Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 minutes
Le président de la République doit se rendre ce samedi 21 février au Salon de l'Agriculture qui ouvre ses portes ce 21 février. Emmanuel Macron va rencontrer des agriculteurs après une période de fortes tensions suite à la gestion de la dermatose bovine ou encore sur la ratification par l'UE du Mercosur. 

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Et on va parler politique avec vous ce matin, Aurore Malval.
00:02Alors, il faut le rappeler, le Salon de l'Agriculture ouvre aujourd'hui.
00:06Vous le suivrez évidemment en direct sur BFM TV.
00:10La particularité de cette année, c'est qu'il n'y a pas de bovins.
00:12Emmanuel Macron est attendu ce matin.
00:14On se souvient qu'à deux ans, déjà, il était attendu de pied ferme de la part des syndicats.
00:19Et encore cette année, ça risque d'être un petit peu tendu.
00:22Ça risque d'être un petit peu tendu parce qu'Emmanuel Macron et les agriculteurs,
00:25c'est finalement l'histoire d'une désillusion.
00:27Alors, tout avait plutôt bien commencé, enfin presque.
00:30Il avait quand même reçu un oeuf sur la tête en 2017, alors qu'il n'était que candidat.
00:34En 2018, il avait été accueilli aussi par des sifflés.
00:37Mais à l'époque, il avait assuré, on s'est expliqué, je crois qu'ils ont compris.
00:41Enfin, ça, c'était avant, à l'époque où Emmanuel Macron pouvait encore promettre
00:45par les revenus agricoles et en face, on le croyait.
00:47Alors, qu'est-ce qui a changé du côté des agriculteurs ?
00:49Eh bien, en deux mandats, ils ont eu le sentiment d'un grand écart permanent
00:53entre les discours et les actes.
00:55Et puis, il faut dire que le contexte international n'a pas aidé.
00:57Il y a eu le Covid, la guerre en Ukraine, l'inflation, les crises sectorielles,
01:01la chute de la balance commerciale.
01:02Il y a aussi eu des faux pas diplomatiques.
01:04On se souvient, en 2024, l'invitation des soulèvements de la terre.
01:08Et ça a laissé des traces.
01:09Résultat, le monde agricole s'est radicalisé.
01:12Et à cette crise agricole qui dure aussi depuis trois ans,
01:15se sont ajoutés de nouveaux mécontentements.
01:17La dermatose nodulaire, le Mercosur,
01:20les tensions avec l'industrie agroalimentaire et la grande distribution.
01:24Alors, pour tenter de déminer tout ça,
01:26le président, bien sûr, peut compter sur son moine soldat,
01:29Sébastien Lecornu, qui a préparé un projet d'urgence agricole.
01:32Sauf que l'urgence semble pouvoir attendre juin,
01:36histoire que le texte arrive au Parlement.
01:38Et ça, ça n'est pas tout à fait de nature à apaiser les agriculteurs.
01:41Aurore, justement, on a entendu, on a vu évidemment la colère
01:43ces derniers mois des agriculteurs.
01:45Quel est leur état d'esprit aujourd'hui ?
01:46Eh bien, si on fait le bilan, il y a deux syndicats qui sont très, très en colère.
01:49D'un côté, vous avez la coordination rurale, plutôt proche du Rassemblement national,
01:53dont le secrétaire général a lancé un avertissement plutôt clair.
01:56Je déconseille à Emmanuel Macron d'essayer de venir nous voir.
01:59L'accueil risque d'être rude.
02:02De l'autre côté, vous avez la Confédération paysanne,
02:05qui est classée plutôt à gauche,
02:06qui, elle, a décidé de boycotter, tout simplement, l'inauguration.
02:09Alors, chez la FNSEA, où on est plutôt favorable au gouvernement,
02:13on me dit qu'ils sont plus désabusés qu'en colère.
02:16Enfin, en tout cas, ils n'attendent plus grand-chose d'un président en fin de mandat
02:19qui ne pourra même pas aller se consoler
02:21en allant tâter l'arrière-train des bestiaux.
02:23Eh bien oui, il n'y en a pas, c'est tout un symbole.
02:25Il n'y a pas de bofins.
02:26On va aller les tâter, les lapins, s'ils veulent.
Commentaires

Recommandations