le dis à toutes
39:04à tous
39:04c'est gravissime
39:06et il va falloir
39:07faire preuve
39:07d'énormément
39:09de sang-froid
39:10pour ne pas rentrer
39:11dans une boucle
39:12de vengeance
39:13dans une boucle
39:14de la violence
39:15parce que moi
39:16par exemple
39:16à l'égard
39:17de ces hommes
39:18qui m'ont menacée
39:19ou à l'égard
39:19d'Éric Zemmour
39:20je pourrais être
39:21dans l'idée
39:21de dire
39:22si c'est ça
39:22ça va générer
39:24en bagarre physique
39:24et pourtant
39:25je dis non
39:26dans une société démocratique
39:28les antagonismes
39:28doivent être
39:29examinés par la politique.
39:30Comment vous qualifiez
39:31Jean-Luc Mélenchon
39:32aujourd'hui ?
39:32C'est un ennemi ?
39:34Jean-Luc Mélenchon
39:35je pense
39:35est dépassé
39:36par les événements
39:37je pense qu'il est
39:38dans le déni
39:38Il a l'air
39:39de bien maîtriser
39:39sa communication
39:40quand même
39:40L'air
39:41moi ça vous donne
39:42peut-être cet air
39:43moi ça me donne
39:43pas du tout
39:44cet air là
39:44Donc c'est pas un émis
39:45Donc il n'est responsable
39:46de rien
39:47Ah au contraire
39:47Je pense que
39:48Il est irresponsable
39:49parce qu'il serait dépassé
39:50par les événements
39:50Non pas du tout
39:51Je pense que sa responsabilité
39:53politique
39:53elle est
39:54pardon je vais vous le dire
39:55de façon très explicite
39:57Raphaël Arnaud
39:58Jacques-Élie Favreau
39:59sont cofondateurs
40:00de la jeune garde
40:01Pendant 2, 3, 4, 5 années
40:03ils ont formé des jeunes
40:04pour se préparer
40:05à la bagarre
40:06disent-ils défensives
40:07mais on a bien vu
40:08que ça a dégénéré
40:08dans quelque chose
40:09qui n'était pas défensif
40:10D'accord ?
40:11Donc ils sont responsables
40:12politiquement
40:12de cette jeunesse là
40:14Jean-Luc Mélenchon
40:14a fait une alliance
40:16avec la jeune garde
40:17Il est responsable
40:18politiquement
40:18de cette alliance
40:19Ce débat se termine mieux
40:21de la manière
40:21qu'est-ce qu'il cherche ?
40:22Attendez
40:24Je termine en disant
40:26que
40:26quand bien même
40:28cette alliance
40:29et cette mobilisation
40:30de la jeunesse
40:30a été faite de bonne foi
40:31à d'initio
40:32quand bien même
40:33admettons qu'on leur donne crédit
40:34du fait qu'au départ
40:35c'était vraiment défensif
40:36à partir du moment
40:37où Quentin Deranc est mort
40:39à partir du moment
40:39où il y a un mort
40:40il faut stopper net
40:41cette stratégie là
40:42ça c'est la première chose
40:43Alors qu'est-ce que tu cherches ?
40:44Moi je le dis
40:44de façon extrêmement faite
40:45Soit il est complètement débile
40:46soit il a un mort
40:47Je l'ai déjà dit
40:49et je n'en infère pas
40:50qu'il faut scinder la gauche
40:51entre soi-disant
40:53les responsables
40:54et les gentils
40:54et les paventuriers
40:55Je pense que la solution
40:56est pour démobiliser
40:58l'action violente
40:59il faut au contraire
41:00investir l'action démocratique
41:01c'est la primaire de la gauche
41:03du 11 octobre de 2026
41:04cette alliance
41:04que nous avons faite
41:05etc.
41:05Raquel, qu'est-ce que cherche ?
41:06Qu'est-ce que cherche
41:06Jean-Luc Mélenchon ?
41:07Je pense qu'il cherche
41:08à fidéliser
41:10à des militants
41:11très déterminés
41:13autour de lui
41:15pour survivre
41:16à cette phase-là
41:17d'élection présidentielle
41:18et justifier
41:18sa candidature
41:19à la présidentielle
41:19Je pense que ça ne va pas
41:20plus loin que ça
41:21et c'est absolument
41:23consternant
41:24Il est en train
41:25d'embarquer
41:25effectivement
41:26toute la France insoumise
41:27avec lui
41:27et pour sauver
41:29la France insoumise
41:30aujourd'hui
41:30il faudrait
41:32que Jean-Luc Mélenchon
41:33fasse un pas de côté
41:34C'est ce qui serait
41:36à même aujourd'hui
41:37de sauver
41:37cette histoire politique
41:39à laquelle j'ai appartenu
41:40Il peut faire un pas de côté
41:41Jean-Luc Mélenchon ?
41:42Oui bien sûr
41:43Mais Jean-Luc Mélenchon
41:44n'est ni Dieu sur terre
41:46ni il a toujours raison
41:47ni il est immortel
41:49et tout ce que vous voulez
41:50Il y a pas beaucoup de gens
41:50pour lui dire non
41:51Vous disiez vous-même
41:52que Mme Aubry
41:53n'était peut-être pas
41:54libre de ce qu'elle disait
41:55tout à l'heure
41:56Mais elle est libre
41:57Bien sûr qu'elle est libre
41:58Elle est libre
42:00C'est tu due elle-donée
42:01qui le disait pas
42:01Moi j'ai été suspendue
42:03de la France insoumise
42:03en novembre 2023
42:04parce que j'ai exprimé
42:06quelque chose
42:06assez basique
42:07Je pensais dès 2022-2023
42:10qu'il fallait qu'à la France insoumise
42:11on se pose la question
42:12gentiment, posément
42:13de qui était
42:14le ou la bonne candidate
42:15pour 2027
42:16Donc cette simple idée-là
42:18m'a valu d'être suspendue
42:20C'est ça
42:20C'est le lèse-majesté
42:21qui interdit toute autre opinion
42:23toute autre action
42:24semble être permise
42:25à la France insoumise
42:26aujourd'hui
42:26C'est un problème
42:28C'est un problème
42:28de distorsion éthique
42:30Donc je dis
42:31le programme
42:31L'Avenir en commun
42:32J'ai contribué à écrire
42:33ce programme
42:34sa première ligne
42:34son premier chapitre
42:35son premier paragraphe
42:36sur la Sème République
42:37et la démocratie
42:37J'y crois
42:38Mais aujourd'hui
42:40je constate avec tristesse
42:41qu'on a du mal
42:43à embarquer
42:44la gauche et le pays
42:45dans ce combat
42:46face à l'extrême droite
42:47parce que
42:47Jean-Luc Mélenchon
42:48crée des points
42:49d'accrochage
42:50qui donnent
42:50du grain à moudre à l'é
42:51On va se projeter
42:53un tout petit peu
42:54sur la semaine qui arrive
42:57puisqu'Emmanuel Macron
42:57va organiser
42:58une réunion
42:59cette semaine
42:59sur les groupes violents
43:01pour s'assurer
43:01que les dissolutions
43:02soient effectives
43:04parce que ça ne vous a pas échappé
43:05la jeune garde
43:06était dissous
43:07et elle a malgré tout
43:09agi
43:10tué Quentin
43:11en tout cas
43:11c'est une supposition
43:12est-ce que
43:14la classe politique
43:16la justice
43:17fait ce qu'il faut
43:18quand ces groupes
43:19sont dissous
43:20pour les contrôler
43:21pour les empêcher
43:21d'agir
43:22D'abord dans le cas d'espèce
43:23il faudrait une enquête pénale
43:24pour reconstitution
43:25de la ligue dissoute
43:26parce que manifestement
43:27la jeune garde
43:28malgré sa dissolution
43:29s'est recomposée
43:30et puis deuxièmement
43:31parce qu'il y a un recours
43:32devant le conseil d'état
43:33oui tout à fait
43:33il y a un recours
43:34soutenu par la ligue
43:35des droits de l'homme
43:35mais qui n'empêche pas
43:36d'insoumiser
43:36et la France insoumise
43:37bien évidemment
43:38bien évidemment
43:39avec Manon Aubry
43:40qui continue effectivement
43:40à vouloir ne pas dissoudre
43:43la jeune garde
43:43c'est juste
43:44mais qui attend quand même
43:45la fin de l'enquête
43:45avant de se prononcer à nouveau
43:46ah merci
43:48et puis surtout
43:49on ne dissout pas le problème
43:50en fait
43:50oui mais quand on dissout
43:51qu'il ne suffit pas
43:52de dissoudre
43:52non mais moi j'entends
43:54le président de la république
43:55qui a toujours
43:55des solutions toutes faites
43:57mais dissoudre
43:58juste une réunion
43:59oui juste une réunion
44:00comme si les réunions
44:01réglaient les problèmes
44:03dissoudre une ligue factieuse
44:05ça ne dissout pas le problème
44:06en fait la vraie question
44:07c'est comment dissoudre
44:08la violence
44:09comment effectivement
44:10dans le discours politique
44:12dans les comportements
44:13des uns et des autres
44:14politiquement
44:14on substitue le dialogue
44:17voire peut-être même
44:18que dis-je le consensus
44:20plutôt que la violence
44:21c'est ça le vrai sujet
44:23donc à chaque fois
44:24on s'attaque
44:25à la manifestation
44:26du problème
44:27sans avoir une vision
44:28sur le problème véritable
44:29le véritable problème
44:30c'est qu'on ne peut plus
44:31aujourd'hui discuter
44:33débattre
44:33sans violence
44:35violence au sommet de l'état
44:36avec Jean-Luc Mélenchon
44:37qui excuse toutes les violences
44:38et violence comme au salon
44:39de l'agriculture
44:40comme on en a vu
44:40les images qui sont déplorables
44:42pour toutes les familles
44:42qui veulent aller pacifiquement
44:43au salon de l'agriculture
44:45c'est la violence
44:46pas seulement en politique
44:47c'est la violence dans la société
44:49certes alimentée
44:50par les réseaux sociaux
44:51mais aussi par la démission
44:52des prescripteurs d'opinion
44:53qui posent un véritable problème
44:55donc moi je veux bien
44:56les symposiums macronistes
44:57mais en réalité
44:58c'est pas ça qui est grec
44:59Patrick Vignal
44:59est-ce que le président
45:00a la capacité d'apaiser
45:01les choses
45:01d'apaiser cette violence
45:02qu'on a vu
45:02déjà de le faire
45:03c'est important
45:05la société est trumpétisée
45:06aujourd'hui
45:07c'est notre prochain sujet
45:10trumpisé
45:11c'est comme ça
45:11c'est violent
45:12c'est comme ça
45:12les gens ne se parlent plus
45:14c'est un constat
45:14le président a raison
45:16mais tu viens de le diser
45:17on va dissoudre
45:18mais les gens
45:19vous les mettez pas en prison
45:21donc moi je pense
45:22qu'il y a des renseignements généraux
45:23qui font le boulot
45:24il faut faire encore
45:25un peu plus
45:26sur les renseignements généraux
45:28et repérer
45:29les éléments
45:29qui sont
45:30qui sont très difficiles
45:31mais arrêtons de penser
45:33qu'avec une baguette magique
45:34on peut les régler
45:35toutes les ligues
45:36qui seront déçues
45:37tous ces violents
45:37on les connaît
45:39et ce qu'il faut
45:40c'est les ficher
45:40et être derrière eux
45:41mais on ne régulera pas tout
45:43ceux qui vont nous dire
45:44aujourd'hui
45:44qui peuvent régler
45:45les 3000 ou 4000 personnes
45:47en France
45:48qui sont actions directes
45:49qui veulent faire du mal
45:51qui veulent faire des ratonnades
45:52on les connaît
45:53donc il faut mettre
45:54des moyens supplémentaires
45:55afin d'éradiquer ces gens
45:57et ce sera le mot de la fin
45:58merci à tous les quatre
45:59pour ce débat animé
46:01mais pas violent
46:02mais pas violent
46:03effectivement
46:03merci à tous
46:04merci à tous
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