00:00Vous parlez, messieurs, de symboles forts. Il se passe quelque chose d'important aujourd'hui dans un pays éloigné de
00:05l'Est de l'Europe qui s'appelle la Hongrie,
00:07qui est gouvernée depuis plus de 15 ans maintenant par Viktor Orban, Premier ministre ultra-conservateur, proche de Vladimir Poutine,
00:14bête noire de Bruxelles.
00:16Je dis proche de Vladimir Poutine parce que notamment il y a eu un...
00:19Ah.
00:19Priorité au direct. Que se passe-t-il ? Pardon, ce sont les images.
00:24Ce sont les images, pardon. On attend les résultats de ces élections législatives.
00:28Je ne sais pas si Alain Duhamel n'a pas les estimations.
00:30Non, Alain Duhamel, vous n'avez pas les chiffres. On n'a pas... Voilà.
00:33J'ai une espérance.
00:34L'opposant numéro un à Viktor Orban dit ce soir qu'il est prudemment optimiste quant à sa victoire.
00:40La presse, un consortium, a révélé récemment les liens extrêmement proches entre le ministre des Affaires étrangères de Viktor Orban
00:46et Sergei Lavrov,
00:48le patron de la diplomatie russe, à qui il donnait des documents européens confidentiels quasiment.
00:53Non, à qui il téléphonait pendant des conseils européens.
00:56Ce qui s'appelle, pour utiliser le mot précis, de la trahison.
01:00On pense ce qu'on veut de Viktor Orban, mais en quelques mots, parce qu'il nous reste deux minutes,
01:03qu'est-ce qui se joue ce soir sous nos yeux en Hongrie ?
01:05Premièrement, je reprends votre expression, ce n'est pas un régime ultra-conservateur.
01:10C'est un... Franchement, c'est un régime extrêmement populiste et corrompu, surtout.
01:16C'est pour ça, d'ailleurs, que si demain le candidat de l'opposition l'emporte, si Peter Maïa l
01:20'emporte,
01:21ça sera au nom de la lutte pour la corruption.
01:24Vous savez, s'il s'entend bien avec Poutine et avec Trump, c'est aussi parce qu'il y a
01:27de l'argent derrière.
01:28Donc c'est un régime de pouvoir personnel, ça n'est plus une démocratie politique comme la France.
01:33C'est un pays qui bloque à peu près tout ce qui concerne l'aide à l'Ukraine.
01:3790 milliards de prêts bloqués par l'Angers.
01:39Donc franchement, ça serait une énorme épine du pied enlevé à l'Europe,
01:43quel que soit ce qu'on pense des idées fondamentales sur la famille, sur...
01:49Voilà, il y a des idées conservatrices qui ne sont pas en soi qui sommes-nous pour les condamner.
01:54Ça n'est pas le sujet.
01:55Mais c'est un régime totalement corrompu qui a vendu sa souveraineté prétendue
01:59à deux grands prédateurs que sont la Russie de Poutine et aux États-Unis de Donald Trump.
02:05Donc c'est quand même inouï de se prétendre souverainiste quand on vend comme cela sa souveraineté.
02:09Alain Dehamel.
02:09Que c'est particulièrement incompréhensible de la part de la Hongrie,
02:15notamment vis-à-vis de Poutine,
02:17puisque la Hongrie dans son histoire a eu plus qu'à se plaindre de l'Union soviétique, puis de la
02:23Russie.
02:24Autrement dit, Orban, c'est celui qui va manger dans la main de ceux
02:31qui ont exercé un despotisme sur son propre pays.
02:37C'est une position complètement aberrante.
02:40Voilà, je rappelle les propos du principal opposant,
02:44qui a d'ailleurs été son allié de Victor Orban ce soir,
02:46qui se dit prudemment optimiste au soir de ses élections législatives marquées par une participation record.
02:50Il a raison d'être prudent, parce qu'Orban utilisera tous les moyens possibles
02:56pour obtenir le résultat inverse.
02:57Tout ça.
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