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  • il y a 7 heures
Chaque week-end, Anne Seften et Mathieu Coache vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On va s'intéresser ce soir aux résidences nombreuses de Jeffrey Epstein.
00:04Alors il y en a une qui est connue à Palm Beach en Floride, un appartement new-yorkais dont on
00:09a aussi beaucoup parlé,
00:10un ranch au Nouveau-Mexique, le 22 avenue Foch à Paris, cet appartement de 800 mètres carrés qui intéresse les
00:17autorités françaises.
00:20Et puis il y a une autre résidence, une sixième résidence qu'il aurait pu acquérir.
00:25Exactement, à savoir le château et pas n'importe quel château, un château qui aurait servi de décor au tournage
00:30du film Da Vinci Code,
00:32le château de Villette situé à une heure de Paris, propriété de 70 hectares.
00:36Et c'est vous, Arnaud Ouadjik, qui nous révélez cette information dans Ouest France.
00:40Comment avez-vous su ça et sait-on pourquoi ce château français le faisait rêver ?
00:45Quand on commence à se plonger dans les millions de documents déclassifiés, on perd complètement la notion du temps.
00:50Chaque mail, chaque facture, chaque note ouvre une nouvelle piste.
00:53Et là, il faut dire que je suis tombé sur un PDF où il n'y avait aucune inscription, aucune
00:59mention.
00:59Et j'ai vu justement une soixantaine de photos avec Jeffrey Epstein et Dylan Maxwell qui visitaient ce château.
01:06Donc j'ai essayé de retrouver un petit peu quel était-il sur Internet.
01:10Et puis j'ai réussi à identifier que c'était le château de Villette, qui est situé à 40 minutes
01:15à peu près de Paris.
01:18Effectivement, ce que révèlent ces documents, parce qu'après j'ai croisé avec les emails qu'il a pu échanger
01:22avec les propriétaires du château,
01:24et puis également avec Dylan Maxwell, ce que révèlent ces documents, c'est qu'il était littéralement fasciné par les
01:30châteaux français.
01:31Il ne s'agit pas d'un simple achat immobilier, c'était presque une obsession chez lui.
01:35Il cherchait activement à acquérir un château, un grand domaine, près de Paris.
01:39Et le château de Villette qu'on voit effectivement dans le film Da Vinci Code faisait partie de ses coups
01:44de cœur.
01:45Et d'ailleurs, c'est assez étonnant parce qu'il l'a visité une semaine seulement après la sortie du
01:49film, en mai 2006,
01:52où là, Dylan Maxwell et Jeffrey Epstein viennent rencontrer les organisateurs, organisent un dîner sur place.
01:59Alors parlez-nous de ce dîner, parce que c'est important,
02:02parce qu'il y a des photos d'ailleurs de sa visite et il avait effectivement organisé ce dîner.
02:08Est-ce qu'on sait ce qui s'est passé pendant cette soirée ?
02:11Non, on ne sait pas ce qui s'est passé.
02:13En fait, sur les documents photos que j'ai pu retrouver, les visages ont été masqués, caviardés.
02:19Donc on ne reconnaît pas en fait les personnes.
02:21Ce que je sais, c'est qu'il y avait un certain nombre de personnalités françaises qui étaient conviées à
02:24ce dîner.
02:25Il y avait une table qui était dressée avec une douzaine de couverts et ils devaient prendre place à ce
02:30dîner.
02:30Donc on reconnaît uniquement les deux protagonistes sur les photos qu'on a pu voir,
02:34mais les autres ont été, comme cette photo qu'on a pu voir en ce moment,
02:37où il est dans la chapelle de ce château avec une personne,
02:40les autres visages ont été floutés.
02:42Donc on ne peut pas savoir qui était là ce jour-là.
02:44Oui, Arnaud Wadjik, on va la revoir cette photo,
02:46parce que c'est vrai que c'est une photo un peu exclusive que vous nous proposez.
02:48C'est-à-dire qu'on voit, alors là on voit Guylaine Maxwell qui l'a accompagnée,
02:52qui a un peu fait la visite des lieux avant lui, qui a répondu à toutes les questions.
02:55On le voit dans la petite chapelle en train de s'amuser avec encore quelqu'un qui a été flouté.
03:00Est-ce qu'on sait pourquoi, la voilà cette photo,
03:01Jeffrey Epstein avec une jeune femme, donc le visage a été caché.
03:04Est-ce qu'on sait pourquoi ce château lui est passé sous le nez ?
03:08En fait, il y a eu une négociation de prix dans les échanges de mails que j'ai pu retrouver,
03:12où il a tardé à donner une réponse définitive.
03:15Je pense que le prix de départ était trop cher par rapport à ce que lui souhaitait investir.
03:19Et au final, il a tellement attendu qu'il y avait un autre investisseur qui a pris le relais.
03:24C'était une dizaine de millions d'euros, je crois.
03:26Une paille pour Jeffrey Epstein, Stéphane Deschures.
03:30Mais ce château aurait pu servir de base arrière pour ses projets, si je puis dire, européens,
03:37dans le cadre du système Epstein.
03:39C'est assez étonnant.
03:41D'ailleurs, ce projet ne s'arrêtait pas là,
03:44puisque comme je vous l'ai dit, il y avait plusieurs châteaux et propriétés
03:46qui étaient aussi observées et visées.
03:48Ariane de Rothschild, par exemple, lui a transmis des adresses de châteaux avant,
03:52notamment en Seine-et-Marne et dans d'autres régions proches de Paris.
03:55Elle jouait finalement un petit peu aussi le rôle d'intermédiaire
03:58en lui signalant les opportunités et en facilitant les contacts.
04:01Merci beaucoup pour ces images exclusives que vous nous proposez ce soir sur BFM TV
04:07et qui seront bien sûr à retrouver dans le journal Ouest France.
04:11Pourquoi cette passion pour la France de Jeffrey Epstein ?
04:15Parce que plus le temps passe et plus on se rend compte que ça n'était pas anecdotique,
04:19ces passages en France.
04:20Il y vivait plusieurs mois par an, il s'intéressait à des châteaux.
04:24Alors, il faut étudier la correspondance, et particulièrement de la famille royale norvégienne,
04:28puisque la princesse lui disait qu'il fallait, à Paris, aller chercher des maîtresses,
04:33alors que si on voulait une femme, une bonne, il fallait marier une Scandinave.
04:36Alors, évidemment, je le dis sourire en coin, mais il y a peut-être quelque chose aussi
04:41d'une organisation plus systématique de son travail de facilitateur
04:47et qui, clairement, se faisait de Paris.
04:50C'est-à-dire que la base de ces opérations, il y a beaucoup de femmes
04:52qui, d'Europe de l'Est ou d'ailleurs, sont passées par Paris avant d'aller vers les États-Unis.
04:57Alors, évidemment, le modus operandi n'est pas parfaitement encore démontré par les enquêtes,
05:01mais à la lumière de ce que l'on voit et de ce que l'on lit, clairement, Paris jouait
05:06un rôle important.
05:07Une passion pour les châteaux, une passion aussi, on l'a dit, pour les princesses aussi.
05:11On pense à la princesse de Norvège, on avait parlé ensemble, Héloïse Brozetta,
05:13qui est dans la tourmente suite à ces millions de mails échangés aussi,
05:17faisons une petite parenthèse, avec Jeffrey Epstein.
05:19Absolument, et d'ailleurs, là aussi, la presse norvégienne et les Norvégiens
05:23ne veulent plus la voir devenir reine.
05:24Alors, pour le coup, c'est moins grave, entre guillemets, que pour Andrew,
05:27dans le sens où, déjà, elle, elle n'est accusée d'aucun fait pénalement répréhensible.
05:32Et par ailleurs, elle ne serait que reine consor.
05:35Donc, en cas de divorce, par exemple, ce serait uniquement son mari,
05:39qui deviendrait son ex-mari, qui donc deviendrait roi un jour.
05:44Mais l'affaire, elle fait aussi un scandale énormissime en Norvège,
05:48où on n'est pas du tout habitué, justement, à ce genre d'affaires.
05:51La Norvège, c'est un pays qui a un taux de criminalité qui est vraiment ridicule.
05:54Donc, de voir la future reine consor associée à ce fait divers-là
06:00et voir qu'elle a été extrêmement proche d'un des pires criminels
06:04qu'on découvre maintenant, ça ne passe pas.
06:07Maître, on a un peu souri avec ces photos du château du Da Vinci Code.
06:11On sait qu'il y a des magistrats qui sont censés revenir
06:14sur tous les éléments français de cette affaire.
06:17Est-ce que ça fait partie des...
06:19ce qui peut apparaître comme un détail,
06:21auquel ils vont s'intéresser pour essayer de retrouver peut-être des victimes ?
06:24Possiblement, parce qu'on a vu que le procureur à Paris a lancé deux enquêtes cadres
06:29sur à la fois tout ce qui est financier et tout ce qui est crime sexuel.
06:32On a, je crois, cinq magistrats dans le cadre de ces enquêtes
06:36qui ont été désignés pour éplucher l'ensemble des documents qui ont été dévalués.
06:42Donc, on peut imaginer que certains documents vont donner lieu
06:46à d'autres enquêtes et d'autres éléments d'enquête en France
06:50qui pourraient déboucher évidemment sur des procédures particulières.
06:52Il faut juste préciser aujourd'hui que ce sont des enquêtes,
06:54ce qu'ils appellent cadres.
06:56C'est quoi une enquête cadres ?
06:57Alors, ce n'est pas un terme très juridique.
06:59Ça veut simplement dire qu'il y a des équipes aujourd'hui,
07:01donc au PNF pour la partie financière.
07:03Parc national financier.
07:04Exactement, pour la partie financière,
07:05qui vont éplucher les documents sans viser quelqu'un en particulier.
07:08Et si, dans ces documents, on trouve trace d'une potentielle infraction,
07:13alors des enquêtes particulières visant des personnes en particulier seront ouvertes.
07:17On sait s'il y a beaucoup de moyens qui ont été mis en œuvre
07:19parce que des magistrats, ça peut être deux magistrats,
07:22comme 50 magistrats.
07:23On nous a dit cinq.
07:25Cinq, d'accord, c'est une information.
07:26Ce qui est déjà beaucoup,
07:29on sait que les moyens aujourd'hui du parquet ne sont pas illimités.
07:32Ils ont énormément d'affaires, surtout au PNF aujourd'hui à traiter.
07:35Donc oui, je crois que deux magistrats ou trois magistrats
07:38sont au PNF pour gérer ces dossiers-là.
07:41Après, il y a des millions de documents à revoir.
07:43Donc on verra sur quoi ça peut déboucher.
07:45Et on a aussi un rôle important aussi, peut-être à distinguer des États-Unis
07:48par rapport au point de tout à l'heure,
07:49c'est qu'en France, une procédure pénale peut être lancée à l'initiative du parquet,
07:53mais peut être également lancée à l'initiative des victimes.
07:56C'est-à-dire qu'une victime peut décider de se porter partie civile,
07:59de saisir un juge d'instruction,
08:00et dans ce cas-là, vous avez une enquête qui est ouverte d'office.
08:02Aux États-Unis, on en parlait tout à l'heure,
08:04la procédure pénale est à la main du parquet uniquement.
08:08Une victime ne peut pas déclencher une procédure pénale aux États-Unis,
08:12en matière fédérale notamment.
08:13Donc en France, on peut imaginer que des enquêtes,
08:16indépendamment des actes réalisés par les parquets saisis,
08:19soient initiées à l'initiative des victimes.
08:22Et pour donner un ordre de grandeur,
08:24parce qu'on disait cinq magistrats qui sont à éplucher les documents,
08:26le New York Times a déployé une vingtaine de journalistes depuis deux semaines
08:30et n'ont pas commencé à gratter la surface de l'affaire.
08:34Vingtaine de journalistes qui, à temps plein, se consacrent à ça.
08:38Vous faisiez référence au parquet national financier.
08:40Parmi les personnalités françaises mêlées à ces Epstein files et visées,
08:44il y a Jack et Caroline Lang.
08:45On vous en parle depuis une dizaine de jours.
08:47Caroline Lang, qui au sujet de Jeffrey Epstein,
08:49déclarait la chose suivante sur notre antenne.
08:54C'était un ami, ce n'était pas un intime.
08:57Il n'était pas du tout dans mon cercle proche d'amis.
09:01Il vous a écrit dans un mail,
09:03j'ai l'impression de faire partie de votre famille.
09:06C'était son sentiment à lui.
09:09Ce n'était pas un intime, c'était un ami.
09:12Comme je vous l'ai dit, il a été extrêmement gentil avec moi et ma famille
09:18lors du décès de ma sœur,
09:20qui a été une période terrible pour nous,
09:23mais il ne faisait pas partie de mes proches.
09:28Alors, pas un ami intime, pas partie de ses proches,
09:31et pourtant, il n'y a pas que le New York Times, Stéphane, le Parisien,
09:33s'est penché sur les liens de Caroline Lang et de Jeffrey Epstein
09:37et parle de brûlante amitié.
09:39Des centaines de mails ont été échangés en 7 ans
09:41et pourtant, Caroline Lang confine avoir gardé aucun souvenir de ses mails
09:45datant de plus de 10 ans
09:46et rappelle n'avoir pas vu Jeffrey Epstein plus de deux fois par an.
09:50Et parmi les échanges, cette demande en février 2014 de Caroline Lang,
09:54« Vas-tu sur ton île ? Pourrais-tu m'y emmener quelques jours ? »
09:57Caroline Lang qui s'inquiète à un moment de l'arrivée de l'ouragan Sandy
10:01sur la côte Est des États-Unis.
10:02On est à l'automne 2012.
10:03Ce à quoi lui répond Jeffrey Epstein « Seelie girl », soit petite sotte.
10:07Caroline Lang qui s'amuse encore dans un autre mail,
10:09« Tu ferais mieux de venir au déjeuner avec des fleurs pour ma mère »
10:14dans un courriel qui date cette fois d'octobre 2013.
10:17Le Parisien qui nous dit encore que dès 2013,
10:20Jeffrey Epstein adresse à ses filles des colis de sucrerie
10:23alors qu'elles séjournent dans un camp d'été.
10:25Enfin, on apprend encore qu'en mai 2019,
10:27on est quelques semaines à peine avant l'arrestation du prédateur.
10:30La fille aînée de Caroline Lang séjourne dans son appartement de New York.
10:33C'est la deuxième fois.
10:34Et on vous lit ce que nous rapporte aussi le Parisien.
10:37Un chauffeur du financier l'emmène voir un match des Yankees
10:39ainsi qu'un spectacle à Broadway.
10:41Et sa mère la rejoindra quelques jours plus tard.
10:44Caroline Lang parlera d'une magnifique journée
10:46de vacances.
10:47Siria Arnaud, quand on sait cela,
10:48comment jugez-vous maintenant la défense de Caroline Lang ?
10:51Oui, si on y ajoute ce que nous disait il y a quelques secondes hors antenne,
10:55ce que nous rappelait Stéphane,
10:56c'est-à-dire qu'il y a dans l'héritage de Jeffrey Epstein
10:595 millions de dollars pour Caroline Lang.
11:01Ça fait beaucoup pour une relation qui nous est présentée
11:05comme étant distante, désintéressée
11:08de quelqu'un qu'on ne rencontrait que deux fois par an.
11:11Effectivement, on peut dire que c'est un argumentaire qui prend l'eau.
11:15Et ce qui est terrible avec ces dossiers Epstein, c'est que chaque jour passe
11:20et des éléments nouveaux apparaissent.
11:23Et donc les mensonges, finalement, maîtres, sont contredits par ces dossiers
11:29qui sont exploités, on le dit, par des magistrats, par des journalistes.
11:32Oui.
11:32Et mentir n'est pas encore à ce stade illégal.
11:36Là, c'est vrai que dans les messages que l'on voit aujourd'hui...
11:39Avec une amnésie, vous avez vu, je ne me souviens pas.
11:40Avec une amnésie que je reconnais bien volontiers
11:42quand je regarde les images sur votre plateau.
11:45Et c'est sûr que quand, normalement, on peut mettre son nom de famille
11:47sur le site des Epstein files,
11:49et qu'on aurait dû mieux se préparer, disons, avant de communiquer.
11:54Mais ces éléments-là sont des éléments de communication.
11:57Les emails qu'on a vus sont, en effet, un peu gênants pour une défense,
12:01mais il n'y a rien de repréhensible d'un point de vue légal.
12:06Après, ce qui est plus gênant, et ce qu'on a pu voir, c'est les flux.
12:09C'est les flux financiers éventuels, les transactions...
12:11Il y a eu deux fois 50 000 euros dans les mails, on parle de deux fois 50 000 euros.
12:13Et ça, les enquêtes vont essayer de déterminer
12:14quelles sont les raisons de ces transferts.
12:17Est-ce que ces raisons sont légales, ne sont pas illégales ?
12:19C'est pour ça que des enquêtes ont été ouvertes.
12:20Mais ces éléments, ils donnent quand même du contexte.
12:22Ils donnent un contexte.
12:24Ils donnent la preuve d'une relation proche.
12:27Ça, on ne va pas le nier.
12:29En fait, si elle n'était pas proche, cette relation se demande
12:31quand une relation est proche.
12:33Oui, mais encore une fois, le relationnel n'est pas illégal.
12:36Ça devient illégal quand ça donne lieu à des transactions
12:38qui sont cachées, qui ne font pas l'objet de déclarations
12:42aux différentes autorités fiscales.
12:44Et c'est exactement ce que le PNF va examiner aujourd'hui.
12:46Et on ne peut pas plaider non plus l'ignorance.
12:47C'est-à-dire qu'elle nous a dit, je pense,
12:50qu'elle ne savait pas que cet argent avait été déposé
12:53et que son nom était inscrit dans les documents de la société.
12:59Mais sur toutes ces invitations, le fait qu'elle les demande, etc.,
13:02nous n'avons pas le côté d'Epstein,
13:04à moins que j'ai raté probablement 99,9 % des dossiers.
13:09Mais Epstein encourageait les gens à lui demander des services,
13:13des faveurs, etc., parce que ça voulait dire
13:15que ces gens devenaient ses obligés.
13:17Et là, il oblige Caroline Lang, parce qu'il a bien compris
13:19que Jack Lang, c'est une porte ouverte pour beaucoup de contacts,
13:22beaucoup de gens.
13:2450 ans, pratiquement, de politique en France.
13:26Et tous ses contacts dans les pays arabes,
13:28depuis qu'il est à la direction de l'Institut du monde arabe.
13:31Et donc, des gens qui sont très riches,
13:33des opportunités de travail, des opportunités d'investissement,
13:38des opportunités de différentes façons.
13:40Et donc, il est aussi possible qu'il dise
13:42« Mais si t'as envie de prendre des vacances, demande-moi. »
13:44Et ensuite, elle lui demande.
13:45Et alors nous, on dit « C'est vraiment, elle a du culot. »
13:47Et très probablement, parce que dans d'autres cas,
13:50on sait qu'il le faisait,
13:52il encourageait vivement les gens à devenir ses obligés.
13:56Mais on n'est pas au bout de la dimension financière
13:58de cette affaire de manière générale,
13:59parce qu'effectivement, il laisse derrière lui
14:01un patrimoine de 600 millions de dollars.
14:03Très intéressant, parce qu'il y a une enquête
14:04de l'agence France Presse,
14:06qui nous apprend que Jeffrey Epstein
14:09et ceux qui gèrent sa fortune,
14:11enfin, ceux qui gèrent sa fortune en l'occurrence,
14:12puisqu'il est mort,
14:13ont proposé un accord à l'amiable
14:14à des victimes du prédateur sexuel.
14:16Oui. Alors, il s'agit en l'occurrence
14:17d'un avocat et d'un comptable de Jeffrey Epstein
14:22qui, effectivement, ont négocié,
14:24parce qu'ils sont poursuivis
14:25dans le cadre d'une action collective,
14:27donc avec les victimes potentielles.
14:30Et l'idée, c'est effectivement
14:31de leur proposer 25 ou 35 millions de dollars
14:34en fonction du nombre de victimes
14:37qui seront indemnisées.
14:39Alors, simplement, ils n'agissent pas
14:40lorsqu'ils font cette démarche
14:42au nom de Jeffrey Epstein
14:44ou de son patrimoine.
14:47Ils agissent parce qu'eux-mêmes
14:48sont accusés, je cite,
14:50de facilitation, de participation
14:52et de dissimulation
14:54de la conduite illégale d'Epstein.
14:56Donc, c'est au titre de cette complicité
14:58qu'ils sont poursuivis
14:59dans le cadre de cette action collective
15:00et qu'ils ont fait cette proposition
15:01de compensation financière.
15:03Merci à tous les cinq.
15:04Restez bien avec nous.
15:04Dans un instant, on continue à vous parler
15:06des dossiers Epstein
15:07et de leurs répercussions
15:08un peu partout dans le monde entier.
15:09A tout de suite.
15:09– Sous-titrage Société Radio-Canada
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