00:00On va écouter Éric Coquerel, qui était l'invité de France Info ce matin.
00:05Alors, la question lui a été posée après ce drame.
00:08J'aurais vraiment été très curieux de voir comment la question a été posée par les journalistes de France Info.
00:13J'ai peut-être demandé au boss Christopher de voir comment la question a été posée.
00:19Mais là aussi, la réponse d'Éric Coquerel est très intéressante. Écoutez.
00:23Risquer de mourir à l'âge de Quentin, déjà c'est absolument terrible pour des événements politiques.
00:28Bon. Et à cet instant, même si j'ai compris que c'était manifestement un militant de l'extrême droite
00:36identitaire,
00:37moi j'espère surtout que, puisque je crois comprendre qu'il est entre la vie et la mort,
00:42ça va, entre guillemets, tomber du bon côté. Voilà. Et c'est la première chose qu'il faut dire.
00:47La deuxième chose qu'il faut dire, c'est que nous nous condamnons toute violence politique.
00:53Pour faire remarquer que nous avons ce meeting de Rima Hassan, nous avions des militants pour le protéger,
00:59qui n'ont été impliqués en rien. Tout ce qui s'est passé, et il faut comprendre pourquoi il y
01:02a des militants
01:03qui ont besoin aujourd'hui de protéger nos réunions publiques.
01:06Ça fait maintenant des jours et des jours que quasiment tous nos rassemblements
01:11sont perturbés par des collectifs, que ce soit la Némésis où nous vivrons,
01:16que nous prévenons les preuves faites police, que rien n'est fait.
01:19Nous avons plusieurs députés, dont moi d'ailleurs, qui ont été menacés de mort ces derniers temps
01:24et que c'est la raison pour laquelle on est obligé de surveiller,
01:28de faire en sorte de protéger nos orateurs, mais de la manière dont nous le faisons toujours,
01:33c'est-à-dire avec une non-violence totale.
01:36La phrase « même si c'est un militant de l'extrême droite identitaire »,
01:42– Ça c'est prononcé par Éric Coquerel, ce qu'il dit sur le climat…
01:46– Il commence par là d'ailleurs.
01:46– Il commence par là, il dit bon…
01:48– Mais ça va être le cheminement intellectuel, ça va être celui-ci.
01:52– Oui, parce qu'en fait, le cheminement, il est…
01:53– Même si c'est un militant de l'extrême droite identitaire.
01:56– Dans le narratif qu'ils veulent imposer, il y a le fait que la banalisation, c'est une affaire
02:00entre militants,
02:01et deuxièmement, il y a la déshumanisation, en fait, en disant que c'est un militant d'extrême droite,
02:07c'est un militant fasciste, donc finalement, c'est presque légitime
02:10d'agir avec de la violence.
02:12Et ça, c'est un narratif qu'on retrouve à chaque fois et qu'on va retrouver.
02:15Quand ils disent par contre qu'ils ne tolèrent pas la violence,
02:18il faut se rappeler quand même que depuis plusieurs mois,
02:22sur les réseaux sociaux, ils se prennent en photo…
02:25On a Carlos Bilongo qui va faire une séance de boxe
02:29avec les militants de la Jeune Garde
02:30et qui se montent dans des postures qui ne sont clairement pas des postures pacifistes.
02:35On a les militants de la Jeune Garde qui posent de plus en plus
02:39avec des attitudes menaçantes et qui sont devant les meetings.
02:43Tout ça, effectivement, on voit bien qu'il y a une scénographie de la violence qui existe.
02:46Donc quand on nous dit qu'ils n'ont jamais toléré la violence,
02:49au contraire, aujourd'hui, ils la mettent en scène.
02:52Sous-titrage Société Radio-Canada
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